lundi 2 février 2026

Les « nouveautés » du 3 février 2026.

 

  MISE À JOUR DU 3 FÉVRIER 2026

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(b.waterlot@hotmail.com) ou par téléphone (+32 (0) 472 51 52 63)
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[ANTIQUITÉS NORDIQUES ET SCANDINAVES]. Mémoires de la Société Royale des Antiquaires du Nord. 1840-1844. Copenhague, Au Secrétariat de la Société, [1844]. Deux volumes in-8° (145 ´ 222 mm.) demi-basane brune, dos à 4 nerfs, décorés de roulettes et filets dorés, pièces de titre de basane couleur, 439, [1 (table)], [14 (Aperçu du fonds permanent de la Société)] p., 25 planches hors texte.


Table des matières :
   1. Rapport des séances annuelles de 1840-1841, p. 1.
   2. On the connexion between Sanscrit and Icelandic, par N.L. Westergaard, p. 41.
   3. Description de quelques boucles de la dernière période du paganisme, p. 74.
   4. A Memoir of Einar Sockeson, par Thorleif Gudmundson Repp, p. 81.
   5. Ruins of an ancient scandinvian church at Kakortok in Greenland, p. 100.
   6. Account of a discovery of Antiquities made at Fall River, Massachusetts, par Thomas H. Webb et Charles C. Rafn, p. 104.
   7. Brief Notices of a Runic Inscription found in North-America, par Henry R. Colecraft et Charles C. Rafn, p. 119.
   8. Astronomical evidences for the site of the chief settlement of the ancient Scandinavians in America, par Charles C. Rafn, p. 128.
   9. Vases antiques du Pérou, par C.T. Falbe, p. 131.
   10.  Description de deux monuments de l'antiquité trouvés dans le district d'Od de la Sélande (La salle des sorciers près de Steenstrup et Chambre funéraire près de Herrestrup), p. 138-144.
   11. Description de la croix de la reine Dagmar et de quelques autres antiquités analogues, p. 144.
   12. Bemerkungen, die Genealogie des russischen Fürstengeschlechtes betreffend, par J.H. Bredsdorff, p. 173.
   13. Bemerkungen, die Genealogie des russischen Fürstengeschlechtes betreffend, par J.-H. Bredsdorff, p. 173.
   14. Rapport de la séance annuelle de 1843.
   
15. Essai sur les monnaies coufiques frappées par les émirs de la famille des Bouides et les princes de leur dépendance, par Jac.-Chr. Lindberg, p. 193.
   16. On the deciphering of the second Achæmenian or Median species of arrowheaded writing, par N.L. Westergaard, p. 271.


 

Les deux volumes : 35 euros (code de commande : 03104).

 

BAUMONT (Maurice)L'essor industriel et l'impérialisme colonial (1878-1904). Deuxième édition, refondue et augmentée. Paris, Presses Universitaires de France, 1949. In-8° (145 x 231 mm.) broché, 627 p., (collection « Peuples et Civilisations - Histoire Générale », tome XVIII), exemplaire non coupé et en très bon état.


Extrait de la notice de Jacques Angel :
   Un livre puissant. Un travail considérable à la base, le dépouillement d'une immense littérature. Une synthèse, victorieuse de toutes les difficultés, d'une des périodes de l'histoire contemporaine les plus malaisées à parcourir par la multiplicité des phénomènes de tous ordres qui s'enchevêtrent, politiques, économiques, sociaux, Un esprit lucide qui se meut au milieu de toutes les complexités intérieures, extérieures, coloniales. Une méthode vigoureuse, rigoureuse, qui sait plier la confusion des faits à un ordre chronologique serré et diluer la trame dans la perspicacité la plus ténue. C'est un plaisir de l 'esprit que de trouver dans ce volume ce qui fail la beauté de l'école historique française, la clarté qui apprend au lecteur à se mouvoir au milieu des faits multiples de l'histoire contemporaine, tout en se refusant à la simplification trop facile, à l'élagage de ce qui embarrasserait un historien moins consciencieux, moins objectif, moins impartial. Un étranger peut lire cc livre sans être offusqué le moins du monde. Les faits parlent seuls. Les fails prouvent seuls. Et la méthode, que les directeurs de la collection ont su imposer à la grande majorité de leurs collaborateurs, s'illustre ici d'un de ses plus remarquables exemples.
Bibliographie :
   - Angel (Jacques), « Baumont (Maurice), L'essor industriel et l'impérialisme colonial (1878-1904) », dans Revue d'histoire moderne, tome 13, n°34, 1938. pp. 320-323.

Vendu.

 

BERTIN (Charles) — Psaumes sans la grâce. (Prix des Poètes 1944) [Bruxelles], La Maison du Poète, [1947]. In-8° (159 x 231 mm.) broché, 59 p., cote de bibliothèque manuscrite sur la page de titre et cachet de radiation sur la page de garde.
On joint la brochure de 11 pages que l'Anthologie de l'Audiothèque a consacrée à Charles Bertin.


Notice de Jean-Marie Horemans :
   Unanimement les critiques ont considéré les Psaumes sans la grâce (1947) de Charles Bertin (1919) comme l'une des œuvres majeures d'un auteur qui pratiqua pourtant surtout le théâtre et le roman. Dans ce recueil en vers d'une pureté et d'une musicalité toutes classiques, qui obtint le Prix des poètes en 1944, se transcrit à chaque page « cette angoisse de vie qui ressemble à mourir » et que l'amour, tout glorifié qu'il soit, ne parvient pas à vaincre. Malgré d'évidentes réminiscences valéryennes, ce livre traduit, au travers d'une expérience sensible, l'universalité du drame amoureux, porteur de vie et de mort, d'espoir et de désabusement. Avec un sens profond du rythme incantatoire, une grandeur musicale dans l'expression, un sens du tragique au travers de l'épopée individuelle de l'amour, le poète dit le mal ancien de vivre dans les divers modes la passion amoureuse. Le solitaire scrutateur de l'âme ne trouve au bout de son périple évidemment narcissique qu'un peu de cendre, une ombre qu'il appelait l'amour.
Bibliographie :
   - Horemans (Jean-Marie), « Psaumes sans la grâce », dans, Lettres françaises de Belgique. Dictionnaire des œuvres. La poésie, p. 454.


10 euros (code de commande : 03107).

 

[BUVRINNES - CARTE PORCELAINE]. H. Pourbaix, Négociant en houblon, à Buvrinnes. Carte porcelaine (93 x 55 mm.) imprimée par G. Jacqmain à Gand vers 1850-1860.
   Membre de la grande famille de brasseurs binchois, Honoré Désiré Joseph Pourbaix naquit à Buvrinnes le 28 mars 1823. Alain Graux nous apprend qu'« il est cité imprimeur en 1846, cultivateur en 1847, marchand de houblon à Binche en 1849. » ; il ajoute : « Le 10 mai 1859, Honoré Pourbaix, négociant à Buvrinnes, sollicite l'autorisation d'établir une touraille de 5m² pour la préparation et la conservation du houblon par l'acide sulfureux. Cette touraille serait située au lieu-dit Versailles, tenant à la maison qui longe l'avenue du chemin de fer du Centre, le chemin de grande communication de Binche à Lobbes et à Mr Wanderpepen, limite de Binche à Buvrinnes. »


Extrait de la notice de Marie-Christine Claes à propos du lithographe :
   C'est peut-être déjà lui qui se cache derrière des initiales en 1822.
   À propos de lithographie, on remarque que le goût du pittoresque gagne. M. J.G. lithographe à Gand, vient d’entreprendre un ouvrage qui a pour titre Promenade pittoresque dans la ville de Gand. J’en avais entendu dire du bien, le hasard m’en a fait rencontrer le premier cahier ; il est composé de six planches traitées avec art et d’une grande vérité en un très-petit format. L’auteur a gardé l’anonyme dans ce premier essai ; il se débarrassera de l’importunité de la modestie si le succès vient l’encourager. Il ne peut guère en manquer dans un ville où les amis des arts, des nouveautés surtout, sont nombreux et qui ont toujours fait remarquer l’esprit de cité dominant chez eux plus que partout ailleurs » (Journal de la Belgique, 11 septembre 1822).
   En 1840, il grave 15 planches pour H. Simonis, Application de la Géométrie descriptive au tracé des ombres, in-4° (Vanderhaeghen, V, p. 272).
   En 1841, G. Jacqmain est associé avec P. Vande Steene.
   Jacqmain imprime une carte porcelaine Société des Étudiants de l'Université de Gand. Bals masqués et parés donnés au Théâtre de la Rhétorique, Samedi 1er février 1845, samedi 1er mars 1845. [...]
Bibliographie :
   - Graux (Alain), « Binche, des métiers et des hommes. Contribution à l'histoire économique de la ville de Binche », dans Les Cahiers binchois, n° 16 - 1998, p. 87.
   - Claes (Marie-Christine), « Jacqmain, G. [1822 ? - 1870] », dans Répertoire des lithographes actifs en Belgique sous la période hollandaise et le règne de Léopold Ier (1816-1865), IRPA, 2012 (mise à jour 2024), pp. 272-274.

Vendu.

 

[CANTRÉ (Joseph)]. DE RIDDER (André) — Joseph Cantré. Anvers, De Sikkel, 1952. In-8° (187 x 250 mm.) sous reliure et jaquette d'éditeur, 16 p., un portrait de l'artiste en frontispice et 28 planches hors texte, (collection « Monographies de l'Art Belge »), exemplaire numéroté (n° 690), en bon état.


Extrait :
   La carrière de Joseph Cantré se développe tout entière sous le signe de la lutte, entreprise il y a quarante ans, et depuis lors menée à bonne fin, sous le drapeau de l'expressionnisme flamand. Ce mouvement de rénovation artistique peut être considéré comme le plus révolutionnaire et le plus efficace que la peinture et la sculpture belges aient connu dans la première moitié de ce siècle.
   Les premiers adeptes du mouvement furent des Gantois : Gantois d'origine, comme Gustave de Smet, Frits van den Berghe, Albert Servaes, Gantois d'adoption, comme Constant Permeke. Gantois, Cantré l'est au même titre que ses amis. Comme eux, il fit ses études à l'Académie de sa ville natale et sous la direction du même professeur éminent, le vénéré Jean Delvin. Si Cantré ne s'est pas fixé à Laethem-Saint Martin à l'époque même où s'y installèrent les artistes de la seconde des deux formations successives qui font la gloire du petit village, c'est à la seule différence d'âge qu'il convient d'attribuer cette carence. Pour les artistes de la seconde équipe, ce fut entre 1905 en 1909 qu'eut lieu leur exode vers la Lys. Ils étaient tous un peu plus âgés que Cantré. Guère considérable, cette différence d'âge n'en a pas moins empêché Cantré d'être englobé, dès le début, dans le chapitre le plus important de l'histoire de l'art contemporain en Belgique, puisque la plupart des historiens se plaisent à situer à Laethem les débuts du mouvement expressionniste.
   Fidèle à la coutume gantoise qui exige des jeunes artistes qu'ils aillent se retremper, ne fût-ce que quelques mois, dans l'air et les eaux de la Lys, Cantré s'est empressé de camper à Laethem et dans quelques-uns des villages voisins, notamment à Astene, malheureusement trop tard pour lui.
   Mais si l'occasion ne lui a pas été offerte de rencontrer à Laethem même, pendant leur séjour en groupe dans le village béni, ceux qui allaient devenir ses compagnons de lutte et si, de ce fait, il n'a pas pris part à leurs vacances quelque peu folles dans les sapinières, les prés et les champs et sur les rives de la « rivière dorée », il ne s'en est pas moins lié avec eux, et fort intimement, dès leur retour à Gand. Depuis lors, il a participé à leurs joies et leurs peines, partagé leurs anxiétés quant aux voies à suivre. Nous n'ignorons pas qu'une fois terminé l'intermède laethemois, ces jeunes artistes étaient plutôt perplexes. Alors qu'au début de leur séjour à Laethem, ils pratiquaient encore, pour la plupart, le néo-impressionnisme vériste ou le Iuminisme clausien, ils s'en étaient libérés peu à peu. Fut-ce au contact de certains maîtres de la première équipe, ou grâce à leurs échanges de vue et leurs discussions passionnées ? Quoi qu'il en soit, si l'ancienne route de la facilité leur était désormais fermée, ils ne savaient pas encore en quels sentiers s'engager, afin de renouveler leur sensibilité et leur technique. Ce fut après leur retour à Gand que, par la confrontation de leurs œuvres avec celles des quelques peintres belges et étrangers pour lesquels ils eurent l'occasion de s'enflammer, en visitant à Bruxelles les expositions de « La libre esthétique » et à Anvers celles de « L'art contemporain », qu'ils s'appliquèrent à se dégager complètement de l'emprise réaliste et impressionniste. Provisoirement, ils étaient convaincus que, pour découvrir la source de Jouvence, il suffisait d'étendre le registre de leur art, jusqu'alors trop familier et rustique. Ils renoncèrent donc à pratiquer presque exclusivement le paysage et la nature morte, s'intéressèrent davantage au site citadin, au nu, au tableau d'intérieur.

10 euros (code de commande : 03084).

 

CARÈME (Maurice) — La Flûte au verger. Bruxelles, Maurice Carême, 1961. In-8° (150 x 222 mm.) broché sous couverture à rabats, 62 p., exemplaire non coupé et en bon état. 


Ce recueil contient :
   - Souviens-toi.
   - Prélude.
   - L'école.
   - Je joue moins bien qu'on l'imagine.
   - Étés.
   - Les mages.
   - Mon cœur d'enfant.
   - Le loriot.
   - Étais-je une balle d'enfant.
   - Enfance.
   - Si j'avais su.
   - Le renard à l'anneau d'argent.
   - Être simple.
   - Arc-en-ciel.
   - Ne mêle pas à tes soupirs...
   - Magie.
   - L'archange.
   - Tu peux te fier au couchant.
   - Simple vie.
   - Mon ami le saule.
   - Ne crie pas trop haut.
   - Les deux enfants de roi.
   - L'étang cache un visage.
   - Ariette.
   - Fin d'été.
   - Vert.
   - Tu peux partir, mon cœur.
   - Petit hameau.
   - Vacances.
   - Le maraudeur de fables.
   - O ! temps passé est bien cassé.
   - Crépuscule.
   - Nous n'irons plus au bois.
   - L'insatisfait.
   - Mes belles heures.
   - Cette douce lumière ronde.
   - Où court-il, ce ruisseau...
   - Neiges d'antan.
   - De la bourrache à la ciguë.
   - Soixante ans.
   - Ce qu'il faudrait d'or...
   - La flûte au verger.

Vendu.

 

CATHO (Félix, pseudonyme de Félix Slotte) — Le dit du renouveau poème satirique des derniers temps. Mons, A.C.T.I. (imprimeur), 1929. In-8° (150 x 178 mm.) broché, 37, [3] p., exemplaire numéroté (n° 458).
   
Un ouvrage très rare, avec un envoi de l'auteur « à Monsieur Vertessen » daté de « Mons. Jour de l'Ascension 1936 ». 


   Félix Slotte naquit à Mons 3 juillet 1895 ; il était le fils de Nestor et d'Angèle De Bert bien connue dans la capitale du Hainaut pour avoir publié quelques notices dans les Annales du Cercle archéologique de Mons et des ouvrages dont le plus célèbre est La Guirlande des mois : folklore montois, mais aussi un roman autobiographique Ma petite reine et Cendres du passé et Souvenirs d'une infirmière de guerre (1914-18).
Liminaire :

   Nous ne sommes plus aux siècles des cités médiévales, tout encerclées de murailles crénelées semées de meurtrières, abritant derrière des pont-levis, sous le soleil de gloire des institutions, de tragiques querelles intestines.
   Nous ne sommes plus les serfs du manoir qui là-bas se dresse à l'horizon avec son vieux rempart gris, terreux et poussiéreux, se cuirassant d'herbes folles montant à l'assaut du noir donjon qui, témoin de guerres, tout ébréché, écoute, silencieux, avec un sourire, la voix du temps présent.
   Détrompez-vous, ami lecteur, l'horizon s'est élargi mais le décor n'a guère changé. Aux murs des villes et des manoirs ont succédé les tranchées, d'où, casqué, l'on se mesura dans une lutte titanesque. Une Paix a surgi... Trêve momentanée. Nous sommes, en dépit des traités d'histoire, réellement à la fin d'un Moyen-Âge, pire que le premier.
   « Sus l'heure que la joyeuse Aurore aux doigts rozatz dechassera les ténèbres » disait Rabelais et à la veille d'une Renaissance nouvelle, vraie, cette fois, la Nuit désarmera.
   Le Printemps, alors, reviendra. L'Eden s'entr'ouvrira. L'Hiver, le sombre hiver, où tous les cœurs, toutes les âmes étaient glacés par l'esprit des Ténèbres, finira. Les frimas, la pluie et les crépuscules sanglants cesseront. Les ombres s'évanouiront. L'Aurore et le Soleil se lèveront dans toute leur splendeur. Les Fleurs paraîtront sur la terre. Le Temps des chants reviendra plus beau qu'aux jours des trouvères et troubadours. Leur Rêve renaît ici avec un Idéal nouveau. Leur Lyre éternelle ira se faire entendre jusque dans les campagnes. L'Amour commencera sou règne.
   Voilà pourquoi, dans une atmosphère fantastique, dont le symbolisme paraîtra peut-être étrange et démesuré, ces poèmes ont le décor réel, médiéval, de ces temps-cy.


 

Vendu.

 

[CHANSONS FRANÇAISES]. La vieille chanson française. Tome I : Chants nationaux. Chansons historiques et légendaires. Tome II : Refrains populaires. Rondes, romances, chansons bachiques. Paris, Boulanger, [ca 1895]. [Paris / L. Boulanger, Éditeur / 90, boulevard Montparnasse, 90] Deux tomes en un volume in-12 (92 x 145 mm.) pleine toile verte, couvertures conservées, 128 et 128 p., petites vignettes en tête de chaque chanson, (collection « Petite Bibliothèque Diamant »), exemplaire en bon état.




Table des chansons du tome I :
   - Chansons nationales et dynastiques.
      - Adieux à Gabrielle.
      - Vive Henri IV.
      - La Marseillaise.
      - Ça ira.
      - La carmagnole.
      - Le Chant du Départ.
      - Le Chant des Victoires.
      - Roland à Roncevaux.
      - Le Salut de l'Empire.
      - Roland.
      - Où peut-on être mieux.
      - La Parisienne.
      - La Varsovienne.
      - Chœur des Girondins.
      - Départ pour la Syrie.
   - Chansons historiques.
      - Bélisaire.
      - Le Roi Dagobert.
      - Héloïse et Abélard.
      - Convoi du duc de Guise.
      - Bayard et la Jeune Fille.
      - Bayard.
      - Monsieur de la Palisse.
      - Malbrough.
      - La Belle Bourbonnaise.
      - La Nouvelle Bourbonnaise.
      - Fualdès.
      - Souvenirs d'un vieux soldat.
   - Chansons légendaires.
      - Pyrame et Thisbé.
      - Le Juif errant.
      - Geneviève de Brabant.
      - Clémence Isaure.
      - Cadet Rousselle.
      - Monsieur et Madame Denis.

Table des chansons du tome II :
   - Refrains populaires.
      - Au clair de la lune.
      - Le Compère Guilleri.
      - J'ai du bon tabac.
      - Fanfan la Tulipe.
      - Le Départ du Grenadier.
      - Dumollet.
      - Fanchon.
      - Gentille Annette.
      - Le Petit Mari.
      - Dans les Gardes Françaises.
      - Cadet et Babet.
      - La Marmotte en vie.
      - Les Trois Soldats.
      - Les Vendanges.
      - La Mère Bontemps.
      - Va-t'en voir s'ils viennent.
      - Le Ménage de garçon.
      - La Petite Jeauneton.
      - Le Tambourin.
      - La Meunière.
      - L'Amour.
   - Romances.
      - Bouton de Rose.
      - Fleuve du Tage.
      - Combien j'ai douce souvenance.
      - Dormez, chères amours.
      - La Musette.
      - Femme sensible.
      - Les Hirondelles.
      - C'est mon ami.
      - Je ne veux pas presser.
      - Ah ! le bel oiseau, maman !
      - Ce qui plait aux dames.
      - L'Amour.
      - Pauvre Jacques.
      - Maman dort.
      - Le Premier Pas.
      - Le Rosier.
      - Il pleut, bergère.
      - Ah ! vous dirai-je, maman.
      - Les Souhaits.
      - La Ressemblance.
   - Rondes.
      - Le Matelot de Bordeaux.
      - Il était une bergère.
      - Ronde de l'amour.
      - La Vieille.
      - Giroflé, Girofla.
      - Mignonne, je vous aime.
      - La Boulangère.
      - Le Chevalier du guet.
      - Joli Dragon.
      - Amusez-vous, belle.
      - Nous étions trois filles.
      - La Marguerite.
      - La Gasconne.
      - Margotton et son âne.
   - Chansons bachiques.
      - Le Vrai Buveur.
      - La Barque à Caron.
      - Commençons la semaine.
      - Jouissons du temps présent.
      - Éloge de l'eau.
      - Plus on est de fous !
      - Quand on est mort.
      - Le son que je préfère.


 

Vendu.

 

CHAVÉE (Achille) — Entre puce et tigre. Poèmes. La Louvière, Éditions de Montbliart, 1955. In-8° (117 x 176 mm.) broché, 57 p., un des 25 exemplaires numérotés sur Hollande van Gelder (n° XI), dédicace de l'auteur à Louis Van de Spiegele.
   Rare édition originale.


   Le recueil rassemble quarante-neuf poèmes écrits entre janvier et septembre 1954.
   Le dédicataire du recueil est le peintre surréaliste montois Louis Van de Spiegele qui, avec ses amis Achille Chavée et Fernand Dumont, participa aux activités de Rupture, puis du Groupe surréaliste de Hainaut et de Haute Nuit dont les premières expositions eurent lieu dans sa galerie Le Sagittaire.
Notice de René Poupart :
   Si Chavée a espéré qu'une femme lui apporte l'amour absolu et pur dont il rêvait, il n'a cessé de chercher à percer l'énigme de son essence et de son destin humains. Une série de volumes de poésie, publiés quasi annuellement témoignent de cette interrogation dont l'angoisse se masque d'humour sarcastique : Éphémérides (1951), À pierre fendre (1952), Cristal de vivre (1954), Entre puce et tigre (1955), Les traces de l'intelligible, publié sans date, vraisemblablement un peu avant Catalogue du seul. [...]
   Chavée semble maintenant préférer la concision à l'abondance. Les poèmes courts sont majoritaires, mais ce qui a été perdu en quantité est regagné en poids. Nombre de ces brefs poèmes sont d'une remarquable densité ; ils sont à mi-chemin entre les grands envols des premiers recueils et le langage lapidaire des aphorismes de Décoctions (1964).
Bibliographie :
   - Poupart (René), Catalogue du seul, dans, Lettres françaises de Belgique. Dictionnaire des œuvres. La poésie, p. 80-81.
   - Achille Chavée. 1906-1969, catalogue de l'exposition organisée à l'occasion du dixième anniversaire de sa mort, à La Louvière, en 1979, n° 306.
   - Canonne (Xavier), Van de Spiegele Louis, dans 1000 personnalités de Mons & de la région, p. 760.


 

Vendu.

 

[CUESMES - PREMIÈRE GUERRE MONDIALE]. Rare affiche du Cinéma du Chien Vert (avenue du Commerce à Cuesmes). Cuesmes, Imprimerie Coopérative Ouvrière, [ca 1916]. Affichette au format 216 x 307 mm., un pli vertical et un pli horizontal, en très bon état malgré la fragilité du papier.
  Programme pour les dimanche 12 et lundi 13 mars ou - au vu du programme – plus vraisemblablement décembre, indiquant qu'« une partie des bénéfices sera versée au profit des soldats belges prisonniers en Allemagne. »

25 euros (code de commande : 03091).

 

DELATTRE (Achille) — Une grande bataille sociale. La grève des mineurs du Borinage (août-octobre 1924). Préface de J. Dejardin. Bruxelles, L'Églantine, 1925. In-8° (118 x 182 mm.) broché, 301 p., couverture défraîchie avec un manque au second feuillet.
   Un ouvrage peu courant du célèbre homme politique borain.


Introduction :
   Le prolétariat du Borinage et du pays tout entier vient de vivre des heures graves et nous pensons que la narration des faits que nous avons connus peut contribuer à l'éducation des masses.
   Il y a en effet dans cette bataille des tactiques nouvelles. Des méthodes inconnues jusqu'à ce jour ont été préconisées qu'il est nécessaire de mettre en lumière. Il y a des faits qu'il est bon de commenter et dont il faut, impartialement, apprécier les causes et les conséquences.
   Il y a des enseignements à retirer pour notre édification que nous ne pouvons laisser dans l'oubli sous peine de manquer â nos devoirs.
   Sans doute, la tâche à accomplir pour cela est immense pour nos faibles moyens, nous ne méconnaissons nullement ni l'importance qu'elle revêt, ni les difficultés qu'elle présente, mais nous voulons cependant la tenter car le but à atteindre : l'éducation des masses est noble et mérite les soins et les efforts de tous ceux qui se sont attelés à la tâche difficile et ingrate de la défense du prolétariat.
   Nous n'avons pas la prétention de présenter un travail parfait, nous ne sommes pas certain de ne pas passer à côté de certains faits, certains détails qui mériteraient notre attention pour un examen approfondi ; mais ce que nous pouvons promettre, c'est que nous ferons notre possible pour être complet et impartial.
   Mais nous ne voulons pas seulement faire œuvre d'historien, ce n'est pas uniquement l'historique de la grève que nous voulons écrire, alignant les faits les uns après les autres dans leur ordre chronologique ; comme nous le faisons remarquer plus haut, cette histoire appelle des commentaires pour notre édification. Nous ferons donc connaître notre avis quand il y aura lieu, sans parti-pris et sans crainte de bousculer parfois les idées fausses admises et les pratiques erronées en vigueur.
   Et nous pensons que notre travail, ainsi élaboré, contribuera à faire l'éducation de ceux qui voudront bien le lire avec la même bonne volonté, la même impartialité et le même désir de servir notre classe que nous aurons mis à l'écrire.

15 euros (code de commande : 03094).

 

DE LAUNAY (Jacques) — La Belgique à l'heure allemande. [La guerre et l'occupation 1940-1945.] Bruxelles, Paul Legrain, 1977. In-8° (167 x 240 mm.) collé, 360 p., illustrations en noir, couverture un peu défraîchie.


En quatrième de couverture :
   Jacques de Launay : 53 ans, nationalité française, historien, a publié 25 ouvrages, qui ont connu 30 traductions. Plusieurs de ces ouvrages sont consacrés à la Belgique.
   – Pourquoi justement la Belgique, Jacques de Launay ?
   – Depuis 1940, j'ai été agent de liaison de mouvements de résistance français et belge (OCMet FI). J'ai passé la frontière chaque semaine, traversant Bruxelles chaque mois. Il suffisait d'être un peu curieux pour devenir un observateur attentif et vite... passionné. Après la guerre et un temps d'engagement volontaire dans l'armée française, j'ai, avec mes amis de la résistance, tous démocrates déterminés, pris catégoriquement position contre les excès de la répression.
   Les événements que j'avais vécus pendant l'occupation, j'ai ensuite voulu les mettre au clair et les approfondir d'une façon plus rigoureuse. Cela devient vite un jeu passionnant : les documents s'accumulent, les contacts se multiplient, des vérités se dessinent, qui ne sont pas toujours celles d'un regard superficiel ou de légendes non vérifiées.
   – Quel regard avez-vous porté sur la guerre ?
   – Mon livre débute avec l'invasion, la campagne des dix-huit jours et se termine avec la bataille des Ardennes. Il est donc tout à la fois une chronique militaire, politique, économique, administrative, morale de la guerre. Mais surtout humaine. Parce que, si la participation active des Belges à la collaboration ou à la résistance armée a été numériquement faible, il s'est livré un combat plus dur, plus courageux et finalement victorieux, celui de la survie. L'histoire de la guerre dans ce pays c'est donc d'abord celle des hommes et de leur vie de tous les jours.
   – Et vos sources ?
   – Paradoxalement, je crois que ma qualité de Français m'a facilité les choses : dans ce livre, il y a évidemment mon témoignage, mais aussi celui de très nombreuses personnalités, témoins ou acteurs des deux camps et de tous horizons, qui, pour la première fois, ont parlé. L'auraient-elles fait de la même façon devant un de leurs compatriotes ? Voilà, en tout cas, leur déposition devant le tribunal de l'histoire...
   – Un tel ouvrage peut-il être objectif ?
   – Bien entendu, j'ai mon opinion sur un certain nombre de choses. Mais je suis juriste et profondément démocrate. À la manière d'un juge d'instruction, j'instruis un dossier, mais je ne juge pas. Je livre un document, c'est au lecteur de prendre parti, en son âme et conscience.

6 euros (code de commande : 03100).

 

DU BOIS (Albert) — Les douze génies. Laïs et Démosthènes (Démosthènes). Poème tragique. Nouvelle édition. Paris, Alphonse Lemerre, 1909. In-8° (120 x 186 mm.) broché, II, 176 p., exemplaire en bon état. 


Présentation de la série Les Douze Génies :
   J'évoquerai, en douze poèmes scéniques, les douze figures qui incarnèrent le plus puissamment un de ces sentiments, un de ces traits de caractère ou une de ces facultés dont l'ensemble se retrouve en l'âme de tout poète.
      - Homère : l'enthousiasme devant la Beauté.
      - David : la passion qui saigne et qui sanglote.
      - Ezekiel : l'épouvante devant le Mystère.
      - Dèmosthènes : l'art de créer l'illusion.
      - Saint Paul : le désir d'être digne de la pureté de l'infini.
      - Juvénal : la colère devant la Brute déchaînée.
      - Rabelais : le rire sous lequel se dissimule la face douloureuse.
      - Shakespeare : l'amour du rêve.
      - Cervantes : l'amertume devant les mensonges de l'idéal.
      - Voltaire : l'esprit qui vêt la Vérité de falbalas étincelants.
      - Lord Byron : la volonté d'être plus qu'un homme.
      - Victor Hugo : la compassion devant la misère des faibles.
   Toute l'âme humaine – toute l'âme du poète –est en l'âme de ces hommes, et nous ne pouvons que redire leurs paroles et recommencer leurs rêves.

12 euros (code de commande : 03080).

 

[ETHNOGRAPHIE]. Arts et Traditions Populaires. Année 16 - N° 2 - Avril-Juin 1968. Paris, Éditions G.-P. Maisonneuve et Larose, 1968. In-8° (162 x 239 mm.) broché, [106 (pp. 93-199)] p., illustrations in et hors texte, exemplaire en bon état.
   
Arts et Traditions Populaires est la revue trimestrielle de la Société d'Ethnographie française, publiée avec le concours du Centre National de la Recherche Scientifique.


Sommaire :
   - Hommage à Louis Armand-Calliat (1896-1966). I. Croix anciennes en Chalonnais. II. L'art populaire en Chalonnais, p. 93.
   - Le pèlerinage de Notre-Dame de Bellevau (Charente), par Marcelle Bouteiller, p. 135.
   - Du grenier au musée par l'école, par Henri Oursel, p. 151.
   - Une chantefable de Noël en Pays Pourlet : la « tragélie », par Donatien Laurent, p. 153.
   - Chroniques, p. 173.
   - Comptes rendus, p. 186.
   - Synopses, p. 201.

9 euros (code de commande : 03089).

 

[GARY (Romain)]. ANISSIMOV (Myriam) — Romain Gary le caméléon. Paris, Denoël, 2004. In-8° (153 x 241 mm.) collé, 745 p., illustrations hors texte, couverture un peu défraîchie.


En quatrième de couverture :
   Ne dis pas forcément les choses comme elles se sont passées, mais transforme-les en légendes et trouve le ton de voix qu'il faut pour les raconter » : c'est ainsi que Romain Gary, dans La nuit sera calme, s'expliquait sur l'extraordinaire aventure de sa vie. Né en Lituanie, dans une famille juive de Wilno, Romain Kacew émigre sur la Côte d'Azur à l'âge de quatorze ans. En juillet 1940, rejoignant au péril de sa vie Londres et le général de Gaulle, il combat en héros dans les forces aériennes de la France libre. Sur ses origines juives, sa jeunesse et ses exploits au cours de la guerre, Gary ne cessera de réinventer une réalité-fiction qui est à la source de son œuvre.
   À mesure qu'il crée sa propre légende, devenant un écrivain célèbre avec Éducation européenne et Les Racines du ciel, Gary cherche à échapper à son propre personnage en usant de pseudonymes. Multiplier les masques, telle est alors l'obsession de ce séducteur aux mille visages, consul de France à Los Angeles et mari de l'écrivain Lesley Blanch puis de l'actrice Jean Seberg. Poussant jusqu'au bout ce désir de s'auto-engendrer, Gary invente Émile Ajar, un écrivain fictif « personnifié » par son cousin Paul Pavlowitch et obtient une deuxième fois le prix Goncourt en 1975 pour La Vie devant soi. Après cette ultime mystification, Romain Gary se suicide en 1980.
   Explorer la vie réelle d'un personnage aussi doué pour l'affabulation créatrice, tel fut le pari de Myriam Anissimov. C'est en se fondant sur de nombreux témoignages, entretiens et documents inédits à Wilno, Londres, Paris et New York, en dépouillant les archives personnelles de l'écrivain et de ses proches, qu'elle a mené à bien cette enquête magistrale sur l'un des grands écrivains du XXe siècle.

Vendu.

 

HEURGON (Jacques) — La vie quotidienne des Étrusques. Dessins de Henri Faivre. Paris, Hachette, 1989. In-8° (130 x 200 mm.) collé, 360 p., illustrations, (collection « La Vie Quotidienne »).


En quatrième de couverture :
Depuis deux mille ans, la civilisation étrusque s'était fondue peu à peu avec le monde romain ; son origine se perdait dans les légendes et les hypothèses ; sa langue était, à tort, réputée inconnue. Les progrès de l'archéologie, des découvertes surprenantes, de nombreuses expositions l'ont enfin révélée au public.
   Obstinément fidèles à des usages immémoriaux, les Étrusques ont été, en Italie, les propagateurs fervents des modes grecques. Ils se sont faits ainsi les éducateurs de Rome. Après avoir régné sur elle et l'avoir véritablement fondée, ils furent soumis à sa loi : Jacques Heurgon arrache les Étrusques au domaine du rêve et les fait revivre dans leurs occupations de tous les instants comme aux grandes heures de leur existence. Ce livre, qui s'appuie aussi bien sur les témoignages littéraires que sur l'observation des sites archéologiques, a été traduit en sept langues.

Vendu.

 

HUSARSKI (Vaslav) — Le style romantique. Paris, Éditions du Trianon, 1931. In-8° (185 x 228 mm.) demi-maroquin brun à coins, dos à 5 nerfs, couverture conservée (reliure de G. Anderson, à Liège), dos passé, 153 p., LXII héliogravures hors texte, exemplaire numéroté (n° 685).


Table des matières :
   - Introduction.
      - Le mystère du Romantisme : Eloa ou Lélia ?
      - L'énigme du style romantique : Pendule à la cathédrale ou les Massacres de Scio ?
      - Tentative d'explication.
   Chapitre I. Préliminaires.
      - L'évolution des styles depuis la fin du Moyen Âge jusqu'à la moitié du XVIIIe siècle.
   Chapitre II. Origines.
      - Principaux courants artistiques avant la Révolution.
         I. Classicisme et gothicisme.
            A. Le classicisme et ses différents aspects.
               - Le retour à l'antique.
               - L'influence de la Renaissance et de l'art classique du XVIIe siècle.
            B. Le culte de l'antique et le goût du gothique. Leurs traits communs. Leur fond romantique.
            C. Premières manifestations du néo-gothique.
         II. Persistance de la conception baroque et rococo.
            - L'architecture et l'art décoratif.
            - La peinture et la sculpture.
            - Le fond romantique du mouvement.
         III. Les deux romantismes.
   Chapitre III. Intermède.
      - Le règne du classicisme.
         I. Première période. Le style Directoire.
         II. Deuxième période. Le style Empire.
         III. Troisième période. Le style Restauration.
  Chapitre IV. Époque du premier romantisme ou de l'idéalisme.
      I. Les dernières phases du classicisme.
      II. Le style du premier Romantisme : entre le classicisme et le gothicisme.
         A. Le goût troubadour.
         B. La mode à la cathédrale.
         C. Le genre renaissance.
      III. L'ensemble. Les intérieurs La mode.
   Chapitre V. L'époque du deuxième romantisme.
      - Le style du deuxième romantisme : le retour à la conception baroque et rococo
         A. La peinture et la sculpture.
         B. L'art décoratif.
            - L'ameublement.
               - Les sièges. - Les lits.
               - Les tables.
                - Meubles fermants. - Meubles divers.
            - Le décor intérieur. - Les objets d'art.
                - Les tapis.
                - Les tentures.
                - Les pendules.
                - Le luminaire.
                - La verrerie et la porcelaine.
                - Le décor du livre.
            - La parure.
         C. L'architecture extérieure.
         D. L'installation des intérieurs.
      - Le caractère général de l'époque.
   - Conclusion.
      - Bibliographie sommaire.
      - Table alphabétique des noms.
      - Table des illustrations.

 

 

18 euros (code de commande : 03082).

 

LEURIDAN (Théodore) — Armorial du Nord. Familles et institutions. Première série. Lille, Imprimerie H. Morel, 1926. In-8° (170 x 254 mm.) broché, 264 p.
   
Cet ouvrage constitue le 21e recueil de la Société d'Études de la Province de Cambrai (Histoire de Flandre, Tournaisis, Cambrésis, Hainaut, Artois). 


Introduction :
   Le présent recueil contient la première série des armoiries des familles et des institutions de la région, mentionnées dans l'Épigraphie du Nord et dans les autres publications de la Société d'Études.
   Il sera complété, si Dieu nous prête vie, par plusieurs autres séries, actuellement préparées et que nous livrerons à l'impression aussitôt que l'occasion favorable s'en présentera.
   Toutes ces armoiries sont reproduites telles qu'elles sont énoncées par les documents cités dans les diverses publications de la Société d'Études. Un certain nombre d'entre elles doivent donner lieu à des observations et à des notes explicatives, parfois même à des rectifications. Celles-ci seront imprimées en même temps que l'introduction générale, les concordances et les tables.
   D'ici là, nous recevrons avec reconnaissance toute commu­nication que voudront bien nous adresser ceux de nos aimables collègues s'intéressant spécialement à l'héraldique.

40 euros (code de commande : 03098).

 

[LIÈGE]. Le Patrimoine Monumental de la Belgique. Volume 3. Province de Liège. Arrondissement de Liège. Ville de Liège. Liège, Soledi, 1974. In-8° (158 x 222 mm.) sous reliure et jaquette d'éditeur, 453 p., nombreuses illustrations en noir et quelques-unes en couleurs, planches à déplier, exemplaire en bon état.


Sur la jaquette :
   Étirée au creux de la vallée mosane, Liège a toujours bénéficié de sa situation privilégiée. Un habitat serré caractérise son développement toujours tributaire des larges boucles de la Meuse qui enserraient étroitement le noyau urbain jusqu'à l'aube du siècle dernier. Le Moyen Âge l'a richement dotée d'églises, seuls vestiges antérieurs à la destruction systématique ordonnée par Charles le Téméraire en 1468. Le Palais des Prince-Évêques et de beaux hôtels patriciens inspirés des styles français et italiens restent les témoins de la « renaissance » de la Cité au XVIe s. Plus nombreux sont les édifices du XVIIe s. en « style mosan » et ceux du XVIIIe s. que l'on a conservés. Les bâtisses antérieures au 2e quart du XIXe s. sont également recensées et la prospection systématique effectuée rue après rue n'a pas négligé les exemples représentatifs de l'architecture contemporaine.
   Parmi les 1.700 façades répertoriées, le visiteur pourra ainsi découvrir, à côté de monuments célèbres de la Cité ardente, des aspects peu connus de la ville ainsi que de nombreuses maisons jusqu'ici ignorées, sur lesquelles l'Inventaire du Patrimoine monumental de Liège-Ville s'est attaché à mettre l'accent.

12 euros (code de commande : 03099).

 

[LITTÉRATURE ALLEMANDE]. L'absolu littéraire. Théorie de la littérature du romantisme allemand. Présentée par Philippe Lacoue-Labarthe et Jean-Luc Nancy. Avec la collaboration d'Anne-Marie Lang. Paris, Seuil, 1978. In-8° (140 x 205 mm.) broché, 444 p., (collection « Poétique »).


En quatrième de couverture :
   Avant de faire époque dans la littérature et dans l'art, avant de représenter une sensibilité ou un style (dont on annonce régulièrement le « retour »), le romantisme est d'abord une théorie. Et l'invention de la littérature. Il constitue même, très exactement, le moment inaugural de la littérature comme production de sa propre théorie – et de la théorie se pensant comme littérature. Par-là, il ouvre l'âge critique auquel nous appartenons encore.
   Poétique où le sujet se confond avec sa propre production, et Littérature close sur la loi de son propre engendrement, le romantisme (nous, en somme), c'est le moment de l'absolu littéraire.
   Cela s'est joué vers 1800, à Iéna, autour d'une revue (l'Athenaeum) et d'un groupe (celui des frères Schlegel). Or, depuis bientôt deux cents ans que ce moment a eu lieu, pratiquement aucun des textes majeurs où s'est effectuée une telle opération n'a été traduit en français. La première ambition de ce livre est, par conséquent, de donner à lire certains d'entre eux.
   Mais comme la contrainte que le romantisme exerce sur nous est à proportion de la méconnaissance où il a été tenu, on a voulu, chaque fois, accompagner ces textes et en prendre, à notre usage, la mesure théorique. Question, tout simplement, de vigilance : car au fond « l'absolu littéraire », n'est-ce pas ce qui hante, encore aujourd'hui, notre demi-sommeil théorique et nos rêveries d'écriture ?

18 euros (code de commande : 03114).

 

LOUIS-JARAY (Gabriel) — L'Empire français d'Amérique. L'héritage du passé et les Français d'Amérique. Suivi d'une Bibliographie critique sur l'histoire de l'Amérique Septentrionale de 1534 à 1803. Paris, Librairie Armand Colin, 1937. In-8° (144 x 226 mm.) broché, 49 p., (collection « Choses d'Amérique ».
   Un ouvrage peu courant, cet exemplaire est enrichi d'un hommage de l'auteur au juriste Henry Berthélemy.


Introduction :
   L’expansion de la France au-delà des mers au cours de son histoire s’est développée tour à tour sur les trois continents asiatique, américain, africain. La France a organisé un empire d’Orient lors de son premier apogée au XIIe et au XIIIe siècle, quand la Méditerranée paraissait encore la mer dominatrice du monde. Lors de la découverte des terres nouvelles, François Ier et Ango, avec une prescience admirable, se tournèrent vers l’Atlantique qui allait devenir le nouveau centre de la planète ; la politique coloniale en Orient fut transformée en un protectorat spirituel établi d’accord entre Soliman et François Ier, et le roi porta son effort vers l’Occident : il opposa, dans le Nouveau-Monde, malgré les décisions papales, l’action de la France à l’action espagnole et à l’action portugaise. Ainsi naissait outre-Atlantique un empire, dont l’ascension coïncida avec le second apogée en Europe de la métropole conduite par Henri IV, Richelieu et Colbert.
   Le premier empire d’outre-mer, c’est l’empire d’Asie, c’est le royaume franc de Jérusalem, fondé par Baudouin de Boulogne, couronné comme premier roi, en l’église de Bethléem en l’année 1100 ; né huit ans avant l’avènement de Louis Le Gros, ce royaume a disparu quand se terminait le règne de Philippe le Bel ; il a donc duré deux siècles, aux temps mêmes de l’étonnante vitalité et de la croissance française du XIIe et du XIIIe siècle, due à une habile direction gouvernementale, maintenue avec une continuité exceptionnelle dans l’histoire des peuples, sous les règnes de Louis le Gros, Philippe-Auguste, saint Louis et Philippe le Bel.
   Lorsque la courbe du destin français, descendue si bas, après le XIIIe siècle, se relève, le premier fondement d’un nouvel empire français est posé en Amérique sous François Ier ; puis la France retombe ; tout demeure en suspens ; elle ressuscite avec Henri IV et, à nouveau, elle connaît la chance insigne de se développer, un siècle durant, sous une bonne direction gouvernementale, jusqu’à la dernière décade du XVIIe siècle ; c’est pendant cette période que l’empire d’Amérique se crée, se constitue, établit ses cadres, se développe.
   Les empires coloniaux français reflètent ainsi la force de l’expansion de la France ; ils sont les fils de sa grandeur ; ils sont nés, ont grandi, ont vécu au même rythme que la mère patrie.
   Les deux premiers empires coloniaux ont péri sous les coups de deux adversaires ; celui d’Asie est tombé sous la poussée de l’Islam en plein essor et qui s’élançait à la conquête du monde ; celui d’Amérique a été anéanti par la volonté de l’Angleterre, reprise en main par les Orangistes, qui partaient à la conquête de l’hégémonie maritime et coloniale du monde.
   Dans l’un comme dans l’autre cas, l’historien se demande parfois si les destins des empires ne tiennent pas à des contingences : que serait-il arrivé si au XIIIe siècle, au moment de la poussée islamique, Philippe le Bel et le Pape avaient fait alliance avec les Mongols et leurs alliés, chrétiens nestoriens, contre l’Islam1 ? Que serait-il arrivé si l’empire d’Amérique avait pu tenir quelques années de plus, jusqu’au temps du soulèvement des colonies anglaises contre la domination de Londres ? Quoi qu’il en soit, le destin de l’Amérique septentrionale est fixé ; il importe de connaître ce que le passé y a légué à la France d’aujourd’hui.

20 euros (code de commande : 03090).

 

LURKIN (Abel) — L'amère Belgique. Veuve de guerre. Vervoz-Ocquier, Éditions de Saint-Hubert, [1945]. In-8° (159 x 222 mm.) broché, 155 p.


Notice du Dictionnaire des œuvres :
   L'auteur s'identifie fortement à la cause des Wallons menacés par le flamingantisme. « Une nation, dit-il, c'est bien un esprit. » En ce cas, les Wallons sont des Français officieux qui doivent craindre et refuser une « certaine Belgique artificielle, apocryphe et chimérique ». Loin d'être un essai argumenté, L'amère Belgique se présente plutôt comme le registre des plaintes qu'ouvrirait un homme que les événements politiques et militaires ont blessé et humilié. Tour à tour, Abel Lurkin règle leur compte aux neutres et aux veules, à l'armée, à l'attitude de Pictave III, roi de Colchique, aux profiteurs et aux collaborateurs de guerre, aux résistants de la dernière heure, à la désinvolture bruxelloise, autant qu'à l'Allemagne de Hitlérius... La plume qui a écrit L'amère Belgique a par moments été trempée dans du fiel. On en rit jaune encore, même si la conviction du pamphlétaire ne dégage pas une véritable doctrine pour l'avenir wallon, dans un État où le professeur Leneutre demande à changer de nom et à s'appeler M. Lerésistant, et où il se trouve que le Belge qui « vendrait du beurre sur le radeau de la Méduse » est le même qui affirme, pour assurer la tranquillité de son commerce avec celle de son âme : « Il n'y a que des Belges, mossieu. »
Bibliographie :
   - Chartry d'Heur (Jean-Marie), Amère Belgique, veuve de guerre (l'), dans Lettres françaises de Belgique. Dictionnaire des œuvres. III. Le théâtre - L'essai, p. 260.

15 euros (code de commande : 03096).

 

McPHEE (John) — En Alaska. [Titre original : Coming into the Country] Traduit de l'anglais par Richard Matas. Paris, Payot, 1992. In-8° (136 x 210 mm.) collé, 405 p., (collection « Voyageurs »).


En quatrième de couverture :
   C'est autant dans l'Alaska réel que dans un monde d'images que nous entraîne John McPhee : un voyage qui nous fait rêver d'huile de phoque, de soupe de chouette, de steaks de caribou, de grizzlis dans la toundra cueillant des baies sauvages.
   S'embarquer avec McPhee, c'est descendre en canoë et en kayak l'ultime rivière arctique, dans les Western Brooks Ranges, au-delà des derniers arbres, au royaume des grizzlis et des saumons, explorer l'arrière-pays avec d'étranges compagnons, pénétrer dans le bush, vivre tout au long du voyage avec le sentiment profond du silence, du froid, de l'espace immense, et rencontrer pourtant une foule extraordinaire de personnages hors du temps : Esquimaux, Indiens, trappeurs blancs, prostituées, chercheurs d'or, pêcheurs de saumon, écolos, prospecteurs, Américains fuyant la ville en quête de l'« ultime frontière ». Le tout écrit dans une langue éblouissante, musicale, légère, avec un sens aigu de la scène juste, du détail qui frappe, singulier mélange d'humour et de poésie.
   Car rude parfois est la vie de pionnier. Surtout lorsque, comme McPhee, on est plutôt du genre citadin prudent et quelque peu douillet qui prend la précaution d'emporter avec soi, dans son paquetage, un petit oreiller pour la nuit…

7 euros (code de commande : 03088).

 

[MALET (Claude-François de)]. KUBNICK (Henri) — Échec à l'Empereur. La conspiration de Malet. Genève-Paris, La Palatine, 1959. In-8° (120 x 186 mm.) broché, 238 p.


En quatrième de couverture :
   À l'époque de la campagne de Russie, en 1812, un petit général, prisonnier politique à Paris, réussit à s'évader et, tout seul, simplement aidé de son uniforme de parade et d'une serviette bourrée de faux documents, s'empare d'une grande partie de la capitale et manque « à un cheveu près » de renverser l'Empire.
   Cette aventure est racontée telle qu'elle a été vue, comprise – ou incomprise – par ceux-là mêmes qui en ont été les témoins ou les acteurs : deux braves dragons de la garde Nationale, les gardiens un peu ahuris de la Prison de la Force, les portiers et plantons de la Préfecture de Police et des Ministères, ces baudruches qu'étaient certains puissants du jour – et dont le dégonflement fit la joie des badauds – enfin Malet lui-même, qui, avant d'être conspirateur, avait été successivement royaliste sous Louis XVI, robespierriste sous Robespierre, bonapartiste sous Napoléon et déclarait ingénument : « Mes opinions ? Attachement sans borne à mon pays et dévouement entier aux différents gouvernements qui ont été successivement appelés â régner ».
   Les centaines de milliers d'auditeurs qui écoutent fidèlement Henri Kubnick sur les ondes de la R.T.F. notamment dans l'émission quotidienne : « 100.000 francs par jour », attachée aux pérégrinations du Radio-Circus à travers la France, retrouveront avec joie dans ce récit cet esprit vif et brillant qui s'adapte si bien à l'Histoire pittoresque.

7 euros (code de commande : 03111).

 

MARITAIN (Jacques) — Pour une philosophie de l'Histoire. Traduit de l'américain par Charles Journet. Paris, Éditions du Seuil, 1959. In-8° (143 x 192 mm.) broché, 189 p. 


Note liminaire :
   Je tenterai dans ce livre de proposer mes vues sur la philosophie de l'histoire. J'essaierai d'y rassembler certaines considérations que j'ai avancées sur ce sujet depuis bien des années, et qui sont dispersées en divers livres et essais.
   Les principaux thèmes de mes réflexions seront les suivants :
   I. La philosophie de l'histoire considérée en général, c'est-à-dire du point de vue de la théorie de la connaissance.
   II. Formules axiomatiques ou lois fonctionnelles. Je pense à ces formules ou énoncés (d'ordre plus universel) qui manifes­tent la stabilité, à l'intérieur de l'histoire, de certaines relations foncières ou de certaines caractéristiques fondamentales.
   III. Formules typologiques ou lois vectorielles. Je pense à ces formules ou énoncés (d'ordre plus particulier) qui concernent la croissance même de l'histoire et la variété de ses âges, de ses phases ou de ses aspects, et qui manifestent telle ou telle direc­tion typique dans le développement historique.
   IV. Dieu et l'histoire, ou plutôt : Dieu et le mystère du monde.
   V. Remarques finales.

12 euros (code de commande : 03110).

 

[MASCARENHAS (Jose Freire Monterroio)] — Négociation de la paix de Ryswick, où l'on examine les droits & prétentions du roi de France sur chacun des sérénissimes princes alliez. Et les droits & prétentions des princes alliez sur le roi de France. Par Mr. D*** Avec la description de la maison royale de Ryswick où se tiennent les conferences de la paix generale. Tomes I et II (complet). [La Haye], Chez l'auteur, 1697. [Imprimé pour l'Auteur en 1697.] Deux tomes en un volume in-8° (104 x 157 mm.) plein veau d'époque, dos à 4 nerfs orné de fers dorés, reliure frottée, [1 (titre du tome I)], [1 bl.], [12 (préface et tables)], 206, [1 (titre du tome II)], [1 bl.], 167 la dernière page est erronément numérotée « 181 »), [1 bl.] p., une vue gravée du château de Rijswijk, quelques mouillures, ex-libris manuscrit de l'avocat Merlin, à Mons, daté de 1745 et ex-libirs de l'avocat montois Le Tellier.
   
Une édition particulièrement rare.


Préface :
   Le Public s'interesse si fort aujourdui à voir terminer les demêlés qui regnent depuis tant d'années entre le Roi T.C. & les Princes Confederez, & qui ont enfin éclaté par une crüelle guerre qui dure de puis neuf ans, qu'on se persuade que l'impression de cet Ouvrage sera sans doute du gout de tout monde. L'Auteur en le faisant paroître n'a eu pour but que la tranquillité publique, & le repos de toute l'Europe qui doivent être les fruits de la Paix generalle qui se traite actuellement ; mais comme il ne s'agit pas ici de remedier simplement à des maux qui ont afligé la Chrêtienté depuis prés de cinquante ans par des malheureux Traités tels que le furent ceux des Pirennée,s & de Nimegue où tout se passa au gré de la France ; Il est donc trés important que les Plenipotentiaires dés Serenissimes Princes Alliez prennent toutes les precautions imaginables pour travailler à une Paix qui soit plus de durée.
   Pour cet effet il est necessaire qu'on examine à fond les differens interêts qui ont porté les Princes Alliés à prendre les Armes contre une Couronne dont l'ambition n'a jamais reconnu de bornes ; & qui ne s'attendoit à rien moins lorsqu'elle a declaré la guerre à tant de Princes Souverains, qu'à se rendre maitresse de leurs Etats & de leur liberté. Aprés avoir examiné les sources funestes de la guerre presente, & pesé, pour ainsi dire, à la balance les droits & pretentions de la France sur chaque Prince, nous examinerons les droits & pretentions de chaque Prince Allié sur cette Couronne ; afin qu on puisse rendre équitablement à chacun ce qui lui apartient. On a donc fait dans cet Ouvrage une recherche exacte de tous ces droits ; & l'Autheur se flatte qu'il n'a rien encore paru sur ce sujet qui aproche des soins qu'il a pris pour assembler & aprofondir des matieressi épineuses. On donne done ce Traité au public comme des Preliminaires qui doivent servir de fondement aux Conferences de la Paix de Ryswick ; parce qu'effectivement il peut donner de grandes lumieres aux Ministres qui assistent actuellement à cette celebre Negotiation. La sincerité avec laquelle on y traite de tant d'interêts diferens, & si dificiles à concilier, fairont l'apologie de son Autheur, & le mettront au dessus de l'envie du Vulgaire accoutumée à taxer de partialité lessentimens les plus desinteressés. Il seroit seulement à souhaitter que l'union des Serenissimes Princes qui combattent aujourdui pour la defence de leurs droits & pretentions contre la Couronne de France, fut inviolable, afin que l'on pût avec plus de loisir entrer dans une exacte discution de tous ces droits : ce seroit là l'unique moyen de jetter les fondemens d'une Paix solide & stable.
   Ce n'est pas assés d'avoir pris les armes & soûtenu jusqu'à present avec beaucoup de gloire les efforts d'un Ennemi redoutable; il faut outre cela de la constance & de la fermeté jusqu'à la fin de la guerre, sans quoi on ne faira jamais de Paix durable. Suivant ce principe nous pouvons dire que Victor Amedé II. Duc de Savoye a été trés-mal conseillé lorsqu'il a fait brêche à cette union : mais si ce Prince a mal connu ses veritables interêts, les autres Alliez doivent avoir de sentimens plus genereux. Leur conservation mutuelle, la Justice de leurs droits & pretentions sur la Couronne de France, l'occasion favorable qu ils ont de les faire valoir, & enfin le repos de leurs sujets dependent uniquement de leur union. Quelque enpressement que le Roi de France témoigne aujourdui pour la Paix generalle ; on ne doit cependant compter sur rien de positif & de réel par la fatalle experience de ce qui s'est passé dans tous les autres Traités. Les Princes Alliez sont suffisamment instruits de la politique & des vûës de ce Monarque, sans qu'il soit besoin d'en faire ici le détail. Nous reservons donc à en parler plus emplement dans le Corps de cet Ouvrage ; & nous finirons cette Preface en exhortant les Plenipotentiaires des Serenissimes Princes Alliez de vouloir soutenir les droits & pretentions de leurs Maîtres avec autant de Zele que nous l'avons fait avec toute sorte de desinteressement. Enfin nous ne demandons pour recompense des soins & des peines que nous avons pris, pour assembler les matieres d'un Ouvrage si laborieux, & les reduire dans l'ordre qu'elles sont, que la satisfaction d'avoir contribué, s'il est possible, à la reconciliation de tant d'Augustes Princes dont les differents semblent être à la veille de se voir terminés par une Paix generalle. Dieu veüille qu'elle soit de durée ; & que nous puissions veritablement dire avec le grand Charles Gustave : Quoque Amore Pacis bella terminantur.
Bibliographie :
   - André (Louis), Les sources de l'histoire de France. XVIIe siècle (1610-1715), n° 8444.
   - Le Deley (Éric), L’intemporalité des principes de négociation, analyse comparée des textes anciens et récents sur la négociation, pp. 43 et 225.


 

Vendu.

 

[MIRÓ (Gabriel)]. VAN PRAAG-CHANTRAINE (Jacqueline) — Gabriel Miró ou Le visage du Levant, terre d'Espagne. (Essai biographique et critique.) Préface de Jean Cassou. Paris, Nizet, 1959. In-8° (140 x 211 mm.) broché, 463 p., exemplaire non coupé et en parfait état.


Préface :
   On ne saurait, en présentant ce livre, ne pas évoquer tout d'abord l'amitié que le cher Valéry Larbaud avait nouée avec Gabriel Miró. Le point de l'Espagne que cet amateur de climats étrangers avait choisi pour s'y fixer était Alicante, et c'est la patrie du grand écrivain levantin. On lira, dans l'étude de Mme Jacqueline van Praag-Chantraine ce que c'est que le Levant, ce versant méditerranéen de la péninsule, entre Catalogne et Andalousie, patrie délicieuse, participant de cette clarté intellectuelle qui est l'apanage de la Catalogne, mais aussi de la fraîcheur de coloris qui est celui de la région valencienne, et enfin se teignant déjà des voluptés de l'Andalousie arabe. Toutes sortes de richesses s'accumulent là, et on ne sait quelles merveilleuses grâces de la nature, quelles puissances de floraison qui donnent au paysage un caractère véritablement évangélique et y reproduisent les printemps de la Galilée. Il était de providentielle nécessité que le génie de Miró transplantât dans ce décor les figures et les scènes de la Passion.
   Miró est un écrivain difficile à situer, difficile à traduire. Il constitue, dans la littérature espagnole contemporaine, un cas isolé, discret, secret. Peut-être d'ailleurs en est-il ainsi de chacun des écrivains qui ont illustré cette littérature. C'est que chacun, bien souvent, se relie à l'endroit où il avait ses racines, sinon à celui où il s'est enraciné ; chacun est de sa province et est lui-même cette province. Il est impossible de séparer Machado de l'Andalousie de sa jeunesse et des campagnes de Soria de sa maturité, Unamuno de son berceau basque, mais surtout de Salamanque, Azorïn de sa découverte des « pueblos » castillans. Miró, lui, né dans le Levant, a vécu le Levant, médité le Levant ; il s'y est confiné ; c'est de toutes les quintessences géologiques du Levant qu'il a composé ses charmes, pareils à ces savantes et pieuses confiseries qui abondent dans son œuvre pour la délectation du lecteur et même, allons plus loin, qui font son œuvre, qui sont essentiellement son œuvre, la saveur et le parfum de son style. Toute l'opération littéraire de Miró est de l'ordre de la confiserie, elle est une soigneuse et raffinée alchimie faite pour la gourmandise. Elle est profondément sensorielle. Et les états d'esprit qui en émanent, les sentiments, les mélancolies, les passions quelle exprime et communique naissent toujours de sensations, sensations d'enfance retrouvées, comme chez Proust, sensations rencontrées le long des murs conventuels d'une petite ville assoupie dans le silence et le soleil, ou sensations cueillies au hasard d'une promenade à travers champs, sensations que la tige extrait du sol, la fleur de l'air qu'elle respire.
   Mme van Praag-Chantraine a fait de son sujet une étude exhaustive. Elle a dessiné la vie de Miró et son portrait, elle l'a placé dans l'atmosphère de l'Espagne de son temps, elle a analysé toute son œuvre pas à pas, avec une minutieuse, microscopique attention. Avec la même méthode dont Miró lui fournissait l'exemple, elle a examiné sa poétique, son rythme, sa langue. J'ai particulièrement goûté cette partie de son ouvrage, laquelle est très importante et s'imposait pour définir un écrivain dont l'art linguistique et stylistique dépasse le contenu de ce qu'il a à dire, ou plus exactement, se confond avec ce contenu. C'est bien pourquoi, d'ailleurs, Miró est, comme je l'ai noté, difficile à traduire. C'est son écriture qui forme la substance même de son œuvre, et cette substance se mange, c'est-à-dire est absorbée par tout l'être physique du lecteur. Mais celui-ci en éprouve un plaisir spirituel, comme d'une nourriture qui n'est pas que matérielle, mais tient du philtre et procure ivresse de regrets, de nostalgies, d'ironies et de songes.
   Il faut donc qu'en cet art de Miró il n'y ait pas que l'art. Et l'artiste lui-même le sait, qui a voulu se représenter à la source de son art. Il a voulu nous faire entendre qu'un tel art devait être attribué à un artiste, nous rendre manifeste la présence de l'artiste, nous peindre le portrait de l'artiste. Siguenza n'est pas un personnage de roman, il n'est pas non plus le héros de l'autobiographie d'un homme. Mais l'artiste qui ne pouvait que produire l'art de Miró. Et sans doute ressemble-t-il à Miró, et sans doute est-il Miró. Mais, plus profondément l'auteur des œuvres de Miró, et l'artiste qui a créé l'art de Miró et qui le pratique. Et qui par conséquent, plutôt qu'à Miró, ressemble à l'art de Miró et, conformément à cet art, est solitaire, suave et triste. Humain au point de ressentir de profonds émois, mais aussi transcendant à ses émois, pareil à la nature dans sa puissance et sa luxuriance, et comme elle, inépuisablement orchestral et implacablement funèbre. Un être, en somme, essentiellement intime et retiré, retiré dans le secret de son laboratoire de magicien et de virtuose. On l'a dit franciscain ; il est aussi cruel. Bref un homme que l'on peut soupçonner d'être infiniment complexe ; mais c'est que cet art est infini et que son artiste est doué de pouvoirs infinis. Cet homme complexe, c'est un artiste complexe, il se confond avec cet artiste complexe, il n'est que cet artiste complexe. D'où l'impression d'abondance, voire de prolixité que produit une œuvre dont le substrat humain, en fait, est mince et replié.
   Tous ces caractères de l'œuvre de Miró, avec leurs subtiles combinaisons, apparaissent au fur et à mesure que se déroulent et se composent les analyses de Mme van Praag-Chantraine. Rien ne demeure dans l'ombre et à chacune de ces révélations s'éveillent de délicates et graves suggestions.
   Cette monographie de Gabriel Miró constitue assurément un des apports les plus sérieux, qui aient été faits à notre connaissance, de ce monde, lui-même solitaire et précieux, que sont les lettres espagnoles d'aujourd'hui.

15 euros (code de commande : 03116).

 

[MONS - ALMANACH]. Armonaque dedé Mons pou l'année 1847. Mons, Masquillier-Lamir, 1847. [Mons, / Imp. de Masquillier éié Lamir, Grand'Rue, & Fils / Grand'Rue, 25.] In-8° (110 x 142 mm.) broché, 64 p., Exemplaire en exceptionnellement bon état.
   Créé par le curé Charles Letellier en 1846, l'Armonaque dé Mons est un classique de la littérature patoisante montoise. 


Avertance :
   Lés Montois doittent-té bé ette fiers dé leû langage tout d'même, puisqu'il amuse si bé tous lés geins : qui c' qu'aroi jamais pinsé, il a in an, que deux-toîs pages dé papier cou­sues insembe, et barbouyées d'enne douzaine dé bêtises, ariont plait si fort que c'a ! On a bé raison d'dire que lés geins qui sont biettes sont toudi bons à queique-chose, quand cé n' seroi toque pou faire rire lés geins d'esprit. Quand l'Armonaque de l'année passée a sorti dé 1' maison d'l'imprimeur, no cœur fésoi toque-toque, nos n'avions pus d'sang dins nos poches, à force que nos avions peur qu'i n' plaise nié à l'z'amateurs : ouais mé c'a été tout l' contraire; il a ieue d'z'amateurs in volée in v'ïà, et tous bràfés geins qu'ont fait semblant dé rié su lés petites floches qu'on avoi fait par-ci par-là ; si bé qu' l'Armonaque s'a vindu comme du pain au boulinger. Hébé puisque ça va ainsi, et qu'on a été sache, in v'ià co un pou c' n'année-ci... Étée contint, chose, hein ? — Ouais, né pas ? — Bé mi avec.

Vendu.

 

[MONS - BIBLIOPHILIE - COUNESON]. Catalogue de la bibliothèque de feu Maître Pierre Couneson, avocat, ancien bâtonnier. Vente des 28 avril, 5 mai, 12 mai 1979 : rue des Telliers, 20, Mons. Mons, Étude de Maîtres Defaux - Molhant - François - Scouflaire - Lefranc et Yernaux, 1979. In-4° (212 x 297 mm.) dactylographié photocopié et collé, 95 p., impression anapistographique, couverture un peu salie.


Description de la vente :
   - Livres de bibliophilie :
      Tous ouvrages illustrés par des artistes de renom tels que : Gaston Barret, Lucien Boucher, Yves Brayer, Michel Ciry, Jean Chieze, Salvatore (sic) Dali, Albert Decaris, Foujita, Fontanarosa, Grau-Sala, Edy Legrand, Paul Leuquet, Lurçat, Berthold Mahn, Tavy Notton, Pablo Picasso, J.P. Remon, Steinlen, Thévenet, etc.
   - Livres anciens :
      - 17ème, 18ème, 19ème siècles.
   - Livres d'histoire locale et folklore :
      - Mons et Hainaut.
   - Livres d'Art, d'Histoire, de Géographie, Encyclopédies, Atlas, Œnologie, Sciences Naturelle, Littérature, Philosophie.
   - Collection important de revues et publications, reliées ou en vrac. Journaux de la Guerre de 1914-1918. Journaux et illustrés de l'Entre-Deux-Guerres.
   - Tableaux modernes : Bordeaux-Lepecq, Boulmant, Camus, Chavepeyer, Courtens, Del Ponte, Delporte, Detry, Léon Devos, Nik Eekman, Hebbelinck, Marie Howet, Liard, Mathys, Navez, Géo Noël, Percenel, Lucien Staquet, Théobald, etc.
   - Objets d'Art. Bronzes de Paule Bisman. Jef Lambeaux, etc.
   - Mobilier, tapis d'Orient, cristaux, etc.
Bibliographie :
   - Saint-Ghislain (Jean), Gens de Justice en Hainaut. Figures choisies, 2016, pp. 286-298.

20 euros (code de commande : 03113).

 

MOUNIER (Emmanuel) — L'éveil de l'Afrique noire. Paris, Éditions du Seuil, 1948. In-8° (121 x 187 mm.) broché, 169 p., illustrations hors texte, (collection « Esprit - Frontière Ouverte »).
   Le premier grand texte anticolonialiste édité en France.


Avant-propos :
   Ni devant nos amis africains, ni devant les vieux connaisseurs de l'Afrique, je n'aurais osé donner à ces notes de voyage – un voyage de deux mois à peine – un visage moins éphémère que celui du journal et de la revue, si quelques-uns d'entre eux ne m'y avaient poussé. Je redoute les voyageurs pressés de faire la leçon à ceux qui commencent, après de longues années, à savoir qu'ils ne savent rien. Ceux qui ont trouvé quelque intérêt à ces notes, c'est sans doute qu'ils ont reconnu l'expérience dont ils m'avaient chargé, et qu'ils y ont lu plus d'interrogations que de prétention. Il est vrai que nous avons beaucoup de littérature coloniale, beaucoup de polémique anticolonialiste, mais que peu d'enquêteurs encore ont essayé de se pencher sur la situation de l'Afrique noire en regardant à la fois au-delà de la perspective coloniale et des disputes de politique immédiate.
   Supposez un père qui aurait manqué l'éducation de ses enfants, mais à qui une sorte de dernière chance donnerait un fils tard venu, et la possibilité de ne pas recommencer sur lui les erreurs qu'avec les autres il ne peut plus rattraper. Telle est pour nous l'Afrique noire. Le comprendrons-nous à temps ? À ceux qui se posent ce problème, j'ai simplement voulu donner le tableau rapide d'un peuple en train de s'éveiller, et de poser le premier pas dans l'histoire universelle. Je le dédie à mes amis africains, qui m'ont offert une si jeune et si libre affection.

35 euros (code de commande : 03086).

 

NOIRSAIN (D.E.) — Un souvenir de l'expédition belge au Mexique. Bruxelles-Paris, Éditions l'Avenir, 1946. In-8° (160 x 241 mm.) agrafé, 15 p., (« Collection d'Histoire Militaire Belge », n° 3).
   Extrait de la revue Carnet de la Fourragère, 7e série, n° 4, décembre 1946. 


Extrait :
   Un récit du combat d'Ixmiquilpan (25 septembre 1866) figure dans la plupart des publications parues au sujet de la campagne des Belges au Mexique, mais elles émanent de personnes qui, tout en s'étant consciencieusement documentées, n'avaient pas été des témoins oculaires de cette affaire.
   Le colonel baron vander Smissen, chef de l'expédition, dans son ouvrage : « Souvenirs du Mexique, 1864-1867 », se borne à reproduire le rapport évidemment circonstancié qu'il adressa après l'opération au maréchal Bazaine.
   E. N. Besogne, dans son « Histoire de l'expédition belge au Mexique » devenue très rare, ne consacre que deux pages et demie à l'action à laquelle cependant il participa.
   C'est pourquoi il nous paraît intéressant de reproduire la relation qu'en fit D. E. Noirsain dans un petit manuscrit, daté de Bruxelles le 25 mai 1871, destiné uniquement à sa famille et qui, par un hasard fort heureux, finit par être offert au Musée royal de l'Armée.

Vendu.

 

NYOSHÜL KHEN RINPOCHÉ — Le chant d'illusion et autres poèmes. Traduit du tibétain, présenté et annoté par Stéphane Arguillère. Paris, Gallimard, 1999. In-8° (141 x 225 mm.) broché, 258 p., (collection « Connaissance de l'Orient », n° 101).


En quatrième de couverture :
   Nyoshül Khen Rinpoché (né en 1932, décédé au cours de l'été 1999) était l'un des maîtres les plus estimés de la tradition de la Grande Complétude (Dzogchen) du bouddhisme tibétain ; il était aussi respecté pour sa parfaite connaissance des textes de cette école que prisé pour ses qualités proprement spirituelles et humaines et pour la facilité avec laquelle il savait inspirer à ses auditeurs de saisissants aperçus métaphysiques.
   C'est dans ce recueil du Chant d'illusion que l'on trouvera la plus vivante expression des lumières qu'il avait retirées d'une vie de contemplation. Le style même des poèmes est empreint de sa marque singulière, combinaison de la plus profonde humanité (jusqu'à l'humour le plus incongru, jusqu'à la familiarité la plus touchante) et d'une extrême élévation spirituelle.
   L'introduction de ce volume comporte, sur ce maître hors du commun et sur certains de ses prédécesseurs, des indications biographiques qui donneront au lecteur un aperçu du monde fascinant des ascètes et mystiques du Tibet. Quant à la pensée, riche mais parfois d'une haute densité, qui s'exprime dans les poèmes, un essai qui leur fait suite l'éclairé à la faveur d'un parcours au travers de plusieurs grands textes de la philosophie bouddhique tibétaine, à ce jour parfaitement inconnus en France.
   Le traducteur des poèmes et auteur de cet essai, Stéphane Arguillère, directeur de programme au Collège international de philosophie, fut élève de Nyoshül Khen Rinpoché durant les douze dernières années de la vie du maître, et personne n'était plus qualifié pour faire entendre, avec la plus scrupuleuse fidélité et la plus profonde intelligence des textes, la voix de l'auteur dans cette version française de ses poèmes.

14 euros (code de commande : 03115).

 

[PAPIER]. Le papier. Paris, Centre Georges Pompidou, 1983. In-8° (200 x 240 mm.) broché, 224 p., très nombreuses illustrations en noir.
   
Cet ouvrage constitue le n° 27/28 - Mai 1983 de la revue Traverses.


En quatrième de couverture :
   Depuis son invention en Chine vers le début du IIe siècle de notre ère, le papier a toute une histoire pleine d'enseignements. L'invention a vite traversé les frontières, elle a passé par le monde arabe pour arriver en Occident. Sous des formes grossières puis toujours davantage affinées, ce matériau fut, dès son invention, utilisé comme support pour l'écriture et même déjà pour l'impression. Tout cela fait de lui, sans doute, un indice capital pour déchiffrer le devenir des civilisations.
   Son utilisation pour l'impression mécanique des textes a eu de telles conséquences que Mac Luhan a pu nommer la civilisation des temps modernes la « Galaxie Gutenberg ». De cette civilisation du papier, véhicule privilégié de la pensée, n'est-on pas en train de sortir ? Le papier va-t-il cesser d'être la mémoire du monde pour faire place aux mémoires électroniques ?
   Mais on ne peut oublier que le papier est aussi, en lui-même, une réalité multiple. Il est sans doute au premier chef ce matériau support des traces qui font écriture. Il est encore cette matière blanche ou colorée qui se donne à voir pour elle-même comme décor ou comme substitut de toutes sortes de « fonds » dans bien des images. Parfois, enfin, on lui donne forme, il devient lui-même un objet. Le papier est protêt'forme, il est à l'image des choses de notre vie.
Table des matières :
   - La troisième dimension, par Marc Guillaaume.
   - L'effet télématique ou la fin de Nelson, par Jean-Pierre Descendre.
   - Trajectoires, de la forêt à la poubelle, par Raphaël Larrère.
   - Essayez, c'est consolant, par Pierre Dumayet.
   - Papiers qui font monnaie, par Gilbert Lascault.
   - Papiers à desseins, par Serge Clément.
   - Une matière et ses signes, par Bernard Gheerbrant.
   - Écritures de papier, par Marc Le Bot.
   - Japon, théâtre du papier, par Jacques Bussy.
   - La route du papier, par André Velter, photos de Marie-José Lamothe.
   - Petits papiers de Chine, par Pierre Gentelle.
   - La cicatrice, par Pierre Lartigue.
   - De l'art... les plis, par Jean-Claude Correia et Philippe Rappard.
   - Le papier pornographe, par Jacques Donguy.
   - Le maître chanteur, par Alexandre Bonnier.
   - Fascination, par Alain Tirouflet.
   - L'opération artisanale comme langage, par Otavio Roth.
   - Derniers moulins en France, par Marcelle Elgrishi-Gautrot.
   - Reproductions et tirages, par Rémi Caron.
   - L'espace des calques, par Jac Fol.
   - Notes exploratoires, par Yvette Chon-Faure.
   - Les outils de l'ethnologue. Le passage par la feuille de papier, par Christian Bertaux.
   - Papier ouvré, par Michel Gérard.
   - L'anatomie du bibliophile, par Patrick Mauriès.
   - Le stade du papier, par Aude d'Achon.
   - Le carton, le feu, l'imprévu. Dossier d'un incendié, par Bernard Lagneau.
   - Journal d'un bibliothécaire, par Christian Jacob.
   - La galaxie Tsaï-Loun, par François Dupuigrenet-Desroussilles.

10 euros (code de commande : 03097).

 

[PARIS - MIROITIER]. Très rare carton publicitaire (106 x 77 mm.) du miroitier Duval, imprimé à Paris chez Morisset et au verso duquel on trouve la mention manuscrite de la verrerie Louis Mena & Cie, à Saint-Quirin.



   Dans le Recueil des lois de la République Française, on peut lire que, le 13 germinal de l'an 12 (3 avril 1804), « il a été délivré à M Jacques Charles Duval, marchand miroitier, demeurant à Paris, rue Neuve-Saint-Eustache, n° 37, un certificat de demande d'un brevet de cinq années, pour l'invention d'un polyèdre à lampe ou miroir concave à glace plane »
   J. De La Tyna nous apprend que cet établissement était encore en activité en 1809.
Bibliographie :
   - Recueil des lois de la République Française ; des actes du Gouvernement et des Autorités constituées, depuis l'érection de l'Empire Français, année 1800, p. 277.
   - De la Tyna (J.), Almanach du commerce de Paris, des départements de l'Empire français et des principales villes du monde, année 1809, p. 229.
  

 

15 euros (code de commande : 03092).

 

PARROT (André) — Mari capitale fabuleuse. Paris, Payot, 1974. In-8° (143 x 226 mm.) broché sous jaquette (un peu frottée) d'éditeur, 217 p., illustrations in et hors texte, (collection « Bibliothèque Historique »), étiquette de la librairie Pierre Genicot sur la page de garde.


En quatrième de couverture :
   En août 1933, non loin de l'Euphrate, en territoire syrien, des paysans occupés à chercher de grosses pierres pour recouvrir la tombe d'un des leurs, dégagent fortuitement une grande statue mutilée, de style sumérien. La trouvaille est signalée à Paris, au musée du Louvre. Une expédition est immédiatement formée et envoyée sur les lieux que les Arabes appellent Tell Hariri. Dirigée par André Parrot, la mission ne tarde pas à faire de grandes découvertes. Dans un temple, des statuettes cassées, trois inscrites avec le nom de la déesse Ishtar, divinité de la guerre et de l'amour ; celle aussi d'un certain Lamgi-Mari, qui se dit « roi de Mari ». L'identification tell Hariri = Mari, ville dynastique, la Xe après le Déluge, est assurée. Le sondage initial devient une fouille systématique.
   De 1933 à 1972, vingt campagnes se succèdent, avec des résultats « fabuleux ». Une grande capitale est exhumée, toute une civilisation est rendue à la lumière. Une douzaine de temples, mais surtout plusieurs palais superposés. Le dernier en date, du IIe millénaire, est grand de deux hectares et demi, compte plus de 300 chambres et cours. Son dernier occupant est Zimri-Lim, contemporain et adversaire malheureux de Hammurabi, roi de Babylone. En grande profondeur, deux, sinon trois autres résidences palatiales, remontant elles au IIIe millénaire, avec des murs hauts de quelque six mètres. Non seulement une architecture géante, colossale, unique dans le monde mésopotamien, mais aussi des pièces capitales : plusieurs statues grandeur nature (la déesse au « vase jaillissant », le prince-gouverneur Ishtupilum), des peintures murales (investiture du roi de Mari, scènes sacrificielles et rituelles). Enfin, une énorme bibliothèque (20.000 tablettes cunéiformes), un « Quai d'Orsay » qui sort de terre. Toute l'histoire du monde ancien, l'époque des patriarches, le temps d'Abraham.

12 euros (code de commande : 03081).

 

PIÉRARD (Louis) — Les trois Borains. Préface par Robert Urbain. Bibliographie de Louis Piérard par Jacques Detemmerman. Illustrations par Anto Carte. Charleroi, IP Éditions, 2001. In-8° (131 x 220 mm.) broché, 67 p., bibliographie, exemplaire en bon état.
   Il s'agit de la réédition de l'édition originale parue en 1933.


En quatrième de couverture :
   Journaliste, écrivain, académicien, promoteur des arts et des lettres, homme politique, ami de la France, européen convaincu, citoyen du monde, Louis Piérard a marqué de son empreinte le monde des Arts et des Lettres et le monde politique de son époque.
   La Fondation Louis Piérard, à l'occasion du cinquantième anniversaire de sa mort, et avec l'appui de l'Administration communale de Frameries qui lui apporte son patronage, a entrepris la réédition du livre Les Trois Borains.
   Cette œuvre, merveilleusement illustrée de dessins d'Anto Carte, de l'École de peinture montoise, et ami de l'écrivain, exprime toute la sensibilité de l'auteur pour son Borinage natal.

Vendu.

 

RICHEPIN (Jean) — La Glu. Onzième édition. Paris, Maurice Dreyfous, [ca 1881-1883]. [Paris / Maurice Dreyfous, Éditeur / 13, faubourg Montmartre, 13 / Tous droits réservés] In-12 (127 x 187 mm.) demi-percaline, [1 (titre)], [1 bl.], III, [1 bl.], 345, [1 bl.] p., rousseurs.


En quatrième de couverture d'une réédition chez Corti :
   La Glu (1881) est, avec Miarka, le roman de Richepin (auteur bien oublié aujourd’hui, malgré une réédition récente des Morts bizarres à L’arbre Vengeur), qui fut le plus populaire.
   Rebelle, bien que normalien, avec la volonté délibérée de sortir des sentiers battus, La chanson des Gueux lui vaudra la célébrité et un emprisonnement, mais rattrapé par les honneurs et le succès (il siègera à l’Académie française), Richepin fut classé dans les Indépendants de l’Enquête sur l’évolution littéraire de Jules Huret à qui il écrivit :
    « Il me semble que c’est après coup, longtemps après, quand elle est terminée, qu’une évolution littéraire peut donner matière à une enquête sérieuse. On la juge alors, non sur les théories, qui passent, mais sur les œuvres qui restent, s’il en reste. Pour le moment, votre enquête ne m’a pas appris grand’chose. Elle m’a seulement évoqué le tableau d’un marécage pestilent, aux eaux de fiel, où se dressent quelques taureaux et où ruminent quelques bœufs, tandis qu’entre leurs pieds s’enflent des tas de grenouilles coassant à tue-tête : "Moi, moi, moi !". »
   Gageons que La glu restera. Jean Richepin y dresse le portrait d’une femme fatale aussi fascinante que celles des fins-de-siècle. Jean Richepin sait jouer avec les poncifs (la vie provinciale au Croisic et la vie parisienne facile, la bourgeoisie et la classe ouvrière, l’amour bourgeois et l’amour fou).

10 euros (code de commande : 03083).

 

[SURRÉALISME]. Le Tour. Mons, Le Tour, 1951. In-8° (135 x 190 mm.) broché sous couverture à rabats, 62 p., illustrations, tirage limité à 600 exemplaires, couverture insolée, rare.


Contient :
   - Des Préfaces, par Maurice A. Arnould.
   - Oiseau, Mer, Hiver 1, Hiver 2, par Joseph Boland.
   - La Main, par Jacqueline Brison.
   - Quand le Roi Salomon..., Le Silence espagnol, Épitaphe pour une jeune fille de quinze ans, par Ernest Carlier.
   - Le Triomphe de Jonas, par Roland Crahay.
   - Illustrations pour Des Préfaces, Quand le Roi Salomon..., Le Triomphe de Jonas, Le Silence espagnol et la couverture, par Georges Destrebecq.
   - Tu ne sais pas..., par Colette Énard-Perez.
   - Mutin rempli de gel..., Le temps, le son d'une voix blanche..., par Frédéric Kiesel.
   - Photos, par Marcel G. Lefrancq.
   - Illustrations pour Les Gauleurs d’oiseaux, La Mer, La Main, Épitaphe pour une jeune fille de quinze ans, par Fernande Massart.
   - La main et le ciel, Un Dieu si nu..., Les Gauleurs d’oiseaux..., Le Cœur qui sonne..., La Nuit se fissure..., Je ne parle pas..., L’oiseau de nuit..., Présences, par Franz Moreau.
   - La Femme du tailleur, par Armand Simon.
   - Illustrations pour Un Dieu si nu..., Le Cœur qui sonne..., L’oiseau de nuit..., Matin rempli de gel..., par Louis Waëm.
   - Deux textes parallèles de Fernand Demoustier et Robert Desnos.

 

 20 euros (code de commande : 03093).

 

[TROTSKI (Léon, Lev Davidovitch Bronstein, dit)]. Trotski et le trotskisme. Textes et documents. Bruxelles, Éditions Germinal, 1937. In-8° (135 x 210 mm.) broché, 96 p., rousseurs à la couverture.
   
Une rare publication témoin de l'époque où Trotski n'était plus en odeur de sainteté !


En exergue :
   « Les vieux militants marxistes russes connaissent Trotski et il est inutile de leur en parler. Mais la jeune génération ouvrière ne le connaît pas et il faut lui en parler...
   Il faut que la jeune génération sache avec qui elle a affaire, lorsque certaines personnes élèvent des prétentions incroyables... »
   Lénine.
Note de l'éditeur :
   Ce sont les mêmes préoccupations qui dictaient à Lénine les lignes que l'on vient de lire sur la page de titre qui nous ont incités à publier ce recueil de textes et de documents.
   Nous y avons été encouragés, d'autre part, par les demandes nombreuses et insistantes qui nous sont parvenues de lecteurs appartenant à des tendances très diverses du mouvement ouvrier.
   Précisons d'abord que s'il s'agit d'un choix, il n'y a dans ce choix rien d'arbitraire. Nous avons simplement pris les problèmes essentiels qui ont, depuis plus de trente ans, divisé léninisme et trotskisme et avons donné, à propos de chacun, les extraits les plus caractéristiques. Nous aurions pu en donner le double, tout aussi accablants pour Trotski, sa doctrine et son action.
   De la lecture abondante qu'il nous a fallu refaire des œuvres de Lénine, Staline, Trotski, etc., une conclusion incontestable s'est dégagée avec force à mesure que nous progressions dans notre tâche. Au cours des quarante années de sa vie politique, l'accord et la collaboration de Trotski avec Lénine et le Parti bolchevik n'ont été qu'exceptionnels et accidentels, son opposition au léninisme au contraire a été la règle. La Révolution d'Octobre, dans son tourbillon, a entraîné bien des éléments incertains auxquels elle a prêté un peu de sa gloire et de son auréole et qui l'ont quittée dès que le flux était passé et que les premières difficultés de la construction du monde nouveau sur­gissaient. Trotski a été le plus typique de ces « compagnons de voyage », arrivés tard et descendus tôt.
   Quarante ans d'activité politique, dix ans seulement (1917-1927) dans le Parti bolchevik et les deux tiers de cette décade occupés dans des luttes fractionnelles incessantes contre la majorité du Comité central du P.C. de l'U.R.S.S. Ces chiffres sont suggestifs.
   On ne saurait reprocher à Trotski un manque de constance. Il y a en réalité chez lui une persistance singulière dans l'erreur, qui l'a toujours tenu en marge du marxisme conséquent, puis du mouvement prolétarien révolutionnaire.
   On suivra, en lisant ces extraits, le chemin qu'il a parcouru et qui l'a mené du menchévisme à la contre-révolution, à la collaboration éhontée avec le fascisme le plus avéré. Ainsi, les voies de Lénine et de Trotski n'apparaissent pas comme parallèles, mais comme sans cesse de plus en plus divergentes.
   Que reste-t-il après tout cela des « prétentions incroyables », dont parlait déjà Lénine, de Trotski et de ses adeptes, petites sectes de comploteurs contre-révolutionnaires sans appui dans les masses ouvrières ? Que valent les étiquettes démagogiques, mensongères et trompeuses dont ils s'affublent pour passer en contrebande leur marchandise frelatée : « bolchevik-léniniste », « Parti communiste internationaliste », « Parti ouvrier internationaliste » ? Ils voudraient se couvrir du drapeau de Lénine pour trahir le léninisme comme d'autres autrefois se réclamèrent de Marx pour réviser le marxisme.
   Nous espérons que ce travail rapide aidera à éclaircir cette question des rapports du trotskisme avec le marxisme-léninisme. Il ne constitue qu'une première et modeste tentative, et un ouvrage plus complet reste à écrire.
   Tel quel, nous pensons qu'il ne sera pas sans utilité, car il faut que tous les travailleurs, tous les militants du communisme et du Front populaire « sachent avec qui ils ont affaire ».

15 euros (code de commande : 03087).

 

VAN SCHEVENSTEEN (Albert François Corneille) — Documents pour servir à l'étude des maladies pestilentielles dans le marquisat d'Anvers jusqu'à la chute de l'Ancien Régime. Tomes I et II (complet). Bruxelles, Lamertin, 1931-1932. Deux volumes in-8° (145 x 220 mm.) brochés, XVII, 435 et 492 p., (collection « Commission Royale d'Histoire »), exemplaire non coupé, second feuillet de couverture du tome I défraîchi.


Extrait de l'introduction :
   L'histoire des maladies pestilentielles qui décimèrent aux siècles passés notre bonne ville d'Anvers n'a jamais été faite d'une façon critique.
   Dans leurs ouvrages, traitant de l'histoire générale de notre cité, Mertens et Torfs, pour ne citer que les plus importants, n'ont fait qu'effleurer cette question si spéciale. Pour les périodes antérieures au XVIe siècle, ces auteurs ont puisé la plupart de leurs renseignements dans les chroniques et dans les sources imprimées ; pour les périodes subséquentes, les archives restées à leur disposition n'ont pas été utilisées d'une façon systématique. Ils n'ont parlé de ces affections qu'en passant, suivant que quelque matériel leur était incidemment tombé sous la main. Souvent même ils en réfèrent à Broeckx, à qui ils fournissaient eux-mêmes de temps à autre quelques trouvailles d'archives. [...]   
   Le présent travail est une pierre apportée à cet édifice de nos connaissances médico-historiques nationales : il ne peut être qu'une pierre, car quelque nouveaux, quelque inédits que soient les documents y consignés, il ne peut pas servir à écrire une histoire complète des pestilences dans l'ancien Marquisat d'Anvers.
   Ce travail ne comprend que les pièces tirées des collections principales de nos archives communales. Ce sont, en premier lieu, les actes officiels, résultant des délibérations de l'autorité. Je les ai rangés chronologiquement et les ai fait suivre d'une autre série de documents de la plus haute importance : les comptes. J'y ai joint un certain nombre de requêtes, justifiant des dépenses ou des nominations diverses. Le dépouillement systématique des protocoles scabinaux, des archives particulières des corporations civiles ou religieuses, de celles de la cathédrale, des chroniques, etc., pourront compléter utilement ce travail ; tous ces documents devront être utilisés à l'heure de l'ultime synthèse ; nous ne sommes qu'aux balbutiements de l'analyse. De plus ces dépouillements précités m'auraient éloigné de mon but : celui de mettre avant tout sous les yeux du lecteur les documents d'origine administrative et officielle.
   Que trouvera-t-on de neuf dans ce travail ?
   Tout d'abord, la réglementation méticuleuse de notre Magistrat concernant les affections pestilentielles. Réduites à quelques lignes, au début, les ordonnances gagnent de plus en plus en ampleur et en précision à mesure que l'on se rapproche de notre époque. Dans les requêtes et les comptes on retrouvera la liste de tous ceux qui ont contribué à l'assistance médicale et religieuse de nos ancêtres. Quelles étaient leurs attributions, leurs devoirs, leurs rémunérations et pour beaucoup d'eux la laconique inscription de leur sacrifice professionnel ? Les données circonstanciées sur la construction des hôpitaux spéciaux destinés aux pestiférés, les subsides qui leur étaient dispensés, des éléments de statistique sur la fréquence, la durée et l'évolution des épidémies...
Mais n'oublions toutefois pas... que ce n'est qu'une pierre de l'édifice.

Les deux volumes : 30 euros (code de commande : 03101).

 

  

 La prochaine mise à jour
aura lieu
le mardi 17 février 2026

 

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