MISE À JOUR DU 3 FÉVRIER 2026
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[ANTIQUITÉS NORDIQUES ET SCANDINAVES]. Mémoires de la Société Royale des Antiquaires du Nord. 1840-1844. Copenhague, Au Secrétariat de la Société, [1844]. Deux volumes in-8° (145 ´ 222 mm.) demi-basane brune, dos à 4 nerfs, décorés de roulettes et filets dorés, pièces de titre de basane couleur, 439, [1 (table)], [14 (Aperçu du fonds permanent de la Société)] p., 25 planches hors texte.
Table des matières
:
1. Rapport des séances annuelles de 1840-1841,
p. 1.
2. On the connexion between Sanscrit and
Icelandic, par N.L. Westergaard, p. 41.
3. Description de quelques boucles de
la dernière période du paganisme, p. 74.
4. A Memoir of Einar Sockeson, par
Thorleif Gudmundson Repp, p. 81.
5. Ruins of an ancient scandinvian church
at Kakortok in Greenland, p. 100.
6. Account of a discovery of Antiquities
made at Fall River, Massachusetts, par Thomas H. Webb
et Charles C. Rafn, p. 104.
7. Brief Notices of a Runic Inscription found
in North-America, par Henry R. Colecraft et Charles
C. Rafn, p. 119.
8. Astronomical evidences for the site
of the chief settlement of the ancient Scandinavians in America,
par Charles C. Rafn, p. 128.
9. Vases antiques du Pérou,
par C.T. Falbe, p. 131.
10. Description de deux monuments de
l'antiquité trouvés dans le district d'Od de la
Sélande (La salle des sorciers près de Steenstrup
et Chambre funéraire près de Herrestrup), p.
138-144.
11. Description de la croix de la reine
Dagmar et de quelques autres antiquités analogues,
p. 144.
12. Bemerkungen, die Genealogie des
russischen Fürstengeschlechtes betreffend, par J.H.
Bredsdorff, p. 173.
13. Bemerkungen, die Genealogie des russischen
Fürstengeschlechtes betreffend, par J.-H. Bredsdorff,
p. 173.
14. Rapport de la séance annuelle de
1843.
15. Essai sur les monnaies coufiques
frappées par les émirs de la famille des Bouides
et les princes de leur dépendance, par Jac.-Chr.
Lindberg, p. 193.
16. On the deciphering of the second Achæmenian
or Median species of arrowheaded writing, par N.L. Westergaard,
p. 271.
Les deux volumes : 35 euros (code de commande : 03104).
BAUMONT (Maurice) — L'essor industriel et l'impérialisme colonial (1878-1904). Deuxième édition, refondue et augmentée. Paris, Presses Universitaires de France, 1949. In-8° (145 x 231 mm.) broché, 627 p., (collection « Peuples et Civilisations - Histoire Générale », tome XVIII), exemplaire non coupé et en très bon état.
Extrait de la notice
de Jacques Angel :
Un
livre puissant. Un travail considérable à la base,
le dépouillement d'une immense littérature. Une
synthèse, victorieuse de toutes les difficultés,
d'une des périodes de l'histoire contemporaine les plus
malaisées à parcourir par la multiplicité
des phénomènes de tous ordres qui s'enchevêtrent,
politiques, économiques, sociaux, Un esprit lucide qui
se meut au milieu de toutes les complexités intérieures,
extérieures, coloniales. Une méthode vigoureuse,
rigoureuse, qui sait plier la confusion des faits à un
ordre chronologique serré et diluer la trame dans la perspicacité
la plus ténue. C'est un plaisir de l 'esprit que de trouver
dans ce volume ce qui fail la beauté de l'école
historique française, la clarté qui apprend au lecteur
à se mouvoir au milieu des faits multiples de l'histoire
contemporaine, tout en se refusant à la simplification
trop facile, à l'élagage de ce qui embarrasserait
un historien moins consciencieux, moins objectif, moins impartial.
Un étranger peut lire cc livre sans être offusqué
le moins du monde. Les faits parlent seuls. Les fails prouvent
seuls. Et la méthode, que les directeurs de la collection
ont su imposer à la grande majorité de leurs collaborateurs,
s'illustre ici d'un de ses plus remarquables exemples.
Bibliographie :
- Angel (Jacques), « Baumont
(Maurice), L'essor industriel et l'impérialisme colonial
(1878-1904) », dans Revue d'histoire moderne,
tome 13, n°34, 1938. pp. 320-323.
Vendu.
BERTIN (Charles) — Psaumes
sans la grâce. (Prix
des Poètes 1944) [Bruxelles],
La Maison du Poète, [1947]. In-8° (159 x 231 mm.)
broché, 59 p., cote de bibliothèque manuscrite
sur la page de titre et cachet de radiation sur la page de garde.
On joint la brochure de 11 pages que l'Anthologie de l'Audiothèque
a consacrée à Charles Bertin.
Notice de Jean-Marie
Horemans :
Unanimement
les critiques ont considéré les Psaumes sans
la grâce (1947) de Charles Bertin (1919) comme l'une
des œuvres majeures d'un auteur qui pratiqua pourtant surtout
le théâtre et le roman. Dans ce recueil en vers d'une
pureté et d'une musicalité toutes classiques, qui
obtint le Prix des poètes en 1944, se transcrit à
chaque page « cette angoisse de vie qui ressemble à
mourir » et que l'amour, tout glorifié qu'il
soit, ne parvient pas à vaincre. Malgré d'évidentes
réminiscences valéryennes, ce livre traduit, au
travers d'une expérience sensible, l'universalité
du drame amoureux, porteur de vie et de mort, d'espoir et de désabusement.
Avec un sens profond du rythme incantatoire, une grandeur musicale
dans l'expression, un sens du tragique au travers de l'épopée
individuelle de l'amour, le poète dit le mal ancien de
vivre dans les divers modes la passion amoureuse. Le solitaire
scrutateur de l'âme ne trouve au bout de son périple
évidemment narcissique qu'un peu de cendre, une ombre qu'il
appelait l'amour.
Bibliographie :
- Horemans (Jean-Marie), « Psaumes
sans la grâce », dans, Lettres françaises
de Belgique. Dictionnaire des œuvres. La poésie,
p. 454.
10 euros (code de commande : 03107).
[BUVRINNES - CARTE PORCELAINE]. H.
Pourbaix, Négociant en houblon, à Buvrinnes.
Carte porcelaine (93 x 55 mm.)
imprimée par G. Jacqmain à Gand vers 1850-1860.
Membre de la grande famille de brasseurs binchois,
Honoré Désiré Joseph Pourbaix naquit
à Buvrinnes le 28 mars 1823. Alain Graux nous apprend qu'« il
est cité imprimeur en 1846, cultivateur en 1847, marchand
de houblon à Binche en 1849. » ; il ajoute :
« Le 10 mai 1859, Honoré Pourbaix, négociant
à Buvrinnes, sollicite l'autorisation d'établir
une touraille de 5m² pour la préparation et la conservation
du houblon par l'acide sulfureux. Cette touraille serait située
au lieu-dit Versailles, tenant à la maison qui longe l'avenue
du chemin de fer du Centre, le chemin de grande communication
de Binche à Lobbes et à Mr Wanderpepen, limite de
Binche à Buvrinnes. »
Extrait de la notice de
Marie-Christine Claes à propos du lithographe :
C'est peut-être déjà lui
qui se cache derrière des initiales en 1822.
À propos de lithographie, on remarque
que le goût du pittoresque gagne. M. J.G. lithographe à
Gand, vient d’entreprendre un ouvrage qui a pour titre Promenade
pittoresque dans la ville de Gand. J’en avais entendu
dire du bien, le hasard m’en a fait rencontrer le premier
cahier ; il est composé de six planches traitées
avec art et d’une grande vérité en un très-petit
format. L’auteur a gardé l’anonyme dans ce premier
essai ; il se débarrassera de l’importunité
de la modestie si le succès vient l’encourager. Il
ne peut guère en manquer dans un ville où les amis
des arts, des nouveautés surtout, sont nombreux et qui
ont toujours fait remarquer l’esprit de cité dominant
chez eux plus que partout ailleurs » (Journal de la Belgique,
11 septembre 1822).
En 1840, il grave 15 planches pour H. Simonis,
Application de la Géométrie descriptive au tracé
des ombres, in-4° (Vanderhaeghen, V, p. 272).
En 1841, G. Jacqmain est associé avec
P. Vande Steene.
Jacqmain imprime une carte porcelaine Société
des Étudiants de l'Université de Gand. Bals masqués
et parés donnés au Théâtre de la Rhétorique,
Samedi 1er février 1845, samedi 1er mars 1845. [...]
Bibliographie :
- Graux (Alain), « Binche, des
métiers et des hommes. Contribution à l'histoire
économique de la ville de Binche », dans Les
Cahiers binchois, n° 16 - 1998, p. 87.
- Claes (Marie-Christine), « Jacqmain,
G. [1822 ? - 1870] », dans Répertoire des
lithographes actifs en Belgique sous la période hollandaise
et le règne de Léopold Ier (1816-1865), IRPA,
2012 (mise à jour 2024), pp. 272-274.
Vendu.
[CANTRÉ (Joseph)]. DE RIDDER (André) — Joseph Cantré. Anvers, De Sikkel, 1952. In-8° (187 x 250 mm.) sous reliure et jaquette d'éditeur, 16 p., un portrait de l'artiste en frontispice et 28 planches hors texte, (collection « Monographies de l'Art Belge »), exemplaire numéroté (n° 690), en bon état.
Extrait :
La
carrière de Joseph Cantré se développe tout
entière sous le signe de la lutte, entreprise il y a quarante
ans, et depuis lors menée à bonne fin, sous le drapeau
de l'expressionnisme flamand. Ce mouvement de rénovation
artistique peut être considéré comme le plus
révolutionnaire et le plus efficace que la peinture et
la sculpture belges aient connu dans la première moitié
de ce siècle.
Les premiers adeptes du mouvement furent des
Gantois : Gantois d'origine, comme Gustave de Smet, Frits
van den Berghe, Albert Servaes, Gantois d'adoption, comme Constant
Permeke. Gantois, Cantré l'est au même titre que
ses amis. Comme eux, il fit ses études à l'Académie
de sa ville natale et sous la direction du même professeur
éminent, le vénéré Jean Delvin. Si
Cantré ne s'est pas fixé à Laethem-Saint
Martin à l'époque même où s'y installèrent
les artistes de la seconde des deux formations successives qui
font la gloire du petit village, c'est à la seule différence
d'âge qu'il convient d'attribuer cette carence. Pour les
artistes de la seconde équipe, ce fut entre 1905 en 1909
qu'eut lieu leur exode vers la Lys. Ils étaient tous un
peu plus âgés que Cantré. Guère considérable,
cette différence d'âge n'en a pas moins empêché
Cantré d'être englobé, dès le début,
dans le chapitre le plus important de l'histoire de l'art contemporain
en Belgique, puisque la plupart des historiens se plaisent à
situer à Laethem les débuts du mouvement expressionniste.
Fidèle à la coutume gantoise qui
exige des jeunes artistes qu'ils aillent se retremper, ne fût-ce
que quelques mois, dans l'air et les eaux de la Lys, Cantré
s'est empressé de camper à Laethem et dans quelques-uns
des villages voisins, notamment à Astene, malheureusement
trop tard pour lui.
Mais si l'occasion ne lui a pas été
offerte de rencontrer à Laethem même, pendant leur
séjour en groupe dans le village béni, ceux qui
allaient devenir ses compagnons de lutte et si, de ce fait, il
n'a pas pris part à leurs vacances quelque peu folles dans
les sapinières, les prés et les champs et sur les
rives de la « rivière dorée »,
il ne s'en est pas moins lié avec eux, et fort intimement,
dès leur retour à Gand. Depuis lors, il a participé
à leurs joies et leurs peines, partagé leurs anxiétés
quant aux voies à suivre. Nous n'ignorons pas qu'une fois
terminé l'intermède laethemois, ces jeunes artistes
étaient plutôt perplexes. Alors qu'au début
de leur séjour à Laethem, ils pratiquaient encore,
pour la plupart, le néo-impressionnisme vériste
ou le Iuminisme clausien, ils s'en étaient libérés
peu à peu. Fut-ce au contact de certains maîtres
de la première équipe, ou grâce à leurs
échanges de vue et leurs discussions passionnées ?
Quoi qu'il en soit, si l'ancienne route de la facilité
leur était désormais fermée, ils ne savaient
pas encore en quels sentiers s'engager, afin de renouveler leur
sensibilité et leur technique. Ce fut après leur
retour à Gand que, par la confrontation de leurs œuvres
avec celles des quelques peintres belges et étrangers pour
lesquels ils eurent l'occasion de s'enflammer, en visitant à
Bruxelles les expositions de « La libre esthétique »
et à Anvers celles de « L'art contemporain »,
qu'ils s'appliquèrent à se dégager complètement
de l'emprise réaliste et impressionniste. Provisoirement,
ils étaient convaincus que, pour découvrir la source
de Jouvence, il suffisait d'étendre le registre de leur
art, jusqu'alors trop familier et rustique. Ils renoncèrent
donc à pratiquer presque exclusivement le paysage et la
nature morte, s'intéressèrent davantage au site
citadin, au nu, au tableau d'intérieur.
10 euros (code de commande : 03084).
CARÈME (Maurice) — La Flûte au verger. Bruxelles, Maurice Carême, 1961. In-8° (150 x 222 mm.) broché sous couverture à rabats, 62 p., exemplaire non coupé et en bon état.
Ce recueil contient
:
- Souviens-toi.
- Prélude.
- L'école.
- Je joue moins bien qu'on l'imagine.
- Étés.
- Les mages.
- Mon cœur d'enfant.
- Le loriot.
- Étais-je une balle d'enfant.
- Enfance.
- Si j'avais su.
- Le renard à l'anneau d'argent.
- Être simple.
- Arc-en-ciel.
- Ne mêle pas à tes soupirs...
- Magie.
- L'archange.
- Tu peux te fier au couchant.
- Simple vie.
- Mon ami le saule.
- Ne crie pas trop haut.
- Les deux enfants de roi.
- L'étang cache un visage.
- Ariette.
- Fin d'été.
- Vert.
- Tu peux partir, mon cœur.
- Petit hameau.
- Vacances.
- Le maraudeur de fables.
- O ! temps passé est bien
cassé.
- Crépuscule.
- Nous n'irons plus au bois.
- L'insatisfait.
- Mes belles heures.
- Cette douce lumière ronde.
- Où court-il, ce ruisseau...
- Neiges d'antan.
- De la bourrache à la ciguë.
- Soixante ans.
- Ce qu'il faudrait d'or...
- La flûte au verger.
Vendu.
CATHO
(Félix, pseudonyme de Félix Slotte) — Le
dit du renouveau poème satirique des derniers temps. Mons, A.C.T.I. (imprimeur), 1929. In-8° (150
x 178 mm.) broché, 37, [3] p., exemplaire numéroté
(n° 458).
Un ouvrage très
rare, avec un envoi de l'auteur « à Monsieur Vertessen »
daté de « Mons. Jour de l'Ascension 1936 ».
Félix Slotte naquit à Mons 3 juillet 1895 ;
il était le fils de Nestor et d'Angèle De Bert bien
connue dans la capitale du Hainaut pour avoir publié quelques
notices dans les Annales du Cercle archéologique de
Mons et des ouvrages dont le plus célèbre est
La Guirlande des mois : folklore montois, mais aussi
un roman autobiographique Ma petite reine et Cendres
du passé et Souvenirs d'une infirmière de
guerre (1914-18).
Liminaire :
Nous ne sommes plus aux siècles des cités
médiévales, tout encerclées de murailles
crénelées semées de meurtrières, abritant
derrière des pont-levis, sous le soleil de gloire des institutions,
de tragiques querelles intestines.
Nous ne sommes plus les serfs du manoir qui
là-bas se dresse à l'horizon avec son vieux rempart
gris, terreux et poussiéreux, se cuirassant d'herbes folles
montant à l'assaut du noir donjon qui, témoin de
guerres, tout ébréché, écoute, silencieux,
avec un sourire, la voix du temps présent.
Détrompez-vous, ami lecteur, l'horizon
s'est élargi mais le décor n'a guère changé.
Aux murs des villes et des manoirs ont succédé les
tranchées, d'où, casqué, l'on se mesura dans
une lutte titanesque. Une Paix a surgi... Trêve momentanée.
Nous sommes, en dépit des traités d'histoire, réellement
à la fin d'un Moyen-Âge, pire que le premier.
« Sus l'heure que la joyeuse Aurore
aux doigts rozatz dechassera les ténèbres »
disait Rabelais et à la veille d'une Renaissance nouvelle,
vraie, cette fois, la Nuit désarmera.
Le Printemps, alors, reviendra. L'Eden s'entr'ouvrira.
L'Hiver, le sombre hiver, où tous les cœurs, toutes
les âmes étaient glacés par l'esprit des Ténèbres,
finira. Les frimas, la pluie et les crépuscules sanglants
cesseront. Les ombres s'évanouiront. L'Aurore et le Soleil
se lèveront dans toute leur splendeur. Les Fleurs paraîtront
sur la terre. Le Temps des chants reviendra plus beau qu'aux jours
des trouvères et troubadours. Leur Rêve renaît
ici avec un Idéal nouveau. Leur Lyre éternelle ira
se faire entendre jusque dans les campagnes. L'Amour commencera
sou règne.
Voilà pourquoi, dans une atmosphère
fantastique, dont le symbolisme paraîtra peut-être
étrange et démesuré, ces poèmes ont
le décor réel, médiéval, de ces temps-cy.
Vendu.
[CHANSONS FRANÇAISES]. La vieille chanson française. Tome I : Chants nationaux. Chansons historiques et légendaires. Tome II : Refrains populaires. Rondes, romances, chansons bachiques. Paris, Boulanger, [ca 1895]. [Paris / L. Boulanger, Éditeur / 90, boulevard Montparnasse, 90] Deux tomes en un volume in-12 (92 x 145 mm.) pleine toile verte, couvertures conservées, 128 et 128 p., petites vignettes en tête de chaque chanson, (collection « Petite Bibliothèque Diamant »), exemplaire en bon état.
Table des chansons du
tome I :
- Chansons
nationales et dynastiques.
- Adieux à Gabrielle.
- Vive Henri IV.
- La Marseillaise.
- Ça ira.
- La carmagnole.
- Le Chant du Départ.
- Le Chant des Victoires.
- Roland à Roncevaux.
- Le Salut de l'Empire.
- Roland.
- Où peut-on être
mieux.
- La Parisienne.
- La Varsovienne.
- Chœur des Girondins.
- Départ pour
la Syrie.
- Chansons
historiques.
- Bélisaire.
- Le Roi Dagobert.
- Héloïse
et Abélard.
- Convoi du duc de Guise.
- Bayard et la Jeune
Fille.
- Bayard.
- Monsieur de la Palisse.
- Malbrough.
- La Belle Bourbonnaise.
- La Nouvelle Bourbonnaise.
- Fualdès.
- Souvenirs d'un vieux
soldat.
- Chansons légendaires.
- Pyrame et Thisbé.
- Le Juif errant.
- Geneviève de
Brabant.
- Clémence Isaure.
- Cadet Rousselle.
- Monsieur et Madame
Denis.
Table des chansons du tome II :
- Refrains
populaires.
- Au clair de la lune.
- Le Compère Guilleri.
- J'ai du bon tabac.
- Fanfan la Tulipe.
- Le Départ du
Grenadier.
- Dumollet.
- Fanchon.
- Gentille Annette.
- Le Petit Mari.
- Dans les Gardes Françaises.
- Cadet et Babet.
- La Marmotte en vie.
- Les Trois Soldats.
- Les Vendanges.
- La Mère Bontemps.
- Va-t'en voir s'ils
viennent.
- Le Ménage de
garçon.
- La Petite Jeauneton.
- Le Tambourin.
- La Meunière.
- L'Amour.
- Romances.
- Bouton de Rose.
- Fleuve du Tage.
- Combien j'ai douce
souvenance.
- Dormez, chères
amours.
- La Musette.
- Femme sensible.
- Les Hirondelles.
- C'est mon ami.
- Je ne veux pas presser.
- Ah ! le bel oiseau,
maman !
- Ce qui plait aux dames.
- L'Amour.
- Pauvre Jacques.
- Maman dort.
- Le Premier Pas.
- Le Rosier.
- Il pleut, bergère.
- Ah ! vous dirai-je,
maman.
- Les Souhaits.
- La Ressemblance.
- Rondes.
- Le Matelot de Bordeaux.
- Il était une
bergère.
- Ronde de l'amour.
- La Vieille.
- Giroflé, Girofla.
- Mignonne, je vous aime.
- La Boulangère.
- Le Chevalier du guet.
- Joli Dragon.
- Amusez-vous, belle.
- Nous étions
trois filles.
- La Marguerite.
- La Gasconne.
- Margotton et son âne.
- Chansons bachiques.
- Le Vrai Buveur.
- La Barque à
Caron.
- Commençons la
semaine.
- Jouissons du temps
présent.
- Éloge de l'eau.
- Plus on est de fous !
- Quand on est mort.
- Le son que je préfère.
Vendu.
CHAVÉE
(Achille) — Entre puce et tigre. Poèmes. La Louvière, Éditions
de Montbliart, 1955. In-8° (117 x 176 mm.) broché,
57 p., un des 25 exemplaires numérotés
sur Hollande van Gelder (n° XI), dédicace
de l'auteur à Louis Van de Spiegele.
Rare édition
originale.
Le recueil
rassemble quarante-neuf poèmes écrits entre janvier
et septembre 1954.
Le dédicataire du recueil est le peintre
surréaliste montois Louis Van de Spiegele qui, avec
ses amis Achille Chavée et Fernand Dumont, participa aux
activités de Rupture, puis du Groupe surréaliste
de Hainaut et de Haute Nuit dont les premières expositions
eurent lieu dans sa galerie Le Sagittaire.
Notice de René Poupart :
Si Chavée a espéré
qu'une femme lui apporte l'amour absolu et pur dont il rêvait,
il n'a cessé de chercher à percer l'énigme
de son essence et de son destin humains. Une série de volumes
de poésie, publiés quasi annuellement témoignent
de cette interrogation dont l'angoisse se masque d'humour sarcastique :
Éphémérides (1951), À pierre
fendre (1952), Cristal de vivre (1954), Entre puce
et tigre (1955), Les traces de l'intelligible, publié
sans date, vraisemblablement un peu avant Catalogue du seul.
[...]
Chavée semble maintenant préférer
la concision à l'abondance. Les poèmes courts sont
majoritaires, mais ce qui a été perdu en quantité
est regagné en poids. Nombre de ces brefs poèmes
sont d'une remarquable densité ; ils sont à
mi-chemin entre les grands envols des premiers recueils et le
langage lapidaire des aphorismes de Décoctions (1964).
Bibliographie :
- Poupart (René), Catalogue du
seul, dans, Lettres françaises de Belgique. Dictionnaire
des œuvres. La poésie, p. 80-81.
- Achille Chavée. 1906-1969,
catalogue de l'exposition organisée à l'occasion
du dixième anniversaire de sa mort, à La Louvière,
en 1979, n° 306.
- Canonne (Xavier), Van de Spiegele Louis,
dans 1000 personnalités de Mons & de la région,
p. 760.
Vendu.
[CUESMES - PREMIÈRE GUERRE
MONDIALE]. Rare affiche du Cinéma du Chien Vert (avenue
du Commerce à Cuesmes).
Cuesmes, Imprimerie Coopérative
Ouvrière, [ca 1916]. Affichette au format 216 x 307 mm.,
un pli vertical et un pli horizontal, en très bon état
malgré la fragilité du papier.
Programme pour les
dimanche 12 et lundi 13 mars ou - au vu du programme – plus
vraisemblablement décembre, indiquant qu'« une
partie des bénéfices sera versée au profit
des soldats belges prisonniers en Allemagne. »
25 euros (code de commande : 03091).
DELATTRE
(Achille) — Une grande bataille sociale. La grève
des mineurs du Borinage (août-octobre 1924). Préface de J. Dejardin. Bruxelles,
L'Églantine, 1925. In-8° (118 x 182 mm.) broché,
301 p., couverture défraîchie avec un manque
au second feuillet.
Un ouvrage peu
courant du célèbre homme politique borain.
Introduction :
Le
prolétariat du Borinage et du pays tout entier vient de
vivre des heures graves et nous pensons que la narration des faits
que nous avons connus peut contribuer à l'éducation
des masses.
Il y a en effet dans cette bataille des tactiques
nouvelles. Des méthodes inconnues jusqu'à ce jour
ont été préconisées qu'il est nécessaire
de mettre en lumière. Il y a des faits qu'il est bon de
commenter et dont il faut, impartialement, apprécier les
causes et les conséquences.
Il y a des enseignements à retirer pour
notre édification que nous ne pouvons laisser dans l'oubli
sous peine de manquer â nos devoirs.
Sans doute, la tâche à accomplir
pour cela est immense pour nos faibles moyens, nous ne méconnaissons
nullement ni l'importance qu'elle revêt, ni les difficultés
qu'elle présente, mais nous voulons cependant la tenter
car le but à atteindre : l'éducation des masses
est noble et mérite les soins et les efforts de tous ceux
qui se sont attelés à la tâche difficile et
ingrate de la défense du prolétariat.
Nous n'avons pas la prétention de présenter
un travail parfait, nous ne sommes pas certain de ne pas passer
à côté de certains faits, certains détails
qui mériteraient notre attention pour un examen approfondi ;
mais ce que nous pouvons promettre, c'est que nous ferons notre
possible pour être complet et impartial.
Mais nous ne voulons pas seulement faire œuvre
d'historien, ce n'est pas uniquement l'historique de la grève
que nous voulons écrire, alignant les faits les uns après
les autres dans leur ordre chronologique ; comme nous le
faisons remarquer plus haut, cette histoire appelle des commentaires
pour notre édification. Nous ferons donc connaître
notre avis quand il y aura lieu, sans parti-pris et sans crainte
de bousculer parfois les idées fausses admises et les pratiques
erronées en vigueur.
Et nous pensons que notre travail, ainsi élaboré,
contribuera à faire l'éducation de ceux qui voudront
bien le lire avec la même bonne volonté, la même
impartialité et le même désir de servir notre
classe que nous aurons mis à l'écrire.
15 euros (code de commande : 03094).
DE LAUNAY (Jacques) — La Belgique à l'heure allemande. [La guerre et l'occupation 1940-1945.] Bruxelles, Paul Legrain, 1977. In-8° (167 x 240 mm.) collé, 360 p., illustrations en noir, couverture un peu défraîchie.
En quatrième
de couverture :
Jacques de Launay : 53 ans, nationalité
française, historien, a publié 25 ouvrages, qui
ont connu 30 traductions. Plusieurs de ces ouvrages sont consacrés
à la Belgique.
– Pourquoi justement la Belgique,
Jacques de Launay ?
– Depuis 1940, j'ai été
agent de liaison de mouvements de résistance français
et belge (OCMet FI). J'ai passé la frontière chaque
semaine, traversant Bruxelles chaque mois. Il suffisait d'être
un peu curieux pour devenir un observateur attentif et vite...
passionné. Après la guerre et un temps d'engagement
volontaire dans l'armée française, j'ai, avec mes
amis de la résistance, tous démocrates déterminés,
pris catégoriquement position contre les excès de
la répression.
Les événements que j'avais vécus
pendant l'occupation, j'ai ensuite voulu les mettre au clair et
les approfondir d'une façon plus rigoureuse. Cela devient
vite un jeu passionnant : les documents s'accumulent, les contacts
se multiplient, des vérités se dessinent, qui ne
sont pas toujours celles d'un regard superficiel ou de légendes
non vérifiées.
– Quel regard avez-vous porté
sur la guerre ?
– Mon livre débute avec l'invasion,
la campagne des dix-huit jours et se termine avec la bataille
des Ardennes. Il est donc tout à la fois une chronique
militaire, politique, économique, administrative, morale
de la guerre. Mais surtout humaine. Parce que, si la participation
active des Belges à la collaboration ou à la résistance
armée a été numériquement faible,
il s'est livré un combat plus dur, plus courageux et finalement
victorieux, celui de la survie. L'histoire de la guerre dans ce
pays c'est donc d'abord celle des hommes et de leur vie de tous
les jours.
– Et vos sources ?
– Paradoxalement, je crois que ma
qualité de Français m'a facilité les choses
: dans ce livre, il y a évidemment mon témoignage,
mais aussi celui de très nombreuses personnalités,
témoins ou acteurs des deux camps et de tous horizons,
qui, pour la première fois, ont parlé. L'auraient-elles
fait de la même façon devant un de leurs compatriotes ?
Voilà, en tout cas, leur déposition devant le tribunal
de l'histoire...
– Un tel ouvrage peut-il être
objectif ?
– Bien entendu, j'ai mon opinion sur
un certain nombre de choses. Mais je suis juriste et profondément
démocrate. À la manière d'un juge d'instruction,
j'instruis un dossier, mais je ne juge pas. Je livre un document,
c'est au lecteur de prendre parti, en son âme et conscience.
6 euros (code de commande : 03100).
DU BOIS (Albert) — Les douze génies. Laïs et Démosthènes (Démosthènes). Poème tragique. Nouvelle édition. Paris, Alphonse Lemerre, 1909. In-8° (120 x 186 mm.) broché, II, 176 p., exemplaire en bon état.
Présentation
de la série Les Douze Génies :
J'évoquerai,
en douze poèmes scéniques, les douze figures qui
incarnèrent le plus puissamment un de ces sentiments, un
de ces traits de caractère ou une de ces facultés
dont l'ensemble se retrouve en l'âme de tout poète.
- Homère : l'enthousiasme
devant la Beauté.
- David : la passion
qui saigne et qui sanglote.
- Ezekiel : l'épouvante
devant le Mystère.
- Dèmosthènes
: l'art de créer l'illusion.
- Saint Paul : le désir
d'être digne de la pureté de l'infini.
- Juvénal : la
colère devant la Brute déchaînée.
- Rabelais : le rire
sous lequel se dissimule la face douloureuse.
- Shakespeare : l'amour
du rêve.
- Cervantes : l'amertume
devant les mensonges de l'idéal.
- Voltaire : l'esprit
qui vêt la Vérité de falbalas étincelants.
- Lord Byron : la volonté
d'être plus qu'un homme.
- Victor Hugo : la compassion
devant la misère des faibles.
Toute l'âme humaine – toute
l'âme du poète –est en l'âme de ces
hommes, et nous ne pouvons que redire leurs paroles et recommencer
leurs rêves.
12 euros (code de commande : 03080).
[ETHNOGRAPHIE].
Arts et Traditions Populaires. Année 16 - N° 2
- Avril-Juin 1968. Paris,
Éditions G.-P. Maisonneuve et Larose, 1968. In-8° (162
x 239 mm.) broché, [106 (pp. 93-199)] p., illustrations
in et hors texte, exemplaire en bon état.
Arts et Traditions
Populaires est la revue trimestrielle
de la Société d'Ethnographie française, publiée
avec le concours du Centre National de la Recherche Scientifique.
Sommaire :
- Hommage
à Louis Armand-Calliat (1896-1966). I. Croix anciennes
en Chalonnais. II. L'art populaire en Chalonnais, p. 93.
- Le pèlerinage de Notre-Dame
de Bellevau (Charente), par Marcelle Bouteiller, p.
135.
- Du grenier au musée par l'école,
par Henri Oursel, p. 151.
- Une chantefable de Noël en Pays
Pourlet : la « tragélie »,
par Donatien Laurent, p. 153.
- Chroniques, p. 173.
- Comptes rendus, p. 186.
- Synopses, p. 201.
9 euros (code de commande : 03089).
[GARY (Romain)]. ANISSIMOV (Myriam) — Romain Gary le caméléon. Paris, Denoël, 2004. In-8° (153 x 241 mm.) collé, 745 p., illustrations hors texte, couverture un peu défraîchie.
En quatrième
de couverture :
Ne dis pas forcément les choses comme
elles se sont passées, mais transforme-les en légendes
et trouve le ton de voix qu'il faut pour les raconter »
: c'est ainsi que Romain Gary, dans La nuit sera calme,
s'expliquait sur l'extraordinaire aventure de sa vie. Né
en Lituanie, dans une famille juive de Wilno, Romain Kacew émigre
sur la Côte d'Azur à l'âge de quatorze ans.
En juillet 1940, rejoignant au péril de sa vie Londres
et le général de Gaulle, il combat en héros
dans les forces aériennes de la France libre. Sur ses origines
juives, sa jeunesse et ses exploits au cours de la guerre, Gary
ne cessera de réinventer une réalité-fiction
qui est à la source de son œuvre.
À mesure qu'il crée sa propre
légende, devenant un écrivain célèbre
avec Éducation européenne et Les Racines
du ciel, Gary cherche à échapper à son
propre personnage en usant de pseudonymes. Multiplier les masques,
telle est alors l'obsession de ce séducteur aux mille visages,
consul de France à Los Angeles et mari de l'écrivain
Lesley Blanch puis de l'actrice Jean Seberg. Poussant jusqu'au
bout ce désir de s'auto-engendrer, Gary invente Émile
Ajar, un écrivain fictif « personnifié »
par son cousin Paul Pavlowitch et obtient une deuxième
fois le prix Goncourt en 1975 pour La Vie devant soi. Après
cette ultime mystification, Romain Gary se suicide en 1980.
Explorer la vie réelle d'un personnage
aussi doué pour l'affabulation créatrice, tel fut
le pari de Myriam Anissimov. C'est en se fondant sur de nombreux
témoignages, entretiens et documents inédits à
Wilno, Londres, Paris et New York, en dépouillant les archives
personnelles de l'écrivain et de ses proches, qu'elle a
mené à bien cette enquête magistrale sur l'un
des grands écrivains du XXe siècle.
Vendu.
HEURGON (Jacques) — La vie quotidienne des Étrusques. Dessins de Henri Faivre. Paris, Hachette, 1989. In-8° (130 x 200 mm.) collé, 360 p., illustrations, (collection « La Vie Quotidienne »).
En quatrième
de couverture :
Depuis deux mille ans,
la civilisation étrusque s'était fondue peu à
peu avec le monde romain ; son origine se perdait dans les
légendes et les hypothèses ; sa langue était,
à tort, réputée inconnue. Les progrès
de l'archéologie, des découvertes surprenantes,
de nombreuses expositions l'ont enfin révélée
au public.
Obstinément fidèles à des
usages immémoriaux, les Étrusques ont été,
en Italie, les propagateurs fervents des modes grecques. Ils se
sont faits ainsi les éducateurs de Rome. Après avoir
régné sur elle et l'avoir véritablement fondée,
ils furent soumis à sa loi : Jacques Heurgon arrache
les Étrusques au domaine du rêve et les fait revivre
dans leurs occupations de tous les instants comme aux grandes
heures de leur existence. Ce livre, qui s'appuie aussi bien sur
les témoignages littéraires que sur l'observation
des sites archéologiques, a été traduit en
sept langues.
Vendu.
HUSARSKI (Vaslav) — Le style romantique. Paris, Éditions du Trianon, 1931. In-8° (185 x 228 mm.) demi-maroquin brun à coins, dos à 5 nerfs, couverture conservée (reliure de G. Anderson, à Liège), dos passé, 153 p., LXII héliogravures hors texte, exemplaire numéroté (n° 685).
Table des matières
:
- Introduction.
- Le mystère du
Romantisme : Eloa ou Lélia ?
- L'énigme du
style romantique : Pendule à la cathédrale ou les
Massacres de Scio ?
- Tentative d'explication.
Chapitre I. Préliminaires.
- L'évolution
des styles depuis la fin du Moyen Âge jusqu'à la
moitié du XVIIIe siècle.
Chapitre II. Origines.
- Principaux courants
artistiques avant la Révolution.
I. Classicisme
et gothicisme.
A.
Le classicisme et ses différents aspects.
- Le
retour à l'antique.
- L'influence
de la Renaissance et de l'art classique du XVIIe siècle.
B.
Le culte de l'antique et le goût du gothique. Leurs traits
communs. Leur fond romantique.
C.
Premières manifestations du néo-gothique.
II. Persistance
de la conception baroque et rococo.
- L'architecture
et l'art décoratif.
- La
peinture et la sculpture.
- Le
fond romantique du mouvement.
III. Les
deux romantismes.
Chapitre III. Intermède.
- Le règne du
classicisme.
I. Première
période. Le style Directoire.
II. Deuxième
période. Le style Empire.
III. Troisième
période. Le style Restauration.
Chapitre IV. Époque du premier romantisme ou
de l'idéalisme.
I. Les dernières phases
du classicisme.
II. Le style du premier Romantisme
: entre le classicisme et le gothicisme.
A. Le goût
troubadour.
B. La mode
à la cathédrale.
C. Le genre
renaissance.
III. L'ensemble. Les intérieurs
La mode.
Chapitre V. L'époque du deuxième
romantisme.
- Le style du deuxième
romantisme : le retour à la conception baroque et rococo
A. La peinture
et la sculpture.
B. L'art
décoratif.
- L'ameublement.
- Les
sièges. - Les lits.
- Les
tables.
- Meubles
fermants. - Meubles divers.
- Le
décor intérieur. - Les objets d'art.
- Les
tapis.
- Les
tentures.
- Les
pendules.
- Le
luminaire.
- La
verrerie et la porcelaine.
- Le
décor du livre.
- La
parure.
C. L'architecture
extérieure.
D. L'installation
des intérieurs.
- Le caractère
général de l'époque.
- Conclusion.
- Bibliographie sommaire.
- Table alphabétique
des noms.
- Table des illustrations.
18 euros (code de commande : 03082).
LEURIDAN
(Théodore) — Armorial du Nord. Familles et institutions.
Première série. Lille,
Imprimerie H. Morel, 1926. In-8° (170 x 254 mm.) broché,
264 p.
Cet ouvrage
constitue le 21e recueil de la Société d'Études
de la Province de Cambrai (Histoire de Flandre, Tournaisis, Cambrésis,
Hainaut, Artois).
Introduction :
Le
présent recueil contient la première série
des armoiries des familles et des institutions de la région,
mentionnées dans l'Épigraphie du Nord et
dans les autres publications de la Société d'Études.
Il sera complété, si Dieu nous
prête vie, par plusieurs autres séries, actuellement
préparées et que nous livrerons à l'impression
aussitôt que l'occasion favorable s'en présentera.
Toutes ces armoiries sont reproduites telles
qu'elles sont énoncées par les documents cités
dans les diverses publications de la Société
d'Études. Un certain nombre d'entre elles doivent donner
lieu à des observations et à des notes explicatives,
parfois même à des rectifications. Celles-ci seront
imprimées en même temps que l'introduction générale,
les concordances et les tables.
D'ici là, nous recevrons avec reconnaissance
toute commu­nication que voudront bien nous adresser ceux
de nos aimables collègues s'intéressant spécialement
à l'héraldique.
40 euros (code de commande : 03098).
[LIÈGE]. Le Patrimoine Monumental de la Belgique. Volume 3. Province de Liège. Arrondissement de Liège. Ville de Liège. Liège, Soledi, 1974. In-8° (158 x 222 mm.) sous reliure et jaquette d'éditeur, 453 p., nombreuses illustrations en noir et quelques-unes en couleurs, planches à déplier, exemplaire en bon état.
Sur la jaquette :
Étirée
au creux de la vallée mosane, Liège a toujours bénéficié
de sa situation privilégiée. Un habitat serré
caractérise son développement toujours tributaire
des larges boucles de la Meuse qui enserraient étroitement
le noyau urbain jusqu'à l'aube du siècle dernier.
Le Moyen Âge l'a richement dotée d'églises,
seuls vestiges antérieurs à la destruction systématique
ordonnée par Charles le Téméraire en 1468.
Le Palais des Prince-Évêques et de beaux hôtels
patriciens inspirés des styles français et italiens
restent les témoins de la « renaissance »
de la Cité au XVIe s. Plus nombreux sont les édifices
du XVIIe s. en « style mosan » et ceux du
XVIIIe s. que l'on a conservés. Les bâtisses antérieures
au 2e quart du XIXe s. sont également recensées
et la prospection systématique effectuée rue après
rue n'a pas négligé les exemples représentatifs
de l'architecture contemporaine.
Parmi les 1.700 façades répertoriées,
le visiteur pourra ainsi découvrir, à côté
de monuments célèbres de la Cité ardente,
des aspects peu connus de la ville ainsi que de nombreuses maisons
jusqu'ici ignorées, sur lesquelles l'Inventaire du Patrimoine
monumental de Liège-Ville s'est attaché à
mettre l'accent.
12 euros (code de commande : 03099).
[LITTÉRATURE ALLEMANDE]. L'absolu littéraire. Théorie de la littérature du romantisme allemand. Présentée par Philippe Lacoue-Labarthe et Jean-Luc Nancy. Avec la collaboration d'Anne-Marie Lang. Paris, Seuil, 1978. In-8° (140 x 205 mm.) broché, 444 p., (collection « Poétique »).
En quatrième
de couverture :
Avant de faire époque dans la littérature
et dans l'art, avant de représenter une sensibilité
ou un style (dont on annonce régulièrement le « retour »),
le romantisme est d'abord une théorie. Et l'invention
de la littérature. Il constitue même, très
exactement, le moment inaugural de la littérature comme
production de sa propre théorie – et de
la théorie se pensant comme littérature. Par-là,
il ouvre l'âge critique auquel nous appartenons encore.
Poétique où le sujet se confond
avec sa propre production, et Littérature close sur la
loi de son propre engendrement, le romantisme (nous, en somme),
c'est le moment de l'absolu littéraire.
Cela s'est joué vers 1800, à Iéna,
autour d'une revue (l'Athenaeum) et d'un groupe (celui
des frères Schlegel). Or, depuis bientôt deux cents
ans que ce moment a eu lieu, pratiquement aucun des textes majeurs
où s'est effectuée une telle opération n'a
été traduit en français. La première
ambition de ce livre est, par conséquent, de donner à
lire certains d'entre eux.
Mais comme la contrainte que le romantisme exerce
sur nous est à proportion de la méconnaissance où
il a été tenu, on a voulu, chaque fois, accompagner
ces textes et en prendre, à notre usage, la mesure théorique.
Question, tout simplement, de vigilance : car au fond « l'absolu
littéraire », n'est-ce pas ce qui hante, encore
aujourd'hui, notre demi-sommeil théorique et nos rêveries
d'écriture ?
18 euros (code de commande : 03114).
LOUIS-JARAY
(Gabriel) — L'Empire français d'Amérique.
L'héritage du passé et les Français d'Amérique.
Suivi d'une Bibliographie critique sur l'histoire de l'Amérique
Septentrionale de 1534 à 1803. Paris,
Librairie Armand Colin, 1937. In-8° (144 x 226 mm.) broché,
49 p., (collection « Choses d'Amérique ».
Un ouvrage peu
courant, cet exemplaire est enrichi d'un hommage de l'auteur au
juriste Henry Berthélemy.
Introduction :
L’expansion
de la France au-delà des mers au cours de son histoire
s’est développée tour à tour sur les
trois continents asiatique, américain, africain. La France
a organisé un empire d’Orient lors de son premier
apogée au XIIe et au XIIIe siècle, quand la Méditerranée
paraissait encore la mer dominatrice du monde. Lors de la découverte
des terres nouvelles, François Ier et Ango, avec une
prescience admirable, se tournèrent vers l’Atlantique
qui allait devenir le nouveau centre de la planète ;
la politique coloniale en Orient fut transformée en un
protectorat spirituel établi d’accord entre Soliman
et François Ier, et le roi porta son effort vers l’Occident :
il opposa, dans le Nouveau-Monde, malgré les décisions
papales, l’action de la France à l’action espagnole
et à l’action portugaise. Ainsi naissait outre-Atlantique
un empire, dont l’ascension coïncida avec le second
apogée en Europe de la métropole conduite par Henri IV,
Richelieu et Colbert.
Le premier empire d’outre-mer, c’est
l’empire d’Asie, c’est le royaume franc de Jérusalem,
fondé par Baudouin de Boulogne, couronné comme premier
roi, en l’église de Bethléem en l’année
1100 ; né huit ans avant l’avènement de
Louis Le Gros, ce royaume a disparu quand se terminait le règne
de Philippe le Bel ; il a donc duré deux siècles,
aux temps mêmes de l’étonnante vitalité
et de la croissance française du XIIe et du XIIIe siècle,
due à une habile direction gouvernementale, maintenue avec
une continuité exceptionnelle dans l’histoire des
peuples, sous les règnes de Louis le Gros, Philippe-Auguste,
saint Louis et Philippe le Bel.
Lorsque la courbe du destin français,
descendue si bas, après le XIIIe siècle, se relève,
le premier fondement d’un nouvel empire français est
posé en Amérique sous François Ier ;
puis la France retombe ; tout demeure en suspens ; elle ressuscite
avec Henri IV et, à nouveau, elle connaît la
chance insigne de se développer, un siècle durant,
sous une bonne direction gouvernementale, jusqu’à
la dernière décade du XVIIe siècle ;
c’est pendant cette période que l’empire d’Amérique
se crée, se constitue, établit ses cadres, se développe.
Les empires coloniaux français reflètent
ainsi la force de l’expansion de la France ; ils sont
les fils de sa grandeur ; ils sont nés, ont grandi,
ont vécu au même rythme que la mère patrie.
Les deux premiers empires coloniaux ont péri
sous les coups de deux adversaires ; celui d’Asie est
tombé sous la poussée de l’Islam en plein essor
et qui s’élançait à la conquête
du monde ; celui d’Amérique a été
anéanti par la volonté de l’Angleterre, reprise
en main par les Orangistes, qui partaient à la conquête
de l’hégémonie maritime et coloniale du monde.
Dans l’un comme dans l’autre cas,
l’historien se demande parfois si les destins des empires
ne tiennent pas à des contingences : que serait-il
arrivé si au XIIIe siècle, au moment de la poussée
islamique, Philippe le Bel et le Pape avaient fait alliance avec
les Mongols et leurs alliés, chrétiens nestoriens,
contre l’Islam1 ? Que serait-il arrivé si l’empire
d’Amérique avait pu tenir quelques années de
plus, jusqu’au temps du soulèvement des colonies anglaises
contre la domination de Londres ? Quoi qu’il en soit,
le destin de l’Amérique septentrionale est fixé
; il importe de connaître ce que le passé y a légué
à la France d’aujourd’hui.
20 euros (code de commande : 03090).
LURKIN (Abel) — L'amère Belgique. Veuve de guerre. Vervoz-Ocquier, Éditions de Saint-Hubert, [1945]. In-8° (159 x 222 mm.) broché, 155 p.
Notice du Dictionnaire
des œuvres :
L'auteur
s'identifie fortement à la cause des Wallons menacés
par le flamingantisme. « Une nation, dit-il, c'est
bien un esprit. » En ce cas, les Wallons sont des Français
officieux qui doivent craindre et refuser une « certaine
Belgique artificielle, apocryphe et chimérique ».
Loin d'être un essai argumenté, L'amère
Belgique se présente plutôt comme le registre
des plaintes qu'ouvrirait un homme que les événements
politiques et militaires ont blessé et humilié.
Tour à tour, Abel Lurkin règle leur compte aux neutres
et aux veules, à l'armée, à l'attitude de
Pictave III, roi de Colchique, aux profiteurs et aux collaborateurs
de guerre, aux résistants de la dernière heure,
à la désinvolture bruxelloise, autant qu'à
l'Allemagne de Hitlérius... La plume qui a écrit
L'amère Belgique a par moments été
trempée dans du fiel. On en rit jaune encore, même
si la conviction du pamphlétaire ne dégage pas une
véritable doctrine pour l'avenir wallon, dans un État
où le professeur Leneutre demande à changer de nom
et à s'appeler M. Lerésistant, et où il se
trouve que le Belge qui « vendrait du beurre sur le
radeau de la Méduse » est le même qui
affirme, pour assurer la tranquillité de son commerce avec
celle de son âme : « Il n'y a que des Belges,
mossieu. »
Bibliographie :
- Chartry d'Heur (Jean-Marie), Amère
Belgique, veuve de guerre (l'), dans Lettres françaises
de Belgique. Dictionnaire des œuvres. III. Le théâtre
- L'essai, p. 260.
15 euros (code de commande : 03096).
McPHEE (John) — En Alaska. [Titre original : Coming into the Country] Traduit de l'anglais par Richard Matas. Paris, Payot, 1992. In-8° (136 x 210 mm.) collé, 405 p., (collection « Voyageurs »).
En quatrième
de couverture :
C'est
autant dans l'Alaska réel que dans un monde d'images que
nous entraîne John McPhee : un voyage qui nous fait
rêver d'huile de phoque, de soupe de chouette, de steaks
de caribou, de grizzlis dans la toundra cueillant des baies sauvages.
S'embarquer avec McPhee, c'est descendre en
canoë et en kayak l'ultime rivière arctique, dans
les Western Brooks Ranges, au-delà des derniers arbres,
au royaume des grizzlis et des saumons, explorer l'arrière-pays
avec d'étranges compagnons, pénétrer dans
le bush, vivre tout au long du voyage avec le sentiment
profond du silence, du froid, de l'espace immense, et rencontrer
pourtant une foule extraordinaire de personnages hors du temps :
Esquimaux, Indiens, trappeurs blancs, prostituées, chercheurs
d'or, pêcheurs de saumon, écolos, prospecteurs, Américains
fuyant la ville en quête de l'« ultime frontière ».
Le tout écrit dans une langue éblouissante, musicale,
légère, avec un sens aigu de la scène juste,
du détail qui frappe, singulier mélange d'humour
et de poésie.
Car rude parfois est la vie de pionnier. Surtout
lorsque, comme McPhee, on est plutôt du genre citadin prudent
et quelque peu douillet qui prend la précaution d'emporter
avec soi, dans son paquetage, un petit oreiller pour la nuit…
7 euros (code de commande : 03088).
[MALET (Claude-François de)]. KUBNICK (Henri) — Échec à l'Empereur. La conspiration de Malet. Genève-Paris, La Palatine, 1959. In-8° (120 x 186 mm.) broché, 238 p.
En quatrième
de couverture :
À
l'époque de la campagne de Russie, en 1812, un petit général,
prisonnier politique à Paris, réussit à s'évader
et, tout seul, simplement aidé de son uniforme de parade
et d'une serviette bourrée de faux documents, s'empare
d'une grande partie de la capitale et manque « à
un cheveu près » de renverser l'Empire.
Cette aventure est racontée telle qu'elle
a été vue, comprise – ou incomprise –
par ceux-là mêmes qui en ont été les
témoins ou les acteurs : deux braves dragons de la
garde Nationale, les gardiens un peu ahuris de la Prison de la
Force, les portiers et plantons de la Préfecture de Police
et des Ministères, ces baudruches qu'étaient certains
puissants du jour – et dont le dégonflement fit
la joie des badauds – enfin Malet lui-même, qui,
avant d'être conspirateur, avait été successivement
royaliste sous Louis XVI, robespierriste sous Robespierre,
bonapartiste sous Napoléon et déclarait ingénument :
« Mes opinions ? Attachement sans borne à
mon pays et dévouement entier aux différents gouvernements
qui ont été successivement appelés â
régner ».
Les centaines de milliers d'auditeurs qui écoutent
fidèlement Henri Kubnick sur les ondes de la R.T.F. notamment
dans l'émission quotidienne : « 100.000
francs par jour », attachée aux pérégrinations
du Radio-Circus à travers la France, retrouveront avec
joie dans ce récit cet esprit vif et brillant qui s'adapte
si bien à l'Histoire pittoresque.
7 euros (code de commande : 03111).
MARITAIN (Jacques) — Pour une philosophie de l'Histoire. Traduit de l'américain par Charles Journet. Paris, Éditions du Seuil, 1959. In-8° (143 x 192 mm.) broché, 189 p.
Je tenterai dans ce livre de proposer mes vues sur la philosophie de l'histoire. J'essaierai d'y rassembler certaines considérations que j'ai avancées sur ce sujet depuis bien des années, et qui sont dispersées en divers livres et essais.
Les principaux thèmes de mes réflexions seront les suivants :
I. La philosophie de l'histoire considérée en général, c'est-à-dire du point de vue de la théorie de la connaissance.
II. Formules axiomatiques ou lois fonctionnelles. Je pense à ces formules ou énoncés (d'ordre plus universel) qui manifes­tent la stabilité, à l'intérieur de l'histoire, de certaines relations foncières ou de certaines caractéristiques fondamentales.
III. Formules typologiques ou lois vectorielles. Je pense à ces formules ou énoncés (d'ordre plus particulier) qui concernent la croissance même de l'histoire et la variété de ses âges, de ses phases ou de ses aspects, et qui manifestent telle ou telle direc­tion typique dans le développement historique.
IV. Dieu et l'histoire, ou plutôt : Dieu et le mystère du monde.
V. Remarques finales.
12 euros (code de commande : 03110).
[MASCARENHAS
(Jose Freire Monterroio)] — Négociation de la paix
de Ryswick, où
l'on examine les droits & prétentions du roi de France
sur chacun des sérénissimes princes alliez. Et les
droits & prétentions des princes alliez sur le roi
de France. Par Mr. D*** Avec la description de la maison royale
de Ryswick où se tiennent les conferences de la paix generale. Tomes I et II (complet). [La Haye], Chez
l'auteur, 1697. [Imprimé
pour l'Auteur en 1697.] Deux tomes
en un volume in-8° (104 x 157 mm.) plein veau d'époque,
dos à 4 nerfs orné de fers dorés, reliure
frottée, [1 (titre du tome I)], [1 bl.], [12 (préface
et tables)], 206, [1 (titre du tome II)], [1 bl.], 167 la
dernière page est erronément numérotée
« 181 »), [1 bl.] p., une vue gravée
du château de Rijswijk, quelques mouillures, ex-libris manuscrit
de l'avocat Merlin, à Mons, daté de 1745 et ex-libirs
de l'avocat montois Le Tellier.
Une édition
particulièrement rare.
Préface :
Le
Public s'interesse si fort aujourdui à voir terminer les
demêlés qui regnent depuis tant d'années entre
le Roi T.C. & les Princes Confederez, & qui ont enfin
éclaté par une crüelle guerre qui dure de puis
neuf ans, qu'on se persuade que l'impression de cet Ouvrage sera
sans doute du gout de tout monde. L'Auteur en le faisant paroître
n'a eu pour but que la tranquillité publique, & le
repos de toute l'Europe qui doivent être les fruits de la
Paix generalle qui se traite actuellement ; mais comme il
ne s'agit pas ici de remedier simplement à des maux qui
ont afligé la Chrêtienté depuis prés
de cinquante ans par des malheureux Traités tels que le
furent ceux des Pirennée,s & de Nimegue où tout
se passa au gré de la France ; Il est donc trés
important que les Plenipotentiaires dés Serenissimes Princes
Alliez prennent toutes les precautions imaginables pour travailler
à une Paix qui soit plus de durée.
Pour cet effet il est necessaire qu'on examine
à fond les differens interêts qui ont porté
les Princes Alliés à prendre les Armes contre une
Couronne dont l'ambition n'a jamais reconnu de bornes ; &
qui ne s'attendoit à rien moins lorsqu'elle a declaré
la guerre à tant de Princes Souverains, qu'à se
rendre maitresse de leurs Etats & de leur liberté.
Aprés avoir examiné les sources funestes de la guerre
presente, & pesé, pour ainsi dire, à la balance
les droits & pretentions de la France sur chaque Prince, nous
examinerons les droits & pretentions de chaque Prince Allié
sur cette Couronne ; afin qu on puisse rendre équitablement
à chacun ce qui lui apartient. On a donc fait dans cet
Ouvrage une recherche exacte de tous ces droits ; & l'Autheur
se flatte qu'il n'a rien encore paru sur ce sujet qui aproche
des soins qu'il a pris pour assembler & aprofondir des matieressi
épineuses. On donne done ce Traité au public comme
des Preliminaires qui doivent servir de fondement aux Conferences
de la Paix de Ryswick ; parce qu'effectivement il peut donner
de grandes lumieres aux Ministres qui assistent actuellement à
cette celebre Negotiation. La sincerité avec laquelle on
y traite de tant d'interêts diferens, & si dificiles
à concilier, fairont l'apologie de son Autheur, & le
mettront au dessus de l'envie du Vulgaire accoutumée à
taxer de partialité lessentimens les plus desinteressés.
Il seroit seulement à souhaitter que l'union des Serenissimes
Princes qui combattent aujourdui pour la defence de leurs droits
& pretentions contre la Couronne de France, fut inviolable,
afin que l'on pût avec plus de loisir entrer dans une exacte
discution de tous ces droits : ce seroit là l'unique
moyen de jetter les fondemens d'une Paix solide & stable.
Ce n'est pas assés d'avoir pris les armes
& soûtenu jusqu'à present avec beaucoup de gloire
les efforts d'un Ennemi redoutable; il faut outre cela de la constance
& de la fermeté jusqu'à la fin de la guerre,
sans quoi on ne faira jamais de Paix durable. Suivant ce principe
nous pouvons dire que Victor Amedé II. Duc de Savoye
a été trés-mal conseillé lorsqu'il
a fait brêche à cette union : mais si ce Prince
a mal connu ses veritables interêts, les autres Alliez doivent
avoir de sentimens plus genereux. Leur conservation mutuelle,
la Justice de leurs droits & pretentions sur la Couronne de
France, l'occasion favorable qu ils ont de les faire valoir, &
enfin le repos de leurs sujets dependent uniquement de leur union.
Quelque enpressement que le Roi de France témoigne aujourdui
pour la Paix generalle ; on ne doit cependant compter sur
rien de positif & de réel par la fatalle experience
de ce qui s'est passé dans tous les autres Traités.
Les Princes Alliez sont suffisamment instruits de la politique
& des vûës de ce Monarque, sans qu'il soit besoin
d'en faire ici le détail. Nous reservons donc à
en parler plus emplement dans le Corps de cet Ouvrage ; &
nous finirons cette Preface en exhortant les Plenipotentiaires
des Serenissimes Princes Alliez de vouloir soutenir les droits
& pretentions de leurs Maîtres avec autant de Zele que
nous l'avons fait avec toute sorte de desinteressement. Enfin
nous ne demandons pour recompense des soins & des peines que
nous avons pris, pour assembler les matieres d'un Ouvrage si laborieux,
& les reduire dans l'ordre qu'elles sont, que la satisfaction
d'avoir contribué, s'il est possible, à la reconciliation
de tant d'Augustes Princes dont les differents semblent être
à la veille de se voir terminés par une Paix generalle.
Dieu veüille qu'elle soit de durée ; & que
nous puissions veritablement dire avec le grand Charles Gustave :
Quoque Amore Pacis bella terminantur.
Bibliographie :
- André (Louis), Les sources
de l'histoire de France. XVIIe siècle (1610-1715),
n° 8444.
- Le Deley (Éric), L’intemporalité
des principes de négociation, analyse comparée des
textes anciens et récents sur la négociation,
pp. 43 et 225.
Vendu.
[MIRÓ (Gabriel)]. VAN PRAAG-CHANTRAINE (Jacqueline) — Gabriel Miró ou Le visage du Levant, terre d'Espagne. (Essai biographique et critique.) Préface de Jean Cassou. Paris, Nizet, 1959. In-8° (140 x 211 mm.) broché, 463 p., exemplaire non coupé et en parfait état.
Préface :
On ne saurait, en présentant ce livre,
ne pas évoquer tout d'abord l'amitié que le cher
Valéry Larbaud avait nouée avec Gabriel Miró.
Le point de l'Espagne que cet amateur de climats étrangers
avait choisi pour s'y fixer était Alicante, et c'est la
patrie du grand écrivain levantin. On lira, dans l'étude
de Mme Jacqueline van Praag-Chantraine ce que c'est que le Levant,
ce versant méditerranéen de la péninsule,
entre Catalogne et Andalousie, patrie délicieuse, participant
de cette clarté intellectuelle qui est l'apanage de la
Catalogne, mais aussi de la fraîcheur de coloris qui est
celui de la région valencienne, et enfin se teignant déjà
des voluptés de l'Andalousie arabe. Toutes sortes de richesses
s'accumulent là, et on ne sait quelles merveilleuses grâces
de la nature, quelles puissances de floraison qui donnent au paysage
un caractère véritablement évangélique
et y reproduisent les printemps de la Galilée. Il était
de providentielle nécessité que le génie
de Miró transplantât dans ce décor les figures
et les scènes de la Passion.
Miró est un écrivain difficile
à situer, difficile à traduire. Il constitue, dans
la littérature espagnole contemporaine, un cas isolé,
discret, secret. Peut-être d'ailleurs en est-il ainsi de
chacun des écrivains qui ont illustré cette littérature.
C'est que chacun, bien souvent, se relie à l'endroit où
il avait ses racines, sinon à celui où il s'est
enraciné ; chacun est de sa province et est lui-même
cette province. Il est impossible de séparer Machado de
l'Andalousie de sa jeunesse et des campagnes de Soria de sa maturité,
Unamuno de son berceau basque, mais surtout de Salamanque, Azorïn
de sa découverte des « pueblos »
castillans. Miró, lui, né dans le Levant, a vécu
le Levant, médité le Levant ; il s'y est confiné ;
c'est de toutes les quintessences géologiques du Levant
qu'il a composé ses charmes, pareils à ces savantes
et pieuses confiseries qui abondent dans son œuvre pour la
délectation du lecteur et même, allons plus loin,
qui font son œuvre, qui sont essentiellement son œuvre,
la saveur et le parfum de son style. Toute l'opération
littéraire de Miró est de l'ordre de la confiserie,
elle est une soigneuse et raffinée alchimie faite pour
la gourmandise. Elle est profondément sensorielle. Et les
états d'esprit qui en émanent, les sentiments, les
mélancolies, les passions quelle exprime et communique
naissent toujours de sensations, sensations d'enfance retrouvées,
comme chez Proust, sensations rencontrées le long des murs
conventuels d'une petite ville assoupie dans le silence et le
soleil, ou sensations cueillies au hasard d'une promenade à
travers champs, sensations que la tige extrait du sol, la fleur
de l'air qu'elle respire.
Mme van Praag-Chantraine a fait de son sujet
une étude exhaustive. Elle a dessiné la vie de Miró
et son portrait, elle l'a placé dans l'atmosphère
de l'Espagne de son temps, elle a analysé toute son œuvre
pas à pas, avec une minutieuse, microscopique attention.
Avec la même méthode dont Miró lui fournissait
l'exemple, elle a examiné sa poétique, son rythme,
sa langue. J'ai particulièrement goûté cette
partie de son ouvrage, laquelle est très importante et
s'imposait pour définir un écrivain dont l'art linguistique
et stylistique dépasse le contenu de ce qu'il a à
dire, ou plus exactement, se confond avec ce contenu. C'est bien
pourquoi, d'ailleurs, Miró est, comme je l'ai noté,
difficile à traduire. C'est son écriture qui forme
la substance même de son œuvre, et cette substance
se mange, c'est-à-dire est absorbée par tout l'être
physique du lecteur. Mais celui-ci en éprouve un plaisir
spirituel, comme d'une nourriture qui n'est pas que matérielle,
mais tient du philtre et procure ivresse de regrets, de nostalgies,
d'ironies et de songes.
Il faut donc qu'en cet art de Miró il
n'y ait pas que l'art. Et l'artiste lui-même le sait, qui
a voulu se représenter à la source de son art. Il
a voulu nous faire entendre qu'un tel art devait être attribué
à un artiste, nous rendre manifeste la présence
de l'artiste, nous peindre le portrait de l'artiste. Siguenza
n'est pas un personnage de roman, il n'est pas non plus le héros
de l'autobiographie d'un homme. Mais l'artiste qui ne pouvait
que produire l'art de Miró. Et sans doute ressemble-t-il
à Miró, et sans doute est-il Miró. Mais,
plus profondément l'auteur des œuvres de Miró,
et l'artiste qui a créé l'art de Miró et
qui le pratique. Et qui par conséquent, plutôt qu'à
Miró, ressemble à l'art de Miró et, conformément
à cet art, est solitaire, suave et triste. Humain au point
de ressentir de profonds émois, mais aussi transcendant
à ses émois, pareil à la nature dans sa puissance
et sa luxuriance, et comme elle, inépuisablement orchestral
et implacablement funèbre. Un être, en somme, essentiellement
intime et retiré, retiré dans le secret de son laboratoire
de magicien et de virtuose. On l'a dit franciscain ; il est
aussi cruel. Bref un homme que l'on peut soupçonner d'être
infiniment complexe ; mais c'est que cet art est infini et que
son artiste est doué de pouvoirs infinis. Cet homme complexe,
c'est un artiste complexe, il se confond avec cet artiste complexe,
il n'est que cet artiste complexe. D'où l'impression d'abondance,
voire de prolixité que produit une œuvre dont le substrat
humain, en fait, est mince et replié.
Tous ces caractères de l'œuvre de
Miró, avec leurs subtiles combinaisons, apparaissent au
fur et à mesure que se déroulent et se composent
les analyses de Mme van Praag-Chantraine. Rien ne demeure dans
l'ombre et à chacune de ces révélations s'éveillent
de délicates et graves suggestions.
Cette monographie de Gabriel Miró constitue
assurément un des apports les plus sérieux, qui
aient été faits à notre connaissance, de
ce monde, lui-même solitaire et précieux, que sont
les lettres espagnoles d'aujourd'hui.
15 euros (code de commande : 03116).
[MONS
- ALMANACH]. Armonaque dedé Mons pou l'année
1847. Mons, Masquillier-Lamir,
1847. [Mons, / Imp. de
Masquillier éié Lamir, Grand'Rue, & Fils / Grand'Rue,
25.] In-8° (110 x 142 mm.)
broché, 64 p., Exemplaire en exceptionnellement bon
état.
Créé
par le curé Charles Letellier en 1846, l'Armonaque dé
Mons est un classique de la littérature patoisante
montoise.
Avertance :
Lés
Montois doittent-té bé ette fiers dé leû
langage tout d'même, puisqu'il amuse si bé tous lés
geins : qui c' qu'aroi jamais pinsé, il a in an, que deux-toîs
pages dé papier cou­sues insembe, et barbouyées
d'enne douzaine dé bêtises, ariont plait si fort
que c'a ! On a bé raison d'dire que lés geins qui
sont biettes sont toudi bons à queique-chose, quand cé
n' seroi toque pou faire rire lés geins d'esprit. Quand
l'Armonaque de l'année passée a sorti dé
1' maison d'l'imprimeur, no cœur fésoi toque-toque,
nos n'avions pus d'sang dins nos poches, à force que nos
avions peur qu'i n' plaise nié à l'z'amateurs :
ouais mé c'a été tout l' contraire; il a
ieue d'z'amateurs in volée in v'ïà, et tous
bràfés geins qu'ont fait semblant dé rié
su lés petites floches qu'on avoi fait par-ci par-là
; si bé qu' l'Armonaque s'a vindu comme du pain au boulinger.
Hébé puisque ça va ainsi, et qu'on a été
sache, in v'ià co un pou c' n'année-ci... Étée
contint, chose, hein ? — Ouais, né pas ? — Bé
mi avec.
Vendu.
[MONS - BIBLIOPHILIE - COUNESON]. Catalogue de la bibliothèque de feu Maître Pierre Couneson, avocat, ancien bâtonnier. Vente des 28 avril, 5 mai, 12 mai 1979 : rue des Telliers, 20, Mons. Mons, Étude de Maîtres Defaux - Molhant - François - Scouflaire - Lefranc et Yernaux, 1979. In-4° (212 x 297 mm.) dactylographié photocopié et collé, 95 p., impression anapistographique, couverture un peu salie.
Description de la vente
:
-
Livres de bibliophilie :
Tous ouvrages illustrés
par des artistes de renom tels que : Gaston Barret, Lucien Boucher,
Yves Brayer, Michel Ciry, Jean Chieze, Salvatore (sic)
Dali, Albert Decaris, Foujita, Fontanarosa, Grau-Sala, Edy Legrand,
Paul Leuquet, Lurçat, Berthold Mahn, Tavy Notton, Pablo
Picasso, J.P. Remon, Steinlen, Thévenet, etc.
- Livres anciens :
- 17ème, 18ème,
19ème siècles.
- Livres d'histoire locale et folklore
:
- Mons et Hainaut.
- Livres d'Art, d'Histoire, de Géographie,
Encyclopédies, Atlas, Œnologie, Sciences Naturelle,
Littérature, Philosophie.
- Collection important de revues et publications,
reliées ou en vrac. Journaux de la Guerre de 1914-1918.
Journaux et illustrés de l'Entre-Deux-Guerres.
- Tableaux modernes : Bordeaux-Lepecq,
Boulmant, Camus, Chavepeyer, Courtens, Del Ponte, Delporte, Detry,
Léon Devos, Nik Eekman, Hebbelinck, Marie Howet, Liard,
Mathys, Navez, Géo Noël, Percenel, Lucien Staquet,
Théobald, etc.
- Objets d'Art. Bronzes de Paule Bisman.
Jef Lambeaux, etc.
- Mobilier, tapis d'Orient, cristaux, etc.
Bibliographie :
- Saint-Ghislain (Jean), Gens de Justice
en Hainaut. Figures choisies, 2016, pp. 286-298.
20 euros (code de commande : 03113).
MOUNIER
(Emmanuel) — L'éveil de l'Afrique noire. Paris, Éditions du Seuil, 1948. In-8°
(121 x 187 mm.) broché, 169 p., illustrations
hors texte, (collection « Esprit - Frontière
Ouverte »).
Le premier grand
texte anticolonialiste édité en France.
Avant-propos :
Ni
devant nos amis africains, ni devant les vieux connaisseurs de
l'Afrique, je n'aurais osé donner à ces notes de
voyage – un voyage de deux mois à peine –
un visage moins éphémère que celui du journal
et de la revue, si quelques-uns d'entre eux ne m'y avaient poussé.
Je redoute les voyageurs pressés de faire la leçon
à ceux qui commencent, après de longues années,
à savoir qu'ils ne savent rien. Ceux qui ont trouvé
quelque intérêt à ces notes, c'est sans doute
qu'ils ont reconnu l'expérience dont ils m'avaient chargé,
et qu'ils y ont lu plus d'interrogations que de prétention.
Il est vrai que nous avons beaucoup de littérature coloniale,
beaucoup de polémique anticolonialiste, mais que peu d'enquêteurs
encore ont essayé de se pencher sur la situation de l'Afrique
noire en regardant à la fois au-delà de la perspective
coloniale et des disputes de politique immédiate.
Supposez un père qui aurait manqué
l'éducation de ses enfants, mais à qui une sorte
de dernière chance donnerait un fils tard venu, et la possibilité
de ne pas recommencer sur lui les erreurs qu'avec les autres il
ne peut plus rattraper. Telle est pour nous l'Afrique noire. Le
comprendrons-nous à temps ? À ceux qui se posent
ce problème, j'ai simplement voulu donner le tableau rapide
d'un peuple en train de s'éveiller, et de poser le premier
pas dans l'histoire universelle. Je le dédie à mes
amis africains, qui m'ont offert une si jeune et si libre affection.
35 euros (code de commande : 03086).
NOIRSAIN
(D.E.) — Un souvenir de l'expédition belge au Mexique.
Bruxelles-Paris, Éditions
l'Avenir, 1946. In-8° (160 x 241 mm.) agrafé,
15 p., (« Collection d'Histoire Militaire Belge »,
n° 3).
Extrait de la
revue Carnet de la Fourragère, 7e série,
n° 4, décembre 1946.
Extrait :
Un
récit du combat d'Ixmiquilpan (25 septembre 1866) figure
dans la plupart des publications parues au sujet de la campagne
des Belges au Mexique, mais elles émanent de personnes
qui, tout en s'étant consciencieusement documentées,
n'avaient pas été des témoins oculaires de
cette affaire.
Le colonel baron vander Smissen, chef de l'expédition,
dans son ouvrage : « Souvenirs du Mexique, 1864-1867 »,
se borne à reproduire le rapport évidemment circonstancié
qu'il adressa après l'opération au maréchal
Bazaine.
E. N. Besogne, dans son « Histoire
de l'expédition belge au Mexique » devenue très
rare, ne consacre que deux pages et demie à l'action à
laquelle cependant il participa.
C'est pourquoi il nous paraît intéressant
de reproduire la relation qu'en fit D. E. Noirsain dans un petit
manuscrit, daté de Bruxelles le 25 mai 1871, destiné
uniquement à sa famille et qui, par un hasard fort heureux,
finit par être offert au Musée royal de l'Armée.
Vendu.
NYOSHÜL KHEN RINPOCHÉ — Le chant d'illusion et autres poèmes. Traduit du tibétain, présenté et annoté par Stéphane Arguillère. Paris, Gallimard, 1999. In-8° (141 x 225 mm.) broché, 258 p., (collection « Connaissance de l'Orient », n° 101).
En quatrième
de couverture :
Nyoshül
Khen Rinpoché (né en 1932, décédé
au cours de l'été 1999) était l'un des maîtres
les plus estimés de la tradition de la Grande Complétude
(Dzogchen) du bouddhisme tibétain ; il était
aussi respecté pour sa parfaite connaissance des textes
de cette école que prisé pour ses qualités
proprement spirituelles et humaines et pour la facilité
avec laquelle il savait inspirer à ses auditeurs de saisissants
aperçus métaphysiques.
C'est dans ce recueil du Chant d'illusion
que l'on trouvera la plus vivante expression des lumières
qu'il avait retirées d'une vie de contemplation. Le style
même des poèmes est empreint de sa marque singulière,
combinaison de la plus profonde humanité (jusqu'à
l'humour le plus incongru, jusqu'à la familiarité
la plus touchante) et d'une extrême élévation
spirituelle.
L'introduction de ce volume comporte, sur ce
maître hors du commun et sur certains de ses prédécesseurs,
des indications biographiques qui donneront au lecteur un aperçu
du monde fascinant des ascètes et mystiques du Tibet. Quant
à la pensée, riche mais parfois d'une haute densité,
qui s'exprime dans les poèmes, un essai qui leur fait suite
l'éclairé à la faveur d'un parcours au travers
de plusieurs grands textes de la philosophie bouddhique tibétaine,
à ce jour parfaitement inconnus en France.
Le traducteur des poèmes et auteur de
cet essai, Stéphane Arguillère, directeur de programme
au Collège international de philosophie, fut élève
de Nyoshül Khen Rinpoché durant les douze dernières
années de la vie du maître, et personne n'était
plus qualifié pour faire entendre, avec la plus scrupuleuse
fidélité et la plus profonde intelligence des textes,
la voix de l'auteur dans cette version française de ses
poèmes.
14 euros (code de commande : 03115).
[PAPIER].
Le papier. Paris, Centre Georges Pompidou, 1983. In-8°
(200 x 240 mm.) broché, 224 p., très nombreuses
illustrations en noir.
Cet ouvrage
constitue le n° 27/28 - Mai 1983 de la revue Traverses.
En quatrième de
couverture :
Depuis
son invention en Chine vers le début du IIe siècle
de notre ère, le papier a toute une histoire pleine d'enseignements.
L'invention a vite traversé les frontières, elle
a passé par le monde arabe pour arriver en Occident. Sous
des formes grossières puis toujours davantage affinées,
ce matériau fut, dès son invention, utilisé
comme support pour l'écriture et même déjà
pour l'impression. Tout cela fait de lui, sans doute, un indice
capital pour déchiffrer le devenir des civilisations.
Son utilisation pour l'impression mécanique
des textes a eu de telles conséquences que Mac Luhan a
pu nommer la civilisation des temps modernes la « Galaxie
Gutenberg ». De cette civilisation du papier, véhicule
privilégié de la pensée, n'est-on pas en
train de sortir ? Le papier va-t-il cesser d'être la
mémoire du monde pour faire place aux mémoires électroniques ?
Mais on ne peut oublier que le papier est aussi,
en lui-même, une réalité multiple. Il est
sans doute au premier chef ce matériau support des traces
qui font écriture. Il est encore cette matière blanche
ou colorée qui se donne à voir pour elle-même
comme décor ou comme substitut de toutes sortes de « fonds »
dans bien des images. Parfois, enfin, on lui donne forme, il devient
lui-même un objet. Le papier est protêt'forme, il
est à l'image des choses de notre vie.
Table des matières :
- La troisième dimension,
par Marc Guillaaume.
- L'effet télématique
ou la fin de Nelson, par Jean-Pierre Descendre.
- Trajectoires, de la forêt à
la poubelle, par Raphaël Larrère.
- Essayez, c'est consolant, par
Pierre Dumayet.
- Papiers qui font monnaie, par
Gilbert Lascault.
- Papiers à desseins, par
Serge Clément.
- Une matière et ses signes,
par Bernard Gheerbrant.
- Écritures de papier, par Marc
Le Bot.
- Japon, théâtre du papier,
par Jacques Bussy.
- La route du papier, par André
Velter, photos de Marie-José Lamothe.
- Petits papiers de Chine, par Pierre
Gentelle.
- La cicatrice, par Pierre Lartigue.
- De l'art... les plis, par Jean-Claude
Correia et Philippe Rappard.
- Le papier pornographe, par Jacques
Donguy.
- Le maître chanteur, par
Alexandre Bonnier.
- Fascination, par Alain Tirouflet.
- L'opération artisanale comme
langage, par Otavio Roth.
- Derniers moulins en France, par
Marcelle Elgrishi-Gautrot.
- Reproductions et tirages, par
Rémi Caron.
- L'espace des calques, par Jac
Fol.
- Notes exploratoires, par Yvette
Chon-Faure.
- Les outils de l'ethnologue. Le passage
par la feuille de papier, par Christian Bertaux.
- Papier ouvré, par Michel
Gérard.
- L'anatomie du bibliophile, par
Patrick Mauriès.
- Le stade du papier, par Aude
d'Achon.
- Le carton, le feu, l'imprévu.
Dossier d'un incendié, par Bernard Lagneau.
- Journal d'un bibliothécaire,
par Christian Jacob.
- La galaxie Tsaï-Loun, par
François Dupuigrenet-Desroussilles.
10 euros (code de commande : 03097).
[PARIS - MIROITIER]. Très rare carton publicitaire (106 x 77 mm.) du miroitier Duval, imprimé à Paris chez Morisset et au verso duquel on trouve la mention manuscrite de la verrerie Louis Mena & Cie, à Saint-Quirin.
Dans le Recueil des lois de la République
Française, on peut lire que, le 13 germinal de l'an
12 (3 avril 1804), « il a été délivré
à M Jacques Charles Duval, marchand miroitier, demeurant
à Paris, rue Neuve-Saint-Eustache, n° 37, un certificat
de demande d'un brevet de cinq années, pour l'invention
d'un polyèdre à lampe ou miroir concave à
glace plane »
J. De La Tyna nous apprend que cet établissement
était encore en activité en 1809.
Bibliographie :
- Recueil des lois de la République
Française ; des actes du Gouvernement et des Autorités
constituées, depuis l'érection de l'Empire Français,
année 1800, p. 277.
- De la Tyna (J.), Almanach du commerce
de Paris, des départements de l'Empire français
et des principales villes du monde, année 1809, p.
229.
15 euros (code de commande : 03092).
PARROT (André) — Mari capitale fabuleuse. Paris, Payot, 1974. In-8° (143 x 226 mm.) broché sous jaquette (un peu frottée) d'éditeur, 217 p., illustrations in et hors texte, (collection « Bibliothèque Historique »), étiquette de la librairie Pierre Genicot sur la page de garde.
En quatrième
de couverture :
En
août 1933, non loin de l'Euphrate, en territoire syrien,
des paysans occupés à chercher de grosses pierres
pour recouvrir la tombe d'un des leurs, dégagent fortuitement
une grande statue mutilée, de style sumérien. La
trouvaille est signalée à Paris, au musée
du Louvre. Une expédition est immédiatement formée
et envoyée sur les lieux que les Arabes appellent Tell
Hariri. Dirigée par André Parrot, la mission ne
tarde pas à faire de grandes découvertes. Dans un
temple, des statuettes cassées, trois inscrites avec le
nom de la déesse Ishtar, divinité de la guerre et
de l'amour ; celle aussi d'un certain Lamgi-Mari, qui se
dit « roi de Mari ». L'identification tell
Hariri = Mari, ville dynastique, la Xe après le Déluge,
est assurée. Le sondage initial devient une fouille systématique.
De 1933 à 1972, vingt campagnes se succèdent,
avec des résultats « fabuleux ».
Une grande capitale est exhumée, toute une civilisation
est rendue à la lumière. Une douzaine de temples,
mais surtout plusieurs palais superposés. Le dernier en
date, du IIe millénaire, est grand de deux hectares et
demi, compte plus de 300 chambres et cours. Son dernier occupant
est Zimri-Lim, contemporain et adversaire malheureux de Hammurabi,
roi de Babylone. En grande profondeur, deux, sinon trois autres
résidences palatiales, remontant elles au IIIe millénaire,
avec des murs hauts de quelque six mètres. Non seulement
une architecture géante, colossale, unique dans le monde
mésopotamien, mais aussi des pièces capitales :
plusieurs statues grandeur nature (la déesse au « vase
jaillissant », le prince-gouverneur Ishtupilum), des
peintures murales (investiture du roi de Mari, scènes sacrificielles
et rituelles). Enfin, une énorme bibliothèque (20.000
tablettes cunéiformes), un « Quai d'Orsay »
qui sort de terre. Toute l'histoire du monde ancien, l'époque
des patriarches, le temps d'Abraham.
12 euros (code de commande : 03081).
PIÉRARD
(Louis) — Les trois Borains. Préface par
Robert Urbain. Bibliographie de Louis Piérard par
Jacques Detemmerman. Illustrations par Anto Carte.
Charleroi, IP Éditions, 2001. In-8° (131 x 220 mm.)
broché, 67 p., bibliographie, exemplaire en bon état.
Il s'agit de
la réédition de l'édition originale parue
en 1933.
En quatrième de
couverture :
Journaliste, écrivain, académicien,
promoteur des arts et des lettres, homme politique, ami de la
France, européen convaincu, citoyen du monde, Louis Piérard
a marqué de son empreinte le monde des Arts et des Lettres
et le monde politique de son époque.
La Fondation Louis Piérard, à
l'occasion du cinquantième anniversaire de sa mort, et
avec l'appui de l'Administration communale de Frameries qui lui
apporte son patronage, a entrepris la réédition
du livre Les Trois Borains.
Cette œuvre, merveilleusement illustrée
de dessins d'Anto Carte, de l'École de peinture montoise,
et ami de l'écrivain, exprime toute la sensibilité
de l'auteur pour son Borinage natal.
Vendu.
RICHEPIN (Jean) — La Glu. Onzième édition. Paris, Maurice Dreyfous, [ca 1881-1883]. [Paris / Maurice Dreyfous, Éditeur / 13, faubourg Montmartre, 13 / Tous droits réservés] In-12 (127 x 187 mm.) demi-percaline, [1 (titre)], [1 bl.], III, [1 bl.], 345, [1 bl.] p., rousseurs.
En quatrième
de couverture d'une réédition chez Corti :
La
Glu (1881) est, avec Miarka, le roman de Richepin (auteur
bien oublié aujourd’hui, malgré une réédition
récente des Morts bizarres à L’arbre
Vengeur), qui fut le plus populaire.
Rebelle, bien que normalien, avec la volonté
délibérée de sortir des sentiers battus,
La chanson des Gueux lui vaudra la célébrité
et un emprisonnement, mais rattrapé par les honneurs et
le succès (il siègera à l’Académie
française), Richepin fut classé dans les Indépendants
de l’Enquête sur l’évolution littéraire
de Jules Huret à qui il écrivit :
« Il me semble que c’est après
coup, longtemps après, quand elle est terminée,
qu’une évolution littéraire peut donner matière
à une enquête sérieuse. On la juge alors,
non sur les théories, qui passent, mais sur les œuvres
qui restent, s’il en reste. Pour le moment, votre enquête
ne m’a pas appris grand’chose. Elle m’a seulement
évoqué le tableau d’un marécage pestilent,
aux eaux de fiel, où se dressent quelques taureaux et où
ruminent quelques bœufs, tandis qu’entre leurs pieds
s’enflent des tas de grenouilles coassant à tue-tête :
"Moi, moi, moi !". »
Gageons que La glu restera. Jean Richepin
y dresse le portrait d’une femme fatale aussi fascinante
que celles des fins-de-siècle. Jean Richepin sait jouer
avec les poncifs (la vie provinciale au Croisic et la vie parisienne
facile, la bourgeoisie et la classe ouvrière, l’amour
bourgeois et l’amour fou).
10 euros (code de commande : 03083).
[SURRÉALISME]. Le Tour. Mons, Le Tour, 1951. In-8° (135 x 190 mm.) broché sous couverture à rabats, 62 p., illustrations, tirage limité à 600 exemplaires, couverture insolée, rare.
Contient :
- Des Préfaces, par Maurice
A. Arnould.
- Oiseau, Mer, Hiver 1,
Hiver 2, par Joseph Boland.
- La Main, par Jacqueline Brison.
- Quand le Roi Salomon..., Le
Silence espagnol, Épitaphe pour une jeune fille
de quinze ans, par Ernest Carlier.
- Le Triomphe de Jonas, par Roland
Crahay.
- Illustrations pour Des Préfaces,
Quand le Roi Salomon..., Le Triomphe de Jonas, Le
Silence espagnol et la couverture, par Georges Destrebecq.
- Tu ne sais pas..., par Colette
Énard-Perez.
- Mutin rempli de gel..., Le
temps, le son d'une voix blanche..., par Frédéric
Kiesel.
- Photos, par Marcel G. Lefrancq.
- Illustrations pour Les Gauleurs d’oiseaux,
La Mer, La Main, Épitaphe pour une jeune
fille de quinze ans, par Fernande Massart.
- La main et le ciel, Un Dieu
si nu..., Les Gauleurs d’oiseaux..., Le Cœur
qui sonne..., La Nuit se fissure..., Je ne parle
pas..., L’oiseau de nuit..., Présences,
par Franz Moreau.
- La Femme du tailleur, par Armand
Simon.
- Illustrations pour Un Dieu si nu...,
Le Cœur qui sonne..., L’oiseau de nuit...,
Matin rempli de gel..., par Louis Waëm.
- Deux textes parallèles de Fernand
Demoustier et Robert Desnos.
20 euros (code de commande : 03093).
[TROTSKI
(Léon, Lev Davidovitch Bronstein, dit)]. Trotski et
le trotskisme. Textes et documents. Bruxelles,
Éditions Germinal, 1937. In-8° (135 x 210 mm.)
broché, 96 p., rousseurs à la couverture.
Une rare publication
témoin de l'époque où Trotski n'était
plus en odeur de sainteté !
En exergue :
« Les
vieux militants marxistes russes connaissent Trotski et il est
inutile de leur en parler. Mais la jeune génération
ouvrière ne le connaît pas et il faut lui en parler...
Il faut que la jeune génération
sache avec qui elle a affaire, lorsque certaines personnes élèvent
des prétentions incroyables... »
Lénine.
Note de l'éditeur :
Ce sont les mêmes préoccupations
qui dictaient à Lénine les lignes que l'on vient
de lire sur la page de titre qui nous ont incités à
publier ce recueil de textes et de documents.
Nous y avons été encouragés,
d'autre part, par les demandes nombreuses et insistantes qui nous
sont parvenues de lecteurs appartenant à des tendances
très diverses du mouvement ouvrier.
Précisons d'abord que s'il s'agit d'un
choix, il n'y a dans ce choix rien d'arbitraire. Nous avons simplement
pris les problèmes essentiels qui ont, depuis plus de trente
ans, divisé léninisme et trotskisme et avons donné,
à propos de chacun, les extraits les plus caractéristiques.
Nous aurions pu en donner le double, tout aussi accablants pour
Trotski, sa doctrine et son action.
De la lecture abondante qu'il nous a fallu refaire
des œuvres de Lénine, Staline, Trotski, etc., une
conclusion incontestable s'est dégagée avec force
à mesure que nous progressions dans notre tâche.
Au cours des quarante années de sa vie politique, l'accord
et la collaboration de Trotski avec Lénine et le Parti
bolchevik n'ont été qu'exceptionnels et accidentels,
son opposition au léninisme au contraire a été
la règle. La Révolution d'Octobre, dans son tourbillon,
a entraîné bien des éléments incertains
auxquels elle a prêté un peu de sa gloire et de son
auréole et qui l'ont quittée dès que le flux
était passé et que les premières difficultés
de la construction du monde nouveau sur­gissaient. Trotski
a été le plus typique de ces « compagnons
de voyage », arrivés tard et descendus tôt.
Quarante ans d'activité politique, dix
ans seulement (1917-1927) dans le Parti bolchevik et les deux
tiers de cette décade occupés dans des luttes fractionnelles
incessantes contre la majorité du Comité central
du P.C. de l'U.R.S.S. Ces chiffres sont suggestifs.
On ne saurait reprocher à Trotski un
manque de constance. Il y a en réalité chez lui
une persistance singulière dans l'erreur, qui l'a toujours
tenu en marge du marxisme conséquent, puis du mouvement
prolétarien révolutionnaire.
On suivra, en lisant ces extraits, le chemin
qu'il a parcouru et qui l'a mené du menchévisme
à la contre-révolution, à la collaboration
éhontée avec le fascisme le plus avéré.
Ainsi, les voies de Lénine et de Trotski n'apparaissent
pas comme parallèles, mais comme sans cesse de plus en
plus divergentes.
Que reste-t-il après tout cela des « prétentions
incroyables », dont parlait déjà Lénine,
de Trotski et de ses adeptes, petites sectes de comploteurs contre-révolutionnaires
sans appui dans les masses ouvrières ? Que valent
les étiquettes démagogiques, mensongères
et trompeuses dont ils s'affublent pour passer en contrebande
leur marchandise frelatée : « bolchevik-léniniste »,
« Parti communiste internationaliste »,
« Parti ouvrier internationaliste » ?
Ils voudraient se couvrir du drapeau de Lénine pour trahir
le léninisme comme d'autres autrefois se réclamèrent
de Marx pour réviser le marxisme.
Nous espérons que ce travail rapide aidera
à éclaircir cette question des rapports du trotskisme
avec le marxisme-léninisme. Il ne constitue qu'une première
et modeste tentative, et un ouvrage plus complet reste à
écrire.
Tel quel, nous pensons qu'il ne sera pas sans
utilité, car il faut que tous les travailleurs, tous les
militants du communisme et du Front populaire « sachent
avec qui ils ont affaire ».
15 euros (code de commande : 03087).
VAN SCHEVENSTEEN (Albert François Corneille) — Documents pour servir à l'étude des maladies pestilentielles dans le marquisat d'Anvers jusqu'à la chute de l'Ancien Régime. Tomes I et II (complet). Bruxelles, Lamertin, 1931-1932. Deux volumes in-8° (145 x 220 mm.) brochés, XVII, 435 et 492 p., (collection « Commission Royale d'Histoire »), exemplaire non coupé, second feuillet de couverture du tome I défraîchi.
Extrait de l'introduction
:
L'histoire des maladies pestilentielles qui
décimèrent aux siècles passés notre
bonne ville d'Anvers n'a jamais été faite d'une
façon critique.
Dans leurs ouvrages, traitant de l'histoire
générale de notre cité, Mertens et Torfs,
pour ne citer que les plus importants, n'ont fait qu'effleurer
cette question si spéciale. Pour les périodes antérieures
au XVIe siècle, ces auteurs ont puisé la plupart
de leurs renseignements dans les chroniques et dans les sources
imprimées ; pour les périodes subséquentes,
les archives restées à leur disposition n'ont pas
été utilisées d'une façon systématique.
Ils n'ont parlé de ces affections qu'en passant, suivant
que quelque matériel leur était incidemment tombé
sous la main. Souvent même ils en réfèrent
à Broeckx, à qui ils fournissaient eux-mêmes
de temps à autre quelques trouvailles d'archives. [...]
Le présent travail est une pierre apportée
à cet édifice de nos connaissances médico-historiques
nationales : il ne peut être qu'une pierre, car quelque
nouveaux, quelque inédits que soient les documents y consignés,
il ne peut pas servir à écrire une histoire complète
des pestilences dans l'ancien Marquisat d'Anvers.
Ce travail ne comprend que les pièces
tirées des collections principales de nos archives communales.
Ce sont, en premier lieu, les actes officiels, résultant
des délibérations de l'autorité. Je les ai
rangés chronologiquement et les ai fait suivre d'une autre
série de documents de la plus haute importance : les comptes.
J'y ai joint un certain nombre de requêtes, justifiant des
dépenses ou des nominations diverses. Le dépouillement
systématique des protocoles scabinaux, des archives particulières
des corporations civiles ou religieuses, de celles de la cathédrale,
des chroniques, etc., pourront compléter utilement ce travail
; tous ces documents devront être utilisés à
l'heure de l'ultime synthèse ; nous ne sommes qu'aux
balbutiements de l'analyse. De plus ces dépouillements
précités m'auraient éloigné de mon
but : celui de mettre avant tout sous les yeux du lecteur les
documents d'origine administrative et officielle.
Que trouvera-t-on de neuf dans ce travail ?
Tout d'abord, la réglementation méticuleuse
de notre Magistrat concernant les affections pestilentielles.
Réduites à quelques lignes, au début, les
ordonnances gagnent de plus en plus en ampleur et en précision
à mesure que l'on se rapproche de notre époque.
Dans les requêtes et les comptes on retrouvera la liste
de tous ceux qui ont contribué à l'assistance médicale
et religieuse de nos ancêtres. Quelles étaient leurs
attributions, leurs devoirs, leurs rémunérations
et pour beaucoup d'eux la laconique inscription de leur sacrifice
professionnel ? Les données circonstanciées
sur la construction des hôpitaux spéciaux destinés
aux pestiférés, les subsides qui leur étaient
dispensés, des éléments de statistique sur
la fréquence, la durée et l'évolution des
épidémies...
Mais n'oublions toutefois pas... que ce n'est qu'une pierre de
l'édifice.
Les deux volumes : 30 euros (code de commande : 03101).
La prochaine mise
à jour
aura lieu
le mardi 17 février 2026
par courriel (b.waterlot@hotmail.com) ou par téléphone ou sms (+32 (0) 472 51 52 63).
Ces livres peuvent être retirés à l'adresse figurant dans l'en-tête du blog.
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