MISE À JOUR DU 19 MAI 2026
par courriel (b.waterlot@hotmail.com) ou par téléphone (+32 (0) 472 51 52 63)
pour obtenir d'autres informations à propos de ces livres.
ANDRÉ (Francis) — Linogravure
de captivité.
Dimensions :
- Dessin : 85 x 120 mm.
- Feuille : 210 x 297 mm.
Francis André (Mons, 1906 - Ixelles,
1972) était le fils de François, avocat, militant
du POB, membre très actif des institutions de la province
de Hainaut et homme de culture.
Francis n'était pas fait pour la vie
tranquille d'un homme à la carrière linéaire.
Il entama sans conviction des études à la faculté
de droit de l'Université Libre de Bruxelles. Devenir marin
et dessiner étaient ses objectifs. Il s'engagea donc comme
cadet dans la marine marchande et, de retour sur la terre ferme,
il se mit à publier des récits de mer et de voyages
(Le pétrolier maudit, Le charmeur de torpilles,
Le matelot angoissé, Le train de la dernière
heure, ...), il collabora au journal Le rouge et le Noir,
à L'Humoristique et il créa, en 1936, Le
Sous-Marin à Voiles, organe indépendant de la navigation
dolente et de la petite chanson trouble du contentement maritime,
cette revue, tirée à 35 exemplaires, eut 42 numéros
!
Mobilisé, il passa la « drôle
de guerre » à la garde du canal Albert. Lorsque
le conflit commença, il fut fait prisonnier et passa cinq
ans en captivité en oflag (citadelle de Colditz, Eichstad,
Fischbeck) où il s'adonna à la linogravure. C'est
l'une de celle-ci que nous proposons ici.
Bibliographie :
- Catteau (Suzanne), Francis André,
1991.
Vendu.
ARON (Paul) — La littérature prolétarienne en Belgique francophone depuis 1900. Bruxelles, Éditions Labor, 1995. In-12 (110 x 178 mm.) collé, 220 p., (collection « Un Livre, une Œuvre », n° 29), exemplaire en parfait état.
Table des matières
:
1. Présentation.
2. L’écriture ouvrière
dans le monde socialiste avant 1914.
- Sander Pierron.
- Auguste Dewinne.
- Marius Renard.
- Neel Doff.
- Des précurseurs
méconnus.
3. Les années vingt.
I. Du pacifisme à l’engagement
communiste.
- Autour
de Romain Rolland.
- L’Art
libre et Paul Colin.
- Les
choix littéraires de l’extrême-gauche.
- Engagements
littéraires et politiques.
II. La culture prolétarienne
au service de la révolution.
- Augustin
Habaru et les débuts de la littérature prolétarienne
en Belgique.
- Le
théâtre prolétarien.
- Le
Manifeste des écrivains prolétariens.
- Francis
André.
- Pierre
Hubermont.
- L’ambiguïté
d'une reconnaissance.
4. Les années trente.
I. L’ancrage français
de la littérature prolétarienne.
- Monde.
- Henri
Poulaille.
- Populistes
et prolétariens.
- Jean
Tousseul.
- Retour
du politique.
IL L’organisation de
la littérature prolétarienne en Belgique.
- Prospections
remplace Tentatives.
- L’affaire
Aragon.
- Esprit
du temps.
- Le
Front Littéraire de gauche.
- Le
Plan et le théâtre rouge.
- Charles
Plisnier et les paradoxes de l’engagement.
- Sous
le signe de l’antifascisme.
- Les
lieux de publication.
- Des
ouvriers écrivent.
- Achille
Delattre.
- En
Hainaut, le groupe Rupture.
- Constant
Malva.
- Louis
Gérin.
- Charles
Nisolle.
- Jean-Louis
Vandermaesen.
- La
chute du rideau.
5. Écrire.
- L’illusion ascétique.
- La question du genre.
- Parler de soi.
- Créer l’intérêt
romanesque.
- Littérature
prolétarienne et naturalisme.
- Pour une lecture littéraire
de la littérature prolétarienne.
6. Une postérité sans héritage.
- Le Musée du
Soir.
- Un avatar du populisme.
- Littératures
de l’immigration.
- Voix en marge.
7. Conclusion.
8. Orientation bibliographique.
Vendu.
[ATH]. Annales du Cercle royal d'Histoire et d'Archéologie d'Ath et de la Région. Tome LXVII. Ath, Cercle royal d'Histoire et d'Archéologie d'Ath et de la Région, 2020. In-8° (140 x 240 mm.) broché, 288 p., illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bon état.
Table des matières
:
- Insolences
et scandales à l'hôpital Notre-Dame et au couvent
des Sœurs noires de Lessines au crépuscule du 16e
siècle : l'affaire de l'engrossement de trois religieuses
professes, par Michel Deltenre, p. 3.
- Mur d'enceinte et population :
la ville d'Ath au début du XVe siècle, par Malika
Van Ermen, p. 25.
- Des Leclercqz aux Declercq... ou cinq
siècles d'histoire d'une famille des Acren, par Jacques
Declercq, p. 117.
- Les carrières de Mévergnies
et Attre, par Jean-Pierre Ducastelle, p. 237.
12 euros (code de commande : 03366).
BERTAUT (Jules) — Villégiatures romantiques. Paris, Le Goupy, 1927. In-8° (168 x 241 mm.) broché, 186 p., illustrations in et hors texte, exemplaire numéroté sur pur fil Lafuma (n° 615), cachet ex-libris de Jean-Marie Bantuelle sur la page de faux-titre, exemplaire en bon état.
Table des matières
:
- En
route.
- À Bade.
- Sur les bords du Rhin.
- Aux bains de mer.
- Chez les Anglais.
- Dans la montagne.
- Un tour en Italie.
- Aux environs de Paris.
25 euros (code de commande : 03391).
BONNEFOY
(Yves) — La Révolution la nuit. Paris, Yves Bonnefoy, 1946. In-12 (107 x 138
mm.) en ff., 8 p., exemplaire numéroté (n° 428).
Une très
rare revue témoin de la renaissance du surréalisme
d'après-guerre.
En guise de manifeste :
N'en
déplaise à MM. les profiteurs de guerre, qui sont
nombreux, et de toutes sortes, il faut se rendre à l'évidence :
nous sommes en 1946 devant la même faillite des valeurs
intellectuelles et morales qu'en 1919. Devant la même tragique
banqueroute d'un monde pourri. Entre 1919 et maintenant, il n'y
a qu'une différence : on ne saurait aujourd'hui oublier
que vingt ans de Surréalisme n'ont tendu à rien
qu'à ruiner les fondements de cette société
pétrie de morts et d'artifices, que ce n'est pas sur, mais
contre le Surréalisme que le monde a subi son deuxième
effondrement, et que ni le fascisme allemand, ni l'impérialisme
français ne se réclamaient de Breton ou de Péret.
Les valeurs surréalistes, les contradictions
surréalistes (nous disons bien : les contradictions,
entendez-vous, M. Benda ?) sont notre seul espoir. Ce n'est
pas notre confiance dans le marxisme qui nous cachera que la révolution
n'a pas fait un pas depuis 1919, et que sous ses apparences se
masquent souvent les pires conformismes où risquent de
s'engluer les meilleures volontés révolutionnaires.
Et hors du mouvement révolutionnaire, il serait vain de
chercher autre chose que le néant, la mystique, l'art,
M. Sartre, la pourriture et le désespoir grégaire.
La seule attitude valable à l'heure présente est
brutalement, impitoyablement critique.
Aussi ne pouvons-nous que marquer l'écart
qui nous sépare de tous ceux qui, se réclamant du
Surréalisme, ne tendraient qu'à ramener leur révolte
à la seule exploitation d'expériences que l'on s'accorde
à placer sur le plan littéraire ou artistique. Nous
ne pouvons concevoir l'exercice de cette critique isolé
de notre solidarité totale avec les partis de la Révolution
; nous savons qu'il n'est pas d'homme libre dans une société
où des hommes sont asservis et que c'est dans la vie quotidienne
en proie au déterminisme économique que la liberté
a ses racines. Et nous pensons que l'aide la plus efficace que
le Surréalisme peut apporter à la cause de la Révolution
est de reprendre en 1946 le procès des valeurs fondamentales
de notre société, dont notre seul regret est de
voir les militants révolutionnaires insuffisamment dégagés.
Yves Bonnefoy,
Éliane Catoni, Iaroslav Serpan, Claude Tarnaud.
Sommaire :
- Texte introductif, par Yves Bonnefoy,
Éliane Catoni, Iaroslav Serpan et Claude
Tarnaud.
- Les cadavres exquis, par Iaroslav
Serpan.
- Le cœur-espace (fragment),
par Yves Bonnefoy.
- La nouvelle objectivité,
par Yves Bonnefoy.
- L'inflation américaine, par Claude
Tarnaud.
Vendu.
[BOURGOGNE]. Publication du Centre européen d'études bourguignonnes (XIVe-XVIe s) N° 28 - 1988. Rencontres de Milan (1er au 3 octobre 1987) : « Milan et les États bourguignons : deux ensembles princiers entre Moyen Âge et Renaissance (XIVe-XVIe s.) ». Actes publiés sous la direction de Jean-Marie Cauchies. Bâle, Centre Européen d'Études Bourguignonnes, 1988. In-8° (150 x 230 mm.) broché, XVIII, 205 p., exemplaire en très bon état.
Sommaire :
- Statuts
du Centre européen d’études bourguignonnes
(XIVe-XVIe s.), p. V.
- Liste des membres du Centre au 1er juillet
1988, p. IX.
- Allocution inaugurale, par Jean-Charles
Snoy et d’Oppuers, p. 1.
- Rapport d’activités pour
1986/1987, par Jean-Marie Cauchies, p. 3.
- La répression de révoltes
urbaines comme méthode de centralisation dans les Pays-Bas
bourguignons, par Wim Blockmans, p. 5.
- Les organes du pouvoir ducal et les
sujets du duc dans les pays de Bourgogne, par Jean Richard,
p. 11.
- Di alcuni aspetti della crisi dello
stato sforzesco, par Giorgio Chittolini, p. 21.
- Les sources du droit dans les Pays-Bas
bourguignons, par Jean-Marie Cauchies, p. 35.
- Le fonti del diritto nella Lombardia
del Quattrocento, par Gian Paolo Massetto, p. 49.
- Structure et fonctionnement de la
cour bourguignonne au XVe siècle, par Werner Paravicini,
p. 67.
- Strutture, funzioni, e funzionamenti
della corte milanese nel Quattrocento, par Gregory Lubkin,
p. 75.
- Aspects de la diplomatie des Ligues
confédérées à l’époque
des guerres de Bourgogne, par Louis-Édouard Roulet,
p. 85.
- I rapporti diplomatici tra Milano
e Borgogna con particolare riguardo all’alleanza del 1475-1476,
par Riccardo Fubini, p. 95.
- Universités et principautés :
les États bourguignons, par Francis Rapp, p. 115.
- Note sulla politica ecclesiastica
degli Sforza, par Michele Ansani, p. 133.
- Aspetti dell’amministrazione
del ducato di Milano al tempo di Filippo Maria Visconti (dal « Liber
tabuli » di Vitaliano Borromeo, 1427), par Gigliola
Soldi Rondinini, p. 145.
- Les modes d’imposition en Hollande,
1477-1515, par Jannis Willem Marsilje, p. 159.
- Le corporazioni a Milano alla fine
del Medioevo. Un’ipotesi di lavoro, par Patrizia Mainoni,
p. 173.
- Milan et la Bourgogne : un couple
commercial à la fin du Moyen Âge, par Henri
Dubois, p. 185.
- La letteratura dinastico-encomiastica
a Milano nell’età degli Sforza, par Antonia
Tissoni Benvenuti, p. 195.
20 euros (code de commande : 03382).
[BRUXELLES - CARTE PORCELAINE]. Imprimerie
en caractères, Fabrique de registres, Lithographie de la
Cour. J. Delfosse, Rue d'Assaut, 16, Bruxelles. Carte porcelaine (178 x 133 mm.), dont la partie
centrale est légèrement rosée, d'après
un dessin de F. Schier, probablement vers 1855-1860.
Dans
son Répertoire, Marie-Christine Claes écrit
qu'« il s'agit sans doute de Julien Alexis Theodore
Delfosse (né en 1806), témoin d’un mariage
à Bruxelles le 16 avril 1831 (acte 337), qui se dit lithographe,
âgé de 25 ans. Il aurait alors débuté
à son compte dès l’âge de 20 ans. Jules
Alexis Théodore, âgé de 30 ans, est encore
témoin d’un mariage le 25 janvier 1837 (acte 53). ».
Son adresse du n° 16 de la rue d'Assaut
est mentionnée de 1836 à 1870.
Il publia de nombreux livres et produisit des
cartes pour l'Établissement géographique de Bruxelles
de Philippe Vandermaelen.
Dans la volute
florale inférieure gauche, on trouve la signature « F.
Schier ».
Il s'agit peut-être du lithographe qui
participa à l'ouvrage de Johann Ritter von Rittersberg,
Biographien der ausgezeichnetesten Feldherren der k. k. österreichischen
Armee, publié en 1828-1829.
Bibliographie :
- Claes (Marie-Christine), « Delfosse,
J. (Jeune) [1826 - 1870] », dans Répertoire
des lithographes actifs en Belgique sous la période hollandaise
et le règne de Léopold Ier (1816-1865), IRPA,
2012 (mise à jour 2024), pp. 140-141.
- Renoy (Georges), Bruxelles sous Léopold Ier.
25 ans de cartes porcelaine 1840-1865, p. 33.
40 euros (code de commande : 03387).
[BRUXELLES
- JARDIN BOTANIQUE]. Il
faut respecter le « Botanique » parce que...
Bruxelles,
Les Défenseurs du Jardin Botanique de Bruxelles, 1938.
In-8° (160 x 245 mm.) broché, 151 p., illustrations,
bon exemplaire, peu courant.
Le
combat pour la défense et la sauvegarde du patrimoine ne
date pas d'hier...
Table
des matières :
- Préface.
- Les groupements protestataires.
- Pour respecter la mémoire du Roi
Albert.
- Historique montrant comment et pourquoi
l'État s'est engagé, vis-à-vis de la Législature,
de la Ville de Bruxelles et de la Société d'Horticulture,
à conserver le Jardin Botanique.
- Les déclarations de MM. Spaak
et Balthazar au Sénat (séance du 16 novembre 1938)
à la lumière des documents de 1870.
- Historique du Fonds Albert.
- Le « Botanique » œuvre
d'art.
- Le point de vue de la Sécurité.
- Un exposé du baron Horta à
la classe des Beaux-Arts de l'Académie Royale de Belgique.
- Les chiffres démentent... (Une
mise au point de Pêtre, bourgmestre de Saint-Josse-ten-Noode).
- Lettres particulières.
- Voix d'outre-tombe.
- L'opinion de la Presse.
- Quelques protestations de groupements.
- Une lettre à M. Balthazar, ministre
des Travaux Publics et de la Résorption du Chômage,
avec la liste de tous les signataires.
15 euros (code de commande : 03393).
CASTELLAN (Antoine-Laurent) — Lettres sur la Grèce, l'Hellespont et Constantinople, faisant suite aux Lettres sur la Morée ; Par A. L. Castellan. Avec vingt Dessins de l'Auteur, gravés par lui-même, et deux Plans. Première et deuxième parties (complet). Paris, Agasse, 1811. [A Paris,÷ chez H. Agasse, Imprimeur-Libraire,÷ rue des Poitevins, n° 6.÷ 1811.] Deux parties en un volume in-8° (137 x 209 mm.) demi-veau d'époque, dos lisse sobrement orné de roulettes dorées, pièce de titre noire, [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 171, [1 bl.], [1 (faux-titre de la deuxième partie)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 235, [1 bl.] p., bien complet des 20 gravures hors texte et des deux plans à déplier, bel exemplaire.
Le peintre Antoine-Laurent Castellan (Montpellier,
1772 - Paris, 1838) fut l'élève de Pierre-Henri
Valenciennes ; comme son maître, il est essentiellement
connu pour ses peintures de paysages. Il était membre de
nombreuses sociétés dont l'Académie royale
des Beaux-Arts, du Conseil des Musées, etc.
Tables :
Première partie :
Avant-propos.
Lettre I. Tableau de l'Archipel ;
les îles Macronisi ou Cranaë, Zéa, Gyaros, Négrepont ;
digression au sujet de cette île ; rocher du Caloyer ;
occupations des matelots grecs à la fin du jour.
Lettre II : Iles d'Ipsara, Métélin
et Ténédos ; côte de Troye ; cap
Sigée ; châteaux et canal des Dardanelles ;
accident qui nous force à relâcher à Gallipoli.
Lettre III : Description de la ville de Gallipoli ;
bazards, fontaines, mosquées, tombeaux ; ruines de
monumens antiques ; visite chez un Grec.
Lettre IV : Description de Lampsaki ;
usages et mœurs de ses habitans ; rencontre d'un derviche ;
barbiers turcs.
Lettre V : Arts mécaniques des Orientaux ;
moulins à eau ; moulins à vent.
Lettre VI : Découverte d'un temple
antique ruiné ; aspect développé de
l'Hellespont ; souvenirs historiques.
Lettre VII : Route de Lampsaki au Tchardak ;
description de ce bourg ; écurie bâtie avec
des fragmens de très-beaux monumens antiques ; traces
de plusieurs autres constructions aussi antiques ; opinion
sur la véritable place de la ville de Lampsaque.
Lettre VIII : Effet des vents contraires
dans le canal des Dardanelles ; idée d'un autre canal,
beaucoup plus praticable en tout tems.
Lettre IX : Arrivée d'une escadre
turque ; évolutions d'un corps de cavalerie sur la
côte ; départ de Lampsaki, et retour à
Gallipoli ; vaisseau pestiféré.
Lettre X : Entrée dans la mer
de Marmara ; relâche à Koutali ; îles
de Marmara ; illuminations du Ramadhan ; événement
à Bord ; Grand-Pont, Petit-Pont et San-Stefano.
Deuxième partie :
Lettre XI : Arrivée à Constantinople ;
aspect de la ville, éclairée par les illuminations.
Lettre XII : Caractère, mœurs
et usages des marins grecs.
Lettre XIII : Description du faubourg de
Péra et de notre habitation.
Lettre XIV : Caïques turques ;
échelle du Visir ; fontaine et porte du sérail ;
Atmeïdan, ses obélisques ; leur description.
Lettre XV : Grande citerne ; singularités
de sa construction.
Lettre XVI : Présentation au Capitan-Pacha ;
son palais ; détails sur notre réception ;
usages comparés ; Isaac Bey.
Lettre XVII : Promenade aux Eaux-Douces ;
jeux et amusemens des Turcs.
Lettre XVIII : Portrait d'une Princesse grecque.
Lettre XIX : Incendie à Péra ;
manière de l'éteindre.
Lettre XX : Champs des morts.
Lettre XXI : Buyukdéré ;
rives du Bosphore ; trait de mœurs.
Lettre XXII : Observations sur la peste.
Lettre XXIII : Fontaine de Top-Hané ;
Sérail ; tour de Léandre ; vue générale
du Bosphore.
Lettre XXIV : Tradition musulmane sur la
tour dite de Léandre ou Kiz-Koullessy (Tour
de la Fille).
Lettre XXV : Mœurs et usages des Turcs.
Lettre XXVI : Départ de Constantinople.
Détail des gravures
:
Première partie :
- Vue du Château d'Europe aux
Dardanelles, en regard de la p. 40.
- Place de la grande Mosquée
et du Bazar de Gallipoli, en regard de la p. 57.
- Constructions antiques à Gallipoli,
en regard de la p. 62.
- Vue générale de Gallipoli,
en regard de la p. 63.
- Moulin à eau de Lampsaque,
en regard de la p. 95.
- Moulin à Lampsaki, en regard
de la p. 98.
- Moulins à vent Grecs, en
regard de la p. 99.
- Ruines du Temple de Priape, à
Lampsaque, en regard de la p. 103.
- Vue de Lampsaki et de l'Hellespont,
en regard de la p. 109.
- Mosquée de Schardak, en
regard de la p. 129.
- Plan des villages de Tchardak et Lampsaki,
en regard de la p. 135.
Deuxième partie :
- Plan de Constantinople, en regard
de la p. 1.
- Illumination de la Mosquée
dite la Validé (Yeni-djami), en regard de la p. 5.
- Mosquée du Sultan Achmet,
en regard de la p. 7.
- Vue de Constantinople, prise des fenêtres
du Palais de France, en regard de la p. 21.
- Porte et fontaine du Serail, en
regard de la p. 37.
- Citerne antique à Constantinople,
en regard de la p. 49.
- Tombeau du Sultan Soliman, en
regard de la p. 137.
- Champ des morts, en regard de
la p. 143.
- Prairie de Buyukderé, en
regard de la p. 158.
- Indgirly-Kienschk (le Pavillon des
Perles), en regard de la p. 184.
- Kiz-Koullessy (Tour de la fille),
en regard de la p. 187.
Bibliographie :
- Blackmer (Henry M.), Greece and the Levant :
The Catalogue of the Henry Myron Blackmer Collection of Books
and Manuscripts, n° 299.
- Chadenat (Charles), Bibliothèque
de feu M. Ch. Chadenat ancien libraire. Géographie - voyages
- atlas - ouvrages sur la marine - livres sur l'Asie, l'Afrique,
l'Amérique et l'Océanie, n° 787.
- Gabet (Charles), Dictionnaire des artistes de
l'École française, au XIXe siècle, p.
122.
- Hage Chahine (Carlos et Névine),
Levant : Élements pour une bibliographie - Guide
du livre orientaliste, n° 821.
300 euros (code de commande : 03367).
[COLOMB (Christophe)]. ROSELLY DE LORGUES (Antoine) — Christophe Colomb serviteur de Dieu. Son apostolat, sa sainteté par le Cte Roselly de Lorgues. Ouvrage enrichi d'un portrait de Christophe Colomb d'après un tableau attribué à Antonio Del Rincon. Deuxième édition. Paris, Plon, Nourrit et Cie, 1884. [Paris÷ Librairie Plon÷ E. Plon, Nourrit et Cie, Imprimeurs-Éditeurs÷ rue Garancière, 10÷ 1884÷ Tous droits réservés] In-8° (170 x 245 mm.) demi-maroquin rouge à coins, dos à 5 nerfs, tête dorée (reliure de Allô), [1 (faux-titre)], [1 (mentions de dépôt et d'imprimeur)], [1 (titre)], [1 bl.], [3 (avertissement et déclaration de l'auteur)], [1 bl.], [1 (titre de la lettre du cardinal Donnet)], [1 bl.], VII, [1 bl.], 552 p., portrait gravé de Christophe Colomb en frontispice, ex-libris d'Alfred Werlé.
Antoine-François-Félix Roselly
de Lorgues (Grasse, 1805 - Paris, 1898) fit ses études
de droit à Aix ; il devint avocat mais abandonna rapidement
le barreau pour se livrer à des études historiques
et religieuses. Parmi ces études, celles consacrées
à Christophe Colomb constituent la part la plus importante.
Devenu un spécialiste du navigateur, il fut nommé
par Pie IX « postulateur officiel de la cause de béatification
de Christophe Colomb près la cour de Rome ».
L'ouvrage présenté ici parut la
première fois, en 1874, sous le titre L'Ambassadeur
de Dieu et le pape Pie IX ; il fut réédité
sous son titre définitif en 1876.
Extrait de l'article d'Henry Vignaud :
L'idée que Colomb devait être
mis au rang des saints est une idée moderne. Elle est née
du courant d'opinion qui s'est formé de notre temps sur
la personnalité morale du Découvreur et sur le caractère
de son œuvre. Pour une école dont les vues ont été
exposées avec talent, et même avec éloquence,
Colomb n'était pas un navigateur comme les autres. C'était
un homme choisi par la Providence dans un but déterminé,
et qui fut conduit par elle jusqu'à l'accomplissement de
sa mission. Il avait conscience d'être l'instrument de Dieu
et ne douta jamais qu'il accomplirait l'œuvre pour laquelle
il avait été désigné. Il ne voulait
ni faire des découvertes qui lui seraient profitables,
ni ajouter de nouvelles conquêtes aux possessions des Rois
Catholiques ; mais faire connaître le Christ à
des nations qui vivaient dans l'ignorance de sa loi. L'intérêt
de l'Église était la seule chose qu'il eût
en vue.
Cette conception du rôle de Colomb, dont
les hommes de son temps n'eurent aucune idée, excepté
Las Casas peut-être, appartient au comte Roselly de Lorgues
qui la formula avec force dans un livre, publié en 184S,
dont le caractère particulier attira l'attention de Pie
IX. Ce pape, qui connaissait le Nouveau Monde pour l'avoir parcouru
et habité, en avait rapporté des impressions qui
le disposaient à accueillir favorablement les idées
du comte Roselly ; lui-même s'était déjà
publiquement expliqué sur le rôle providentiel de
Colomb et sur le but uniquement religieux de son entreprise. Frappé
par les considérations développées dans le
livre du comte, il pensa que son auteur était l'homme qu'il
fallait pour écrire la vie du découvreur de l'Amérique,
et il le chargea de ce soin. Roselly de Lorgues se mit à
cette œuvre avec ardeur, et en 1836 parut la première
édition, bientôt suivie de nombreuses autres, de
son Christophe Colomb, qui posa nettement la question de
la béatification du célèbre navigateur. C'est
par ce livre, écrit dans une langue chaleureuse, un peu
emphatique, mais qui n'est pas sans valeur, que s'ouvrit réellement
la campagne, poursuivie dès lors avec enthousiasme, pour
faire placer Colomb au nombre des saints. [...]
[Le comte de Lorgues] publia, en 1874, son Ambassadeur
de Dieu, où il prit à partie, sans aucun ménagement,
tous ceux qui s'étaient montrés contraires à
la canonisation de Colomb, ou qui s'étaient exprimés
d'une manière sévère sur certains faits de
la vie de son héros, notamment sur ses relations avec une
dame de Cordoue nommée Beatriz Enriquez. Malgré
les violences du langage de l'auteur, le livre était bien
fait et faisait valoir avec une grande adresse les rares raisons
qu'on pouvait invoquer à l'appui de la thèse qui
y était soutenue. C'est à la suite de cette publication
que le comte Roselly reçut le titre de « Postulateur
de la béatification de Colomb » qui lui permit
de prendre officiellement la direction du mouvement, ce dont il
était très fier.
À propos du relieur :
Paul-Charles Allô naquit, en 1824, à
Amiens où son père Charles-Aglaé exerçait
la profession de relieur. On le retrouve à Paris pour son
mariage, en 1849, année vers laquelle il débuta
son activité à la rue Dauphine et qu'il transféra
ensuite au n° 39 rue du Four-Saint-Germain. Il mourut le 30
septembre 1890. Le bibliophile Octave Uzanne le classe parmi les
« principaux relieurs parisiens qui excellent dans le demi-maroquin
à coins. »
À propos d'Alfred Werlé :
Le Comte Alfred Werlé (1838-1907) était
le fils de Mathieu-Édouard à qui Barbe-Nicole Ponsardin
– épouse puis veuve Clicquot –, avait
confié la direction de sa maison de Champagne. Alfred reprit
la fonction de son père et consacra une partie de sa fortune
à constituer une collection d'œuvres d'art et une
riche bibliothèque qui fut mise aux enchères en
1908. L'ouvrage présenté ici fut mis en vente
le vendredi 30 octobre 1908 ; il faisait partie du lot
n° 1709 composé de 6 volumes relatifs à l'Amérique.
Bibliographie :
- Hüe (Christophe), Biographie
de Allo (Paul-Charles), relieur, ressource en ligne d'après
l'État-civil d'Amiens et de Paris.
- Uzanne (Octave), La reliure moderne
artistique et fantaisiste, 1887, pp. 228, 231.
- Vicaire (Georges), Manuel de l'amateur
de livres du XIXe siècle, t. VI, col. 1195-1196.
- Vignaud (Henry), « L'ancienne et
la nouvelle campagne pour la canonisation de Christophe Colomb »,
dans Journal de la Société des Américanistes,
Tome 6, 1909, pp. 17-44.
- Catalogue de la bibliothèque de
feu M. le comte A*** W*** [Alfred Werlé]. Partie 5,
p. 231.
120 euros (code de commande : 03369).
COMPÈRE (Gaston) — Dieu dans le trou. Bruxelles, Société de Commercialisation des Éditions Jacques Antoine, 1986. In-8° (146 x 225 mm.) broché, 251 p., exemplaire en très bon état.
En quatrième
de couverture :
Jamais, peut-être, plus qu'en cette seconde
moitié du siècle, et particulièrement dans
la société qui est la nôtre, le prêtre
n'est apparu comme un signe de contradiction. Être prêtre
pourquoi ? pour qui ? aujourd'hui ? ici ? là ? dans telle
église ? dans l'Église ? Dix, vingt questions
viennent aux lèvres de ceux qui le regardent et pour qui
il peut être une énigme.
Josse Rijsberg, prêtre paysan, prêtre
de paysans, élu indiciblement et marqué sans qu'il
en ait une conscience nette, propose une réponse. Sa réponse,
à lui seul, parmi mille réponses. La seule qu'il
puisse donner dans cet hôpital, où l'internement,
source de paix et de révolte, lui permet par moments une
vue supérieure de la vie qu'il a vécue : famille
déchirée, vocation surprise et acceptée,
amour du Christ et d'une femme indissolublement réunis,
Église dont il souffre cruellement la médiocrité
dans un siècle au plus bas sur le plan de l'Esprit. Que
l'homme passe infiniment l'homme, certes, mais comment
le croire sinon par ces hommes et ces femmes qui ont vécu
dans le mépris du monde l'expérience de la douleur,
de l'humilité et de l'espérance ?
Vendu.
COULOUBARITSIS
(Lambros) — Aux origines de la philosophie européenne :
de la pensée archaïque au néoplatonisme.
Édition expérimentale. Bruxelles,
De Boeck, 1992. In-4° (207 x 290 mm.) collé, 191
p., impression anapistographique, couverture frottée, quelques
soulignements crayonnés.
Version
universitaire de cet ouvrage majeur du professeur à l'Université
libre de Bruxelles.
Avant-propos :
Les
deux fascicules qui sont publiés sous le titre Aux origines
de la pensée européenne : de la pensée archaïque
au néoplatonisme sont destinés aux étudiants
qui suivent, à l’Université Libre de Bruxelles,
le cours des « Grands courants de la philosophie de
l’Antiquité jusqu’à nos jours »,
pendant l’année académique 1991-92. Ils constituent
en fait une première version, qui doit être encore
corrigée et complétée, d’un livre qui
paraîtra bientôt sous le même titre et aux mêmes
éditions.
Pour des raisons de commodité, et notamment
la parution rapide de notes de cours, l’introduction, la
conclusion et plusieurs parties du livre n’ont pas été
reprises. Les coupures les plus significatives ont été
faites dans les chapitres consacrés au mouvement sophistique,
aux philosophes « socratiques », à
Platon et à Aristote. Quant à la partie qui suit
Aristote, elle n’a été reproduite que très
partiellement.
Table des matières :
- Avant-propos.
- Introduction.
Chapitre I. L'homme archaïque et son monde.
§ 1. Les facteurs politiques
et socio-économiques.
§ 2. Le facteur religieux.
§ 3. Le facteur mythique.
1. Une
thèse erronée le passage du mythe à la raison.
2. Une
logique qui attend son élucidation.
3. La pratique
généalogique du mythe.
4. Le
sens philosophique de la pratique du mythe.
Chapitre II. La transmutation du mythe.
§ 1. La pensée
ionienne et l'unité du fondement.
1. Penseurs
ou philosophes ?
2. Le
devenir et la « physis ».
3. Les
Milésiens.
4. Héraclite
et l’héraclitéisme.
§ 2. Le pythagorisme.
1. Les premiers
« philosophes ».
2. L’évolution
du courant pythagoricien.
§ 3. L’éléatisme.
1. Xénophane
et la purification du « divin ».
2. Parménide
et l’avènement de la pensée.
3. La
destinée de l’École éléate. Zénon
et Mélissos.
Chapitre III. Physique du mélange et
physique téléologique.
§ 1. Une dissidence féconde.
1.Ion de
Chios et l’énigme de la triade.
2. Empédocle
et le mythe de l’amour et de la haine.
§ 2. Les atomistes ou
le hasard soumis à la nécessité.
1. Leucippe
et les principes du devenir.
2. L’apport
de Démocrite.
3. La
destinée du courant atomiste.
§ 3. La nécessité
d'un intellect cosmique.
1. Anaxagore
et le retour à Anaximandre.
2. Diogène
d’Apollonie et le retour à Anaximène
- Conclusion. En quête
d’une maîtrise du devenir.
Chapitre IV. De la sophistique au socratisme.
§ 1. La sophistique ou
le triomphe de la parole.
1. L’introduction
de la philosophie à Athènes.
2. La
naissance du courant sophistique.
3. Deux
modèles opposés Protagoras et Gorgias.
§ 2. Socrate et
la naissance de l'éthique.
1. Une
figure énigmatique.
2. Les
divers témoignages.
3. L’évolution
de la pensée de Socrate.
§ 3. Les écoles
socratiques.
1. L’École
de Mégare.
2. Les
Écoles d’Élis et d’Érétrie.
3. L’École
Cynique.
4. L’École
cyrénaïque.
- Conclusion. En quête
du bonheur.
Chapitre V. Le platonisme.
§ 1. Platon et le platonisme.
1. Platon
et la fondation de l’Académie.
2. Son
œuvre écrite et orale.
§ 2. L'œuvre de
jeunesse.
1. Le problème
de l’âme.
2. Le problème
du savoir.
3. Le
problème éthique et politique.
§ 3. Les dialogues de
transition.
1. Le problème
du savoir.
2. Le
problème éthique et politique.
§ 4. L’œuvre
de la maturité.
1. Le problème
de l’âme.
2. Le
problème du savoir.
5. L’émergence
de la métaphysique de l'Un.
3. Le problème
éthique et politique.
5. La réalisation
de la Cité modèle.
§ 5. Les dialogues de
vieillesse.
1. Le problème
de l’âme.
2. Le
problème du savoir.
3. Le
problème éthique et politique.
§ 6. Les héritiers
de l'Académie platonicienne.
Vendu.
CUNNINGHAM (Terry) — 14-18. The Final Word. [London], Terry Cunningham, 1993. In-8° (150 x 210 mm.) collé, 173 p., illustrations, notes manuscrites à la page de titre.
Avant-propos :
As
each day we slip further into the future, very soon the 1914-18
War will be beyond living memory. It will be part of that huge
dream we call the past. It will be as far away as The Battles
of Trafalgar or Waterloo, and as obscure as the Battle of Hastings
in 1066. Anything written then about the years 1914-18 will be
pure conjecture and second-hand guess work, probably well informed
and carefully researched, but still the work of people who were
not even born until decades after the event and who will unconsciously
put their own slant or personal interpretation on those years
and times. In fact, so much for truthful history.
This book, dear reader, is then unique because
it's a last look at that War, fought by men now near the end of
their long lives, who were there. They are talking with the perspective
that time always brings. But they are speaking from the heart.
The usual war book written by military historians can tell you
the exact time abattle started and the correct reason we won or
lost that battle. But they cannot tell you about being petrified,
cold, wet and starving, or indeed, desperately homesick. But the
men you are about to meet can and do tell of those things. I have
written their stories exactly as they were told to me, in their
own words. If they made a grammatical mistake then it's been left
in. I was shocked and saddened by what these foot soldiers told
me of their conditions and suffering. I grew up in the air raids
of the 1939-45 War, and later was in the Army myself. But even
this experience of war and army life could never equip me to write
with any real insight into what they called « The Great
War ». I travelled far and wide to meet these men,
all of them between ninety and one-hundred-years old. I interviewed
well over twice this number but their story will not appear in
this book. Sadly, old age had taken its toll. Many were too deaf
to conduct a proper interview. In others the memory was now too
unreliable and times, dates and places had all become blurred.
Therefore, the men in this book are like rare gems. They were
all in good mental shape and could hold what was at times spellbinding
conversation. Their tale has a constant theme of extreme hardship,
in every way, fear of being killed, not months but years spent
in cold wet rat-infested filthy conditions. Constant hunger and
thirst, and the unburied dead for company. These recollections
are living proof of how much the human spirit can endure and still
come through with dignity.
As I look back on my meetings with these men
I realise they all had something in common. They did not know
each other and they came from different walks of life. Was it
a certain style ? So many words come to mind but one word
that can describe them all is integrity. That's the impression
I am left with after getting to know these last few remaining
survivors. It's the last time they will talk to anyone face to
face about their part in one of the world's greatest tragedies.
I feel proud that they were willing to share their experiences
with me so that, long after they and us have left the battlefield,
others yet to come will know what it was like to be there in 1914-18.
8 euros (code de commande : 03394).
DAUSIAS (Charles) — Un siècle d'humour wallon à Mons. Conférence donnée le 20 octobre 1930 aux « Amis du Hainaut ». [Mons], [La Province], [1930]. In-8° (135 x 209 mm.) agrafé, 30 p., texte sur deux colonnes, pli au coin inférieur droit du premier feuillet de la couverture.
Extrait :
Chers
concitoyennes et concitoyens,
Je ne vous cacherai pas la profonde satisfaction
que je ressens à me retrouver ici, bien vivant, sur cette
scène où, tout jeune acteur amateur, je débutai,
il y a belle lurette, dans Les deux sourds, une amusante
comédie de Jules Moineau, qui faisait florès dans
notre petit monde dramatique d’alors, et où un trac
carabiné faillit me faire rater ma première entrée.
Et j’en suis d’autant plus heureux qu’ancien ropïeur
montois cayau, c’est de notre vieux patois, toujours bien
vivant aussi, que je vais pouvoir vous entretenir cette soirée.
Le sujet de ma causerie n’est pas bien
palpitant, surtout pour les jeunes, par ces temps d'informations
mondiales sensationnelles, et d’inventions prodigieuses...
Bah ! ça les changera des plaisirs trépidants,
des sports à outrance et des courses « à
tout squetter », où l’on bouffe les kilomètres,
où l’on boit les obstacles, et où les supporters,
snobs enragés, conspuent les arbitres en écorchant
l’anglais sportif alors qu’ils ont tant de mots français
ou wallons clairs et bien à eux.
Je tiens, d’ailleurs, à dire qu’ancien
gymnaste pratiquant toujours, élève d’Henri
Pschmatt et d’Henri Denève, délégué
officiel, avec mon vieux camarade Alfred Gouche, de la Fédération
Belge de gymnastique à la Fête fédérale
de Lucerne, en 1888, premier ropïeur montois, sans doute,
monté en avion au ciel bleu, après être descendu
à 1200 mètres au fond du Grand Hornu, je suis un
fervent ami des sports salutaires, bien compris, et je ne saurais
trop engager les jeunes à s’exercer, à se faire
un esprit sain dans un corps solide.
Et puis, c’est sur un aspect assez pittoresque
de la vie de leurs pères, qu’en ce premier Centenaire
de l’indépendance de notre cher pays, je les convie
à reporter avec moi leurs regards, et ils leur doivent
bien cela, à eux dont le rude labeur a fécondé
la Patrie, et dont l’œuvre est assez glorieuse pour
qu’ils leur gardent quelque reconnaissance, quelque fierté.
Vendu.
DEBAVAY
(Salomon Joseph) — Lettre à l'éditeur du
Calendrier de la Ville de Valenciennes. Troisiéme
Édition. Valenciennes,
Jean-Baptiste Henry, 1790. [A
Valenciennes.÷ De l'Imprimerie de J. B. Henry, Imprimeur÷ du Roi.÷ 1790.] In-18 (84 x 133 mm.)
broché sous une couverture de papier jaune décorée
d'un sobre encadrement, exemplaire en très bon état.
Ouvrage rare,
notre exemplaire porte l'ex-libris du bibliophile montois Léon
De Sailly.
Avocat et historien, Salomon Joseph
de Bavay (Valenciennes, 1751 - Douai, 1822) fut, notamment,
échevin de la Ville de Valenciennes et conseiller à
la Cour Royale de Douai.
Dans cet opuscule, notre magistrat se livre
à une charge ironique contre l'auteur anonyme du Calendrier
de la Ville de Valenciennes pour l'année 1790, imprimé
chez Pierre d'Hennin. Lorsqu'on apprend que l'auteur n'est autre
que le beau-frère de son imprimeur, on peut s'interroger
sur ses motivations : Salomon Joseph de Bavay avait en effet
épousé, en 1783, Anne Marguerite Henry (Valenciennes,
1761-1825), fille de Jean-Baptiste Henry (Valenciennes, ca 1730-1763)
et sœur de Jean-Baptiste-Adrien-Joseph Henry (1757-1826).
Bibliographie :
- Bauchond (Maurice), « Bibliographie
des almanachs de Valenciennes », dans Mémoires
du Cercle Archéologique et Historique de Valenciennes,
volume 3(1), 219-232.
Vendu.
DESCARMES (Alain) — Histoire satirique de la femme à travers les âges. Préface de Louis-Charles Royer. Illustration de l'auteur. Hors-textes de Julhes et Dubout. Paris, Les Éditions de Neuilly, 1949. In-8° (143 x 192 mm.) broché, 216 p., illustrations en noir dans le texte et quatre hors textes (1 en couleurs et 1 en bistre de l'auteur, 1 en bistre de Julhes et 1 en noir de Dubout), (collection « Amour et Sourires »).
Préface :
Suivre
une femme est un passe-temps agréable. La suivre pas à
pas, depuis les temps préhistoriques jusqu’à
nos jours, dénote un tempérament d’acier.
C’est cependant à quoi s’est
attaché mon excellent confrère Alain Descarmes,
dont l’ardeur est aussi vive que la sagacité.
Si vous désires savoir comment se comportèrent
Ève, Claudine de Culam, qui avait une passion pour son
« chien-chien » – que celui-ci,
d’ailleurs, lui rendait bien – les dames galantes,
chères à Brantôme, Madame de Rohan, qui dépensait
cinquante mille écus (pas des francs-papiers) pour le jeune
comte de Sault ; Ninon de Lenclos ; la duchesse de Berry ;
la comtesse de Castiglione, etc. Toutes les belles qui enchantèrent
leurs contemporains et font encore rêver les historiens,
lisez L’Histoire Satirique de la Femme, et vous serez
documenté.
Alain Descarmes ne manque point de malice égrillarde
et s’il fustige comme il convient, au nom dé la morale,
ces amoureuses dévergondées, on sent qu’il
trouve à ses corrections un certain plaisir.
Le pire est qu’il le fait partager à
son lecteur.
C’est la grâce que je vous souhaite.
13 euros (code de commande : 03363).
DESMET (Piet), KLEIN (Jean René) et LAMIROY (Béatrice) — Vous dites ? Répertoire d'erreurs courantes en français chez les néerlandophones. Leuven, Acco, 1993. In-8° (160 x 240 mm.) broché, 136 p., exemplaire en bon état.
En quatrième
de couverture :
Is
het conservatif of conservateur, importeur
of importateur, tirer of attirer l'attention ?
Hoe zegt u zich iets realiseren : se réaliser
quelque chose of réaliser quelque chose ?
Kent u het verschil tussen notamment, nommément
en à savoir ? Vous dites ?! geeft
een handig overzicht van fouten die Nederlandstaligen nog al te
vaak maken wanneer ze Frans spreken of schrijven. Dit repertorium
beperkt zich niet tot moeilijkheden op het vlak van de woordenschat,
maar behandelt tevens een groot aantal grammaticale items. Omdat
het hoofdzakelijk gaat om fouten en problemen onder invloed van
het Nederlands, is voor een contrastieve aanpak gekozen.
Dit boek richt zich niet alleen tot leerlingen
van het middelbaar onderwijs en studenten van het hoger onderwijs,
maar ook tot allen die om beroepsredenen correct en verzorgd Frans
willen schrijven en spreken.
Introduction :
Toute personne qui doit s’exprimer dans
une langue autre que sa langue maternelle cherche avant tout à
faire passer son message le plus efficacement possible. Pour atteindre
cet objectif, il importe de ne pas distraire son interlocuteur
par une multiplicité de déviances qui risquent de
nuire à la clarté de la communication.
Il ne faut pas se leurrer : atteindre le
niveau de compétence d’un usager natif demande une
somme d’efforts considérable et une pratique assidue
de l’autre langue. Faut-il pour autant se résigner
à s’exprimer de façon approximative et se faire
remarquer par des maladresses qu’on peut éviter ?
Nous ne le pensons pas, et c’est ce que cet ouvrage, dont
le but est essentiellement pratique, voudrait montrer. Depuis
de nombreuses années, la fréquentation d’étudiants
néerlandophones se préparant eux-mêmes à
enseigner le français nous a appris à repérer
un important noyau d’erreurs courantes et récurrentes
apparaissant dans des productions tant écrites qu’orales.
Il s’agit de difficultés qui ressortissent à
des domaines variés et dont le repérage dans les
grammaires et les dictionnaires peut demander beaucoup de temps.
En outre, nous avons pu constater plus d’une fois que certaines
questions n’y étaient pas abordées explicitement,
telles la différence entre plusieurs et quelques
ou encore entre les usages spécifiques du gérondif
et du participe présent. Ce répertoire n’a
évidemment pas pour ambition de remplacer grammaires et
dictionnaires, mais de rassembler une série de formulations
inadéquates qui arrivent spontanément sous la plume
ou dans la bouche d’un néerlandophone s’exprimant
en français.
Les erreurs relevées sont essentiellement
de deux types. La plupart sont de nature contrastive, suscitées
par l’influence de la langue d’origine sur le français
(constructions verbales, confusions lexicales dues à une
parenté formelle entre les mots des deux langues, etc.).
Par ailleurs, nous avons également retenu des erreurs qui,
tout en n’étant pas induites par le néerlandais,
menacent tout usager peu expérimenté du français
(on pensera, par exemple, aux confusions entre mots français
se ressemblant par leur forme).
N’ont pas été prises en considération
les questions d’orthographe et de prononciation que des dictionnaires
français usuels permettent d’éclairer sans
peine. Remarquons aussi que nous n’avons pas cherché
à refléter un usage puriste du français.
Une communication aisée avec des francophones passe par
des tournures peut-être encore critiquées par certains,
mais devenues tout à fait usuelles en français de
nos jours. Ainsi, nous ne signalons ni se rappeler de quelque
chose (devenu plus usité que se rappeler quelque
chose) ni le subjonctif derrière après que.
La présentation matérielle des
articles vise à faciliter l’utilisation de l’ouvrage
qui est divisé en deux parties : lexique et syntaxe.
L’ordre alphabétique de l’ouvrage répond
à un objectif pratique qu’un ordre thématique
ne réaliserait pas. Chaque article est signalé par
une entrée qui mentionne soit le ou les mots français,
soit la catégorie grammaticale (adverbe, préposition,
etc.) ou le phénomène traités (auxiliaires,
négation, etc.). La répartition systématique
en deux colonnes permet de disposer parallèlement les énoncés
corrects néerlandais et français. La forme incorrecte
(barrée et entre parenthèses) apparaît dans
la colonne du français, suivie éventuellement de
la rubrique « à noter » qui explicite
brièvement la nature de la difficulté évoquée.
Cette disposition devrait permettre à l’utilisateur
de se tester de façon autonome en partant des énoncés
néerlandais et en cachant la partie droite consacrée
aux équivalents français. À la fin de l’ouvrage,
on trouvera une bibliographie succincte ainsi qu’un index
des termes français et néerlandais traités.
Ainsi conçu, ce travail s’adresse
à un large public qui va des élèves de l’enseignement
secondaire aux étudiants du supérieur (universitaire
ou non), sans omettre tous ceux qui, pour des raisons professionnelles,
souhaitent vérifier leur emploi du français de façon
rapide et efficace.
10 euros (code de commande : 03392).
DESTATTE (Philippe) — L'identité wallonne. Aperçu historique. Namur, Présidence de l'Exécutif Régional Wallon, 1991. In-8° (209 x 211 mm.) broché, 106 p., nombreuses illustrations en noir et en couleur, bon exemplaire auquel on joint la feuille volante de 4 pages du texte de la préface de Bernard Anselme.
Avant-propos :
Mon pays, c'est la Wallonie : à
cette affirmation qu'il a souvent répétée,
Jules Destrée ajoutait que, politiquement, la Wallonie
était insérée dans un pays plus grand, appelé
la Belgique, qui participait à la civilisation de l'Europe
occidentale.
Aujourd'hui, et depuis dix ans, la Wallonie
existe institutionnellement sous la forme d'une Région
wallonne disposant de compétences et de moyens tangibles.
La Belgique subsiste, l'Europe se structure et constitue la principale
référence législative dans de nombreuses
matières.
La notion de « Wallonie »
était très nouvelle pour Jules Destrée. En
1886, il n'avait que vingt-trois ans. C'est cette année-là
que naît le mot « Wallonie », dans
son sens politique d'affirmation culturelle régionale,
lorsque le Liégeois Albert Mockel crée une revue
littéraire sous ce nom. Le terme prend rapidement toute
la force politique que nous lui connaissons, puisqu'en 1897, le
même Mockel préconise, pour mettre fin aux querelles
entre les deux peuples qui composent la Belgique, la séparation
administrative complète de la Flandre et de la Wallonie,
avec un parlement pour chacune d'elles et l'union des deux petits
États sous une chambre fédérale dont ils
éliraient chacun la moitié. Politiquement, des
Wallons affirment donc l'existence de la Wallonie depuis un siècle.
Il n'est pas inutile de s'en souvenir.
Les Wallons peuplent pourtant les 15.000 km2
de la terre wallonne depuis bien plus longtemps. L'historien Félix
Rousseau nous a appris que ceux-ci représentent les
descendants des plus anciennes populations ayant occupé,
depuis l'époque néolithique, les territoires qui
constituent aujourd'hui la Belgique. Ce sont eux qui ont développé
la métallurgie dans nos régions ainsi que le savoir-faire
technologique qui, au fil des siècles, des apports extérieurs
successifs et des révolutions industrielles, va constituer
un des caractères majeurs de la Wallonie.
L'autre élément déterminant
de notre identité, c'est la langue romane et, au-delà,
la civilisation française à laquelle nous participons.
Hérité de la conquête romaine et des cinq
siècles de romanisation qui ont marqué nos régions,
ce fait capital de l'histoire des Wallons explique, comme
l'a proclamé Félix Rousseau, leur façon
de penser, de sentir, de croire.
Les Wallons n'ont pas d'identité politique
commune avant le XIXème siècle. Leur domaine est
comme cette France de Fernand Braudel, fait de diversités,
cassures, ruptures et émiettements obstinés,
qu'ont rapprochés à grands pas l'industrialisation
et la prise de conscience sociale. « La Wallonie est-elle
née de la grève ? » se sont interrogés
les historiens en étudiant la grande convulsion ouvrière
– essentiellement wallonne – de cette année
1886 déjà évoquée. Médecin,
sociologue et leader ouvrier, César de Paepe a constaté
au moment même, c'est-à-dire lors de cette année
terrible, que le mouvement gréviste [...] s'est
propagé à travers toute la Wallonie depuis la frontière
prussienne jusqu'à Tournai. Il faudra pourtant attendre
de nombreuses décennies encore pour que l'on puisse voir
s'affirmer une conscience wallonne de la classe ouvrière,
notamment lors de l'insurrection de 1950, de même qu'à
l'occasion de la Grande Grève de 1961 et de l'action du
Mouvement populaire wallon.
Une région comme la Wallonie ne se construit
pas sans un mûrissement long et profond de ses différentes
composantes politiques, économiques, sociales et culturelles.
Les grands précurseurs de l'idée en ont tous été
conscients même s'ils ressentaient l'urgence de la démarche,
en raison de l'érosion continue de nos structures démographiques
et industrielles. Les Wallons d'aujourd'hui portent le bagage
des générations toujours enrichies d'apports extérieurs,
qui se sont succédé sur cette terre depuis les habitants
des marches celtiques, que l'on appelait Walha, au sud
et à l'ouest des régions occupées par les
Germains. Il ne faut pourtant pas s'y tromper : la Wallonie,
si elle existe actuellement dans son autonomie régionale,
c'est au peuple wallon et à quelques poignées de
militants qu'elle le doit, l'un et les autres profondément
attachés aux principes de la liberté et de la démocratie.
12 euros (code de commande : 03370).
DEVLIEGHER (Luc) — Rosmolens in de Westvlaamse kuststreek. 2de herziende uitgave. Brugge, 1983. In-8° (130 x 210 mm.) broché, 154 p., nombreuses illustrations en noir, (« Provinciaal Museum van het Bulskampveld te Beernem », katalogen en bijdragen, n° 2).
Inhoud :
- Inleiding.
- Inventaris.
- Alveringem, Oostover 33.
- Alveringem, Oostover 42.
- Blankenberge.
- Bredene, Blauwvoetlaan 2.
- Bredene, Kwade weg 3.
- Ettelgem, Klemskerkestraat 5.
- Gistel, Abdijstraat 75.
- Gistel, Abdijstraat 88.
- Hoogstade, Brouwerijstraat 11.
- Hoogstade, Colaertshillestraat 2.
- Hoogstade, Hoogstadestraat 16.
- Houtem, Driekoningenstraat 1.
- Izenberge, Izenbergestraat 142.
- Keiem, Dodepaardstraat 40.
- Koksijde, Burgweg 22.
- Lampernisse, Zadelstraat 7.
- Leffinge, Kalkaertsweg 12.
- Leisele, Beverenstraat 14.
- Leisele, Izenbergestraat 69.
- Meetkerke, Oostendse steenweg 53.
- Nieuwkapelle, Hazewindstraat 13.
- Oostkerke, Eienbroekstraat 3.
- Oostkerke, Zuidbroekstraat.
- Oostkerke Schipdonkvaart.
- Oostkerke, Sabtsweg 1.
- Oudenburg, Stationstraat 64.
- Ramskapelle, Dudzelestraat 84.
- Sint-Pieters/Brugge, Blankenbergse steenweg
370.
- Sint-Pieters/Brugge, Blankenbergse steenweg
456.
- Sint-Rijkers, Burgdreef 3.
- Stalhille, Cathilleweg 6.
- Stalhille, Paddegatstraat 3.
- Steenkerke, Juliaenestraat 1.
- Uitkerke, Scharebrugstraat 154.
- Uitkerke, Zeebruggelaan 168.
- Varsenare, Nachtegaalstraat 29.
- Vinkem, Zomerweg 7.
- Westkerke, Vanmassenhoveslag 2.
- Wilskerke, Fleriskotstraat 15.
- Wulpen, Wulpendammestraat 11.
- Zuienkerke, Nieuwe steenweg 140.
- Herkomst van de foto’s.
10 euros (code de commande : 03396).
FAIDER
(Paul) et DELANNEY (Henry) —
Mons. Préface d'Edmond Puissant. Mons
et Frameries, Union des Imprimeries, 1928. In-8° (169 x 250 mm.)
broché sous couverture à rabats, 191 p., illustrations
in et hors texte, un des vingt exemplaires numérotés
sur papier de Hollande (n° 20), non coupé et en
parfait état.
Cet ouvrage
a été publié à l'occasion du Congrès
Archéologique et Historique de Mons.
Table des matières
:
- Préface.
- Bibliographie.
Chapitre I. Coup d'œil
sur la ville de Mons et l'historique de son développement.
1. Panorama
de Mons.
2. Les grandes
dates de l'histoire de Mons.
3. Physionomie
morale.
Chapitre II. L'architecture
militaire.
1. Le château
des comtes.
2. Les enceintes
fortifiées.
3. Les établissements
militaires.
Chapitre III. L'architecture
religieuse.
1. Les églises
paroissiales (Église Sainte-Waudru - Église Sainte-Élisabeth
- Église Saint-Nicolas-en-Havré - Église
N.-D. de Messine).
2. Couvents
et monastères.
3. Refuges
d'abbayes.
4. Chapelles
et « capelettes ».
Chapitre IV. L'architecture
civile de caractère public.
1. L'Hôtel
de ville.
2. La tour
du Château, ou beffroi.
3. Constructions
et établissements d'utilité publique (Édifices
divers : Palais de Justice, Théâtre, etc. - Squares
et jardins - Cimetière - Puits et fontaines - Statues et
monuments commémoratifs.
4. Institutions
charitables et hospitalières.
5. Établissements
d'enseignement.
Chapitre V. L'architecture
privée.
1. Hôtelleries.
2. Maisons
et hôtels privés.
3. Anciennes
enseignes.
4. Intérieurs.
Chapitre VI. Institutions
scientifiques, musées, collections.
1. Bibliothèque
publique.
2. Dépôt
des Archives de l'État.
3. Institut
provincial et Musée d'hygiène.
4. Musée
d'histoire naturelle.
5. Musée
de peinture.
6. Musée
archéologique.
7. Collections
particulières.
Conclusion.
35 euros (code de commande : 03376).
FAUCHER (Daniel) — L'Homme et le Rhône. Paris, Gallimard, 1968. In-8 (141 x 223 mm.) broché sous couverture à rabats, 398 p., (collection « Géographie Humaine »).
En quatrième
de couverture :
Le
Doyen honoraire Daniel Faucher, de la Faculté des Lettres
de Toulouse, après des études géographiques
à Grenoble, principalement sous la direction du professeur
Raoul Blanchard, a écrit des articles sur la région
de Valence et sur la vallée du Rhône moyen.
Après sa thèse de Doctorat sur
cette région, nommé professeur de Géographie
à l’Université de Toulouse, il a consacré
toute sa carrière au Sud-Ouest de la France et subsidiairement
au Bas-Languedoc, sans perdre le contact avec la vallée
du Rhône. Il était donc tout désigné
pour étudier le Rhône dans ses rapports avec l’activité
humaine. C’est ce livre qu’il nous apporte aujourd’hui
sous le titre de L’Homme et le Rhône.
Tout au long de ses 812 kilomètres, le
fleuve traversant défilés étroits, plaines
étalées, les hommes ont eu à s’adapter
à la variété des régions traversées,
aux fougueuses violences du fleuve ou à ses pénuries.
Le Rhône lui-même s’est laissé utiliser
et, progressivement, dominer, puis aménager. Avec son prolongement
par la Saône, il deviendra la grande voie par où
se raccordera le Sud de l’Europe avec les pays rhénans
et les mers du Nord, cependant que leurs eaux fourniront de la
force électrique et faciliteront l’irrigation des
terres sèches.
Daniel Faucher a entrepris ainsi d’écrire
une sorte d’épopée d'un fleuve et des hommes
qui, depuis la préhistoire, ont été attirés
sur ses bords jusqu’au jour prochain où ils en seront
devenus pleinement les maîtres.
12 euros (code de commande : 03377).
FONTEYNE (Jean) — Droit et Justice en U.R.S.S. Bruxelles, Les Amitiés Belgo-Soviétiques, 1946. In-8° (122 x 183 mm.) broché, 103 p., exemplaire non coupé et en très bon état.
Introduction :
La
présente étude, écrite sous le nom du « Conseiller
Y », pendant l'occupation de la Belgique, a été
imprimée clandestinement, au début de 1943, au moyen
d'une machine Gestettner, à 50 mètres des murs de
la prison allemande de Saint-Gilles, dans une chambre réquisitionnée
par la commune pour les besoins de l'armée allemande.
Les quatre cents exemplaires de l'édition,
camouflés sous une couverture portant comme titre L'Épargne
de la Femme mariée, ont été rapidement
épuisés.
L'arrestation et la déportation de l'auteur
en ont empêché la réimpression.
L'intérêt grandissant que l'on
porte généralement aux formes démocratiques
d'organisation sociale, paraît en rendre aujourd'hui opportune
la publication sous une forme normale.
Au moment d'autoriser cette publication, nous
remercions ceux avec l'aide de qui l'ouvrage a, d'abord et dans
des circonstances tragiques, vu le jour : M. Georges Dassesse,
avocat à la Cour d'Appel de Bruxelles et Mme Georges Dassesse
qui prêtèrent, en 1943, leur toit, M. Raoul Dhaoedt,
avocat à la Cour d'Appel de Bruxelles, qui confectionna
les clichés et, parmi ceux qui s'attachèrent à
la diffusion, Mme Renée Blick-Bouffioux, avocat à
la Cour d'Appel de Bruxelles, et M. Robert Lejour, avocat à
la Cour d'Appel de Bruxelles, commandant des Partisans de Liège,
assassiné par l'ennemi.
7 euros (code de commande : 03361).
GALLAND (Paul) — 14-18. Histoire de la Grande guerre. Avant-propos de Maurice Genevois. Illustrations de André Lagrange. 2e édition. Paris, Durassié & Cie Éditeurs, 1974. In-8° (136 x 206 mm.) broché, 252 p., ex-libris manuscrit sur la page de titre, exemplaire en très bon état.
Avant-propos :
Victor
Hugo, si ma mémoire ne m’abuse, a noté je ne
sais plus où que l’un des avantages de la vieillesse
était d’avoir, outre son âge propre, tous les
âges. Il devait être alors sur le retour : car
il faut, pour apprécier la justesse de cette mélancolique
remarque, être soi-même sur le second versant et pouvoir
embrasser des yeux, à l’instant où l’on
se retourne, les perspectives de la route parcourue.
Le recul situe les plans. Cinquante années
d’une vie d’homme, cela confère un champ visuel
assez ample pour permettre d’être équitable.
Ainsi le septuagénaire prend-il comparativement une conscience
beaucoup plus juste de ce qu’a été sa jeunesse,
de la place et de l’importance qui lui reviennent dans sa
vie. Cela vaut pour tous les hommes. Mais ceux que leur destinée
a voués, en leurs jeunes années, à une épreuve
inattendue, hors de toute proportion avec l’expérience
normale, ordinaire, comment n'évalueraient-ils pas l’étrange
et douloureux privilège qui fut le leur et dont, bon gré
mal gré, ils doivent compte à leurs semblables ?
Voici dépassé, en effet, le cinquantième
anniversaire de cet été de 1914 où toute
une civilisation, de proche en proche, d’un bout du monde
à l'autre bout, a basculé dans une espèce
de nuit sanglante, chaotique, dont on ne savait pas sur quel avenir
elle se lèverait. Sur une ère différente,
à coup sûr. Meilleure ? Pire ? La réponse
nous échappe encore, et d'ailleurs la question n'est pas
là, s'agissant des survivants.
Que cette ère dût être meilleure,
ils l'ont cru presque unanimement, parmi et avec ceux qui ne sont
pas revenus. Il leur semblait que cela était dû à
leurs souffrances, aux sacrifices qu'ils consentaient. Faute d'une
telle foi, longtemps, obstinément fervente, leur énergie
aurait craqué. On leur a reproché de n'avoir pas
su protéger, sauvegarder la paix victorieuse qu'ils avaient
si durement conquise. A-t-on suffisamment songé à
la saignée terrible, interminable, qui pendant près
de cinq années a épuisé une génération
tout entière ? A-t-on seulement pensé que pour
ces hommes, retranchés de la communauté, fixés,
parqués dans une zone infernale, la pluie, la boue, le
soleil, les arbres sous le ciel, les maisons, l'air même
qu'ils respiraient avaient pris tout à coup une réalité
et un sens différents de ceux auxquels ils étaient
habitués ? S'est-on dit qu'ils avaient dû faire
l'apprentissage d'un métier impitoyable, s'adapter à
ses exigences terrible si Et que, de coupe sombre en coupe sombre,
leurs rangs s'étaient à ce point clairsemés
qu'il ne leur était plus possible, collectivement, de réoccuper
leur place, d'assumer intégralement, entre leurs pères
et leurs fils, la relève qui attendait aussi, avec eux,
les quinze cent mille jeunes Français qui ne reviendraient
jamais ?
Tous les anciens combattants, les vrais, savent
le prix douloureux de l'adaptation nouvelle que leur retour allait
réclamer d'eux. Ils avaient cru du moins que celle-là
serait facile, qu'ils y seraient aidés dès l'accueil.
Ils en avaient tant rêvé ! Ne parlons pas de leur
déception, encore moins de leur amertume. Ils se retrouvaient
dispersés, décimés et davantage, diminués
dans leur force physique, déconcertés par des habitudes
qui avaient été prises sans eux. On ne leur sut
pas bon gré de l'étonnement qu'ils exprimaient,
des loyales mises au point qu'ils tentèrent, parce qu'ils
les savaient équitables et les estimaient nécessaires.
C'était ce qu'on appelle « la vie »,
avec ses autres luttes, ses lois, son matérialisme tranchant
qui ne s'embarrassent point de sentiment.
Cinquante ans, c'est trop, ou trop peu. Du moins
l'occasion est-elle bonne, pour les vieux survivants de 14, de
jeter un regard en arrière. S'ils se retournent vers les
jeunes hommes qu'ils ont été, leurs capotes bleues,
leurs pantalons rouges, leurs lebels et leurs baïonnettes,
les souvenirs de leur calvaire les envahissent avec tant de force
qu'ils oublient ceux de leur âge mûr, les avatars
d'une civilisation nouvelle, incertaine, à travers un monde
bouleversé. Du moins s'aperçoivent-ils qu'ils ont
dépassé désormais la révolte et la
colère, comme aussi la vanité. Ce dont ils sont
sûrs, en revanche, c'est de n'avoir point failli à
ce qu'ont exigé d’eux, au plus ardent de leur vitalité
– c'est-à-dire, individuellement, au moment le
plus dur et le plus difficile –, des événements
absurdes dont ils n'étaient pas responsables. S’ils
interrogent par-delà les années, vivants ou morts,
les jeunes guerriers qu'ils ont été, la réponse
qu'ils en reçoivent fait un écho intégralement
fidèle à celle de leur propre mémoire :
« Il nous a été dévolu de combattre
et de mourir non au service de telle politique, mais à
celui d'une idée de l'homme qui engageait notre vie même.
Tels étions-nous à ce moment de la longue histoire
humaine, face à l'événement soudain :
obligés, et d’ailleurs consentants. »
Ils pourraient ajouter, sereinement : «
Nous aurions préféré, peut-être, que
ce destin, en un autre moment, désignât d'autres
vivants que nous. Mais l'heure venue, c'est nous qui n'y avons
point failli. Pas une fibre de notre être qui ne s'accorde
à cette certitude. Elle nous aura suivis jusqu'au bout
de notre vie. Nous croyons qu'elle est de nature à nous
garder, jusqu’au bout aussi, bonne conscience. »
8 euros (code de commande : 03381).
GÉRARD (R.-E.) — Une augmentation de la connaissance humaine réalisée selon le plan prophétique de la Bible. Bruxelles - Liège, Office de Publicité - Thone, 1922. In-8° (128 x 220 mm.) broché, 283 p.
Extrait de l'avant-propos
:
La raison d'être de ce travail est le
désir que nous avons d'être utile à ceux qui
cherchent impartialement la vérité et à ceux
qui, la possédant déjà – nous nous
adressons ici aux chrétiens personnellement instruits dans
les Écritures – veulent s'en assurer invinciblement
contre le doute parfois tentateur : nous voulons par-là
signaler un système d'idées capable, selon nous,
d'affermir et de consolider à jamais les convictions des
uns et de donner aux autres, même à ceux qui, avec
raison, exigent le plus de garanties possible au point de vue
de la méthode d'investigation scientifique, les principes
de salut tant pour leur sérénité intellectuelle
que pour leur sauvegarde morale.
Cet écrit, vu son caractère succinct,
ne peut, sans doute, traiter le sujet que dans ses généralités.
C'est un compte-rendu rapide qu'après avoir pénétré
personnellement dans la Terre Promise de la certitude nous nous
empressons d'adresser à ceux qui nous entourent pour leur
annoncer la bonne nouvelle, et les inviter, en leur donnant l'itinéraire
à suivre, à aller parcourir eux-mêmes les
régions sévères mais grandioses que nous
avons vues.
Le but que nous nous proposons : Indiquer la
voie qui mène à la vérité, n'en est
pas moins d'une singulière élévation et ne
peut manquer de paraître excessif aux vivants d'une époque
comme la nôtre où tant de penseurs adulés
ont tout fait pour ruiner l'autorité même de la raison
humaine et pour éliminer par-là du domaine des possibilités
l'acquisition de toute certitude. Il faut ramener cela à
sa juste portée : la phase, qu'on traverse actuellement,
de relativisme, de désagrégation, dans tous les
domaines de la connaissance, ne marque nullement un état
définitif dans l'orientation de la pensée. Ce désordre
maladif de l'esprit humain n'est qu'un fait transitoire faisant
partie du développement systématique, prédéterminé,
nullement occasionnel de l'Histoire et soumis, comme tout autre
phénomène historique, au fonctionnement d'un mécanisme
régulateur (Loi de Brück) qui dirige l'Humanité
à son insu et sur lequel nous reviendrons plus loin. Si
nous éprouvons quelque appréhension en présentant
notre témoignage ce ne peut donc être à cause
du prestige illusoire et fragile d'une fausse philosophie adverse
mais bien à cause de la grandeur incomparable d'un sujet
qui, nous le disons en toute humilité mais aussi avec une
inébranlable conviction, intéresse au plus profond
l'avenir du monde et le sort moral de l'homme.
Sans doute, les facteurs de connaissance qui
seront signalés ici : loi de Brück, système
prophétique de la Grande Pyramide de Chéops, descendance
Israélite des Anglo-Saxons, Mathématique de l'Histoire
et Mathématique Biblique établies par Lagrange,
ne peuvent manquer de susciter un sentiment de curiosité
intellectuelle. Mais il convient de faire observer que la nature
même du sujet interdit de la manière la plus formelle
et la plus menaçante de considérer les vérités
dont il s'agit présentement comme un simple divertissement
de l'esprit. La portée du sujet que nous voulons indiquer
dépasse celle d'un simple débat intellectuel : ceux
qu'il nous sera permis d'atteindre et qui voudront bien aborder
méthodiquement, à leur tour, l'étude suivie
des données que nous signalons dans notre court travail,
seront sans doute aussi amenés à découvrir
par-delà des vérités d'ordre purement scientifique,
une Vérité d'un ordre encore beaucoup plus haut.
Le titre lui-même de cet opuscule suffit
à faire pressentir la leçon que nous nous proposons
de faire accepter. Il y a certainement des esprits impitoyables
à qui ce titre sera un véritable scandale et qui
nous estimeront du coup trop peu sage pour bien vouloir consacrer
quelque temps à l'examen de nos raisons.
15 euros (code de commande : 03383).
HANSE (Joseph) — Naissance d'une littérature. Bruxelles, Éditions Labor, 1992. In-8° (149 x 215 mm.) broché, XX, 320 p., (collection « Archives du Futur »), exemplaire en parfait état.
En quatrième
de couverture :
Après une traversée des débuts
de l'histoire littéraire belge qui permet au lecteur de
redécouvrir, notamment, ce que fut le romantisme dans les
provinces wallonnes, Joseph Hanse aborde l'œuvre essentielle
de Charles De Coster, à laquelle il consacra de nombreuses
années d'étude d'où sont issues les éditions
définitives de La Légende d'Ulenspiegel et
des Légendes flamandes, publiées respectivement
dans les collections Espace Nord et Archives du futur. L'auteur
révèle ensuite ce que représente l'édition
critique de l'œuvre d'Emile Verhaeren (dont les premiers
tomes vont paraître dans cette collection). Il étudie
enfin l'œuvre de Maurice Maeterlinck, à travers trois
de ses pièces (La Princesse Maleine, L'Intruse
et Sœur Béatrice) et sa poésie, dont
il a donné, en 1965, l'édition définitive.
6 euros (code de commande : 03378).
HELLENS
(Franz) — Le fantastique réel. [Bruxelles], Éditions Labor, 1991. In-8°
(124 x 200 mm.) broché, 132 p., (collection « Poteau
d'Angle »).
Un ouvrage
devenu rare !
Table des matières
:
- Avant-propos.
Première partie. Coup d'œil sur
quelques écrivains réels fantastiques.
- Le fantastique est-il
un genre ?
- Gérard de Nerval.
- De Baudelaire au Symbolisme
et au Surréalisme.
- Le sens naturel du
réel au fantastique.
- Edgar Poe et Herman
Melville.
Deuxième partie. Essai de définition.
- Les éléments
du fantastique réel, exemples.
- Rêve et poésie,
le rêve.
- Le merveilleux poétique,
rôle de l'imagination.
- Langage et technique,
le réel quotidien.
- Lewis Carrol, créateur
d'images et d'expressions verbales.
- Les mystiques.
- Thèmes imposés
et autres formes du fantastique réel.
Troisième partie. Retour sur moi-même
– essai de rétrospection.
- Du présent naturel
à l’au-delà de soi-même.
- D'où vient l'inspiration
?
- Forme d'une mémoire
oublieuse que réclame le lecteur ?
- Hasard et inactualité.
Vendu.
JOANNE (Adolphe) — Géographie de l'Aube avec une carte coloriée et 14 gravures par Adolphe Joanne auteur du Dictionnaire géographique et de l'Itinéraire général de la France. Cinquième édition. Paris, Hachette, 1896. [Paris÷ Librairie Hachette et Cie÷ 79, Boulevard Saint-Germain, 79÷ 1896÷ Droits de traduction et de reproduction réservés] In-8° (117 x 182 mm.) sous cartonnage d'éditeur, 58 p., illustrations en noir et carte en couleurs à déplier in fine, exemplaire en bon état.
Table des matières
:
- Département
de l'Aube.
I. Nom, formation, situation,
limites, superficie.
II. Physionomie générale.
III. Cours d’eau.
IV. Climat.
V. Histoire.
VI. Personnages célèbres.
VII. Population, langue, culte,
instruction publique.
VIII. Divisions administratives.
IX. Agriculture.
X. Industrie.
XI. Commerce, chemins
de fer, routes, voies navigables.
XII. Dictionnaire des
communes.
- Liste des gravures.
1. Nogent-sur-Seine.
2. Arcis-sur-Aube.
3. La Champagne Pouilleuse.
4. Une rue de Troyes.
5. Pierre Mignard.
6. Bar-sur-Aube.
7. Bar-sur-Seine.
8. Brienne-le-Château.
9. Cathédrale
de Troyes.
10. Portail de Saint-André,
à Troyes.
11. Jubé de Sainte-Madeleine,
à Troyes.
12. Intérieur
de Saint-Pantaléon, à Troyes.
13. Saint-Urbain, à
Troyes.
14. Vieilles maisons
à Troyes.
6 euros (code de commande : 03357).
LAVILLE (Laurent) — Nouvelle République. Suivie de Considérations sur Napoléon Bonaparte ; Par Laurent Laville cultivateur à Gaillac (Tarn). Paris, Bonaventure et Ducessois, 1848. [Paris÷ Imprimerie Bonaventure et Ducessois, ÷ 55, quai des Grands-Augustins, 55. ÷ 1848.] [La couverture porte la mention des éditions Garnier]. In-8° (145 x 227 mm.) broché, VIII, 140 p., bon exemplaire de ce très rare ouvrage, malgré une couverture légèrement défraîchie.
Il ne nous a pas été
possible de trouver des informations biographiques sur Laurent
Laville. Son rare ouvrage lui donne une place parmi les utopistes,
dans l’Avis il écrit :
Composé depuis quelque temps, ce petit
ouvrage av cv ait été laissé plusieurs années
dans l'oubli ; des amis, auxquels je l'ai fait voir, m'ont
conseillé de le soumettre au public. On y trouvera sans
doute des incorrections, mais il suffit que ma pensée soit
comprise ; je ne me donne point pour un écrivain bien
au courant des règles de l'art.
J'ai fait prendre naissance à ma Nouvelle
République dans la Turquie, pays qui n'en a guère
idée ; j'ai fait conquérir aux républicains
turcs plusieurs nations qui n'en ont pas entendu parler ;
mais, si le cadre est bon, il importe peu que tout y soit supposé.
J'admets une taxe aux fortunes, et sur cela
quelques-uns pourraient me dire communiste, ce mot étant
assez à la mode aujourd'hui. Cependant, je prétends,
tout au contraire, que le communisme ne saurait exister, car il
supposerait dans les hommes plus de vertu qu'ils ne peuvent en
avoir. Si l'homme a besoin d'un frein pour contraindre un accaparement
déréglé et préjudiciable à
la société, il a aussi besoin de quelque chose qui
l'excite et l'encourage dans toutes les productions utiles. Une
constitution qui n'aurait d'autre excitant que le travail dans
un but commun est trop au-dessus des forces humaines. Il faudrait
une vertu héroïque dont la trop grande partie des
hommes n'est pas capable. Un excitant est donc nécessaire
pour donner à l'homme de l'énergie, et pour lui
faire prendre goût et plaisir au travail ; cet excitant
se trouve dans la propriété : celui qui fait
bien fructifier son champ, ou qui travaille à quelque autre
production utile, travaille aussi pour la société,
et le bien général dérive ainsi d'un travail
qui semble n'avoir pour but que le bien particulier.
Je ne chercherai pas à justifier mon
ouvrage par des discours qui n'en changeraient pas la nature ;
d'ailleurs je ne l'ai pas écrit pour ceux qui aiment à
mordre. En équivoquant sur toutes choses on peut faire
dériver le bien et le mal d'où l'on veut, et les
sens détournés sont faciles à trouver. Ce
n'est donc pas à des critiques prévenus que j'adresse
mon livre, mais seulement aux francs républicains, c'est-à-dire
à ceux qui comprennent, sentent et pratiquent la fraternité ;
c'est aux hommes pénétrés de ce contraste
exorbitant qui laisse les uns sans pain et couverts de misérables
haillons, tandis que les vaines somptuosités des autres
suffiraient pour nourrir grassement un grand nombre de malheureux ;
c'est à ceux qui conçoivent que, sans un rapprochement
dans ces deux extrêmes, il n'y aura jamais de véritable
fraternité.
Mais, dira-t-on, l'économie, le labeur,
l'industrie, mènent à une fortune justement acquise ;
sans doute, et une noble aisance doit être le prix de la
vertu, tandis que le fainéant, le débauché,
le libertin, méritent de croupir dans la misère,
suite inévitable de leurs vices. Cependant, la fortune,
même justement acquise, devient vice quand elle est outrée ;
elle a besoin d'un frein pour ne pas devenir trop pesante en s'accumulant.
Il faut que les vicieux, s'ils s'animent d'une noble émulation
pour sortir de l'ordure du vice, trouvent quelque élan
pour se réhabiliter, et que les enfants vertueux et laborieux
aient la facilité de sortir de la boue où les auraient
précipités leurs pères : cette facilité
se trouvera dans l'absence des grandes et inutiles somptuosités.
Quelques-uns, j'en suis très-persuadé,
rejetteront mes principes, non pas ceux qui aiment véritablement
leurs frères, mais ceux qui trouveraient un grand mal à
ne pas dépenser vingt, trente, cent mille francs, etc.,
tandis que l'aspect d'un nombre infini de misérables manquant
de tout leur semble fort naturel.
Si, dans cette ébauche, je n'ai pas réuni
les éléments de l'union, de la fraternité,
et par conséquent de l'amélioration sociale, que
d'autres plus éclairés et plus capables que moi
y travaillent ; qu'ils cherchent et trouvent le véritable
but. Personne plus que moi n'applaudira des découvertes
destinées à donner des bases inébranlables
aux principes de la justice et au bonheur de l'humanité.
Bibliographie :
Lorenz, Catalogue général de
la librairie française, t. III, p. 184.
50 euros (code de commande : 03379).
LEUVEN (Adolphe de), FORGES (Philippe-Auguste Pittaud de) et DUMANOIR (Philippe) — Sophie Arnould. Comédie en trois actes mêlée de couplets, par MM. Ad De Leuven, De Forges et Ph. Dumanoir ; représentée, pour la première fois, sur le théâtre du Palais-comédienne et cantatrice Sophie Arnould (Paris, 1740Royal, le 11 avril 1833. Bruxelles, Lelong, 1833. [A Bruxelles.÷ J.-A. Lelong, Libraire-Éditeur,÷ rue des Pierres, n° 43.÷ 1833.] In-12 (93 x 140 mm.) broché, 71, [1 bl.] p., (collection « Nouveau Répertoire Dramatique de la Scène Française », 4e série - 1re livraison), bon exemplaire malgré un petit manque au dos et une déchirure, sans perte, au second feuillet de couverture.
La contrefaçon du théâtre
français en Belgique fut une entreprise particulièrement
prospère et François Godefroid indique qu'elle « connaîtra
son apogée avec la publication du Nouveau Répertoire
dramatique de la Scène française publié
par J.-A. Lelong, de 1832 à 1854, sans le consentement
des auteurs. »
La cantatrice et comédienne Sophie Arnould
(Paris, 1757-1802) connut une carrière remplie de succès
et son esprit acéré – qui inspira les
frères Goncourt – lui valut une grande notoriété.
Sa vie privée fut particulièrement bien remplie
et elle inspira plusieurs œuvres dont celle présentée
ici, un opéra-comique et un personnage dans la pièce
de Sacha Guitry, Chagrin d'amour.
Bibliographie :
- Godfroid (François), Aspects
inconnus et méconnus de la contrefaçon en Belgique,
pp. 31-54.
- Marchand (Sophie), « Mademoiselle
Clairon et Sophie Arnould vues par les Goncourt ou le théâtre
intime des actrices du XVIIIe siècle », dans
Cahiers Edmond et Jules de Goncourt, 2006, 13, pp. 23-35.
15 euros (code de commande : 03359).
LONDON
(Geo, pseudonyme de Samuel Georges London) — La Justice
et ses sourires. Illustrations
de Mme Favrot-Houllevigue. Paris, Librairie Générale
de Droit et de Jurisprudence, 1934. In-8° (119 x 185 mm.)
broché, 317 p., nombreuses illustrations en noir,
exemplaire en bon état.
Quarante-deux
récits et chroniques judiciaires de l'année 1932.
Table des matières
:
- Le
Syndicat des entôlés.
- Les Graisseurs de Sainte-Opportune.
- J’ai deux amours.
- La Vertu d’Aline et la souffrance
de Jean.
- Derrière la caserne.
- Le Nudiste au balcon.
- Les Duettistes du bain de vapeur.
- Quand la prisonnière veut s’échapper.
- L’Aventure de M. le Marquis.
- Dieu, le facteur et le nègre.
- Les Revers d’un roman d’amour
à l’envers.
- C’est la faute à Léa.
- Les Deux voleurs et la femme nue.
- L’Amazone au Whisky-soda.
- Où la mère a passé.
- Vingt-quatre chevaux et un cheval blanc.
- Le Mari fidèle et la cartomancienne.
- Échos correctionnels du réveillon.
- Deux et une.
- Le Mariage de Catherine.
- Quand la concierge fait rôtir le
balai.
- L’Amour en association.
- La Maîtresse chanteuse.
- Sombre histoire d’un veau.
- L’Heure de la justice.
- Pour la fête d’Adélaïde.
- Quand le chou-fleur est cher.
- À bord de 1’ « Arlanza
».
- Le réchaud de la postière.
- L’Aventure de M. Léon Blum,
catholique pratiquant.
- Le Front d’un notaire.
- La Pharmacienne et le pied-bot.
- L’Adjudant et ses poules.
- Quand les grenades pleuvent.
- La vilaine histoire de l’historien.
- La Mère Michel et son chat.
- Mado et ses valises.
- Quand l’amour meurt.
15 euros (code de commande : 03390).
[LOUISE-MARIE D'ORLÉANS]. DE GOLESCO (Hélène) ET DE WEISME (Augustine) — L’aïeule de nos rois. Louise d’Orléans reine des Belges 1812-1850. Paris - Courtrai, Éditions Jos. Vermaut, 1936. In-8° (134 x 200 mm.) broché, D, 267 p., illustrations hors texte, cachet à la couverture et à la page de titre.
Préface de Léon
van der Essen :
Voici
un beau livre, qui apporte, pour mieux connaître l'émouvante
histoire de la première reine des Belges, une documentation
recueillie avec soin et interprétée de façon
charmante.
Les auteurs de ce livre, Mesdemoiselles H. de
Golesco et A. de Weisme, nous ont donné en 1930 une attachante
biographie d'Adélaïde de Bourbon Penthièvre,
duchesse d'Orléans, qui fut couronnée par l'Académie
française et elles étaient ainsi bien préparées
pour entreprendre le travail qu'elles nous offrent aujourd'hui.
On sent, en lisant leur récit, qu'elles sont parfaitement
au courant des événements historiques sur le fond
desquels se détache la belle figure de Louise d'Orléans
et c'est sans effort apparent qu'elles situent les faits biographiques
qui la concernent dans l'ensemble de l'histoire européenne.
Rempli de tableaux charmants et très
évocateurs, parsemé de portraits dont on apprécie
la finesse et l'exactitude, entrecoupé de peintures de
mœurs consacrés à des milieux et à des
sociétés très différentes, ce livre
se lit comme un roman. Nous y apprenons à connaître
les vicissitudes de cette famille d'Orléans dont le chef
deviendra le roi Louis-Philippe, nous vivons avec eux les étapes
successives du malheur, de l'exil en Angleterre, de la rentrée
en France et nous ne nous étonnons pas que les «
vertus bourgeoises » dont se pare cette famille princière
lui font redouter le périlleux honneur auquel le peuple
français appelle son chef en 1830. Nous voyons se dérouler
dans une atmosphère toute faite de joies simples et familiales,
les étapes de l'éducation de la princesse Louise,
si timide et si affectueuse, si fine et si intelligente, si douée
pour la culture de l'esprit et la pratique des arts et dont le
destin fera l'épouse de notre premier roi des Belges. Toute
la première partie de ce livre constitue une contribution
très appréciable à l'histoire de France après
la chute de Napoléon Ier, non certes à l'histoire
bataille ou même à l'histoire politique, maïs
à l'histoire de la société française
du premier quart du XIXe siècle et des personnages de premier
plan qui y vivent et y sentent, y jouissent et y souffrent avec
toute la profondeur du cœur humain.
La deuxième partie du récit nous
mène en Belgique et nous apprend sur les débuts
du règne de Léopold Ier et sur les difficultés
qu'il rencontra de la part des Puissances européennes,
sur les conspirations que continuèrent pendant quelque
temps à tramer les « orangistes », sur l'ascendant
que graduellement notre premier Roi parvint à exercer en
Europe, des renseignements de réelle valeur. Mais tout
cela est vu « de l'intérieur » du ménage
royal où Léopold et Louise se comprennent, s'estiment,
s'aiment mutuellement de cette affection supérieure qui
est la marque des grandes âmes.
C'est de l'histoire de Belgique vue, non de
la rue, non des salons des ambassades, non des bureaux de rédaction
des journaux, mais de très près, dans l'intimité
de la famille royale et que de choses, tour à tour délicieuses,
tristes, angoissantes, elle nous révèle.
La société belge de 1830 à
1850 nous apparaît ici dans sa diversité, dans ses
mesquineries, comme dans son loyalisme, dans ses beautés
comme dans ses laideurs. Grâce à un choix judicieux
de reproductions de lettres intimes, nous voyons vivre tous ces
personnages et, surtout, nous sommes peu à peu amenés
à estimer, à admirer, à aimer la délicieuse
figure de notre première Reine, à comprendre le
rôle aussi discret qu'important qu'elle joua dans le domaine
politique international, à soupçonner la place qu'elle
devait occuper aussi bien dans notre vie nationale que dans le
cœur du roi son époux.
Ce ne sont pas des espèces de marionnettes
qu'on nous montre, comme il arrive quelquefois lorsque les historiens
en chambre qui ne se piquent pas de scruter le cœur humain
nous imposent leurs sèches « reconstructions ».
Nous voyons se mouvoir des hommes dont la joie
fait vibrer notre cœur, dont la tristesse nous émeut,
dont les sentiments élevés nous rendent nous-mêmes
meilleurs. Quoi de plus poignant que le passage de cette lettre
que Léopold I", alarmé par la grave maladie
de la reine, écrit à « sa bien chère
Victoria », – Victoria d'Angleterre : –
« Dire qu'il faut écrire de pareilles choses, en
parlant d'une vie si précieuse et d'une personne encore
si jeune, dont l'âme virginale est si forte. Vous me plaindrez,
car vous l'aimiez tant ! Dieu vous garde et vous préserve
de souffrances aussi faites pour vous briser le cœur ! »
Le lecteur, en suivant avec émotion le
récit de la mort de la reine et des manifestations de douleur
qui retentirent alors dans la Belgique entière, ne peut
s'empêcher de faire un rapprochement qui s'impose : le souvenir
d'une autre Reine, elle aussi jeune et belle, exquise et bonne,
et dont la mort provoqua dans le pays le renouvellement de scènes
que nos prédécesseurs vécurent en 1850.
Nous espérons que le beau livre de Mesdemoiselles
de Golesco et de Weisme aura comme résultat non seulement
de mieux faire apprécier le bienfait de la monarchie, dont
l'histoire se mêle si intimement à celle même
de la nation, mais de faire désormais associer en une seule
mémoire le souvenir de celle dont le départ nous
laissa inconsolables. Tant il est vrai qu'entre ces deux belles
figures de notre histoire, il y a d'innombrables points de ressemblance.
6 euros (code de commande : 03364).
MARIËN (M.E.) — La nécropole à tombelles de Saint-Vincent. Bruxelles, Musées Royaux d'Art et d'Histoire, 1965. In-4° (210 x 269 mm.) broché, 168 p., une illustration en couleurs en frontispice et nombreuses illustrations en noir, planches à déplier in fine, (collection « Monographies d'Archéologie Nationale », n° 3), ex-libris manuscrit à la page de titre, peu courant.
Extrait de l'introduction
:
Exhumés
il y a un demi-siècle, les matériaux provenant des
fouilles du Grand-Bois de Saint-Vincent constituent toujours un
des ensembles les plus cohérents que la section de la Belgique
Ancienne puisse présenter comme témoins du Premier
Âge du Fer. Toutefois, à part quelques brèves
notices, aucune publication n'a été consacrée
aux mobiliers de cette importante nécropole. La faute n'en
est certes pas aux fouilleurs, car le baron de Loë avait
préparé la description des sépultures et
des conditions de découverte des pièces, Edm. Rahir
avait dressé le plan général de la nécropole
et exécuté des plans schématiques et des
coupes d'une série de tombelles. Une série de photos,
prises lors des fouilles, venait s'ajouter à cette documentation.
Enfin, toutes les pièces avaient été pourvues
d'un étiquetage minutieux qui permettait le regroupement
des mobiliers.
Dans ces conditions il était permis d'entreprendre
la publication des matériaux archéologiques, pour
rendre accessible les résultats d'une fouille ancienne,
avec ses qualités et ses défauts. La technique des
fouilles ne correspond certes plus à nos conceptions. Si
les anciennes photos de fouilles ont été jointes
ici au texte, c'est qu'elles peuvent parfois révéler
quelque détail utile. D'autre part, les fouilles de contrôle,
exécutées en 1964, se sont bornées à
un seul objectif, vérifier l'absence de fossé d'enceinte
à la base de quelques tombelles nettement identifiables.
M. M. Couteaux a pu utiliser cette occasion pour prélever
quelques échantillons palynologiques qui seront utilisés
par lui dans une étude d'ensemble. En ce qui concerne la
topographie générale de la nécropole, bien
que le plan dressé par Edm. Rahir semble s'écarter
quelque peu en certains endroits de la stricte réalité,
il ne m'a pas semblé opportun de faire un nouveau relevé,
car ceci aurait eu pour résultat de créer des difficultés
insurmontables pour l'identification de toutes les tombelles et
pour l'attribution des mobiliers y correspondant. Dans ce même
ordre d'idées, bien que les fouilles de contrôle
aient fait apparaître quelque désaccord avec les
constatations anciennes, aucun relevé de coupe n'a été
substitué aux anciens dessins.
Les restes d'ossements incinérés
que contiennent actuellement les urnes ou qui sont conservés
dans les réserves de la section de la Belgique Ancienne,
ont été soumis pour examen au Dr. F. Twiesselmann,
Conservateur à l'Institut Royal des Sciences Naturelles,
qui les a jugés peu utilisables pour des déterminations
pouvant fournir des données sûres. De commun accord,
nous avons donc laissé de côté tout examen
des restes osseux.
20 euros (code de commande : 03395).
[PARTITION
- TRENET (Charles)]. Pic... Pic... Pic... Paroles & musique
de Charles Trenet. Paris,
Éditions Vanelli en dépôt aux Éditions
Raoul Breton, 1938 (date du copyright). Feuillet plié en
deux (176 x 270 mm.), [4] p., illustration de la couverture
par Jacques Margerin, 1 pli horizontal.
Air noté
aux pp. 2 et 3 et catalogue de « quelques succès
de Charles Trenet » à la p. 4.
5 euros (code de commande : 03365).
POSKIN (Arthur) — Traité de sylviculture. Troisième édition revue et complétée. Gembloux-Paris, Duculot-Librairie Agricole, 1949. In-8° (170 x 250 mm.) broché, 530 p., illustrations, (« Encyclopédie Agronomique et Vétérinaire », n° 5), exemplaire en grande partie non coupé.
Introduction à
la troisième édition :
La
Sylviculture a pour buts d'assurer la pérennité
de la forêt, de à son développement harmonieux
et de la former à sa destination économique.
Ses doctrines et ses méthodes étaient
basées autrefois, très judicieusement d'ailleurs,
sur une longue suite d'observations. Aujourd'hui encore, reste
d'application cette idée directrice, émise avec
tant de vérité et de précision, il y a près
de un siècle, par Parade, l'un des fondateurs de la science
forestière française : « Imiter
la nature, hâter son œuvre, telle est la maxime fondamentale
de la sylviculture. »
Dans ces derniers temps, la recherche scientifique
a dirigé une attention particulière sur la forêt,
sur les espèces végétales qui entrent dans
sa composition et sur le milieu où elle vit. La forêt
est considérée actuellement comme un organisme complexe
dans lequel interviennent non seulement le groupement végétal,
c’est-à-dire les arbres, dont le but est utilitaire,
ainsi que les autres plantes ligneuses ou herbacées, dont
le rôle n’est pas négligeable, mais aussi le
milieu, à savoir l'atmosphère et le sol. C’est
ce qui explique la place importante que doivent tenir dans la
Sylviculture moderne, les sciences qui, directement ou indirectement,
ont trait à la biologie de l'arbre et de la forêt,
comme la climatologie, la pédologie, l'écologie,
la phytosociologie, la phytogéographie, la génétique,
etc.
Certes, les forestiers ont toujours tenu compte
des rapports des végétaux ligneux avec le milieu
physique. En cette matière, ils ont été d'excellents
observateurs, des précurseurs même. Mais les nouvelles
disciplines, grâce à leurs doctrines fondées
sur la recherche et aux connaissances singulièrement élargies
qu'elles apportent, quoiqu'il y existe encore bien des lacunes,
donnent à la Sylviculture des bases scientifiques plus
solides et plus étendues, lui permettent de perfectionner
ses méthodes et d'appliquer d’une façon plus
précise ses théories à une situation déterminée,
quelle qu'en soit la position géographique.
Sans aucun doute, partout où elle joue
un rôle économique, la forêt doit être
adaptée par l’homme, aussi étroitement que
possible, au but poursuivi. Par conséquent, elle y diffère
plus ou moins de la forêt naturelle. Mais il importe de
réduire au minimum le trouble apporté aux lois biologiques
et, en tout cas, de ne pas diminuer la productivité du
sol. Ce n'est que par l'observation judicieuse de ces lois que
la forêt pourra satisfaire aux exigences du présent
et de l'avenir.
La Sylviculture subit donc une évolution
sérieuse et féconde en progrès.
Cette troisième édition conserve
le cadre général de l’ouvrage. Je me suis efforcé
d'y introduire, dans la mesure du possible et d’une façon
condensée, les connaissances nouvelles issues de la recherche,
de l’expérience et du mouvement des idées.
J’ai donc été amené à revoir
tout le texte, à le remanier et à le compléter.
Pour terminer, j’ai l'agréable devoir
d'adresser mes remerciements cordiaux à mes collaborateurs,
M. Boudru, chef de travaux, et M. Fouarge, chargé de cours,
pour l'aide précieuse qu'ils m'ont prêtée
dans la préparation de ce travail.
Je souhaite vivement que cette troisième
édition soit utile à la forêt et aux forestiers.
25 euros (code de commande : 03385).
PRÉVOT (Gérard) — Le démon
de février et autres contes fantastiques. Verviers, Éditions Gérard &
C°, Marabout, 1970. In-8° (115 x 180 mm.) collé,
179 p., illustration de couverture par Henri Lievens,
(collection « Bibliothèque Marabout - Série
Fantastique », n° 369), exemplaire en bon état.
Dédicacé
par l'auteur à la poétesse Claire Lejeune.
En quatrième de
couverture :
Un regard dans un miroir, dans la transparence
d’une eau dormante, un mot prononcé à la légère,
une lettre écrite à la hâte, une simple distraction,
un rien... et voici que brusquement surgissent à nos yeux
tout un peuple de spectres et de fantômes...
Et nous voici aussitôt assaillis par les
fantasmes, perdus au milieu des ténèbres, ballottés
entre la peur et le délire, hors du temps, hors de la mémoire...
Avec ses vingt et un contes du Démon
de février, dans un style net et percutant, Gérard
Prévôt nous impose la vision des mondes innommables...
Table des matières :
- Le démon de février.
- L'affaire du Café de Paris.
- Les amours de Pergolèse.
- Un jardin dans l'île d'Arran.
- Les confidences de Gert Verhoeven.
- Le mathématicien.
- Le feu purificateur.
- Le guitariste de minuit.
- Correspondance.
- Par temps de pluie et de brouillard.
- Des lions, un jour.
- L'amnésique.
- Le diable dans la forteresse.
- La valse interdite.
- Les fous de Damme.
- Le cadavre de Beachy Head.
- La doublure.
- La trajectoire.
- La petite gare de North Berwick.
- Étrange éclipse.
- Le rapport venu du Rhin.
Vendu.
SARTRE
(Jean-Paul) — Critique de la Raison dialectique. Précédé de Questions
de méthode. Texte établi et annoté
par Arlette Elkaïm-Sartre. Tome I : Théorie
des ensembles pratiques. Tome II : L'intelligibilité
de l'histoire. Paris, Gallimard, 1985. Deux volumes
in-8° (150 x 225 mm.) toilés sous jaquettes d'éditeur,
921 et 469 p., (collection « Bibliothèque
de Philosophie »), le tome I est épuisé
au catalogue de l'éditeur.
La première
édition est parue en 1960, du vivant de Sartre. Cette dernière
édition est établie d'après le manuscrit
original.
En quatrième de
couverture du tome I :
Sartre
présentait ainsi lui-même cette Critique de la
Raison dialectique :
« Y a-t-il une Vérité
de l'homme ? Personne – pas même les empiristes –
n'a jamais nommé Raison la simple ordonnance – quelle
qu'elle soit – de nos pensées. Il faut, pour
un « rationaliste », que cette ordonnance
reproduise ou constitue l'ordre de l'Être. Ainsi la Raison
est un certain rapport de la connaissance et de l'Être.
De ce point de vue, si le rapport de la totalisation historique
et de la Vérité totalisante doit pouvoir exister
et si ce rapport est un double mouvement dans la connaissance
et dans l'Être, il sera légitime d'appeler cette
relation mouvante une Raison ; le but de ma recherche sera
donc d'établir si la Raison positiviste des sciences naturelles
est bien celle que nous retrouvons dans le développement
de l'anthropologie ou si la connaissance et la compréhension
de l'homme par l'homme impliquent non seulement des méthodes
spécifiques mais une Raison nouvelle, c'est-à-dire
une relation nouvelle entre la pensée et son objet. En
d'autres mots, y a-t-il une Raison dialectique ? »
En quatrième de couverture du tome II :
Sartre poursuit :
« L’expérience dialectique,
dans son moment régressif, ne peut nous livrer que les
conditions statiques de la possibilité d’une totalisation,
c’est-à-dire d’une Histoire. Il conviendra donc
de procéder à l’expérience inverse et
complémentaire : en recomposant progressivement le
processus historique à partir des rapports mouvants et
contradictoires des formations envisagées, nous ferons
l’expérience de l’Histoire : cette expérience
dialectique doit pouvoir nous montrer si les contradictions et
les luttes sociales, la praxis commune et individuelle, le travail
comme producteur d'outils, l'outil comme producteur d'hommes et
comme règle des travaux et des relations humaines, etc.,
composent l'unité d’un mouvement totalisateur intelligible
(donc orienté). Mais avant tout... l’expérience
critique vise à recomposer l'intelligibilité du
mouvement historique à l'intérieur duquel les différents
ensembles se définissent par leurs conflits. Elle cherche,
à partir des structures synchroniques et de leurs contradictions,
l'intelligibilité diachronique des transformations historiques,
l'ordre de leurs conditionnements, la raison intelligible de l’irréversibilité
de l’Histoire, c’est-à-dire de son orientation. »
Les deux volumes : 40 euros (code de commande : 03386).
SHEHU (Mehmet) — Rapport sur les directives du VIIe Congrès du Parti relatives au 6e plan quinquennal (1976-1980) de développement économique et culturel de la République populaire d'Albanie présenté au VIIs Congrès du PTA le 4 novembre 1976. Tirana, Éditions « 8 Nëntori », 1976. In-8° (114 x 164 mm.) broché, 127 p., un portrait en frontispice, exemplaire en très bon état.
Mehmet
Shehu est né en 1913 en Albanie dont il fut le Premier
ministre de 1954 à sa mort. À l'issue d'une solide
formation militaire, il s'engagea dans les Brigades internationales ;
à l'issue de la guerre d'Espagne il fut interné
en France d'où il fut expulsé, en 1942, par le régime
de Vichy qui le remit aux autorités albanaises des mains
desquelles il réussit à s'échapper pour s'engager
dans la résistance communiste pour ensuite diriger la libération
de Tirana. Cinq années après la publication du livre
présenté ici, il fut assassiné par la police
politique albanaise suite à ses divergences avec Enver
Hoxha qui, après avoir quitté le giron soviétique
au début des années 1960, menait une politique isolationniste
qui aboutit en 1978 à la rupture avec la Chine et, en 1981,
avec la Yougoslavie.
Table des matières :
- Introduction.
- Les principaux résultats dans
la réalisation des tâches du 5e Plan quinquennal
(1971-1975) de développement économique et culturel
du pays.
I. La réalisation
des tâches dans le domaine de la production.
1. La production
industrielle.
2. La production
agricole.
3. Les investissements
et les constructions de base.
4. Les transports
et les communications.
II. L’exécution
des tâches pour la répartition de la production sociale,
pour l'amélioration du bien-être et le développement
culturel du peuple.
- Le projet de directive du VIIe Congrès
du Parti pour le plan quinquennal (1976-1980) de développement
de l'économie et de la culture.
1. Les tâches à
remplir pour le développement ultérieur de l’industrie.
2. Les tâches à
remplir pour assurer le vigoureux essor de l’agriculture.
3. Les investissements et
les constructions de base.
4. Les transports et les communications.
5. Les tâches à
remplir pour améliorer encore le bien-être du peuple.
6. Les tâches dans le
domaine de l’enseignement, de la culture et des sciences.
- Les tâches fondamentales à
remplir pour assurer la réalisation du 6e plan quinquennal.
10 euros (code de commande : 03360).
VANEIGEM (Raoul) — Pour l’abolition de la société marchande pour une société vivante. Paris, Éditions Payot & Rivages, 2002. In-8° (120 x 194 mm.) collé, 128 p., (collection « Manuels Payot »), exemplaire en bon état.
En quatrième
de couverture :
Jamais
l’histoire n’a permis de porter un regard aussi pénétrant
sur le sort inhumain qui nous est réservé, jamais
une telle lucidité ne s’est autant aveuglée
sur notre chance de le révoquer.
La tyrannie planétaire du profit mise
sur le caractère archaïque des réactions contestataires
pour accroître sa puissance en démantelant les secteurs
utiles à la société et en propageant une
misère existentielle qui multiplie les comportements suicidaires.
Notre seule chance d’abolir la civilisation
marchande consiste à favoriser l’émergence
d’une civilisation humaine en nous fondant, avec l’intention
de la dépasser, sur la seule et véritable nouvelle
économie.
Le temps est venu d’en prendre conscience
: notre richesse réside en une vie affinée par le
progrès de la sensibilité et de l’intelligence
humaines. Nous n’avons ni à la sacrifier ni à
la rembourser au prix de l'infortune. Notre combat n’est
plus de survivre dans une société de prédateurs
mais de vivre parmi les vivants.
Vendu.
VERQUIN (Fernand) — Pou no Catiau. Pougnée d'vîyettes montoises. Mons, Léon Dequesne, 1931. In-8° (160 x 240 mm.) broché, 48 p., exemplaire en bon état sur papier chiffon.
Jeannine Abrassart nous
apprend que Fernand Verquin, dit « L'Arsouye » (Landen,
1884 - 1955), né de parents montois, fit carrière
au Ministère de l'Instruction publique. On lui doit la
publication de vers et de pièces de théâtre.
Advertance :
Liseurs éié liseuses, éj' vos présinte
mi-mienme, sisn fée' n'masse dé morgniffes, ém'
toisième pétit live patois, el frère dés
Cloches Wallonnes qué j' leu z'ai bayé d' l'air
in 1912 ét in 1913.
Ej' vos l' baye comme il est : à l' bonne franquette !
Çà s'roit bé' n'atombé qu'ein spépieux
ou l'aute – qui séet fère dès nœuds
sans queue – én' trouv'roit nié qué
ci qué çà... S'i n'ést niè
contint, i n'a qu'à prinde dés cartes éié
jwer avec !...
Tout c' què j' dèminde, c'èst qu'in l' lisant,
i vos botte, vos f'sant rire ou avoir bon !
Qu'il apporte, à les ciens qui n' sont pu à Mons,
avé l'écho du carïon éié del
grosse cloque, lés mèyeures ramintevances !
Lon dès bords dè la Trouye, lon d' no Singe du Grand'garde,
lon d' no cayau,no cœur, in viéyssant, n'a nié,
pou çà, roblïé sés bonnes années
d' ropïeur ! Co pu qu'à c' temps-là, i boit
du lèet quand on palle dé Mons !...
Fidèle comme énne fumelle dé quié-canard,
tant qu'i buqu'ra, çà s'ra (margré tous lés
léeds porichinelle dé no bieu monde) pou canter,
pou cajoler, éié s'i faut, our r'vinger no Catiau
!
Sins tambour ni trompette, à la douce comme el marchand
d' cérises, èj' viés stiquer dins l' terre,
au piéd du Catiau, ein bouquêt d' vîyettes
du péys du Lumeçon.
Ej' swéete què l' pougnée d' més p'tités
fleurs invouye ès' fine ôdeur tourpiner à
l' coupette du Catiau : – ét qué l' vint d'
biseinlèeve el flair – avé l'air du Doudou
– jusqu'à l' huche du Paradis, pou dèe' r'
niffler d' binèesseté, nos tayes, nos ratayes èt
tous les Montois-cayau qui, là in-haut, sé l'coulent,
comme dès vrées coq-in-pâte, (dès Cos
sins choune ét sins arpoche !) déléez saint
Georges éié sainte Waudru !
Bibliographie :
- Abrassart (Jeannine), Lettres lumeçonnes. Bio-bibliographie
montoise, t. III, p. 233.
13 euros (code de commande : 03362).
WAELPUT (Gilbert) — La Ville surprise ou Les Tribulations de Maître Jacques. Ghlin, Éditions du Sablier, 1996. In-8° (134 x 204 mm.) collé, 183 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième
de couverture :
L’histoire
d’une ville. L’histoire d’un homme.
Une ville, envahie par surprise, face à
des amis, face à des ennemis. Qui est qui ? Qui l’emportera
?
Un homme, un artiste humaniste, face à
la menace, face à sa conscience. Qu’est-ce qui l’emportera
?
Ces déchirements se passent à
Mons au 16è siècle mais ils sont vrais partout et
toujours actuels.
Au centre de ces événements, Jacques
Du Brœucq, son journal supposé, son humanisme, sa
confiance inébranlable en l'amour, la tolérance
et la paix ; son Saint-Barthélemy aussi, merveilleuse
œuvre de maturité.
Malgré la guerre, la vie continue mêlant
le comique au tragique, la joie à la peine, le quotidien
à l'exceptionnel. Sans oublier les passions, comblées
ou contrariées.
Un roman passionnant.
Vendu.
aura lieu
le mardi 2 juin 2026
par courriel (b.waterlot@hotmail.com) ou par téléphone ou sms (+32 (0) 472 51 52 63).
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