lundi 15 juin 2026

Les «nouveautés » du 16 juin 2026.

 MISE À JOUR DU 16 JUIN 2026

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[ACADÉMIE ROYALE DE BELGIQUE]. Mémoires couronnés et mémoires des savants étrangers publiés par l'Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique. Tome XXII - 1846 et 1847. Bruxelles, Hayez, 1848. [Bruxelles,÷ M. Hayez, Imprimeur de l'Académie royale.÷ 1848.] In-4° (227 x 281 mm.) demi-basane fauve à coins (reloure frottée et un peu usagée), [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], [1 (table)], [1 bl.], 25, [1 bl.], 24, 145, [1 bl.], 28, 31, [1 bl.], 14, 6, 204, 12 p., planches hors texte. 


Table des matières :
   - Classe des Sciences.
      - Mémoires des savants étrangers.
         - Mémoires sur les intégrales eulériennes et sur la convergence d’une certaine classe de séries, par M. Schaar (25 p.).
         - Solution d’un problème de calcul intégral, par M. Le François (24 p.).
         - Mémoire sur les tremblements de terre de la Péninsule Italique, par M. Alexis Perrey (145 p.).
         - Mémoire sur les principales sophistications des farines et du pain, par M. F. Donny (28 p.).
         - Recherches sur la cause de la phosphorescence de la mer, dans les parages d’Ostende, par le docteur Verhaeghe (31 p.).
         - Note sur l’organisation de quelques parties de l’appareil digestif du Python bivittatus, par le docteur C. Poelman (14 p.).
         - Description d’un quadrumane de la famille des Lémuridés du genre Maki (Lémur), ou singes à seau de renard, conservé dans les collections du Musée royal, par T. Schuermans (6 p.).
   - Classe des Lettres.
      - Mémoires couronnés.
         - Histoire de l’organisation militaire sous les ducs de Bourgogne, par M. le capitaine Guillaume (204 p.).
      - Mémoires des savants étrangers.
         - Notice sur les antiquités gallo-romaines trouvées dans le Hainaut, par M. Alexandre Pinchart (12 p.).

50 euros (code de commande : 03471).

 

ANDRIEUX (François) — Contes et opuscules, en vers et en prose, suivis de poésies fugitives. Par Andrieux, de l'Institut National. Paris, Renouard, 1800. [A Paris. ÷ Chez Ant. Aug. Renouard, Libraire, rue ÷ St.-André-des-Arts, N°. 42. ÷ VIII - 1800.] In-8° (128 x 205 mm.) demi-basane de l'époque, dos lisse, plats et mors frottés, [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], IV (Avertissement), [1 (errata)], [1 bl.], 184 p.


   « Libéral en politique et classique en littérature », François Andrieux (Strasbourg, 1759 - Paris, 1833) était destiné au barreau. Les événements de la Révolution en décidèrent autrement et Andrieux siégea au tribunal de cassation, fit partie du Conseil des Cinq-Cents puis présida le Tribunat dont il fut évincé en 1802. Il se voua alors à la littérature, d'abord comme professeur à l'École Polytechnique puis, de 1814 jusqu'à sa mort, au Collège de France. En 1829, il devint secrétaire perpétuel de l'Académie française.
   L'édition de ses Contes et opuscules présentée ici est l'originale, elle contient ses pièces les plus fameuses : Le Procès du Sénat de Capoue, Le Doyen de Badajoz, Le Meûnier de Sans-Souci et le Dialogue entre deux journalistes sur les mots Monsieur et Citoyen.
Bibliographie :
   Cioranescu (Alexandre), Bibliographie de la littérature française du dix-huitième siècle, n° 7988.

 

15 euros (code de commande : 03462).

 

[BIBLIOPHILIE]. De la matière des livres par un bibliophile. Paris, Rouveyre, 1880. [Paris÷ Librairire ancienne et moderne÷ Édouard Rouveyre÷ I, rue des Saints-Pères, I÷ 1880] In-8° (132 x 205 mm.) broché sous couverture rempliée, 70, [1 (colophon)], [1 bl.], [8 (extrait du catalogue de l'éditeur)], exemplaire non justifié sur papier vergé, manques au dos. 



De l'art de puiser dans les bons auteurs...
   Cet ouvrage a été attribué à Paul Lacroix (dit le Bibliophile Jacob) avant de l'être à son éditeur Édouard Rouveyre. Dorothée de Bruchard signale avec raison que ce texte est la version – légèrement remaniée – de l'article « Livre » publié dans l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert qui était lui-même la traduction de l'article « Book » de la Cyclopaedia d'Ephraïm Chambers.
Bibliographie :
   - Bruchard (Dorothée de), Escritório do Livro (ressource en ligne).
   - Chambers (Ephraïm), « Book », dans Cyclopaedia : or an Universal Dictionary of Arts and Sciences, vol. I, (1741).
   - Diderot (Denis, dir) et d'Alembert (Jean Le Rond d'Alembert, dit, dir.), « Livre », dans Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des Sciences, des Arts et Mériers, par une Société de gens de lettres, vol. IX (1765), pp. 601-611.
   - Fontaine (Jean-Paul), « Connaissance de Rouveyre », dans
https://histoire-bibliophilie.blogspot.com (9 avril 2013).


 

15 euros (code de commande : 03451).

 

[BIBLIOPHILIE - CATALOGUE DE VENTE - ENGEL-GROS (Frédéric)]. LAIR-DUBREUIL (Fernand) et LECLERC (Henri) — Catalogue des beaux manuscrits français, flamands et italiens des XIVe et XVe siècles, incunables, riches reliures des XVe et XVIe siècles françaises, vénitiennes, orientales, persanes, etc., nombreux livres d'amis avec dessins et miniatures provenant de la collection Engel-Gros et dont la vente aura lieu à Paris Galerie Georges Petit 8, rue de Sèze, 8 le jeudi 2 juin 1921, à deux heures. Paris, Georges Petit (imprimeur), 1921. In-4° (185 x 272 mm.) broché, 55 p., exemplaire en bon état malgré quelques rousseurs sur la couverture. 


   Frédéric Engel-Gros (1843-1918) fut un important collectionneur d'œuvres d'art de la deuxième moitié du XIXe siècle. C'est dans sa propriété du château de Ripaille, près de Thonon-les-Bains, que sa collection était conservée ; après sa mort, une partie fut confiée à plusieurs musées et l'autre fut dispersée dans plusieurs ventes qui eurent lien de 1921 à 1923. Celle du 2 juin 1921 dont le catalogue commenté est présenté ici proposait 83 lots répartis comme suit :
   - Manuscrits (n° 1 - 19).
   - Incunables et livres du XVIe siècle (n° 20 - 49).
   - Reliures du XVe au XVIIe siècle (françaises, italiennes, allemandes, persanes et arabes) (n° 50 - 72).
   - Livres d'amies (n° 73 - 83).

10 euros (code de commande : 03457).

 

[BIBLIOPHILIE - JAPON]. Estampes et livres japonais des XVIIIe et XIXe siècles dans les collections de la Bibliothèque royale Albert Ier. Avant-propos par Martin Wittek. Bruxelles, Bibliothèque Royale Albert Ier, 1989. In-4° (185 x 255 mm.) broché, 51 p., illustrations en couleurs dans le texte et 31 planches en noir hors texte, exemplaire en très bon état.
   
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la Salle des Donations, à la Bibliothèque royale Albert Ier, à Bruxelles, du 9 décembre 1989 au 20 janvier 1990, dans le cadre des manifestations « Europalia 89 Japon ».


Avant-propos :
   La Bibliothèque Royale a tenu à s’associer, même modestement, aux multiples manifestations organisées à l’occasion d’Europalia 89 Japon.
   Cette exposition propose à l’admiration du public une soixantaine d’estampes et de livres japonais choisis dans nos collections : celles du Cabinet des Estampes et de la Réserve Précieuse.
   On y trouvera les grands noms de l’école ukiyo-e et les sujets types de leur répertoire aux dix-huitième et dix-neuvième siècles.
   C’est l’occasion de souligner que notre institution est l’heureuse bénéficiaire de deux collections d’art ukiyo-e constituées au début de ce siècle : celle que Charles de Royer, conseiller de légation à Tokyo en 1907-1908, nous a léguée en 1936, soit 35 estampes de qualité excellente et actuellement de toute rareté, et la bibliothèque japonaise du Chevalier Hans de Winiwarter (Vienne, 1875-Liège, 1949), professeur à la Faculté de Médecine de l’Université de Liège ; cette bibliothèque comportant un millier de livres, dont une grande partie illustrés, du dix-septième au dix-neuvième siècle, a été achetée en 1966.

Vendu.

 

BOUCHOT (Henri) — Les Primitifs français 1292-1500. Complément documentaire au catalogue de l'exposition. Troisième édition. Paris, Librairie de l'Art Ancien et Moderne, 1904. In-8° (151 x 212 mm.) broché, 341 p., exemplaire en bon état.


Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Introduction.
   I. L'École de Paris (XIIIe-XIVe siècle).
   II. L'École parisienne de Hesdin. - Les artistes de Mahaut d'Artois (1295-1329).
   III. Le portrait de Jean le Bon et quelques œuvres perdues du XIVe siècle.
   IV. Jean d'Orléans et le parement de Narbonne. - Les Parisiens de la fin du XIVe siècle.
   V. Quelques notes sur les peintres bourguignons.
   VI. Le duc de Berry. - Le roi Charles V.
   VII. L'ouvraige de Lombardie.
   VIII. La question des Van Eyck.
   IX. L'École d'Avignon et de la région du Rhône.
   X. L'École de la Loire.
   - Conclusion.
   - Index alphabétique et analytiques.

20 euros (code de commande : 03463).

 

CENDRARS (Blaise) — La légende de Novgorode. Illustrations de Pierre Alechinsky. [Saint-Clément-de-Rivière], Fata Morgana, 1997. In-4° (175 x 244 mm.) broché sous couverture à rabats, 57 p., 7 illustrations (une vignette en rouge sur la couverture, cinq en deux couleurs et un cul-de-lampe en noir), cachet ex-libris de la « Bibliotheca Bircyvisiana », exemplaire en bon état.


Présentation de l'éditeur :
      Mes mains caressaient la gorge souple des plus douces beautés,
      et de ces mains je tordais le cou de mille marchands suants et vaniteux
      – et moi aussi j’étais un puissant marchand, effleurant avec délicatesse
      les choses payées de mes deniers… Mais en réalité, je n’ai même pas pu frôler
      une chair parfumée et tendre et tiède
     comme la neige… ni le creux, si chaud aussi, tendre et soyeux
     vers lequel tendait mon vif animal.

   Retrouvée en 1995 en Bulgarie, la mythique édition russe du tout premier poème de Blaise Cendrars, écrit et publié à Moscou en 1907, a fait sensation et suscité de nombreux articles. Notre édition, illustrée de cinq dessins en couleurs inédits de Pierre Alechinsky, reproduit intégralement le livre original russe et en donne une traduction supervisée par Miriam Cendrars, qui a aussi rédigé l’introduction. Forme et style du poème annoncent la modernité autant « qu’il révèle la tragique origine d’un nom nouveau, issu de feu, de braise et de cendres : Blaise Cendrars »


Table des matières :
   - Blaise Cendrars en devenir, par Miriam Cendrars.
   - La légende de Novgorode, traduite du français en russe par R.R.
   - La légende de Novgorode, restitution en français.
   - Notes, par Miriam Cendrars.
   - Comment j'en suis venu à illustrer Le Volturno puis La légende de Novgorode, par Pierre Alechinsky.

Vendu.

 

COOKSON (Catherine) — The Cinder Path. London, Book Club Associates, 1978. In-8° (135 x 205 mm.) sous reliure et jaquette d'éditeur, 255 p.


En quatrième de couverture :
   « You're a loser ; you were born a loser. »
   Was that the whole truth about Charlie Mac Fell ? Was he just the kind of nice chap who always takes the dirty end of the stick, lacking the inner strength to take a firm stand in life or love alike ?
   In one of the most powerful and distinctive novels that this author has yet written, Catherine Cookson brilliantly portrays a man in search of himself and tells a story of exceptional dramatic force which carries the reader from the rural Northumberland of Edwardian times into the holocaust of the Western Front in the First World War. And at the root of the matter is the cinder path of Charlie's boyhood home ; a place of harsh associations that would come to symbolise the struggle with destiny itself.

6 euros (code de commande : 03459).

 

CORBIN (Alain) — Le village des cannibales. Paris, Aubier, 1990. In-8° (135 x 220 mm.) collé, 204 p., (collection « Historique »), exemplaire en bon état.

 

En quatrième de couverture :
   16 août 1870. À l'annonce des premières défaites, l'entrelacs des rumeurs, la simplicité des représentations du politique, la hantise du retour des ordres anciens et des calamités passées, l'attachement au souverain suggèrent aux populations rurales du nord de la Dordogne de recourir à des formes de cruauté devenues étranges, indicibles, insupportables.
   Sur le foirail du village de Hautefaye, un jeune noble est supplicié durant deux heures, avant d'être brûlé par une foule qui l'accuse d'avoir crié : « Vive la République ! ». Le soir, les forcenés se dispersent et se vantent d'avoir « rôti » un Prussien. Ce massacre, aux formes anachroniques, réactualise la figure éprouvante du monstre.
   Les clivages politiques se révèlent de peu de poids quand ressurgissent les fantômes des « cannibales ». Le frémissement d'horreur devant cette béance, rappel de la nature effrayante de l’homme, qui vient nier le long et difficile travail d’autocontention opéré dans le tréfonds des êtres, réunit le corps social dans une crispation défensive. Le recouvrement de la cruauté par une apaisante rhétorique républicaine annonce la réticence de l'histoire politique, sourde à la logique des sentiments et des comportements clamée dans la liesse horrible du massacre.

12 euros (code de commande : 03455).

 

DAILLIEZ (Laurent) — Les chevaliers teutoniques. Paris, Librairie Académique Perrin, 1979. In-8° (138 x 209 mm.) sous reliure et jaquette d'éditeur, 290 p., illustrations hors texte. 


Table des matières :
   - Généalogie des Hohenzollern.
   - Introduction.
   I. Sainte-Marie-des-Allemands.
   II. Les Teutoniques en Terre sainte.
   III. Hermann de Salza et Frédéric II.
   IV. La Croisade de Frédéric II.
   V. Les Teutoniques en France.
   VI. L’Empire teutonique.
   VII. Les Chevaliers Porte-Glaive, de Dobrzin et de Thymau.
   VIII. Les Institutions.
   IX. Le Chevalier.
   X. La Vie quotidienne du chevalier teutonique.
   XI. Les biens teutoniques situés dans les pays en paix.
   XII. Les biens en pays de guerre.
   XIII. Diplomatie et finance.
   XIV. Caractère et influence de la chevalerie germanique.
   XV. L’Ordre teutonique après la séparation.
   XVI. L’Ordre teutonique aujourd'hui.
   XVII. L'héritage de la chevalerie.
   - Bibliographie.
   Annexe I. Les grands maîtres de l'ordre de Sainte-Marie-des-Teutoniques. Ordre des chevaliers teutoniques. Deutscher Order. Domus Hospitalis Sanctae Mariae Teutonicorum in Jérusalem.
   Annexe II. Les maîtres de l'Allemagne de l’Ordre teutonique. Deutschmeister.

10 euros (code de commande : 03438).

 

[DASNOY (Albert)]. LEPLAE (Charles) — Albert Dasnoy. Anvers, De Sikkel, 1952. In-8° (187 x 250 mm.) sous reliure et jaquette d'éditeur, 15 p., un frontispice en couleurs, un portrait de l'artiste et 24 planches hors texte, (collection « Monographies de l'Art Belge »), exemplaire numéroté (n° 707), exemplaire en bon état.


Extrait :
   Albert Dasnoy est né à Lierre. Par hasard, pourrait-on dire, car son père, fonctionnaire des contributions, fit des séjours dans toute la Belgique. Il finit même, après avoir entraîné sa famille, qui sans cesse s'accroissait, à Lillo, à Louvain, à Courtrai et à Bruges, par terminer sa carrière dans un poste élevé de l'Administration des Finances : celui de Directeur de l'Hôtel des Monnaies. C'est dans l'immense bâtiment, aux couloirs vides et mornes, qu'Albert Dasnoy, pour qui tout cet argent que l'on fabriquait sous ses yeux fut sa vie durant un perpétuel problème, passa sa sévère adolescence. À l'âge, pour d'autres des folies de la jeunesse, il connut l'austérité. On pourrait expliquer qu'il vécut à l'envers : sombre et solitaire à vingt ans, sociable et aimé de tous à cinquante. Il a dit de moi que sous des apparences sereines les sculpteurs cachaient souvent beaucoup de tourments et de doutes. Je pourrais dire de lui que, malgré les airs effacés qu'il a, sa silhouette un peu désuète et son front triste (qui préoccupe ceux qui le connaissent mal), il possède l'esprit le plus ferme et peut-être le plus heureux qui soit.
   Il découvrit pourtant, Dieu sait pourquoi, la peinture dans l'atelier du peintre Richir. Il est bien curieux de voir débuter dans le milieu de l'art le plus mondain celui dont les forces devaient être consacrées aux audaces, parfois sauvages, de son époque. Je l'ai rencontré pour la première fois chez Paul Haesaerts, rue de la Charité. C'était la rue voisine de l'atelier où s'imprimait Flandre. Dans l'excitation de la correction forcenée des épreuves, qui ahurissait les garçons de l'imprimerie, à côté de Luc Haesaerts, qui de ce temps fumait la pipe sans arrêt, sans barbe encore je pense, et maigre comme une momie, je vis pour la première fois le grand front d'Albert Dasnoy et ses cheveux mal coupés. Il portait une chemise à grand col ouvert qui lui donnait l'air d'un collégien en vacances. Il était, alors déjà, partagé entre le désir d'écrire et celui de peindre. À ce moment, il menait campagne pour les expressionnistes dans Le Rouge et le Noir (il s'était fait mettre à la porte d'un grand quotidien pour avoir défendu Gustave de Smet). Depuis lors, il a été de toutes les luttes et l'ami de tous. L'ami de Tytgat, de Permeke, de Jean Brusselmans, le grand ami de Spilliaert et le très grand ami de Daeye. Il était le plus jeune des Compagnons de l'Art, ou bien était-ce moi, j'ai oublié.
   De ce temps-là, il n'y avait pas seulement une façon de peindre. Le monde entier et tous ses continents n'avaient pas encore découvert que le problème de l'art se résolvait par une formule unique.
   Il n'y avait d'intransigeance que dans le courage que l'on exigeait d'un artiste, car ces aînés, qui presque tous sont morts, formaient moralement une génération admirable.

10 euros (code de commande : 03463).

 

[DEGAS (Edgar)]. VALÉRY (Paul) — Degas Danse Dessin. Paris, Gallimard, 1938. Dixième édition. In-8° (120 x 188 mm.) broché, 178 p., couverture illustrée.


Présentation de l'éditeur :
   Dès 1896, le nom de Degas figure dans une note des Cahiers de Valéry. L'idée d'écrire sur le peintre va s'accomplir grâce à Ambroise Vollard : lors d'une rencontre en juin 1929, Valéry lui fait part de son désir de consacrer un livre à Degas. Le titre est rapidement trouvé : ce sera Degas Danse Dessin – un livre qui reprendrait une double ambition puisque ce serait à la fois un portrait et une réflexion sur le dessin et les tableaux de danseuses.
   Texte à la fois intime et universel, Degas Danse Dessin s'offre comme une évocation fragmentaire et poétique de la personnalité de Degas et de son art, et comme une méditation sur la création.

9 euros (code de commande : 03447).

 

FOURMANOIT (Léon) — Des luttes... des hommes... et du Borinage. 1910-1925. Chronique. [Mons], Impricoop, 1981. In-8° (160 x 240 mm.) broché, 200 p., illustrations. 


Avertissement :
   J'avais 11 ans ! Comme chaque soir, groupés autour d'une radio qui figurerait aujourd'hui honorablement parmi les antiquités, mes parents tendaient l'oreille pour capter au travers du brouillage ennemi, la voix de Londres. Sur le bord de la table familiale, je jouais à quelque jeu oublié prêtant une oreille à ces messages d'un autre monde. Une langue inconnue... les quatre coups frappés par intervalles, cette voix reconnue entre toutes : « Ici Londres... Les Français parlent aux Français ». J'avais le sentiment merveilleux d'écouter des choses graves, interdites, dangereuses dont certaines m'étaient destinées. À la suite de la Voix je chantonnais : « Radio Paris ment, radio Paris est allemand » ou sur l'air de Saint-Nicolas : « Mon bon Mussolini la Grèce est bien perdue ».
   Un soir cependant la Voix évoqua le besoin de nickel de l'armée allemande et demanda au monde occupé pour retenir toute monnaie de ce métal afin de la soustraire à la réquisition ennemie. Ce fut la révélation ! J'allais enfin entrer dans le jeu, répondre à la Voix. Ma décision fut prise, je conserverais toute pièce de nickel qui me passerait par les mains... Ce fut ma petite résistance. Chaque fois qu'une pièce enrichissait ma collection, je pesais le tout... Autant que les « Boches » n'auraient pas ! À la libération j'atteignais presque le kilo : 980 gr si mes souvenirs sont exacts et je me retrouvai avec ces pièces désormais sans objet. Alors, par habitude j’ai continué à collectionner de-ci de-là de menues monnaies qui devaient être retirées de circulation ou tout simplement qui me plaisaient.
   Bien des années plus tard, à Bruxelles, au sortir d'un Comité national de la C.G.S.P. Enseignement, j'étais tombé en arrêt devant une vitrine exposant quelques pièces rares à la convoitise des numismates amateurs. Le temps de parcourir du regard ces reliques d'un passé plus ou moins lointain me valut la remarque quelque peu impatiente d'une jeune militante de notre délégation qui pour sa part ne trouvait aucun intérêt à ces épaves d'un monde oublié car, lui semblait-il, regarder en arrière, à moins d'être spécialiste en la matière, était une perte de temps. Pire, ce passé inévitablement magnifié ne pouvait agir sur nous qu'à la façon d'un émollient. Béats et satisfaits, ces gloires d'hier risquaient de nous aveugler au point de nous rendre inopérants aujourd'hui.
   Fort honnêtement à ce jour, je m'étais bien davantage préoccupé du présent et du proche avenir que de nos splendeurs d'antan. Cependant, cette remarque me frappa. Effectivement, extirpé de son contexte originel, l'intérêt porté à ces menues monnaies perdait tout son sens, toute signification.
   En décembre 1977, la C.G.S.P. Mons-Borinage organisait une petite réception avec remise d'insigne d'honneur à ses anciens totalisant quarante années d'affiliation. La plupart étaient présents hormis Nestor Jacques de Wasmuël. Sentimentalisme ? Désir de renouer par-delà les années, je ne sais mais je portai moi-même l'humble symbole.
   Le plaisir de nous retrouver, la chaleur d'un vin généreux, il n 'en fallut pas plus pour mon « Maître d'école » évoquer ses activités de militant syndical durant l'entre-deux-guerres. Ainsi suscitées les ombres du passé brillèrent un instant à mes yeux étonnés : nous qui avions pris la relève ignorions tout de ce qui nous avait précédé et nous trouvions en quelque sorte suspendus dans le temps, coupés de nos origines. La curiosité ainsi mise en appétit, j'entrepris de combler cette lacune.
   Guidé au départ par les témoignages de nos amis Arthur Bolomé, Marcel Busieau, Roland Coulon, Nestor Jacques, René Noël, deux années de patientes recherches, les archives manquant cruellement, permirent la reconstitution de l'histoire de notre mouvement syndical régional.
   Le même phénomène jouant, s'avéra l'impérieuse nécessité de replacer les événements dans le cadre de la vie quotidienne sous peine de ne laisser transparaître qu'un reflet terne, figé, vidé de toute substance, de toute signification.
   Année par année, au fil des documents j'ai donc tenté d'évoquer la vie quotidienne et les luttes des gens de chez nous.
   Peut-être l'un et l'autre trouvera-t-il l'écho d'un événement vécu par ses parents, ses grands-parents. C’est ce que je souhaite et espère sans autre prétention.

6 euros (code de commande : 03437).

 

HERBERT (Frank) — Les enfants de Dune. [Titre original : The Children of Dune.]. Traduit de l'américain par Michel Demuth. Paris, Éditions Robert Laffont, 1978. In-8° (135 x 215 mm.) collé, 419 p., (collection « Ailleurs et Demain »), exemplaire en bon état (le pelliculage aluminium n'est pas décollé et le dos n'est pas ridé).
   
Édition originale de la traduction française.

En quatrième de couverture :
   Sur Dune, la planète des sables, les anciennes prophéties sont en train de s’accomplir. La transformation écologique s’accélère : l’eau, jadis plus coûteuse que l’or, coule à flots, et les jardins débordent sur le désert.
   Mais la prospérité nouvelle de Dune menace sa richesse, l’Épice de longévité et de prescience. Les durs Fremen, qui ont porté aux confins de l’univers humain la bannière et la parole de Muad’Dib, s’amollissent. Les vers géants se font rares. Et depuis que Paul est allé au désert pour y mourir selon la tradition Fremen parce qu’il a perdu la vue, ses prêtres ont construit sur son message de paix une théocratie autoritaire qui régit toute la galaxie.
   C’est alors que se jouent les destins des enfants de Dune. Leto et Ghanima, les jumeaux nés de Paul et de Chani, se sont éveillés à la conscience dans le ventre de leur mère et portent en eux les mémoires héréditaires d’innombrables générations. Il leur faut les dompter s’ils veulent échapper à l’Abomination redoutée par les Sœurs du Bene Gesserit, à la possession par un spectre surgi de ce passé génétique.
   Il leur faut aussi déjouer les complots s’ils veulent survivre, refondre l’univers humain ébranlé par le Jihad et régner à leur tour sur Dune.
   Voici enfin le troisième volet de l’épopée îa plus fascinante de toute la science-fiction moderne. Un grand roman historique situé dans l’avenir lointain.
   Dans huit mille ans.

17 euros (code de commande : 03454).

 

HOYOIS (Joseph) — Autour de la Presse. Caprice. Troisième édition. Augmentée de très nombreuses annexes. Bruxelles, [Société Anonyme Belge d'Imprimerie], 1913. In-8° (165 x 252 mm.) broché, 241 p., 28 illustrations, rousseurs à la couverture.
   Conférence donnée à l'Union de la Presse périodique, à Bruxelles, le 12 juillet 1893, et mise à jour.


Table des matières :
   I. Autour de la Presse.
   II. Annexes :
      - Origine de l’imprimerie.
      - Les lettres moulées.
      - La Presse au temps des Romains.
      - La Presse après les Romains.
      - Abraham Verhoeven.
      - Les premiers journaux du monde.
      - Les journaux par rang d’ancienneté.
      - Feuilles volantes du XVIe siècle.
      - Le plus ancien journal de Bruxelles.
      - Note sur la découverte, faite à Hasselt, d’un des plus anciens journaux liégeois, Le Recueil des Nouvelles.
      - Le journalisme belge à la fin du XVIIIe siècle.
      - Comment se faisaient les annonces en l’an 1778.
      - Aux États-Unis.
      - En Chine.
      - Au Japon.
      - En Corée.
      - La Presse en Angleterre.
      - Les journaux en France.
      - Statistiques diverses.
      - La Presse européenne en 1912.
      - Les dix commandements du journaliste.
      - Origine du mot Gazette.
      - Pensées diverses à propos de la Presse.
   III. Hors textes :
      a) Portraits de :
         1. Jean Gutenberg.
         2. Laurent Coster.
         3. Abraham Verhoeven.
      b) Spécimens de caractères employés au début de l’imprimerie :
         1. Fragment de la Bible de Gutenberg.
         2. Fragment du Miroir du Salut, imprimé en 1430 et attribué à Laurent Coster.
         3. Fragment du Rationale, de Durand, imprimé avec des caractères de Schoeffer, en 1459.
         4. Fragment de la Bible, imprimée par Schoeffer, en 1462, avec de nouveaux caractères die son invention.
         5. Fragment de l'Eusèbe, imprimé par Jenson, avec des caractères de son invention, en 1470.
      c) Spécimens de presses et de machines d’imprimerie :
         1. La presse de Gutenberg.
         2. La presse de Josse Bade (Judocus Badius, natif d’Assche, en Brabant).
         3. Une presse en 1564.
         4. Une presse en 1780.
         5. La presse sur laquelle travailla Franklin.
         6. Une presse à bras en fer (de Stanhope).
         7. La première machine de König.
         8. Une presse mécanique en blanc.
         9. Une machine dite « à retiration ».
         10. Une machine dite « à réaction » à deux cylindres.
         11. Une machine dite en blanc « Planeta » (1912).
         12. Une machine rotative moderne.
      d) Spécimens de journaux :
         1.  Nieuwue Tydinghen, d’Abraham Verhoeven (n° du 9 septembre 1622).
         2. La Gazette de France (n° du 6 février 1615).
         3. Le Courrier véritable des Pays-Bas (n° du 23 octobre 1649).
         4. La Feuille sans Titre, premier journal quotidien publié en Belgique (n° du 5 février 1777).
         5. La Bombe (n° du 25 décembre 1836).
         6. Le Journal de Bruxelles (premier numéro, 1er janvier 1841).
         7. Le Patriote (numéro-programme, 23 décembre 1883).
         8. Le XXe Siècle (premier numéro, 5 juin 1885).

30 euros (code de commande : 03449).

 

JAMES (Henry) — Daisy Miller. Traduit de l'anglais par Michel Pétris. Paris, Éditions Gérard Lebovici, 1987. In-8° (126 x 214 mm.) broché sous couverture à rabats, 120 p.


Sur le rabat de la couverture :
   Daisy Miller, publié en 1878, rendit Henry James célèbre.
   Daisy, jeune Américaine flirteuse mais très innocente, vient séjourner à Rome où elle s'amuse, va danser et accorde des rendez-vous à des hommes peu recommandables.
   Daisy, sûre de sa pureté, est mise à l'écart par la société romaine qui réprouve son mépris des conventions ; elle court d'excès en excès, contracte le paludisme et en meurt.
   Daisy Miller, récit d’une éducation sentimentale et européenne, se développe comme une pièce de musique de chambre harmonieuse et fascinante.

6 euros (code de commande : 03443).

 

LOBO ANTUNES (António) — Bonsoir les choses d'ici-bas. [Titre original : Boa tarde às coisas aqui em baixo.] Traduit du portugais par Carlos Batista. Paris, Christian Bourgois, 2005. In-8° (131 x 201 mm.) collé, 715 p. 


En quatrième de couverture :
   – Vous avez renoncé à un livre sur la guerre en Angola en vous décidant à écrire Bonsoir les choses d'ici-bas ?
   – Quand j’ai commencé, le livre n'avait pour ainsi dire rien à voir avec l'Angola. Le sujet, c'était les sectes religieuses. C'était relativement inspiré de faits réels. Mais au deuxième chapitre, le livre s'est modifié et j’ai compris qu’il ne voulait pas de cette histoire... Avant je me lançais dans un livre avec des plans très détaillés, maintenant je m'embarque pratiquement sans rien, celui-ci j’ai commencé à l'écrire sans rien.
   – Que s'est-il passé ensuite ?
   – L'idée m'est venue des diamants, des agents... Un livre m'apparaît toujours davantage comme un organisme vivant, il fait ce qu’il veut. Et je dois le suivre à la trace, faire ce qu’il exige. C’est un organisme indépendant.
   – Il y a au moins dix voix principales dans ce roman. Elles sont apparues au fur et à mesure que vous écriviez le roman ?
   – Exactement.
   – Comment faites-vous pour ne pas vous perdre dans ce carrousel de voix, sans un schéma, sans un plan ?
   – Hum… il se fait tout seul. Toujours plus.
   – Vous venez de dire qu’il s'agissait d’un Angola inventé...
   – Tout comme le Portugal est inventé...
      (Lucas Coelho, Milfolhas, Novembre 2003.)

Vendu.

 

LOTI (Pierre, pseudonyme de Louis-Marie-Julien Viaud) L'Histoire du Spahi. Phototypie du manuscrit. [Paris], Champion, 1925. In-8° (163 x 200 mm.) en ff. sous étui, [48] p., un des 142 exemplaires numérotés (n° 59) et signés par son fils Samuel Viaud.
   
La phototypie a été réalisée par le célèbre et talentueux imprimeur Daniel Jacomet.



Commentaire d'une réédition :
   En 1881, Loti a trente et un ans, et signe pour la première fois de son pseudonyme ce qui est son premier roman véritable. L'intrigue rendra l'auteur célèbre : un Français, transplanté dans une contrée lointaine, ici le Sénégal, y connaît un grand amour. Il meurt ; sa maîtresse se tue, après avoir tué son enfant. On trouve dans ce récit l'Afrique, ses plaines, ses forêts, à l'époque peu connues, et décrites par la sensibilité d'un poète. On trouve la double aventure de l'amour et de la guerre. On trouve la grande lamentation de l'amour et de l'exil, que reconnaissent à la première phrase, à la première mesure, tous les amoureux de Loti – qui connaît une nouvelle jeunesse, une renaissance dans le public.

50 euros (code de commande : 03452).

 

LOTI (Pierre, pseudonyme de Louis-Marie-Julien Viaud) — Madame Chrysanthème. Deux cent trente et unième édition. Paris, Calmann-Lévy, 1924. In-8° (124 x 188 mm.) broché, II, III, 304 p., exemplaire en bon état. 


Notice d'une réédition chez Kailash :
   En 1885, l'officier de marine Julien Viaud arrive à Nagasaki. Son double en littérature, Pierre Loti, tire de ce séjour Madame Chrysanthème, l'une des œuvres les plus étonnantes du japonisme qui marqua si fort la fin du XIXe siècle.
   Plus qu'une simple histoire de mariage exotique, Madame Chrysanthème, roman d'une grande modernité, nous révèle avec un rare sens du détail et de l'atmosphère ce que fut le Japon de l'Ere Meiji.
   C'est en lisant ce livre-là que Vincent van Gogh, admirant les descriptions d'intérieurs japonais, s'exclama : « Ah ! c'est donc comme ça qu'il faut regarder une japonaiserie. »

8 euros (code de commande : 03448).

 

[MONS - CERCLE ARCHÉOLOGIQUE]. Annales du Cercle Archéologique de Mons. Tome XXVIII. Mons, Cercle Archéologique de Mons, 1898. In-8° (182 x 257 mm.) broché, XIX, 376 p. 


Table des matières :
   - Liste des membres du Cercle, au 16octobre 1898, p. V.
   - Sociétés savantes avec lesquelles le Cercle est en relation, p. XVI.
   - Ouvrages et notices publiés en dehors des Annales et des Bulletins du Cercle, en 1897-1898.
   - Monographie des communes d'Ogy et de Ghoy, par Th. Lesneucq, p. 1 et 109.
   - Contribution à la Carte archéologique de la province de Hainaut (Quevaucamps, Stambruges, Grandglise, Harchies, Sirault, etc.), par Edmond Haubourdin. Œuvre posthume avec une note de Émile Hublard, p. 73.
   - Couplets sur la retraite des Français, en mars 1793, par Félix Hachez, p. 81.
   - Sceaux armoriés de Binche, par J.-Th. de Raadt, p. 87.
   - Extrait du journal d'un prêtre parisien, (Mons en 1791), par J. Loridan, p. 95.
   - Le petit-fils d'une Montoise fondateur de New-York, par Armand de Behault de Dornon, p. 99.
   - Les poupées en costume de chanoinesses de Sainte-Waudru envoyées à l'impératrice Marie-Thérèse, par Félix Hachez, p. 129.
   - Démolition de l'église des ci-devant Jésuites de Mons, par Félix Hachez, p. 137.
   - Dom Gaspard Hanot, de Mons, abbé d'Hautmont, 1588-1625, par René Minon, p. 141.
   - Les canons flamands à la bataille de Crécy de 1346, par Armand de Behault de Dornon, p. 169.
   - Note sur les anciennes armoiries de la ville de Fontaine-l'Évêque, par Alphonse Gosseries, p. 175.
   - Le serment des archers du Saint-Sacrement, à Masnuy-Saint-Jean, par Émile Prud'homme, p. 177.
   - De Mons à Hérenthals, au XVe siècle, par J. Van Spilbeeck, p. 185.
   - La prévôté de Renissart, à Arquenne
, par Ursmer Berlière, p. 193.
   - La confrérie de Sainte-Waudru, à Mons, par Ernest Matthieu, p. 219, 372.
   - Le sacrilège de Cambron. Croix commémorative à Mons, par Gonzalès Decamps, p. 253.
   - Aperçu des collections du dépôt des archives de l'État, à Mons, par Léopold Devillers, p. 257, 372.
   - Ce que l'on découvre en restaurant les tableaux anciens, par Clément Stiévenart, p. 332.
   - Relation en langue espagnole d'un combat à Jemappes et d'une camisade à Harmignies, en septembre 1572, par Félix Hachez, p. 336.
   - Les origines de New-York. Claes Roosevelt, par Armand de Behault de Dornon, p. 349.
   - Une querelle au jeu de paume, à Mons, le 23 novembre 1551, par Armand de Behault de Dornon, p. 357.
   - Une amulette du Congo, par Jules Declève, p. 363.
   - Errata, p. 372.
   - Variétés.
      - Armoiries de Fontaine-l'Évêque, p. 373.
      - Ruines des villages de Villers-Saint-Ghislain et de Vellereille-le-Sec, p. 373
      - Incendie de la tour de l'horloge, à Mons, par Ernest Matthieu, p. 373.

Vendu.

 

[MONS - CONGRÈS D'HISTOIRE ET D'ARCHÉOLOGIE - MENU]. Ve d'Aoust CIC.IC.CCCXC.IV. IXe Congrès Belge d'Histoire et d'Archéologie. Mons, Loret, 1894. [Mons / Établissement Artistique de Léopold Loret / rue de la Raquette, 14 & 16] Menu imprimé sur un carton de 316 x 232 mm. plié en deux, couverture illustrée.
   Ce très rare menu est la preuve qu'on savait recevoir les congressistes à cette époque !

   

   Poncelet et Matthieu mentionnent l'adresse de la rue de la Raquette comme lieu d'habitation et pas d'atelier ; nous la trouvons cependant dans l'Annuaire du Commerce et de l'Industrie de Mons.
Notice d'Édouard Poncelet et d'Ernest Matthieu :
   Léopold Loret, fils de Joseph-Jean et de Jeanne-Josèphe Van Ranst, naquit à Termonde le 16 juin 1830. La nomination de son père comme organiste à l'église de Saint-Nicolas-en-Havré en 1846 l'amena à Mons. Léopold avait suivi quelques années les cours du collège de la Sainte-Vierge à Termonde et était entré à 14 ans comme apprenti compositeur dans les ateliers typographiques de Ducaju. À Mons, il continua sa formation professionnelle à l'imprimerie Masquillier et Lamir.
   Envoyé à Paris pour se perfectionner, en 1851, il travailla à l'imprimerie Pinot et à l'établissement Cosse et Dumaine. Il faillit être victime des fusillades lors des événements qui marquèrent le coup d'État du 2 décembre 1851.
   De retour à Mons, Léopold Loret fondait, en 1858, rue de la Coupe, 27, un établissement lithographique auquel était joint un commerce de papeterie, d'articles de bureau et de fantaisie, sous le titre de Bazar universel. Il y ajouta, en 1870, une imprimerie. Sa nomination d'agent principal de la Caisse des Propriétaires et de receveur provincial du Hainaut l'amena à liquider son établissement. Loret alla alors habiter rue de la Raquette, n° 16 actuel.
   De son côté, Eugène Byr avait ouvert en 1868, rue de la Chaussée, n° 72, une librairie et y avait annexé une presse lithographique ; elle fut transférée en 1880, Grand'PIace, 34. Byr inscrivit son nom comme éditeur de plusieurs publications pédagogiques, notamment les Éléments de géométrie descriptive, par A. Ménétrier, vol. in-8° de 368 p. avec atlas de 34 planches. Il s'associa, en octobre 1881, avec Léopold Loret. De commun accord se fit l'acquisition d'un important matériel typographique et lithographique.
   À la suite du décès de sa femme, en 1886, Byr se retira de l'association et Loret reprenant l'imprimerie pour son compte personnel, augmenta notablement son matériel et fit l'acquisition, à Londres et à Philadelphie, de vignettes, fleurons et types nouveaux.
   Loret adopta comme marque typographique une vignette portant l'inscription : Li Lavrier av mérite, allusion à son nom
   Plusieurs ouvrages d'une exécution artistique soignée sortirent de ses presses et vinrent remettre en honneur l'art typographique en notre ville à la fin du XIXe siècle. [...]
   De sa femme Philippine-Laurence Monoyer, qu'il avait épousée à Ghlin, le 23 août 1855, il eut cinq enfants, dont l'un, Georges-Léopold-Joseph, né à Mons le 31 mars 1869, reprit, en 1899, l'établissement paternel.
   En 1903, Georges Loret acquit la maison sise rue de Nimy, n° 28, qui avait été occupée par l'imprimerie d'Edmond Degouy ; il y transféra son établissement typographique et reste dans la voie artistique que son père avait tracée.
Bibliographie :
   - Poncelet (Édouard) et Matthieu (Ernest), Les imprimeurs montois, p. 194-196.
   - Annuaire du Commerce et de l'Industrie de Mons. 1892-1893, p. 228.

 

Vendu.

 

[MONS - ENVIRONNEMENT]. L'environnement à Mons et aux alentours. [Bruxelles], Ministère de la Culture Française, 1978. In-8° (216 x 230 mm.) agrafé, 35 p., illustrations hors texte.
   
Publication éditée à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée des Beaux-Arts de la ville de Mons, du 10 janvier au 22 février 1978. 


Introduction, L'animation environnement :
   Depuis octobre 1974, avec l'approbation du Conseil d'Administration de la Maison de la Culture de la région de Mons, cette dernière mène sous diverses formes une campagne en faveur de la sauvegarde de l'environnement pour Mons et la région.
   À une époque où il est de bon ton d'informer le grand public par tous les moyens sur la nécessité qu’il y a à envisager de toute urgence les mécanismes de modification du comportement des êtres humains vis-à-vis de ce qui les entoure, chacun est conscient de l'ampleur des problèmes et s'estime sensibilisé à leurs éventuelles conséquences. Souvent, cependant, on considère que leur résolution se situe au niveau de grandes actions coûteuses, dépendantes directement des pouvoirs officiels.
   Cette conception passive nie évidemment l'action individuelle comme si cette dernière n'était pas le premier chemin vers un comportement global. Dans l'absolu, cette optique pourrait conduire à un laisser-aller où chacun calque son attitude sur ce que ne fait pas le voisin.
   Le souci de la Maison de la Culture consiste, à partir de réalisations souvent modestes, à dépasser le stade de l'information traditionnelle pour déboucher sur une politique dynamique de travail.
   Pendant trois ans, la population par groupes d'âge devrait être atteinte par une action dont nous sommes conscients qu'elle ne pourra être concrétisée qu'avec la collaboration de nombreux organismes.
   C’est ainsi que, sous divers aspects, le Ministère de la Culture Française, la Ville de Mons, le Centre Culturel du Hainaut, la Fédération Provinciale du Tourisme, l'intercommunale de développement économique pour l'arrondissement de Mons, les groupements locaux, etc., participent intensément à notre travail.
   La réciproque est vraie également car la Maison de la Culture aide, dans la mesure de ses moyens, des initiatives particulières émanant d'organismes ou de groupements ayant voulu mettre en œuvre des manifestations dans le sens évoqué ci-dessus.
Table des matières :
   - Maison de la Culture de la région de Mons.
      - L'animation environnement, par Jean Chalet.
      - Liminaire, par Josée Mambour.
   A. Le patrimoine.
      - Réflexions sur l'inventaire monumental de Mons, par Jean Huvelle.
      - Exercices de vocabulaire : rénovation, restauration, réhabilitation, réaménagement, réaffectation, par Jean Huvelle.
      - Monuments en péril, par Jean Huvelle.
   B. Le site urbain.
      - Protection des sites urbains montois, par A. Pion.
      - Année du patrimoine architectural.
         A. L'avenir du passé à Mons, par Jean Barthelemy.
         B. Liste des panneaux exposés.
      - La Fondation Claude de Bettignies, par A. Colart et Jean-Marie Servais.
      - Le plan d'aménagement du secteur « Mons-Borinage », par P. Gillain.
   C. La pollution.
      - Eau et pollution - L'action de l'I.D.E.A., par J. Nonclercq.
      - Le Centre de Recherche, d'Analyse et de Contrôle Chimique « Cerachim », par Gh. Lembourg.
      - L'Intercommunale de salubrité publique hennuyère, par P. Quenon.
   D. L'environnement et nous.
      - Le département environnement de la Ville de Mons, par Marcel Save.
      - La pollution visuelle, par Jean-Claude Heupgen.
      - Les ateliers créatifs, par Jean Chalet.         

Vendu.

 

MORELLI (Anne) — La presse italienne en Belgique, 1919-1945. Louvain - Paris, Éditions Nauwelaerts - Béatrice Nauwelaerts, 1981. In-8° (160 x 240 mm.) broché, 137 p., (collection « Centre Interuniversitaire d'Histoire Contemporaine - Cahiers », n° 94), envoi de l'auteur au professeur Maurice-A. Arnould. 


Extrait de l'avant-propos :
   C’est l'Italie qui fit apport à la Belgique du plus grand nombre d’immigrants. En 1977 il y avait 287.000 Italiens en Belgique, formant de loin la communauté étrangère la plus nombreuse.
   On sait moins bien que les premiers noyaux de cette communauté s'installèrent très tôt en Belgique. Des exilés italiens prirent déjà part, aux côtés des Belges, à la révolution de 1830 ; d'autres s'installèrent en Belgique dans la seconde moitié du XIXe siècle.
   Cependant, jusqu'en 1918, la communauté italienne ne reçut d'apport massif ni d'émigrés politiques ni d'émigrés économiques.
   Avec l'avènement du fascisme en Italie, la situation allait être bouleversée et la petite communauté italienne allait décupler en quelques années. Fuyant l'Italie où leurs options politiques leur rendaient, selon l'expression même du fascisme, « la vie impossible », de nombreux antifascistes italiens, de conditions économiques très variables, vinrent chercher asile et travail en Belgique.
   À ces émigrés politiques vinrent s'ajouter des émigrés économiques que les autorités fascistes italiennes en Belgique tentèrent d'encadrer dans des organisations telles que les fasci all’estero.
   Entre les deux guerres, les émigrés italiens de Belgique étaient donc vivement politisés et la césure entre fascisme et antifascisme créait deux ghettos s'ignorant entre eux. Il nous a paru intéressant d'étudier, comme témoins de leur conscience politique et de leur identification, les journaux à travers lesquels ces émigrés s'exprimaient.
   Nous avons relevé entre 1919 et 1945 non moins de trente-et-un journaux et périodiques publiés en Belgique par des Italiens ou pour les Italiens. Nous avons ajouté à cette étude deux chroniques régulières en italien, ouvertes par des journaux belges (La Wallonie-Le Peuple et Le Drapeau Rouge) aux réfugiés antifascistes.
   Le sujet nous paraissait relativement vierge. Lorsqu'en 1977 parut à Rome un livre entièrement consacré à la presse italienne à l'étranger, des origines à nos jours, nous avions espéré trouver enfin dans cet ouvrage, patronné par la Direction générale de l'émigration, une base d'étude sur la presse italienne en Belgique.
   Notre déception fut grande. Aucun chapitre n'était consacré à la Belgique. Un journal italien de Belgique était incidemment signalé en 1908, puis deux publications officielles étaient signalées pour l'entre-deux-guerres. Le chapitre consacré à la presse antifasciste ne disait pas un seul mot de l'activité journalistique très vive dont la Belgique avait été le siège.
   Pour l'après-guerre, l'ouvrage présentait d'ailleurs les mêmes lacunes. Force nous fut donc de commencer à zéro cette étude dont nous n'ignorons pas les lacunes. À partir d’un matériel rarement conservé et mal répertorié, nous avons tenté d'établir un premier répertoire de la presse italienne en Belgique qui ne soit pas seulement une nomenclature, mais qui permette aussi la compréhension des différentes tendances idéologiques qui s'exprimèrent dans l'émigration de 1919 à 1945.

 

25 euros (code de commande : 03473).

 

[NAPOLÉON Ier (Napoléon Bonaparte)]. GAUBERT (Henri) — Le sacre de Napoléon Ier. Paris, Flammarion, 1964. In-8° (135 x 215 mm.) broché, 245 p., (collection « L'Histoire »).


En quatrième de couverture :
   « Du sublime au ridicule, il n'y a qu'un pas », déclara certain jour, et de manière assez coléreuse, Napoléon Ier, au cours d'une séance du Conseil d'État où se discutaient les modalités du sacre et du couronnement.
   Du sublime ? Il y en eut, certes. Une liturgie riche de symboles. La présence auguste du pape Pie VII, participant effectivement à cet office grandiose. Sans compter les diverses marches et contremarches du couple impérial, évoluant avec pompe sous les voûtes de Notre-Dame. Du ridicule ? Il faut bien s'attendre à voir paraître ici cet élément indésirable que Napoléon semblait considérer avec une certaine appréhension. Rien d'étonnant à cela : la cour impériale est encore bien jeune pour affronter publiquement de pareilles manifestations ; et par ailleurs son chef ne possède guère de dispositions particulières en ce qui concerne le respect de l'étiquette...
   Dans la mise au point très objective de ces deux notions plutôt opposées – le sublime, le ridicule – Henri Gaubert a pris bien soin de ne pas trop accentuer le côté plaisant de l'anecdote : les faits parlent assez tout seuls. Le livre qu'il nous présente ici est loyal, et dégagé de tout parti pris. D'autre part, il apporte nombre de rectifications et, aussi, quelques compléments d'information sur cette singulière et imposante journée du 2 décembre 1804.

8 euros (code de commande : 03446).

 

[NAPOLÉON Ier]. FORSHUFVUD (Sten) — Napoléon a-t-il été empoisonné ? Une enquête judiciaire. Traduit du suédois par Edy Maupoix. Préface par Henri Griffon. Avant-propos de Henry Lachouque. Paris, Plon, [1961]. In-8°() broché, 260 p., illustrations hors texte, pelliculage défraîchi. 


En quatrième de couverture :
   Napoléon serait-il mort empoisonné ? La question, peut-être, n’est pas si folle. Car enfin, quelles furent, à Saint-Hélène, les dernières semaines de l’Empereur ? Malade depuis un fort longtemps – d’un cancer, comme on se plaît à l'affirmer de nos jours ? d’une lésion des parois stomacales, comme il semble qu'on l'ait cru alors ? – un matin brusquement il s'évanouit. Lorsqu'on fait appel au docteur O’Meara, il souffre depuis cinq mois déjà. Sa santé, bientôt, ne cesse de faiblir : chaque jour, sans discontinuer, ce sont vomissements, maux de tête, fébrilité mentale et, une fois, inattendue, une sévère hémorragie gastrique... Inquiets, et comme en désespoir de cause, les médecins prennent le parti de cesser tout traitement ; même d'interdire au malade les innocentes tisanes qu'on avait coutume de lui servir. Vraie surprise, soudain durant quinze jours, Napoléon ira mieux. Se pourrait-il que ce fût la guérison ? En ce cas, il faut au plus vite recommencer les soins. Coïncidence ou conséquence ? Une semaine plus tard, par une splendide nuit du début de mai, l’Empereur, soudain paralysé, meurt.
  Le docteur Forshufvud, l’auteur de ce livre, est formel : on a empoisonné Napoléon. Comment ? À l'arsenic. Les preuves, à vrai dire, ne sont pas impératives : mais, enfin, les présomptions sont fortes, les coïncidences singulièrement troublantes. Un crime odieux, aurait-il été méconnu ainsi ? Il se pourrait que la patiente enquête du docteur Forshufvud nous ménageât un des plus sensationnels coups de théâtre à retardement de l’Histoire...

10 euros (code de commande : 03467).

 

[PARTITION]. RAYS (Tom) — God Save the King & Rule Britannia. Airs Nationaux Anglais. Transcription Chant Accordéon. Bruxelles, Éditions Musicales « Tempo », s.d. Feuillet plié en deux (175 x 265 mm.), [4] p., cachet ex-libris de R. Vanavermaete, rue Saint-Lazare, 108, à Mons.
  Airs notés aux pp. 2 et 3 et extrait du catalogue de l'éditeur à la p. 4.

4 euros (code de commande : 03458).

 

['PATAPHYSIQUE]. Monitoires du Cymbalum Pataphysicum. N° 1. Rilly-la-Montagne, Cymbalum Pataphysicum, 1988. In-8° (145 x 205 mm.) collé, 48 p., illustrations, exemplaire numéroté sur vergé bleu (n° CVII), avec sa bande d'annonce et en parfait état.
   Ce volume est le Guide de l'Expectateur. Us, règles, pratiques, coutumes, protocoles, habitudes, définitions, standards, normes et anomalies observés et à observer tant pour le port extérieur que pour la conduite intérieure au Cymbalum Pataphysicum et ès Institutions corrélates en attendant l'an 2000.


Avant-propos :
   Le début est le commencement du Tout, affirme le Tautologue. Mais qu'en est-il de la moitié ? L'an très vulgaire 1987 marquera le passage de la ligne qui sépare l'après-Occultation de l'avant-Désoccultation. Bonne occasion, à l'approche de cet équateur, de faire le point.
   Si la Pataphysique est la fin des fins, l'Occultation fut le commencement d’une fin. Non certes au sens où l'entendait Winston Churchill en 1943 ( « Ce n’est pas encore le commencement de la fin, mais c’est déjà la fin du commencement »), mais au sens du sens : en ... (1975 vulg.), le Cymbalum a été créé afin d'administrer la Science jusqu'à l'an 2000 et, suivant l'expression de Sa Magnificence Opach, d'assurer la « gestion » de ce « temps de la patience ».
   Alors que la fin de la « gestation » apparaît désormais plus proche à l'horizon que son début, et compte tenu que nombreux sont ceux qui ont pris le bateau en marche, postérieurement à 1975 vulg., il a paru souhaitable de proposer à ceux-ci un vade-mecum à la fois pratique et inutile. La Commission des Licéités et Harmonies a décidé de porter ses efforts en trois directions.
   1) Faire le point sur le présent, i.e. rappeler la bonne règle de l'Occultation ainsi que les usages qui se sont établis en douze ans, et bien repréciser les différences entre le Cymbalum et le Collège.
   2) Remémorer le passé à l'usage des « nouvelles couches », i.e. retracer l'histoire du Collège jusqu'au 29 clinamen 102, date de l'Occultation. S'il n'y a pas lieu de ressasser les détails d’une hiérarchie et d’une structure occultées, la Sous-Commission a cependant décidé de renvoyer les curieux à quelques publications collégiales ou extra-collégiales qui permettront au néo-cymbaliste de se faire une idée précise de ces structures destinées à demeurer dans l'ombre en attendant l'aurore du prochain millénaire vulgaire.
   3) Car cette nouvelle et deuxième série des publications du Cymbalum se veut surtout préparation de l'avenir. Commencement des fins, l'Occultation n'a été la fin que d’un commencement et non la fin du Collège. Contrairement à ce qu'annonçait le IIIe Manifeste à propos du Collège, pour le Cymbalum, « l'ère des travaux préparatoires » n’est pas terminée.
   À l'inverse des cloches qui se taisent au soir du vendredi saint, le Cymbalum Pataphysicum, en cette courte parenthèse de cinq lustres, résonne en attendant la Pâque.

16 euros (code de commande : 03445).

 

['PATAPHYSIQUE]. Du Vrai, du Beau, du Bien. Chrestomathie élémentaire de 'Pataphysique. Paris], Collège de 'Pataphysique, [1965]. In-8° (121 x 210 mm.), 84 p., exemplaire en bon état.
   
Il s'agit du n° 0 - 28tatane 92 de la collection Subsidia Pataphysica.


Présentation par l'éditeur :
   Le numéro zéro des Subsidia Pataphysica inaugure la nouvelle série par une indispensable Chrestomathie de textes pataphysiques. Déjà parus dans les Cahiers ou les Dossiers, ils sont ici réunis pour la formation du néophyte et le recyclage du vétéran. Groupés autour des trois enseignes commerciales : Du Vrai, Du Beau, Du Bien, ils constituent, sans prétention mais sans complaisance, une petite synopse des thèmes que le vulgaire prend pour des paradoxes mais dont l’évidence pataphysique peut servir à structurer la spéculation de ceux qui se sentent mal garantis contre les contagions du siècle. Un précieux vade-mecum.

20 euros (code de commande : 03444).

 

[PEINTURE HOLLANDAISE]. Personnages et paysages dans la peinture hollandaise du XVIIème siècle de l'Akademie der Bildenden Künste, Vienne. [Bruxelles], Ministère de la Culture Néerlandaise, 1977. In-4° (235 x 235 mm.) broché sous couverture à rabats, 89 p., illustrations en noir.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition présentée aux Musées Royaux des Beaux-Arts, à Bruxelles, du 17 novembre 1977 au 15 janvier 1978 à l'occasion du 25e anniversaire de l'Accord culturel austro-belge.


Introduction :
   La richesse et la variété de la peinture hollandaise du XVIIe siècle n'ont d'égale que sa qualité artisanale. Ce siècle d'or, qui voit les genres se diversifier à l'extrême, s'enrichit aussi des apports étrangers. L'italianisme, on le sait, marque les Dujardin ou les Wouwerman, mais les Hollandais innovent également, créant à Rome même, avec un Pieter van Laer, les « bambochades ». Cette interaction du décor méridional et de la matérialité nordique donne aux œuvres – paysages ou scènes de genre – une saveur particulière et explique le succès qu'elles connurent dans le monde occidental d'alors. Le sens de la vie d'autre part, celle de la nature comme celle des hommes – que les grands maîtres tels Adriaen van Ostade, Benjamin Cuyp, Pieter de Hooch, Jan Steen ou Jacob van Ruisdael ont admirablement développé dans leurs régions – résonne encore aujourd'hui, par le rendu de l'atmosphère et la chaleur lumineuse. Le succès de cet art ne serait-il pas aussi le fait des relations individuelles qui s'établissent entre l'artiste et le spectateur, et que renforce le format réduit des tableaux ?
   L'hypothèse, peut-être audacieuse, explique sans doute le plaisir des amateurs jusqu'à nos jours. Ce plaisir, nous l'éprouvons en particulier aujourd'hui grâce à l'exposition des œuvres appartenant à l'Académie de Vienne. Le choix qui nous est offert comporte des aspects divers, de même que des artistes notoires et d'autres qui le sont moins. Cette sélection fait honneur à ceux qui ont eu la charge de réunir ces collections destinées à l'enseignement des arts, et nous remercions ici nos collègues autrichiens qui nous les prêtent généreusement.
Table des matières :
   - Introductions, par Hertha Firnberg et Philippe Roberts-Jones.
   - Avant-propos, par Heribert R. Hutter.
   - Catalogue, par Renate Trnek.

12 euros (code de commande : 03465).

 

[PREMIÈRE GUERRE MONDIALE]. The Penguin Book of First World War Prose. Edited and with an introduction by Jon Glover and Jon Silkin. London, Penguin, 1990. In-8° (127 x 197 mm.) collé, XV, 619 p., couverture partiellement insolée.


En quatrième de couverture :
   Selections from the letters, memoirs, autobiographies and fiction of the First World War.
   Edmund Blunden, Vera Brittain, Oskar Kokoschka, Willa Cather, Jaroslav Hasek, Paul Klee and Ernest Hemingway are among the contributors to this remarkable anthology, which contains several translations commissioned especially for it and draws its riches from Britain, Europe and America. Nearly all of the authors participated in the Great War, whether in battle or, like Rebecca West, on the home front. Most would probably have agreed with Conrad who, when asked what he had believed would happen after the assassination of Archduke Ferdinand, replied, « Nothing ... It fitted with my ethical sense that an act cruel and absurd should be also useless. »
   Jon Glover and Jon Silkin have arranged their selection to trace and record an evolving sense of the War's moral, political and emotional impact. « For all the writers War seems to have been an intensifying experience out of which they asked what values, if any, inhered in human life. They asked what kind of survival was possible – for whom and for what end. These answers they made – many of them tentative – remain relevant. »
   « Their writing is sumptuous with blood, shockingly articulate, often marvellously mad, now and then bewilderingly serene and, seen collectively, a period-piece extraordinary. The reader is likely to emerge from this glimpse of it very shaken ... All the contributors, in their highly personal ways, show that the war stimulated their pens as it ruined their world. » (Ronald Blythe in the Sunday Times.)
   « The editors have ... winnowed out fresh and arresting memoirs of the holocaust ... Their anthology can be read today with rapt attention - alas, with tears as well. » (John Keegan in the Daily Telegraph.)

4 euros (code de commande : 03460).

 

[PREMIÈRE GUERRE MONDIALE - CARTES POSTALES - DIXMUDE]. Dixmude - Dixmuide - Dixmude. Boyau de la Mort - De Doodengang - The « Trench of Death ». [Bruxelles], Nels, [ca 1920]. Canet de 10 cartes postales (150 x 92 mm.), (collection O.N.I.G. - N.W.O.I. - Sites de Guerre - War Sites - Oorlogsoorden »), bon exemplaire bien complet des dix cartes avec leurs serpentes.


Table des cartes :
   1. Panorama du Boyau de la Mort.
   2. L'Yser et les abris allemands.
   3. Le Cavalier avec ses postes de guetteurs.
   4. Pendant la remise en état.
   5. Lieu-dit « La Souricière ».
   6. Boyau de la Mort à Dixmude.
   7. Intérieur de la tranchée avec abri bétonné.
   8. Entrée d'un abri-galerie - Les deux abris pour guetteurs.
   9. L'entrée de la galerie vers le « Cavalier ».
   10. Tranchée du tir.

25 euros (code de commande : 03468).

 

[PROUST (Marcel)]. BRASSAÏ (pseudonyme de Gyula Halász) — Marcel Proust sous l'emprise de la photographie. 16 photographies de l'auteur. Paris, Gallimard, 1997. In-8° (141 x 205 mm.) broché sous jaquette illustrée d'éditeur, 176 p., illustrations hors texte, exemplaire en bon état. 


En quatrième de couverture :
   Brassaï n'est pas seulement le grand photographe universellement connu. Ses livres sur Picasso, sur Henry Miller montrent que son esprit est aussi pénétrant que son regard. Partant du fait notoire que Proust était, dans la vie, un passionné, un fou de la photographie, Brassaï a découvert qu'elle avait une forte influence sur sa formation artistique et sur son art.
   La photographie est partout présente dans la Recherche. Elle joue souvent un rôle décisif dans les mille drames qui la composent : de la mésentente entre le duc et la duchesse de Guermantes révélée à propos de la photographie géante des monnaies de l'ordre de Rhodes, jusqu'à la photographie de Charlus qui suffit à mettre Morel en fuite.
   Allant plus loin, Brassaï découvre une relation entre la photographie et l'art même de Proust. Il voit dans sa technique narrative des changements de perspective, d'angle optique, des cadrages. Et surtout il rapproche la mémoire involontaire de l'image latente, telle qu'elle apparaît dans le bain du révélateur. Proust lui-même fait de la photographie une métaphore de la mémoire involontaire. C'est dans la photographie, née elle aussi du désir d'arrêter l'instant, pour le fixer à jamais dans une sorte d'éternité, que Proust a trouvé sa meilleure alliée.

Vendu.

 

SALMON (André) — Sylvère ou la vie moquée. Roman. Septième édition. Paris, Gallimard, 1956. In-8° (120 x 190 mm.) broché, 352 p.


En quatrième de couverture :
   Tout ou rien ! Ça aurait pu être la devise. Sylvère Garance, né à Paris, rue Saint-Charles, eu 1900, et qui, contrarié dans ses desseins, s'applique cruellement à n'être rien, se donnant pour but à faire de sa vie un chef-d'œuvre de médiocrité. Mais l'art est difficile.
   On exagérerait en soutenant que, passé du berceau de la rue Saint-Charles ail lit-cage de la rue du Commerce, Sylvère égalait Pascal enfant. Au moins doué pour les mathématiques à ce point que son père le destinait à Polytechnique, mais « tel qu'en songe », sans comprendre qu'en retirant trop tôt son fils du collège il lui fermait les portes de l'X. La mère ? Une dolente créature remarquable par sa vocation de la dégringolade. Parlons d'Adeline, la chère petite sœur. Est-elle bonne ? Est-elle méchante ? N'est-ce pas pour payer des études idiotes à Adeline que Sylvère fut retiré du collège ?
   Volontaire en 1918, revenu d'une guerre qu'il fit parce que c'était la mode, Svlvère deviendra compilateur, fournissant de trompe-l'œil scientifique les candides abonnés d'une revue de vulgarisation. Pas longtemps. Honnête homme, il s'écœure de trahir à la fois la science et ses humbles dévots. Il abandonne, comme il abandonne sa famille après une scène capitale ; franc tableau d'intérieur que je vous recommande.
   Tout ou rien ! Ayant rêvé d'égaler Henri Poincaré, Sylvère se métamorphose en Français tout ce qu'il y a de moyen au siècle de Ravmond Poincaré. Un Julien Sorel à l'envers ? Presque. Mais qu'il est donc difficile de rompre avec tout. Les années coulent. Les temps deviennent durs. Par fortune, le Six Février, Sylvère s'est égaré à Luna Park..... 1939..... La Guerre !..... Encore elle..... Juin 1940.
   Après un séjour mouvementé aux États-Unis, une ancienne maîtresse de Sylvère s'est réfugiée auprès de lui. C'est elle qui, ingénument, portera à son point de perfection le désir que put avoir un homme lier de s'anéantir dans la béatitude des banlieues de nos villes et de l'âme.
   Un personnage cher à l'auteur est Tante Gabrielle qu'un vif esprit de famille dévoyé par la fièvre patriotique jeta dans les bras de son beau neveu mobilisé. Quant au père, comptable et peintre du dimanche, on le connaître soudain révélateur d'un art sordide. Devenu fou, il étranglera son marchand de tableaux. C'est bien fait.

7 euros (code de commande : 03441).

 

SELOSSE (Louis) — L'ile de Serk. Un État féodal au XXe siècle. Illustrations de Charles Berriat. Préface de Jacques Bainville. Lille, G. Sautai (imprimeur), 1928. In-8° (190 x 238 mm.) broché, IV, 349 p., illustrations in et hors texte, un des 100 exemplaires numérotés sur Vergé de Rives (n° 12) avec 8 bois hors texte tirés sur Vieux Japon bien complet de leurs serpentes légendées, cachet ex-libris du professeur Maurice-A. Arnould.


Notice de Marc Bloch :
   Une survivance du régime seigneurial. L'île de Serk, – une des plus petites de l'Archipel normand, 6 km. de long et environ 500 hab. ! – conserve aujourd'hui encore une constitution singulièrement archaïque. Chose curieuse, cette constitution n'est cependant point très ancienne. Elle date, pour partie, du repeuplement de l'île, sous le règne d'Élisabeth, et, quant au surplus, d'une réforme administrative opérée par le Conseil Royal anglais, sous Charles II, après des troubles religieux et politiques. Mais ces règlements, relativement modernes par leur date, s'inspiraient du vieux droit normand, cristallisé, comme l'on sait, dans les îles détachées, sous Philippe-Auguste, de l'ensemble du duché : en sorte qu'il s'agit, si j'ose dire, d'une survivance par imitation, plutôt que par continuité. Les caractères fondamentaux sont l'existence d'une seigneurie, avec redevances (mais non corvées domaniales), – de tenures indivisibles, – d'un juge seigneurial, c'est-à-dire nommé par le seigneur, mais jugeant indépendamment de lui (ce dernier trait est conforme aux anciens principes, mais l'existence d'un juge unique, au lieu d'une cour, ne l'est guère), – enfin d'une assemblée législative des « Chefs-Plaids », composée de quarante tenants (ceci nous ramène à des conceptions qu'il faudrait qualifier de pré-féodales ; comparez les antiques cours de comtés ou de centaines anglaises ou franques). L'isolement judiciaire et politique de l'île est plus apparent que réel, puisqu'elle dépend à la fois de la Cour de Guernesey et du Conseil Privé anglais. On trouvera ces curieuses institutions décrites, avec un grand luxe de détails, parfois pittoresques, dans un ouvrage publié une première fois en 1911 par Mr Louis Selosse et qui, après la mort de l'auteur, tombé pour la France, a été récemment réédité et augmenté de quelques textes nouveaux par les soins pieux de sa sœur. Sans doute, Mr Selosse, s'il avait vécu, aurait tenu à compléter ce tableau juridique par des recherches, qui ne manqueraient pas de donner des résultats curieux, sur la vie économique de ce petit monde, son état social et peut-être l'histoire du peuplement. La légende de saint Magloire, rappelée au début de l'ouvrage, est visiblement sans valeur ; il serait plus intéressant de savoir si l'île présente des vestiges archéologiques anciens. C'est sur un sentiment de poignante mélancolie qu'on ferme le livre. Comme tant de jeunes hommes de sa génération, l'historien de Serk, dans son glorieux sacrifice, est mort trop tôt pour nos études.
Bibliographie :
   - Bloch (Marc), « Mr Louis Selosse, L'île de Serk. Un État féodal au XXe siècle », dans Annales d'histoire économique et sociale, 2e année, n° 5, 1930. pp. 135-136.

 

50 euros (code de commande : 03450).

 

SUNOU (Philippe) — Les prisonniers de guerre allemands en Belgique et la bataille du charbon, 1945-1947. Préface de Robert Demoulin. Bruxelles, Musée royal de l'armée, 1980. In-8° (157 x 240 mm.) broché, XXVI, 158 p., (collection « Centre d'Histoire Militaire - Travaux », n° 15). 


Extrait de l'introduction :
   Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la Belgique utilisa dans ses charbonnages et sous la surveillance de l'Armée, plusieurs dizaines de milliers de prisonniers de guerre allemands. Feu le commandant Hautecler qui avait déposé au Musée royal de l'Armée les archives des services qui les administrèrent, nous en avait signalé l'existence. À partir d'elles et de bien d'autres sources encore, nous avons réalisé cette étude sur le séjour des prisonniers de guerre allemands détenus par la Belgique de 1945 à 1947, et la part qu'ils prirent à la production charbonnière de notre pays et, par là, à son relèvement et au passage de son économie de guerre à celle du temps de paix.
   Le sujet pouvait être envisagé sous trois points de vue : celui du prisonnier lui-même, celui du gardien, enfin celui de l'employeur. Le premier retint l'attention du docteur H. Jung, de la Wissenschaftliche Kommission für deutsche Kriegsgefangenengeschichte à Munich. Nous nous attacherons à développer les deux autres.
   Pour la compréhension du sujet, nous exposerons brièvement – s'y attarder sortirait du cadre de ce travail – ce que fut l'accroissement de notre production houillère, accroissement qu'on appela à l'époque la « bataille du charbon », et dont la mise au travail des prisonniers allemands constitua une des nombreuses facettes. La documentation rassemblée pourrait aboutir à une étude plus approfondie de ce seul sujet ; elle comprend notamment des études de la Fédération charbonnière de Belgique et de la Direction générale des mines, des brochures de circonstance, des rapports présentés à des congrès de parti et des extraits de presse. On y trouve aussi, mais incidemment, quantité de renseignements, que le docteur H. Jung n'a pas retenus.
   Nous évoquerons d'abord le contexte historique au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et le problème charbonnier tel qu’il se posa dès la libération du pays. Le transfert des prisonniers de guerre allemands et l'établissement de leurs camps qui présupposent une organisation dotée d’une hiérarchie de commandement et d’un système de garde, retiendront ensuite l'attention. La mise au travail des Allemands et leur libération, deux ans plus tard, posèrent d'autres problèmes. Nous verrons dans quelle mesure l'opinion publique et la presse s'intéressèrent à ces travailleurs et nous nous demanderons si leur présence ne fut pas ressentie comme un danger par le monde ouvrier alors en effervescence. Ensuite nous évaluerons la part qu'ils prirent au relèvement du pays.

20 euros (code de commande : 03472).

 

THIERRY (Jean-Michel) — Les arts arméniens. Principaux sites arméniens, par Patrick Donabédian. Notices complétées par Jean-Michel et Nicole Thierry. Paris, Mazenod, 1987. In-4° (258 x 320 mm.) sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 623 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « L'Art et les Grandes Civilisations », n° 17), exemplaire en très bon état.


Sur la jaquette :
   Longtemps connu des seuls voyageurs qui, au XIXe siècle, crurent y découvrir l'origine de l'art byzantin et l'une des sources de l'art roman, l'art arménien s'inscrit aujourd'hui en bonne place dans le musée universel.
   Son exceptionnelle longévité – du Ve au XVIIIe siècle – le nombre élevé de ses monuments – plusieurs milliers d'églises – l'abondance de ses manuscrits – plus de vingt mille répertoriés – suffiraient à lui conférer une place privilégiée dans l'histoire de l'art. Peu de peuples connurent une histoire aussi mouvementée et tragique, un nombre aussi grand d'invasions, et surent traverser avec plus de courage une série impressionnante d'épreuves. Mais l'Arménie c'est avant tout la plus ancienne des chrétientés d'Orient, une civilisation qui a su, entre Anatolie et Caucase, créer un prototype d'églises reconnaissables à leur toit conique sur coupole et dont ouvertures et murs sont décorés d'une véritable calligraphie gravée. Autre volet original de cet art : les fameux khatchkars – stèles en forme de croix ouvrées d'entrelacs, de rosaces et de motifs végétaux. Du temple hellénistique de Garni aux églises de la Nouvelle Djoufla, des chapiteaux de Zvarnots aux multiples églises d'Ani, du fameux décor sculpté de Sainte-Croix d'Alt'amar aux manuscrits d'Ejmiacin, cet ouvrage fait revivre les grands moments de l'art arménien et englobe tous les aspects d'une civilisation originale et unique.
   Ce large panorama est l'œuvre de deux auteurs : le docteur Jean-Michel Thierry, chargé de cours de culture arménienne à l'Institut des langues orientales, l'un des meilleurs connaisseurs de cet art et de cette culture et Patrick Donabédian, docteur en histoire de l'art (Paris) et docteur ès sciences artistiques de l'Académie des Beaux-Arts de l'U.R.S.S. qui a publié l'un des inventaires les plus complets de la sculpture arménienne.

45 euros (code de commande : 03461).

 

TOUSSEUL (Jean, pseudonyme d'Olivier Degée) — La Parabole du Franciscain. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1928. In-8° (125 x 189 mm.) broché, 205 p., couverture un peu défraîchie.
   Bien que la page de titre porte la date de 1928, l'achevé d'imprimer est daté du 20 octobre 1927.


   Cet ouvrage fait partie de ceux que Jean Tousseul a situés dans le décor de la vallée de la Meuse.
   Il y met en scène les tourments de Gabriel, un moine qui a quitté sa femme pour entrer dans les ordres. Il vit en symbiose avec la nature et les miracles qu'il accomplit lui valent la vénération de tous. Lors d'une visite de celle qui fut sa femme, il ne parvint pas à réfréner son désir, ce qui lui fit perdre ses dons. En guise de pénitence, il entra dans un processus de mortification qui l'amènera jusqu'à la mort...

8 euros (code de commande : 03453).

 

VAN ACKERE (Jules) — L'Europe de la Renaissance du Baroque et du Rococo. Bruxelles, Meddens, 1969. In-4° (258 x 287 mm.) sous reliure et jaquette d'éditeur, 243 p., illustrations en noir et en couleurs, (collection « Atlas »).


Avant-propos :
   Cet ouvrage a sa place tout indiquée dans la collection « Atlas » où parurent déjà nombre de livres historico-culturels : c'est dire qu'il s'adresse en tout premier lieu à l'œil du lecteur et que le texte ne s'y trouve qu'en fonction de l'image. De là, au fil de l'exposé, les passages descriptifs en marge des illustrations appelées à donner une image concrète de ce que sont la Renaissance, le Baroque et le Rococo. Comme ce fut le cas dans l'ouvrage similaire que le Prof. J. Vercauteren consacra, dans la même collection, à l'histoire de l'Europe, nous avons mis l'accent en premier lieu sur les phénomènes culturels, pour n'aborder l'histoire politique et militaire de l'Occident que dans la mesure où celle-ci se trouve en relation directe avec les aspects culturels.
L'éditeur m'avait sollicité un exposé s'adressant non pas aux spécialistes, mais à un large public. Dès lors, plutôt que d'ouvrir des aperçus originaux, cet ouvrage ne songe qu'à présenter une large synthèse soulignant les caractéristiques essentielles des époques traitées, attentif surtout aux figures de premier plan et sans songer un instant à vouloir être complet, ce qui, en raison de l'ampleur du sujet, et en tenant compte de la place mesurée dont nous disposions, n'aurait pu donner à nombre de pages que le caractère d'une fastidieuse énumération.
   Continuation de la Renaissance ou réaction contre celle-ci, nous avons placé le Baroque dans son prolongement et, tout comme pour la Renaissance, nous avons serré de près les notions de « Baroque » et de « Rococo ». Nous n'entendons nullement identifier le Baroque avec l'ensemble du XVIIe siècle ou avec « l'époque baroque ». On ne trouvera donc pas ici des études sur des figures en marge de ces notions telles que Shakespeare, Bruegel, Racine et autres, mais bien une vue d'ensemble sur le Baroque en tant que courant artistique, au sens restreint du terme. Nous avons cru cependant devoir accorder une bonne place à la musique, généralement traitée en parente pauvre sinon complètement ignorée dans les manuels de culture générale.
En matière d'histoire, l'objectivité est une utopie. L'imagination autant que l'intuition ont eu leur part, conférant à maintes pages, surtout là où il s'agit de normes esthétiques, un caractère forcément personnel, avec cette « inévitable partialité sans laquelle ne peut exister un jugement historique ». (Huizinga, Le déclin du Moyen Âge).
   Notre époque, avec son attitude anti-esthétique, a souligné surtout les défauts et les redondances formelles de la Renaissance et de l'art baroque ; mais elle a également montré à quel point on peut considérer la Renaissance comme le seuil des temps modernes. Entre l'ère de Dieu, qui va de la chute de l'empire romain jusqu'à l'aurore du quattrocento et l'ère de la machine et de la civilisation de masse, qui a débuté à la fin du siècle dernier et qui nous conduit à une allure angoissante vers l'inconnu, la Renaissance représente l'ère par excellence de l'homme et des normes humaines. Ce que Berenson a écrit sur la Renaissance voici bientôt soixante-quinze ans, semble avoir été dit pour l'homme d'aujourd'hui : « Nous aussi – tout comme les gens de la Renaissance – nous avons une confiance presque aveugle dans le savoir humain. Nous aussi, nous croyons en un avenir prodigieux pour l'humanité, et il n'est encore rien arrivé qui ait pu diminuer notre appétit de découverte ou mettre un terme à notre confiance en la vie. »
   Nous avons consulté avec fruit, outre les œuvres classiques de Wölfflin, de Burckhardt et de quelques autres, les travaux de Carli, de Garin, de Chastel, de Paatz et de Pevsner. En ce qui concerne plus spécialement le Baroque, Vanuxem, Hautecœur et Pinder nous ont été des guides précieux. Par ailleurs, nous nous sommes également servi de nos propres écrits consacrés antérieurement au même sujet.

12 euros (code de commande : 03466).

 

[VAN DEN BORREN (Charles)]. Liber Amicorum Charles van den Borren. Anvers, Imprimerie Lloyd Anversois, 1964. In-8° (181 x 264 mm.) broché, 225 p., illustrations.


Texte du bulletin de souscription :
   Le 17 novembre 1964, Charles van den Borren a atteint l'âge de quatre-vingt-dix ans.
   Membre de l'Académie royale de Belgique, professeur honoraire aux Universités de Bruxelles et de Liège, ancien bibliothécaire du Conservatoire royal de musique de Bruxelles, président de la Société belge de Musicologie, secrétaire général de l'Institut des Hautes Études de Belgique, Charles van den Borren a produit une œuvre de critique et d'historien qui le classe au premier rang des musicologues mondiaux.
   Le Liber amicorum publié à l'occasion de ses quatre-vingt-dix ans contient des articles dus à la majorité de ses collègues et anciens élèves honorés de son amitié (seuls quelques-uns, sollicités de collaborer à ce volume, ne purent – pour des raisons diverses – envoyer leur contribution). Mais il est apparu que cet ouvrage se devait de contenir aussi des témoignages d'amis défunts de Charles van den Borren : des lettres de ces disparus alternent avec les articles, dont voici le sommaire :
   - Liminaire, par Charles van den Borren.
   - Alfonso V d'Aragona, mecenate delia musica, ed il suo ménestrel Jean Boisard, par Igino Angles.
   - Le insegne viscontee e i testi poetici dell'ars nova, par Bianca Becherini.
   - « In melodia valete », par Marcel Boereboom.
   - Esprit et formes des cultures musicales archaïques, par Paul Collaer.
   - Una storica mistificazione mensurale di Josquin des Prés : sue affinità con Leonardo da Vinci, par Benvenuto Disertori.
   - Neue Quellen zum einstimmigen Ordinariumszyklus des 14. und 15. Jahrhunderts aus Italien, par Kurt Von Fischer.
   - Antiche canzone populari nella « Corona di Sacre Laudi » di Malteo Coferati (1689), par Federico Ghisi.
   - Reflections on the Origin of the Cyclic Mass, par Richard Hoppin.
   - Ninety Tears of English Musicology, par Anselm Hughes.
   - Four Settings of « Ave Regina Coelorum », par Sylvia W. Kenney.
   - Parodia, Reservata-Kunst en Muzikaal Symbolisme, par René B. Lenaerts.
   - Grétry sur les scènes russes du XVIIIe siècle, par R. Aloys Mooser.
   - Ein Josquin-Zitat bei Henricus Isaac, par Helmuth Osthoff.
   - Le malentendu des concerts, par Marc Pincherle.
   - Faventina, par Dragan Plamenac.
   - Die italien ische begleitete Monodie und das Problem der Entwicklung der italienischen Solokantate, par Jan Racek.
   - Les Silbermann, facteurs d'orgues alsaciens, et les organistes et organiers français de leur temps, par Félix Raugel.
   - « Mozart auf dem Theater » in der theaterwissenschaftlichen Abteilung der Internationalen Stiftung Mozarteum, Salzburg, par Géza Rech.
   - Inventaire de la musique de l'église Saint-Michel, à Gand, au XVIIIe siècle, par Albert Vander Linden.
   - La compréhension historique d'une œuvre implique-t-elle la connaissance du sens esthétique authentique, par Floris Van der Mueren.

18 euros (code de commande : 03469).

 

[VIFQUAIN (Jean-Baptiste)]. LEDERER (André) — Jean-Baptiste Vifquain, grand patriote et grand ingénieur méconnu. Mons, Fédération du Tourisme de la Province de Hainaut, 1986. In-4° (210 x 201 mm.) agrafé, 30 p., illustrations.


Table des matières :
   1. Le militaire.
   2. L'architecte-urbaniste.
   3. Le créateur des canaux à la période hollandaise.
   4. Le patriote de 1830.
   5. Les voies d'eau à l'époque belge.
   6. Les chemins de fer.
   7. Vifquain et sa famille.
   8. La fin de J.-B. Vifquain.

8 euros (code de commande : 03439).



La prochaine mise à jour
aura lieu
le mardi 14 juillet 2026

 

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