MISE À JOUR DU 18 AOÛT 2026
par courriel (b.waterlot@hotmail.com) ou par téléphone (+32 (0) 472 51 52 63)
pour obtenir d'autres informations à propos de ces livres.
ANOUILH
(Jean) — Ne réveillez pas Madame. Paris, La Table Ronde, 1970. In-8° (119 x
185 mm) broché sous couverture à rabats, 205 p.,
exemplaire en très bon état.
Exemplaire du
tirage courant de l'édition originale. Ne réveillez
pas Madame a été présentée pour la
première fois à Paris le 21 octobre 1971 à
la Comédie des Champs-Élysées, dans une mise
en scène de l'auteur et de Roland Piétri.
Extrait du Programme
de la Comédie des Champs-Élysées (octobre
1970) :
Cette
pièce [qui fait partie du cycle des « Pièces
baroques »] sur les désordres sentimentaux d'un
homme a pour cadre le théâtre et ses fausses maisons
où la belle intimité – c'est lui qui le
dit à la première scène – fait
toujours place au vide – où les décors
du bonheur s'envolent au cintre la représentation finie
et où on se retrouve toujours finalement seul sur le plateau
nu... Notre seul avantage – et je bénis personnellement
tous les jours le ciel de me l'avoir donné –,
c'est de savoir jouer avec ces apparences, ces mensonges répétés,
ces incertitudes et ces désordres... on ne souffre pas
moins – mais notre art étant l'organisation ultérieure
de la souffrance lui enlève peut-être une part de
son venin.
Extrait du livre d'Anca Visdei :
Anouilh a soixante ans lorsqu'il écrit
la pièce. Le héros, c'est Julien Paluche, celui
qui hantait les couloirs du théâtre en cherchant
sa femme, Colombe, et pestant contre le théâtre et
les comédiens. Le temps a passé, il est devenu patron
de troupe lui-même. Il est fou de théâtre et
n'épouse que des comédiennes. C'est l'état
des lieux de la vie théâtrale, vingt ans après
Colombe. Toujours la même magie, les mêmes
trahisons mais aussi la même fascination, le même
sentiment que, souvent, la pièce qui se joue sur scène
est plus importante, plus belle et de meilleure qualité
que la vie dite réelle. Julien aime le théâtre
et ne vit que pour lui ; s'il rêve d'une femme, c'est
pour qu'elle lui fasse de petits plats et élève
ses enfants. Mais dès qu'il en épouse une (Rosa,
Aglé - nom de code de Nicole Anouilh dans les pièces
de notre auteur) elle veut faire du théâtre et danser
alors que lui n'est bien que dans les toiles peintes puis à
la maison.
Bibliographie :
- Visdei (Anca), Jean Anouilh, cet illustre
inconnu.
6 euros (code de commande : 03566).
AUQUIER
(André) — Histoire du nom des rues de Quaregnon-Wasmuel.
Préface par Edgard
Hismans. [Chez l'Auteur], 1991. In-8° (158 x 239 mm.)
collé, 93 p., nombreuses illustrations en noir.
Un ouvrage peu
courant.
Introduction :
Il
était intéressant dans le cadre de cette réalisation
d'effectuer une étude ayant trait aux noms des rues, et
donner l'explication de leur appellation, tout en citant parfois
à l'appui quelques brèves anecdotes utiles pour
la compréhension du lieu. Mais aussi en illustrant le passé
de 1'entité.
C'est un volet de l'histoire locale qui retiendra
l'attention de nombreux quaregnonnais et wasmuellois et apportera
souvent une réponse aux lecteurs, quel que soit l'endroit
où ils demeurent, ou bien où ils ont vécu.
Les différentes appellations du nom des
rues répondent à des critères précis,
après approbation de différentes instances. C'est
une réglementation du Ministre de l'intérieur du
7 décembre 1972 qui détermina les motifs d'attribution
et en fixa les limites.
Celles-ci répondaient à des impératifs
tels ceux partant de 1'histoire locale, la toponymie, les us et
coutumes de la population. Quant aux noms des rues se rapportant
à des personnes, ils ne pouvaient faire allusion qu'à
des personnes défuntes dont la renommée était
établie en fonction de motifs historique, scientifique
ou social.
La fusion de Quaregnon et de Wasmuel amena les
édilités communales à revoir un certain nombre
d'appellations à partir du 1er janvier 1977, afin d'éviter
le double emploi. Exemple, la rue du Tour ne pouvait subsister
à Quaregnon et à Wasmuel. Ce fut aussi le cas pour
des appellations ayant trait à des noms d'hommes politiques.
Par ailleurs, bien des artères ont été
modifiées dans leur profil et on pense notamment à
la rue de Binche, très ancienne, coupée par des
extensions de propriétés de charbonnages.
De nouveaux lotissements sont apparus et le
plus souvent, les us et coutumes à valeur historique ont
prévalu.
Il faut souligner que des rues ont été
transformées par les techniques nouvelles. D'anciennes
coutures ont été traversées par des rues
en terre battue. Celles-ci furent ensuite pavées et enfin
macadamisées ou bétonnées. Des ruisseaux
ont pour leur part été modifiés dans leur
tracé et le plus souvent voûtés.
Par coutures (du latin cultura) il faut
entendre un ensemble de champs cultivés, faisant partie
d'une localité.
Les limites des coutures et des parcelles qui
les formaient étaient mal délimitées et laissées
à l'arbitraire. C'est au XVIIIe siècle, lorsque
les tailles royales et seigneuriales devinrent perpétuelles
qu'on réalisa le dénombrement des terres afin de
fixer les limites des coutures et la contenance des parcelles.
Ce furent les seigneurs et les communautés
qui assumèrent les premiers les limites données
aux coutures et aux champs.
C'est de cette époque que remontent les
plans de nos grosses communes du Borinage.
Tout ceci a fait se transformer au fil des ans
bien des aspects du sol local.
Pour la nomenclature du nom des rues qui va
suivre, on trouvera après les appellations actualisées
de celles-ci, l'ancienne dénomination entre parenthèses,
et ensuite l'explication de chacune d'elles.
C'est à n'en pas douter un enrichissement
de l'histoire de l'entité, le tout illustré en passant
au crible maints quartiers ne fut-ce que pour rappeler au bon
souvenir ce que furent les communes de Quaregnon et de Wasmuel
d'antan.
Pour certaines appellations, on doit s'en tenir
à la seule explication : lieu-dit, celle-ci pouvant
remonter à des temps immémoriaux, et transmise de
génération en génération. C'est par
exemple le cas pour des noms de ruelles, à Monsville surtout.
Les sources les plus sûres ont été
utilisées pour la rédaction de cette étude.
Il faut aussi préciser que des rues et
des places ont changé de nom une dernière fois tel
qu'il résulte au registre de délibérations
du Conseil Communal réuni en séance du 4 novembre
1977.
Vendu.
[BAUSSART (Élie)]. LIBON (Micheline) — Élie Baussart « Raciner » les Wallons. Préface de Jules Gérard-Libois. Charleroi, Institut Jules Destrée, 1993. In-12 (109 x 180 mm.) broché, 286 p., (collection « Écrits Politiques Wallons », n° 6), exemplaire en parfait état.
En quatrième
de couverture :
Professeur
au Collège du Sacré Cœur à Charleroi,
Élie Baussart (1887-1965) fut constamment à l’avant-poste
du combat wallon.
Ainsi, à l’heure de son engagement
contre le fascisme, « le vieux Wallon wallonisant »
a apporté une dimension essentielle au mouvement wallon
en le définissant comme un humanisme.
Pour le fondateur de La Terre wallonne,
la prise de conscience des Wallons doit s’enraciner dans
leur tradition de défense des libertés et s’identifier
à leur lutte pour la sauvegarde de la démocratie.
Micheline Libon, Docteur en Histoire, Chef de
Travaux à l’Université catholique de Louvain,
est l’auteur d’une brillante et volumineuse thèse
consacrée à Élie Baussart : L'identité
wallonne et le mouvement wallon. Elle a relevé le défi
d'en extraire une synthèse, afin de présenter avec
chaleur les écrits choisis du militant wallon.
Jules Gérard-Libois, Président
du CRISP, lui reconnaît, dans sa préface, cette rigueur
à transmettre l’espérance de Élie Baussart
dans « le fédéralisme, valeur ajoutée
pour l’identité wallonne et pour une région
qui refuse le repli sur soi ».
7 euros (code de commande : 03588).
[BELGIQUE
- CHARBONNAGES]. La Centrale de Francs Mineurs - De Centrale
der Vrije Mijnwerkers. Bruxelles,
Christelijke Centrale van Mijnnijverheid, Energie, Chemie en Leder
- Centrale Chrétienne des Mines, de l'Énergie, de
la Chimie et du Cuir, 1992. In-4° (210 x 297 mm.) broché
sous couverture à rabats, [48] p., illustrations,
édition bilingue (français -néerlandais),
tirage limité à 250 exemplaires.
Rare ouvrage
édité à l'occasion de la fin de l'exploitation
charbonnière en Belgique.
Préambule par Antoine
Cuyvers :
Il
est indubitable que l'industrie charbonnière a apporté
en Belgique des améliorations considérables dans
toutes sortes de domaines. Un accroissement de la fraternité
entre les mineurs, provoqué entre autres par la nature
même du travail, et en même temps par les conditions
de vie misérables, a, au fil des années, constitué
un levier pour retourner la situation.
Des améliorations ont été
imposées en matière de revenus, de durée
du travail, d'allocations sociales et d'équipements, de
logement, de formation... On a obtenu la possibilité d'avoir
son mot à dire dans la mine et une participation en matière
de sécurité, d'hygiène et autres intérêts.
La prise de conscience syndicale chez les mineurs a été
une des raisons de la percée syndicale en Belgique et dans
la plupart des pays d'Europe. L'idée de l'unité
européenne trouve aussi, entre autres, son origine dans
le fonctionnement correct de nombreux organismes européens
pour le développement de la sécurité et de
l'hygiène et de l'harmonisation des conditions de travail
dans les mines, et dans la création de la C.E.C.A. Ces
institutions paritaires européennes sont apparues comme
étant d'une signification exceptionnelle tant sur le plan
des conditions de travail que sur celui des mesures d'accompagnement
dans les difficiles situations de restructurations.
Ces améliorations, ces développements
positifs, n'ont été possibles qu'en planifiant,
avec persévérance, année après année,
pendant pratiquement cent ans, les objectifs à atteindre,
et grâce à un travail et un combat de tous les jours.
Ce travail, cette action, cette lutte, ont été très
fortement portés, dans notre pays, par la « Centrale
des Francs Mineurs ». Ses nombreux milliers de militants
ont, au cours des années, engagé leur « vie
à la mine » pour les autres, pour tout un chacun.
Après plus de cent ans d'histoire minière,
la fin de la production charbonnière dans notre pays, provoque
en nous des sentiments mitigés :
- un sentiment d'être
mis devant le fait accompli, mais aussi de perte de ce qui, pour
beaucoup, constituait une part importante de leur existence ;
- un sentiment de fierté
pour les nombreuses grandes réalisations sociales obtenues,
mais aussi un souci pressant de créer de nouvelles chances
pour ceux qui ont besoin de travailler, grâce à la
formation et à des emplois de remplacement ;
- en outre, un sentiment
d'authentique reconnaissance pour ces nombreux militants et délégués
de l'industrie charbonnière qui se sont mis au service
de leurs compagnons de travail et de leur syndicat chrétien
des mineurs. Ils ont osé la tâche difficile d'être,
non pas pendant une période difficile mais en permanence,
les défenseurs, les conseillers, les délégués
des mineurs, et de le faire en toute honnêteté, avec
toute la conscience de la responsabilité que comporte leur
mandat.
Aussi dédions-nous ce témoignage
de respect à tous les militants et délégués
de la C.F.M., des pionniers des débuts aux travailleurs
tenaces des années de crise. Ils ont rendu possible le
fait que la Centrale des Francs Mineurs ne s'est jamais écartée
de son objectif fondamental : la défense des mineurs
et de leurs intérêts, et l'amélioration des
conditions d'existence des mineurs et de leurs familles.
25 euros (code de commande : 03581).
BEQUET
(Alfred) — Montaigle. Namur,
Les Amis de Montaigle, 1972. In-8° (147 x 205 mm.) collé,
56 p., exemplaire en très bon état.
Il s'agit de
la réimpression de la monographie publiée dans le
tome VI (1859) des Annales de la Société archéologique
de Namur.
- Montaigle : son histoire.
- Le château au XVe siècle.
- Le bailliage au XVe siècle.
Vendu.
BRIGODE
(Jules-Félix) et MÉRENNE (Émile) — Les
enclaves communales en Ardenne namuroise. Mons, Société des Sciences, des
Arts et des Lettres du Hainaut, 1973. In-8° (161 x 244 mm.)
collé, [32 (pp. 87-118)] p., exemplaire en très
bon état.
Extrait du fascicule
2 du 84e volume (1971-1973) des Mémoires et Publications
de la Société des Sciences, des Arts et des Lettres
du Hainaut.
Table des matières :
I. Généralités.
II. Description des enclaves communales
en Ardenne namuroise.
A. L'enclave de Bourseigne-Vieille.
B. L'enclave de Dion.
C. L'enclave de Membre.
D. Ces enclaves situées
dans l'ancien ban Notre-Dame.
1. Vue
d'ensemble.
2. Description
des enclaves.
a. L'enclave
de Louette-St-Denis.
b. L'enclave
de Louette-St-Pierre et son appendice.
c. Les
enclaves dites des Bois des petits villages.
1° Les
deux enclaves de Gedinne.
2° L'enclave
de Sart-Custinne.
3° Le
partiage des bois des petits villages.
III. Éléments cartographiques.
IV. La question de l'origine des enclaves.
A. Le point de vue juridique.
B. Le point de vue économique.
C. Le point de vue historique.
D. La légende.
1° Une
comtesse.
2° La
comtesse de Tilly.
- Annexes.
- Bibliographie.
Vendu.
[CHAGALL
(Marc)]. Hommage à Marc Chagall. La Bible de Chagall
et son Monde par Izis. Hulde aan Marc Chagall. De Bijbel van Chagall
en zijn wereld door Izis. Préface
par Zahava Seewald. Bruxelles, Acte-Expo, 1995. In-4°
(245 x 295 mm.) broché, 116 p., nombreuses illustrations
en noir et en couleurs, édition bilingue (français
- néerlandais).
Catalogue de
l'exposition éponyme organisée à Bruxelles,
au Musée Juif de Belgique et à l'Hôtel de
Ville de Bruxelles, du 13 octobre au 31 décembre 1995.
Préface :
Il
y a juste 10 ans que Chagall est décédé.
Faire une exposition autour de Chagall, c’est rendre hommage
à un artiste contemporain et à un artiste juif.
Cet artiste, qui occupe une place majeure quoique
marginale et inclassable dans l’histoire de l’art moderne,
fait partie des rares artistes juifs dont tout l’art est
imprégné d’histoire personnelle et d’histoire
ashkénaze, de culture et d’identité juive dans
une démarche de grande intégrité et sans
toutefois tomber dans une « illustration »
du passé.
Les 80 eaux-fortes exposées à
l’Hôtel de Ville font partie du cycle de la Bible commencé
en 1931 après un voyage en Palestine, Égypte et
Syrie.
C’est ce voyage, ce contact avec le monde
de la Bible, et les impressions fortes que Chagall a retenues
des paysages arides et de la lumière éclatante,
qui lui donnent l’impulsion nécessaire à la
réalisation de ce cycle.
Il commence à y travailler dans l’atelier
de gravure de Maurice Potin. Son travail est interrompu par la
mort de Vollard et par la Deuxième Guerre mondiale.
Lorsqu’il rentre en France de son exil
aux États-Unis, c’est dans l’atelier de Raymond
Haasen entre 1952 et 1956 qu’il complète la série
et celle-ci est publiée en 1956 par l’éditeur
Tériade. Pour garder l’homogénéité
du travail, il fallut retrouver le même papier et la même
encre que pour les gravures précédentes.
L’art graphique de Chagall est indépendant
de toute iconographie antérieure. Bien que certaines gravures
s’inspirent de Rembrandt et du Greco, elles se distinguent
par une série de thèmes rarement représentés.
On est face à un choix infiniment personnel.
De plus, cette série constitue la première
confrontation importante de Chagall artiste avec la Bible qui
lui est une seconde nature, la source de son inspiration, et qui
deviendra un élément important dans son œuvre,
il a depuis sa tendre enfance été fasciné
par la Bible. Elle est pour lui un réconfort par sa grandeur
poétique et sa sagesse, elle est « source de
poésie » et « un écho de la
nature », et c’est bien cela qui transparaît
dans les œuvres.
La série se concentre sur trois grands
thèmes : les pères fondateurs Abraham, Isaac
et Jacob, Joseph et Moïse, les débuts des Juifs en
Terre Sainte à partir de Josué jusqu’à
Salomon, et ensuite les prophètes. Elle présente
un message spirituel fort et dense ainsi qu’une cohérence
de style malgré l’interruption et les longues années
de travail qu’ont nécessité ces gravures.
Contrairement à certains artistes qui,
dans une interprétation chrétienne, ont traité
la Bible comme préfiguration du Nouveau Testament et dans
une optique de pêché, Chagall en tant qu’artiste
juif a mis l’accent sur l’amour et la fraternité,
la grâce et la joie.
Ces personnages bibliques nous sont présentés
sans idéalisation, dans leur dimension humaine. Bien qu’ils
soient figurés dans leur relation à Dieu, ils sont
en même temps proches de nous, dans leur fragilité
et leur grandeur, à travers leurs peurs et leurs colères,
leurs joies et leurs tristesses. C’est une riche palette
de sentiments qui transparaît dans l’ensemble des gravures.
Au niveau de la composition, les personnages
constituent l’élément principal et figurent
à l’avant plan. Un disque lumineux avec le nom de
Dieu, un arc en ciel et une main, ou plus fréquemment des
anges, évoquent la présence divine et s’intègrent
subtilement dans le monde terrestre.
Du point de vue technique, les gravures sont
le résultat d’un travail répété
sur le cuivre, d’un grand nombre d’états allant
parfois jusqu’à 14 avec des modifications considérables,
ce qui donne une grande densité au tracé et une
souplesse du trait grandissante chère à Chagall.
De plus, Chagall a pu approfondir cette technique,
grâce à d’autres projets antérieurs avec
laquelle il avait commencé à travailler dès
1922, à l’âge de 35 ans. Il a intégré
cette technique de manière très personnelle en utilisant
tout ce qui pouvait graver ou inciser et non pas simplement les
instruments conventionnels de la gravure.
Le résultat du point de vue graphique
est unique et confère une-grande densité et une
immense douceur à l’ensemble de l’œuvre.
Les photographies d’Izis montrant Chagall
au travail sont le fruit de longues années d’amitié
et de collaboration. Ils sont issus d’un même milieu
culturel, se passionnent ensemble pour certains sujets et vont
vivre une communion artistique intense.
C’est en 1949, dans le cadre de son travail
comme portraitiste d’artistes et d’écrivains
pour Paris Match, qu’il rencontre Marc Chagall. Il suit le
peintre principalement entre 1956 et 1969 chroniquant plusieurs
projets spéciaux et est le seul photographe présent.
Le Monde de Chagall d’Izis paraît en 1969.
C’est une période féconde
pour Chagall qui étend ses activités artistiques
« classiques ». Il reçoit plusieurs
commandes issues du milieu théâtral, il aborde la
sculpture, le vitrail (cathédrale de Metz), la tapisserie,
la peinturé monumentale (plafond de l’Opéra
Garnier).
Les photos ont été principalement
prises dans son studio à Vence, ou encore dans les studios
de l’Opéra de Paris lors de ses projets pour « Daphnis
et Chloé » et pour le plafond de l’Opéra,
chez différents imprimeurs à Paris, dans les ateliers
de poterie à Vallauris, dans le studio Simon à Reims
lors de son travail sur les vitraux de la cathédrale de
Metz et pour ceux du Centre Médical Hadassah à Jérusalem,
dans les lieux de travail à Paris pour la tapisserie.
Ces photos soulignent la relation de Chagall
à son travail et s’articulent comme un reportage qui
approfondirait le processus créateur. Izis utilise le noir
et blanc, son medium de prédilection, qui permet une plus
grande sobriété, un effet plus dramatique et une
approche plus abstraite. (Les quelques photos couleurs proviennent
de commandes du magazine Paris Match).
Les différentes étapes, intensément
physiques, que nécessite l’œuvre sont au centre
de ces photos. Le but n’était pas de capter la palette
de couleurs mais la concentration, l’énergie, le dévouement,
l’étonnement de l’artiste sur des photos noir
et blanc. On découvre un homme émouvant, énergique
et doux à la fois, très physique et en même
temps éthéré, au visage d’une mobilité
étonnante.
15 euros (code de commande : 03579).
CLÉMENT
(Joseph-H.-M.) — La représentation de la Madone
à travers les âges (avec figures). Paris, Librairie Bloud et Cie, 1909. In-8°
(122 x 187 mm.) broché, 71 p., illustrations,
(collection « Art et Littérature »).
Une édition
peu courante !
Avant-propos :
Avant
de résumer les données de l’iconographie mariale
sur les représentations de la Madone, il convient tout
d’abord de déterminer exactement l’objet spécial
de notre étude.
Les images de la Vierge, en effet, se répartissent
en deux catégories, bien distinctes quoique souvent
mêlées et confondues.
La Sainte Vierge est représentée,
en premier lieu, dans ce qu’on peut appeler les mystères
de sa vie, c’est-à-dire dans les scènes qui
rappellent une particularité de son existence, depuis la
Préparation prophétique, figurative, emblématique,
mythique, historique... jusqu’à son couronnement
et à son Règne dans le ciel, en passant par
sa Conception immaculée, sa Nativité,
son Enfance... sujet trop considérable pour tenir
dans le cadre forcément étroit d’une brochure.
Mais la Madone a été figurée
aussi, en dehors des scènes de sa vie, par l’image
sacrée, l’icône de dévotion, au moyen
de laquelle l’artiste – comme le théologien
qui plane au-dessus des événements de l’histoire –
a représenté la Vierge Mère parfois seule,
plus souvent avec l’Enfant Jésus et assez fréquemment
avec d'autres saints, lui donnant des attributs, des symboles
et une attitude, une fonction par lesquels les croyants et les
artistes de tous les pays et de toutes les époques ont
cherché à exprimer ses privilèges, ses vertus,
ses gloires et leur propre dévotion.
C'est ce sujet que nous explorerons dans la
présente étude, aussi brièvement que possible.
Table des matières :
- Avant-propos.
A. Période romaine ou latine. -
Type de l’Orante et de la Vierge Mère. - Des premiers
siècles au IVe siècle.
B. Époque romane. - Période du
Hiératisme, Vierge en Majesté. - IVe au XIIe siècle.
C. Époque de Transition. Période
idéaliste ; « Vierges noires » ;
Vierges « à la Pomme » ; Vierges
« ouvrantes ». -Fin du XIIe siècle
au milieu du XIIIe siècle.
D. Époque Ogivale. - Période
réaliste ; XIIIe-XVe siècles - Les types particuliers.
E. Époque de la Renaissance. - Naturalisme
; XVIe au XVIIIe siècle.
F. Époque Moderne. - « Copiage
» et industrialisme ; XIXe et XXe siècles.
- Conclusion.
10 euros (code de commande : 03569).
CREUZ (Serge) — La Maison de la Bellone. Des origines à la maison du spectacle. Bruxelles, Presses de la Bellone, [1984]. In-4° (209 x 270 mm.) broché, 40, [8 (publicités)] p., illustrations (dessins, photographies, reproductions de manuscrits) en noir.
Extrait :
Oyez
gentes dames, gentils messieurs, la véridique histoire
de cette maison de la Bellone.
Elle participe des avatars et des joies de la
bonne ville de Bruxelles, plus précisément de ce
quartier populaire de la rue de Flandre, de la place Sainte Catherine
et du « Vismet », Marché aux poissons.
Écoutez. Imaginez.
Si le soleil accompagne votre visite, bénissez-le.
Asseyez-vous sur la margelle du petit jardin.
Rêvons, évoquons des souvenirs
très anciens, ou d'autres à peine fanés.
12 euros (code de commande : 03571).
DANHAIVE
(Fernand) — Les « Coteliers » de
la banlieue de Namur-Nord. Namur,
Société Royale Sambre et Meuse, 1983. In-8°
(165 x 250 mm.) agrafé, 60 p., illustrations,
exemplaire en très bon état.
Il s'agit du n° 1 - 1983 de la revue
trimestrielle Le Guetteur Wallon, on joint une coupure
du journal Le Soir du 30-31 juillet 1983.
Avertissement :
« De l’œuvre historique
de Fernand Danhaive, il faut retenir, en premier lieu, son travail
intitulé : Les « coteliers »
de la banlieue de Namur-Nord. Cette monographie, très
neuve, d’une sûreté d’information remarquable,
donne la meilleure idée de la « manière »
de Danhaive. Il n’y évoque pas seulement la physionomie
à travers les âges du « cotli »,
ce vaillant cultivateur des environs de Namur, adonné d’abord
à tous les genres de cultures puis spécialement
à celle des légumes, pour devenir, dans la suite,
purement et simplement maraîcher. On y recueille en abondance
des renseignements inestimables pour l’histoire de l’agriculture
dans le Namurois. Perdue dans une revue régionaliste, cette
monographie, dont il n’existe pas de « tirés-a-part »,
aurait mérité d’être publié en
volume séparé ». C’est en ces termes
élogieux que Félix Rousseau évoquait, en
1935, cette étude que son ami Danhaive avait publiée
en 1922 et 1923 dans les numéros 39 à 43 de la revue
La Terre wallonne éditée à Charleroi
par Élie Baussart et c’est dans le but d’exaucer
cé souhait que Le Guetteur wallon a décidé
de rééditer ce travail.
Il n’est peut-être pas inutile de
rappeler que Fernand Danhaive et Félix Rousseau ont largement
contribué à fonder notre revue dès 1924 en
s’inspirant, en quelque sorte, de l’exemple donné
par Élie Baussart à Charleroi.
Signalons d’autre part le fait que Danhaive
appartenait à une famille de coteliers et qu’il en
était extrêmement fier. Ainsi s’explique sa
parfaite connaissance d’un groupe social et professionnel
toujours bien vivant à son époque. Le lecteur constatera
que ce travail apporte un nombre considérable d’informations,
non seulement sur le passé lointain des coteliers, mais
également sur leur situation au début de ce siècle.
Table des matières :
- Avertissement.
- Introduction.
Chapitre I. Propriété et possession
du sol.
Chapitre II. Formation des « Cot'ladjes ».
A. En général.
B. « Par quartiers ».
Chapitre III. Le cotelier et sa maison.
Chapitre IV. La « frairie »
des coteliers et vignerons.
Chapitre V. Les « Règles de
métier » et les occupations des coteliers.
Chapitre VI. Le calendrier et le temps dans
le dialecte local.
- Conclusions.
12 euros (code de commande : 03563).
DELEPINNE
(Berthe) — Le florilège de Bruxelles. Bruxelles, Willy Godenne, 1956. In-4° (234
x 296 mm.) broché, 168 p., illustrations hors texte,
exemplaire numéroté sur vergé Old Style.
Ouvrage édité
à l'occasion du trentenaire de la Foire Internationale
de Bruxelles.
Avis au lecteur, par Lucien
Cooremans :
Dans
les toiles des vieux maîtres, le donateur se dissimule volontiers
au coin du tableau. En vous offrant cet ouvrage, la Foire Internationale
de Bruxelles ne veut point apparaître sinon par l’intention,
très vive, de vous plaire.
Dans ce seul but, elle a choisi d’éditer
ce recueil.
Jamais sans doute, l’Histoire et l’Art
n'avaient, pour éclairer la vie de Bruxelles, conjugué
leurs rayons avec un tel bonheur. Jamais, les poèmes et
les cris, les relations, les lettres, les romans inspirés
par notre capitale n'avaient fait l’objet d’aussi patientes
et amoureuses recherches. En voici le fruit savoureux.
La Ville se réfléchit ici en d’innombrables
miroirs ; chacun d'eux a retenu telle expression, telle couleur ;
et la diversité de ces reflets assemblés par Madame
Berthe Delépinne compose à la cité un visage
singulièrement vivant, sensible, où chacun reconnaîtra
le trait qui lui est cher.
Les mille fleurs de ce livre, cueillies pas
à pas, au long d'un chemin millénaire, forment le
premier des bouquets du genre, déposé aux pieds
de la Cité.
Une telle primeur n’a-t-elle pas de quoi
réjouir les amis de la Foire Internationale de Bruxelles,
en ces jours d’étrennes, où, pour exprimer
les sentiments les plus fidèles, l’amitié cherche
les mots les plus nouveaux ?
7 euros (code de commande : 03582).
FAIDER (Paul) et VERCAUTEREN (Isabelle) — Bonne-Espérance. Mons, Union des Imprimeries, 1930. In-8° (167 x 250 mm.) broché, 13 p, 15 planches hors texte, exemplaire non coupé et en très bon état.
Extrait :
Chercher
à retrouver le XIIe siècle à Bonne-Espérance,
c'est vouloir cueillir une fleur sur une branche qui n'offre déjà
plus que son fruit. Mais, comme l'a fort bien dit M. le chanoine
Puissant, le fruit est « étonnamment conservé »
et la floraison fut « luxuriante ».
Cette luxuriance primitive ne se révèle
donc pas dans des bâtiments, dont il ne reste pour ainsi
dire plus aucune trace ; mais elle s'affirme dans ce qui
nous reste des magnifiques manuscrits enluminés avant l'an
1200 par une série de scribes et d'artistes experts, ainsi
que dans la féconde production littéraire d'un Philippe
de Harvengt, dit aussi de Bonne-Espérance. L'ensemble de
l'abbaye, telle qu'elle se présente aujourd'hui, muée
en « Petit séminaire » ou collège
épiscopal, évoque par le magnifique déploiement
de sa façade et de ses ailes la somptuosité et l'élégance,
non certes frivoles, mais un peu mondaines et séculières,
qui firent de beaucoup de monastères, dans la seconde moitié
du XVIIIe siècle, autant de petits Versailles ecclésiastiques.
Vendu.
FOTTORINO (Eric) — Le festin de la terre. L’histoire secrète des matières premières. Paris, Lieu Commun, 1988. In-8° (135 x 220 mm.) broché, 354 p.
En quatrième
de couverture :
L'histoire
de l'humanité se confond avec celle des matières
premières. Les légendes s'enchevêtrent avec
le réel. Les mythes illustrent la relation de l'homme a
la matière, qu'elle soit végétale ou minérale.
Avant d'entrer dans la vie quotidienne, chaque produit a été
découvert comme par enchantement, par un animal, un homme
ou un peuple : ainsi le café s'est-il révélé
a des chèvres trop gourmandes ; le thé s'est
signalé par hasard a l'attention de l'empereur Tche Nung
en 2737 avant J.-C...
De même pour les métaux, le hasard
a-t-il tenu lieu de dessein : à l'époque inca,
les Indiens de l'Altiplano avaient repéré un gisement
de métal pur et brillant. Rien n'était trop beau
pour le temple du Soleil ! Ils s'enfoncèrent dans
les grottes pour l'extraire quand une voix les figea sur place :
« Ne touchez pas à cet argent, il appartient
à quelqu'un qui vient de loin. » La prédiction
se réalisa bien plus tard quand Charles-Quint s'empara
des richesses de la reine Potosi.
Aujourd'hui, les implications politiques et
économiques se sont substituées aux légendes.
Comment comprendre le renversement du régime de Salvador
Allende, en 1973, au Chili, sans préciser les intérêts
majeurs de l'industrie et de l'administration des États-Unis
dans le cuivre chilien ?
En Nouvelle-Calédonie, le « Caillou »
recèle 25 % des réserves mondiales de nickel
qui furent pendant longtemps l'obstacle essentiel à l'autonomie
canaque. Le long de l'axe Prétoria-Moscou se concentrent
près de 95 % des métaux précieux et
stratégiques. Comment expliquer les réticences occidentales
à sanctionner l'apartheid par des rétorsions économiques,
sans faire un détour approfondi dans le sous-sol sud-africain ?
Si Pretoria se retire demain du marché du platine ou du
chrome, du palladium ou du niobium, le seul vendeur potentiel
reste Moscou. Compte tenu de l'usage militaire de ces métaux...
La route drôlement fréquentée
des matières premières met en évidence des
alliances contre nature. Sait-on que l'essentiel de la production
soviétique de diamant est vendu par la Central Selling
Organization, filiale de la firme sud-africaine De Beers ?
Première saga des matières premières,
Le Festin de la terre révèle les sous-sols
de la politique internationale, ainsi que les véritables
enjeux financiers de la planète. Histoire et légendes
de l'humanité, portraits d'affairistes et de requins, d'hommes
politiques et de tyrans, d'intermédiaires obligés.
Vendu.
FOURASTIÉ (Jean) et COUTHÉOUX (Jean-Paul) — La planification économique en France. Paris, Presses Universitaires de France, 1963. In-8° (120 x 186 mm.) broché, 208 p., (collection « L'Organisateur »), annotations et soulignements aux pp. 196-203.
Introduction :
La
planification économique française est aujourd’hui
l’objet d’une curiosité universelle ; les
membres du Commissariat au Plan ne savent comment répondre
aux demandes d’informations et de conférences ;
ils s’épuisent à accueillir les hommes politiques,
les économistes, les sociologues, les étudiants
de tous les pays du monde, qui désirent s’informer
d’une planification sans obligation, et cependant en pratique
exécutée, dont les chefs d’entreprise font
l’éloge, et qui a donné à une vieille
république, naguère stagnante, sans limiter les
initiatives créatrices individuelles, malgré quinze
années d’instabilité politique et de difficultés
post-colonialistes, une croissance économique égale
à celle des cinq ou six nations les plus progressives du
globe.
L’auteur de ces lignes a été
sollicité maintes fois, l’on s’en doute, de livrer
à l’éditeur un texte sur une expérience
qu’il a vécue dès le mois d’octobre 1945
et qu’il n’a jamais cessé de vivre et d’aimer
depuis lors. Mais je n’ai pas voulu être un témoin
abusif ; j’ai voulu prendre le recul du temps, beaucoup
des facteurs de réussite du plan français sont rationnellement
si peu vraisemblables que j’ai pensé qu’il ne
servirait de rien de les exposer tant que l’échéance
du temps n’aurait pas apporté la preuve expérimentale
de leur valeur.
Aujourd’hui, l’expérience entre
dans sa dix-huitième année ; les études,
les livres, les polémiques sur le plan français
se multiplient ; les méthodes du Commissariat, perfectionnées
d’année en année depuis l’origine, entrent
dans une phase où les techniques économétriques
commenceront à l’emporter sur l’intuition et
l’empirisme des premières années. Le moment
m’a semblé venu de faire le point.
Le but essentiel de ce livre est de décrire
l’esprit de la planification française et les grandes
lignes de ses méthodes, en tant que système d’organisation
de l’activité économique des hommes. L’ouvrage
est divisé en trois parties ; les deux premières
étant celles qui viennent d’être annoncées,
et la troisième, ce qu’il faut savoir des résultats
pour pouvoir juger les méthodes.
M. Jean-Paul Courthéoux, chargé
de recherches au C.N.R.S., a bien voulu s’associer a ce travail.
Il a rédigé de sa main la presque totalité
des deuxième et troisième parties.
9 euros (code de commande : 03573).
GILLOTEAUX (Jean) — Histoire de Warquignies. Saint-Ghislain - Colfontaine, Cercle d'Histoire et d'Archéologie de Saint-Ghislain - Administration Communale de Colfontaine, 1988. In-4° (205 x 294 mm.) dactylographié collé, VII, 246 p., illustrations, exemplaire en bon état, avec un envoi de la veuve de l'auteur, auquel on joint le bulletin de souscription.
Table des matières
:
- Jean
Gilloteaux, par M. Gilloteaux-Hottois.
- Préface, par Y. Biefnot.
- Avant-propos, par Y. Coutiez.
- Introduction.
Chapitre 1. Origine et étymologie.
Chapitre 2. La seigneurie et les seigneurs.
A) Les seigneurs.
B) Le sort des biens communaux
Chapitre 3. La vie religieuse.
A) Culte catholique.
B) Culte protestant.
Chapitre 4. Les houillères de Warquignies-Resignies.
A) Des origines à 1765.
B) La Compagnie de la « Machine
à feu ».
C) La Société
du grand Tas.
D) La Société
du Grand Moreau.
E) La Société
des Charbonnages Réunis.
F) La Société
de la Machine à feu.
Chapitre 5. La Voirie.
A) Le pavé de Warquignies.
B) La Grand'rue.
C) La rue du Château.
D) La rue Baille Cariotte.
E) La rue de Dour.
F) La rue de l'Apaâ.
G) Autres voies de communication
Chapitre 6. Les moulins.
Chapitre 7. La glacière du château.
Chapitre 8. La vie communale.
A) Sous l'ancien régime.
B) Sous les régimes
français et hollandais.
C) Les biens des Pauvres.
D) Les épidémies
au XIXe siècle.
Chapitre 9. L'enseignement.
A) L'instruction et le personnel
enseignant.
B) Les écoles.
Chapitre 10. Toponymie.
Chapitre 11. Folklore : les sobriquets
locaux.
Vendu.
[GŒGNIES].
Cinquantenaire des Combats de Gœgnies. Givry, Le Vieux Givry, 1994. In-4° (212 x
296 mm.) agrafé, 47 p., nombreuses illustrations en
noir, exemplaire à l'état de neuf.
Il s'agit du
numéro spécial (11) de la revue Les Livrets givryens.
Extrait :
À
la fin du mois d'août 1944, l'armée allemande bat
en retraite sur le front ouest et reflue sans pouvoir stopper
la poussée qu'exercent les troupes alliées depuis
le débarquement en Normandie. Elle essaye de livrer des
combats retardateurs, mais en vain ! Gagner un temps précieux
afin d'établir une ligne fortifiée (Westwall)
le long du Rhin et de cette façon empêcher Américains,
Anglais et Canadiens de pénétrer au cœur du
Reich, tel est le but poursuivi par le Chef d'État-Major
de la Wehrmacht, le général Jodl.
La pression militaire alliée est telle
que le front s'effrite de toutes parts. Le 24 août, la 3ême
Division Blindée américaine commandée par
le Général-Major M.B. Rose franchit la Seine. Cette
division dénommée Spearhead traverse la Marne
le 27 et l'Aisne le 29 en atteignant la ville de Laon.
La mission initiale de cette division est de
marcher sur Sedan. Cependant le 30 août vers 13 heures,
le Commandement suprême des forces alliées lui assigne
une nouvelle direction : « foncer vers Mons ! »
L'ordre d'opération est clair :
la 3èrae Division blindée attaquera le 1er septembre
à 7 heures, pour atteindre d'abord les points intermédiaires
d'Hirson, de Vervins, de la Capelle et d'Avesnes-sur-Helpe. Ensuite,
elle progressera vers le Nord en direction de l'objectif final,
Mons.
Sommaire :
- La libération de notre
région, par Daniel Penant.
- La débâcle des unités
allemandes, par Daniel Penant.
- La bataille de Gœgnies-Chaussée,
par Pierre Detourbe.
- Après la guerre, ou le temps
difficile de la liberté !, par Daniel Penant.
- Les personnes déplacées,
par Raynald Penant.
- La bataille silencieuse, par Daniel
Penant.
- Les fêtes de la victoire,
par Pierre Detourbe et Daniel Penant.
Vendu.
[HAINAUT - GRAVURE]. BERTIUS (Pierre)
— Hannonia. [Amsterdam
?], [ca 1600-1650]. Gravure sur cuivre destinée à
figurer dans les Tabularum Geographicarum Contractarum
de Petrus Bertius.
Dimensions :
- Cadre
: 132 x 93 mm.
- Cuvette : 135 x 95 mm.
- Feuille : 168 x 137 mm.
- Marges :
- Gauche
(avec trace d'onglet) : 10 mm.
- Droite
: 21 mm.
- Inférieure : 16 mm.
- Supérieure :
26 mm.
Un très rare état
avant la lettre.
Basée sur la carte du Hainaut de Jacques
de Surhon, cette carte miniature a été gravée
à l'origine par Pieter van den Keere pour le Caert-Thresoor
de Barent Langenes en 1598 (p. 185) ; cet atlas connut cinq
éditions entre 1598 et 1609. Elle fut regravée par
Petrus Bertius pour son atlas intitulé Tabularum Geographicarum
Contractarum Libri Septem dont dix éditions furent
publiées entre 1600 and 1650.
La carte présentée ici a la particularité
de ne pas porter de titre dans la marge supérieure comme
il est de mise pour toutes les cartes imprimées dans les
atlas cités ci-dessus ; elle est également
totalement vierge de tout texte au verso. Il est permis de penser
qu'il s'agit d'un très rare état avant la lettre.
La qualité de l'impression et sa netteté indiquent
que le cuivre était encore en parfait état et ne
présentait aucune usure.
Les éditeurs comme Cornelis Claesz ou
Jodocus Hondius imprimaient parfois des feuilles de cartes dites
« neutres » ou avant la mise en page définitive.
Ces gravures étaient destinées à être
vendues séparément par des marchands d'estampes
ou à être insérées dans des atlas composites
(ou atlas de fait) créés sur mesure à la
demande d'acheteurs fortunés. Privées du texte courant
du livre de Bertius, ces cartes n'ont pas de titre typographique
en marge supérieure et leur verso est entièrement
vierge.
Bibliographie :
- Langenes (Barent), Caert-thresoor,
inhoudende de tafelen des gantsche werelts landen met beschryvingen
verlicht tot lust vanden leser nu alles van nieus met groote costen
en arbeyt toegereet, Middelbourg - Amsterdam, Barent Langenes
- Cornelis Claesz, 1598, p. 185.
- Bertius (Pertum), P. Bertij tabvlarvm
geographicarvm contractarvm libri septem. in quibus tabulæ
omnes gradibus distinctæ, descriptiones accuratæ,
cætera supra priores editiones politiora, auctioraq[ue],
ad christianissimum Galliæ & Navarræ regem Lvdovicvm
XIII, Amsterdam, Hondius, 1616, p. 326.
Vendu.
HALDEMAN (Joe) — Les deux morts de John Speidel. [Titre original : 1968.] Roman traduit de l'anglais (U.S.) par Philippe Rouard. Paris, Denoël, 2002. In-8° (141 x 205 mm.) collé, 397 p., (collection « Denoël & d'Ailleurs »), exemplaire en parfait état.
En quatrième
de couverture :
1968.
L'assassinat de Bobby Kennedy, Martin Luther King, les sit-in
devant la Maison-Blanche, Jimi Hendrix, les Doors : l'Amérique
explose. La jeunesse danse dans la rue ou crapahute dans les rizières.
1968. Le Viêt-Nam prépare l'offensive du Têt.
Le soldat John Speidel, lui, va connaître l'enfer. La peur,
le sang, la boue, la mort ; comme des milliers d'autres,
il en reviendra... mort-vivant. Interné dans un hôpital
militaire, traité à tort pour schizophrénie
et homosexualité, John Speidel commence alors sa deuxième
guerre, intérieure cette fois-ci, contre son propre pays.
Entre Voyage au bout de l'enfer et Vol
au-dessus d'un nid de coucou, Les deux morts de John Speidel,
c'est l'envers du rêve américain, le miroir d'une
génération de naufragés, l'un des meilleurs
livres sur ces hommes qui n'en sont toujours pas revenus.
Vendu.
HELLENS
(Franz, pseudonyme de Frédéric Van Ermengem) —
Grippe-Cœur. Roman.
Paris - Bruxelles, Librairie Valois - Éditions Labor, 1931.
In-8° (121 x 185 mm.) broché, 286 p., cachet
de librairie à la page de faux-titre.
Exemplaire du
tirage courant de l'édition originale.
Avec
Grippe-Cœur Franz Hellens démontre qu'il
est capable de passer de la féerie moderne – comme
dans Mélusine dix ans plus tôt –
à une étude psychologique rigoureuse. C'est un roman
de la maturité où l'auteur prouve que le mystère
et l'insolite ne se cachent pas uniquement dans l'imaginaire pur,
mais se dissimulent au cœur même des relations humaines
les plus banales.
Certains critiques ont estimé que Gripe-Cœur
est une œuvre « grise et sèche » en
raison de son « ton clinique », elle est
cependant complètement imprégnée du concept
du « fantastique réel » cher à Hellens.
Le fantastique ne surgit pas par des fantômes, mais par
l'étrangeté même du quotidien. Le comportement
humain, poussé dans ses derniers retranchements psychologiques,
devient une source d'irréalisme et d'angoisse.
Vendu.
[HÜBNER (Johann)] — Johann Huebners, weyland Rectoris der Schule zu S. Johannis in Hamburg, Genealogische Tabellen, Nebst denen darzu gehörigen Genealogischen Fragen, zur Erläuterung Der Politischen Historie, Mit sonderbahrem Fleisse zusammen getragen, Und von Anfange bis auf diesen Tag sortgesetzet. Erster Theil [sur 4]. Leipzig, Gleditschens, 1737. [Im Jahr 1737.÷ Bey Johann Friedrich Gleditschens seel. Sohn in Leipzig.] In-f° (365 x 240 mm.) sous cartonnage de papier marbré d'époque, dos lisse avec une pièce de titre en papier blanc titrée à la plume, [1 (titre en rouge et noir)], [1 bl.], [6 (avis au lecteur et tables)], 333 (tableaux généalogiques) [7 (index)] p., ex-libris de l'avocat montois Le Tellier, page de titre défraîchie et affectée par des rousseurs, corps de l'ouvrage en bon état.
Johann Hübner (Türchau bei Zittau,
1668 - Hambourg, 1731) étudia la théologie, la géographie
et l'histoire à Leipzig. Il fut professeur à Mersbourg
puis à Hambourg. Il est essentiellement connu pour ses
travaux et ses publications géographiques et généalogiques.
Ses Genealogische Tabellen sont historiquement
très importantes, car elles représentent l'un des
premiers grands projets de vulgarisation et de systématisation
de la généalogie à l'échelle européenne.
Elles ont fait passer la généalogie du statut de
science secrète de cour à celui de discipline académique
publique. Pendant près d'un siècle, ces tables ont
constitué la base de référence absolue pour
les diplomates, les historiens et les élites de l'époque.
Quiconque s'intéressait aux affaires de l'Europe devait
consulter Hübner pour comprendre les alliances familiales
et les revendications territoriales.
Ce premier volume contient 333 tables généalogiques
principales ainsi que la section pédagogique de questions
correspondantes. D'un point de vue thématique, cette première
partie jette les bases de l'œuvre en couvrant les souverains
de l'Antiquité, les grandes dynasties impériales,
ainsi que les familles princières allemandes les plus influentes
:
- Les origines et l'Antiquité
: les premières tables retracent la généalogie
des figures bibliques, des rois de l'Ancien Testament, ainsi que
les dynasties mythologiques et historiques de la Grèce
antique et de l'Empire romain.
- Les empereurs Romains
et Germaniques : les lignes de succession des empereurs romains
d'Occident et d'Orient (Byzance), suivies des dynasties qui ont
régné sur le Saint-Empire romain germanique (Carolingiens,
Ottoniens, Saliens, Hohenstaufen et Habsbourg).
- Les grandes maisons
allemandes : une attention particulière est accordée
aux dynasties majeures du Saint-Empire, notamment les différentes
branches de la Maison de Saxe (Wettin, lignes ernestine et albertine),
de la Maison de Bavière (Wittelsbach) et de la Maison de
Brandebourg/Prusse, Hohenzollern).
- Les Genealogische
Fragen : une série de questions-réponses associées,
conçues pour expliquer les successions complexes et justifier
la légitimité politique des familles souveraines
de cette section.
![]() |
Planche 241
|
![]() |
| Planche 240 Das haus Ligne |
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Planche 66 |
Vendu.
LABOIS (Raymond) — La culture populaire au service de la démocratie. [Paris], Bureau de Diffusion, [1948]. In-8° (121 x 189 mm.) broché, 215 p., exemplaire en bon état.
Table des matières
:
- Introduction.
Première partie. La culture populaire.
Chapitre I. De la crise de
civilisation à la culture populaire.
Chapitre II. Dimensions de
notre culture.
Chapitre III. La culture par
le travail et le métier.
Chapitre IV. La formation
des élites populaires et la promotion ouvrière.
Deuxième partie. Les autres éléments
actifs de la culture populaire.
Chapitre I. Les hommes, les
sciences, le progrès.
Chapitre II. L'utilisation
des loisirs et des voyages.
Chapitre III. L'art populaire,
le chant, la musique.
Chapitre IV. Le théâtre
populaire, le cinéma, la radio, la presse.
Troisième partie. Cellules de départ
pour la formation des masses.
Chapitre I. L'avènement
des masses et la démocratie populaire.
Chapitre II. Les classes sociales,
milieux et problèmes de vie.
Chapitre III. Les institutions
familiales, religieuses et professionnelles.
Chapitre IV. Les partis politiques.
Quatrième partie. Moyens de réalisation
et expériences en cours.
Chapitre I. L'école
dans la vie.
Chapitre II. Les centres de
formation professionnelle.
Chapitre III. Les mouvements
de jeunesse.
Chapitre IV. Les équipes
sociales.
Chapitre V. Les mouvements
de culture populaire.
Chapitre VI. Les expériences
de culture populaire à l'étranger.
- Conclusion. De la pensée à
l'action.
9 euros (code de commande : 03568).
LACAU (Pierre) — Études d'égyptologie. I. Phonétique égyptienne ancienne. Avant-propos par Serge Sauneron. Le Caire, Institut Français d'Archéologie Orientale du Caire, 1970. In-4° (203 x 273 mm.) broché, VII, 136 p., (collection « Bibliothèque d'Étude », t. XLI), couverture proprement recouverte d'adhésif transparent, peu courant.
Avant-propos :
Cet
ouvrage devait voir le jour dix bonnes années plus tôt
et son auteur aurait dû avoir le plaisir d’en feuilleter
lui-même les premiers exemplaires entre ses mains. Les circonstances
qui ont perturbé de 1956 à 1959, puis de 1961 à
1963 le rythme normal de nos publications en ont décidé
autrement. Il ne devait pas être donné non plus à
J. Sainte-Fare Garnot qui avait diligemment réuni les manuscrits
de P. Lacau et avait préparé l’élaboration
de ce volume avec une conscience exemplaire, d’en mener l’édition
à son terme : frappé lui-même par un
destin implacable, il laissa inachevé ce livre auquel il
avait consacré tant d’heures de généreux
dévouement.
En fait, la composition en avait été
amorcée dès 1954. Quand j’entrepris, d’avril
à juillet 1959, de reclasser les « plombs »
qui avaient subsisté dans notre imprimerie après
les événements de 1956-1959, une partie de cette
composition fut retrouvée. Je pus déterminer, à
partir des manuscrits, quelles parties manquaient, et l’imprimerie
put reprendre pendant un temps la préparation de cet ouvrage.
Lorsque le décès de J. Saint-Fare
Garnot interrompit une nouvelle fois ce travail, il devint nettement
plus difficile d’en reconstituer les éléments ;
une part des épreuves subsistait au Caire ; quelques
manuscrits ou certains doubles portant quelques annotations furent
retrouvés parmi les papiers de J. Sainte-Fare Garnot, au
Caire. En classant en France les archives du « Centre
W. Golénischeff », à l’École
Pratique des Hautes Études, J. Yoyotte retrouva également,
parmi les papiers scientifiques de J. Sainte-Fare Garnot, une
fraction des épreuves qui complétait celles que
j’avais retrouvées au Caire. Il sembla donc possible,
à partir de ces multiples versions plus ou moins parallèles,
de reprendre le travail d’édition et de conduire cette
fois à son terme un ouvrage que les circonstances n’avaient
que trop maltraité. C’est ce que nous pûmes
faire cet hiver, grâce en particulier au concours de M.
G. Roquet, jeune étudiant d’égyptologie et
de sémitique, qui a bien voulu relire ces épreuves
avec soin et vérifier transcriptions et références.
Chacun sait qu’un manuscrit peut évoluer
et se parfaire jusqu’au moment décisif où l’auteur
signe le « bon à tirer ». Entre le
texte initial de P. Lacan et le présent volume, il manque
tout ce travail de perfectionnement et de réflexion que
l’auteur aurait naturellement assuré lui-même,
mais qu’il est difficile à tout autre de faire à
sa place. Conscient de la nécessité d’une mise
au point, J. Sainte-Fare Garnot avait déjà recouru
à l’aide de nos collègues MM. André
Caquot et Antoine Guillaumont, qui ont bien voulu revoir la partie
des manuscrits consacrée au comparatisme chamito-sémitique.
Leur aimable collaboration a épargné à cet
ouvrage quelques erreurs de détail. Elle a aussi mis en
lumière un petit nombre de points contestables, sur lesquels
P. Lacan aurait sans doute été amené lui-même
à modifier quelque peu sa position. Nous ne nous sommes
pas senti libre de transformer son texte à sa place, et
nous avons limité notre travail aux erreurs matérielles,
citations, références, orthographe ou traduction
de mots sémitiques, dans la correction desquelles il n’entrait
aucun élément de réinterprétation
personnelle.
Il reste qu’en de nombreux cas, il a fallu
compléter des notes simplement ébauchées,
en reconstituer d’autres, dont seul un appel attestait la
nécessité, choisir enfin entre plusieurs versions
portées sur les épreuves successives, dont la dernière
en date n’est pas nécessairement celle à laquelle
l’auteur aurait donné sa préférence
au moment de sa révision finale.
Nous prions donc le lecteur de garder en mémoire
le fait qu’il s’agit d’un ouvrage posthume, dont
l’auteur n’a pas pu amener lui-même le détail
à sa perfection.
Sous ce titre global d’Études
d’Égyptologie ont été groupés,
dans ce premier volume, divers articles de P. Lacau relatifs à
la phonétique de l’égyptien et du copte. Un
petit nombre d’entre eux est déjà connu, et
a paru dans diverses revues scientifiques ; les éditeurs
de la Revue d’Égyptologie, de Syria,
de la Zeitschrift für aegyptische Sprache ont bien
voulu donner leur accord à celte réimpression ;
qu’ils en soient ici publiquement remerciés. Les autres
articles sont nouveaux et constituent la rédaction de cours
professés par P. Lacau entre 1945 et 1948 au Collège
de France.
20 euros (code de commande : 03575).
LIÉNARD (François) — La vie pratique (suite et fin). [Bruxelles], Éditions des Côtes du Luberon, 2001. In-8° (150 x 210 mm.) agrafé, [20] p., illustrations, un des 120 exemplaires numérotés (n° 85).
Exait de l'article de
Gilles Béchet :
[Né en 1967 et originaire de Boussu-Bois,
dans le Borinage,] François Liénard aime beaucoup
la peinture, mais pratique le collage. Il prétend que c’est
parce qu’il n’a jamais eu d’atelier et qu’avec
une table de cuisine, une paire de ciseaux, un tube de colle,
c’est ce qu’il peut faire de mieux. On lui laisse le
bénéfice du doute puisqu’on est enchanté
par le résultat. Histoire de ne pas perdre l’œil
de son spectateur, il privilégie le format carte postale,
propre et net, sans fioritures. S’il aime la rencontre d’univers
qui n’avaient rien à faire ensemble, il organise ces
rendez-vous dans le respect illusionniste de la lumière
et la perspective. À première vue, tout a presque
l’air normal sauf qu’un élément vient
discrètement déstabiliser la logique de l’image.
Bibliographie :
- Béchet (Gilles), « Expo
François Liénard et Daniel Daniel »,
dans Bazar : la nouvelle sensation de l’art de vivre en
ligne (20 avril 2021).
10 euros (code de commande : 03561).
[LISZT
(Franz)]. HAINE (Malou) — Dernières orchestrations
de Franz Liszt. Sprimont,
Mardaga, 2000. In-4° (217 x 291 mm.) broché sous
couverture à rabats, 143 p., fac-similés de
partitions, édition trilingue (française, anglais,
néerlandais) bien complète du CD audio.
Ouvrage publié
à l'occasion de l'inauguration, en juin 2000, du Musée
des Instruments de Musique, à Bruxelles.
Introduction
:
Le Musée des Instruments de Musique (le
MIM) a souhaité marquer l'inauguration de ses nouveaux
locaux dans le magnifique immeuble Art nouveau et le bâtiment
néoclassique de la rue Montagne de la Cour à Bruxelles
par un concert exceptionnel. Il a voulu en perpétuer le
souvenir en éditant cette plaquette de prestige accompagnée
d'un CD. Assurément, l'événement est remarquable
à plus d'un titre, car il illustre un faisceau d'éléments
étroitement liés les uns aux autres.
C'est en effet la pièce maîtresse
du concert, la création mondiale des dernières orchestrations
de Franz Liszt, qui a déterminé non seulement l'ensemble
de la programmation, mais également le choix d'un des pianos
et de ses interprètes : ces œuvres de Liszt n'ont
jamais été publiées, et le manuscrit lui-même
semblait, jusqu'il y a peu encore, à tout jamais disparu.
Il a été découvert en 1995 par le Conservateur
du MIM dans une collection privée en Belgique.
Pour les musicologues et les musiciens, la réapparition
de ces dernières orchestrations constitue une découverte
majeure, même si ces pièces ne présentent
qu'un intérêt musical limité. Le manuscrit
comprend deux Danses galiciennes et une Mazurka
que Liszt a réalisées au départ de trois
pièces pour piano à quatre mains de Jules Zarembski.
Ce pianiste et compositeur polonais, un des anciens élèves
de Liszt particulièrement doués, fut également
professeur de piano au Conservatoire royal de musique de Bruxelles
de 1880 à 1885. Durant ces six années, il s'imposa
comme une personnalité de premier plan en animant la vie
musicale belge. Le programme de l'inauguration du MIM s'est donc
constitué autour des œuvres de Liszt et de Zarembski.
C'est à Bruxelles, en mai 1881, que Liszt
envisage d'orchestrer ces pièces et c'est à Bruxelles
qu'il envoie son manuscrit lorsque celui-ci est terminé.
De plus, la première et sans doute l'unique fois où
Liszt a entendu ses Danses galiciennes orchestrées
fut lors d'une audition à huis clos par la classe d'ensemble
du Conservatoire royal de musique de Bruxelles dirigée
par Jean-Baptiste Colyns, le 4 mai 1882. C'est donc en raison
des liens historiques qui unissent ces compositions à l'un
de leurs professeurs que les deux directeurs actuels des Conservatoires
de Bruxelles ont accepté avec enthousiasme de former un
orchestre spécifique composé des étudiants
des deux sections linguistiques (néerlandophone et francophone).
Ce sont aussi deux des professeurs actuels des classes de piano,
Daniel Blumenthal et Jean-Claude Vanden Eynden, qui sont ici les
interprètes des œuvres à quatre mains de Zarembski.
Zarembski s'était aussi fait remarquer
en se faisant le défenseur d'un nouveau piano muni de deux
claviers et dénommé « piano à
claviers renversés ». Il n'en subsiste aujourd'hui
qu'un seul exemplaire au monde, celui-là même qui
est conservé dans les collections du MIM. Ce concert d'inauguration
permet donc aussi de mettre en évidence ce curieux piano
des frères Mangeot. Malheureusement, les partitions originales
écrites par Zarembski pour ce piano n'ont, à ce
jour, pu être retrouvées. Un arrangement d'une œuvre
de Liszt à été spécialement commandée
par le MIM au compositeur anglais Francis Bowdery. Celui-ci a
choisi la Fantaisie sur deux thèmes du Figaro de Mozart
que Liszt a composée en 1842 et jouée en public
à Berlin le 11 janvier 1843. Le manuscrit incomplet a été
édité et terminé par Ferruccio Busoni en
1912. Le choix de cette œuvre réside, d'une part,
dans son caractère de bravoure, parfaitement approprié
pour mettre en évidence les possibilités techniques
du piano Mangeot et, d'autre part, dans sa particularité
d'être inachevée, laissant au compositeur moderne
une plus grande liberté de création dans le final
de la pièce.
Quant au choix de l'interprète de ce
piano Mangeot, il s'est naturellement porté sur le pianiste
anglais Christopher Seed qui s'est illustré en jouant sur
un piano spécialement conçu pour gauchers, à
savoir un piano dont les touches graves sont situées à
droite du clavier, et les aiguës, à gauche. Christopher
Seed a accepté de relever le défi de jouer sur le
piano Mangeot, qui combine à la fois les possibilités
d'un piano normal et celles d'un piano au clavier renversé.
20 euros (code de commande : 03578).
[LITTÉRATURE
DE BELGIQUE ET DU CONGO]. Écrire en français
en Belgique et au Congo. Coordonné
par Tshibola Kalengayi, Marc Quaghebeur, Kangomba
Lulamba, Annick Vilain, Philippe Nayer, Jean-Pierre
Roland, Mutombo Kamanda Omoi et Mbala Kafiondo.
Bruxelles, Centre d'Études des Littératures Belge
et Congolaise de Langue Française, 1997. In-8° (143
x 205 mm.) collé, 390 p.
Il s'agit du
n° 1 de la revue annuelle Congo-Meuse.
En quatrième de
couverture :
Rassembler,
sous un même label d'investigation, les littératures
belge et congolaise de langue française peut surprendre
tant les clivages Nord-Sud ont pénétré, consciemment
ou inconsciemment, les mentalités des uns et des autres.
Tel est pourtant le défi que s'assigne
Congo-Meuse. Chacun de ces fleuves ne débouche-t-il
pas sur des horizons qui furent, de longue date, ceux d'échanges
et de découvertes imprévues ?
Publication du Centre d'Études des Littératures
belge et congolaise de Langue française (CELIBECO), réalisée
en coopération avec les Archives et Musée de la
Littérature (AML), cette revue annuelle entend ouvrir un
espace de recherche et de dialogue interculturels au sein des
francophonies, en se concentrant sur deux mondes que l'Histoire
a rapprochés, pour le pire et pour le meilleur, à
travers les aléas de l'expansion coloniale européenne.
La Belgique et le Congo constituent des cas
de figure d'autant plus intéressants au sein du monde francophone
que l'un comme l'autre n'ont pas été marqués
directement par les modes de fonctionnement du système
français.
Chercheurs congolais, étrangers ou belges
trouveront, nous l'espérons, dans ce périodique
un lieu régulier de confrontations et d’échanges
autour de ces deux champs d'étude.
Ainsi se feront entendre, pensons-nous des voix
et des écritures trop peu reconnues dans le champ scientifique.
Le premier numéro de Congo-Meuse
offre au lecteur une série d'études variées
consacrées à l'un ou l'autre des deux champs, ainsi
qu'à certains textes coloniaux, où l'on peut entrevoir
ce que furent certaines formes d'interaction entre les deux mondes.
Il publie en outre un chapitre du récit de V. Y. Mudimbe,
Les Corps glorieux des mots et des êtres. Esquisse d'un
jardin africain à la bénédictine, que
peu de lecteurs ont eu l'occasion de découvrir.
Table des matières :
- Éditoriaux, par Tshibola
Kalengayi et Marc Quaghebeur.
- Littératures zaïroises,
par Georges Ngal.
- Influence des parlers locaux dans
la narration zaïroise, par Mulongo Kalonda.
- Nouvelle orientation de l'esthétique
africaine - le cas du roman. Les Littératures zaïroises
d'écriture française, par Kangomba Lulamba.
- Un merveilleux poème de l'eau
(Lomami Tshibamba), par Silvia Riva.
- Ngombe ou le spectacle en noir et
blanc (Mongita), par Cristina Marcone.
- De l'oral à l'écrit
- le sort du conte (Nzuji Madiya), par Tshibola Kalengayi.
- Le discours parémiologique,
par Mulongo Kalonda.
- Fiche identitaire de Georges Ngal,
par Jacques Chevrier.
- Un itinéraire poétique
parmi tant d'autres, par Matala Mukadi Tshiakatumba.
- Spécificités des letrres
belges de langue française, par Marc Quaghebeur.
- Lettres belges autour d'un idéal
de régénération, par Petelo Nginamau.
- Bruges-la-Morte ou le démon
de l’analogie (Rodenbach), par Cristina Robalo Cordeira.
- Les deux sources de Mélisande
(Maeterlinck), par Michel Gilles.
- Le long chemin de la reconstitution
(Bauchau), par Anne Neuschäfer.
- Les premiers contes de Michel de Ghelderode,
par Jacqueline Blancart-Cassou.
- Deux pirates au Congo (Sur un conte
de Jean Mergeai), par Pierre Halen.
- Le poème comme re-création
(Achille Chavée), par Lema va Lema et Itsieki
Putu Basey.
- Blessures et étouffement d'un
poète (Quaghebeur), par Célina Scheinowitz.
- L'Éphémère est
éternel de Michel Seuphor, par Claudia Bianco.
- Tintin au Congo d'Hergé face
à l'histoire, par Lorand Szabo.
- Les Corps glorieux des mots et des
êtres, par Mudimbe V. Y.
- Le Blanc dans l'œil du Noir (1885-1960),
par Zana Aziza Etambala.
- Index.
12 euros (code de commande : 03580).
[LITTÉRATURE
FRANÇAISE DU XVIIIe SIÈCLE]. Romanciers du XVIIIe
siècle. Tome II. Crébillon fils, Duclos,
Cazotte, Vivant Denon, Louvet, Berdin de Saint-Pierre, Sade, Sénac
de Meilhan. Préface
par Étiemble. Paris, Gallimard, 1969. In-8°
(115 x 177 mm.) sous reliure souple, jaquette et Rhodoïd
d'éditeur, XXXV, 2007 p., (collection « Bibliothèque
de la Pléiade », n° 178), exemplaire
bon état.
Ouvrage indisponible
au catalogue de l'éditeur.
Ce volume contient :
- Préface.
- Crébillon fils, Les égarement
du cœur et de l'esprit. Texte par Étiemble.
- Duclos, Les confessions du comte de***.
Texte, notes et variantes par Marguerite du Cheyron.
- Cazotte, Le Diable amoureux. Texte,
notes et variantes par Marguerite du Cheyron.
- Vivant Denon, Point de lendemain.
Texte et variantes par Marguerite du Cheyron
- Louvet, Les Amours du chevalier de
Faublas. Texte et notes par Marguerite du Cheyron.
- Bernardin de Saint-Pierre, Paul et
Virginie. Texte par Marguerite du Cheyron.
- Sade, Contes et Nouvelles. Introduction,
et abrégé chronologique par Gilbert Lély,
notes par Marguerite du Cheyron.
- Sénac de Meilhan, L’Émigré.
Texte de l'édition originale, notes par Marguerite du
Cheyron.
35 euros (code de commande : 03594).
LIU
(Shaoqi) — Discours prononcé au meeting pour le
40e anniversaire de la fondation du Parti communiste chinois.
Pékin, Éditions
en Langues Étrangères, 1961. In-8° (145 x 210 mm.)
sous reliure d'éditeur, 39 p., exemplaire en très
bon état.
Une édition
particulièrement rare, probablement à cause de sa
diffusion restreinte suite aux différends entre Liu Shaoqi
et Mao Zedong !
Prononcé
le 30 juin 1961, le discours de Liu Shaoqi dressait un bilan historique
et défendait le socialisme malgré la crise économique.
Les relations entre Liu Shaoqi et Mao Zedong traversaient une
phase de transition critique, marquée par une alliance
de façade mais profondément fragilisée par
les divergences idéologiques et économiques nées
de la catastrophe du Grand Bond en avant.
Liu Shaoqi était officiellement le successeur
choisi et désigné de Mao à la tête
de l'État ; tentant de minimiser les conséquences
de la doctrine du Grand Timonier dans les échecs récents
de sa politique économique et sociale, il les attribua
subtilement à des défaillances locales. Devant l'effondrement
économique et la Grande famine provoqués par ses
politiques, Mao dut se résigner à céder la
gestion quotidienne de l'économie : Liu Shaoqi, épaulé
par Deng Xiaoping, prit les rênes du pouvoir pour tenter
de conduire le redressement du pays. Ses réformes pragmatiques
et la décollectivisation partielle des terres furent ressenties
par Mao comme une dérive capitaliste et révisionniste.
Les relations entre les deux hommes continuèrent de se
dégrader et la Révolution culturelle finit par mettre
un terme à l'influence de Liu au profit de Lin Biao.
On connait la suite : mise en résidence
surveillée, séances d'autocritique orchestrées
par les Gardes rouges, exclusion à vie du Parti communiste,
privation des soins médicaux... En 1969, Liu mourut isolé,
en secret et sous le nom de Liu Weihuang et inscrit discrètement
comme « sans emploi » sur le registre de son crématorium...
20 euros (code de commande : 03559).
MAISTRET (Georges) — Le gros Ouvrage A2 Fermont de la Ligne Maginot. Ses caractéristiques. Ses combats de juin 1940. Sa visite. Troisième édition. S.l., Association des Ais de l'Ouvrage de Fermont et de la Ligne Maginot, 1979. A4 (212 x 297 mm.) agrafé, 38 p., édition anapistographique, exemplaire un peu défraîchi.
Table des matières
:
Chapitre
I. Conception de la Ligne Maginot.
Chapitre II. Description Générale
de l’Ouvrage de Fermont. Ses galeries - Ses voies ferrées
- Son poste de commandement - Ses liaisons téléphoniques.
Chapitre III. Armement de l’Ouvrage de
Fermont.
Chapitre IV. Le béton armé et
les cuirassements de l’Ouvrage de Fermont.
Chapitre V. Matériel d’observation
de l’Ouvrage de Fermont.
Chapitre VI. Énergie électrique
de l’Ouvrage de Fermont.
Chapitre VII - Ventilation de l’Ouvrage
de Fermont.
Chapitre VIII. Circuits des eaux à l’Ouvrage
de Fermont.
Chapitre IX. Équipement de chaque bloc
de l’Ouvrage de Fermont.
Chapitre X. La bataille de l’Ouvrage de
Fermont en juin 1940.
Chapitre XI. Sauvetage de Fermont par l’Association
des Amis de l’Ouvrage de Fermont et de la Ligne Maginot.
Chapitre XII. Le circuit des visiteurs dans
l’Ouvrage de Fermont.
Chapitre XIII. Les canons allemands situés
dans l’entrée des munitions de l’Ouvrage de Fermont.
Chapitre XIV. Le musée de l’Ouvrage
de Fermont.
Chapitre XV. Ouverture au public de l’Ouvrage
de Fermont.
12 euros (code de commande : 03576).
[MANUSCRIPTOLOGIE]. Scriptorium. Revue internationale des études relatives aux manuscrits - International Review of Manuscrit Studies. Tome XXXIII - 1979, n° 1 et 2 (complet). Gand, Story-Scientia, 1979. Deux grands volumes in-8° brochés, 357, 221* p., 28 planches hors texte, bel exemplaire non coupé.
Table des matières
:
Fascicule 1.
Articles.
- Recherches
sur les manuscrits des sermons de Pierre de Celle, par Gérard
de Martel, p. 3.
- « Per
manum Gilleberti », par Gabriel Wymans,
p. 17.
- The
artists of the Tiptoft Missal and the Court Style. Perspectives
from the techniques of the Book, par Bruce Watson,
p. 25.
- Digital image-processing
applied to the photography of manuscripts. With Examples drawn
from the Pincus MS of Arnald of Villanova, par John F.
Benton, Alan R. Gillespie et James M. Soha,
p. 40.
Notes et matériaux.
- A
note on the Historia Novorum of Eadmer, par Martin
Brett, p. 56.
- Harpocration
and Serenus in a Paris manuscript, par John Whittaker,
p. 59.
- Un
manuscrit américain du De Claustro de Hugues de
Fouilloy, par Robert Francis Cook, p. 62.
- On
the Dating and Relationship of the Dedication Miniatures in the
Brussels Hours, par John David Farmer, p. 65.
- Gli
excerpta di Strabone fatti da Demetrio Raul Cabakés nel
codice Vat. gr. 2238, par Salvatore Lilla, p. 68.
- Matériaux
pour l'histoire de la Bibliothèque capitulaire de Tournai
au Moyen Âge, par Jacques Pycke, p. 76.
- Inventaire
des manuscrits liturgiques conservés dans les Bibliothèques
et les Archives de Turin, par Robert Amiet, p. 84.
Bibliographie.
- Comptes
rendus, p. 91.
- Bulletin
codicologique, p. 1*.
Fascicule 2.
Articles.
- Une
collection personnelle de saint Odilon de Cluny et ses compléments,
par Monique-Cécile Garand, p. 163.
- Léo
Marsicanus and the Dedicatory Text and Drawing in Monte Cassino
99, par Francis Newton, p. 181.
- Provenienz
und Datierung des Evangeliars von Averbode, par Wolfgang
Petke, p. 206.
- L'Ambrosianus
Et 157 sup., un manuscrit autographe de Maxime Planude,
par André Allard, p. 219.
Notes et matériaux.
- Un
fragment d'un manuscrit disparu d'Oribase. CL.A. 116 (Vatican,
Urb. lat. 293, f. 95-96, VIIIe siècle), par Yves-François
Riou, p. 235.
- A
Ninth Century Account of Diets and Dies aegyptiaci, par Heather
Stuart, p. 237.
- Un
codice di san Giovanni Crisostomo ricostruito, par Maria
Bianca Foti, p. 244.
- Zum
Ursprung der Meditationes Vitae Christi. Aus Anlass Zweier
Amerikanischer Editio-nen der Meditationes Vitae Christi
bzw. aus ihrer Tradition, par Michael Thomas, p. 249.
- Zur
Oberlieferungsgeschichte des Traktates « De Remediis
contra tentationes spirituales » (Petrus Johannis Olivi,
Venturinus de Bergamo, Ludolphus de Saxonia, Johannes Gerson),
par Joachim Vennebusch, p. 254.
- Quelques
manuscrits méconnus de la traduction en prose de la Consolatio
Philosophiae par Jean de Meun, par Glynnis M. Cropp,
p. 260.
- Un
manuscrit inconnu des Satires de Juvénal et de Perse et
de l'Art poétique d'Horace, par Jan Gijsel,
p. 266.
- MS
Syracuse University Von Ranke 90 and the Libellus of Telesphorus
of Cosenza, par Richard Spence, p. 271.
- À
propos de l'origine de la famille Aubert, par Pierre Cockshaw,
p. 275.
- Qui
est l'auteur du rébus envoyé à Molinet ?,
par Jacques Lemaire, p. 276.
- A
Handlist of extant Manuscripts containing the De Re militari
of Flavius Vegetius Renatus, par Charles R. Shrader,
p. 280.
Bibliographie.
- Comptes
rendus, p. 306.
- Bulletin
codicologique, p. 115*.
- Index,
par Geneviève Grand, p. 191*.
Les deux volumes : 30 euros (code de commande : 03593).
MELIS (Federigo) — La Ragioneria nella civiltà minoica. Dalle iscrizioni Venute alla luce in Creta (Secoli XIX-XIV a. C). Roma, Rivista Italiana di Ragioneria, 1948. In-8° (187 x 263 mm.) broché, 58 p., illustrations, hommage de l'auteur au professeur Jean Dhondt.
Table des matières
:
Capitolo I : La civiltà
minoica.
1. Miti e leggende della
Creta preistorica.
2. Le grandi conquiste
dell'Archeologia in Creta.
3. Definizione di « civiltà minoica
».
4. Cronologia minoica.
5. Tratti caratteristici
della civiltà minoica.
6. Agricoltura, industria,
commercio e comunicazioni minoici.
Capitolo II : I sistemi di scrittura
minoici.
1. Dalla pittografia
al sistema geroglifico.
2. Il sistema geroglifico
cretese.
3. Il sistema lineare.
4. I sistemi numerici minoici.
5. Le iscrizioni minoiche
non sono state ancora interpretate.
Capitolo III : La Ragioneria
minoica.
1. I ritrovamenti
che interessano la Ragioneria.
2. La Ragioneria a Festo.
3. La Ragioneria ad Hagia
Triada.
4. La Ragioneria a Cnosso.
5. La Ragioneria minoica
nella Storia della Ragioneria.
10 euros (code de commande : 03570).
[MONS
- COLLÈGE SAINT-STANISLAS]. Souvenir du 25me anniversaire
de l'érection du Collège St-Stanislas à Mons.
1851-1876. Mons, Dequesne-Masquillier,
1876. [Mons.÷ Imp. Deques-Masquillier.÷ 1876.]
In-8° (96 x 147 mm.) broché, X, 40, [1], [1 bl.] p.,
un portrait du père Jean-Baptiste L'Hoir en frontispice.
Un ouvrage rare
et en très bon état malgré quelques rousseurs
au frontispice.
Le père Jean-Baptiste L'Hoir (1808-1875) arriva à Mons, en 1840, en compagnie du père Louis Blanquart, ensemble ils préparèrent l'ouverture du collège. Décédé en 1875, son portrait a tout naturellement été choisi pour figurer en frontispice de l'ouvrage présenté ici ; il a été réalisé à partir de clichés de Louis Henry (1834-1913), qui était professeur de chimie à l'École des Mines de Mons et de photographie à Mons.
Préambule :
Comme gage de gratitude et en mémoire
de cette fête intime inspirée par l’amour et
organisée avec élan, nous offrons à nos jeunes
amis d’autrefois cet humble recueil dont l’unique mérite
réside dans le sentiment qui l'a dicté. Dans ces
pages, ils trouveront, outre quelques dates mémorables
et plusieurs faits relatifs aux établissements de la Compagnie
en cette ville, la nomenclature assez exacte des jeunes gens qui
ont fréquenté le Collège Saint-Stanislas
jusqu’à ce jour.
Ces noms, comme le disait naguère un
sincère ami de la jeunesse, ces noms réveilleront
des souvenirs lointains, et, à coup sûr, précieux
et sympathiques. Que d’agréables et salutaires retours
ne provoqueront-ils pas sur ces années, si tôt écoulées,
où l’âme s’ouvrant sans effort à
toutes les nobles impressions, recueillait avec avidité
les premiers enseignements des langues et des sciences, tressaillait
d’un généreux enthousiasme devant les chefs-d’œuvre
du génie, et goûtait, dans une paix intime, loin
des agitations du monde, les pures délices du savoir, de
la vertu et de la piété !
Mons, 6 août 1876.
Vendu.
[MONS - LITTÉRATURE PATOISANTE]. Armonaque dé Mons pou l'année 1992. Mons, [Association des Montois Cayaux], 1992. In-8° (161 x 225 mm.) collé, 108, 20 p., illustrations et publicités, exemplaire en bon état.
Table des matières
:
- Avertance.
- El Gazette à l'méeson Madelon.
- Infant abandonné.
- Sans dints, c'est sans dints.
- El Car d'Or èyè l'mouche
au brin.
- Gêné.
- Ramint'vances.
- Aspects de la vie artistique à
Mons.
- Ein exploit véridique.
- Histoire d'ène gein.
- El restauration du Catiau.
- Toubac.
- Hommage aux anciens.
- Anthologie : Gabriel Blot.
- Pétités annonces.
- El kié matante.
- L'ertour au pays.
- Archives.
- El mâle èyè les deux
chignons.
- Journée du Patrimoine.
- On d'vié vieux.
- Les progrès d'èl méd'cine.
- El nouviau quartier d'Mons.
- Ein choix d'pièrot.
- Florimons.
- Catégisse.
- El moulon.
- Eine expression.
- Des Français vendus et pendus
à Mons.
- El Cinsière d'èl rue Damoiseaux.
- Nié d'chance.
- El boquet èyè les agasses.
- El Ropieur cache après l'âme
sœur.
- El mot d'la fin.
- Ar'voir.
- Mons en chansons. Cahiers de textes du
disque édité par l'A.S.B.L. des Montois Cayaux 1991.
Illustrations par Gérard Noirfalise.
2,50 euros (code de commande : 03574).
[MONS
- LITTÉRATURE PATOISANTE]. Acoute les ! ... ou
40 fables en montois. Mons,
Anthologie Montoise, 1985. In-4° (179 x 270 mm.) broché,
81, [7] p., illustrations par Gérard Noirfalise,
exemplaire en bon état, avec sa bande d'annonce, son bulletin
de souscription et l'invitation au souscripteur à retirer
son exemplaire.
Dédicace
de Gérard Noirfalise au professeur Maurice-A. Arnould.
Table des matières
:
- Préface.
- Présentation des auteurs par Pierre
Coubeaux.
- Charles Letellier (1807-1870).
- El petit Pichon éié
1’ Péqueux.
- Le
petit poisson et le pêcheur (J. de La Fontaine).
- El Grand-Mère
éié les deux Méquennes.
- La
vieille et les deux servantes (J. de La Fontaine).
- El Sautiau éié
l’Fourmiche.
- La
cigale et la fourmi (J. de la Fontaine).
- El Raine éié
l’Gras-Beu.
- La
grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf (J.
de La Fontaine).
- El leup éié
l’Quié.
- Le
loup et le chien (J. de La Fontaine).
- El Baudet éié
lés deux Voleurs.
- L'âne
et les deux voleurs (J. de La Fontaine).
- El Cat éié
lés deux Pierots.
- Le
chat et les deux moineaux (J. de La Fontaine).
- El Leup éié
l’Cigogne.
- Le
loup et la cigogne (J. de La Fontaine).
- El Leup éié
l’Ernêrd.
- Le
loup et le renard (J. de La Fontaine)
- El Baudet habié
avé l’pieau du Lion.
- L
’âne vêtu de la peau du lion (J. de La Fontaine).
- El’ Craqueur tiré
de deux caractères de La Bruyère.
- Jean-Baptiste Dzscamps (1809-1886).
- Neuvième nouvelle
de la première journée du Décaméron
(Boccace).
- Pierre Moutrieux (1824-1908).
- La Môrt éiet
l’Manœuv’ dé Maçon.
- La
mort et le bûcheron (J. de la Fontaine).
- Lés Rattes qui
tienn’té ein Conseil dé Guerre.
- Conseil
tenu par les rats (J. de La Fontaine).
- Les Biettes impestiférées.
- Les
animaux malades de la peste (J. de La Fontaine).
- El Lion éiet
l’Moucron.
- Le
lion et le moucheron (J. de La Fontaine).
- El Leup, el Mère
éiet l’infant.
- Le
loup, la mère et l’enfant (J. de La Fontaine).
- El Leup éiet
l’Quié.
- Le
loup et le chien (J. de La Fontaine).
- El Ratte dé
Mons éiet l’Ratte campénaire.
- Le
rat des villes et le rat des champs (J. de La Fontaine).
- Lés deux jeunnes
dé Co.
- Les
deux Coqs (J. de La Fontaine).
- El Curé éiet
l’Corps-Mort.
- Le
curé et le mort (J. de La Fontaine).
- Fernand Dessart (1864-1932) - Maurice
Carez (1866-1943).
- El Cron éié
l’Vélucipédice.
- Le
lièvre et la tortue (J. de La Fontaine).
- Gaston Talaupe (1865-1933).
- Madame Fourmiche éié
Mamzelle Sauttiau.
- La
cigale et la fourmi (J. de La Fontaine).
- Émile Lebas (1871-1952).
- El Blanchisseur éié
l’Maçon.
- La
cigale et la fourmi (J. de La Fontaine).
- Auguste Fourmy (1881-1936).
- L’Huite éié
lés 2 Porteur’-au-sac.
- L
’huître et les plaideurs (J. de La Fontaine).
- Léon Wailliez (1884-1970).
- El Leu éié
l’Quié.
- Le
loup et le chien (J. de La Fontaine).
- Si no p’tite Trouye
aroit voulu...
- Si
la Garonne avait voulu (G. Nadaud).
- Fernand Maréchal (1887-1977).
- El Liéefe éié
l’Lumaçon.
- Marcel Gillis (1897-1971).
- El Leup éïé
l’Quié.
- Le
loup et le chien (J. de La Fontaine).
- El Corbeau éié
l’Rénard.
- Le
corbeau et le renard.
- Pierre Coubeaux (1932).
- El Corbeau éié
l’Rénard.
- Le
corbeau et le renard (J. de La Fontaine).
- El Farce d’el
Cuvelle.
- La
farce du cuvier (Auteur anonyme).
- Gérard Noirfalise (1949).
- El Catiau éié
les Rosiaux.
- Le
chêne et le roseau (J. de La Fontaine).
25 euros (code de commande : 03587).
[NERVAL
(Gérard de)]. BUFFETAUD (Éric) — Gérard
de Nerval. Paris, Les Musées
de la Ville de Paris, 1981. In-8° (208 x 249 mm.) broché,
XVIII, 119 p., illustrations en noir et en couleurs.
Catalogue de
l'exposition éponyme présentée à la
Maison de Balzac, à Paris, du 18 décembre 1981 au
21 mars 1982.
Table des matières
:
- Remerciements.
- Préface de Jacqueline Sarment.
- La vie d'un poète est celle
de tous, par Jean Richer.
- Repères biographiques, par Jean
Richer.
- L'enfance.
- Les débuts littéraires
de Gérard Labrunie.
- Gérard. Traducteur de Faust.
- Le réhabilitateur des poètes
du XVIe siècle.
- Les amitiés littéraires.
- Les odelettes.
- Lénore de Bürger.
- Jenny colon - Première rencontre.
- Le temps de la bohème galante.
- Jenny colon - Le théâtre.
- Le voyage en Allemagne avec Alexandre
Dumas.
- La collaboration avec Alexandre Dumas.
- L'hiver à Vienne. 1839-1840.
- Le séjour en Belgique. La dernière
rencontre avec Jenny Colon.
- La crise de 1841.
- Le voyage en Orient.
- 1844-1851.
- La crise de 1852.
- Le voyage en Hollande.
- La crise de 1853.
- Novembre 1853 - Les manuscrits à
l'encre rouge.
- Panorama.
- Les filles du feu.
- Félix Nadar caricaturiste.
- Le dernier voyage en Allemagne.
- « Feu Buckingham ».
- Promenades et souvenirs.
- Aurélia.
- Le daguerréotype.
- Les deux « collodions »
de Félix Nadar.
- « La dernière étape ».
- La rue de la Vieille Lanterne.
- Le rêve et la vie.
- Index.
- Bibliographie sommaire.
15 euros (code de commande : 03577).
['PATAPHYSIQUE]. BAILLY (Jean-Louis) — Des gars jurent des gageures. Roman par holorimes. [Paris], Cymbalum Pataphysicum, 1986. In-12 (122 x 100 mm.) agrafé, 28 p., illustrations, (collection « Cartaphilus », n° 2), exemplaire en bon état.
Roman en onze chapitres chacun sommés d'un distique ou quatrain holorime qui résume l'épisode précédent ; les pp. 27-28 contiennent la « Récapitulation des holorimes contenus en ce recueil à l'intention des lecteurs qui répugnent à retourner leur exemplaire à la fin de chaque chapitre. »
15 euros (code de commande : 03584).
['PATAPHYSIQUE]. Monitoires du Cymbalum Pataphysicum. N° 44. Les jours & les nuits. Essai d'iconologie documentaire (& plus) pour enluminer, illuminer & scientifiquement enténébrer les clartés & les obscurités du roman d'un déserteur d'Alfred Jarry (4). Rilly-la-Montagne, Cymbalum Pataphysicum, 1992. In-8° (150 x 210 mm.) collé, [64 (pp.161-224)] p., illustrations, exemplaire revêtu de l'infamant escargot et en bon état.
La rédaction
de l'Essai d'iconologie fut confiée à une
Transcommission Exceptionnelle du Cymballum Pataphysicum emmenée
par l'Intermission des Ornements.
Ce numéro contient la fin du livre IV
(chap. 13) et le livre V (chap. 1 à 9).
12 euros (code de commande : 03583).
[QUENEAU (Raymond)]. Les Amis de Valentin Brû. N° 31. Levallois-Perret, Association des Amis de Valentin Brû, 1985. In-8° (145 x 207 mm.) collé, 48 p., illustrations, exemplaire en très bon état.
Sommaire :
- Notes
sur Queneau, par Boris Vian.
- L'architecture symbolique dans « Morale
élémentaire », par Alain Calame.
- Tu gloses, tu gloses..., par I.
Debout.
- La Sextine (note rectificative à
quelques propos de S.F. Noreiko publiés dans le n° 22),
par Dominique Billy.
- Un plagiat par anticipation des « Cent
mille milliards de poèmes », par Serge
Alexandrovitch Postrov.
- Un taoïste aficionado de Queneau
à Malaga, par Albert Derasse.
- Divers : échos, bibliographie...
12 euros (code de commande : 03557).
RENARD (Claude) — La conquête du suffrage universel en Belgique. Bruxelles, Fondation J. Jacquemotte, 1966. In-8° (135 x 212 mm.) broché, 310 p.
Extrait de l'avant-propos
:
La place et le rôle qui reviennent au
suffrage universel dans les luttes du mouvement ouvrier international
ont soulevé bien des discussions depuis les débuts
de ce mouvement.
Alors qu'en Allemagne, les marxistes eurent
à combattre très tôt l'illusion lassallienne
selon laquelle le suffrage universel ferait jouer automatiquement
la loi du nombre en faveur des travailleurs, dans tous les pays
latins et en Belgique, l'abstention politique préconisée
par les anarchistes fut longtemps le principal obstacle au développement
d'une organisation ouvrière indépendante. Si bien
que, lors de la formation des premiers partis ouvriers dans ces
pays, au cours de la seconde moitié du XIXe siècle,
la reconnaissance de la nécessité de conquérir
et d'utiliser le droit de suffrage put être interprétée
par les marxistes comme une victoire décisive du socialisme
scientifique sur le proudhonisme.
L'utilisation pratique du suffrage universel
posa ensuite à tous les partis ouvriers, directement ou
indirectement, une série de questions nouvelles, liées
aux appréciations que l'on portait, en réformistes
ou en révolutionnaires, sur les possibilités que
recelait l'institution, du point de vue de la réalisation
des objectifs socialistes. La conquête de la majorité
absolue était-elle possible ? Permettrait-elle, une fois
acquise, de réaliser graduellement le socialisme et de
faire ainsi l'économie d'une révolution violente
? Quels devaient être les rapports entre l'action parlementaire
et l'action « directe » ? Laquelle devait
avoir le pas sur l'autre ? etc. Autant de questions qui ont animé
les luttes de tendances à l'intérieur des partis
ouvriers avant 1914. Et les divergences qu'elles suscitaient ont
compté parmi les causes de la rupture profonde qui se produisit,
après la révolution russe, entre socialistes et
communistes.
Avec les révolutions prolétariennes,
l'Histoire a commencé de répondre à ces questions,
souvent en corrigeant et en renouvelant les termes dans lesquels
on les avait formulées antérieurement et, toujours,
en exigeant des partis ouvriers, qu'ils fussent bien ou mal préparés
à cette tâche, de nouveaux efforts de recherche tenant
mieux compte de l'originalité des expériences et
de la diversité des situations. Nous vivons encore cette
recherche difficile qui revêt une importance capitale pour
l'avenir du mouvement dans les pays capitalistes, pour la reconstitution
de son unité, car il s'agit maintenant de faire déboucher
sur des positions de pouvoir toutes les expériences accumulées
et tous les résultats obtenus en commun par la classe ouvrière
dans sa pratique du suffrage universel, des institutions représentatives,
de la démocratie politique.
Aussi l'histoire de la conquête du suffrage
universel en Belgique n'est-elle pas un sujet inactuel, purement
historique. C'est encore un problème à la fois politique
et théorique, problème que l'on ne peut élucider
par des considérations générales valables
pour tous les pays, en dehors de l'analyse des conditions concrètes
dans lesquelles il est devenu un objet de luttes politiques et
de réflexions théoriques.
Le cas de la Belgique est d'ailleurs un cas
idéal pour l'étude de ce problème, en raison
de ses particularités historiques.
La conquête du droit de vote, puis du
suffrage universel pur et simple, a été pour la
classe ouvrière belge l'aboutissement d'une lutte particulièrement
longue et difficile. Cette lutte est si intimement liée
à toute l'histoire du mouvement ouvrier et démocratique
en Belgique, de ses débuts à 1914, que l'on ne peut
considérer aucun des aspects particuliers de ce développement
sans retrouver, d'une manière ou d'une autre, la revendication
du suffrage universel.
15 euros (code de commande : 03565).
SPITAELS (Guy) — Émile Vandervelde. Joseph Wauters. Achille Delattre. Bruxelles, Institut Émile Vandervelde, 1990. In-8° (161 x 240 mm.) broché, 49 p., illustrations, exemplaire en très bon état.
Avant-propos :
Émile
Vandervelde, Joseph Wauters, Achille Delattre. Trois hommes, trois
personnalités différentes mais tellement riches.
Trois hommes qui, en prenant la défense des défavorisés,
se sont mis au service de l’avenir.
À l’occasion de manifestations organisées
en leur mémoire, mes fonctions de Président du Parti
Socialiste m’ont conduit de la Province de Liège à
celle de Hainaut en passant par le Brabant. À Bruxelles,
c’était le P.S. tout entier qui rendait hommage au
« Patron » à l’occasion du 50e
anniversaire de sa mort. À Waremme, les socialistes de
cette ville se souvenaient qu’il y a 60 ans mourait Joseph
Wauters. À Pâturages, l’Union socialiste communale
de Colfontaine et la Fédération de Mons-Borinage
commémoraient le 25e anniversaire de la disparition d’Achille
Delattre. À chaque manifestation, il m’a été
donné d’évoquer le souvenir de ces grandes
figures du Socialisme.
Pourquoi ai-je souhaité que les trois
discours que j'ai prononcés soient rassemblés en
une brochure ? Certainement pas pour verser dans la nostalgie
passéiste. Au contraire, j’ai voulu exprimer ce que
notre société d'aujourd'hui doit à des hommes
comme Vandervelde, Wauters et Delattre. Il m’importait aussi
de mettre en exergue les qualités humaines de ces militants
ainsi que leur volonté d’action et leur sens de l’idéal.
J’ai également été
frappé par les destins de ces trois hommes que rien, au
départ, ne prédisposait à se classer parmi
les principaux personnages de l’État. Un avocat qui
aurait pu faire une brillante carrière au barreau. Un professeur
de chimie et de physique qui aurait pu se faire un nom dans la
recherche universitaire. Un mineur de fond qui aurait pu, durant
toute sa vie, subir les conditions d’un métier pénible.
Mais ces hommes ont fait preuve d'abnégation et de courage.
Ils ont choisi les chemins difficiles de la démocratie,
de la liberté, de l’égalité, en un mot
du Socialisme. Ils ont compris les problèmes auxquels leur
société était confrontée et ont tenté
d’apporter des solutions.
Certes, Delattre, le défenseur des ouvriers,
Wauters, le Ministre du cœur et Vandervelde, le penseur et
le militant internationaliste, représentent trois axes
différents du combat socialiste. Trois chemins complémentaires
pour atteindre un même objectif, preuve de la diversité
de notre action et de la globalité de notre projet.
En effet, le Socialisme, c’est naturellement,
et cela passe toujours en premier lieu, la défense du monde
du travail et Delattre y prit une part active. Mais c’est
aussi l’action sociale pour le mieux-être de tous :
on songe à Wauters. Le Socialisme c’est encore, et
de plus en plus au fil des décennies, l’action internationale
pour la paix et la liberté ; n’est-ce pas là
un des traits les plus marquants d’Émile Vandervelde,
« Patron » du P.O.B., bien sûr, mais
aussi Président, pendant de nombreuses années, de
l’internationale Socialiste ?
J’ai la nette conviction que l’orientation
que Vandervelde, Wauters et Delattre ont choisi de donner à
leur vie correspond au sens profond – et toujours actuel –
de notre militantisme. Ce qui apparaît surtout à
celui qui cherche à les connaître, c’est l’étonnante
modernité de leur idéal.
Vendu.
THARAUD
(Jérôme et Jean)
— Un royaume de Dieu. Illustré de 10
eaux-fortes originales de Johnny Friedlaender. Paris, Paul
Dupont, 1947. In-4° (235 x 287 mm.) broché sous
couverture rempliée, chemise et étui d'éditeur
(passés), 189 p., un des 280 exemplaires numérotés
sur Arches (n° 77), non coupé.
Ce volume est
accompagné de l'ex-libris du bibliophile montois Pierre
Couneson ; il est fort probable que son dessin ait été
réalisé par Henri Léonard.
Extrait de l'article de
Michel Leymarie :
Un
Royaume de Dieu paraît
d’abord dans La Revue des Deux Mondes avant de connaître
le succès dès sa publication par Plon en septembre
1920. Le chiffre total des tirages, toutes éditions confondues,
se montera à 87.200 exemplaires. Les propositions de traduction
– américaine, allemande, espagnole –
affluent aussitôt. Dans La Double Confidence, les
deux frères citent leur inspirateur principal, un certain
Twersky, qui jugeait qu’« il y a pire que le pogrom :
c’est l’appréhension du pogrom, cette crainte
perpétuelle qui plane sur les communautés. »
Tel est en effet l’argument développé dans
Un Royaume de Dieu : « un aspect du drame
laissé dans l’ombre : l’angoisse pire que la
mort », l’attente dans la crainte d’un pogrom
qui n’aura pas lieu.
Même si le remarquable art de conter des
romanciers est justement souligné par la critique – tout
un petit peuple de revendeurs de blé, de bottiers, d’usuriers,
de tailleurs, de menuisiers, de sacrificateurs vit sous leur plume –,
l’argument est encore ici des plus ténus : une
communauté juive d’Ukraine, qui a une dévotion
particulière pour un rabbin faiseur de miracles, vit misérablement
dans ce qui est appelé par antiphrase « un Royaume
de Dieu », un « ghetto campagnard perdu
dans l’immense plaine à blé ». D’emblée
les auteurs voient dans cette communauté les représentants
de « tout un peuple vieux comme le monde, et qui, dans
son orgueil d’être le peuple élu, a tellement
ratiociné, ergoté, bavardé sur chaque parole
de son Dieu et chaque cri de ses Prophètes, qu’en
lui la lettre a tué l’esprit, étouffé
l’élan du cœur sous les raisonnements des commentateurs
de la Loi et les folles pratiques sans âme ».
Pour le cardinal Baudrillart, ce « livre curieux et
puissant », n’est pas une simple peinture de mœurs ;
on y sent « l’âme de ce peuple, toujours
le peuple de Dieu, de ce peuple plongé dans les intérêts
de ce monde et vivant cependant pour un idéal surhumain
comme instrument de Dieu ».
La
rumeur d’une tuerie réveille le souvenir d’autres
tueries perpétrées plus de trois cents ans avant.
Pour se protéger d’un éventuel pogrom, le groupe
terrorisé fait appel à des Cosaques qu’ils
redoutent par-dessus tout. Comme le massacre annoncé se
révèle n’avoir été en fait qu’une
bagarre, la garnison devient vite gênante et la communauté
n’a de cesse que les soldats ne repartent. Ainsi, ces Juifs
auraient fait beaucoup de bruit pour rien ; en quelque sorte,
ces Juifs se jettent à l’eau pour ne pas être
mouillés. Les Tharaud développeront le même
thème dans les années trente… Les romanciers
se moquent de ce comportement sans chercher à comprendre
ce que pouvaient être l’appréhension et la réalité
d’un pogrom. Leur talent d’évocation est mis
au service d’une vision préétablie : le
plus souvent, les auteurs ridiculisent la communauté qu’ils
décrivent et leur vision est a priori dépréciative.
Dans Un Royaume de Dieu comme dans L’Ombre de la
Croix, l’accent est mis sur le caractère répétitif
et vain des rites religieux. [...]
Les Tharaud procèdent également
à des généralisations abusives et erronées.
Un journaliste de L’Univers israélite note
qu’ils feignent de retrouver dans un bourg des Carpathes
« un reste de civilisation » qui remonterait
à Antiochus et à Salomon ; ils s’imaginent
que les Juifs de tous les pays ont commencé par croire
en des rabbins miraculeux ; ils croient que les hassidim,
présents dans certaines régions d’Europe orientale,
sont représentatifs de tout le judaïsme. Ils prétendent
que les Juifs refuseraient d’obéir aux contraintes
sociales du pays où ils vivent. Ainsi tenteraient-ils d’échapper
à l’impôt et aux obligations militaires, ou
bien, en cas de besoin, utiliseraient-ils facilement « un
faux vrai-passeport ou bien un vrai faux-passeport ».
Un Royaume de Dieu, qui tend à montrer la grande
bizarrerie des us et coutumes des Juifs de Pologne et d’Ukraine
au regard des Français, met également l’accent
sur le caractère d’étrangers dans leur propre
pays de ces Juifs présentés comme irréductiblement
différents.
Bibliographie :
- Leymarie (Michel), « Les frères
Tharaud. De l'ambiguïté du « filon juif »
dans la littérature des années vingt »,
dans Archives Juives, vol. 39, pp. 89-109.
120 euros (code de commande : 03567).
aura lieu
le mardi 1er septembre 2026
par courriel (b.waterlot@hotmail.com) ou par téléphone ou sms (+32 (0) 472 51 52 63).
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