lundi 19 janvier 2026

Les « nouveautés » du 20 janvier 2026.

  MISE À JOUR DU 20 JANVIER 2026

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[BALZAC (Honoré de)]. L'Année Balzacienne 1975. Paris, Garnier, 1975. In-8° (135 x 217 mm.) broché, 374 p., exemplaire en bon état.


Table des matières :
   - La naissance d'un sujet : Balzac et « Le Grand propriétaire », par Madelaine Fargeaud.
   - Quelques observations chronologiques : Les personnages pré-paraissants, par Anthony R. Pugh.
   - Les épreuves de « Melmoth réconcilié ». Le cahier Schônburg-Hartenstein, par Moïse Le Yaouanc.
   Quelques œuvres de Balzac. Lectures et points de vue.
      - Du discours féerique au langage du réel, par Michel Erre.
      - Balzac, la duchesse d'Abrantès et les romans chouans de « La Comédie humaine », par Renée Arlettaz.
      - Sur le début d'un roman de Balzac, « Une ténébreuse affaire », par Max Andréoli.
      - « Les Paysans » et « la Terre », par Jean-Hervé Donnard.
   « Histoire des mœurs en action ».
      - Balzac et sa « Grande Affaire de librairie ». L'acte de société de 1833, par Roland Chollet.
      - « Un homme d'affaires » : Victor Bohain, par Nicole Felkay.
      - Balzac, Olympe Pélissier et les courtisanes de « La Comédie humaine », par Chantal Maury.
   « Études analytiques ».
      - Godefroy Cavaignac modèle reparaissant de « La Comédie humaine », par Edmond Brua.
      - La configuration du dandy dans « Eugénie Grandet », par Ruth Amossy et Elisheva Rosen.
      - Du « Mémorial catholique » à « L'Illustre Gaudissart », par Albert Prioult.
      - Le rôle de l'enfance dans « La Comédie humaine », par Janet Sahli.
      - Balzac ou « Le Bénédictin du réel », par Maurice A. Geracht.
   Notes.
      - De « Paoli » à « La Vendetta », par P. Jeoffroy-Faggianelli
      - « La Pandore » et la « Physiologie du mariage », par Michael Tilby.
      - Un compte rendu oublié de la « Physiologie du mariage », par Jean-Jacques Goblot.
   Documentation.
      - Revue critique.
         - Balzac, « Le Cousin Pons », éditions A.-M. Meininger, A. Lorant, M. Ménard (Th. Bodin).
         - Barberis P., « Le Monde de Balzac » (J. Guichardet).
         - Sarment J., Maison de Balzac, « Balzac et l'Administration », Catalogue de l'Exposition (A.-M. Meininger).
      - Revue bibliographique.
         - Thierry Bodin. Revue bibliophilique. La cote des livres et autographes de Balzac en 1974.
         - R. Pierrot et R. Rancœur. Bibliographie balzacienne (Année 1974).
         - D. Adamson, P. Imbert, A. Ion, A.D. Mikhailov, Balzac à l'étranger.
      - Informations et nouvelles.
      - Liste des articles antérieurement publiés.

10 euros (code de commande : 03062).

 

[BEAUFAUX (Charles)]. DAUMONT (Octave) — Un tertiaire de S. François. Charles Beaufaux. Vice-président du Tribunal de 1re Instance de Charleroi 1886-1941. Gembloux, Duculot, 1947. In-8° (126 x 193 mm.) broché, 107 p., un portrait, deux planches hors texte, exemplaire en très bon état.


Table des matières :
   - Avant-propos.
   I. Enfance et prime jeunesse.
   II. L'appel de la grâce.
   III. Le dépouillement de tout.
   IV. L'ampleur de sa charité.
   V. La modernité de sa charité.
   VI. Chez ses pauvres.
   VII. Les vertus professionnelles.
   VIII. La vie intérieure ; l'humilité.
   IX. La foi au Christ présent dans le pauvre.
   X. La Trappe ; dernières confidences.
   XI. Le maître-jour ; la mort.
   XII. Épilogue.

7 euros (code de commande : 03064).

 

BENEDICT (Pinckney) — Chiens de Dieu. [Titre original : Dogs of God.] Roman traduit de l'américain par Pierre Furlan. Arles, Actes Sud, 1994. In-8° (116 x 217 mm.) collé, 478 p., exemplaire en parfait état.


En quatrième de couverture :
   Goody fut champion de boxe amateur. Le belliqueux Tannhauser, l'homme aux douze doigts, est, lui, trafiquant de drogue. L'un se bat maintenant à mains nues, l'autre, armé d'un bazooka, règne sur une armée de mercenaires. Entre ces deux-là se joue un duel apocalyptique surveillé du haut des airs par les hélicoptères de la CIA et, sur terre, par des policiers véreux et des trafiquants d'armes.
   Écrit à la manière d'un thriller barbare et inspiré, ce roman ressemble au scénario d'un mythe dont le mal et la fascination du pouvoir seraient les figures essentielles. Et pourtant, malgré cette violence et ce modernisme, Chiens de Dieu (Dogs of God) s'ouvre souvent à une minutie descriptive inattendue. Et par ces contrastes se révèle l'une des voix les plus originales de la nouvelle génération des écrivains américains.

6 euros (code de commande : 03054).

 

[BIBLIOPHILIE]. Les Rois bibliophiles. Catalogue établi par Amalia Sarriá avec la collaboration de Claudine Lemaire. Traduit de l'espagnol par Thérèse Gloriaux-de Gand. Bruxelles, Bibliothèque Royale de Belgique, 1985. In-4° (215 x 280 mm.) broché sous couverture à rabats, 224 p., illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bon état.
   Publication éditée à l'occasion de l'exposition éponyme présentée à la Bibliothèque royale de Belgique, à Bruxelles, du 26 septembre au 30 novembre 1985, lors des manifestations « Europalia 85 España ». 


Extrait de l'avant-propos :
   
Confiants dans le soutien généreux des autorités espagnoles et des responsables d'Europalia España, deux de nos collaborateurs ont conçu, il y a près de deux ans, un projet non dépourvu d'ambition : d'une part, réunir pour la première fois en la chapelle de Nassau tous les manuscrits enluminés connus de l'Apocalypse de Beatus de Liébana et, d'autre part, illustrer un sujet que nous croyons également neuf, la bibliophilie dans les familles royales espagnoles depuis le haut Moyen Âge jusqu'au XVIIIe siècle.
Table des matières :
   
- Avant-propos.
   - Introduction.
   - Avertissement.
   - Les rois médiévaux.
      I.1. Asturies - Léón - Castille. Les rois donateurs. Les rois écrivains.
      I.2. Les royaumes de l'Est de la péninsule.
      II. Humanisme et mécénat.
      III. La bibliophilie d'Isabelle la Catholique.
      IV. La maison d'Autriche.
         1. Les livres de l'empereur.
         2. Philippe II et la bibliothèque de l'Escurial.
         3. Autres rois de la Maison d'Autriche.
      V. Les livres de la « Torre Alta » de l'Alcazar.
      VI. Les Bourbons.
         1. Philippe V et la Biblioteca de Palacio.
         2. Les Bourbons et la Biblioteca de Palacio.
   - Bibliographie.
   - La science arabe médiévale dans les collections de l'Escurial, par Hossam Elkhadem.

Vendu.

 

[CALLAS (Maria)]. ALLEGRI (Renzo) — La véritable histoire de Maria Callas. Traduit de l'italien par Thierry Laget. Paris, Belfond, 1992. In-8° (155 x 240 mm.) collé, 285 p., illustrations hors texte, exemplaire en très bon état.


En quatrième de couverture :
   Elle avait été acclamée par tous les publics du monde, de la Scala au Metropolitan Opéra ; mais c'est dans une solitude absolue, le 16 septembre 1977, que mourut la plus grande chanteuse du siècle.
   Si le livre de Renzo Allegri apporte un éclairage nouveau sur la vie de Maria Callas, c'est parce qu'il a été rédigé à partir de documents inédits jusqu'à aujourd'hui. La plupart de ces documents – principalement des lettres –, Renzo Allegri les a reçus de Giovanni Battista Meneghini, le mari de la cantatrice.
   Non, cette diva ne fut pas la star capricieuse, la chanteuse jalouse des autres artistes ni la femme, avide de luxe et d'argent, négociant ses contrats de manière intraitable. Cette image, si l'on relit la presse de l'époque, est pourtant celle que de nombreux journaux et magazines ont contribué à diffuser. Pourtant, si la Callas régna sur l'opéra des années 50 et 60, elle y parvint grâce à son art et non à ses intrigues.
   Pour le reste, il suffit de prendre connaissance par exemple de cette étonnante série de lettres – anonymes ou non – reçues par la Callas pour mesurer les haines qui se déchaînèrent contre elle... Le temps a passé et l'on a oublié que de nombreux chroniqueurs l'éreintèrent avec ténacité... La famille de la Callas, Meneghini qui prétendait l'avoir découverte et qui fut son agent exclusif, plus tard Onassis, ceux qu'on appelle les proches, nul ne semble avoir fait grand cas de ses sentiments... Renzo Allegri l'affirme : tout au long de sa vie, la Callas endura blessures et humiliations, douleurs et trahisons. Même au sommet de sa gloire, Maria souffrit de l'incompréhension des autres et, plus encore peut-être, d'être exploitée par ceux qui étaient censés l'aimer. Et lorsqu'elle provoqua des scandales, on s'aperçoit qu'elle en fut le plus souvent... la victime.

Vendu.

 

[CHARLEROI - CARTE PORCELAINE]. Ch[arl]es Pasquier-Nalinne. Pharmacien, Frabricant de liqueurs à Fleurus. Carte porcelaine (93 x 58 mm.) imprimée par Deghistelle à Charleroi.


   Charles Pasquier-Nalinne naquit à Fleurus en 1919 ; la Bibliographie nationale nous apprend qu'il était le frère d'Auguste (Fleurus, 1808 - Namur, 1874) pharmacien principal de l'armée et qu'il était pharmacien-chimiste à Châtelet. L'illustration au centre de la carte montre un mortier et un caducée de pharmacie sur une petite mare.
   Notre pharmacien semblait passionné par l'archéologie et la numismatique, comme le laisse supposer les notices que Renier Chalon et Joseph Roulez publièrent dans les Bulletins de l'Académie royale sur des découvertes de trésors monétaires à Châtelet, à Châtelineau et à Bouffioux...
   Outre ses publications scientifiques, il fit éditer à Charleroi, en 1847, en sa qualité de membre correspondant le la Société de Pharmacie d'Anvers, une cinglante Réponse à un discours du chirurgien-accoucher J.-J. Remacle.
   Dans son Répertoire, Marie-Christine Claes cite « une carte porcelaine publicitaire pour l'horloger mécanicien Fd Dancart. rue de la Montagne 28 à Charleroi » qui porte la mention « Lith. Deghistelle » ; elle situe son activité après 1840.
Bibliographie :
   
- Claes (Marie-Christine), « Deghistelle », dans Répertoire des Lithographes actifs en Belgique sous la période hollandaise et le règne de Léopold Ier (1816-1865), IRPA, 2012 (mise à jour 2024), p. 125.
   - Bibliographie nationale. Dictionnaire des écrivains belges et catalogue de leurs publications 1830-1880, 1897, t. III, p. 94.
   - Chalon (Renier), « Sur des antiquités trouvées à Châtelet », dans Bulletins de l'Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique, 32e année, 2e Série, Tome XVI, 1863, pp. 42-43.
   - Roulez (Joseph), « Sur une note de M. Pasquier-Nalinne relative à des antiquitès des environs de Bouffîoux », dans Bulletins de l'Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique, 32e année, 2e Série, Tome XVI, 1863, pp. 570-573.
   - Pasquier-Nalinne (Chales), Réponse au discours de M. J.-J. Remacle, Chirurgien-Accoucheur, à Rettigny, inséré dans le n° 48 de la Gazette médicale belge, par M. Ch. Pasquier-Nalinne, pharmacien à Fleurus, Charleroi, Ch. Tscharner, 1847.

Vendu.

 

CHAVÉE (Achille) — Le sablier d'Absence. Dessins de Jacques Matton. [Bruxelles], EDDA, 1964. In-8° (150 x 214 mm.) broché sous couverture à rabats, 43 p., 5 illustrations en noir dans le texte, (collection « Le Domaine d'Arnheim », n° 2), exemplaire numéroté sur vélin (n° 22), dédicacé à Michèle et Jacques Lemaître, couverture un peu passée.
   Ce recueil contient des poèmes composés de mai à décembre 1956.

 

   

Bibliographie :
   - Achille Chavée. 1906-1969, 1979, n° 314.

 

Vendu.

 

[CONGO BELGE ET RUANDA-URUNDI]. L'action sociale au Congo belge et au Ruanda-Urundi. Bruxelles, Centre d'Information et de Documentation du Congo Belge et du Ruanda-Urundi, [1954]. In-8° (140 x 214 mm.) broché, 132, [4] p., illustrations et une carte à déplier hors texte, couverture un peu défraîchie. 


Table des matières :
   - Introduction.
   Chapitre I. Esprit et objectifs de l'action sociale en Afrique belge.
      A. Une œuvre humaine.
         1. Le missionnaire.
         2. Le fonctionnaire territorial.
      B. Éléments d'une politique sociale.
         1. Réalités africaines.
         2. Réalisme plus que doctrine.
         3. Le paternalisme.
         4. Naissance d'une classe moyenne
      C. Les milieux sociaux.
         I. Les milieux coutumiers.
            1. Organisation.
            2. L'exode rural.
            3. Objectifs et réalisations du F.B.I.
               a) Économie rurale - Les paysannats - Collaboration avec l'Inéac et le Service agricole.
               b) Aménagements des collectivités rurales et travaux publics.
                  1) Le ravitaillement en eau potable.
                  2) Les routes.
                  3) Les centres sociaux.
               c) Action médico-sociale.
                  1) Lutte contre la tuberculose.
                  2) Lutte anti-paludique.
                  3) Bilharziose et lèpre.
               d) Enseignement et culture.
            II. Les milieux extra-coutumiers.
               1. Organisation administrative des Centres extra-coutumiers.
               2. La question du logement.
                  a) En milieu rural.
                  b) Dans les cités industrielles.
                  c) Dans les Centres extra-coutumiers.
                  d) La solution d'Élisabethville.
               3. Le service social.
            III. Le monde du travail.
               1. Les ouvriers congolais.
               2. L'organisation professionnelle.
               3. La législation sociale.
               4. Salaires et productivité.
               5. La politique sociale des grandes sociétés.
                  a) Kilo-Moto, un chantier social.
                     1) L'habitat.
                     2) L'alimentation.
                     3) La valorisation du pouvoir d'achat.
                     4) L'action médicale.
                     5) L'enseignement.
                   b) Le nouveau Katanga.
   Chapitre II. Panorama de l'action sociale.
      A. Services médicaux et de l'hygiène.
         1. Les pionniers de l'action médicale.
         2. L'organisation.
         3. Services médicaux du Gouvernement, des missions et des entreprises privées.
         4. Les organismes philanthropiques.
            1) Le Fonds Reine Élisabeth (Foréami).
            2) La Fomulac.
            3) Le Cemubac.
            4) Le F. S. Ki.
            5) La Croix-Rouge du Congo.
         5. L'assistance médico-sociale à l'Enfance noire.
         6. L'hygiène publique.
         7. La recherche médicale.
         8. L'enseignement médical.
         9. Perspectives d'avenir.
      B. Le service social.
         1. Définition, nécessité, objectifs.
         2. Le développement du Service Social.
         3. Organisation et financement.
         4. Le service social urbain et rural.
         5. Le « Foyer », centre d'éducation.
         6. La tutelle de l'enfance abandonnée.
      C. Enseignement et éducation.
         1. L'enseignement.
            a) Les résultats d'un demi-siècle d'efforts.
            b) Histoire de l'enseignement pour indigènes.
            c) L'enseignement pour garçons.
               1) Les écoles primaires et post-primaires.
               2) L'enseignement secondaire.
               3) L'enseignement supérieur.
               4) L'université congolaise.
               5) L'enseignement professionnel et technique.
            d) Les cours pour adultes.
            e) L'enseignement pour filles.
            f) Au Ruanda-Urundi : l'enseignement sur l'O.N.U.
            g) Écoles officielles et enseignement libre non subsidié.
            h) Perspectives d'avenir.
         2. L'éducation.
            a) L'action sur les masses.
            b) Trois outils efficaces : la radio, le cinéma, la presse.
            c) Le missionnaire, éducateur d'élite.
            d) Cercles d'études et cercles sportifs.
         3. La renaissance artistique en Afrique belge.
   - Conclusions.
   - Statistiques relatives à l'année 1952.

Vendu.

 

[DEGRELLE (Léon)]. NARVAEZ (Louise, duchesse de Valence) — Degrelle m'a dit. Nouvelle édition augmentée d'une postface de Léon Degrelle. Bruxelles, Éditions du Baucens, 1977. In-8° (148 x 209 mm.) broché, 379 p., deux cahiers d'illustrations, index, exemplaire en très bon état.


En quatrième de couverture :
   
Léon Degrelle, fondateur et chef du mouvement Rexiste, devenu plus tard Commandeur de la 28e Division SS « Wallonie », connaît l'exil depuis 1945. Il a confié ses souvenirs à la duchesse de Valence, grande d'Espagne, qu'on a surnommée la « Duchesse Rouge » pour ses positions sociales révolutionnaires. Ce livre, publié pour la première fois en 1961, était devenu totalement introuvable. La présente réédition, augmentée d'une postface inédite et de nouvelles photographies, constitue un document d'un intérêt exceptionnel pour l'histoire contemporaine.

Vendu.

 

DELABY (Huguette) et LAFFINEUR (Laurence) — La vie sociale entre 1860 et 1870. La grève de décembre 1960 - janvier 1961. La Louvière, Imprimerie Coopérative Ouvrière, [1979]. In-8° (212 x 210 mm.) broché, 80 p., quelques illustrations, exemplaire en bon état.
   
Une édition rare de deux textes écrits par des étudiantes devant présenter un examen de maturité en Histoire de Belgique au terme de l'année scolaire 1978-1979.


En quatrième de couverture :
   Presque vingt ans après la grève du « million » contre la « loi unique », on pourrait se demander si les jeunes générations se préoccupent encore d'un passé relativement proche qui pourtant conditionne encore leur avenir.
   C'est bien l'annonce d'un nouveau programme de fermeture de la CECA qui détermine les délégués mineurs du Centre et du Borinage à manifester les 19 et 20 octobre 1960, devant le Conseil National des Charbonnages à Bruxelles.
   De plus, lorsque le 20 novembre, les travailleurs de Boël manifestent à La Louvière et le 10 décembre, André Renard et Léo Collard exposent la position des grandes organisations devant des centaines de délégués de la région, on est pratiquement certain que la régression sociale va suivre la régression économique...
   Le mardi 20 décembre, la grève déferle et touchera tous les secteurs publics et privés. Elle se terminera, le 19 janvier 1961, à l'appel de 415 délégués réunis à Jolimont.
   Le diagnostic économique postule les conditions d'une rénovation durable de la structure de la région et rend compte de la nécessité d'éviter toute nouvelle détérioration du potentiel économique existant.
   Les moyens seront mis en œuvre : aménagement de parcs industriels, amélioration de l'habitat, modernisation des axes de communication essentiels, recherche de fabricats nouveaux, adaptation de la main-d'œuvre aux besoins des nouvelles techniques. L'action rénovatrice de IDEA commence, elle ne faiblira pas à ce jour.
   Nous avons pour rappeler toute cette époque 1960-1961, décidé de publier un texte écrit en 1979 par une jeune étudiante, devant présenter un examen de maturité.
   Une autre tranche de vie ouvrière a été décrite à l'occasion d'un même examen oe maturité par une jeune fille du même âge que la précédente.
   On y rappelle cette époque « noire » où les associations ouvrières étaient précaires et où les travailleurs y adhérant, étaient pourchassés par le pouvoir en place. Notre région fut déjà en ces temps, particulièrement vivante. On y travaillait dur et ferme mais on refusait la loi du talion.
   Autre témoignage qui confirme que rien n'a été obtenu sans luttes et sans souffrances. 1860-1870, 1960-1961, deux époques, deux styles, mais toujours la volonté des travailleurs du Centre de vouloir l'unité, la fraternité.
   Puissent les jeunes qui vivent dans une aisance certaine, lire ces quelques rappels qui démontrent que tout n'est jamais définitivement acquis ; que parfois, on doit « montrer » les dents.
   À l'aube d'une nouvelle crise économique et de mutations technologiques et morales considérables, le message de ces jeunes méritait d'être connu.

Vendu.

 

[DOUCET (Jacques)]. CHAPON (François) — Mystère et splendeurs de Jacques Doucet. Paris, JC Lattès, 1984. In-8° (155 x 230 mm.) broché, 408 p., illustrations hors texte, dos ridé. 


En quatrième de couverture :
   Secret, masqué par son extrême élégance, Jacques Doucet reste une énigme au centre de la Belle Époque dont il est le couturier et le confident. Pourquoi brouille-t-il ses propres traces ? Est-il mécontent de lui-même, de son métier ? À quel don­juanisme obéit-il en formant les collections les plus rares pour s'en séparer aussitôt que possédées ? Cet homme peu cultivé constitue de fabuleuses bibliothèques. Il les offre aux savants. Son instinct ne le trompe pas : une trajectoire de haut classicisme unit ses prédilections d'amateur depuis Chardin et Watteau, jusqu'à Picasso et Matisse, en passant par Degas, Manet, Cézanne et Van Gogh. Même évolution dans son mobilier : il s'assied dans des fauteuils de Jacob, puis d'Iribe, enfin de Legrain. Il aime Clodion, il pré­fère Brancusi. Il choisit bien ses conseillers littéraires : d'abord André Suarès, ensuite André Breton. Il pensionne Reverdy, Max Jacob, Aragon, Desnos. Il protège des archéologues – l'un d'eux s'appelle Segalen – mais aussi des novateurs, un Picabia ou un Duchamp. Il a habillé Sarah ou Réjane, il crée la première cinémathèque. Il rajeunit ses visées là où les autres, vieillissant, récapitulent. Il se recommence sans cesse. Cette vertu scandalise. On mesure sa singularité dans la réprobation de ses contemporains. Proche de tout ce qui compte dans les années 1880-1930, sa présence se devine, discrète, efficace, déconcertante.
   François Chapon a mené une enquête difficile sur les pas de ce mécène exceptionnel. Il nous introduit, à sa suite, au cœur d'une des périodes les plus brillantes de notre civilisation.
   François Chapon, conservateur en chef de la Bibliothèque littéraire Jacques Doucet, occupe un poste d'observation incomparable au carrefour de la poésie et de la peinture, d'où il a pu organiser des expositions sur Supervielle, Jouve, Ponge, Claudel, Suarès, Valéry (il en est le bibliographe dans un volume qui fait référence) et s'intéresser à des artistes tels que Sima, Geneviève Asse ou Charles Marq. Il a consacré à Georges Rouault un texte important en tête du catalogue de ses gravures. Le livre illustré reste pour lui le site par essence d'une unité moderne : de là ses travaux sur Reverdy et Picasso, Ponge et Braque, Char et Staël, Frénaud et Fautrier, du Bouchet et Tal Coat, Iliazd, Lecuire, Kahnweiler, Tériade ou Maeght.

Vendu.

 

[DUBUFFET (Jean)]. TAPIE (Michel) — Mirobolus Macadam & Cie. Hautes pates de J. Dubuffet. Paris, Drouin, 1946. In-4° (198 x 248 mm.) broché sous couverture rempliée multicolore, 56 p., illustrations, un des 700 exemplaires (non justifié) imprimés sur des feuilles de papier couché de teintes différentes, en très bon état.
   Cet ouvrage fut publié à l'occasion de l'exposition à la galerie Drouin, à Paris, du 3 mai au 1er juin 1946.


Extrait :
   C'est sous le signe de la joie que je veux présenter ce témoignage des Jeux auxquels se livre depuis un an mon ami Jean Dubuffet, artiste peintre selon l'état-civil, mais bien plutôt prospecteur de la matière visuelle, dont les œuvres sont moins des peintures que des supports bénéfiquement endothermiques, par lesquels il nous clame et nous transmet le trop-plein de sa joie confiante de vivre la passionnante époque actuelle.
   Magie ? Si elle est blanche, c'est sans romantisme, sans mollesse, sans peur de la patine et de la poussière de charbon ; noire, peut-être, mais sans intention morose, comme il faut du charbon pour faire un feu d'enfer, des blessures pour faire un héros, ou l'explosion d'une machine infernale pour libérer une idée généreuse, comme il y a continuité entre « La Nuit obscure » de saint Jean de la Croix et le « Cantique du Soleil » de François d'Assise.
   Sa disponibilité – le qui-vive de tous ses instants – jointe aux conceptions les plus aventureuses, favorise l'ouvrage nombreux d'objets de puissance qui, par-delà les contradictions, résistent aux plus hautes températures (cf. le style hot en musique de jazz) et aux distinctions, aux grilles les plus subtiles : ainsi en est-il d'ailleurs de Lautréamont, Nietzsche, Raymond Roussel, Henri Michaux, qu'il sait si bien aimer, et qui ont si souvent servi de ponts à nos rapports quotidiens. C'est justement de ces rapports, de ces mille et un ponts qui nous conduisent à Jean Dubuffet et à son œuvre que je veux parler. Laissant à d'autres le soin plutôt triste d'en faire le procès en bien ou en mal, de le coter mesquinement de zéro à vingt ou malignement de un à (n + 1) mille ; je vais essayer, en toute simplicité, de vous faire sentir pourquoi j'aime cette œuvre : ce que ces peintures, telles qu'elles sont nées et telles qu'elles deviennent, peuvent comporter de tonifiantes résonances harmoniques avec l'affectif disponible d'un quelconque être humain en quête d'aventures, vous et moi par exemple.

100 euros (code de commande : 03048).

 

ÉLUARD (Paul)Poésie ininterrompue. Paris, Gallimard, 1946. In-8° (120 x 182 mm.) sous cartonnage d'éditeur (d'après la maquette de Paul Bonet), 88 p., exemplaire numéroté sur vélin pur fil Lafuma-Navarre (n° 653), une petite trace d'humidification à la tête, bon exemplaire.



Notice du Dictionnaire des œuvres :
  De 1940 à 1944 Paul Éluard s'était fait le chantre de la Résistance – le Livre ouvert et Au rendez-vous allemand – et avait déployé dans la clandestinité une grande activité. C'est au cours de cette période que s'acheva, avec son adhésion au Parti Communiste, en 1942, une évolution que l'on pouvait suivre depuis les Yeux fertiles (1936) et les poèmes inspirés par la Guerre d'Espagne – la Jarre peut-elle être plus belle que l'eau ? Cet « engagement » politique du poète va exercer, à partir de 1945, une influence considérable sur sa production poétique. Le poème le plus important de Poésie ininterrompue est sans conteste celui qui donne son titre au recueil et occupe plus de la moitié du volume ; Louis Parrot a pu en dire qu'il était « une somme poétique... le résumé et le survol de toute une œuvre ». « Poésie ininterrompue » contient le récit d'une sorte d'odyssée spirituelle dans laquelle le poète va « de la lumière à la lumière / De la chaleur à la chaleur » et parvient de « degré » en « degré », au point où « les prunelles s'écarquillent / Les cachettes se dévoilent » où « minuit mûrit des fruits / Et midi mûrit des lunes. » C'est alors que le poète et sa compagne ne vivent plus que pour être « fidèles à la vie ».
   
C'est à ce programme de fidélité à la vie que répond le Dur désir de durer, recueil publié au cours de cette même année 1946. Le poète est parvenu maintenant à s'assurer du monde : « La capitale du soleil / Est à l'image de nous-mêmes / Et dans l'asile de nos murs / Notre porte est celle des hommes. » Mais cette confiance en la vie est brutalement mise à l'épreuve : le 28 novembre 1946, Éluard perd sa femme, Nusch. Sur l'amour qui l'unissait à sa compagne, il avait écrit la veille, le 27 novembre : « D'aimer, J'ai tout créé : réel, imaginaire, / J'ai donné 8a raison, sa forme, sa chaleur / Et son rôle immortel à celle qui m'éclaire. » Ce poème est compris dans Le temps déborde, recueil consacré à Nusch et qu'Éluard publia en juin 1947 sous le pseudonyme de Didier Desroches. Le désespoir du poète était alors immense : « Nous avions le sentiment qu'il était tiré vers l'ombre, vers la nuit, par la frêle main d'une Eurydice à Jamais perdue. "Je ne me vois pas d'avenir, me disait-il, il n'y a rien devant moi" » (Claude Roy). Pourtant le poète parviendra à surmonter son désespoir et nous trouverons l'écho de cette lutte et de cette victoire dans Poèmes politiques (1948) et Une Leçon de morale (1949). Dans la première partie des Poèmes politiques, intitulée « De l'horizon d'un homme a l'horizon de tous », Éluard, mêlant poèmes et commentaires en prose, nous décrit avec une courageuse objectivité, à la troisième personne, ce que fut cette « saison en enfer » au cours de laquelle il fût sur le point de se perdre : « Il devint méchant. Quand il avait envie de pleurer, et il avait presque toujours envie de pleurer, il se sentait le premier venu, ridicule et absurde... Alors, il accablait ceux qui l'aimaient de colères et de perfidies. » Mais, avec le temps : « Un ami, une amie et le monde recommence, et la matière informe reprend corps... De nouveau, les hommes se ressemblent et le malheureux se reprit à leur sourire. » Retrouvant les hommes, il retrouve aussi leur misère et leurs luttes et, du même coup, une nouvelle forme de fidélité à la femme aimée : « Toi qui fus de ma chair la conscience sensible / Toi que j'aime à jamais, toi qui m'as inventé / Tu ne supportais pas l'oppression ni l'injure / Tu chantais en rêvant le bonheur sur la terre / Tu rêvais d'être libre et je te continue. » Les poèmes proprement « politiques » d'Éluard sont surtout consacrés à la défense des libertés grecques et espagnoles. Dans sa préface au recueil, Aragon nous dit qu'avec Éluard poète politique « un point final est mis à quelque chose. Une certaine conception du poète est raccrochée au vestiaire de l'histoire. Rien ne pourra plus faire que la vieille contradiction n'ait été dépassée : le rêve et l'action, le ciel et l'enfer, la poésie pure et la politique ». Le recueil Une Leçon de morale, publié en 1949, se situe dans la même perspective poétique que les Poèmes politiques, s'efforce de convertir le mal au bien et s'insurge « contre toute morale rési­gnée ».
   Éluard est ainsi parvenu à retrouver la sérénité et, après la rencontre, en 1949, de la jeune femme qui va devenir Dominique Éluard, il commence à écrire dans un « climat tranquille, apaisé, qui a la majesté du bonheur » (Aragon). C'est ce « climat « qui influence les poèmes de Pouvoir tout dire (1951) et surtout ceux du Phénix (1951). En 1953 a été publié, posthume un dernier volume de Paul Éluard, intitulé Poésie ininterrompue II. Parmi les poèmes qu'il contient, les moins émouvants ne sont pas ces « Épitaphes » que le poète écrivit peu de temps avant de ressentir les premières atteintes du mal qui devait l'emporter : « J'ai vécu fatigué pour moi et pour les autres. / Mais j'ai toujours voulu soulager mes épaules / Et les épaules de mes frères les plus pauvres / De ce commun fardeau qui nous mène à la tombe / Au nom de mon espoir je m'inscris contre l'ombre. »
Bibliographie :

   - 
Huret (Jean-Étienne), Les cartonnages NRF. Bibliographie, 1998, n° 178.
   - Laffont-Bompiani, Dictionnaire des œuvres, 1986, t. V2, p. 366.


 

Vendu.

 

[ENGELS (Friedrich)]. LÉNINE (Vladimir Ilitch Oulianov, dit) — Friedrich Engels. Paris, Bureau d'Éditions, 1935. In-8° (135 x 217 mm.) agrafé, 32 p., (collection « Les Éléments du Communisme », VI).


Note de l'éditeur :
   Le 5 août 1895 est mort à Londres Friedrich Engels, un des fondateurs du communisme scientifique, collaborateur et ami fidèle de Karl Marx.
   Le 40e anniversaire de la mort d'Engels, que vont commémorer les travailleurs de tous les pays, nous permet de faire mieux connaître en France la vie et l'œuvre de ce combattant intrépide de la cause prolétarienne.
   Les écrits de Lénine, le meilleur disciple et continuateur de Marx et d'Engels, que nous avons réunis dans cette brochure, mettent en lumière l'immense mérite d'Engels dans l'élaboration de la théorie socialiste et dans le développe­ment du mouvement ouvrier mondial.
   Ces articles sont extraits d'un ouvrage important de Lénine, paru récemment aux Éditions Sociales Internationales, sous le titre Marx, Engels, marxisme.

8 euros (code de commande : 03070).

 

HOUDART (Jean) — Baudour. La Chapelle N.-D. de Pitié. Ghlin, Cercle d'Histoire de Ghlin et des Environs, 1980. In-8° (146 x 210 mm.) agrafé, 20 p., illustrations. 


Extrait :
   Après la Première Guerre mondiale fut publiée chez V. Ernult-Doncq, 16-18, rue de l'Églantier, à Bruxelles, 1'Histoire du pèlerinage de N.D. de Pitié à Baudour.
   Ce document est important en ce sens qu'il explique avec de nombreuses précisions la raison pour laquelle on trouve, à Baudour, un tel culte.
   De ce document, qu'il nous soit permis de reprendre ces lignes...
   « Sur le territoire de la commune de Baudour, à quinze minutes de l'église paroissiale Saint-Géry, le long du chemin de Mons à Hautrage, on voyait autrefois quatre tilleuls qui servaient de station à l'une des processions des Rogations. Au milieu de ces tilleuls, on éleva en 1768 une petite chapelle où fut exposée une image du buste de la Vierge Douloureuse, grossièrement peinte sur bois. Cette image, connue sous le vocable de Notre-Dame de Pitié, devint peu à peu l'objet de la vénération des habitants de Baudour et des environs. »

Vendu.

 

[JACQUEMONT (Victor)]. MAES (Pierre) — Un ami de Stendhal. Victor Jacquemont. Préface de Fortunat Strowski. Paris, Desclée De Brouwer & Cie, [1934]. In-8° (133 x 202 mm.) broché, XII, 642 p., illustrations hors texte avec leurs serpentes légendées, (collection « Temps et Visages » volume XI), exemplaire en bon état auquel on joint le prière d'insérer et carte de l'auteur avec un envoi à Frans Hellens, à la page de garde : un quatrain en alexandrins suivi d'une signature difficilement déchiffrable en guise de vœux de bonne année.



Texte du prière d'insérer :
   « Victor Jacquemont figure au premier rang de la petite troupe d'happy few qui, dans leur temps même, fait escorte à Stendhal et à Mérimée », a écrit de lui M. Émile Henriot.
   On a presque tout dit ou publié des deux grands romanciers, Mais jusqu’à présent on ne connaissait que fort peu de chose de leur ami, bien que sa correspondance avec sa famille et ses amis pendant son voyage dans l’Inde (1824-1832), publiée en 1833, ait été longtemps considérée comme classique, et donnée en exemple par des juges aussi sévères que Sainte-Beuve et Francisque Sarcey.
   En mai dernier, à Paris, une élite de savants français et étrangers a commémoré avec éclat le centenaire de la mort de l’illustre voyageur-naturaliste au Muséum d’Histoire naturelle où ses cendres, ramenées de l’Inde, ont été inhumées en 1893.
   À l’occasion de ce centenaire, M. Pierre Maes a publié coup sur coup, seul, ou en collaboration avec M. L. Bultingaire, le distingué bibliothécaire en chef du Muséum, deux recueils de lettres inédites de Jacquemont à Stendhal et an savant suisse Jean de Charpentier. Ces deux volumes riches en informations nouvelles sur le monde des lettres et des sciences de la Restauration ont été favorablement accueillis par la critique et le public lettré a confirmé son jugement.
   Désireux de mettre complètement en lumière la magnifique valeur morale du grand Français dont il n’avait pu qu’esquisser le portrait, M. Pierre Maes publie aujourd’hui dans la collection « Temps et Visages » un important ouvrage, fruit de vingt ans de recherches, où l’on trouve réuni tout ce qu’on peut savoir aujourd’hui sur Victor Jacquemont, écrivain et homme de science de tout premier ordre. C’est un livre abondant en documents de toutes sortes admirablement mis en valeur, et notamment de nouvelles lettres inédites. Bien des points controversés des Souvenirs d’égotisme y sont précisés pour la première fois ainsi que la collaboration du savant à De l’amour, le chef-d’œuvre le plus connu de Stendhal.
   Le récit que M. Pierre Maes a tracé de la vie de son héros est aisé le plus souvent, très piquant même par endroits. Les anecdotes du début sur l’Empire, où la participation du père de Jacquemont à la première conspiration Malet est étudiée sous un angle nouveau, la peinture des salons de la Restauration, les incidents du voyage en Amérique du naturaliste, puis l’évocation magistrale de son extraordinaire randonnée dans l’Inde à la fin de laquelle il devait mourir prématurément à Bombay, à peine âgé de trente et un ans, tout cela forme un ensemble très attirant et même émouvant à la fin. C’est plus et mieux que le roman d’une grande existence trop tôt interrompue, c’est l’histoire du modèle parfait à proposer à tous ceux qui voudraient encore aider à la grandeur de leur patrie en allant au loin explorer des terres inconnues.


Texte d'Olivier Herrenschmidt à propos de Victor Jacquemont :
   Victor Jacquemont était un jeune naturaliste français, botaniste et géologue, envoyé en mission en Inde par « MM. Les professeurs administrateurs du Muséum », pour une longue mission d'étude et de collecte. Arrivé à Calcutta le 6 mai 1829, il mourut, non loin de là, le 7 décembre 1832, sa mission inachevée et après un très long et difficile périple qui le conduisit, entre autres, au Ladakh et aux frontières du Tibet.
   Avant de partir pour l'Inde, il avait déjà voyagé à Haïti, aux États-Unis et en Angleterre. Il appartenait, en France, à un milieu cultivé et éclairé, intellectuel, celui des Idéologues : il était ami de Stendhal, son aîné, et de Prosper Mérimée, son contemporain. Avec un retard considérable (le courrier arrivant encore par mer, via le cap de Bonne-Espérance), il suit de l'Inde les événements de France. En juillet 1831, il regrette de voir qu'avec la Monarchie de Juillet (1830), ses amis (dont Victor de Tracy, fils d'Antoine) dans le « Parti du mouvement » (avec Odilon Barrot et La Fayette, un allié par son père), aient été rapidement écartés du pouvoir, dès le mois de mars.
   Sa correspondance fut vite connue et remarquée au XIXe siècle (publiée d'abord en 1833, puis complétée en 1867, avec une préface de Prosper Mérimée). Son volumineux journal de voyage fut partiellement édité par Alfred Martineau sous les titres de État politique et social de l’Inde du Nord en 1830 (1933) et État politique et social de l’Inde du Sud en 1832 (1934). En 1960, J. F. Marshall, universitaire américain, a publié en français Victor Jacquemont Letters to Achille Chaper. Intimate Sketches of Life among Stendhal's Coterie, cent lettres écrites de 1822 à 1831.
   Présenter Victor Jacquemont, c'est faire connaître non pas tant le naturaliste que 1’observateur des sociétés et des gens qu'il rencontre dans son très long parcours du sous-continent indien. Curieux des hommes, de leurs mœurs et de leurs institutions, il s'entretient avec tous, observe, jauge, critique. Ce sont les colonisateurs britanniques, les Musulmans, les Hindous, les Sikhs, hommes et femmes, qui le reçoivent et avec lesquels il s'entretient en Anglais, en Persan, en Hindoustani, selon les besoins – il commence même à apprendre le sanskrit – et qu'il compare aux Français de ce début du XIXe siècle, lui qui se dit « radicalement parisien » (lettre du 3 septembre 1832 au gouverneur de Pondichéry). Bien de ses observations et formulations charment le lecteur d'aujourd'hui et font écho, chez un indianiste, à sa propre expérience de l'Inde contemporaine. Jacquemont est un observateur irremplaçable de cette Inde d'il y a deux siècles, comparable – et opposable en un certain sens – à l'ouvrage fameux auquel l'abbé J. A. Dubois a donné son nom, Mœurs, institutions et cérémonies des peuples de l’Inde (Paris, Imprimerie royale, 1825).
Bibliographie :

   - Herrenschmidt (Olivier), Victor Jacquemont (1801-1832), naturaliste en Inde, voyageur, ethnologue, dans Voyages et voyageurs, Perception de l’altérité culturelle et religieuse, Exotisme et altérité (Congrès des sociétés historiques et scientifiques - La Rochelle, 2005).


 

18 euros (code de commande : 03037).

 

LIBIOULLE (Pierre) — La poterie de Sars-la-Bruyère, de 1914 à 1922. Catalogue d'une exposition. Eugie, Pierre Libioulle, 2013. A4 (213 x 297 mm.) sous reliure spirale plastique et couverture transparente, [28] p., illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état.
   
Cette publication fut éditée à l'occasion de l'exposition organisée à l'église Saint-Jean-Baptiste, à Sars-la-Bruyère, les 7 et 8 septembre 2013.


Sommaire :
   - Une exposition exceptionnelle...
   - L'abbé Edmond Puissant et la création de la poterie d'art de Sars-la-Bruyère.
   - La production de poteries à Sars, à partir de 1915.
   - Techniques, motifs marques de fabrique et artistes.
   - Catalogue.

Vendu.

 

[LOUISE DE FRANCE (Louise-Marie de France, dite Madame Louise, Madame Dernière ou Madame Huitième)]. PROYART (Abbé Liévin-Bonaventure) — Histoire de la vie édifiante de Madame Louise-Marie de France Tante du Roi. Morte Religieuse Carmélite, à Saint-Denis, le 23 Décembre 1787. Première, seconde et troisième parties (complet). Bruxelles, Lefrancq, 1789. [A Bruxelles, / Chez B. Le Francq, Imprimeur-Libraire, / rue de la Magdelaine. / M. DCC. LXXXIX.] Trois parties en un volume in-12 (110 x 178 mm.) plein veau d'époque, dos à 5 nerfs (reliure usagée et très frottée, épidermures et manques de cuir), VIII, 56 (la dernière page est erronément numérotée « 66 »), un portrait gravé en frontispice, [1 (faux-titre de la seconde partie)], [1 bl.], [1 (titre de la seconde partie)], [1 bl.], 59, [1 bl.], [1 (titre de la troisième partie)], [1 bl.], 61, [1 bl.] p.


Relié avec :
Gedenkweerdige omstandigheden van het Leven en de Dood der zeerErwerdige Moeder Theresia van den H. Augustinus Louise-Marie van Vrankryk, Dogter van den Alderchristelyksten Koning Lodewyk den XV. Prieuse in het Klooster der Ongeschoeyde Carmelitessen van Jesus, Maria en den H. Ludovicus, overleden op den 23 December van het jaer 1787. Volgens den oorspronkelyken Brief, geschreven uyt het zelve Klooster. Bruges, Van Eeck, [post 1787].
[Tot Brugge, uyt de Drukkerye van / F van Eeck, by de Moolen-brugge. / Met Goedkeuring.] 42 p.


Avertissement :
   A qui decernera-t-on les hommages dûs à la vertu, à la piété, à la Religion, si ce n'est à une Princesse qui en fut à la fois le modèle & l'ornement ? Dans un siècle corrompu, où le tableau des plus éminentes qualités ne paraîtra mériter que d'être à peine apperçu, de quel œil verra-t-on la petite-fille de Saint Louis & de Henri IV, la fille de Louis XV, descendre du faîte des grandeurs à l'humilité d'une vie austêre & pénitente & quelle sera l'impression d'un pareil ouvrage sur des cœurs & des esprits déjà infectés du souffle impur de la contagion ?
   Peut-être jamais siècle ne fut-il moins propre que celui-ci à concevoir la sublimité des vertus chrétiennes ; peut-être les plus beaux sujets de l'édification publique, sont-ils devenus des objets de dérision aux yeux d'une Philosophie audacieuse & nulle, qui croit remplacer les principes sacrés de la morale par de grands mots vides de sens, & à qui le plus lâche & le plus vil égoïsme semble tenir lieu de tout ; peut-être même sera-t-on parvenu au point d'imaginer que l'assemblage de tant de vertus, n'est que la création d'une foule d'objets fantastiques dûs à l'imagination de l'Ecrivain à qui il faudra bien faire grâce en faveur de son zèle.
   C'est principalement aux Fidèles, aux vrais & sincères amis de la Religion, des mœurs & de la vertu que nous présentons cet ouvrage. Qu'il soit pour eux un nouveau motif d'édification ; qu'il entretienne dans leurs ames la pratique des devoirs & le culte de notre Religion sainte ; qu'il les exerce à la bienfaisance, à la charité, à l'amour de Dieu, à celui du prochain, & nous aurons rempli le but que nous nous sommes proposé.
   Eh ! quel siècle eut jamais plus besoin que le nôtre d'exemples édifiant, & qui mérita mieux, de lui en servir que notre illustre Héroïne ? Quand on pense à son dévouement, à sa profonde humilité, à cette parfaite abnégation de soi même & du monde, à ce sacrifice sublime de ses droits, de ses titres & de sa grandeur, consommé avec tant de ferveur, de zèle & de désintéressement ; quand on se représente Madame Louise-Marie de France descendant, pour ainsi dire, du trône des Bourbons pour s'envelopper du cilice, on se trouve bien petit, bien peu chrétien devant la fille des Rois.
   Disons-le hautement : la plupart des ames d'aujourd'hui sont trop petites, trop resserrées, trop étroites pour de si grands efforts, & peut-être sans l'effroi qu'inspire le tableau des mortifications sans nombre, dont cette vertueuse Princesse s'affligea, seroit-on tenté de faire tous ses efforts pour mériter seulement de lui ressembler par les nombreux triomphes qu'elle a remportés sur elle-même.
   Mais la grâce, mais le zèle, mais la ferveur, mais le désintéressement qui sont necessaires pour mériter tant de vertus, où les trouvera-t-on ? où sont aujourd'hui les ames, on ne dit pas capables de les pratiquer, mais de les concevoir ? où sont les cœurs privilégiés que la vertu n'étonne point ? où sont seulement les moyens de les former à cette même vertu ? Hélas ! tout cela est dans Dieu, & jamais Dieu ne fut plus oublié.
   Que ce tableau des perfections d'une des plus augustes Princesses dont la France puisse se glorifier, serve donc à l'épurement des mœurs, à l'exercice de toutes les vertus, à la pratique de la plus sublime de toutes les Religions ; qu'il contribue à nous rendre plus parfaits, plus bien-faisans, plus humbles, plus dignes enfin de Dieu, vers qui tous nos efforts doivent tendre, dans qui toutes nos pensées doivent se concentrer : que sur-tout il assure aux Ministres de cette même Religion, le respect, la vénération que nous devons à leur caractère sacré ; qu'il les fasse jouir des tributs & des hommages de sensibilité & de soumission que tous ceux qu'ils forment au Christianisme doivent à leurs fonctions augustes : nous n'aurons plus de vœux à former, & la mémoire de Madame Louise-Marie de France sera assez dignement honorée par ce nouveau triomphe.

25 euros (code de commande : 03061).

 

[MARTIN DE TOURS]. Martin de Tours. Du légionnaire au saint évêque. Direction scientifique : Jean-Pierre Delville, Marylène Laffineur-Crépin et Albert Meunier. Liège, ASBL Basilique Saint-Martin et Musée d'Art Religieux et d'Art Mosan de Liège, 1994. In-4° (216 x 288 mm.) sous reliure et jaquette illustrée d'éditeur, nombreuses illustrations, la plupart en couleurs.
   
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la Générale de Banque, à Liège, du 9 septembre au 5 novembre 1994.


Table des matières :
   - Préfaces.
   - Comité organisateur.
   - Partenaires.
   - Auteurs des notices.
   - Prêteurs.
   - Remerciements.
   - Avertissement.
   - Abréviations.
   - Synthèses :
      - Martin de Tours au regard de l'histoire, par Jean-Pierre Delville.
      - Les sites martiniens de Touraine d'après les biographes de saint Martin, par Charles Lelong.
      - La chape de saint Martin dans tous ses états, par Pierre Bureau.
      - L'art raconte saint Martin, par Marylène Laffineur-Crépin avec la collaboration d'Albert Lemeunier.
      - Martin de Tours. Un saint d'Occident en pays wallon, par Alain Colignon.
   - Catalogue :
      I. Reliques et reliquaires
      II. Saint Martin soldat et évêque.
      III. Saint Martin évêque.
      IV. Les cycles.
      V. La charité de saint Martin.
         A. Le Partage du manteau.
         B. LAumône.
      VI. Les épisodes isolés.
      VII. La gloire posthume.
         A. Le saint en majesté.
         B. Dans la communion des saints.
         C. Le saint patron.
         D. Le culte des reliques.

12 euros (code de commande : 03039).

 

[MONS - CONFRÉRIE DE SAINT-JEAN LE DÉCOLLÉ]. Ordo Benedicendi habitum confraternitatis Sancti Joannis decollati, misericordiæ nuncupatæ. Mons, Varret, 1751. [Montibus, ex Typographiâ / J. B. Varret, in Plateâ Ha- / vretanâ propè Forum. 1751.] In-12 (80 x 129 mm.) sous son brochage et sa couverture muette d'époque, 12 p., exemplaire en parfait état.
   Édition peu courante.

   Destinée à assister matériellement et moralement les prisonniers, jusqu'à les accompagner au supplice et à les ensevelir, la confrérie de la Miséricorde, ou de Saint-Jean le Décollé, est bien connue à Mons : ses membres, les « Beubeux », forment un groupe emblématique de la Procession du Car d'Or. Inspirée par une semblable confrérie érigée à Rome en 1488, elle fut créée à Mons en 1699 à l'initiative du prince Henri de Ligne et elle est toujours active de nos jours.
Extrait de l'article de Léopold Devillers :
   L'habillement des confrères de la Miséricorde, à lions [les Beubeux), se compose d'une longue robe de toile, en forme de sac, à laquelle est fixée un voile qui leur couvre la lète et le visage ; deux petites ouvertures sont pratiquées à l'endroit des yeux, et une corde leur sert la taille et soutient un chapelet ; sur la manche droite de la robe, ils portent l'image de la tête de saint Jean-Baptiste.
Bibliographie :
   - Devillers (Léopold), « Nouveau supplément à la Bibliographie montoise », dans Mémoires et Publications de la Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut - Année 1871-1872, IIIe série - t. VII, 1872, n° 11, p. 336.
   - Federinov (Bertrand), Quatre siècles d'imprimerie à Mons. Catalogue des éditions montoises (1580-1815) du Musée royal de Mariemont, p. 61.

18 euros (code de commande : 03047).

 

[MONS - PREMIÈRE GUERRE MONDIALE]. À la population de Mons. Mons, Ville de Mons, 1914. Placard imprimé sur un papier au format 441 x 562 mm., un pli horizontal et un pli vertical, exemplaire en très bon état malgré la grande fragilité du papier.
   Avis de la Ville de Mons invitant la population à observer « les lois sacrées de l'hospitalité », daté du 24 août 1914, signé par le Bourgmestre Jean Lescarts.
   L'impression fut réalisée par l'imprimerie Gottigny-Thiemann, rue d'Havré à Mons.


30 euros (code de commande : 03071).

 

[NAPOLÉON Ier]. FORSHUFVUD (Sten), SMITH (Hamilton) et WASSÉN (Anders) — Napoleon's Illness 1816-1821 in the Light of Activation Analyses of Hairs from Various Dates. [Berlin], [Springer-Verlag], [1964]. In-8° (154 x 232 mm.) agrafé, [11] p.
  
Tiré à part de la revue Archiv für Toxikologie, t. 20, pp. 210-219.


Résumé :
   The arsenic content has been analysed in millimeter sections of hairs shaved from Napoleon's scalp May 6th, 1821, the day after his death. It appeared that Napoleon was exposed to arsenic on at least 40 occasions between the summer of 1820 and April 1821. So were hairs cut in each of the years 1818, 1817 and 1816 analyzed in centimeter sections. The 1818 hairs disclosed that Napoleon was exposed to arsenic during some three months sometime between January, 1817, and March, 1818. The 1816 hairs showed particularly high concentrations of arsenic which must have been deposited before Napoleon was exiled to St. Helena.

Vendu.

 

['PATAPHYSIQUE]. Monitoires du Cymbalum Pataphysicum. N° 21. Rilly-la-Montagne, Cymbalum Pataphysicum, 1991. In-8° (150 x 210 mm.) broché, 95 p., illustrations en noir et en couleurs, exemplaire muni du miroir permettant d'apprécier les joies de la peinture à symétrie variable.


Préface :
   Né en 4 av. J.-C., le Christ ne commença sa vie publique que trente ans plus tard. Similairement, l'ouverture d’un Ouvroir ne coïncide pas forcément avec son passage de la potentialité à l'actualité.
   Conçu en septembre 1960 vulg., né en novembre, baptisé une première fois le 19 décembre puis, définitivement, le 13 janvier 1961, rattaché à la Sous-Commission des Imprévisibles depuis le 22 sable 88, l’OuLiPo ne fut révélé aux masses que le 2 merdre suivant, par les éditions Gallimard, puis, le 22 sable 89 (22 décembre 1961 vulg.) par le Dossier 17 du Collège de ’Pataphysique.
   Dix ans plus tard, dans le n° 15 des Subsidia Pataphysica (29 gueules 99), le Régent François Le Lionnais publiait Qui est le coupable ?, point de départ de l’OuLiPoPo, dont les travaux, pour être rendus publics, durent attendre le 2 haha 102 et le n° 24-25 des Subsidia.
   88 EP : révélation de l’OuLiPo. 98 EP : fécondation de l’OuLiPoPo. 108 EP : c’est la re-création de l’OuPeinPo dont la date de naissance offre la particularité d'être double, voire triple, non par gémellité, ou trumellité, mais par résurrection, l’ur-OuPeinPo de 91 EP, malgré la relance de 92 EP, n'ayant en effet pas définitivement assis ce nouvel avatar des Ou-x-Po auprès de ses parèdres (parmi lesquels on prendra garde d'oublier l’OuMuPo, l’OuCuiPo, voire l’OuReliPo et l’OuThéâPo).
   Le rythme étant au principe de la potentialité comme à celui de la poésie, il était écrit que, une nouvelle décennie s'étant écoulée (ou un siècle suivant le comput oulipien pour lequel les décennies comptent comme des siècles), le temps était venu de la confirmation de l’OuPeinPo, car, à dire vrai, son apocalypse est quelque peu antérieure. Les Cymbalistes ont déjà reçu, en 1985 vulg. Le Morpholo du Rt Thieri Foule, première publication de l’Ouvroir, et ils avaient acquis en... (1988 vulg. ) la carte postale reproduisant le « tableau à couleur mesurée » du même Régmt. Et, par ailleurs, les Instituts québécois, limbourgeois et milanais ont eu, sous forme exhibitive, la primeur de ses recherches.
   Le présent Monitoire n'en constitue pas moins la première somme des travaux de l'Ouvroir de Peinture Potentielle. Il constitue également une première dans les publications du Cymbalum puisque, grâce à la munificence de Jean Dewasne, le chromatisme ajoute ses potentialités à celles du graphisme pour que, dans la grande tradition des feux d'artifice (dans artifice il y a art ), le bouquet de cette pyrotechnie des solutions imaginaires soit multicolore.

Vendu.

 

['PATAPHYSIQUE]. Sens unique. s.l., Cymbalum Pataphysicum, 1995. In-8° (106 x 160 mm.) agrafé, 9, [3] p., (collection « Les Astéronymes », n° 6), un des exemplaires numérotés sur papier méridional (n° 229), en parfait état. 


Extrait :
   Découverts dans les papiers posthumes légués par Sa Magnificence Opach au S[érénissime] Administrateur Opitulateur Raymond Fleury, ces deux textes étaient signés Ludz Atao. Le second est daté de « fin mars 40 » ; le premier des « 1-1-40 - 29-5, 23 h 10. » Il s'agit sans doute de l'an 1940 de l'ère vulgaire. Saint-Denœux est une commune du Pas-de-Calais située à une dizaine de kilomètres à l'est de Montreuil dit sur mer, occupée par les Allemands le 29 mai 1940 comme toute la région, à l'exception très provisoire de Dunkerque.
   L'écriture de ces textes présente des traits communs avec l'écriture du troisième Vice-Curateur du Collège (cf. le fac-similé de Son Message Inaugural publié dans le n" 1 des Subsidia Pataphysica). Mais il est également de notables différences (les d, les E, et T et surtout les D majuscules). Ces différences ne permettent pas d'attribuer avec certitude ces poèmes, et en tout cas leur graphisme, à Sa Magnificence Opach. C'est pourquoi la Sous-Commission des lmprédicables et Épithètes a choisi de les publier dans la collection « Les astéronymes », alors que les vers 30 à 39 auraient pu justifier leur insertion dans la collection « Grabuge ».


Vendu.

 

PORTER (Katherine Anne) — L'Arbre de Judée. [Titre original : The Flowering Judas.] Nouvelles traduites de l'anglais par Marcelle Sibon et Michèle Valencia. Paris, Julliard, 1991. In-8° (140 x 225 mm.) collé, 226 p., (collection « Parages »), exemplaire en très bon état. 


En quatrième de couverture :
   Je suis née le 15 mai 1894 à Indian Creek (Texas) et j'ai été élevée au Texas et en Louisiane où j'ai fréquenté les petites écoles de filles que nous avons dans le Sud. J'étais précoce, nerveuse, rebelle et incorrigible. Dès que j'eus appris à former des lettres sur du papier, vers l'âge de trois ans, je me mis à écrire des histoires. J'ai détruit des malles entières de manuscrits, je dis des malles parce que j'ai passé quinze ans à errer, entraînant avec moi d'horribles poids de papier et presque rien d'autre. Pourtant je suis prête à vivre et à mourir au service de cette vocation. Mon seul but est de raconter des histoires et de donner un témoignage vrai. J'ai très peu le sens du temps et presque pas le sens de la distance. Je n'ai aucun sens de la direction et j'ai vu une grande partie du monde en me perdant régulièrement et en absorbant simplement le paysage tout en vagabondant pour retrouver mon chemin. Je m'intéresse de manière personnelle et immédiate à tout être humain qui s'approche à moins de dix mètres de moi et je n'en ai jamais trouvé deux semblables bien que je découvre en eux les plus merveilleuses différences. Les animaux à fourrure me produisent le même effet.
   Sans l'aide d'amis dévoués, je serais morte de faim, je ne sais combien de fois.
Les nouvelles contenues dans ce volume sont :
   - L'Arbre de Judée.
   - Violeta à la Vierge.
   - Le martyr.
   - Maria Concepción.
   - Sorcellerie.
   - La corde.
   - Lui.
   - Un vol.
   - Cet arbre.
   - Les fiançailles rompues de Granny Weatherall.
   - Le miroir fêlé.
   - Hacienda.

6 euros (code de commande : 03052).

 

PORTER (Yves) et THÉVENART (Arthur) — Palais et jardins de Perse. Paris, Flammarion, 2002. In-4° (247 x 318 mm.) sous reliure et jaquette illustrée d'éditeur, 239 p., nombreuses illustrations en couleurs, (collection « Patrimoine & Civilisation »), exemplaire en très bon état. 


En quatrième de couverture :
   Paradis ! le mot fait rêver ; il provient en fait de l'Iran ancien et désigne à l'origine un endroit clos comme l'est une réserve de chasse royale. L'Iran : un pays de plateaux scandé de hautes montagnes, au climat aride et aux hivers rigoureux. Comment l'idée même du paradis a-t-elle pu germer dans de telles conditions physiques ? Grâce au temps, pris à apprivoiser l'eau en captant les nappes phréatiques par un savant réseau de canaux souterrains, grâce au pouvoir ou « despotisme oriental », qui permit de développer de merveilleux jardins aux noms enchanteurs, grâce à l'esprit enfin, transcendant les dynasties et les dogmes.
   L'ouvrage tente un parcours à la fois poétique et patrimonial sur ce fait merveilleux : l'eau, la brique et l'ornement qui font l'origine du mythe et sa réalité historique à travers les âges. C'est une parcelle de ce paradis retrouvé de ces lieux du plaisir et de l'esprit, que l'on aimerait évoquer ici.
Les auteurs :
   Yves Porter, docteur en études iraniennes, est maître de conférences au département d'Histoire de l'art de l'université de Provence (Aix-en-Provence), où il enseigne l'art musulman. Il a effectué de nombreux voyages et de longs séjours en Orient (Asie centrale, Égypte, Iran, Inde, Jordanie, Turquie). Il participe régulièrement à des conférences internationales et a écrit de nombreux articles pour des publications scientifiques et de grande diffusion. Il est l'auteur de L'art de la céramique dans l'architecture musulmane.
   Arthur Thévenart est né en 1949 à Casablanca. À 17 ans déjà, il choisit la photographie comme métier et moyen d'expression. Il complète son apprentissage en assistant des photographes reconnus. Après un premier reportage en 1970 au Proche Orient, il s'intéresse particulièrement au monde musulman et voyage en Égypte, au Soudan, à Zanzibar, au Pakistan, à Oman... Les photographies d'Arthur Thévenart sont publiées régulièrement dans des magazines tels Décoration internationale, Maison Française, Demeures et Châteaux et Quantara. Il a exposé à l'Institut du Monde arabe. Palais et Jardins de Perse est son premier livre en France.

20 euros (code de commande : 03038).

 

[PRESSE HUMORISTIQUE] Le Rire. Journal humoristique paraissant le samedi. N° 151 - 3e année - 25 septembre 1897. Paris, Le Rire, 1987. In-4° (233 x 310 mm.) broché, 12 p., illustrations en noir et deux lithographies en couleurs (Léandre et Roubille) aux première et quatrième page de couverture, exemplaire en très bon état. 


Les dessinateurs ayant participé à ce numéro :
   Charles Léandre, Auguste Roubille, Charles Huard, Jules Dépaquit, Maurice Radiguet, Henry Somm, Édouard Couturier, Lucien Métivet, etc.
À propos de l'illustration de la couverture :
   La caricature de Charles Léandre (1862-1934), en couverture de ce numéro, fait écho à la victoire de l'empereur d'Éthiopie contre l'envahisseur italien à la bataille d'Adoua le 1er mars 1896. On y voit Ménélik II (1844-1913) tenir dans ses bras une jeune italienne dénudée ; la tête tranchée de Francesco Crispi, Premier ministre italien dont le gouvernement était tombé suite à la défaite, est représentée comme un trophée de victoire. Le crucifix arboré par Ménélik symbolise sa stature chrétienne et son intégrité morale.
   Matthieu Castillo attire avec pertinence l'attention sur le fait que « cette description peut être interprétée comme une mise en garde. Le Rire pourrait critiquer le gouvernement de l'empereur Ménélik. Le qualifier de bon Négus, tirant profit de la victoire, pourrait être satirique, soulignant l'ironie de son image de vertu. Cela pourrait susciter des doutes quant à la sincérité de ses actes, en suggérant une différence entre son statut de chrétien et des comportements potentiellement « barbares ». On peut voir dans la conception ménélienne de la victoire une critique des dynamiques des rapports de pouvoir et de leur vulnérabilité aux abus, discréditant ainsi sa prétendue supériorité morale. »
   Et il poursuit : « Charles Léandre [connu pour son antisémitisme], créateur de la caricature, a utilisé des stéréotypes pour représenter l'empereur Ménélik. On peut également y voir le reflet des préjugés en vogue à l'époque. Si Léandre semble féliciter Ménélik pour sa victoire sur le rival colonial français, cette représentation peu flatteuse incarne néanmoins les idéaux dominants du colonialisme européen. La caractérisation de Ménélik comme un monstre aux traits anormaux tend à renforcer les justifications coloniales fondées sur la suprématie blanche. Le jugement raciste selon lequel les Africains sont « sauvages et barbares » est ainsi confirmé. La tête de Crispi suspendue à son chapeau symbolise la honte et la perte subies par le gouvernement italien après l'échec de sa conquête, mais transforme aussi implicitement le roi chrétien en un « chasseur de têtes » sauvage. »
Bibliographie :
   - Castillo (Matthieu), « Divergent Perspectives of Emperor Ménélik II : From Satirical to Honorable Tributes », dans Wolfsonian-FIU Library, ressource en ligne, 16 avril 2024.


12 euros (code de commande : 03057).

 

RAVELINE (Henry, pseudonyme de Valentin Van Hassel) — Maguète. Comédie en trois actes. Traduite du patois borain. La Louvière, Imprimerie Commerciale et Industrielle, s.d. In-8° (120 x 193 mm.) agrafé, 63 p.


Personnages de la pièce :
   - Antoine Pompon, architecte-entrepreneur.
   - Marcel, entrepreneur
   - Bastien, musicien-compositeur.
   - Maguète, nèce de Divine et d'Antoine.
   - Divine Paquet, veuve, tante de Maguète.
   - David Pimpète, négociant et propagandiste.

Vendu.

 

[REVUE LITTÉRAIRE]. Le Dépli amoureux. Pli mensuel - N° 34. Lompret, Le Dépli Amoureux, 1987. In-12 (109 x 150 mm.) agrafé, 65 p., illustrations.
On joint deux suppléments :
TILLIER (Thierry)La pulpe aux cils d'ossements, etc. [16] p., illustrations, (collection « Plis », n° 35).
PETCHANATZ (Christophe)Gangrènes. IX p., illustrations, (collection « Plis », n° 36).


Au sommaire :
   - Éditorial, avec Witold Gombrowicz.
   - Poème, de Jacques Izoard.
   - Dessins de Chritiane Antrope.
   - Oisans 1 ; Oisans 2 ; Fin de nuit, par Pierre Trotignon.
   - Jusqu'au bout ; Comprendre ; + un, par Claude Pélieu.
   - Quatre poèmes, par José Galdo.
   - Un poème, par Pascal Lenoir.
   - Météores-Crucifix, par Philippe Pissier.
   - Oiseaux égarés, par Robert Piccamiglio.
   - Les habits d'Alphonse, par Jacques Abeille.
   - Dessins, de Robert Varlez.
   - Réverbère pour Gérard de Nerval, par Guy Ferdinande.
   - Un collage par Pierre Dhainaut.
   - Roman ; Conte ; Les images (fièvre), par Françoise Favretto.
   - Dessins, par Edith Henry.
   - Construction & déconstruction.., par Jean-Pierre Bertrand.
   - Lisa, par Chritiane Antrope.
   - L'écrit du bryozoaire... avec Christophe Petchanatz.
   - Coulis et coulisses (le courrier).
   - Notes & infos.

Les trois fascicules : 10 euros (code de commande : 03059).

 

[REVUE LITTÉRAIRE]. Le Manuscrit autographe. Mai-Juin 1927 - Deuxième année n° 9. Paris, Auguste Blaizot, 1927. In-4° (227 x 283 mm.) broché, 148 p. 


Notice de Mikaël Lugan à propos du Manuscrit autographe :
   
Le Manuscrit Autographe fut un beau monstre. Fondée dans le but d’accroître l’intérêt du public pour les manuscrits modernes et servir leur commerce, la publication, qui faisait une large part aux facsimilé, relevait à ses débuts davantage de l’album. Il revient à son directeur, Jean Royère, d’avoir su la transformer en une véritable revue littéraire. Espérant y insuffler l’esprit qui fut celui de La Phalange (1906-1914) qu’il avait créée et dirigée, Royère ne ménagea pas ses efforts pour composer des sommaires mêlant aux gloires littéraires passées et présentes les noms de jeunes écrivains, français ou étrangers, encore méconnus. Des extraits de la correspondance de Royère avec Francis Jammes, Valery Larbaud et André Gide balisent l’histoire d’une revue luxueuse et singulière qui vécut huit années et, misant sur la tradition plutôt que sur la modernité, échoua à être de son temps.
Table des matières :
   - Manuscrits :
      - Psyché. Roman inédit (première partie), par Pierre Louÿs.
      - Un Mari pacifique. Résolutions, par Tristan Bernard.
      - La Philosophie de Courteline.
      - Rilke, par André Gide.
      - Graphologies (suite), par Francis Jammes.
      - Sur quelques poètes, par Jean Moréas.
      - Le bain troublé, par Jean Segrestaa.
      - Poème, par Raymond de la Tailhède.
   - Les fêtes françaises.
      - Chronique : Victor Hugo, par Francis Jammes.
      - La Peau de l'Ours, poèmes, par René Chalupt.
      - Fleur, poème, par Fernand Divoire.
      - Nocturne de Chopin, poème, par Armand Godoy.
      - Images nautiques, poème, par André Mora.
      - Dialogues critiques, par Paul Souday.
      - Esquisse de Jean Moréas, par Raymond de la Tailhède.
Bibliographie :
   - Lugan (Mikaël), « Entre album et revue : Le Manuscrit Autographe (1926-1933) », dans La Revue des revues, n° 63 - Mars 2020, pp. 52-69.

12 euros (code de commande : 03050).

 

[SPORT - ARCHIVES]. Les archives du sport. Het sportarchief. Bruxelles, Archives et Bibliothèques de Belgique, 2008. In-8° (160 x 240 mm.) broché, 182 p., quelques illustrations, exemplaire en parfait état.
   Il s'agit du tome LXXIX, 1-4 de la revue Archives et Bibliothèques de Belgique.



Tables des matières :
   I. Hommage à Pierre Cockshaw, vice-président d'ABB (1938-2008), par André Vanrie.
   II. Thème : Les archives du sport, dossier préparé par Rolande Depoortere, Thierry Delplancq et Marc Libert.
      - En guise de coup d'envoi..., par Thierry Delplancq et Marc Libert.
      - An international project for sports archives - ICA-SPO, par Kenth Sjöblom.
      - Sportarchieven in Nederland, par Wilfred van Buuren.
      - Les archives historiques du Comité International Olympique (CIO), par Sabine Christe.
      - Archives du sport aux Archives de Marseille, par Sylvie Clair.
      - De «Sportarchieven» van de Openbare Omroep van NIR tot VRT, van 1930 tot heden, par Dries Vandaele.
      - Des archives sauvées des eaux ... Les sources locales pour une histoire louviéroise de la natation et du water-polo, par Thierry Delplancq.
      - Archives de l'Union Saint-Gilloise, par Yves van Ackeleyen et Fabrizio Basano.
      - Les archives du football à Tournai. Souvenirs passés et futurs d'un Unioniste, par Ghislain Lefebvre.
      - Les archives du rugby en Belgique, par Olivier Couvreur.
      - Sources et recherches relatives à l'histoire du jeu de balle en Belgique francophone: bilan et perspectives, par Benoît Goffin.
   III. Varia.
      - Les archives de l'ADAC, par André Vanrie.
      - Les chemins de la connaissance empruntés par l'Office International de Bibliographie en Belgique : le Musée International de la Presse, par Stéphanie Manfroid.
      - Gestion des Ressources humaines et archives communales. Une expérience louviéroise, par Thierry Delplancq, Moïra François et Hervé Sommelette.
   IV. Compte-rendu.
   V. Chroniques.

10 euros (code de commande : 03046).

 

TWAIN (Mark) — Le Tour du monde d'un humoriste. [Titre original : Following the Equator.] Traduit de l'américain par Maud Sissung et Dominique Le Bourg. Préface par Éric Vibart. Paris, Éditions Maritimes et d'Outre-Mer, 1981. In-8° (135 x 214 mm.) collé, 398 p. 


Extrait de la préface :
   Publié en septembre 1897, le Tour du monde d'un humoriste parvint à rembourser la totalité des dettes de Mark Twain. Les soixante-six chapitres de ce livre mènent tour à tour le lecteur d'Amérique en Océanie, d'Australie en Tasmanie, de la Nouvelle-Zélande à Ceylan, de l'Inde à l'île Maurice, de l'Afrique du Sud à l'Europe. Mark Twain voyage dans le temps et l'espace, multiplie les retours en arrière, les anecdotes et les citations. L'attention du lecteur est sans cesse retenue par un style très alerte mis au service d'un humour alliant l'antiphrase tout en demi-teinte, la fausse naïveté et le comique absurde typiquement anglo-saxon.
   La légèreté et le ton très agréable de Mark Twain ne parvient toutefois pas à masquer les aspects plus graves du livre où l'on perçoit une sensibilité très vive, un humanisme et une sincérité très grande. Les descriptions sont vivantes, l'humour efficace, et il convient de ne rien négliger de ce que furent au fil de ce tour du monde l'intérêt, l'émotion et la clairvoyance de Mark Twain que ses contemporains surnommèrent « le Lincoln de notre littérature ».
   Cet homme, qui vagabonda toute sa vie, traversa vingt-sept fois l'Atlantique et passa au total plus de dix ans hors de son propre pays, avouait n'avoir presque jamais voyagé pour son plaisir, mais poussé par des raisons impératives : collecte d'informations pour ses livres ou ses conférences, besoins d'argent, raisons de santé ou éducation de ses enfants.
   Même si la lecture du Tour du monde d'un humoriste semble le démentir, ce voyageur sceptique était sans doute sincère lorsqu'il écrivit : « Le voyage n'a plus aucun charme pour moi. J'ai visité tous les pays étrangers que je désirais voir, excepté le ciel et l'enfer, mais je n'ai qu'une curiosité limitée en ce qui concerne ces deux endroits. »
   En dépit de ses assertions, il voyagea néanmoins jusqu'à sa mort, survenue en 1910 à l'âge de soixante-quinze ans. Trois ans auparavant, l'un de ses derniers voyages l'avait conduit en Angleterre pour y recevoir le diplôme de docteur honoraire de l'Université d'Oxford.

Vendu.

 

VALENTIN (Laurent) — Waudru : femme et religieuse. [Hallennes-lez-Haubourdin], TheBookEdition, 2016. In-12 (109 x 169 mm.) collé, 94 p., (collection « Plumes au Bout des doigts »), exemplaire en parfait état. 


Table des matières :
   - Remerciements.
   A. Notes explicatives sur :
      - Le choix du sujet.
      - Le choix du titre.
      - Le choix des bibliographies.
      - Le choix du classement de l’index.
   B. Les bibliothèques fréquentées pour la recherche des documents.
   C. Objectifs du TFE.
   D. Outils utilisés.
   E. Justification du choix des bibliothèques.
   F. Justification de la sélection des documents.
   G. Justification sur la nécessité de consulter les ouvrages rares et anciens.
   H. Analyse des 5 ouvrages incontournables :
      1. Ils ont construit Mons.
      2. Au temps de Sainte Waudru.
      3. Histoire de Mons et du pays de Mons.
      4. Mons à travers les âges.
      5. Vie de S. Vincent Madelgaire et de sainte Waudru son épouse, princes et patrons du Hainaut.
      - Conclusion des analyses.
   - Notes.
   lere partie : La région de Mons et son modèle de vie au 7e siècle.
      - Notes de la lere partie.
   2e partie : Traces écrites sur Waudru.
      - Notes de la 2e partie.
   3e partie : Le vécu de Waudru.
      1. Sa famille.
      2. Sa vie de femme.
      3. Sa vie religieuse.
      - Notes de la 3e partie.
   4e partie : L'héritage de Waudru.
      - Le Chapitre et les chanoinesses.
      - La collégiale.
   - Conclusion du développement du sujet.
      - Notes de la 4e partie.
   - Glossaire.
   - Index.
   - Bibliographie des documents employés.
   - Bibliographie des documents complémentaires employés.
   - Bibliographie des outils professionnels employés.
   - Annexe : La précision des dates historiques autour de Waudru.
      - Notes de l'annexe.

Vendu.

 

VALÉRY (Paul) — Introduction à la poétique. Cinquième édition. Paris, Gallimard, 1938. In-8° (142 x 191 mm.) broché, 59 p., couverture un peu défraîchie.


Extrait :
   
L'Histoire de la Littérature s'est grandement développée de nos jours, et dispose de nombreuses chaires. Il est remarquable, par contraste, que la forme d'activité intellectuelle, qui engendre les œuvres mêmes, soit fort peu étudiée, ou ne le soit qu'accidentellement et avec une précision insuffisante. Il est non moins remarquable que la rigueur qui s'applique à la critique des textes et à leur interprétation philologique se rencontre rarement dans l'analyse des phénomènes positifs de la production et de la consommation des œuvres de l'esprit.
   Si quelque précision pouvait être atteinte en cette matière, son premier effet serait de dégager l'Histoire de la Littérature d'une quantité de faits accessoires, et de détails ou de divertissements, qui n'ont avec les problèmes essentiels de l'art que des relations tout arbitraires et sans conséquence. La tentation est grande de substituer à l'étude de ces problèmes très subtils, celle de circonstances ou d'événements qui, pour intéressants qu'ils puissent être en eux-mêmes, ne nous disposent pas, en général, à goûter une œuvre plus profondément, ni à concevoir de sa structure une idée plus juste et plus profitable. Nous savons peu de chose d'Homère : la beauté marine de l'Odyssée n'en souffre pas ; et de Shakespeare, pas même si son nom est bien celui qu'il faut mettre sur le Roi Lear.
   Une Histoire approfondie de la Littérature devrait donc être comprise, non tant comme une histoire des auteurs et des accidents de leur carrière ou de celle de leurs ouvrages, que comme une Histoire de l'esprit en tant qu'il produit ou consomme de la « littérature », et cette histoire pourrait même se faire sans que le nom d'un écrivain y fut prononcé. On peut étudier la forme poétique du Livre de Job ou celle du Cantique des Cantiques, sans la moindre intervention de la biographie de leurs auteurs, qui sont tout à fait inconnus.

Vendu.

 

VANOLANDE (Myen) — Littérature montoise. Œuvres Choisies. Préface par Gaston Talaupe. Mons, Édition L' Ropïeur, 1933. In-8° (167 x 252 mm.) broché, XI, 246 p., un portrait de l'auteur hors texte, rousseurs à la couverture.


Table des matières :
   - Histoires.
      - El quin.
      - Ein compte réglé.
      - Méete à s' méeson.
      - Ein nouviau grand lîfe.
      - Enne bonne feimme.
      - Enne bonne bouteïye.
      - Ein métier qué l' diâbe n'a nié voulu fèere.
      - Ein nouviau vernis.
      - Au tribunal.
      - Enne leçon d'ariqu'métique.
      - Au Congo.
      - Membre du jury.
      - A confesse.
      - Plan d' campagne.
      - Ein homme franc.
      - Ein drame terrîbe.
      - El bas vert.
      - Service à onze heures !
      - Histoire dé ducasse.
      - El pont.
      - Mam'zelle Zulma.
      - A l' tiouque.
      - Histoire dé cat.
   - Chroniques.
      - Dé l'influence dé l' toile bleue.
      - Tirage au sort.
      - Pou lés cuturières.
      - Les cabots.
      - On vos l' swéete.
      - El quié d' no méeson.
      - El bétième.
   - Chansons.
      - C' que j' pinse.
      - Lés iards.
      - Al' Madame du monumint Antouaine Clesse.
      - A Mercure, Dieu des voleurrs.
      - Pou les sinistrés !
      - Contint dé m' sort.
      - La fin du monde.
      - Complainte du pompier.
      - J'ai ingueulé m' bosse !
      - El chagrin d' Pierre Généefe.
   - Folklore.
      - Ducasse dé Mons.
      - El foire.
      - Saint-Antouaine.
      - Saint-Eloi.
      - El petit Jésus.
      - Avertance pou l' Ducasse.
      - El boutique dé m' grand'mére Susule.
      - No rue : el rue dés Grousiers.
      - No méeson.
      - A frèchés gayes.
      - Je suis le vrai Jacob.
      - Ah... oup ! !
      - Les croque-morts.
      - Avéez, des loques ?
      - Les bernatiers.
      - Mouléârdes, mouléârdes, mouléârdes…Hoûe !!!
      - Et à poires cuites toutes chaudes !
      - L'ermetteu d' carbon.
   - Fantaisies.
      - El révision du calendier.- Métingue au ciel.
      - Meînages assortis.
      - El dragon grougne.
      - El patois montois à la cour.
      - Costume dé « cour ».
      - Ouverture dé l'esposition.
      - El départ pou Brusselles.
      - Au palais.
     - Pourménade in ville.
      - Rinconte d''ein Montoîs.
      - A l'esposition.
      - Pou l' Roi d' Prusse.
      - El visite dé Mossieu Fallières.
      - El dragon vote.
      - L' Ropïeur à Paris.
      - Avertance.
      - El départ.
      - Dins l' convoi.
      - L'arrivée à Paris.
     - Su les boulevards.
      - L' lindemin au matin.
      - A l'Élysée... nié d' Montmartre.
     - A les courses d'Auteuil.
      - Au Moulin Rouge.
      - El dragon réeve d'el gréeve.
      - L'homme dé d'rnain.
À propos de Myen Vanolande, Jeannine Abrassart écrit :
Maximilien Vanolande est l'un des auteurs les plus représentatifs de la faconde montoise, de l'humour proprement montois fait de fantaisie débraillée, d'inventions cocasses, de verve et de goguenardise.
Né à Mons le 28 février 1858 d'une famille bourgeoise (son père était menuisier-entrepreneur, sa mère sage-femme), il grandit « rue des Grouziers » [rue des Groseilliers]. Il deviendra menuisier comme son père, puis « professeur de bois » à l'Institut Warocqué, mais aussi : comédien, chanteur, régisseur de sociétés dramatiques, auteur dramatique wallon, collaborateur au journal patoisant L'Ropïeur, machiniste au théâtre de Mons, notamment pendant la guerre, ce qui lui a permis d'écrire : Les mémoires d'un chef machiniste pendant l'occupation allemande.
Forte personnalité, il est selon Dausias un « vrai Montois, regardeur des hommes et des choses, ayant l'esprit du terroir et le génie du patois. » Il excelle dans le dialogue. Sa philosophie, un rien amère, s'exprime avec une certaine âpreté. Esprit frondeur et très indépendant de nature, il dit les choses avec une franchise totale qui peut parfois être dérangeante. Il se proclame humoriste dans le sens où il écrit selon l'humeur du moment !
Il rédige des contes, des chroniques, des chansons et des articles folkloriques. Ils paraissent dans L'Ropïeur et se retrouvent dans ses Œuvres choisies, publiées en 1933, avec une préface de Gaston Talaupe. Myen (ainsi l'appelle-t-on familièrement à Mons, à l'époque) a donné une œuvre personnelle touffue et variée et collaboré à trois pièces de théâtre.
Myen décède à Mons le 6 février 1928. Le mémorial érigé au cimetière de la ville et inauguré le 28 octobre 1928, porte l'inscription suivante : « Ci-gît Myen qui n'a nié fait d'tort à personne », une phrase extraite de sa chanson Contint dé m'sort.
Il avait résidé à la rue des Passages et participé au Congrès international des Amitiés françaises, tenu à Mons du 21 au 27 septembre 1911. Jules Mauret, alias Jules de Saint-Fiacre proposait en 1984 de baptiser « rue Myen Vanolande » une des voiries de Mons.
Bibliographie :
- Abrassart (Jeannine), Lettres lumeçonnes. Bio-bibliographie montoise, t. III, pp. 218-219.

20 euros (code de commande : 03045).

 

[VENTRE (Louis, seigneur de La Touloubre)] — Collection de jurisprudence sur les matieres féodales et les droits seigneuriaux ; Utile aux différentes Cours & Jurisdictions du Royaume, & en usage principalement en Provence & en Languedoc. Par M. de L. T. Avocat au Parlement de Provence. Nouvelle Édition revue et corrigée. Tomes I et II (complet). Avignon, Seguin, 1773. [A Avignon, / Chez François Seguin, Imprimeur- / Libraire, près la Place de S. Didier. / M. DCC. LXXIII.] Deux volumes in-8° (133 x 200 mm.) demi-veau d'époque, reliure usagées, t. I : [1 (titre)], [1 bl.], XI, [1 bl.], 295, [3 bl.], XXI, [1 bl.] p., t. II : 338, XVI p., mouillures parfois importantes au tome II.



Division de l'ouvrage :
   - Première Partie.
   I. Des Droits Seigneuriaux en général.
   IL De la Juftice.
   III. De l’Adminifiration de la Justice.
   IV. Des Droits Honorifiques.
   V. Des Régales.
   VI. Du Droit de Péage.
   VII. Des Rivières, Iles, Attcrissemens.
   VIII. Du Tréfor trouvé.
   IX. Des Epaves.
   X. De la Confiscation.
   XI. Des Droits de Bâtardise & de déshérence.
   XII. De l’Hoimmage.
   XIII. De la Chasse.
   XIV. Du Droit d’Albergue.
   XV. Du Droit de Guet & garde.
   XVI. Du Droit de Foüage ou quête.
   XVII. Du Ban des Vendanges & du Ban à vin.
   XVIII. Des Biens Nobles.
   - Seconde Partie.
   I. Des Fiefs.
   II. Du Franc-Aleu.
   III. De l’Emphitéose.
   IV. De la Locatairie perpétuelle.
   V. De la Directe.
   VI. Du Lods.
   VII. Du Droit d'indemnité & de l’homme vivant, mourant & confiscant.
   VIII. Du Retrait.
   IX. Du Dénombrement & des reconnoissances.
   X. Du Cens & rentes Seigneuriales.
   XL Des Acaptes & arriere-acaptes.
   XII. De la Bannalité.
   XIII. De la Taille Seigneuriale ou cas impériaux.
   XIV. Des Corvées.
   XV- Du Commis.
   XVI. Du Champart agrier ou tasque.
   XVII. Du Déguerpissement.
   XVIII. Des Bois, Pâturages, Terres gastes ou incultes. 

Les deux volumes : 70 euros (code de commande : 03060).

 

VÉRY (Pierre) — Léonard ou les délices du bouquiniste. Liège, Maréchal, 1946. In-8° (152 x 180 mm.) broché sous couverture à rabats, 75 p., un portrait inédit de l'auteur en frontispice, exemplaire numéroté sur vélin satiné (n° 315), en bon état. 


Extrait :
   le pâtissier n'est pas gourmand des gâteaux qu'il cuit. Ce n'est pas à tort que les cordonniers passent pour les moins bien chaussés des hommes. Généralement, les magasins d'armes, c'est par de pacifiques créatures qu'ils sont tenus. L'homme qui vend des mappemondes, dire de lui qu'il est un irréductible sédentaire, c'est trop peu. Se doute-t-il seulement que la terre est, ronde ? Cette monstrueuse indifférence du négociant à l'endroit des denrées dont il trafique est le meilleur gage de son succès. N'en doutons pas, celui des commerçants qui saura éprouver pour sa marchandise le maximum de répulsion, c'est à lui qu'ira d'abord l'opulence.
   Mais Léonard, le malheureux, aime ses livres ! Le temps n'est pas tellement lointain, qu'il abandonnait sur les quais les trésors de sa bibliothèque. Comme il se revanche, à présent !...
   Soupesant, bichonnant, caressant ses volumes, il suit du regard leurs lignes pures, palpe leurs angles parfaits. Salis, cornés, annotés, c'est de bon cœur qu'il les cède. Mais ces cubes rigides, ces rectangles solides... Une délectation géométrique monte des boîtes magiques pleines de ris, de larmes, de soupirs, de science, de phantasmes. Il est des heures où le bouquiniste ne sait plus si c'est la qualité un texte ou le grain du papier, la disposition heureuse des couleurs de la couverture ou la qualité d'âme qui fut enfermée là qui fait, lorsqu'il soulève un volume, que s'échauffent ses pommettes et que s'accélère le rythme de son cœur.
   Léonard ne sait résister à cette double sollicitation. Cambrioleur de soi-même, presque inconsciemment il accomplit des gestes dont ses recettes se trouvent affaiblies. Mais, le soir, rentré chez lui, le doux remords de découvrir ses poches, sa serviette bourrée de volumes !... Ainsi, gémissant sur un chiffre d'affaires de jour en jour plus réduit, Léonard, chaque mois, s'ingénie à installer dans sa chambre de nouveaux rayons !...


Vendu.

 

[WALLONIE]. Chronique du Conseil Économique Wallon. Publication bimestrielle. N° 11 - Mai 1950. Liège, Édition du Conseil Économique Wallon, 1950. In-8° (158 x 240 mm.) broché, 48 p., publicités, exemplaire en bon état.


Sommaire :
   - Avant-propos, p. 3.
   - Le Conseil Économique Wallon.
      - Modifications do la composition de notre Conseil d'Administration, p. 7.
      - Administrateurs sortants et réélus, p. 7.
      - Distinction honorifique, p. 7.
      - Nominations, p. 7.
      - Composition de notre Conseil d'Administration et de nos différents Comités locaux, p. 11.
      - Rapport à l'Assemblée générale du 15 mai 1949, p. 15.
   - Chronique.
      - La Foire internationale de Liège, la mal dénommée, p. 33.
      - Chronique agricole, p. 35.
      - Développements économiques nouveaux en Wallonie, p. 39.
      - La deuxième Exposition de Namur, p. 41.
      - Les métiers d'art en Wallonie, p. 43.

7 euros (code de commande : 03066).

 

WELTY (Eudora) — La fille de l'optimiste. [Titre original : The Optimist Daughter.] Traduit de l'américain par Louise Servicen. Paris, Calmann-Lévy, 1974. In-8° (140 x 210 mm.) broché, 187 p., (collection « Traduit de... »), en bon état.
   
Exemplaire au poinçon du Service de Presse.


En quatrième de couverture :
   Quand tombe malade le vieux juge McKelva, notable respecté et aimé de sa petite ville du sud des États-Unis, deux femmes, deux mondes s'affrontent : sa fille, Laurel, symbole du Sud conservateur avec ses traditions raffinées et son culte des sentiments délicats ; Fay, sa jeune et jolie seconde épouse, Texane ardente et matérialiste.
   Ce roman subtil et chaleureux, admirablement écrit, a obtenu en 1973 le Prix Pulitzer, la plus haute récompense littéraire aux États-Unis. Eudora Welty marque le fossé qui sépare l'Amérique idéaliste attachée à son passé et l'Améri­que avant tout réaliste.
   Le lecteur trouvera aussi dans ce livre une belle méditation sur la mort, la succession des générations et l'emprise grandissante du matérialisme des nouvelles générations.

Vendu.

 

WINCKLER (Martin) et PETIT (Christophe) — Les Séries télé. Paris, Larousse, 1999. In-8° (145 x 225 mm.) broché sous couverture à rabats, 407 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Guide Totem »). 


En quatrième de couverture :
   Le Guide des Séries télé montre comment ce genre est devenu la littérature populaire d'aujourd'hui : les Alexandre Dumas et autres Eugène Sue contemporains décrivent les rues de Los Angeles, la passerelle du vaisseau Entreprise ou le service des urgences d'un grand hôpital.
   Ce guide est organisé en deux parties.
      - La première analyse les 50 séries qui ont le plus marqué leur époque, autant par leurs qualités esthétiques que par leur impact sociologique et artistique, de l'âge d'or du feuilleton français (Belphégor) aux cops stories américaines (New York Police Blues) en passant par le fantastique danois (L'hôpital et ses fantômes) ou les grandes créations britanniques (Le Prisonnier, Chapeau melon et bottes de cuir).
   - La deuxième partie se présente sous la forme d'un dictionnaire de plus de 500 entrées.
   Fourmillant d'anecdotes et de références, rédigé par une équipe de spécialistes français et américains, le Guide des Séries télé propose au lecteur une véritable approche critique des séries et lui permet de mieux les regarder.

Vendu.

 

  

 La prochaine mise à jour
aura lieu
le mardi 3 février 2026

 

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