MISE À JOUR DU 6 JANVIER 2026
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[ACADÉMIE ROYALE D'ARCHÉOLOGIE DE BELGIQUE]. Annales de l'Académie Royale d'Archéologie de Belgique. LVI. 5e Série - Tome VI - 1re, 2e et 4e livraisons. Anvers, De Backer, 1904. Trois livraisons en deux volumes in-8° brochés, X, 270 p. et pp. 407 à 634, planches hors texte et un tableau à déplier, le premier volume est débroché et sa couverture est très défraîchie.
Table des matières
:
- Composition
du Bureau et liste des membres de l'Académie pour l'exercice
1904, p. I.
- Rapport sur le Congrès archéologique
de France. Poitiers. LXXe session. 16-23 juin 1903, par le
vicomte de Ghellinck Vaernewyck, p. 5.
- Notes sur l'organisation ecclésiastique
du Brabant à l'époque de l'érection des nouveaux
évêchés (1559), par l'abbé Laenen,
p. 67.
- Étude sur la démographie
d'une commune du plat pays de Flandre aux XVIIe et XVIIIe siècles
(1631-1795), par G. Willemsen, p. 189.
- Note sur quelques sceaux-matrices
échevinaux de Hoogstraeten, par Louis Stroobant,
p. 223.
- L'imprimeur-libraire brugeois Joseph-Ignace
van Praet, par Paul Bergmans, p. 230.
- Rapport sur le Congrès archéologique
de France. Le Puy. LXXIe session, par le vicomte de Ghellinck
Vaernewyck, p. 407.
- Variétés campanaires,
par Fernand Donnet, p. 505.
35 euros (code de commande : 03018).
ANDERSON (William Robert) — Nautilus 90° Nord. Avec la collaboration de Clay Blair Jr. Traduit de l'anglais par Henri Daussy et Anne Joba. Introduction et notes de Gérard Lefèbvre. Paris, Arthaud, 1959. In-8° (153 x 202 mm.) broché, sous couverture au premier pat à rabat, 283 p., 33 héliogravures, 2 cartes des régions arctiques, 1 plan en coupe du Nautilus, 5 documents in-texte.
En quatrième
de couverture :
Voici
le premier récit de l'exploit réalisé par
le Nautilus en 1958 dans sa traversée Pacifique-Atlantique
sous les glaces du Pôle.
Ce sous-marin atomique ayant quitté sa
base du Pacifique fin juillet 1958, puis navigué vers les
Aléoutiennes et longé les côtes de Sibérie,
s'engage sous les glaces du détroit de Bering et de l'océan
Arctique. Le 3 août 1958 il atteint le Pôle Nord « point
idéal où se croisent », selon le capitaine
Némo, « tous les méridiens ».
Ainsi le rêve de Vingt mille lieues sous les mers
devint-il une réalité.
Réalité due à l'amiral
Rickover, qui se fit le champion de la propulsion atomique et
obtint contre vents et marées de faire construire le Nautilus,
premier sous-marin capable de tenter cette aventure grâce
à sa large autonomie. Réalité due aussi à
la solution d'une infinité de problèmes : extraordinaire
mise au point de toute la machinerie, invention et perfectionnement
d'instruments spéciaux de navigation seuls utilisables
au voisinage du pôle, quand la boussole s'affole... coordination
des renseignements par des cerveaux électroniques, entraînement
d'un équipage d'élite sous les ordres du commandant
W. Anderson.
Dans cette entreprise, la marine américaine
engageait son navire atomique n° 1, pion essentiel sur
l'échiquier stratégique de l'Arctique. Les renseignements
tirés de ce voyage allaient lui donner de nouveaux atouts
dans le domaine militaire et offrir de nouvelles perspectives
à la marine marchande.
Le récit de cette expédition,
consigné jour après jour par le commandant Anderson
et repris par l'écrivain Clay Blair Jr joint la précision
à l'authenticité et nous décrit une aventure
humaine plus passionnante encore que la fiction prophétique
de Jules Verne.
Vendu.
[BELGIQUE - TOPONYMIE ET DIALECTOLOGIE]. Bulletin de la Commission royale de Toponymie & Dialectologie. Handelingen van de Koninklijke Commissie voor Toponymie & Dialectologie. XLI - 1967. [Bruxelles], [Commission Royale de Toponymie et de Dialectologie], 1968. In-8° (145 x 225 mm.) broché, 358 p., exemplaire non coupé et en parfait état.
Sommaire :
- Rapport annuel - Jaarverslag, p. 3.
- Adresses des membres - Adreslijst van
de leden, p. 22.
- Membresdécédés -
Algestorven leden, p. 24.
- Toponymes hesbignons, par J.
Herbillon, p. 27.
- Maurice Wilmotte et ses travaux de
dialectologie wallonne (d'après ses lettres à Gaston
Paris), par O. Jodogne, p. 57.
- L'édition de Martin Lejeune
par Jules Feller. L'établissement du texte, par É.
Legros, p. 81.
- Zuidoostvlaams budze « mutsaard » :
ofr. bouge en bonge, par M. Hoebeke, p. 131.
- De Plaatsnamenstudie in 1959-1965, par H. Draye et K.
Roelandts, p. 159.
12 euros (code de commande : 02998).
BOISANDRÉ
(André de) — Napoléon antisémite.
Paris, Librairie Antisémite,
1900. In-8° (120 x 186 mm.) broché, XXI, 131 p.,
couverture défraîchie.
Un ouvrage rare
dans lequel André de Boisandré (Fresville, 1859
- Paris, 1910) s'efforce de monter que « les antisémites
peuvent revendiquer le premier empereur des Français comme
un "ancêtre" de leur mouvement. »
Table des matières
:
- Préface.
I. Napoléon et les Juifs.
II. La question juive au Conseil d'État.
III. L'assemblée des notables et le Grand
Sanhédrin.
IV. La duplicité d'Israël.
V. Les décrets de 1808.
VI. La vengeance des Juifs.
VII. Haine de Napoléon contre les hommes
d'argent.
75 euros (code de commande : 03013).
BRIGNON (Jean) — De la Paix de l'Ame, et du Bonheur d'un cœur qui meurt à lui-même, pour vivre à Dieu ; Traduit du latin par le R.P. Brignon de la Compagnie de Jesus. Bruxelles, Foppens, 1709. [A Brusselle, / Chez François Foppens. / M. DCC. IX.] In-16 (70 x 120 mm.) plein parchemin, [1 (titre avec une vignette gravée)], [1 bl.], [14 (avis au lecteur, avertissement, tables, approbation)], 122 p., ex-libris de l'avocat montois Letellier, bon exemplaire.
Jean
Brignon (Saint-Malo, 1626 - Paris, 1712) a composé et traduit
de nombreux ouvrages de dévotion.
Avis au lecteur :
Quoique la lecture des Livres de pieté
soit d'un grand secours à tous les Fidèles, pour
entretenir dans leurs ames les sentimens de Religion, qui sont
un effet de la grâce ; tous ces Livres ne sont pas
d'une égale utilité, & ne produisent pas les
mêmes effets. Il y en a qui éclairent l'esprit, d'autres
qui touchent le cœur, & d'autres qui ne servent qu'à
régler la conduite extérieure des actions de la
vie selon les maximes de l'Evangile. Les premiers nous rendent
savans des veritez de la foi, & des maximes du salut ;
les seconds nous excitent à pratiquer ces exercices de
pieté, & ces grandes veritez ; & les derniers
nous montrent les moiens qu'il faut tenir pour les pratiquer.
Dans cette diversité de Livres spirituels
il est aisé de voir que ceux qui sont capables de produire
ces trois effets, sont les meilleurs & les plus excellens.
C'est ce qu'on peut trouver en la lecture de celui-ci. Et s'il
promet la Paix de l'Ame, il donne les moiens de la trouver. Tous
nos troubles naissent ordinairement de l'erreur ou de l'ignorance
de l'esprit, des passions & des affections du cœur, des
reproches & des remords de la conscience. On ne peut avoir
une parfaite paix, que l'esprit ne soit sur des lumières
qui lui servent de guide, que le cœur ne soit tranquille,
& que la conscience que le Fils de Dieu appelle notre adversaire,
n'ait rien à nous reprocher. C'est donc la seule foi qui
peut faire la paix de I'esprit, en nous assurant de la sagesse
& de l'infaillibilité du guide que nous suivons. La
conformité de notre volonté avec celle de Dieu appaise
le cœur, & le tient dans un sage repos, qui fait la douceur
des âmes saintes. Enfin l'innocence des mœurs, la sainteté
des actions & la régularité de la conduite empêchent
la conscience de se soûlever contre nous, et de troubler
cette paix.
Ce sont ces saintes adresses-que l'on découvre
dans ce Livre, où l'on apprend à connoître
le cœur humain, & la manière de le gouverner ;
les soins que l'on doit prendre pour acquérir la tranquillité ;
qu'il ne faut chercher que Dieu seul pour jouir de cette paix ;
les voies qu'il faut tenir pour aller à lui, & pour
demeurer avec lui. Il fait connoître les dangers de perdre
cette paix, les obstacles qui s'opposent à la recherche
qu'on en fait, les artifices du démon pour la détruire,
& la pratique des vertus Chrétiennes, qui peuvent la
conserver. Enfin lisez ce Livre, goûtez ses maximes &
ses instructions ; vous sentirez par votre expérience
qu'il donne ce qu'il promet, si vous êtes fidèle
à suivre un si bon guide. Le mérite de son Auteur
est si connu parmi les ames saintes, & les personnes qui sont
dans l'exercice de la vie contemplative, qu'il n'est pas necessaire
de louer cet ouvrage pour lui acquérir de l'estime :
vous lui donnerez la vôtre quand vous voudrez vous en servir.
C'est de ces livres qu'il ne faut pas lire en courant : il
demande du tems pour passer de l'esprit jusqu'au cœur. Donnez-lui
l'un & l'autre, & sa ledure vous rendra infailliblement
meilleur que vous n'êtes.
Bibliographie :
- Cioranescu (Alexandre), Bibliographie
de la littérature française du dix-septième
siècle, n° 16586.
30 euros (code de commande : 03030).
CAYLUS (Le Valois de Vilette de Mursay, Marthe-Marguerite, marquise de) — Les Souvenirs de Madame de Caylus, pour servir de Supplément aux Mémoires & Lettres de Mad. de Maintenon. Avec des Notes de M. de Voltaire. Nouvelle édition. Maestricht, Dufour et Roux, 1778. [A Maestricht, / Chez Jean-Edme Dufour & Philippe / Roux, Imprimeurs-Libraire, associés. / M. DCC. LXXVIII.] In-12 (107 x 175 mm.) plein veau d'époque, dos à 5 nerfs orné de fleurons dorés, tranches rouges, reliure frottée, [1 (titre)], [1 bl.], 201, [1 bl.] p., ex-libris de l'avocat montois Letellier, bon exemplaire.
Extrait de la bibliographie
de Georges Bengesco :
Il
s'est formé autour de madame de Caylus et de son livre
une sorte de légende, que tous les éditeurs ont
reproduite à l'envi ; la marquise, étendue
sur le lit d'où elle ne devait plus se relever, et dictant
ses Souvenirs à son fils, le comte de Caylus ;
celui-ci gardant discrètement le manuscrit et ne le montrant
qu'à quelques amis privilégiés ; puis
le prêtant pour vingt-quatre heures à Diderot, qui
le fait transcrire et le vend, moyennant vingt-cinq louis, à
un libraire de Hollande ; etc..., etc..., etc...
En l'absence de tout témoignage précis
sur ces différents points, nous croyons qu'il est préférable
de s'en tenir au récit de Grimm, qui nous apprend qu'en
1769, plusieurs personnes « connaissaient depuis longtemps
ce manuscrit », et qu'après la mort de la marquise,
arrivée, comme l'on sait, en 1729, « ces Souvenirs
furent encore plus connus ». Nous avons dit [...] qu'en
1738, c'est-à-dire dix-huit ans seulement après
la mort de Dangeau, Voltaire avait pu se procurer l'original ou
la copie des 40 volumes in-folio du Journal de la cour de Louis XIV.
Est-il étonnant que, plus de quarante ans après
la mort de la marquise de Caylus, et alors que le comte de Caylus
lui-même avait cessé de vivre depuis plusieurs années,
Voltaire ait eu en sa possession un manuscrit qui, au dire des
contemporains eux-mêmes, était passé dans
les mains d'un grand nombre de lecteurs. M. Raunié, l'un
des derniers éditeurs des Souvenirs de madame de Caylus,
rappelle que M. de Monmerqué a retrouvé ces Souvenirs
intercalés par fragments dans les Mémoires d'une
ancienne élève de Saint-Cyr, Mlle d'Aumale ;
« il est donc évident, ajoute-t-il avec raison,
que les Souvenirs ont été transcrits à
diverses reprises, probablement après la mort du comte
de Caylus, et Voltaire put les faire imprimer, sans doute à
l'aide d'une copie qui était tombée entre ses mains.
»
Ce qui a contribué à accréditer
la fable du manuscrit confié à Diderot, recopié
en toute hâte par celui-ci, et imprimé par un libraire
de Hollande, c'est qu'il existe une édition des Souvenirs,
publiée à Amsterdam, chez Marc-Michel Rey (1770).
Cette édition, postérieure à
celle de Genève, n'est pas entièrement conforme
au texte donné par Voltaire ; aussi n'a-t-on pas manqué
de supposer qu'elle avait pu être faite sur la copie prise
par Diderot.
Bibliographie :
- Bengesco (Georges), Voltaire : bibliographie
de ses œuvres, 1882, t. II, n° 1907.
Vendu.
[CHANSONS ESTUDIANTINES]. Les fleurs du mâle. Bruxelles, Les Amis de la Chanson Estudiantine, 1935. In-8° (190 x 230 mm.) broché, 351 p., illustrations en noir de Ram (pseudonyme de Robert Louis Raemaekers), exemplaire numéroté et nominatif (n° 55 - M. De Brabandere), couverture défraîchie.
Note de l'éditeur
:
Conçues
pour la plupart dans les milieux d'étudiants, ces chansons,
où la précision du terme exclut la moindre trace
d'obscénité sournoise ne s'adressent point à
ceux dont l'esprit mesquin n'a pu se libérer encore des
étroitesses d'un puritanisme hypocrite. Mais toi, lecteur
à l'âme ouverte et plaisante, réserve leur
bon accueil. Leur gaieté franche et leste attire invinciblement
le rire et ce rire reste sain, car il ne s'y mêle nulle
équivoque. Et, songeant è ces grandes confréries
d'hommes seuls – marins, étudiants et soldats –
au sein desquels elles prirent naissance, à ces hommes
dont elles vinrent distraire, en la faisant dévier vers
une hilarité formidable et apaisante, l'infinie nostalgie
de la femme, peut-être concevras-tu un instant ce qu'il
y a en elles, sous l'enveloppe rabelaisienne, d'originale et prenante
poésie.
Vendu.
[CHARLEROI]. Documents & rapports de la Société Paléontologique et Archéologique de l'Arrondissement judiciaire de Charleroi. Tome XI. Mons, Manceaux, 1881. [Mons, / Hector Manceaux, Imprimeur-Éditeur, / Rue des Fripiers, 4 ; Grand'Rue, 7 et 9. / 1881.] In-8° (165 x 243 mm.) broché, LVI, 507 p., planches hors texte dont certaines en couleurs, exemplaire en bon état.
Table des matières
:
-
Tableau des membres de la Société, p. VII.
- Sociétés, commissions et
publications avec lesquelles la Société paléontologique
et archéologique échange ses Documents et rapports,
p. XX.
- Assemblées générales.
- Procès-verbal
du 6 février 1879, p. XXV.
- Compte de l'exercice
1878, p. XXX.
- Procès-verbal
du 7 août 1879, p. XXXI.
- Correspondance.
- Lettre de M. C. Blanchart,
le 6 novembre 1878. - Don pour le Musée, p. XXXVII.
- Lettre de M. J. Clautriau,
le 21 juin 1879. - Don pour le Musée, p. XXXIX.
- Du même, le 25
juin 1879. - Don pour le Musée, p. XL.
- Lettre de M. J.-B.
Genard, le 25 juillet 1879. - Don pour le Musée, p. XLI.
- Lettre de M. L. Morlet,
le 24 juillet 1879. - Don pour le Musée, p. XLIV.
- Lettre de M. C. Failly-Noël,
le 5 septembre 1880. - Don pour le Musée, p. XLV.
- Circulaire de la Société
faisant appel et offrant une récompense à ceux qui
peuvent lui fournir des indications précises sur des découvertes
archéologiques, le 23 octobre 1880, p. XLVI.
- Rapports.
- Rapport annuel sur
les travaux de la Société, lu à l'assemblée
du 7 août 1879, par D. A. Van Bastelaer, p. LII.
- Les grès
cérames ornés de l'ancienne Belgique ou des Pays-Bas,
improprement nommés grès flamands. - Châtelet
et Bouffioulx, centre important de production et d'exportation
en Belgique et en pays étrangers. - 2e Rapport fait à
la Société archéologique de Charleroi,
par D. A. Van Bastelaer, pour la partie technique et J.
Kaisin, pour les documents, p. 3.
- Rapport sur la découverte
d'une villa romaine, à Morlanwelz. Première partie.
La fouille, par Edm. Peny, p. 283.
- Documents et analectes.
- Beaudoin, seigneur
d'Aiseau, confirme différents droits que l'abbaye d'Oignies
possédait et approuve une transaction conclue par des arbitres
entre lui et ce monastère, p. 295.
- Mélanges paléontologiques,
archéologiques et historiques.
- La métallurgie
romaine à Lovegnée, commune de Ben-Ahin en Belgique.
Description de fouilles extraite d'un rapport de Cam. de
Looze, p. 301.
- Monographie archéo-historique
de l'ancienne abbaye de St-Pierre à Lobbes (654-1794).
Suite, par Th. Lejeune, p. 307.
- Biographie de Jean-Thomas-Louis
Quevreux, maire de Charleroi, etc., par D. A. Van Bastelaer,
p. 439.
- Charleroi, Gilly,
Fleurus et Waterloo. Épisode de 1815, écrit par
un témoin oculaire. Notes détachées des papiers
de feu François-Joseph Weggantt, par D. A. Van Bastelaer,
p. 457.
- Variétés et extraits.
- Petite chronique
des découvertes archéologiques faites dans l'arrondissement
de Charleroi, par D. A. Van Bastelaer, p. 481.
- Trouvaille
de l'époque belgo-romaine à Pont-de-Loup, p. 481.
- Objets
anciens trouvés le long de la Sambre à Montignies-sur-Sambre,
p. 482.
- Trouvaille
de poterie romaine rue du collège à Châtelet,
p. 482
- Station
belgo-romaine du Diarbois à Jumet, p. 482.
- Trouvaille
de l'époque belgo-romaine à Farciennes, p. 484.
- Trouvaille
de pièces romaines à Bouffioulx, p. 484.
- Nécrologie des
membres de la Société : Martin Schoenfeld. - Henri
Bivort. - Arthur Warocquë. - Charles-Louis Blondeau. - Olivier
Gille. - Eugène Van Bemmel - Léopold Hensival, p.
485.
- Le berceau des Carolingiens,
p. 493.
- Académie de
coiffure au siècle dernier, p. 494.
- Verrerie a la façon
de Venise, p. 496.
- Carreaux vernissés,
p. 497.
- Guy de Bray, peintre
sur verre, p. 497.
- Académie d'archéologie
de Belgique. Programme du concours pour 1881, p. 498.
- Académie royale
des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique. Programme
du concours pour 1881, p. 499.
- Académie royale
des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique. Programme
du concours pour 1882, p. 502.
- Errata, p. 504.
Vendu.
[COMPAGNIE DES CHEMINS DE FER DE PARIS À LYON ET À LA MÉDITERRANÉE] — Atlas P.L.M. Jura, Bourgogne. Franche-Comté - Bresse - Dijonnais - Aussois - Morvan - Nivernais. [Paris], [Impr. J. Barreau], [1938]. In-8° (191 x 262 mm.) agrafé, 19, [1] p., illustrations, cartes, exemplaire en bon état.
Vendu.
COUBEAUX
(Pierre) — La Seuwe. Contes et récits. Mons, Anthologie Montoise - Association des
Montois Cayaux, 1991. In-8° (161 x 241 mm.) broché,
92 p., illustrations, exemplaire numéroté (n° 078),
en parfait état.
Les illustrations
sont de René Lemur, Gérard Noirfalise,
Jacques Dhondt et A. Vandercammen.
En quatrième de couverture :
La Seuwe est le petit ruisseau qui, il y
a très longtemps, descendait des hauteurs du château
par la rue des Clercs, traversait le Grand Marché, puis
se perdait en contrebas vers les remparts. La Seuwe sert de prétexte
à Pierre Coubeaux pour nous brosser un tableau de Mons
au XVIe siècle et nous conter l'histoire d'amour tragique
du beau Gilles et de la facétieuse Isabelle. Douze autres
contes et récits évocateurs tantôt de Mons
et de sa région, tantôt du monde de l'enfance et
de la nature composent aussi ce recueil. Jeunes gens épris,
animaux, lutins, tribunal de la Salle Rouge, enfants rêveurs,
vieux métiers, bailli cruel, et bien d'autres, vivent ou
revivent devant nos yeux émerveillés. Tour à
tour tendres, fantastiques, humoristiques ou émouvantes,
mais toujours d'une grande fraîcheur, illustrées
de dessins originaux de quatre artistes montois, voici des histoires
toutes simples, pareilles à celles qui se racontaient aux
veillées d'autrefois.
[CRIMÉE]. Construction des
maisons des Tartares de Crimée. Gravure
extraite de l'ouvrage de François de Tott, Mémoires
du baron de Tott sur les Turcs et les Tartares, publié
à Amsterdam, en 1785.
Dimensions :
- Dessin
: 339 x 189 mm.
- Cuvette : 360 x 237 mm.
- Feuille : 383 x 260 mm.
La carrière
de diplomate et de militaire de François de Tott (Chamigny,
1733 - Bad Tatzmannsdorf, 1793) l'amena à séjourner
longuement en Turquie – où il fit preuve de ses compétences
en matière de fortification –, en Crimée
– où il occupa la fonction de consul de France –
et en Égypte. De retour en France il fut nommé gouverneur
de Douai ; à la révolution il émigra en Hongrie,
pays d'origine de sa famille.
Sa parfaite connaissance de la Turquie lui permit
de publier en 1784 ses Mémoires du Baron de Tott Sur
les Turcs et les Tartares qui recueillit un grand succès
et qui connut plusieurs rééditions.
Extrait :
C’est ici le moment d’examiner la
construction des maisons en Crimée ; & ces détails
sur l’architecture des Tartares seront plus utiles à
ceux qui ont à cœur l’économie rustique
qu'aux disciples de Vitruve.
Des piliers placés sur des points qui
déterminent les angles & les ouvertures fixés
perpendiculairement par une architrave qui appuie les solives,
prépare le plan supérieur qu’on dispose de
même pour recevoir le toit. L’Édifice étant
ainsi disposé, d’autres piliers plus minces, espacés
à un pied de distance, également perpendiculaires,
occupent les pleins, & sont destinés à contenir
des baguettes de coudrier, pour donner à l’édifice
la façon d’un panier. On applique ensuite sur cette
espèce de claie, de la terre gâchée, avec
de la paille hachée ; après quoi une couche
de blanc en bourre, appliquée intérieurement &
extérieurement, jointe à la peinture qu’on
étend sur les piliers, sur les portes, sur les plintes
& sur les fenêtres, acheve de donner au bâtiment
un aspect assez agréable.
J’observais que cette manière de
construire a infiniment plus de solidité que sa description
ne le ferait peut-être présumer. Elle est certainement
aussi plus salubre que celle des maisons de nos paysans. Je suis
encore très-convaincu que les Seigneurs qui possédent
des terres, & qui soit pour leur intérêt, soit
par principe de bienfaisance, veulent y faire construire des habitations
dans la vue d’augmenter & de favoriser la population
de leurs vassaux, gagneraient de toutes manières à
adopter ce nouveau plan de construction ; ils y trouveraient
une grande économie, ils ménageraient d’avance
aux habitans la facilité de réparer eux-mêmes
leurs maisons, & ce dernier avantage paraîtra le plus
important.
Bibliographie :
- Tóth (Ferenc), « Un
penseur géostratégique avant la lettre : le baron
de Tott », dans Nuova antologia militare, n° 3
- 2022, fasc. 11, pp. 643-668.
40 euros (code de commande : 03023).
DANEL (Raymond) — L'aéropostale 1927-1933. Préface de Jean Lasserre. Toulouse, Éditions Privat, 1989. In-8° (158 x 240 mm.) broché, 334 p., un cahier d'illustrations hors texte, cartes, tableaux, (collection « Bibliothèque Historique Privat »), exemplaire en bon état.
En quatrième
de couverture :
Après
avoir retracé, dans un premier livre, les débuts
de l'aviation commerciale (Les lignes Latécoère
— 1918-1927, Privât, 1985), l'auteur nous conduit ici
jusqu'à l'avènement de la compagnie « Air
France » : il fait revivre la saga des pionniers qui
prirent à titre personnel, des risques humains et financiers
considérables ; qui durent également compter avec
des données politiques dont ils n'avaient pas toujours
perçu le motif, tant l'enjeu était grand. Car, sur
ces dix années, outre l'Afrique et l'Amérique du
Sud, c'est bien l'exploitation régulière des lignes
de l'Atlantique Nord qui sera l'objet ultime de la conquête.
Raymond Danel concilie le récit chronologique – ouverture
des lignes, premiers vols des prototypes, accidents... –
et la description minutieuse des matériels comme des conditions
financières d'exploitation.
Vendu.
DEFFOUX (Léon) — Le pastiche littéraire des origines à nos jours. Paris, Librairie Delagrave, 1932. In-8° (122 x 190 mm.) broché, 203 p., (collection « Bibliothèque des Chercheurs et des Curieux »), couverture un peu défraîchie, quelques soulignements aux pp. 9 et 11, cachet ex-libris et signature du professeur Maurice-A. Arnould à la page de garde.
Table des matières
:
Chapitre
I. Vue d'ensemble sur le pastiche. - Définitions et distinctions.
- Pastiche, parodie, imitation. - Le « gaufrier »
selon Sainte-Beuve. - Le pastiche involontaire. - Opinion de deux
pasticheurs : L.-N. Baragnon et Paul Reboux, sur l'art du pastiche.
Chapitre II. De l'antiquité au XVIIe
siècle. - « La tristesse d'Ulysse » :
Homère traduit par Leconte de Lisle et revu par M. Georges-Armand
Masson. - Les Chansons de Bilitis de Pierre Louys et la
Couronne de Xanthippe de Mau­rice Pottecher. - Ossian.
- Eugène Hugo invente un poème perse. - De l'Olivier
Basselin qui est de Julien Travers. - Clotilde de Surville. -
Un tour de force d'Émile Littré. - Du faux Rutebeuf.
- Les imitateurs de Villon. - Les Contes drolatiques de
Balzac. - L'Escholier Limosin et ses descendants. - La Pléiade
: pastiches de Ronsard et de Louise Labé. - Un prétendu
« Resve » de Théodore de Bèze. - La
Bruyère fait du Montaigne. - Un souvenir de Marot chez
Racine. - Un Sonnet du sieur des Yveteaux prototype du «
Sonnet de Plantin ». - Les grands tragiques et leurs prédécesseurs
: la Sophonisbe de Mairet ; Hippolyte ou le garçon
insensible, de Gabriel Gilbert ; Le Triomphe de la
Ligue, de Nérée. - Pastiche ou plagiat ?
Chapitre III. Le XVIIe siècle. - Malherbe
pastiché par l'abbé Ménage et par Berthelot.
- Pastiche et imitation des stances du Cid : Mm«
Deshoulières. - Le « Chapelain décoiffé
». - Phèdre et Mme Deshoulières : une
réplique qui faillit tourner mal. - Cléopastre,
tragédie de Racine, retrouvée par MM. Paul Reboux
et Charles Muller. - Jézabel prend les traits de M. de
Buffon pour apparaître à Mme de Genlis, sa fille
spirituelle. - Les imitateurs de la Fontaine : Aurélien
Scholl, MM. Pierre Lièvre et Charles Clerc ; « La
Coulisse ». - Une première représentation
de Molière à l'Odéon : les heureux débuts
d'Ernest de Calonne. - Georges Courteline et la Conversion
d'Alceste. - M. Abel Hermant fait du faux La Bruyère.
- Un lettré qui fut pasticheur : Louis-Numa Baragnon. -
Traité de l'éducation des parens, par M.
Georges-Armand Masson. - Un conte de Perrault qui est de M. Marcel
Boulenger. - Une page de Massillon dans le Lys de Ia vallée.
- L'Art de la Danse, par Jean-Étienne Despréaux.
Chapitre IV. Le XVIIIe siècle. - Courtilz
de Sandras, auteur des Mémoires de d'Artagnan, et Sénac
de Meilhan, auteur des Mémoires d'Anne de Gonzague. - Les
révérences de l'abbé de Voisenon. - Du faux
Saint-Évremond. - Jean-Baptiste Rousseau pastiché
par Alexis Piron et Desforges-Maillard. - Les imitateurs de Jean-Jacques
Rousseau : Le Philosophe parvenu de Roger-Martin Le Suire.
- Lemierre par M.-J. Chénier. - Une seconde partie, apocryphe,
de Candide. - Candide fils. - Un début d'Anatole
France qui rappelle Voltaire. - Habileté de Louis Ménard
pour pasticher Diderot et l'abbé Prévost. - Une
lettre de Choderlos de Laclos écrite par M. Martin-Cbauffier.
- Dix vers inédits d'André Chénier qui étaiant
d'Anatole France.
Chapitre V. Quelques mots sur le pastiche historique.
- Un maître du genre : Cousin de Courchamps et les Souvenirs
de la marquise de Créquy. - Un récidiviste : le
baron de Lamothe-Langon. - Touchard-Lafosse. - Eugène de
Mirecourt : les Confessions de Marion Delorme et les Mémoires
de Ninon de Lenclos. - Napoléon à travers le
pastiche : Comme quoi Napoléon n'a jamais existé
; Napoléon apocryphe : Lettres de l'Empereur. Albert Sorel
et Bismarck. - Un pastiche qui donna à réfléchir
: La Bataille de Dorking. Un autre qui finit mal : Le
Père Duchëne. - L'Histoire de France tintamarresque.
Chapitre VI. Le Romantisme. - Aux environs de
1817... - Chateaubriand, M. de Marchangy et le vicomte d'Arlincourt.
Le Romantisme et les Mœurs. - Ducray-Duminil et Anne Radcliffe.
- Pastiches de Balzac dans la Muse du département.
- Prosper Mérimée, le Théâtre de
Clara Gazul et la Guzla. - Un pastiche d'Edouard Corbière.
- Alfred de Musset : la Chanson de Sténio. - Hugo
et le pastiche. - Du Victor Hugo qui est d'Anaïs Ségalas.
Chapitre VII. Lamartine et ses modèles.
- Il définit Chénier : « un délicieux
pastiche, un pseudo-Anacréon ». - Lamartine pastiché
par Edmond Texier, Lemercier de Neuville et Tristan Corbière.
- Trois quatrains à l'origine d'un sonnet : François-Bernard
Cocquart, « source » du sonnet d'Arvers. Les imitations
du fameux sonnet : Louis Aigoin, Maurice Donnay, Jean Goudezki,
Tristan Bernard. - Alfred de Musset, ses imitateurs, ses pasticheurs
: Banville, Heredia, Émile Zola, Charles Monselet, Valéry
Vernier. - Les prétendus « poèmes retrouvés
de Baudelaire » : Auguste Donzon et Ernest Prarond. L'influence
baudelairienne : Louis Ménard, Stéphane Mallarmé,
Albert Samain, G.-Albert Aurier, Edouard Dubus. On retrouve cette
influence dans des sonnets de Taine. - Une réplique des
« Phares », par Maurice Rollinat. - « Stances
baudelairiennes », par M. Henri de Régnier......
Chapitre VIII. Les débuts d'une école
: Parnasse et Parnassiculet. - Leconte de Lisle. - Un poème
de Louis Ménard. - Sully Prudhomme, Hugo et le «
Vase brisé ». - Pastiches de MM. Ernest Raynaud,
G. de la Fouchardière et Tristan Bernard. - La formule
d'un sonnet de José-Maria de Heredia sui­vant M. Georges
Duhamel. - François Coppée ou de l'abus du pastiche
; ceux qu'il faut connaître : Georges Courteline, Jules
Lemaître, docteur Camuset, Charles Cros, Nina de Villard.
- Un oublié : Joséphin Soulary.
Chapitre IX. Un roman de Balzac achevé
par Charles Rabou : Le Député d'Arcis. -
Balzac et Gustave Flaubert par Marcel Proust. - Phrases flaubertistes.
- Une suite à Bouvard et Pécuchet, par Henry
Céard. - Le Journal des Goncourt par Charles Maurras,
Raoul Ponchon et « un groupe de curieux ». –
Émile Zola et le groupe de Médan. Pastiches de Zola
par Paul Signac et Jules Lemaître. - Un conte de Guy de
Maupassant imaginé par Jules Lemaître. - Joris-Karl
Huysmans, par le Petit Bottin des Lettres et des Arts,
Ernest La Jeunesse et Gustave Coquiot. Réminiscences, souvenirs
non reconnus, etc.
Chapitre X. Mallarmé, père
du Symbolisme : influence, imitations et pastiches : MM. Charles
Piguet, Albert Saint-Paul, Jean-Marc Bernard, etc. ; heureuse
fortune d'un quatrain de Jean Pellerin. - Pastiches donnés
pour des originaux. - Paul Verlaine transposé : Catulle
Mendès et Eugène Vermersch. Gaston Deschamps attribue
à Verlaine des vers de M. Fernand Gregh. - « Vers
verlainiens », par M. Henri de Régnier. - Un pastiche
de « Gaspard Hauser » par F.-A. Cazals. - Arthur Rimbaud
révélé par Verlaine. Les faux Rimbaud du
Décadent. Un nouveau venu : Mitrophane Grapoussin.
Le « Poison perdu ». Jules Laforgue, Camille Mauclair
et Maurice Maeterlinck.
Chapitre XI. M. Alfred Vallette parle d'un Parfait
Cuisinier du Symbolisme. Le poncif du genre, par M. Louis
Marsolleau. - Les Déliquescences, poèmes
décadents d'Adoré Floupette. - Jean Moréas
par le Petit Bottin des Lettres et des Arts, Laurent Tailhade,
Quasi et Emmanuel de Thubert (VIIIe Livre des Stances).
- Un livre original qui est aussi un recueil de pastiches : La
Négresse blonde, par Georges Fourest.
Chapitre XII. Quelques dates dans l'histoire
du pastiche contemporain. - Les Grands enterrements, par
Francis Chevassu. - Les Nuits, tes ennuis et les âmes
de nos plus notoires contemporains, par Ernest La Jeunesse
: la Vierge et Anatole France. - Un discours de Rostand, par Willy.
- À la manière de... par Paul Reboux et Charles
Muller. - Maurice Barrés, par Henri Franck. - Confessions
posthumes, par Émile Zavie. - Le Copiste indiscret,
par Jean Pellerin. - Un poème de la comtesse de Noailles,
par Pierre Benoit. - Les pastiches de Georges-Armand Masson. -
Leur Manière, par Raymond Hesse et Lionel Nastorg.
- Les Mascarades littéraires, par Yves Gandon, etc.
- Conclusion.
- Quelques références complémentaires
- Table des noms cités.
Vendu.
[DEMARBAIX
(Charles), DELECOURT (Gilles Joseph) et GENDEBIEN (Jean François),
DAUBLAIN (Bonaventure), BOUSIES (Féry-François-Joseph
de) et PETIT (Louis) — Exposition de la Constitution,
des Loix fondamentales, Libertés, Franchises et Privileges
du Pays et Comté de Hainau, et d'une partie des principales
infractions qui y ont été faites, conçue
dans un Comité établi par des États du Pays.
[Mons], [Bocquet], 1787.
In-8° (142 x 229 mm.) broché sous sa couverture
muette de l'époque, [1 (titre)], [1 bl.], 56 p., exemplaire
en bon état.
Une très
rare publication éditée dans les prémices
de la Révolution Brabançonne dont une autre édition,
en 87 pages, a été donnée par le même
éditeur, la même année.
Selon Francis Dumont, il était
de notoriété publique que le conseiller Charles
Demarbaix – « une des lumières, en
Hainaut, du droit public » – était
l'un des auteurs de cette Exposition. Le gouvernement, jugeant
cette publication subversive, l'avait « provisoirement
suspendu » de toutes ses « fonctions quelconques »
Épitre introductive adressée à l'empereur
Joseph II :
Sire,
Qu'il soit encorepermis aux États de
votre Pays & Comté de Hainau de porter aux pieds du
trône le respectueux hommage de l'amour & de la reconnoissance
dontils sont pénétrés pour la déclaration
à jamais mémorable,donnée au nom & ensuite
des ordres de Votre Majesté le 21 Septembre dernier :
ce précieux & éternel monument de votre justice,
en gravant, Sire, dans le cœur de vos fidèles sujets,
les sentiments d'une reconnoissance sans bornes, a dissipé
une partie des craintes, des alarmes qu'avoit inspiré un
systéme fatal, établi par une multitude d'Édits
surpris à la religion de Votre Majesté : vous
avez daigné, Sire, entendre les justes réclamations
de votre Peuple qui gemissoit sous le poids d'un pouvoir oppressif ;
sa voix est parvenue jusqu'à vous ; le cri de la vérité
a percé jusqu'aux pieds de votre Trône, & vous
l'avez fait triompher: c'est en déclarant « que
nos Constitutions, nos Loix fondamentales, Franchises & Privileges
sont & seront maintenus & resteront intacts, en conformité
des actes de votre Inauguration, tant pour le Clergé que
pour l'Ordre civil. » C'est en nous conservant ces
droits sacrés & inviolables, dont le maintien nous
est garanti par le pacte inaugural ; c'est en révoquant
des loix funestes qui tendoient à anéantir l'antique
& précieuse existence de ces droits, que vous avez
donné, Sire, aux yeux de vos Peuples, le témoignage
le plus éclatant de votre justice, & que vous vous
étes montré vraiment digne du rang sublime &
auguste que la Providence vous avoit réservé. Mais,
quelque consolante que soit pour nous cette preuve éclatante
de votre cœur paternel, nous le disons, Sire, avec confience
& douleur, elle n'a point entierement dissipé nos craintes
& nos justes alarmes : le redressement non opéré
jusques ici des infractions faites à la Constitution, à
la plus sacrée, à la plus inviolable denos loix,
les atteintes portées à la religion que nos Peres
nous ont transmise dans toute sa pureté, alarment encore
la piété, Sire, de vos fideles Sujets, & les
plongent dans la consternation.
Nous croirions manquer aux devoirs que cette
religion nous impose, à ce qu'exige de nous notre zele
pour votre royal service, & à notre attachement à
votre Personne sacrée, si nous ne mettions ous les yeux
de Votre Majesté l'affligeant tableau des coups funestes
& multiples, portés à la plus sainte & la
plus essentielle de nos Loix fondamentales. Le mémoire
que nous prenons, Sire, la respectueuse confiance de vous adresser,
vous offrire ce tableau, ensemble le développement de nos
Loix constitutionnelles, dont nous croyons avoir évidemment
établi & démontré l'existence sur la
foi des plus respectables monuments. Puisse ce fruit du zele qui
nous anime, vous convaincre de la pureté de nos intentions
& de notre entier dévouement au bien-être de
la Monarchie ! Convaincus, Sire, de votre inviolable attachement
à la religion de nos Peres, nous espérons que votre
piété sera indignée à l'aspect des
efforts employés pour altérer son culte & opérer
sa subversion ; nous attendons de votre justice, qu'en exécution
de votre promesse auguste, contenue article 4 de la Déclaration
du 21 Septembre dernier, vous ferez incessamment cesser toutes
dispositions attentatoires à la religion, contraires à
la sainteté de sa doctrine, à la pureté de
ses dogmes, à l'exercice de son culte, aux droits &
prérogatives de l'Église & de ses Ministres ;
nous espérons, Sire, que l'anéantissement des loix
dictées par l'esprit d'erreur & de partis raffermira
nos autels, rassurera la chancelante existence des aziles consacrés
à la piété, & de tant d'autres établissements,
dont les circonstances ont rendu peut-être la reviviscence
impossible, seront appliqués à des usages pies les
plus conformes aux intentions de leurs fondateurs, sous la direction
des États, & des Magistrats municipaux ; nous
espérons enfin, Sire, que le droit sacré de propriété
n'étant désormais plus violé, les limites
qui séparent le Sacerdoce & l'Empire étant respectées,
toutes les Corporations, tous les individus seront réintégrés
& maintenus dans leurs droits respectifs, & c'est alors
que, béni par les générations présentes
& dans les siècles à venir, votre nom immortel
recevra, Sire, de la postérité, ce tribut de la
reconnoissance & de la vénération dû à
la mémoire des Rois, dont le regne a été
celui de la religion & de la justice.
Nous sommes en très-profond respect,
Sire, de Votre Majesté les très-Humbles, très
obéissants & très-fideles Serviteur, Sujets &
Vassaux.
Les États du Pays & Comté
de Hainau. Signé Du Pré.
De notre Assemblée générale
tenue à Mons le 8 Décembre 1787.
Bibliographie :
- Rousselle (Hippolyte), Bibliographie
montoise. Annales de l'imprimerie à Mons depuis 1580 jusqu'à
nos jours, 1858, n° 1004, p. 551.
- Federinov (Bertrand), Quatre siècles
d'imprimerie à Mons. Catalogue des éditions montoises
(1580-1815) du Musée royal de Mariemont, 2004, p. 5
(pour l'édition en 87 pages).
- De Le Court (Jules-Victor), Dictionnaire
des Anonymes et Pseudonymes (XVe siècle - 1900), 1960,
426, p. 405.
- Tierenteyn (Louis), « Marbaix (Charles
Joseph de) », dans Biographie nationale, 1894-1895,
t. XIII, col. 415-417.
- Dumont (Francis), « La Révolution
brabançonne et la Révolution hennuyère de
1789 », dans Revue du Nord, tome 33, n° 129,
Janvier-mars 1951. pp. 29-43.
Vendu.
DICKSON (Paul) — Le champ de bataille électronique. [Titre original : The Electronic Battlefield.] Traduit de l'anglais par Ch. Michaux et J. Joba. Paris, France-Empire, 1979. In-8° (140 x 190 mm.) broché sous couverture à rabats, 228 p., illustrations hors texte.
En quatrième
de couverture :
« Taisez-vous !
Méfiez-vous ! Les herbes ennemies vous écoutent !
»
... Des milliers de détecteurs enfoncés
dans le sol balancent au rythme de la brise leurs antennes vertes
et graciles confondues aux herbes de la prairie... Des caméras
pointent, invisibles à travers les branchages... Thermographes,
enregistreurs olfactifs se mêlent aux fleurs. Tout cela
vous écoute, vous voit, vous pèse, vous renifle,
prend votre température. Tout cela est possible. Tout cela
s'est vu. Ce n’est qu’un aspect bucolique du système
de surveillance sans faille, dont le Viêt-nam fut pour les
techniciens de guerre le banc d’essai. Et ces charmants petits
gadgets cafardeurs peuvent aussi bien en moins de deux minutes
et à point nommé, déverser sur vous, selon
que vous êtes en période de guerre ou de « construction
révolutionnaire », le matraquage adverse ou
les sbires de la « police de la pensée ».
Tel est le sujet de ce livre écrit sans
ombre de fantaisie gratuite, mais non sans humour par Paul Dickson,
journaliste scientifique américain, auteur de plusieurs
livres.
Ici s’étale toute la séduction
du massacre par ordinateur, contemplé d’un confortable
fauteuil. Mais pour une mise en garde ! Et le ton s’élève
pour évoquer « la guerre future, nette, désinvolte,
aux tueries programmées comme une comptabilité de
grand magasin..., où la mort presse-bouton éliminera
jusqu’à ce lien tragique d’humanité qui
subsistait dans le combat... ».
« Nette, désinvolte, inhumaine »,
la guerre électronique serait-elle du moins efficace ?
Le verdict du banc d’essai vietnamien est : NON. Mais
il nous est rétorqué que, de perfectionnements en
perfectionnements, le champ de bataille électronique a,
depuis, retiré toutes chances aux tactiques de jungles
ou de maquis, à moins que... À moins que ces tactiques
ne se soient déjà perfectionnées dans le
même temps. Cela, l’auteur ne le dit pas, mais, parfois,
le suggère. Et l'on ne peut fermer le livre sans cette
image des piétailles victorieuses grouillant à travers
l’histoire, sans se demander si ceux qui préparent
la guerre dans la perspective de tuer sans risques seront toujours
capables d’endiguer le flot des peuples qui acceptent le
risque.
7 euros (code de commande : 03009).
[FAUCHEUX (Pierre)]. Pierre Faucheux le magicien du livre. Préface de François Caradec. Propos, textes et témoignages recueillis par Marie-Christine Marquat. [Paris], Éditions du Cercle de la Librairie, 1995. In-4° (218 x 306 mm.) sous reliure toilée et jaquette illustrée d'éditeur, 271 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bon état.
Sur la jaquette :
Original
jusqu'à la provocation, sinon l'extravagance, inventeur
dans un domaine où il est resté sans égal,
Pierre Faucheux le typographe a, quarante années durant,
marqué d'une empreinte souvent insolite les œuvres
que les éditeurs avisés avaient le bonheur de soumettre
à son audace.
Le lecteur d'un livre habillé par Faucheux
pouvait être un esthète exigeant : la mise en pages
de l'ouvrage – qu'elle fût classique ou d'avant-garde –
n'était pas moins soignée que la couverture. Le
livre était parfait. En professionnel rompu à l'art
graphique, Pierre Faucheux savait qu'il pouvait se permettre de
jongler avec les formes, les couleurs, les caractères,
leur corps, leur graisse, pourvu qu'il respectât une règle
aussi contraignante que le Nombre d'Or : l'harmonie des proportions.
Pierre Faucheux, le magicien du livre, retrace
sa carrière. Pierre Faucheux lui-même, des éditeurs,
des journalistes, des amis, des émules témoignent.
50 euros (code de commande : 02999).
GRANGER (Michel) — La surface corrigée. Préface de Jacques-Yves Cousteau. Portraits de Robert Doisneau. Textes de Granger. Paris, Le Cherche Midi, 1993. In-4° (245 x 320 mm.) sous reliure et jaquette d'éditeur, 95 p., illustrations en couleurs.
Sur la jaquette :
 l'écart des modes et des écoles,
Michel Granger nous raconte « sa » Terre. Telle qu'il
la sent, telle qu'il la voit, telle qu'il la vit. Nouveau démiurge,
il la transforme et s'en amuse. La met en scène et en corrige
la surface. Tantôt visage, tantôt perle, tantôt
fruit, la « Terre » porte sa marque. Empreintes fugitives
dans un ciel d'azur, étranges traces de char sur la toile
immaculée.
Coups de gueule et coups de cœurs entrelacés.
Chants d'amoureux déçu que l'humour illumine.
Chaque dessin de Michel Granger nous parvient
comme un mot, comme une nouvelle : au double sens d'information
et de récit. Sécheresse et faim, violence et racisme,
solitude des villes et anonymat des visages. Rien ne nous est
épargné. Mais le diagnostic est un appel. Une invitation
à regarder au-delà de l'apparence, à entrer
dans une histoire dont les clefs sont peut-être la tendresse
pudique et l'humour discret.
Le message n'est jamais donné, même
si, quelquefois, il paraît faussement évident. Clin
d'œil du « faiseur d'images » qui sollicite la
connivence et entretient la complicité. Cette « Terre
» que Michel Granger montre et raconte, nous la reconnaissons
comme nôtre. Blessée et vigoureuse, profondément
enracinée et superbement aérienne, délicatement
agressive et simplement émouvante. Peuplée d'étranges
personnages, minuscules mais toujours debout. La « Terre
» n'écrase pas l'homme.
Vendu.
LA SIERRA (Raymond) — Le commando du 6 juin. N° 4 commando. Paris, Presses de la Cité, 1983. In-8° (156 x 240 mm.) broché, 269 p., illustrations hors texte, (collection « Troupes de Choc »).
En quatrième
de couverture :
Le
30 mai 1940, un jeune Anglais, Donald Price, est évacué
dans la poche de Dunkerque à bord d'un destroyer. Il se
jure à lui-même de continuer à se battre.
Deux mois plus tard, il s'engage comme volontaire dans les Forces
Spéciales récemment créées sous l'impulsion
de Winston Churchill. Il est affecté au N° 4 Commando
où il servira sous les ordres de deux chefs prestigieux,
Lord Lovat et le colonel Robert Dawson.
Le 4 mars 1941, Donald Price et ses camarades
de combat participent à un raid audacieux contre les îles
Lofoten, en Norvège.
Le 19 août 1942, ils détruisent
une batterie d'artillerie lourde à Varangeville, près
de Dieppe.
Le 6 juin 1944, jour J, avec les cent soixante-dix-sept
Français du commandant Kieffer, ils débarquent à
l'aube, sur les côtes normandes. Ils enlèvent, en
quelques heures, la ville de Ouistreham. Ils franchissent l'Orne
et son canal. Dans un corps à corps sanglant et sauvage,
ils bloquent à Hauger, près d'Anfreville, une contre-attaque
allemande. Pendant deux mois, ils tiennent le flanc gauche des
armées de Montgomery.
Les hommes du N° 4 Commando incarnent un
nouveau type de combattants. Surentraînés, animés
d'une volonté inflexible, ils frappent l'ennemi par surprise
et capturent, en un temps record, leurs objectifs.
Le N° 4 Commando est devenu le prototype
de ces unités d'élite qui se sont illustrées
sur tous les théâtres d'opération de la Seconde
Guerre mondiale et, tout récemment encore, dans le conflit
des Malouines. La présence, dans ses rangs, des volontaires
du 1er bataillon de fusiliers-marins commandos du commandant Kieffer
en a fait l'unique exemple de fraternité guerrière.
Aujourd'hui, l'histoire du AT 4 Commando appartient
à la légende. C'est pour fixer dans la mémoire
le récit de son épopée que ce livre a été
écrit.
4 euros (code de commande : 03004).
LENGYEL
(József)
— Le pain amer. Traduit
du hongrois par Tibor Tardos. Paris, Denoël, 1966. In-8°
(118 x 200 mm.) broché sous couverture à rabats,
202 p., (collection « Les Lettres Nouvelles »).
Il s'agit de
la première édition française de Igézö
inclus dans le recueil Elévült tartozás,
publié à Budapest en 1964.
Sur les rabats de la couverture
:
Né
en 1896, dans une famille de pay­sans pauvres, József
Lengyel fut l'un des fondateurs du parti communiste hongrois.
Disciple de Bela Kun, rédacteur au journal du parti communiste,
il suit Bela Kun exilé en URSS. Il s'est déjà
fait connaître comme écrivain par des poèmes
de style expressionniste et un roman : Rue Visegradi.
En URSS, il est arrêté au cours de la première
vague d'« épuration » et condamné
à la réclusion criminelle. Il passe dix-sept ans
dans les camps de concentration de Sibérie, puis, réhabilité,
retourne en 1955 à Budapest.
Il écrit de nombreux ouvrages (romans
et essais), traduits dans plusieurs langues, avant de publier
son dernier recueil, Le Pain amer, paru en Hon­grie
en 1964.
La Sibérie, celle des camps staliniens,
forme le décor unique de ces quatre récits de la
vie concentrationnaire, publiés à Budapest au même
moment où Soljénitsyne faisait paraître, en
URSS, sa Journée d'Ivan Denissovitch. Récits
qui reposent sur une expérience personnelle : Lengyel,
en effet, écrivain et révolutionnaire hongrois,
fut arrêté en URSS en 1937 et passa dix-sept ans
dans les camps.
Le Professeur nous relate l'arrestation,
en URSS, d'un vieux professeur étranger, et son départ
vers les camps de Sibérie.
Le Pain amer, c'est la vie des camps
elle-même. Le tragique ici ne dit jamais son nom :
Lengyel se contente de témoigner, dans une prose dépouillée,
de l'invraisemblable cauchemar des camps.
L'Envoûtement, c'est la vie en
résidence forcée, dans la forêt sibérienne,
d'un « libéré » étranger.
Sur le ton de l'humour noir, enfin, Des mecs
et des caves est le court récit d'une nuit passée
dans la cour d'un camp de concentration infestée de voyous.
10 euros (code de commande : 03024).
LÉNINE
(Vladimir Ilitch Oulianov, dit) — La Révolution
d'Octobre. Préface
par Marcel Cachin. Paris, Bureau d'Éditions, 1932.
In-8° (122 x 188 mm.) broché, 188 p., (collection
« Petit Bibliothèque Lénine »,
VI).
Un ouvrage peu
courant !
Extrait de la préface
:
On
trouvera dans ce volume plusieurs documents de Lénine (articles
de journaux, articles de revues, lettres ouvertes à des
camarades bolcheviks) qui parurent à Leningrad entre le
7 avril et le 6 novembre 1917.
Lénine était rentré de
l'exil au début d'avril. À son arrivée, il
avait trouvé le pouvoir paradoxalement divisé (et
d'ailleurs d'une manière inégale), entre le ministère
Lvov-Miiioukov-Kérenski – où dominaient
les agents du capitalisme russe et de l'impérialisme international –
et, d'autre part, les Soviets d'ouvriers, de paysans et de soldats
où les socialistes menchéviks étalaient leur
impuissance et leur subordination au Gouvernement provisoire.
Comment, sous l'influence des événements
et grâce à la propagande passionnée du Parti
communiste bolchevik, se produisit le passage entre cet état
de choses instable et la révolution prolétarienne
d'Octobre-Novembre ? C'est l'objet même de ce livre
qui, dans les circonstances présentes, devra se trouver
entre les mains de chaque révolutionnaire.
Table des matières :
- Préface.
I. De Février à Octobre.
- Les tâches du
prolétariat dans la présente révolution.
- Les tâches du
prolétariat dans notre révolution.
- Les partis politiques
en Russie et les tâches du prolétariat.
- Trois crises.
II. À la veille d'Octobre.
- La situation politique.
- Les enseignements de
la révolution.
- Paysans et ouvriers.
- Lettre au C.C. du P.O.S.D.R.
- Projet de résolution
sur la situation politique.
III. Le Parti en tant qu'organisateur de l'insurrection
d'Octobre.
- Les bolcheviks doivent
prendre le pouvoir.
- Le marxisme et l'insurrection.
- La révolution
russe et la guerre civile.
- Les objectifs de la
révolution.
- La crise est mûre.
- Lettre aux bolcheviks
participant à la conférence régionale des
Soviets du Nord.
- Séance du C.C.
du P.O.S.D.R. du 23 (10) octobre 1917.
- Lettre aux camarades.
- Lettre aux membres
du Parti bolchevik.
- Lettre aux membres
du C.C.
Vendu.
LORRAIN (Jean) — Histoires de masques. Présentation de Hubert Juin. Paris, Éditions Pierre Belfond, 1966. In-12 (111 x 178 mm.) collé, 189 p., (collection « Poche-Club - Fantastique », n° 41).
En quatrième
de couverture :
Lorrain,
au lieu d'incarner le Valmont de la littérature, a fait
figure du ridicule qui s'évertue à singer le débauché
maudit. Sa mort prématurée en 1906 – il
avait cinquante et un ans – ne l'a pas fait prendre
au sérieux ; il n'empêche qu'on l'a voué,
pour de vrai, aux Enfers. Son nom déshonore les anthologies,
les histoires littéraires.
Histoires de Masques est un recueil d'histoires
de luxure, d'instantanés de terreur et de contes fantastiques
qu'aurait dû illustrer James Ensor ; ce sont ses tableaux
et ses eaux-fortes qu'on évoque sans cesse.
Ces contes fantastiques sont des cauchemars
de l'éther, des hallucinations terrifiantes et vraies.
Une fois de plus se vérifie que le fantastique, c'est l'homme
dans sa vérité, le « cœur mis à
nu ». Si Jean Lorrain remonte des Enfers, il le devra
à ces Histoires de Masques.
Vendu.
[MAGRITTE (René)]. MARCADÉ (Bernard) — René Magritte. Attempting the Impossible (Tentative de l'Impossible). Translated from the French by Simon Pleasance. Bruxelles, Labor - Galerie Isy Brachot, 1992. In-4° (250 x 307 mm.) sous reliure et jaquette d'éditeur, 71 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Œuvres Ouvertes »), bel exemplaire.
Sur la jaquette de l'édition
en français :
Le tableau « Tentative de l'Impossible »
a été peint par René Magritte (1898-1967)
en 1928 lors de son séjour en France au Perreux-sur-Marne.
Cette période de sa création fut particulièrement
fructueuse et déterminante pour le jeune artiste. Il y
affirma l'identité et l'originalité de son appartenance
au surréalisme. « Tentative
de l'Impossible » est l'un des chefs d'œuvre de
René Magritte et une œuvre charnière dans l'histoire
de l'art au XXème siècle.
Bernard Marcadé s'est attaché
dans ce livre, en une suite de huit chapitres, à décrypter
la signification de l'œuvre, à « en vider
un à un les éléments constitutifs »,
et à montrer les relations de cette « impossible
transaction » avec d'autres tableaux de cette période
de Magritte, mais aussi avec son travail photographique encore
trop méconnu.
La mise en détails du tableau par le
texte et l'image interroge le sens et la signification de la représentation
chez Magritte en préservant « l'innommable mystère »
que recèle ce chef d'œuvre.
10 euros (code de commande : 03031).
[MAOÏSME EN BELGIQUE - AFFICHE].
Quatre jours en Chine rouge.
[Bruxelles], Cercle Communiste Maoïste de l'U.L.B., [1972].
In plano (400 x 560 mm.), illustration en couleurs collée
au centre, plis.
Affiche
publiée à l'occasion des quatre journées
de conférences, débats et projections de films organisée
dans les auditoires de l'Université Libre de Bruxelles
du 17 au 20 janvier 1972.
8 euros (code de commande : 03032).
[MODE]. Mon aiguille. Journal pratique de lingerie et toilettes d'enfants. 2e année - n° 1 - Janvier 1910 ; 2 - Février 1910 ; 15 - Mars 1910 ; 16 - Avril 1910 ; 17 - Mai 1910 ; 18 - Juin 1910 ; 19 - Juillet 1910 ; 20 - Août 1910 ; 21 - Septembre 1910 ; 22 - Octobre 1910 ; 23 - Novembre 1910 et 24 - Décembre 1910. Paris, François Tedesco, 1910. Douze numéros in-4° (280 x 380 mm.) sous une reliure demi-toile verte à coins, n° 1 : pp. 1 à 16 ; n° 2 : pp. 17 à 32 ; n° 15 : pp. 33 à 48 ; n° 16 : pp 49 à 64 ; n° 17 : pp. 65 à 80 ; n° 18 : pp. 81 à 96 ; n° 19 : pp. 97 à 112 ; n° 20 : pp. 113 à 128 ; n° 21 : pp. 129 à 144 ; n° 22 : pp. 145 à 160 ; n° 23 : pp. 161 à 176 ; n° 24 : pp. 177 à 192, nombreuses illustrations, les suppléments (patrons et planches décalquables) manquent.
Cette revue mensuelle est essentiellement consacrée à la mode enfantine. Chaque numéro de 16 pages est très abondamment illustré. On y trouve de nombreux modèles de napperons, de trousseaux, de chemises de nuit, de cache-corsets, de charlottes, de layettes, de robes brodées, de linge de maison, d'alphabet à broder, etc. La revue contient également de nombreuses publicités Pilules Orientales « pour développer et raffermir lla poitrine », « Sirop des Vosges Cazé », le « Thé mexicain du Dr Jawas » pour maigrir, etc., etc.
56 euros (code de commande : 03020).
[MODE]. Mon aiguille. Journal pratique de lingerie et toilettes d'enfants. 4e année - n° 37 - Janvier 1912 ; 38 - Février 1912 ; 39 - Mars 1912 ; 40 - Avril 1912 ; 41 - Mai 1912 ; 42 - Juin 1912 ; 43 - Juillet 1912 ; 44 - Août 1912 ; 45 - Septembre 1912 ; 47 - Novembre 1912 et 48 - Décembre 1912. Paris, François Tedesco, 1912. Onze numéros in-4° (280 x 380 mm.) sous une reliure demi-toile verte à coins, n° 37 : pp. 1 à 16 ; n° 38 : pp. 17 à 32 ; n° 39 : pp. 33 à 48 ; n° 40 : pp 49 à 64 ; n° 41 : pp. 42 à 80 ; n° 42 : pp. 81 à 96 ; n° 43 : pp. 97 à 112 ;.n° 44 : pp. 113 à 128 ; n° 45 : pp. 129 à 144 ; n° 47 : pp. 161 à 176 ; n° 48 : pp. 177 à 192, nombreuses illustrations, les suppléments (patrons et planches décalquables) manquent.
Cette revue mensuelle est essentiellement consacrée à la mode enfantine. Chaque numéro de 16 pages est très abondamment illustré. On y trouve de nombreux modèles de napperons, de trousseaux, de chemises de nuit, de cache-corsets, de charlottes, de layettes, de robes brodées, de linge de maison, d'alphabet à broder, etc. La revue contient également de nombreuses publicités Pilules Orientales « pour développer et raffermir lla poitrine », « Sirop des Vosges Cazé », le « Thé mexicain du Dr Jawas » pour maigrir, etc., etc.
50 euros (code de commande : 03019).
[MONS
- ALMANACH]. Armonaque dé Mons pou l'année 1899. Mons, Dequesne-Masquillier et Fils, 1899. [Imp. Dequesne-Masquillier & Fils
/ Grand'Rue, 25.] In-8° (120
x 164 mm.) broché, 70, [2] p., couverture fragile
dont le premier feuillet présente quelques manques.
Créé
par le curé Charles Letellier en 1846, l'Armonaque dé
Mons est un classique de la littérature patoisante
montoise.
Tabe :
- Farces
dé la lune.
- Carcul du temps.
- Avertance.
- Calendier.
- Ode au sinch' du grand'garde.
- Ein n' hasard éié n' surprise.
- Fauffe.
- El' Pouye.
- Ein concours dé pinsons.
- Itanies pou lés fies à
marier.
- El' fichaud d' Batisse.
- El' cat-lapin.
- Cochardon.
- Quand vos voûrez !.
- Poise et sél.
- El peinte imbrunquié.
- Enne drole dé nuit.
- Ein « Bois sans soif ».
- Biesses.
- El' pompe à vapeûr.
- Ein côp d' canon malhureux.
- À farceur, farceur et d'mi.
- Elcanson dés rosiaux.
- Ballade à l'aute.
- Fauffe-vapeur.
Vendu.
[MONS].
Là où l'art et l'histoire vivront. Mons - 6 chantiers
muséaux. Bruxelles
- Mons, Éditions CIVA - Ville de Mons, 2012. In-4°
(247 x 284 mm.) sous cartonnage illustré d'éditeur,
101 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs,
exemplaire à l'état de neuf sous son emballage plastifié.
Ouvrage publié
à l'occasion de l'exposition éponyme organisée
à la Salle Saint-Georges, à Mons, du 11 février
au 22 avril 2012.
En quatrième de
couverture :
Dans le cadre de 2015, Mons capitale européenne
de ia Culture, la Ville ouvrira 6 nouveaux lieux museaux. Elle
a confié la mission à des architectes et à
des spécialistes renommés de sublimer six lieux
emblématiques de la mémoire montoise. Le beffroi
et les minières néolithiques de Spiennes ainsi que
la ducasse rituelle de Mons par le biais d'un espace dédié
au mythe de Saint-Georges et du Dragon (Mont-de-Piété),
reconnus patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO
mettront en évidence leur histoire au travers de centres
d'interprétation. La chapelle des Ursulines accueillera
l'Artothèque, la Machine à eau, le Centre d'interprétation
d'histoire militaire et ia Maison Jean Lescarts, l'Historium.
C'est ce patrimoine riche et diversifié ainsi que la nouvelle
politique culturelle de la ville de Mons que ce livre valorise
par une diversité de propos et d'illustrations.
Table des matières :
- Avant-propos, par Elio Di Rupo
et Marc Barvais.
- Lieux culturels et développement
urbain, par Jean-François Pousse.
- Une stratégie architecturale,
par Christophe Pourtois.
- Introduction aux 6 chantiers museaux,
par Xavier Roland.
- Artothèque.
- Chapelle des Ursulines
- Présentation du lieu, par Michel De Reymaeker
et Sophie Simon.
- Présentation
du projet architectural, par l'association Gigogne-L'Escaut.
- Historium.
- Maison Jean Lescarts
- Présentation du lieu, par Michel De Reymaeker
et Sophie Simon.
- Centre d'interprétation d'Histoire
militaire.
- Machine à
eau - Présentation du lieu, par Guillaume Blondeau.
- Présentation
du projet architectural, par Pierre Hebbelinck et Pierre
de Wit.
- Sites UNESCO.
- Trois écrins
exceptionnels, par Manuela Valentino.
- Centre d'interprétation
du mythe de saint Georges et du dragon.
- Mont-de-Piété
- Présentation du lieu, par Manuela Valentino.
- Saint
Georges, « El Biète » et les Montois, par
Patrick Absalon.
- Présentation
du projet architectural, par Virtualis.
- Centre d'interprétation
du beffroi.
- Beffroi
- Présentation du lieu, par Manuela Valentino.
- Présentation
du projet architectural, par Odon Dupire et Lucette
François.
- Centre d'interprétation
des Minières néolithiques de Spiennes.
- Minières
néolithiques de Spiennes - Présentation du lieu,
par Manuela Valentino.
- Présentation
du projet architectural, par H. & V. Holoffe Vermeesch.
15 euros (code de commande : 03036).
[MOULINS].
Les moulins. Technique - Histoire - Folklore. Flandre - Artois
- Hainaut - Cambrésis - Boulonnais. Lille, Musée Régional de l'Hospice
Comtesse, 1975. In-4° (209 x 296 mm.) agrafé,
68 p., nombreuses illustrations en noir, exemplaire en parfait
état.
Publication
éditée à l'occasion de l'exposition organisée
à l'Hospice Comtesse, à Lille, en 1975.
Table des matières
:
- Avant-propos.
- Moudre à force de bras.
À l'origine, l'homme
utilisa sa propre énergie - Un premier progrès,
la meule - Les moulins mécaniques à bras - L'énergie
animale fut employée pour actionner les meules.
- La nature au service de l'homme : l'eau
et le vent fournissent la force motrice au moulin.
- Le moulin à
eau.
La roue
- L'aménagement des cours d'eau - Les moulins à
marée.
- Le moulin à
vent.
Pour capter
le vent, divers systèmes furent inventés, puis perfectionnés
(la roue à vent ; les ailes ; les voies ; l'éolienne)
- Face au vent - le moulin tour - Le moulin pivot (autopsie d'un
moulin pivot) - Un métier, charpentier de moulin - Un contrat
de construction - Des outils pour travailler le bois - La couverture
- Instruments de levage - Remontage du moulin de Cassel
- Le moulin est une machine aux emplois
variés.
- Mécanisme des
moulins.
- Diversité de
la production des moulins.
Moulin à
huile - Moulin forge - Moulin à papier - Moulin à
scier le bois - Moulin à scier la pierre - Moulin de drainage
- Moulin à pomper l'eau.
- Le moulin à
farine.
Du grain
à la farine - Les meules et leur entretien.
- Le moulin et la société.
- Les moulins à
l'origine.
Les premiers
moulins connus sont des moulins à eau - Les premiers moulins
à vent sont apparus en Orient - En Occident la première
mention d'un moulin à vent à ailes rigides se situe
en Normandie vers 1180.
- Sous l'ancien Régime,
la banalité.
L'installation
du régime seigneurial marqua le début de la banalité
du moulin - En Flandre, en Hainaut et en Artois le droit de banalité
appartenait exclusivement au souverain - À Lille, les Comtes
de Flandre déléguèrent leur souveraineté
à l'Hospice Comtesse - Dans le Cambrésis le droit
de banalité du moulin appartenait aux seigneurs.
- Les implications du
droit de banalité.
Le territoire
soumis à la banalité du moulin s'appelait la banlieue
- Seul le meunier du moulin banal avait droit de chasser mannée
- Les personnes habitant dans la banlieue devaient faire moudre
leurs grains au moulin banal... - ... et payer pour l'usage du
moulin une redevance en nature au profit du meunier.
- L'abolition de la banalité.
- Le meunier, le seigneur,
le manant.
Différents
statuts du meunier - Rapports du meunier avec le seigneur - Rapports
du meunier avec la communauté rurale.
- Réglementations
techniques.
Relatives
au moulin à vent - au moulin à eau - après
1789.
- Le meunier, le moulin,
la vie.
Le moulin
dans le paysage - Le moulin centre de vie - Les deux visages du
meunier - Corporations, dévotions et saints protecteurs.
- Disparition et renaissance des moulins.
- Disparition des moulins.
Les calamités
: la tempête, le feu, la guerre - L'essor de la société
industrielle.
- Les mouvements de sauvegarde.
Une première
perspective : sauver meuniers et moulins (1928-1935) - Après
1960, sauver un patrimoine architectural.
- Et maintenant, allez voir sur place les
moulins.
- Cinq circuits de visite
des moulins à vent.
- Bibliographie.
Vendu.
OWEN
(Thomas, pseudonyme de Gérald Bertot) — Portrait
d'une dame de qualité. Roman
policier. Bruxelles, Les Argonautes, 1948. In-8° (126 x 190 mm.)
broché, 140 p., (collection « Le Livre
de Choix », n° 5), un des quatre-vingts exemplaires
numérotés sur vergé C.D.R. (n° LVII).
Exemplaire dédicacé
par l'auteur à l'écrivain et essayiste Roger Bodart
(Falmignoul, 1910 - Bruxelles, 1973).
Extrait de :
Comme Steeman avant lui, Owen retouche certains
ouvrages avant leur réédition ; ainsi Le
Nez de Cléopâtre (1942) devient Portrait d'une
dame de qualité (1946) [...]
Les récits de Thomas Owen « sont
écrits avec humour – dans Le Nez de Cléopâtre,
le critique d'art qu'est par ailleurs Owen s'amuse à se
moquer de Pablo Picafou, maître de l'école futuro-plastique. »
Bibliographie :
- Thoveron (Gabriel), « Owen,
Thomas », dans Dictionnaire des littératures
policières (Claude Mesplède dir.), 2003, t. 2,
p. 416.
75 euros (code de commande : 03022).
['PATAPHYSIQUE]. Monitoires du Cymbalum Pataphysicum. N° 28. Rilly-la-Montagne, Cymbalum Pataphysicum, 1993. In-8° (148 x 206 mm.) collé, 58 p., exemplaire numéroté sur vergé (n° 125), avec sa bande d'annonce, en bon état revêtu d'un infâmant escargot.
Avant-propos :
Second
à rassembler les travaux de l'OuLiPoPo, le présent
Monitoire est consacré à l'anoulipopisme,
i.e. à l'analyse des potentialités de la littérature
policière hors de l'OuLiPoPo. Car, de même que la
Pataphysique ne saurait être bornée à la Pataphysique
consciente ni même à la 'Pataphysique administrée
par le Collège, la potentialité policière
n'est pas limitée à l'Ouvroir. Tout au plus celui-ci
a-t-il eu vocation à en discerner les stigmates chez ces
deux (ou trois) grands plagiaires par anticipation que furent
Ellery Queen et Dorothy Sayers ou dans tel roman de J.B. Pouy,
de Fred Kassak ou de Benoît Peeters.
Ci-après, le Régent de Vernologie
scrute Le Sept de cœur, un récit de Maurice
Leblanc, lequel était amateur, comme on le sait, d'anagrammes
et divers jeux de lettres. Jean de Porla s'efforce d'épuiser
toutes les potentialités de la première affaire
criminelle de l'Histoire, ou plutôt de la littérature,
celle de Caïn et Abel. Un fragment de La dispersion des
cendres, de Jean-Louis Bailly, apporte une solution au fameux
problème jadis posé par le Régent François
Le Lionnais : « X = le lecteur ».
La potentialité policière se peut
d'ailleurs trouver hors de la littérature policière,
et même hors de la littérature. Une section de ce
Monitoire se consacre à discerner cette potentialité
dans l'art pictural, en l'occurrence, dans un tableau célèbre
de Holbein.
(La Sous-Commission des Promulsidaires.)
Vendu.
['PATAPHYSIQUE]. THOMSON (Andrew) — Le poids ses sons. Traduction par A. Melville. s.l., Cymbalum Pataphysicum, 1986. In-8° (145 x 205 mm.) agrafé, 10 p., illustrations, (collection « Cliques & Claques », n° 2), un des exemplaires numérotés (n° 166) sous une couverture « évanescente de rosée », en parfait état.
Extrait :
Tout
à fait pertinemment, la Sous-Commission des Bascules et
Trébuchets avait déjà indiqué dans
le n° 1 des Organographes la variété
et l’étendue de ses recherches sur les systèmes
de poids et mesures. Un projet qui pourtant ne paraît pas
dans cette liste est celui de déterminer le poids des sons,
et des sons musicaux en particulier.
Dans La Revue Musicale S.I.M VIIIe Année,
n° 4 du 24 Clinamen 37 EP (vulg. du 15 avril 1912), sous le
titre Ce que je suis, dans la série d’articles
Les Mémoires d’un amnésique, Erik Satie
annonça au monde peu intéressé qu’il
avait créé un phono-peseur, avec lequel il déclarait
avoir pesé tout Beethoven et tout Verdi. À notre
grand étonnement, personne n’a pensé à
demander au Maître des précisions sur cette découverte
importante, et Satie, offrant ainsi au monde entier un modèle
de discrétion, n’en a plus parlé. Une seule
mesure nous est parvenue :
« Au phono-peseur un fa dièse
ordinaire, très commun, atteignit 93 kilogrammes. Il émanait
d’un fort gros ténor dont je pris le poids. »
Vendu.
PEREC (Georges) — Je me souviens. Les choses communes I. Paris, Hachette Littératures, 1978. In-8° (130 x 200 mm.) collé, 147 p., (collection « Textes du XXe Siècle »).
En quatrième
de couverture :
Ces
« je me souviens » ne sont pas exactement
des souvenirs, et surtout pas des souvenirs personnels, mais des
petits morceaux de quotidien, des choses que, telle ou telle année,
tous les gens d'un même âge ont vues, ont vécues,
ont partagées, et qui ensuite ont disparu, ont été
oubliées ; elles ne valaient pas la peine d'être
mémorisées, elles ne méritaient pas de faire
partie de l'Histoire, ni de figurer dans les Mémoires des
hommes d'État, des alpinistes et des monstres sacrés.
Il arrive pourtant qu'elles reviennent, quelques
années plus tard, intactes et minuscules, par hasard ou
parce qu'on les a cherchées, un soir, entre amis ;
c'était une chose qu'on avait apprise à l'école,
un champion, un chanteur ou une starlette qui perçait,
un air qui était sur toutes les lèvres, un hold-up
ou une catastrophe qui faisait la une des quotidiens, un best-seller,
un scandale, un slogan, une habitude, une expression, un vêtement
ou une manière de la porter, un geste, ou quelque chose
d'encore plus mince, d'inessentiel, de tout à fait banal,
miraculeusement arraché à son insignifiance, retrouvé
pour un instant, suscitant pendant quelques secondes une impalpable
petite nostalgie.
9 euros (code de commande : 03015).
[REVUE LITTÉRAIRE]. La Table Ronde. Cahiers. Été 1973. Paris, La Table Ronde, 1973. In-8° (150 x 218 mm.) broché, 99 p., exemplaire numéroté (n° 430) et en parfait état.
Ce volume contient :
- Le voyage, par Jean Blot.
- Fac-similé, par Anne
Carpentier.
- Le charme de mourir, par Jean
Curtelin.
- Monsieur Joseph, par Jacques
Laurent.
- Le concept démocratique,
par Thomas Molnar.
- La dame à la péniche,
par Michel Mourlet.
- Analyse spectrale de l'Essonne du
Sud, par Jean Plumyène.
- La fête de Charité,
par Claude Pradet.
- Rencontre de Hyde Park, par Pierre-Jean
Rémy.
- Journal 1940, par François
Sentein.
8 euros (code de commande : 03010).
ROOSENS
(Antoon) — De Vlaamse kwestie. « Pamflet » over een onbegrepen
probleem. Leuven, Kritak, 1981.
In-8° (135 x 210 mm.) broché, 141 p., couverture
partiellement insolée.
Un ouvrage rare.
En quatrième de
couverture :
Hoe
meer een probleem passies opwekt, hoe minder inspanning er wordt
gedaan om het te ontleden. Dat gaat zonder meer op voor de « taalpro-blematiek »
in België. Getuigenissen genoeg, maar geen interpretatie,
geen verklaring. Want de Vlaamse kwestie afdoen als zomaar een
taalprobleem is op zijn minst erg simpel. Hoe Antoon Roosens de
Vlaamse strijd vanaf de taalwetten van 1932 tot het Egmontpact,
vijftig jaar later, vastpint op het complexe krachtenspel tussen
sociale groepen en klassen en projecteert tegen de achtergrond
van de evoluerende economische structuur, is wel uniek te noemen.
Antoon Roosens was secretaris van het Vlaams
Aktiekomitee voor Brussel en Taalgrens (1959), betrokken hij de
Vlaamse Demokraten (1964) en mede-oprichter van het Egmontkomitee
(1977). Hij is tevens nationaal voorzitter van het Frans Masereel
Fonds.
20 euros (code de commande : 03021).
SHELLEY (Percy Bysshe) — Quelques poèmes. Traduction et préface par Paul Baillière. Gravures originales sur bois par Charles Berriat. Paris, Bosse, 1924. In-8° (173 x 256 mm.) demi-veau d'époque, dos lisse, couverture conservée, XX, 61 p., 34 illustrations (11 grandes vignettes et 23 ornements et culs-de-lampe), ex-libris de la Bibliothèque de la Société Philotechnique.
Table :
-
Préface.
- Dédicace à Marie. Introduction
au poème de l'Islam.
- Mont Blanc.
- Ode au Ciel.
- Le vent d'ouest.
- La sensitive.
- L'été et l'hiver.
- La liberté.
- Lignes écrites en apprenant la
mort de Napoléon.
- L'amour, l'espoir, le désir et
la crainte.
- A Jane [Williams].
- Vision de mer.
15 euros (code de commande : 03012).
TAGORE (Rabindranath Thakur, dit) — La religion du poète. Mention de 4e mille. Traduit par A. Tougard de Boismilon. Paris, Payot, 1924. In-8° (122 x 188mm.) broché, 185 p.
Introduction :
Sentir
que je suis ne me coûte aucun effort : cela ne m'est
pas un fardeau. Et cependant si l'on pouvait séparer les
divers éléments d'ordre mental, physique, chimique
et autres, relatifs à toutes les branches de savoir, qui
sont unis en moi, leur continuité se prouverait d'elle-même.
Il y a en moi un mystère latent d'unité, qui a la
simplicité de l'infini et qui réduit la masse immense
de la multitude à un simple point.
Cette Unité qui est en moi connaît
l'univers de la multitude. Quoique ce soit qu'elle connaisse,
elle reconnaît l'Unité sous des aspects différents.
Elle connaît cette pièce où je suis, simplement
parce que cette pièce est une pour elle, en dépit
de l'apparente contradiction des choses sans fin contenues dans
le seul fait de l'existence de cette pièce. Sa connaissance
d'un arbre est celle d'une unité, qui lui apparaît
sous la forme d'un arbre.
Cette Unité en moi est créatrice.
Ses créations sont un passe-temps.au moyen duquel elle
exprime un idéal d'unité dans ses manifestations
infiniment variées : tels sont ses peintures, ses
poèmes, sa musique – créations dans lesquelles
elle trouve la joie uniquement parce que celles-ci lui révèlent
les formes parfaites d'une unité qui lui est inhérente.
Cette Unité qui est en moi recherche
non seulement l'unité dans la connaissance pour sa compréhension,
mais elle crée aussi des images d'unité pour son
plaisir et poursuit encore l'union dans l'amour pour sa réalisation
complète. Elle se recherche dans autrui. C'est un fait
qui serait absurde, si sa force de vérité ne le
rendait réel. En amour, nous trouvons une joie qui est
suprême, parce qu'elle est la vérité suprême.
C'est pourquoi on dit dans les Upanishads que l'advaitam
est anantam – « l'Unité est
Infinie » ; que l'advaitam est anandam –
« l'Unité est Amour ».
Donner sa parfaite expression à l'Unité,
l'Infini, par l'harmonie de la multitude ; à l'Unité,
l'Amour, par le sacrifice de soi, est l'objet de notre vie individuelle
et celui de notre société.
Vendu.
THIESSÉ (Léon) — Constitutions françaises depuis l'origine de la révolution, jusques et compris la charte constitutionnelle et les lois organiques ; recueillies et mises par ordre chronologique de la manière suivante : 1°. La Constitution de 1791. 2°. La Constitution de 1793. 3°. Lois du Gouvernement révolutionnaire. 4°. La Constitut. de l'an III. 5°. La Constitut. de l'an VIII. 6°. Sénatus - consulte organique aux Constitutions de l'empire. 7°. La Charte constitutionnelle et Lois organiques. 8°. L'Acte additionnel. 9°. Constitution de la Chambre des cent jours. Précédé d'un discours préliminaire de l'état des Français depuis le commencement de la Monarchie française jusqu'à la Révolution de 1789 ; et d'Introduction à chaque Constitution sur les événemens qui les ont amenées ; par Léon Thiessé. Tomes I et II (complet). Paris, Librairie Historique, 1821. [Paris, / A la Librairie Historique, / rue St.-Honoré, n° 123 et rue de l'Arbre-Sec, n° 26. / 1821.] Deux volumes in-12 (95 x 147 mm.) brochés sous leurs couvertures illustrées de l'époque, t. I : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], XXXI, [1 bl.], 260 p., allégorie lithographiée de La France unie aux lois est invincible en frontispice, tome II : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 256 p., portrait gravé de Louis XVIII en frontispice, bon exemplaire.
La carrière de LéonThiessé (Rouen,
1793 - Paris, 1854) fut riche et variée : avocat, poète,
dramaturge, journaliste – son esprit caustique le mena
devant le tribunal – , historien... Après 1830,
il se tourna vers la politique et devint préfet de trois
départements (successivement Jura, Deux-Sèvres,
Basses-Alpes).
Le rare ouvrage présenté ici et
précédé d’un discours préliminaire
intitulé : De l’état des Français
depuis le commencement de la Monarchie française jusqu’à
la Révolution de 1789.
L'illustration du premier tome est considérée
comme un « incunable lithographique » ;
il a été réalisé par Godefroy Engelmann
(Mulhouse, 1788-1839) qui fut l'un des introducteurs de la technique
lithographique en France à laquelle il apporta de significatifs
perfectionnements.
Bibliographie :
- Lerch (Dominique), « Une
entreprise lithographique conquérante ? Le chemin de croix
de la succursale londonienne d’Engelmann (1826-1848) »,
dans Nouvelles de l’estampe, ressource en ligne, n° 267
| 2022.
Vendu.
TRISTAN (Frédérick) — Les Égarés. Roman. Paris, Balland, 1973. In-8° (154 x 235 mm.) collé, 439 p.
En quatrième
de couverture :
Dans
le climat à la fois passionnel et tourmenté qui
précède la Seconde Guerre mondiale, Jonathan Absalon
Varlet, un jeune Anglais doté d'un pouvoir de séduction
sans égal, rencontre un curieux personnage, Cyril Pumpermaker.
Celui-ci, qui vient d'achever son premier roman, confie ce manuscrit
à son nouvel ami afin qu'il entreprenne les démarches
nécessaires à sa publication. Il va même,
désireux de se protéger du monde et de ses éclats,
jusqu'à accepter que Varlet endosse son œuvre sous
le pseudonyme de Chesterfield.
Très vite, l'intelligence, l'ascendant
et l'habileté de Varlet propulsent littéralement
le nom de Chesterfield et le portent au sommet de la notoriété
internationale. Et cela sans que Cyril en prenne ombrage. À
l'un les joies de l'écriture, à l'autre celles de
la célébrité.
Mais qui est véritablement Chesterfield
dans cet univers en décomposition ? Un redresseur
de torts, un homme d'affaires, un martyr ?
Frédérick Tristan reprend ici
le thème de la grandeur de l'homme en proie à sa
solitude.
L'homme est-il fait pour le bonheur lorsqu'il
traverse tant d'horreurs et de mépris ? N'est-ce pas
au bord de l'abîme et au comble de la détresse qu'il
témoigne le plus clairement de son sens de l'amour et de
la justice ? Le personnage double de Varlet-Chesterfield
restera, à cet égard, une illustration de l'homme
contemporain avec ses aspirations, ses manques, ses tentations
et ses rejets.
5 euros (code de commande : 03000).
VALÉRY (Paul) — L'idée fixe suivie de Socrate et son médecin. [Paris], Éditions à l'Étoile, 1946. In-8° (168 x 254 mm.) broché, 179 p., un des 500 exemplaires numérotés sur vélin de Rives (n° 141), non coupé et en très bon état.
Avis au lecteur :
Ce
livre est enfant de la hâte. On le donne pour ce qu'il est
: une œuvre de circons­tance et tout improvisée.
Quoiqu'elle fût destinée à un public des plus
attentifs – le corps médical – il
fallut faire vite, et donc assumer tout ce qu'emporte de risques,
d'imprudences et d'impuretés, la précipitation dans
le travail. Quand le terme presse l'esprit, cette contrainte extérieure
l'empêche de soutenir les siennes propres. Il néglige
les beaux modèles qu'il s'est formés ; il se
relâche de sa rigueur ; il se décharge par le
plus court, selon ses moindres résistances, et se répond
par ses hasards.
Mais c'est bien là ce qui s'observe constamment
dans les entretiens familiers. Entre personnes qui se connaissent
assez pour qu'elles ne puissent se méprendre sur la proportion
du sérieux et du non-sérieux qui compose leur dialogue,
tout se réduit à la légèreté
d'une partie sans conséquence. Comme les rois qui sont
peints sur les cartes à jouer, les plus graves sujets sont
jetés sur le tapis, repris, mêlés à
tous les riens du monde et de l'instant...
Il en est ici tout de même. On n'y propose
pas du tout à la réflexion du lecteur les « idées »
que nos hommes à la mer s'envoient et se renvoient, mais
cet échange même : elles ne sont que les accessoires
d'un jeu dont la vitesse est l'essentiel. Ces messieurs perdent
vivement leur temps ; ce ne sont que les « premiers
termes » de ce qu'ils pourraient peut-être dire
qu'ils disent, et l'on ne se flatte pas que « l'Implexe »
ni « l'Omnivalence » soient pris pour autre
chose que des amusements sans conséquence. Il est vrai
que la plupart des notions dont on use en Psychologie ne sont,
en vérité, pas beaucoup plus « commodes »,
ni plus précises que celles-ci.
Quant à la forme, l'Auteur, sollicité
de près (comme on l'a dit) de mener rondement son ouvrage,
a donc pris le parti d'imputer le désordre de son esprit
sous pression de temps au désordre et à la divagation
naturelle d'une conversation toute libre ; et il a dû
se résoudre à « écrire comme on
parle », – conseil qui peut-être était
bon à l'époque où l'on parlait bien.
35 euros (code de commande : 03006).
VAUCAIRE (Michel) — Le livre valeur de placement. Suivi de Patrice Hennessy L'autographe valeur de placement. Conseils aux amateurs et collectionneurs. Paris, Guy Le Prat, 1970. In-8° (136 x 208 mm.) sous cartonnage d'éditeur orné d'une illustration en couleurs collée et Rhodoïd, 174, [10 (table et publicités)] p., illustrations in et hors texte, (collection « Valeurs-Refuge »), exemplaire en bon état.
Table des matières
:
Première
partie. Le livre valeur de placement.
Chapitre I. Comment devient-on
bibliophile ? Les raisons de la rareté de certains
livres et de leur valeur.
Chapitre II. Comment s'y retrouver ?
Bibliographies et catalogues. Abréviations et termes techniques.
Chapitre III. Papiers - Formats
- Caractères.
Chapitre IV. Les débuts
de l'imprimerie. Quelques imprimeurs célèbres.
Chapitre V. Les éditions
originales.
Chapitre VI. Œuvres complètes.
Collections.
Chapitre VII. Les livres illustrés
:
A. Des origines
à la fin du XVIIe siècle.
B. Les illustrés
du XVIIIe siècle.
C. Les illustrés
du XIXe siècle.
D. L'illustré
1900.
E. L'entre-deux
guerres.
F. Les «
Livres de Peintres ».
Chapitre VIII. Livres d'histoire,
de voyages, de costumes et de modes, de science et de métiers.
Chapitre IX. Livres d'enfants.
Littérature populaire. Livres de colportage.
Chapitre X. Les grands livres
à planches. Atlas anciens. Voyages. Topographie. Architecture.
Sciences naturelles.
Chapitre XI. Les reliures
des origines à nos jours.
Chapitre XII. Provenances.
Armoiries. Ex-libris. Dédicaces. Livres « truffés
».
Chapitre XIII. Soins à
donner aux livres. Rangement. Classement. Les ennemis des livres.
Nettoyage. Réparations au papier et aux reliures.
Chapitre XIV. Conclusion.
Où trouver des livres ? Libraires. Bouquinistes.
Ventes publiques. Les Sociétés de Bibliophiles.
Y a-t-il des règles absolues ? Y a-t-il des valeurs
sûres ?
- Annexe.
Deuxième partie. L'autographe valeur
de placement.
1. Historique des autographes.
2. Comment collectionner les
autographes ?
3. Où acheter les autographes ?
4. Comment conserver les autographes ?
5. Les faux autographes.
6. Les autographes volés
et revendicables.
7. Comment identifier les
autographes ?
8. Le prix des autographes.
9. Conclusion.
10. Prix de quelques autographes
célèbres.
11. Isographies.
12. Bibliographie des principaux
catalogues illustrés.
13. Biographie.
10 euros (code de commande : 03011).
La prochaine mise
à jour
aura lieu
le mardi 20 janvier 2026
par courriel (b.waterlot@hotmail.com) ou par téléphone ou sms (+32 (0) 472 51 52 63).
Ces livres peuvent être retirés à l'adresse figurant dans l'en-tête du blog.
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