mercredi 1 février 2023

Fontenelle. À la rencontre du passé, par Yvette Brogniez et Georges Dereine

 


BROGNIEZ (Yvette) et DEREINE (Georges).

Fontenelle. À la rencontre du passé.

Walcourt, Cercle d'Histoire de l'Entité de Walcourt, 1986. 

 

In-8° (160 x 234 mm.) broché, 291 p., illustrations hors texte, un plan en couleurs à déplier, (collection « Études Historiques du Pays de Walcourt », n° 1), bel exemplaire.


Table des matières :
   - Bibliographie générale.
   Chapitre I. Géographie.
   Chapitre II. Les toponymes.
   Chapitre III. Les chemins.
   Chapitre IV. La population.
   Chapitre V. Les seigneuries.
   Chapitre VI. La commune.
   Chapitre VII. La paroisse.
   Chapitre VIII. L'agriculture.
   Chapitre IX. Les industries.
   Chapitre X. L'enseignement.

20 euros (code de commande : 00162).

 

Si vous souhaitez obtenir d'autres informations n'hésitez à pas à me questionner (b.waterlot@hotmail.com).
Ce livre peut être retiré à l'adresse figurant dans l'en-tête du blog.
En cas d'envoi postal, veuillez indiquer le pays vers lequel le colis devrait être expédié, cela me permettra de vous indiquer les modalités de livraison et de paiement.

mardi 31 janvier 2023

Les « nouveautés » du 31 janvier 2023

 

 MISE À JOUR DU 31 JANVIER 2023

N'hésitez pas à me contacter
par courriel
(b.waterlot@hotmail.com) ou par téléphone (+32 (0) 472 51 52 63)
pour obtenir d'autres informations à propos de ces livres.

 

VAN DEN ABEELE (Éric)Ekoki ! [Ça suffit !] La colonisation belge au Congo à travers l'image. Marcinelle, Éditions Walden & Whitman, 2022. In-8° (164 x 234 mm.) collé, 367 p., très abondante iconographie en noir et en couleurs.
   Une nouveauté, publiée en décembre 2022, proposant une très riche documentation iconographique.



En quatrième de couverture :
   Malgré une prise de conscience grandissante, l'opinion publique excuse ou oblitère volontiers une partie de la vérité historique de la colonisation belge au Congo en en minimisant les dommages : « Au fond, s'il y eut des erreurs, tout n'était pas mauvais dans le Congo colonial ». Ce livre prend sa source dans ce malaise et ces atermoiements. L'auteur montre comment l'affiche de propagande, l'imagerie populaire et la caricature ont façonné notre manière de voir la réalité en même temps qu'elles nous rassuraient et nous donnaient des raisons d'espérer que le « progrès » et la « civilisation » finiraient par l'emporter. L'auteur replace dans leur contexte historique les idées reçues, les préjugés et la stigmatisation qui ont cours à l'époque coloniale : l'assurance de la prééminence de la civilisation occidentale, la conviction que la religion catholique l'emporte sur les religions traditionnelles africaines et la foi inébranlable en la supériorité des systèmes d'organisation et de pensée occidentaux.
   Ce livre entend participer à la « décolonisation des esprits », « déterrer » les intentions coloniales, décrypter l'intention sous-jacente de l'image et participer à l'éducation du regard pour enfin « penser l'Histoire autrement ». Tâchant de faire la lumière sur le mécanisme des schémas mentaux qui se trouvent à l'arrière-plan ou en marge de l'image, l'auteur vise à réconcilier les consciences, propose qu'Africains et Européens regardent ensemble leur Histoire commune « les yeux ouverts » et espère qu'ils écriront d'autres pages d'avenir.



   Éric Van den Abeele a suivi un cursus universitaire axé sur la politique européenne et internationale. Conseiller général au Service public fédéral Économie, PME, Classes moyennes et Énergie, l'auteur est chercheur associé, maître de conférence honoraire à l'UMONS et à l'Institut des Hautes Études des Communications sociales (IHECS). Passionné par l'iconographie et par la recherche des images relatives au patrimoine et à l'Histoire, Éric Van den Abeele est l'auteur de plusieurs ouvrages sur ces sujets.


 

21 euros (code de commande : 00143).

 

[BOILEAU (Nicolas)] — Œuvres diverses Du Sieur D***. Avec le Traité du sublime ou du Merveilleux dans le discours, Traduit du Grec de Longin. Nouvelle Edition reveuë & augmentée de diverses Pieces nouvelles. Amsterdam, Wolfgang, 1689. [A Amsterdam, / Chez Abraham Wolfgang, / Marchand Libraire. 1689.] In-12 (100 x 160 mm.) plein veau d'époque, dos à 5 nerfs orné, roulette dorée sur les coupes, petit manque à la coiffe, 390 (y compris les pp. de faux-titre et de titre en rouge et noir), [16 (table du Traité du Sublime et Satires)] p., 5 gravures à pleine page dans le texte (dont le titre-frontispice gravé par H. Cause), ex-libris.


   
Il s'agit d'une des rééditions de celle que Wolfgang publia en 1677. Le frontispice de Causse est une copie de celui que Landry exécuta pour les éditions in-4° publiées à Paris en 1674 et les quatre gravures sont placées en tête du Discours au Roy, de l'Art poétique, du Lutrin et du Traité du Sublime.


Ce volume contient :
   - Préface.
   - Satires et lettres.
   - L'Art poëtique en vers.
   - Le Lutrin poëme heroique.
   - Traité du sublime ou du merveilleux dans le discours.



Bibliographie :
   - 
Barbier (Antoine-Alexandre), Dictionnaire des ouvrages anonymes, t. III, col. 658 (pour l'édition de 1674).
   - Brunet (Jacques-Charles), Manuel du libraire et de l'amateur de livres, t. I, col. 1056-1057.
   - Willems (Alphonse), Les Elzeviers. Histoire et annales typographiques, n° 1912
.


Vendu.

 

[BOURGOGNE]. Le siècle de Bourgogne. Bruxelles, Ministère de l'Instruction Publique, 1951. In-8° (148 x 217 mm.), 109 p., LXXII planches hors texte, exemplaire en bon état.
   
Catalogue de l'exposition éponyme organisée au Palais des Beaux-Arts, à Bruxelles, du 13 octobre au 16 décembre 1951.



Table des matières :
   - 
Avant-propos.
   - Aperçu historique sur l'histoire des Pays Bourguignons.
   - Le mécénat des Ducs de Bourgogne.
   Catalogue.
      - Peintures.
      - Dessins.
      - Estampes.
      - Manuscrits.
      - Tapisseries.
      - Broderies.
      - Blasons et bannières.
      - Sculptures.
      - Orfèvrerie.
      - Armes et armures.
      - Médailles.
      - Sceaux.
      - Ébénisterie.
      - Varia.
      - Expositions citées.
      - Index des artistes.
      - Planches.

Vendu.

 

CLERVERS (Jean) — La Belle Rombière. Suivi de Knut le Génois et autres pastiches littéraires. Illustrations de Néstor de Basterrechea. Bruxelles-Paris, Brepols, 1963. In-8° (130 x 185 mm.) broché, 158 p., 3 illustrations en noir à pleine page, (collection « Le Cheval Insolite »), pli au coin supérieur du premier feuillet de la couverture.
   
Un ouvrage que l'on ne rencontre pas très souvent...



Texte du bulletin de souscription :
   
Les bordées dûment alcoolisées de la Belle Rombière, qu'il est permis de situer avec une précision absolue entre le printemps de 1305 au crépuscule et le thé dansant du sixième solstice en 1755, ont été chantées pour la première fois par Jean Clervers, en l'an de grâce 1946, avec le lyrisme titubant qui s'impose, en un ouvrage publié à Buenos Aires – berceau d'aventures à laisser Rocambole et autres Jean Bart le bec dans l'eau (de mer).
   Cette pieuse évocation d'un passé sentimentalement héroïque parut sous le titre générique Littératures, car il embrassait, si l'on peut dire, le rapport des amours embrasées de la Florentine Pétrola, des tribulations du fameux détective Pat Hattfritt, des subversifs exploits de Knut le Génois (opéra en un cinquième acte), du mutisme érotique de Véra Skonvéra, la vierge slave farouche, et de hauts faits additionnels de Tutti Quanti en personne.
   Portée à la scène à Paris en 1951, avec la collaboration de G. Hanoteau, La Belle Rombière, saisie de l'apparition de nouvelles vagues, reprend en 1964 le large en une croisière au long cours.
   De sa caronade de bâbord, qui est aussi celle de tribord, au gré des flots inconscients et désorganisés, La Belle Rombière entend faire feu des quatre fers – ce qui est difficile pour un petit bateau, surtout quand il est sur l'eau. Insouciante de ces obstacles, elle bombardera à sa cadence intangible de trois boulets-heure ses adversaires de toujours : la goélette La Conasse, le voilier Poudre-aux-Yeux, le trois-mâts Cucu, la frégate La Chichiteuse, la brigantine Banalité. Plus les derniers bateaux qui, par tous moyens, jusqu'à l'intimidation, se targuent de dons inexistants, cherchent à épater le bourgeois sans rien lui apporter et à égarer dans les sentiers battus ou recouverts de toc les masses déconcertées.


Vendu.

 

COCTEAU (Jean) — Le Livre Blanc. Préface de Patrick Modiano. Paris, Éditions de Messine, 1983. In-8° (195 x 250 mm.) broché, 123 p., nombreuses illustrations en noir, (collection « Pierre Bergé »), exemplaire en bon état. 


En quatrième de couverture :
   Nous rééditons Le Livre Blanc de Jean Cocteau, une œuvre rare d'un de nos plus grands poètes contemporains, préfacé par Patrick Modiano.
   Ce texte, qui fait apparaître un art très classique, un art de pudeur et de modestie, mais où transparaissent l'émotion et le lyrisme, est illustré de 43 dessins érotiques inédits de l'auteur.
   Ces dessins, quant à eux bien moins chastes, sortent enfin du purgatoire où les mœurs de l'époque les avaient enfermés.
   En bref, 128 pages pudiques et impudiques d'une surprenante beauté.
   « Cocteau est de toutes les époques : contemporain d'Edmond Rostand aussi bien que d'Andy Warhol. Des dessins tout à fait 1980, où flotte encore, comme un regret, le parfum trouble et délicat des années '20. »

Vendu.

 

CONSTANTIN-WEYER (Maurice) — Le flâneur sous la tente. Paris, Librairie Stock - Delamain et Boutelleau, 1956. 3e tirage - 17 à 36e édition. In-8° (123 x 186 mm.) broché, 219 p., (collection « Les Livres de Nature », n° 36), exemplaire en très bon état et partiellement non coupé. 


Résumé de l'article d'André Fauchon :
   Le Nord est très présent dans l’œuvre de Maurice Constantin-Weyer, notamment dans son « épopée canadienne ». Mais de quel Nord s'agit-il, puisque le Nord, c’est un très vaste espace, mal délimité, aux frontières changeantes ? Le Nord correspond notamment à des rigueurs du climat et du paysage, à de grands espaces inoccupés, à la nature sauvage, à un grand silence blanc... Chez Constantin-Weyer, l'action se déroule-t-elle vraiment dans le Nord ? L’auteur y a-t-il transposé son expérience du Nord ou est-ce le fruit de son imaginaire et de ses nombreuses lectures ? Constantin-Weyer a vécu au Canada, dans la région de Saint-Claude (Manitoba), de 1903 à 1914. On peut sans aucun doute affirmer que Constantin-Weyer n'a pas du tout voyagé dans les espaces de son œuvre de fiction, malgré toute la légende qui l'entoure dans les milieux littéraires en France, mais il a fait entrer l'Ouest et le Nord canadiens dans la littérature d'expression française.
Bibliographie :
   - Fauchon (André), La géographie du Nord dans l'œuvre de Maurice Constantin-Weyer : de la réalité à l’imaginaire, dans Cahiers franco-canadiens de l'Ouest, 29(2), pp; 361-379.

10 euros (code de commande : 00165).

 

DOMONT (Jean-Marie) — La prise de conscience de l'individu en milieu rural Kongo. Bruxelles, Académie Royale des Sciences Coloniales, 1957. In-8° (158 x 244 mm.) broché, 47 p., (collection « Classe des Sciences Morales et Politiques - Mémoires in-8° - Nouvelle Série, Tome XIII, fasc. 1), exemplaire en bon état portant la mention « hors commerce » sur la couverture.
   
Mémoire présenté à la séance du 17 décembre 1956 de l'Académie.



Avant-propos :
   Il est notoire que, depuis la dernière guerre, l'évolution des populations congolaises s'est fortement accélérée, d'un rythme qui n'est pas sans inspirer certaines inquiétudes à ceux qui s'en préoccupent attentivement.
   Si la tendance suivie est normale et inéluctable, dans le domaine matériel notamment sous les coups répétés de contingences économiques favorables, il est cependant permis de ressentir certaines craintes quant à son incidence sur l'arsenal des impératifs coutumiers. On peut, en effet, se demander si la course au progrès, souvent mal préparée, ne va pas bousculer trop précipitamment la vie sociale des populations rurales. Parmi celles-ci, beaucoup ne mesurent pas toujours les conséquences proches ou lointaines, mais cependant inévitables de ces révolutions le plus souvent larvées, qui s'opèrent en leur sein ou dans les cités extra-coutumières.

   
Et cependant, la prise de conscience d'individus de plus en plus nombreux est un coin qui s'enfonce chaque jour davantage dans le corps social ancestral. Et ce coin, manié avec vigueur par des éléments jeunes et résolus, ébranle la société qui se fendille dans ses assises. Elle finira tôt ou tard par éclater. Comme rempart à ces coups qui lui sont portés, elle ne peut opposer que la ténacité et l'immobilisme des anciens et un code de coutumes, tracassières parfois, désuètes souvent, et toujours figées dans leurs principes.
   
Or, la sagesse des premiers n'est pas sans failles. Ballottés entre les préceptes immuables des ancêtres et les conceptions modernes de l'administration, leurs sentences et leurs directives deviennent oscillantes et manquent de netteté. De crainte de déplaire à l'autorité européenne, ceux que la coutume a commis à la garde de la tradition, transigent parfois avec cette dernière qu'ils effritent ainsi souvent inconsciemment.
   Par ailleurs, leur prestige décline de plus en plus, à mesure que les individus ayant vécu dans l'indépendance des centres, à l'abri des tracasseries coutumières réintègrent leur groupe ethnique. Habitués à vivre dans une ambiance sans cesse mouvante, en perpétuelle ascension, où le brassage des us et coutumes forge une règle de vie neuve et plus souple, ces détribalisés momentanés ont acquis une personnalité qui ne se laissera plus absorber pleinement par le milieu traditionnel. Aussi est-ce parmi eux que se remarque généralement la prise de conscience la plus nette.
   Certes, le reflux de ces détribalisés vers les milieux ruraux n'a pas encore une amplitude telle qu'il puisse mettre en péril leur structure sociale. L'on peut cependant affirmer que les brèches faites à celle-ci sont dues, en ordre principal, aux éléments de ce reflux.
   Est-ce un bien ? Est-ce un mal ?
   La complexité du problème ne permet pas de répondre d'emblée à de telles questions. La réponse à y faire présuppose des études nuancées des principales coutumes, de leur évolution et des répercussions que leur maintien, ou leur suppression, pourrait avoir sur la société nouvelle en gestation.
   Tel n'est pas le propos de la présente étude.
   Et cependant, celle-ci sera nécessairement amenée, au cours de son développement, à envisager l'influence exercée par certaines prises individuelles de conscience sur la structure sociale traditionnelle.
   Je tiens à souligner moi-même que je n'ai fait qu'effleurer le problème. Celui-ci requerrait, pour qu'on pût l'épuiser, des investigations plus profondes et plus généralisées ; mais les circonstances qui m'ont amené à l'écrire sans plus tarder ne m'ont guère permis qu'une incursion préalable de quelques jours, dans les régions du Bas-Congo avoisinant Kisantu, en Territoire de Madimba, et Gombe Matadi, en Territoire de Thysville. Cette sorte de « pèlerinage aux sources », dans une contrée que j'ai connue plus spécialement avant 1945, devait me permettre d'évaluer l'ampleur de l'évolution sous des aspects plus particuliers d'ordre moral, matériel ou technique.
   S'il n'est pas permis de déduire des constatations ainsi faites que la prise de conscience de l'individu se généralise et s'affirme partout avec une égale vigueur, on peut néanmoins supputer que les phénomènes évolutifs enregistrés se répéteront à l'avenir partout où les conditions propres à leur éclosion se rencontreront. Il n'est d'ailleurs pas que le milieu bakongo pour offrir à l'heure actuelle les caractéristiques de cette tendance vers l'individualisme des esprits. Je pense que l'on peut affirmer que celui-ci s'implante, avec plus ou moins d'assurance, partout où l'évolution s'avère la plus marquante, grâce au flot des idées neuves qu'entraînent avec eux les gens refluant des centres vers les régions rurales.
   Ces quelques considérations m'ont paru nécessaires au début de cet exposé, afin de circonscrire l'esprit dans lequel il fut rédigé.
   Afin de permettre d'en suivre plus aisément le développement, ce dernier comportera tout d'abord :
      - Un bref rappel de la structure de la société congolaise traditionnelle ;
      - Ensuite, une description sommaire de certains cas de prise de conscience, constatés chez quelques individus, et envisagée sous-l'angle familial, social, foncier et économique notamment ;
      - Enfin, nous dégagerons pour conclure certaines règles qui devraient dorénavant s'accorder aux différents courants d'idées qui se font jour dans les milieux coutumiers.

Vendu.

 

DOUXCHAMPS-LEFÈVRE (Cécile) — Le comté de Namur au fil des Temps modernes 1421-1797. Wépion, Chez l'Auteur, 1998. In-8° (146 x 206 mm.) collé, 204 p., illustrations, exemplaire en très bon état auquel on joint le bulletin de souscription.


 
Avant-propos :
   Cet ouvrage a pour but de retracer l'histoire du Comté de Namur depuis 1421, année où il entre dans l'apanage de Philippe le Bon duc de Bourgogne et comte de Flandre, jusqu'en 1797 lorsque l'empereur François II en abandonne la souveraineté. Cette période correspond aux Temps modernes et est conditionnée par plusieurs facteurs.
   C'est tout d'abord la perte de l'autonomie principautaire et l'intégration dans un ensemble territorial plus vaste constitué par les États bourguignons, les Dix-Sept Provinces des pays de par deçà et enfin les Pays-Bas méridionaux, possessions héréditaires de la maison de Bourgogne puis de la maison de Habsbourg, son héritière directe. Le Comté de Namur relève alors d'un prince naturel que les hasards de la naissance ont fait Roi d'Espagne et Empereur du Saint Empire, dont les pouvoirs se développent au détriment de ceux des instances locales et régionales grâce à une politique de centralisation menée par des mandataires efficaces. Cette situation implique l'assujettissement à la politique extérieure du souverain où l'opposition entre les Habsbourg dominant l'Espagne et l'Empire et les Valois puis les Bourbon régnant sur la France occupe une place essentielle.
   C'est aussi la rupture de l'unité religieuse de l'Occident médiéval qui se fragmente entre catholiques et protestants. Ces confessions deviennent des facteurs d'absolutisme, le principe « cujus regio, illius religio » imposant aux sujets de suivre la religion de leur prince. Elles sont dès lors génératrices de luttes intestines prenant l'allure de véritables guerres civiles dont nos régions ont connu l'impact au cours du XVIe siècle.
   L'époque correspond à un spectaculaire développement économique conditionné par d'importants progrès technologiques qui amène l'ascension d'hommes nouveaux et provoque de profondes transformations sociales. Elle a aussi connu une intense progression de la vie artistique et culturelle qui a forgé une civilisation et un art de vivre débordant des frontières où chaque région a participé en fonction de sa sensibilité et de ses caractéristiques propres.
   Cette étude veut décrire l'histoire de l'ancien Comté de Namur à l'époque moderne selon ces angles complémentaires en la replaçant dans son environnement général tout en soulignant ses spécificités. Elle est basée sur des publications et des mémoires universitaires sans recourir à des sources inédites. L'Histoire de Belgique d'Henri Pirenne en constitue la trame tandis que les Annales de la Société archéologique de Namur, Namurcum et d'autres revues namuroises ont fourni une grande partie de la documentation sur le plan local. Elle a utilisé les travaux concernant les différents aspects de l'évolution du Comté de Namur sur les plans politique et institutionnel, économique et social, artistique et culturel. Il s'agit d'un ouvrage de synthèse, excluant tout appareil de notes infra paginales, mais qui comporte une orientation bibliographique générale et particulière permettant d'en élargir l'information.

 Vendu.

 

ELSKAMP (Max) — La Louange de la vie. Dominical - Salutations, dont d'angéliques - En Symbole vers l'apostolat - Six chansons de pauvre homme. Troisième édition Paris, Mercure de France, 1933. In-8° (121 x 187 mm.) broché, 248 p., exemplaire en bon état malgré la fragilité du papier, rare.
   
Exemplaire enrichi d'un ex-dono ironique : « À la petite Marcelle à qui un traité de morale conviendrait mieux... mais enfin ! (s. J. B.).



Notice de Christian Berg :
   C'est sous ce titre que sont réunis et publiés à Paris, en 1898, les cinq premiers recueils de Max Elskamp (1862-1931) : Dominical (1892), Salutations, dont d'angéliques (1893), En Symbole vers l'Apostolat (1895) et Six chansons de pauvre homme pour célébrer la semaine de Flandre (1895). Réunion d'autant plus justifiée que les trois premiers titres formaient déjà, dans l'esprit du poète, une trilogie à la louange de la vie « selon l'amour, l'espérance et la foi ».
   Francis de Miomande écrivit très justement, à propos de Dominical, que ce recueil est « la monographie d'une âme sous les espèces d'une ville ». Dominical dit le dimanche de la ville – et le dimanche dans la ville – car le septième jour est celui du temps suspendu. Moment privilégié où l'activité extérieure s'arrête ou s'assoupit, où s'intensifie la rêverie, le songe, et donc aussi l'activité contemplative du « je » poétique. Celle-ci s'énonce poétiquement, dans ce premier recueil, sur le mode du voyage, puisque la contemplation est vraiment un « plongeon » qui transforme le « moi » en pur sujet connaissant, qu'il vit de la vie de l'objet (la ville, la « petite ville »), alors que l'objet est éprouvé comme vivant de la vie du sujet. Ainsi, la ville – Anvers – apparaît d'emblée dans l'œuvre comme « la métaphore obsédante par excellence, à travers laquelle Elskamp se dit, à laquelle il s'identifie » (P. Gorceix). Elskamp thématise la transformation opérée sur le moi – retrouver l'âme « antérieure », pure, de l'enfance – et le « voyage » spirituel : « Au for d'une petite ville/ Sous les chaires de vérité », l'âme « d'un voyage enfant/ Au moi que l'hier endimanché/ S'en revient pour aller en blanc/ Avec les enfants du dimanche » (p. 14).
   Dominical reprend un thème cher aux Décadents et aux Symbolistes : « le mal du dimanche » n'était qu'une variation sur « l'ennui de la province », déjà modulé par Laforgue, Rodenbach, Maeterlinck, Foulon de Vaulx (« Et j'ai peur, et c'est la province, et c'est dimanche »). Le poète anversois invente, pour ce faire, une langue bien à lui, dérivée des « Ariettes » de Verlaine, des « Chansons » de Rimbaud, ainsi que des multiples tentatives de ses contemporains de se rapprocher de l'âme populaire. On reconnaîtra, dans les premiers recueils d'Elskamp, de nombreux calques issus des chansons populaires flamandes et françaises, ainsi que des formes propres à la littérature emblématique. La langue de La louange de la vie simplifie surtout les rapports entre les mots, à l'image de ceux qui s'instaurent dans « la petite ville » entre le « je » et les autres citadins, ou encore entre les différents lieux urbains, réduits, ici, à leur fonction essentielle. L'écriture, en trouvant son lieu, s'était découvert une forme.
   Celle-ci continue à subir, dans Salutations, dont d'angéliques, une ascèse qui va fort loin : « J'en suis arrivé, confie alors Elskamp à un ami, à ne plus employer que les auxiliaires : être et avoir (...) Je suis arrivé, je crois, à une simplicité absolue ». Ce deuxième recueil est entièrement consacré à la Vierge Marie, ce qui ne constitue en fait qu'un léger déplacement dans la visée de l'objet, puisque Marie est le symbole par excellence d'Anvers, ville imprégnée du culte marial. Le poète présente son œuvre comme une sorte de réécriture des litanies de la vierge, qui fonctionnent comme nœud d'expansion permettant de descendre « ...jusqu'à la Bonté/ Le fleuve de ma naïveté/ Depuis mes dimanches morts en Flandre./ (...)/ À présent c'est en vous, Madame la Vierge/ Ma nouvelle légende un peu plus dorée » (p. 75).
   Ainsi s'opère le passage, par le biais du symbolisme marial, (« Tour d'ivoire », « Horloge admirable », « Étoile de mer », « Pleine de grâces », « Consolatrice des affligés »), au thème central du troisième recueil. En symbole vers l'apostolat : la bonté et la pitié. Ici, la défroque chrétienne cache la doctrine schopenhauerienne visant à la libération de l'homme de l'emprise de la volonté. Avoir pitié, c'est d'abord penser à l'autre. Grâce à la bonté, le moi craque de toutes parts et tandis que l'égoïsme recule, un pas gigantesque est accompli sur la voie du « salut », puisque l'homme échappe au principe d'individuation en contemplant la souffrance du monde et en y participant. Il s'agit avant tout d'une opération de décentrement du moi, une façon poétique d'être aux autres avant que d'être à soi-même, qui permet de briser l'enfermement du moi. Elskamp y module la bonté comme un pèlerinage à faire, un apostolat à accomplir, un chemin à parcourir vers l'autre. Dans cette troisième partie de La louange, il se sert une fois de plus du décor chrétien de sa ville pour exprimer ce « rêve de bonté » et « ce prêche d'amour et de charité ». Pour ce recueil, Elskamp déclarera avoir « sacrifié tous les beaux vers pour être bon à tous », révélant du même coup que l'intention éthique de son projet poétique réagit sur la texture même du langage.
   Les Six chansons de pauvre homme pour célébrer la semaine de Flandre sont écrites en octosyllabes réguliers (qui prédominaient déjà dans les recueils précédents), mais accusent une évolution assez sensible dans l'emploi des images. Avec le quatrième recueil de La louange, Elskamp abandonne « le plan de la transposition littéraire de l'impression pour celui de l'expression directe de l'image » (H. van de Velde). Le caractère visuel de la poésie d'Elskamp s'y affirme très nettement pour atteindre son plein épanouissement dans Enluminures (1898). Il existe une étroite corrélation entre les gravures sur bois (réalisées par Elskamp lui-même) et les vers des Six chansons. Elskamp avait toujours rêvé de trouver la « glose linéaire » ou « l'équation symbolique » pour ses vers. Peut-être est-ce afin de créer une réelle unité entre ses bois et ses poèmes qu'il attribua à ces derniers les contours nets et tranchés, les aplats vigoureux qui ne supportent aucun mélange de couleur, les tons purs et profonds de ses bois. D'autre part, il avait fait, vers cette époque (1894-1895), la découverte du folklore flamand. Tout le recueil est bâti sur un thème bien connu de l'ethnographie populaire, à savoir les us et coutumes qui se rapportent à chaque jour de la semaine : « Et c'est dans toute une semaine/ Où chaque jour a sa chanson » (p. 228). Six chansons pour les six jours de la semaine consacrées au travail, la septième étant celle du « jour de tous les anges », le dimanche. La louange de la vie se terminant ainsi par où elle avait commencé : « À présent c'est encore Dimanche,/ Et les enfants en robes blanches,/ Et les villes dans les lointains,/ Et, sous les arbres des chemins,/ Flandre et la mer entre les branches », (p. 243).
Bibliographie ;
   - Berg (Christian), Louange de la vie (La), dans Lettres françaises de Belgique. Dictionnaire des œuvres. La poésie, pp. 297-299.

  

Vendu.

 

[ENSCHEDÉ]. La Maison Enschedé 1703-1953. Harlem, Joh. Enschedé en Zonen, 1953. In-8° (134 x 196 mm.) sous cartonnage d'éditeur, L, 147 p., un tableau généalogique hors texte à déplier, illustrations et nombreuses reproductions de polices de caractères, ex-libris manuscrit à la page de titre
  
L'histoire d'une des plus importantes imprimeries des Pays-Bas.


Table des matières :
   - Sept générations d'imprimeurs et de fondeurs de caractères.
   - Histoire succincte de la maison.
   - Choix parmi les caractères de six siècles.

  Vendu.

 

GAULLE (Charles de) — Discours, messages et déclarations du général de Gaulle. 2me série. Octobre 1941- Décembre 1942. Édition complète. Avant-propos par Georges Gorse. Le Caire, Revue des Conférences Françaises en Orient, In-8° (170 x 243 mm.) broché, VIII, 119 p., illustrations, papier jauni, couverture défraîchie, manques au dos.
   La couverture porte pour adresse : « Service de l'Information/Afrique Française Libre/Brazzaville ».



Extrait de l'avant-propos :
   La publication du texte intégral des discours et messages du général de Gaulle est certes le plus grand hommage que l'on puisse rendre au chef de. la, France Combattante. Hommage d'abord à sa constante clairvoyance : « Je ne sais pas, dit-il lui-même, si dans le monde beaucoup d'attitudes et beaucoup de déclarations seraient après deux ans intégralement réaffichées par leurs auteurs... » Et ailleurs, avec la même hautaine ironie : « Chamfort disait : les raisonnables ont duré, les passionnés ont vécu... Pendant ces deux années nous avons beaucoup vécu, car nous sommes des passionnés. Mais aussi nous avons duré. Ah ! que nous sommes raisonnables ! »
   Hommage aussi au sens politique qui s'est étonnamment développé, quand il l'a fallu, chez celui en qui beaucoup d'intérêts coalisés ne voulaient voir qu'un militaire. « Vous avez promis de. ne pas taire de politique » lui disaient-ils, – entendant par là lui interdire de faire autre chose que leur politique. Mais de Gaulle avait compris dès l'origine que, s'il fallait renoncer aux luttes stériles des partis qui avaient tant contribué dans un passé récent à affaiblir la France, cela ne signifiait nullement qu'on eût le devoir de se désintéresser des affaires de la cité et surtout, dans une guerre qui est au premier chef une guerre politique et idéologique, de renoncer à soutenir les grands principes qui donneront sa forme au monde de demain. De Gaulle s'est montré en tous points digne non seulement de la confiance inébranlable que lui ont vouée ses partisans, mais d'être reconnu par tous, et d'abord par nos amis étrangers, comme chef du gouvernement provisoire de la France. Aussi bien, les discours ici réunis sont-ils sensiblement différents de ceux qui ont été publiés l'an dernier. Ceux-là, rapides, nerveux, d'une densité et d'une brièveté à la César, s'apparentaient plutôt à des proclamations militaires. Ceux-ci, plus amples, plus poussés dans l'es détails, plus soucieux d'idées, plus attentifs aux nuances sans que l'élan ne se disperse ni la puissance s'atténue, aussi purs de forme qu'inflexibles de pensée, sont souvent de véritables et importants actes politiques, et doivent être pris comme tels. Des directions nouvelles ont été indiquées, des précisions nouvelles plutôt nous ont été données sur la position personnelle du général de Gaulle.
   C'est d'abord une orientation toujours plus nette vers la France métropolitaine, marquée par l'accord de Juin entre le Comité National Français et les organisations de résistance intérieure, et consacrée par l'appellation nouvelle « France Combattante ». Orientation particulièrement intéressante, et qui ne laisse pas d'être assez paradoxale. Le mouvement de la France Libre en effet s'adressa d'abord aux forces de l'Empire, se proposant comme but immédiat (le plus facile à atteindre semblait-il) de remettre l'Empire au combat. S'il a – avouons-le – partiellement failli dans cette tâche, il a par contre et beaucoup plus rapidement rallié la France. Non seulement du point de vue stratégique – la résistance française, cependant, a fait échec à, tout le plan allemand de collaboration européenne et entravé la production de l'ennemi – mais encore du point de vue de l'unité française et de l'avenir de notre pays. Imaginons seulement ce qu'eût été un mouvement d'émigrés, à tendances politiques douteuses, rentrant vainqueurs, grâce à, la collaboration des Alliés, dans une France métropolitaine plus ou moins hostile et gagnée à l'idée en apparence séduisante d'un bloc européen solide : quelle incompréhension réciproque, pour ne pas dire quelles perspectives de guerre civile ! Le mérite du général de Gaulle a été de comprendre immédiatement qu'un mouvement national français devait être centrifuge, que ses partisans n'étaient pas des émigrés heureux, mais « les délégués libres de la nation enchaînée », d'attacher tous ses soins à cet étonnant système de liaisons avec le territoire occupé, grâce auquel a pu être réalisé l'accord capital de Juin 1942.

Vendu.

 

HERMANT (Abel) — Xavier ou Les Entretiens sur la grammaire française. [Cinquième édition.] Paris, Le Livre, 1923. In-8° (130 x 195 mm.) broché, 272 p., vignette de couverture par Maximilien Vox (pseudonyme de Samuel William Théodore Monod), exemplaire en bon état.


 

Extrait de l'ouvrage d'Albert Thibaudet :
   [...] Xavier ou les entretiens sur la grammaire française de M. Abel Hermant nous tracent un léger crayon de ce que pourrait être la petite académie. M. Hermant a eu la bonne idée de donner à sa grammaire la forme d’entretiens, de causeries, qui se passent dans le vallon de Port-Royal, – le dernier vallon où l'on cause, contemporain de l'académie Conrart et de l'hôtel de Rambouillet. Il nous apporte, avec le précepte, l'exemple de la bonne conversation, et aussi l'illusion que nous revenons à la rhétorique en plein air du Phèdre et du Gorgias. Le Phèdre de M. Hermant est un jeune aviateur, et la rhétorique à Xavier ferait pendant, à peu près, à la rhétorique à Françoise où se plaît M. Marcel Prévost. Je songe aussi à ces petits livres dorés pour sacs à main, que donna jadis M. Salomon Reinach : Eulalie ou le grec sans larmes, Cornélie ou le latin sans pleurs. Ils étaient dépourvus du docte flirt qu'on en eût attendu, et ce flirt il y en a évidemment davantage dans les entretiens sur la grammaire française, pour lesquels il faudrait, s'il n'existait pas, inventer le mot d'élégant. Le public aime cette élégance, et l’édition de luxe, à cent francs le volume, de Xavier, a été épuisée en un moment.
Bibliographie :
   - Thibaudet (Albert), Réflexions sur la littérature, pp. 243-244.

10 euros (code de commande : 00177).

 

[JOTTRAND (Mireille)]. Hommage à Mireille Jottrand. Morlanwez, Musée Royal de Mariemont, 1996. In-4° (226 x 275 mm.) broché, 181 p., illustrations en noir et en couleurs, cachet humide ex-libris à la page de faux-titre, exemplaire en bon état.


   Ce numéro spécial constitue le volume 24/25 des Cahiers de Mariemont correspondants aux années 1993-1994. Le numéro 23 a été publié postérieurement.

Table des matières :
   - Porcelaines.
   
   - En souvenir de Mireille Jottrand, par Jacques Hubinont.
      - Éloge de l'amitié, par Paul Culot.
      - Bibliographie de Mireille Jottrand.
      - Des Cahiers pour Mireille.
      - Porcelaine de Vincennes. « Fond jaune, enfants camaïeu ». Trois remarquables contrefaçons, par Antoine D'Albis.
      - Queen Victoria, a Taste for Sèvres, par Geoffrey De Bellaigue.
      - Porcelaines de Tournai décorées de pastorales et d'amours d'après Boucher, par Claire Dumortier.
      - Tournai and Mennecy, par Clare Le Corbeillier.
      - Un buste du roi Frédéric V de Danemark en porcelaine de Copenhague par Louis-Antoine Fournier, par Geneviève Le Duc.
      - François et Charles Eisen, ou les tribulations d'un peintre belge et de son fils vignettiste entre la France et les Pays-Bas méridionaux, par Claire Lemoine-Isabeau.
      - A painting of Nicholas Sprimont, his family and his Chelsea Vases, par John V.G. Mallet.
      - Le service en porcelaine de Tournai du comte de Cobenzl, par Claire Derriks.
   - Céramiques et autres Arts décoratifs.
      - Le combat avec l'ange ou Jean Carriès céramiste, par Thérèse Burollet.
      - La dentelle de Binche dans la seconde moitié du XVIIIe siècle : certitudes et questions, par Marguerite Coppens.
      - Le mariage d'une bobèche du XVe siècle et d'un chandelier-balustre daté de 1599, par Monique De Ruette.
      - De l'Afrique à la céramique, par Alice De Vinck.
      - Le vase « Bacchanale » de Godefroid Devreese dans le parc de Mariemont, par Cécile Dulière.
      - La Déesse du Bocq à Mariemont. Quelques notes sur l'intégration du mouvement dans la statuaire de Jef Lambeaux, par Bruno Fornari.

Vendu.

 

[LABÉ (Louise)]. BERRIOT (Karine) — Louise Labé. La belle rebelle et le françois nouveau. Essai, suivi des Œuvres complètes. Paris, Éditions du Seuil, 1985. In-8° (155 x 240 mm.) broché, 396 p.
   
Excellente étude enrichie d'une bonne bibliographie et d'un index.



En quatrième de couverture :
   L’auteur des « plus beaux vers passionnés du monde » et d'un chef-d'œuvre de prose peu connu, le Débat de Folie et d'Amour, ne fut pas seulement le premier grand écrivain féminin de l'histoire par l'étendue de son registre et la puissance de son expression ; Louise Labé se révèle aussi bien comme une personnalité particulièrement attachante : « Beauté, culture, douceur, bonté, aucune qualité ne fit défaut à la belle Cordière aux tresses blondes »,écrit Léopold Sedar Senghor à propos d'une singulière Rebelle maniant tour à tour la plume, le fuseau et la lance. Après avoir remis à l'honneur cette « solaire » figure dans le roman Parlez-moi de Louise, Karine Berriot nous restitue ici, par une enquête aussi rigoureuse qu'originale, la surprenante aventure inscrite dans les Œuvres de Louise Labé : la naissance du François comme langue nationale, dans le Lyon marchand de la Renaissance, creuset de l'humanisme français.

Vendu.

 

MALHERBE (François de) — Les poésies de M. de Malherbe. Tomes I et II (complet). Édition critique précédée d'une introduction par Jacques Lavaud. Paris, Librairie E. Droz, 1936-1937. Deux volumes in-8° (120 x 188 mm.) brochés, XXIX, 345 p. (pagination continue pour les deux tomes), exemplaire bien complet (ce qui est rare) du cahier volant de X p., (collection « Société des Textes Français Modernes »), exemplaire en bon état et en partie non coupé.


 
Extrait de l'introduction :
   Original, Malherbe le fut, dans son existence comme dans ses propos ; il le fut également dans la publication de ses poésies. On peut dire, en effet, qu'il est le seul de nos grands poètes à n'avoir jamais publié, quoiqu'ayant vécu jusqu'à un âge respectable, un volume entier de ses vers. Ceux-ci ne furent groupés que deux ans après sa mort, dans le volume préparé par les soins d'Arbaud de Porchères et d'Auger de Mauléon, et édité par Charles Chappelain. On a vu, un peu légèrement, dans ce livre, l'édition originale de Malherbe, et c'était encore la croyance de Lalanne lorsque, en 1862, il réédita l'œuvre du poète normand.
   Philippe Martinon, le premier, a montré que la négligence du poète n'était qu'apparente ; un examen approfondi des recueils collectifs contemporains lui a permis de déterminer une série de véritables éditions des œuvres de Malherbe, successivement corrigées et augmentées par lui.
   Ces recueils, publiés par divers éditeurs, Bonfons, les Du Petit Val, Guillemot, Du Bray, etc., s'efforçaient de grouper ce qu'il y avait de plus remarquable et de plus intéressant dans la production poétique contemporaine. Les pièces y furent d'abord présentées sans ordre et sans signature. Guillemot eut l'idée de les grouper par ordre de sujets. Plus tard, et peu à peu, on prit l'habitude de réunir les poésies d'un même auteur. C'est ce dernier aspect qu'offre le recueil de Du Bray de 1627, qui contient l'essentiel de l'œuvre de Malherbe et de ses disciples. Contrairement à ce qui s'était passé au siècle précédent, c'est surtout par ces recueils que le public de 1600 à 1650 prit contact avec les nouveaux poètes.

Vendu.

 

[MOYEN ÂGE]. D'une déposition à un couronnement 476-800 (Rupture ou continuité dans la naissance de l'Occident médiéval). Colloque organisé par l'Institut des Hautes Études de Belgique les 4 et 5 juin 1975. Bruxelles, Institut des Hautes Études de Belgique, 1975. In-8° (160 x 240 mm.) broché, 163 p., une planche hors texte, exemplaire en très bon état.


 
Table des matières :
   - Présentation du thème.
   - Allocution du recteur Foriers.
   - Introduction, par Jacques Pohl.
   - Continuité romaine et réveil évangélique aux origines de la chrétienté médiévale, par François Masai.
   - Les inscriptions latines païennes et chrétiennes symbiose ou métabolisme ?, par Gabriel Sanders.
   - Latin mérovingien, latin carolingie et rustica romana lingua : continuité ou discontinuité ?, par Marc Van Uytfanghe.
   - Quelques remarques à propos des corvées de colons à l'époque du Bas-Empire et du Haut Moyen Âge, par Adriaan Verhulst.
   - Romanen und Franken am Niederrhein – die Kontinuitätsfrage im Spiegel der Grabfunde von Krefeld-Gellep, par Renate Pirling.
   - La trace du droit romain dans les actes privés du Haut Moyen Âge, par Jacques-Henri Michel.
   - La nécropole mérovingienne de Lavoye (Meuse), par René Joffroy.
   - Le superstrat francique – le peuplement franc, par Max Pfister.
   - Le rôle des Celtes dans l'Europe du Haut Moyen Âge, par Léon Fleuriot.
   - Épilogue, par Georges Despy.

Vendu.

 

[NAPOLÉON II (Napoléon François Joseph Charles Bonaparte)]. SAVANT (Jean) — Tel fut le Roi de Rome. Paris, Éditions Fasquelle, 1954. In-8° (144 x 193 mm.) broché, 295 p., (collection « Tels qu'ils Furent »).
   
Exemplaire enrichi d'un envoi de l'auteur à Maurice Dernelle.

 


Table des matières :
   
- Prologue. 20 mars 1804
   Première partie. Sept ans après.
      I. Fissures dans l'édifice.
      II. Le divorce.
      III. Marie-Louise.
      IV. 20 mars 1811.
   Deuxième partie. Le petit roi.
      V. Majesté au maillot.
      VI. On n'y pense jamais !
      VII. La première culotte.
   Troisième partie. L'exode.
      VIII. Les adieux.
      IX. L'agonie d'une royauté.
      X. Le recours au grand-père.
      XI. La revanche du Vatican.
   Quatrième partie. L'orphelin.
      XII. Aventure et désastre.
      XIII. Enfance de prince.
      XIV. Franz von Reichstadt.
      XV. La mort du père.
   Cinquième partie. Le fils de l'homme.
      XVI. L'héritier du Prince consort.
      XVII. « Buonaparte au cœur impitoyable. »
      XVIII. « Quand il aura seize ans ! »
      XIX. Vidocq, et la mère coupable.
      XX. « Pas prisonnier, mais... »
   Sixième partie. Un grand zéro.
      XXI. L'ami idéal.
      XXII. Le compagnon du père.
      XXIII. L'archiprince.
      XXIV. Une couronne, n'importe laquelle !
      XXV. « Den tod will ich ! »
   - Épilogue.
      - Kaisergruft - Wehrmacht - Invalides.
   - Appendice.
   - Sources de cet ouvrage.
      I. Le fils de Napoléon et ses historiens.
      II. Principales références.


 

12 euros (code de commande : 00166).

 

NOIRET (Joseph) — L'espace oblique. [Illustré par] Gottfried Wiegand. Bruxelles, la Pierre d'Alun, 1986. In-8° (170 x 225 mm.) en feuillets sous couverture à rabats, 76 p., 7 illustrations à pleine page en noir, (collection « La Pierre d'Alun », n° 11), un des 525 exemplaires numérotés (n° 275), exemplaire en très bon état.

 


Extrait :
   
Si l'on est patient, vraiment très patient, comme la statue du jardin public qui s'ouvre au bout de l'avenue, on peut risquer une sortie hors de la prison des regards, on peut tenter de s'éclipser ni vu ni connu.
   Pour réussir dans son entreprise, il faut devenir de plus en plus patient. On étend un bras droit devant soi, à hauteur de visage – ainsi on n'est déjà plus tout à fait là –, on fixe l'extrémité de l'index d'un œil si tranquille, si indifférent que bientôt on ne sait plus au juste si on a des bras, un nez, des épaules, un ventre, des jambes, et même, avec plus de patience encore, si le souffle léger dont l'arbre frémit traverse la poitrine et se perd plus loin, à l'intérieur.
   Si donc on est très patient, plus patient certainement que la statue du jardin public, on arrondit son œil comme celui du poisson et l'imprévisible ouvre enfin ses chantiers obliques.

 
18 euros (code de commande : 00169).

 

['PATAPHYSIQUE]. Monitoires du Cymbalum Pataphysicum. N° 9. Rilly-la-Montagne, Cymbalum Pataphysicum, 1988. In-8° (149 x 210 mm.) agrafé, 64 p., illustrations, un des 299 exemplaires numérotés sur papier couché (n° 231), avec sa bande d'annonce et en bon état.

Avant-propos :
   Placé sous l'égide de la langue héraldique, mais aussi sous le signe de l'arénisation, de l'érosion et de l'écoulement du temps, le mois de sable est celui de la coïncidence, au moins durant vingt-huit jours, des deux calendriers, vulgaire et pataphysique. « C'est le bon mois ! » s'exclament les Dataires débutant dans la carrière et encore peu familiarisés avec la transcription des dates.
   La coïncidence ne concerne pas seulement les quantièmes, mais aussi les célébrations. Ce numéro des Monitoires et le suivant font une place de choix à sainte Wilgeforte et à saint Flaive qui, pour être présents au Calendrier Pataphysique, n'en figurent pas moins dans les Actes des saints chrétiens. Pour sainte Wilgeforte, on verra que l'iconographie, tout en renvoyant à un notable et transcendant Satrape, emprunte essentiellement à l'iconographie chrétienne. Quant à saint Flaive concierge, la Sous-Commission des Jours et des Nuits a tenu à suivre au plus près ses devanciers, en l'occurrence les hagiographes du diocèse de Troyes, démontrent une fois de plus que la pataphysique involontaire n'est pas moins coruscante que la volontaire. Quelques vocables substitués donnent seuls l'infime, capitale et nécessaire inflexion.
   Ce détournement de la vie de saint Flaive est la meilleure réponse apportée à ceux qui seraient tentés de voir en cette entreprise hagiographique entamée depuis le n° 5 des Organographes une dérision qui n'échapperait pas au genre de pataphysique qu'elle prétendrait parodier. Il apparaît ici que le seul recul consiste à plonger tête baissée dans les palus de l'hagiographie traditionnelle et à faire preuve de la même conscience pataphysique que Jarry comptant les clous de la croix. La Pataphysique consciente est la Pataphysique consciencieuse, la célébration d'un concierge en est l'illustration.

 Vendu.

 

PLISNIER (Charles) — Périple. Poème. Bruxelles, Éditions Labor, 1936. In-8° broché, 126 p., exemplaire non coupé, couverture un peu salie.
   Darius Milhaud a composé six chants pour Périple ; ce jeu poétique a été créé le six mars 1936 au Palais des Beaux-Arts, à Bruxelles, par Madeleine Renaud-Thévenet et le chœur parlé des Renaudins.



Extrait de la notice de Raoul Vaneigem :
   Périple avait, dans sa structure de chœur parlé, célébré la nécessaire illumination. Le poète, dans un bilan de la terre à refaire, saluait les martyrs des révolutions dans le monde comme les derniers saints de l'Église. Son hymne à l'Europe « pleine de mains entrelacées et de mitrailleuses » en appelait à la fraternité plus spirituelle et quasi monachique.
Note de présentation du tome III des Œuvres poétiques complètes de Charles Plisnier 
   
Périple articule ses sept chants autour du thème de la tentation du monde. Après avoir pris la mesure de son univers intérieur, le poète rêve de s'évader de cette prison. La terre entière s'offre à lui avec toutes ses séductions. Il part, sillonne les mers et les continents, mais il découvre que partout où il va, « son pas ne traverse que lui-même ». Périple, publié en 1936, alors que l'idée européenne n'était encore, dans l'esprit même de ses futurs promoteurs, qu'un rêve enfoui dans les brumes d'un avenir inconnaissable, contient quelques-uns des vers les plus émouvants qui aient été écrits sur l'Europe.
Bibliographie ;
   - Vaneigem (Raoul), Sacre, dans Lettres françaises de Belgique. Dictionnaire des œuvres. La poésie, p. 502.

8 euros (code de commande : 00179).

 

SANSON (Guillaume) — Geographia Synodica Sive Regionum, Urbium, et Locorum ubi Celebrata sunt Concilia Oecumenica, Nationalia, Provinciala, et Synodi Diocesanæ Tabula geographica secunda Italiam, Galliam, et Angliam exibens. Ex conatibus Geographicis. Gulielmi Sanson Nicolai Filii. CIC ICC LXVII. Lutetiæ Parisiorum. Apud Autorem. Cum Privilegio ad Viginti Annos. Paris, Sanson, [post 1667]. Belle et décorative carte coloriée, pli central vertical, une trace de mouillure dans le bas de la partie centrale.
Dimensions :
   - Illustration : 550 x 422 mm.
   - Cuvette : 558 x 426 mm.
   - Feuille : 574 x 433 mm.



   Cette carte historique représentant la France, le sud des Pays-Bas, le sud de l'Angleterre, l'Italie et le nord de l'Espagne indique les villes où se sont tenus les conciles et synodes de l'Église.
   Guillaume Sanson (1633-1703) était le fils du célèbre cartographe Nicolas Sanson. La carte présentée ici est le fruit d'une collaboration avec l'éditeur Pierre Mariette (1634-1716) ; comme le premier cartouche ci-dessous le précise, elle fut publiée en 1667. Comme on peut le constater dans le cartouche suivant, la carte présentée ici est un exemplaire de la réimpression avec la mention d'éditeur modifiée : « Apud Petrum Mariette, via Iacobaea sub signo Spei » a été grattée et remplacée par : « Apud Autorem ».



Vendu.

 

SERVAIS (Max) — Armorial des provinces et des communes de Belgique. Et Armorial des provinces et des communes de Belgique. Supplément 1955-1968. Bruxelles, Crédit Communal, 1955-1969. Deux volumes in-4° (240 x 305 mm.) sous reliures d'éditeur, 1041 et 468 p., illustrations en noir et en couleurs, tirage limité à 2500 (premier volume) et 1000 exemplaires (supplément) numérotés (n° 983), les pages de titre et de justification de tirage du premier volume manquent.


 
Préface du Supplément, par M. Van Audenhove :
   Monsieur Max Servais publie, depuis 1950, dans le Bulletin trimestriel du Crédit Communal de Belgique, une imposante série d'articles consacrés à l'héraldique et à la sigillographie des provinces et des communes belges.
   Illustrées de représentations graphiques, expliquant succinctement les raisons qui ont provoqué la reconnaissance ou l'octroi des armoiries communales, ces notices intéressent vivement les lecteurs de notre périodique, suscitent des réactions nombreuses : compléments d'information ou demandes de renseignements.
   C'est pourquoi notre Société eut l'idée de publier en 1955, lors de son 95e anniversaire, un Armorial des Provinces et Communes de Belgique, dans lequel M. Servais réunirait ses articles remaniés et coordonnés.
   En fait, le projet aboutit, au prix d'un labeur de tous les jours assuré bénévolement par l'auteur pendant des années, à l'élaboration d'une véritable somme en la matière.
   Le monumental ouvrage – plus de mille pages in-4° – que nous avons édité n'est pas seulement, en effet, le seul travail qui reproduise et décrive, en exposant les raisons qui ont déterminé leur choix, les emblèmes héraldiques des neuf provinces et des 861 communes auxquelles des armoiries ou des sceaux ont été reconnus ou concédés de 1817 à la fin de 1954. Il comprend, en outre, des chapitres introductifs sur les origines, le langage et les moyens d'expression héraldiques, les usages et les droits des villes en ce domaine. On y trouve encore le blasonnement des armoiries et des sceaux du Royaume, des provinces et des communes qui font usage d'emblèmes particuliers. Enfin, une troisième partie, de loin la plus copieuse, se compose de notes héraldiques et historiques sur le Royaume, les provinces et les communes groupées par type d'armoiries. Une table de noms de lieux et une table onomastique facilitent la consultation.
   Aussi cet ouvrage, qui complétait une lacune déplorée, au début du siècle déjà, par l'éminent héraldiste J.-Th. de Raadt, fut-il unanimement apprécié par les spécialistes de notre pays et même de l'étranger puisque l'« Instituto intemacional de Genealogia y Heraldica » de Madrid décerna le « Prix Silvio Mannucci » à son auteur.
   D'autre part, l'incontestable succès qu'il rencontra auprès des amateurs et du public prouve bien que cet Armorial répondait à un réel besoin : l'édition en langue néerlandaise est, en effet, complètement épuisée depuis plusieurs années et le stock d'exemplaires disponibles en langue française est actuellement très restreint.
   On constate, en outre, que le nombre des demandes d'attribution d'armoires communales a considérablement augmenté : 861 communes en avaient obtenu jusqu'en 1954 contre 169 de 1955 à la fin de 1968. Certes, l'activité des cercles d'histoire et des musées locaux qui se sont multipliés au cours de cette dernière période doit avoir provoqué, en partie, cette poussée. Mais il nous paraît incontestable que la publication de notre Armorial, dont chaque commune a d'ailleurs reçu un exemplaire, n'est pas étrangère à cette affirmation du particularisme de nos communautés.
   En raison même du nombre important des nouvelles reconnaissances ou concessions, il convenait, dans l'intérêt des chercheurs et des amateurs, de mettre notre premier ouvrage à jour en publiant le présent Supplément à l'Armorial des Provinces et des Communes de Belgique.
   M. Max Servais, qui, depuis 1955, donne régulièrement dans notre Bulletin au fur et à mesure de la publication au Moniteur belge des arrêtés royaux de reconnaissance ou de concession, des notes héraldiques, généalogique et historiques relatives aux communes en cause, a tenu à remanier et à augmenter ces textes en vue de leur réunion en un second volume.
   Les sources de l'auteur sont du même type que celles de l'Armorial de 1955 : les dossiers ministériels et l'abondante documentation dispensée dans de multiples travaux d'histoire locale. Le blason complet – c'est-à-dire accompagné de ses éventuels éléments extérieurs – qui accompagne le texte de chaque arrêté est repris du diplôme officiel.
   Le Supplément nous paraît aussi remarquable que l'Armorial.
   Sans doute embrasse-t-il une matière moins vaste puisqu'il n'y est question que de 169 localités niais chacune des notices y est plus détaillée surtout pour ce qui est de la généalogie des seigneurs locaux successifs.
   Nous en félicitons très cordialement M. Max Servais que nous remercions vivement de s'être imposé, une fois de plus, une tâche aussi ardue.


 

Les deux volumes : 60 euros (code de commande : 00186).

 

THOMAS (Willy) et AUQUIER (André) — Quaregnon-Wasmuel. Bruxelles, Alan Sutton Uitgeverij, 1999. In-8° (165 x 235 mm.) broché, 128 p., très nombreuses illustrations, (collection « Mémoire en Images »), exemplaire en parfait état.


En quatrième de couverture :
   À travers une sélection de 200 photographies anciennes, le plus souvent d'auteurs anonymes, Willy Thomas et André Auquier vous invitent à découvrir quelques aspects de la vie d'autrefois des communes de Quaregnon et Wasmuel, aujourd'hui réunies en une même entité.
   Un peu plus d'un siècle est ainsi parcouru par l'illustration et le texte. Les années évoquées ont été le théâtre de nombreux bouleversements dans le cadre et le mode de vie. Les lieux de cultes, les bâtiments officiels et des voies de communication importantes, qui ont traversé ou traversent maintenant les deux communes, ont évolué. Des associations à but musical, sportif, culturel, folklorique ou religieux ont apporté des joies simples à toute la population.
   Les vies économique, industrielle et commerciale ont été bien différentes dans les deux localités, ce qui transparait dans les principales activités évoquées ici.
   Cet ouvrage permet à nos aînés de retrouver des souvenirs et aux plus jeunes de découvrir ce que fut la vie passée.
   Chacun y trouvera matière à son goût.

Un exemplaire de l'édition de 1999 : 18 euros (code de commande : 00187/1999).
Un exemplaire de la seconde édition de 2005 : 18 euros (code de commande : 00187/2005).

 

VIÉNET (René) — Enragés et situationnistes dans le mouvement des occupations. Paris, Gallimard, 1968. In-8° (140 x 205 mm.) broché, 316 p., illustrations, (collection « Témoins »), exemplaire en bon état.
   
René Viénet : un membre de l'Internationale situationniste de 1963 à 1971.



En quatrième de couverture :
   Depuis le mois de mai 1968, tous les commentateurs se sont interrogés sur la part exacte de l'Internationale situationniste dans l'explosion qui a ébranlé la société française.
   À lire les tracts et les inscriptions, à vivre cette révolution d'un nouveau style, chacun sentait que le situationnisme, « théorie d'une révolution apparemment sans théorie », avait donné son génie à la fête et joué dans l'inspiration du mouvement un rôle sans commune mesure avec le petit nombre de ses adhérents. En revanche, depuis le scandale de l'Université de Strasbourg en décembre 1966, où la Dresse notait l'apparition des « figures inquiétantes de l'I. S. », on avait surtout remarqué l'intransigeance avec laquelle ces extrémistes refusaient tout contact avec les formations gauchistes, qualifiées de bureaucratiques, et la véhémence de leur critique du milieu étudiant.
   Ils semblaient vouloir porter le désordre ailleurs ; et l'I.S. avait déjà élaboré la plate-forme commune des ouvriers en lutte contre leurs syndicats et des blousons noirs politisés.
   Au nom du groupe, l'un d'eux, René Viénet, propose l'analyse de cette période et expose ce qu'ont réellement fait « le groupe des Enragés » à Nanterre, le premier « comité d'occupation de la Sorbonne », puis le « conseil pour le maintien des occupations ». Parmi les nombreux documents, souvent inédits, à côté des tracts, chansons, photos, « comics » dont les situationnistes ont fait un genre, on trouvera notamment le déjà célèbre pamphlet, publié à Strasbourg en 1966, De la misère en milieu étudiant.
   Les situationnistes s'étaient fait connaître comme un groupe international de théoriciens qui avaient entrepris une critique radicale de la « société moderne ». Les voici dans l'action.

Vendu.

 

[WALLONIE] Les Dialectes de Wallonie. Tome 1 - 1972. Liège, Société de Langue et de Littérature Wallonne, 1972. In-8° (157 x 233 mm.) broché, 143 p., exemplaire non coupé.
   
Le premier numéro de cette excellente revue.



Table des matières :
   - Éditorial.
   - Les cultures à Seneffe, par R. Dascotte.
   - Birouche et birouchette, par A. Goose.
   - Hennuyer mésiére, liégeois mahîre, par E. Legros.
   - Lexique namurois. Nouvelles additions, par L. Léonard.
   - Le bousier dans la dialectologie et le folklore de la Wallonie, par R. Pinon.
   Mélanges :
      - Namurois è (ou à) chape, liégeois è hape, par E. Legros.
      - Une survivance wallonne du lat. merda. Le temps (le jeu) tourne à mièl, par J. Herbillon.
      - Anc. wallon pervelheus, par-, fr. périlleux, par J. Herbillon.
      - Ancien wallon haserez (pobvres), par J. Herbillon.

12 euros (code de commande : 00172).

 

[WASMES]. La présence de l'abbaye de Saint-Ghislain à Wasmes et aux environs. Avant-propos par Jean-Marie Cauchies. Saint-Ghislain, Cercle d'Histoire et d'Archéologie de Saint-Ghislain et de la Région, 1977. In-8° oblong (250 x 213 mm.) agrafé sous jaquette d'éditeur, [14], 94 p., XXI planches hors texte, (collection « Publications Extraordinaires du Cercle d'Histoire et d'Archéologie de Saint-Ghislain et de la Région »), exemplaire en bon état.

 


   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée en l'église Notre-Dame, à Wasmes, du 27 mai au 12 juin 1977.
Table des matières :
   - Introduction historique.
   Chapitre 1. Le cadre.
   Chapitre 2. L'abbaye et la vie ecclésiastique.
   Chapitre 3. L'abbaye, seigneur temporel.
   Chapitre 4. L'abbaye et la vie économique.
   - Annexe.

12 euros (code de commande : 00188).

 

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