lundi 2 novembre 2026

Les « nouveautés » du 3 novembre 2026.

 

 MISE À JOUR DU 3 NOVEMBRE 2026

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ANTONIADIS (Nicolas) — Un jardin au Borinage. Intermède poétique par Anna Lucarelli. Ghlin, Éditions du Coq, 2004. In-8° (124 x 201 mm.) broché, 76 p., (collection « Terres Contées »).


En quatrième de couverture :
   Nicolas Antoniadis naît en Grèce, en 1934, dans la région de Kavala (Macédoine). Il connaît une enfance difficile pendant les années de guerre, quand son village, Kokkala, est entièrement détruit et brûlé par les militaires bulgares qui occupent la Grèce. Durant le régime militaire et dictatorial grec, alors qu’il est encore aux études, communiste et humaniste dans l'âme, il connaît la prison et la torture.
   Contraint de s'exiler pour survivre, il choisit la Belgique et vient travailler comme mineur à La Bouverie, au cœur du Borinage. Pendant 12 ans, il exerce le plus dur des métiers, avant d'en pratiquer une dizaine d'autres.
   Ses textes parlent des conditions de travail des mineurs, de leurs doutes, de leurs espoirs. Écrits en grec ou directement en français, ils témoignent d’une lutte quotidienne menée pour les droits de l’homme, des travailleurs et des émigrés. Ils apportent la certitude qu'une vie ouverte sur le monde et les hommes qui le font, crée un homme nouveau.
   À 70 ans, père et grand-père comblé, Nicolas s'est reconverti en collectionneur de plantes, pour donner à son jardin et aux abords de l'autoroute du Borinage des allures de parc grec...
   Il peut ainsi laisser derrière lui une trace de toutes les couleurs : le bleu azur du ciel grec, le gris des guerres et des dictatures, le noir des mines de charbon et le jaune éclatant des pensées sauvages.

5 euros (code de commande : 03763).

 

[ARGENTERIE]. Mughal Silver Magnificence (XVI-XIXth C.) - Magnificence de l'Argenterie Moghole (XVIème-XIXème S.). [Bruxelles], Antalga, 1987. In-4° (208 x 297 mm.) broché sous jaquette illustrée d'éditeur, 228 p., abondante illustration en noir et en couleurs, édition bilingue (français - anglais), exemplaire en bon état.
   
Ouvrage édité sous la direction de Christiane Terlinden à l'occasion de l'exposition organisée Bruxelles et Genève en 1987.


Préface :
   Pendant des siècles, l'Inde a frappé l'étranger plus par ses richesses que par sa pauvreté, sorte de revers des images qui ont cours aujourd'hui. Les Grecs, les Romains, plus tard les Chinois, les Arabes, les Turco-Mongols. Les navigateurs européens à partir des Grandes Découvertes s'émerveillent devant l'abondance de l'or et de l'argent, des pierres précieuses, des perles... N'allons certes pas en déduire des conclusions simplistes sur une sorte d'âge d'or qu'aurait détruit la colonisation britannique. En effet, les observateurs perspicaces, notamment à l'époque des Grands Moghols, relèvent à côté de l'opulence de la cour et du relatif bien-être de telles régions, des signes de grande pauvreté aggravés par de redoutables famines. Néanmoins, l'ampleur des richesses existant à l'époque ne laisse pas de doute. Or, d'où provenaient-elles ?
   Le sous-sol est très modérément doté en minerais précieux, aussi, de tout temps, l'or et l'argent proviennent-ils de l'étranger. Pline l'ancien déjà se lamente de voir comment l'or et l'argent de Rome affluent vers l'Inde pour payer les importations de l'Empire, non seulement les célèbres épices, mais les textiles, cotonnades et soieries, ivoires et autres biens. Plus tard, à l'apogée des Arabes, ce sont les aciers indiens qui parviennent jusqu'à Damas, d'où ils partent plus loin sous forme d'épées.
   Nous sommes particulièrement bien renseignés sur le commerce international au temps des Grands Moghols (XVIe-XVIIIe siècle). Dans sa lettre à Colbert, François Bernier explique les circuits internationaux de l'or et de l'argent. « De celui qui sort de l'Amérique et qui se disperse dans les divers royaumes de notre Europe, on sait qu'une partie s'exporte en Turquie et qu'une autre partie passe en Perse », d'où les métaux gagnent l'Inde pour payer les denrées importées. « D'un autre côté, ces vaisseaux des Indes qui vont tous les ans » en Asie du sud-est ou en Afrique orientale, chargés de marchandises indiennes en reviennent avec de l'or et de l'argent. Enfin, les bateaux portugais, hollandais, britanniques, français viennent en Inde chargés de métaux précieux pour payer épices, cotonnades, ivoires, toiles peintes, calicots, mousselines et soie, salpêtre, laque...
   Ainsi, pendant près de deux millénaires, la balance commerciale de l'Inde est-elle positive. Comme le souligne Bernier, l'or et l'argent entrent de partout pour ne plus sortir.
   Cette tendance de base du commerce indien va se renverser à l'ère britannique, à la suite notamment du pillage du Bengale à la fin du XVIIIe siècle et des importations croissantes de produits manufacturés originaires du Royaume-Uni. Néanmoins, même aujourd'hui, il entre encore des métaux précieux en Inde, entre autres par la contrebande !
   De l'usage de l'or et de l'argent.
   Les usages sont multiples : à côté des lingots thésaurises, les métaux précieux ornent certaines statues des temples. Des masses considérables finissent en bijoux. Les femmes riches recourent à l'or, tandis que les simples paysannes se contentent de l'argent. Dans les villages, toute femme mariée respectable se doit de porter des chaînes en argent aux chevilles et des bagues aux doigts de pied, sans parler des bracelets, colliers et boucles d'oreilles.
   La vaisselle en or et en argent est réservée de tout temps aux classes aisées. Et c'est là où apparaissent de multiples courants artistiques : les traditions locales hindoues s'enrichissent avec l'arrivée des Musulmans originaires principalement d'Asie centrale et de la Perse. À l'époque britannique, les influences européennes deviennent manifestes avec de nouveaux objets (couverts en argent) et des articles de forme occidentale : plats, plateaux, coupes. On en trouve dans les palais des maharajahs et dans les mess des anciens régiments de l'Armée des Indes, trophées divers, plateaux gravés, coupes évoquant telle victoire dans un match de polo...
   L'industrie de l'argenterie reste très vivante aujourd'hui sous toutes ses formes : occidentalisée et traditionnelle.
   Dans les familles aisées des villes, la nourriture est servie sur un plateau en argent (thali) et dans de petits bols : on boit l'eau dans un gobelet en argent. Lorsque ces objets commencent à vieillir et à se rayer, la maîtresse de maison les donne à son orfèvre qui fond l'argent et refait les divers ustensiles.
   Quoique relativement peu connue en dehors du monde des spécialistes, l'argenterie constitue un important volet des arts de l'Inde. Diversité des origines, richesse et variété des formes, vitalité de l'artisanat contemporain... Ces caractéristiques sont remarquablement mises en valeur dans l'exposition qui nous est présentée aujourd'hui.

35 euros (code de commande : 03778).

 

[ART GRAPHIQUE - MOULIN RICHARD DE BAS] — Estampe du Secours National. Aidez la Nation à secourir ses enfants - Donnez au Secours National. Ambert, [ca 1943]. Xylographie, rehaussée de couleurs vives appliquées à la main ou au pochoir, imprimée sur une feuille (203 x 260 mm.) au filigrane « Auvergne à la main », avec une belle dédicace d'Henri Pourrat à Edmond Fouss, en très bon état.
Texte de la dédicace :
   « Sur le papier à la main de nos moulins,
   ce souvenir d'une fête donnée en 1942 ou 43
   aux Alsaciens devant l'église d'Ambert.
   Bien cordialement, pour Edmond P. Fouss
   (s.) Henri Pourrat.

   Le Secours national fut créé en 1914 afin d'apporter de l'aide aux familles des militaires et aux populations civiles victimes des combats ; cette organisation humanitaire fut réactivée en octobre 1940 par Philippe Pétain chef de l'État français de Vichy, elle disparut en 1944.
   Henri Pourrat (Ambert, 1887-1959) était animé d'un sentiment profondément régionaliste ; il consacra sa vie et son œuvre d'écrivain aux racines terriennes, à la paysannerie, à la littérature populaire, aux contes et légendes... C'est dans ce cadre qu'il fut séduit par les initiatives du maréchal Pétain et, notamment, par la « Corporation paysanne » créée en décembre 1940 dont le but était de mettre le monde agricole au service de la révolution nationale. Il prit les rênes du Secours national à Ambert et il s'appliqua à tout mettre en œuvre pour aider les familles de prisonniers, organiser la distribution des vivres, etc. Se rendant compte de la dérive collaborationniste du régime de Vichy, il s'engagea dans la protection des réfugiés juifs et coopéra avec les mouvements locaux de résistance. Passionné par l'artisanat local, il participa très activement au projet de musée du papier qui fut inauguré en 1943 dans le moulin à papier Richard de Bas ; il s'engagea également dans l'association « La Feuille blanche » dont le but était de « faire renaître les traditions de l'industrie papetière de la région d'Ambert ».
   Edmond-Pierre Fouss (Athus, 1893 - Virton, 1987) partageait les mêmes préoccupations qu'Henri Pourrat dont il était un grand lecteur et dont les théories sur la sauvegarde de la culture paysanne ont grandement nourri sa réflexion lors de la création du Musée gaumais de Virton en 1937. C'est cette proximité d'idéal qui est à l'origine de la dédicace de l'Auvergnat au Gaumais.

 

100 euros (code de commande : 03775).

 

[BELGIQUE - COMMISSION ROYALE POUR LA PUBLICATION DES ANCIENNES LOIS ET ORDONNANCES]. Bulletin de la Commission royale pour la publication des anciennes lois et ordonnances de Belgique. Tome XXXII. 1985-1986. Handelingen van de Koninklijke Commissie voor de uitgave der oude wetten en verordeningen van België. Deel XXXII. 1985-1986. Bruxelles, Commission royale pour la Publication des Anciennes Lois et Ordonnances de Belgique, 1989. In-8° (169 x 240 mm.) broché, XXXV, 229 p., couverture plastifiée, ouvrage provenant de la bibliothèque du professeur Jean-Jacques Hoebanx.


Table des matières :
   - In memoriam R. van der Made, p. III.
   - Procès-verbaux des réunions de la Commission, p. VIII.
   - Procès-verbaux des réunions de la Commission - Notulen van de vergaderingen van de Commissie.
   - Genèse et vie d'une loi : l'ordonnance de mai 1429 pour l'administration du Hainaut, par Jean-Marie Cauchies, p. 1.
   - De sententie van de Grote Raad van Mechelen gevende stemrecht aan de clerus naast de vier leden van Vlaanderen (5 november 1596), par M. Cloet et R. Petit, p. 49.
   - Textes relatifs à la coutume de Nivelles et à celles des Cours féodales de Brabant et de Genappe (1593-1611), par Ph. Godding et X. Rousseau, p. 65.
   - De keuren en statuten van de stad Roeselare van 1544-1545, par J. Monballyu et R. Opsommer. p. 175.
   - La création, le fonctionnement et la suppression du Corps administratif de Habay-la-Neuve (1793-1794), par Cl. de Moreau de Gerbehaye, p. 213.

13 euros (code de commande : 03793).

 

[BELGIQUE - ÉLECTIONS DU 31 MARS 1968]. Perspectives PLP. Bruxelles, Armand Beyens, 1968. In-12 (115 x 180 mm.) collé, 64 p., illustrations, exemplaire en bon état auquel on joint le feuillet avec le numéro attribué à la liste du Parti de la Liberté et du Progrès pour les élections.
   Rare publication éditée pour le scrutin anticipé faisant suite à la chute du gouvernement de Paul Vanden Boeynants, provoquée par l'affaire de Louvain (« Leuven Vlaams »), une crise linguistique majeure entourant la scission de l'Université catholique de Louvain qui provoqua des tensions communautaires qui furent le principal moteur du vote des électeurs.
   Le P.L.P. (Parti de la Liberté et du Progrès) – ancêtre de l'actuel MR (Mouvement Réformateur) – était à l'époque dirigé par Omer Vanaudenhauve ; Armand Beyens était le directeur politique du parti, à ce titre, il a signé de nombreux documents de propagande électorale.


Message du P.L.P. :
   Ce message s’adresse :
      - à ceux qui aiment leur pays
      - à ceux qui préfèrent l'unité au déchirement
      - à ceux pour qui, en Belgique, la seule langue est celle de la compréhension.
      Belge,
      Vous allez devoir voter.
      Quel est le véritable enjeu des élections nouvelles ?
      Il y va de la sécurité et de la stabilité de notre pays et donc de la sécurité et de la stabilité de chacun de nous.
   Ces élections ne sont pas comme les autres.
      Le pays avait un bon gouvernement, qui bénéficiait de la confiance et de la sympathie générale.
      Ce gouvernement devait encore diriger le pays jusqu’à la fin de la législature, c'est-à-dire pendant 14 mois encore.
      Il était nécessaire que le gouvernement continue son œuvre de restauration, car de nombreux problèmes sérieux se posent toujours au pays : reconversion ou développement économique ce certaines régions, lutte contre le chômage, relance économique, accélération des travaux publics.
      D'importantes décisions avaient été prises dans tous ces semaines. Leur exécution allait nécessiter plusieurs mois de travail. Ces mois de travail ont été refusés au Gouvernement par quelques-uns pour qui une mauvaise querelle prend plus d’importance que le sort du pays et le bien-être de ses habitants.
   L’enjeu des élections nouvelles.
      Il vous faut donc choisir.
      Il faut choisir entre l’extrémisme et le séparatisme ou l’unité.
      Il faut choisir entre : aimer son pays ou le voir déchiré.
      Il faut choisir le langage de la compréhension et de la bonne volonté ou celui de l’intolérance et du fanatisme.
   Vivre ensemble comme des Belges que nous sommes.
      Le pays, la Belgique, ce sont des hommes, des femmes et des enfants qui vivent ensemble.
      Est-il possible de démentir sa propre nature ?
      Est-il possible d’étouffer ses aspirations naturelles ?
      La manière belge de vivre n'est pas un slogan, c’est une réalité quotidienne.
      Pour nous tous, la liberté n’a pas de prix.
      Sans elle, la vie est impossible.
      La vie communautaire n’engendre aucune faiblesse. Elle est une source constante de forces vives.
      La Belgique a suivi irrésistiblement le grand mouvement du monde contemporain. Son évolution économique et sociale se retrouve dans chaque Belge en particulier et dans la manière de vivre belge en général.
      C’est un mouvement naturel auquel chacun se joint.
      Les nouvelles élections ne peuvent aller à contre-courant de la pensée et de la volonté de chacun.
   Belge.
   L’enjeu véritable des nouvelles élections, c’est vous.
      Vous devez choisir entre une Belgique désarticulée et une Belgique unie, habitée par des citoyens comme vous qui veulent rester profondément Belges.

8 euros (code de commande : 03792).

 

[BIBLIOPHILIE]. Peintres-Illustrateurs. Le livre illustré moderne depuis Manet. Préface par Jacques Guignard. [Saint-Paul-de-Vence], Fondation Maeght, 1969. In-8° (194 x 225 mm.) broché, 70 p., illustrations en noir, impression en deux couleurs (noir et rouge), exemplaire en bon état.
   Publication réalisée à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la Fondation Maeght, à Saint-Paul-de-Vence, du 5 juin au 5 juillet 1969.


Note des organisateurs :
   Nous nous proposons d'organiser, au cours des prochaines années, plusieurs expositions autour du livre illustré et des arts graphiques. Pour la première année, dans le cadre du Festival International du Livre, de Nice, la Fondation Maeght présente sous le titre « Peintres Illustrateurs » un large choix de livres illustrés modernes, de Manet à nos jours. Nous nous sommes efforcés de faire une sélection aussi représentative que possible des différentes tendances qui se sont succédé depuis Manet, mais notre choix était nécessairement très limité. Bon nombre de peintres importants et d'ouvrages de grande qualité ne figurent pas dans les salles de la Fondation. Ils trouveront leur place dans la prochaine exposition, en particulier toutes les tentatives des jeunes peintres pour faire sortir le livre illustré de sa forme traditionnelle.

15 euros (code de commande : 03784).

 

BOGDANOFF (Igor et Grichka) — L'effet science-fiction. À la recherche d'une définition. Paris, Éditions Robert Laffont, 1979. In-8° (134 x 215 mm.) broché, 423 p., (collection « Ailleurs et Demain / Essais »), exemplaire en très bon état.


La quatrième de couverture de Gérard Klein :
   La science-fiction pour vous, c'est quoi ?
   À cette question posée à brûle pourpoint, chacun, amateur ou profane, pense pouvoir répondre, tant, depuis le début du siècle, le genre sous ses formes diverses – anticipation, roman scientifique, politique-fiction, conte philosophique – hante notre imaginaire.
   Et pourtant ?
   Il fallait le mélange d'audace et d'ingénuité propre à Igor et à Grichka Bogdanoff pour poser cette question avec ténacité et diplomatie à plusieurs centaines de personnalités et de spécialistes chevronnés : Joseph Kessel et Paul Guth, Jean d'Ormesson et Philippe Sollers, Jacques Lacan et Michel Foucault, Ionesco et Barthes, Michel Tournier, Robert Sabatier, Salvador Dali, le président Valéry Giscard d'Estaing, le pape Paul VI, Louison Bobet et Jacques Anquetil, Robert Heinlein et Simone Veil, Isabelle Adjani et Françoise Giroud, Michèle Morgan et Tino Rossi, Jacques Chirac et Georges Marchais... Et Guy Béart, Alain Delon, A.E. Van Vogt, Alfred Sauvy, le général Bigeard et...et...et...
   Nommez qui vous voudrez. Il a au moins une chance sur deux d'avoir répondu. D'une manière ou d'une autre. En tout cas à sa façon. Et au fil de leur enquête qui partait comme un gag les jumeaux Bogdanoff avec leur allure de clones extra-terrestres devaient découvrir à leur stupeur et à la mienne l'effet science-fiction.
   La science-fiction est un révélateur social.
   Que révèle-t-elle ? L'espoir, l'angoisse, l'avenir, vus par un échantillonnage singulier, incroyable, de ce que l'on appelle l'élite. Tous des extra-terrestres.

15 euros (code de commande : 03757).

 

[CHARLEROI]. Documents et Rapports de la Société Paléontologique et Archéologique de l'Arrondissement Judiciaire de Charleroi. Tome IV. Mons, Manceaux, 1871. In-8° (160 x 243 mm.) broché, dos cassé, LX, 563 p., XIII planches hors texte, rare.



Table des matières :
   - Tableau des membres de la Société au 1er juin 1871, p. VII.
   - Sociétés avec lesquelles la Société paléontologique et archéologique de Charleroi échange ses publications, p. XIV.    - Assemblées générales (7 février 1870 - 8 août 1870 - 6 février 1871), p. XVII.
   - Correspondance.
      - Lettre de MM. E. Lancelot et A. Lebrun, p. XXXV.
      - Lettre de M. C. Lemaigre, p. XXXVI.
      - Lettre de M. Bernier, p. XXXVIII.
      - Lettre de M. le comte de Glymes, p. XLI.
   - Rapports.
      - Rapport annuel sur les travaux de la Société, lu à l'assemblée du 8 août 1870, p. XLVII
      - Rapport de la commission chargée des fouilles d'Aiseau en juin 1870, p. LIV.
      - Rapport de la commission chargée des fouilles de Villers-Potterie en septembre 1870, p. LVII.
      - Documents et analectes.
         - Notice topographique sur les cinq cantons de l'arrondissement administratif de Thuin, p. 3
      - Fiefs brabançons (suite)
, p. 19.
      - Remarques sur quelques charges féodales
, p. 41.
      - Recueil des titres sur la souveraineté dans la terre de Jumet
, par Cam. Lyon, p. 47.
      - Collection des actes de franchises, de priviléges, octrois, ordonnances etc., donnés à la ville de Charleroi, par D.A. Van Bastelaer, p. 71.
   - Mélanges paléontologiques, archéologiques et historiques.
      - Pierre gravée trouvée près de Brunehaut, p. 169.
      - Succession des princes des quatre anciennes souverainetés, dont le territoire démembré constitue l'arrondissement de Charleroi, par C. Vander Elst, p. 171.
      - Contestations politiques et religieuses survenues pendant les XVIIe et XVIIIe siècles entre la principauté de Liége et les Pays-Bas, au sujet du territoire de la Ville-Basse de Charleroi (suite), par C. Lyon, p. 213.
      - Notices historiques sur l'ordre des Franciscains dans l'arrondissement de Charleroi (suite), p. 343.
      - Notice sur Barbençon, par T. A. Bernier, p. 371.
      - Date de la fondation du Prieuré de Chapelle-lez-Herlaimont, par C. Lemaigre, p. 409.
      - Recherches sur l'étymologie du mot Bordia. - Charbonnage du Grand Bordia à Gosselies-Courcelles, par C. Lemaigre, p. 415.
     - Histoire métallique de Charleroi, accompagnée de la description et du dessin des médailles, par T. Van Bastelaer, p. 421.
   - Variétés et extraits.
      - Lettre de Louis XV après la prise de Charleroi en 1746, p. 523.
      - Note sur Charleroi extraite des manuscrits nos 6628 et 6674 à la bibliothèque de Bourgogne, p. 524.
      - Charleroi, Beaumont, Chimay et Thuin, en 1696, par L. Devillers, p. 528.
      - Anciens seigneurs du quartier d'Entre-Sambre-et-Meuse dans la province de Namur, par Cam. Lyon, p. 530.
      - Féaux Châtelains, p. 531.
      - Nobles et vaillants Thudinois, p. 531.
      - Soixante ans avant nous, p. 532.
      - Les chefs de l'administration du Hainaut. (1794-1871.), p. 533.
      - Répartition des impôts dans les communes du canton de Thuin à la fin du dernier siècle, par D.A. Van Bastelaer, p. 535.
      - Comment on respectait la force armée à Libre-sur-Sambre, en l'an VIII de la République, par D.A. Van Bastelaer, p. 537.
      - Ruines de l'abbaye d'Alne, par Falise, p. 538.
      - Concours de l'Académie d'Archéologie de Belgique pour 1872, p. 540.
      - Concours de la Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut, p. 541.
      - Nécrologie, p. 542.
      - Suite du catalogue des livres de la bibliothèque, p. 544.

40 euros (code de commande : 03795).

 

CHOT (Joseph) — La furie allemande dans l'Entre-Sambre-et-Meuse (journées des 23, 24, 25 & 26 août 1914). Charleroi, Imprimerie D. Hallet, 1919. In-8° (153 x 193 mm.) broché, 388 p., un portrait de Philippe Pétain en frontispice, quelques salissures sur la couverture, le corps du livre est en bon état.


Extrait de l'avant-propos :
   Au nom de mon beau et doux pays wallon torturé, pillé, ruiné par vous, au nom de cette terre patriote qui a tant souffert, j'ébauche cette histoire de vos crimes avec l'espoir que de telles pages pourront un peu contribuer à entretenir dans le cœur de mes compatriotes le souvenir de vos ignominies.
   Mon but est de retracer en ses grandes lignes, la marche en avant des armées allemandes à travers l'Entre-Sambre-et-Meuse et de montrer ce que fut la conduite de ces armées à l'égard des civils et des propriétés belges pendant les journées tragiques des 22, 23, 24, 25 et 26 Août 1914. Ainsi qu'il convient à un ancien universitaire qui a surtout à cœur le souci de la vérité historique, je me suis efforcé, afin de relater les événements avec prudence et circonspection, de réserver tout témoignage douteux. J'ai voulu me documenter sur les lieux mêmes, aux sources les plus sûres, les plus fraîches, les plus vives. J'ai comparé, contrôlé les assertions et, à différentes reprises, je suis retourné auprès des témoins oculaires que j'avais interrogés. Malgré mes précautions, je ne puis cependant prétendre avoir atteint toujours le but que je poursuivais. Le lecteur ne peut se rendre compte des difficultés qui surgissent lorsqu'il s'agit de vérifier l'authenticité de certains récits. Si, dans l'ensemble des faits, des témoignages catégoriques concordent avec d'autres, ils diffèrent cependant par le détail. Il faut tenir compte, pour s'expliquer ces divergences, des circonstances qui ont pu bouleverser tout-à-fait, à l'heure même de la catastrophe, des esprits d'ordinaire calmes et raisonnables. En ces heures chaudes de fièvre et de cauchemar, les imaginations les plus saines s'ébranlent, s'exaltent facilement et les unes finissent par prendre pour la réalité ce qui n'en fut que l'apparence.
   Ma documentation repose surtout sur les témoignages de ceux qui ont vécu et vu ces mémorables et cruels événements. Je n'ai pas eu d'autre livre à consulter que celui, aux pages frémissantes de vie, que m'a fourni une humanité opprimée, gens humbles pour la plupart. Ici, c'est un vieux curé français, comme celui d'Haybes, qui veut bien m'ouvrir la porte de son presbytère, seule maison restée debout au milieu d'un affreux tas de ruines ; là, ce sont des femmes de Dinant, de Surice, déchirées par la douleur, dont les époux, les pères, les fils, ont été massacrés sous leurs yeux ; c'est un échappé à l'hécatombe, un malin qui fit le mort au bon moment ; c'est un éclopé aussi, un fusillé qui me montre ses blessures à peine refermées. Et là haut, cachés dans les forêts, abrités dans les taillis, dans les excavations, dans les cavernes, ce sont des soldats français encerclés par l'ennemi avant d'avoir pu battre en retraite et qui vécurent, pendant trois mois, une vie pénible, tourmentée, soutenus dans leur misère par les bons habitants de la contrée, hommes et femmes, qui firent tout, malgré les menaces et les affiches, pour soulager ces infortunés. J'ai pu voir dans les bois, quelques-uns de ces exilés, j'ai pu les entendre. Bien plus, avec le concours de mes amis, j'ai pu arracher les plus intéressants à cette malheureuse existence.... Ces héroïques jeunes gens sont parvenus, pour la plupart, à gagner la Hollande et la France.
   C'est au début de l'hiver 1914 que j'ai parcouru à pied tout l'Entre-Sambre-et-Meuse, contrée que j'avais quittée à la fin du mois d'Août. Je n'oublierai jamais la navrante impression de deuil et de désolation qui nous prit lorsque, pour la première fois, nous traversâmes ce malheureux pays. Une tristesse infinie pesait sur la nature. Les villages abîmés dans une indicible torpeur paraissaient abandonnés. À part la navrante physionomie de quelques vieux paysans qui nous examinent du coin de l'œil, il semble, que la localité est morte et que toute la population a fui. Ah ! la lamentable odyssée à travers ces bourgs, beaux et riants hier, aujourd'hui ruines pitoyables qui s'échelonnent le long des routes, chaos où les poutrelles carbonisées, les lits de fer, les poêles, les bicyclettes, les machines à coudre, écrasés, pilés, tordus sous la masse des pierres et des briques effondrées, surgissent encore, rouges de rouille et couverts des poussières du plâtras.
   Ces ruines, ces vieux cimetières devenus tout-à-coup trop petits pour y entasser les cadavres des martyrs, cette misère, ce deuil, cette torpeur du pays, c'était le résultat de ces journées tragiques où s'élabora, s'exécuta le programme rouge dont les chefs du Grand État-Major inspirèrent le plan exécrable. Ceux qui ont vu se ruer à l'assaut des cités et des villages sans défenseurs ces légions effroyables, avant-garde scélérate des armées de Germains, n'oublieront jamais l'impression farouche, infernale, diabolique qu'elles produisirent sur eux. On a dit que les premières hordes de soldats qui traversèrent ce pays avaient été formées de la lie même de tous les régiments. C'étaient les lâchés des bataillons disciplinaires, les forçats, les jeunes brutes prêtes aux sales besognes.
   Ces affirmations ne reposent sur aucun fondement. En vérité, cette armée fut semblable aux autres, stylée, dressée, empoisonnée par le prussianisme, véritable cause de tous nos malheurs. Le mot d'ordre pour tous était qu'il fallait surtout s'imposer par la terreur, qu'il fallait rejeter tout vain scrupule humanitaire dont ne pouvait avoir cure une Allemagne enivrée par la certitude de son triomphe prochain...
   Que tous ces régiments fussent composés de gens aux mêmes consciences serviles et brutales, ceci est sans doute discutable. On a pu constater en effet, qu'en certaines occasions, des soldats refusèrent d'obéir aux ordres de leurs chefs. À Tamines, des fantassins trouvant la première hécatombe de civils suffisante, abandonnent la mitrailleuse qu'on vient de diriger sur le tas de malheureux villageois parqués devant la Sambre. C'est un officier qui se charge alors du rôle de bourreau. À Dinant, devant le mur de la maison Tchoffen, quelques soldats du peloton d'exécution chargé de fusiller un groupe de 120 civils, tirèrent de telle façon, que les balles ne touchèrent point tous ceux dont les officiers voulaient la mort. À Surice, un jeune soldat se met à pleurer à chaudes larmes quand on lui ordonne de tirer sur les malheureux paysans rangés pour le dernier supplice... À Haybes, un professeur de gymnase rugit de colère en voyant à quels actes de sauvagerie se livrent ses compatriotes auxquels il jette la seule épithète qui leur convient : Brigands !
   J'ai recueilli moi-même de la bouche de soldats thuringiens, dont j'ai les noms et auxquels il me plut de raconter dans les détails tout ce qui s'était passé à Dinant, à Surice, à Hastières et à Haybes, le désaveu formel de tant de crimes inutiles. Ceux-là, je le veux bien, ainsi que l'intellectuel soldat d'Erfurt, qui me confiait philosophiquement en Août 1915 : « Nous sommes un peuple fichu pour un siècle au moins, parce que nous avons pris l'habitude de nous laisser conduire par des hobereaux prussiens et par des fabricants de canons », représentent la conscience raisonnable de ce peuple que nous considérions hier avec respect et sympathie et que la mégalomanie impérialiste et le poison du militarisme ont conduit à l'abîme.

Vendu.

 

DAPOZ (Jacques) — Journal de l'Antenne rouge. Cuesmes, Éditions du Cerisier, 2007. In-8° (125 x 200 mm.) broché, 271 p., exemplaire en parfait état. 


En quatrième de couverture :
   1996.
   Mi-août.
      En Belgique éclate en plein jour l’affaire Marc Dutroux.
      La suite de l’histoire se déroulera à l’ombre.
   Septembre.
      Le Pape Jean-Paul II vient célébrer le quinze centième anniversaire du baptême de Clovis à Reims en compagnie du président de la République laïque Jacques Chirac.
      Sans aucun doute, c’est cela que signifie séparation de l’Église et de l’État.
      En Belgique, on jubile en silence.
   Fais-moi le son d’une bénédiction.
   Je te fais le son de la voix de Svetlana Broz, petite-fille de Josip Broz, Tito, maréchal autocrate de Yougoslavie.
   (...)
   Je te fais le son des paroles de Svetlana, invoquant la nécessaire dénazification des consciences.
   Je te fais le son du cœur de Svetlana, cardiologue de son état.
   (...)
   – On va se battre ?
   – Contre l’abrutissement organisé nous ne cesserons de résister.

7 euros (code de commande : 03762).

 

DELHAYE (Willy) — Histoire d'un bourg rural. Frasnes-lez-Buissenal des origines au début du XXe siècle. Ath, Cercle Royal d'Histoire et d'Archéologie d'Ath et de la Région et Musées Athois, 1993. In-8° (158 x 240 mm.) broché, 326 p., illustrations, exemplaire en très bon état.
   Cet ouvrage est le tome LIII - 1992-1993 des Annales du Cercle Royal d'Histoire et d'Archéologie d'Ath et de la Région et Musées Athois.


Table des matières :
   - Avant-propos - Sources.
   I. Le cadre géographique et toponymique.
      A. Présentation de la localité.
      B. Promenade parmi les lieux-dits de Frasnes.
      C. Lieux habités, friches et bois.
   II. De la préhistoire à l'époque franque.
   III. Le Haut Moyen Âge.
   IV. Les premières mentions de Frasnes.
   V. Sous le régime féodal.
      A. Seigneuries, hommes et propriétés foncières.
      B. Organisation de la communauté.
      C. Un phénomène annexe : les bourgeois forains d'Ath.
      D. Histoire et organisation féodales.
      E. Histoire et composition des principales seigneuries.
      F. Église et paroisse.
   VI. Démographie et vie locale jusqu'au XVe siècle.
      A. Démographie à Frasnes : un village déjà populeux.
      B. L'agriculture : l'activité de base.
      C. Des activités qui furent d'abord annexes.
      D. La vie quotidienne : la tête près du bonnet.
      E. Encore de l'agitation au XVe siècle.
   VII. Le XVIe siècle.
      A. Le sommet de la croissance.
      B. Insécurité dans nos campagnes.
      C. Pendant les troubles de la Réforme.
      D. La structure sociale.
   VIII. L'âge moderne.
      A. Le XVIIe siècle : le siècle des malheurs.
      B. La période autrichienne.
      C. La population frasnoise aux XVIIe et XVIIIe siècles.
      D. Parlons d'impôts.
      E. L'agriculture reste l'activité de base.
      F. Image de la société frasnoise.
      G. Activités industrielles et artisanales.
      H. Les institutions sociales.
      I. L'enseignement jusqu'à la fin du XVIIIe siècle.
   IX. Après la Révolution française.
      A. Sous le régime français.
      B. La période hollandaise.
      C. La situation économique vers 1830.
   X. Après la révolution de 1830.
      A. Vers le mi-siècle : la grande misère.
      B. État sanitaire de la population et hôpitaux.
      C. La situation économique vers le milieu du siècle : l'agriculture garde son importance.
      D. Industries et commerces.
      E. La construction des routes principales.
      F. La seconde moitié du siècle : vers le progrès.
      G. La situation économique après 1860.
      H. Les transports en commun.
      I. Maire et administration communale.
      J. L'enseignement au XIXe siècle.
      K. Progrès et mécanisation de l'agriculture.
      L. Festivités et réjouissances.
   XI. Histoire des industries et métiers ruraux.
      A. Les industries textiles.
      B. Les industries alimentaires.
      C. Les métiers du cuir.
      D. Les métiers du bois.
      E. Les métiers de la terre cuite.
      F. Les métiers de la cire.
      G. Les industries du métal.
   XII. En bref.
   Annexe I. Tableaux divers.
   Annexe II.
      1. Cens et rentes dus au comte de Hainaut en 1265-78.
      2. Précisions et compléments sur les fiefs frasnois.
   Annexe III. Les francs-alleux de Frasnes.

25 euros (code de commande : 03767).

 

DIMITROV (Georges) — Deux années de lutte héroïque du peuple espagnol. Paris, Bureau d'Éditions, 1938. In-8° (116 x 175 mm.) agrafé, 31 p.
   On ne présente plus Georgi Dimitrov (1882–1949) ; à l'époque de la publication de cette rare brochure, déchu de sa nationalité bulgare mais accueilli par l'URSS, il était le dirigeant de l'Internationale communiste (1934–1943).


Extrait :
   À l'issue de la deuxième année de guerre, le peuple espagnol tend toutes ses forces, mobilise tous les moyens et les ressources du pays pour résister aux envahisseurs fascistes. Il endure héroïquement des privations et des sacrifices inouïs, surmonte d'énormes difficultés, repoussant les attaques des barbares fascistes armés des moyens de massacre les plus modernes. Au cours de cette lutte, le prolétariat espagnol et les combattants antifascistes ont à combattre les incrédules et les hésitants, à écraser les agents trotskistes et autres agents fascistes. Les combattants de l'héroïque armée d'Espagne, en luttant sous les murs de Madrid, sur le front du Levant, dans les Pyrénées et sur le Littoral, luttent contre les ennemis jurés de toute l’humanité laborieuse. Le sang versé par eux et leurs frères, exalte les autres peuples à la lutte contre le fascisme. Leur lutte héroïque engendre de nouveaux héros dans les confins les plus reculés du globe : sur les champs de la grande Chine comme dans le lointain Mexique, de même que dans le camp même de leur ennemi mortel, dans les pays fascistes.
   Maintenant, la parole est au prolétariat mondial. Il faut tout faire pour assurer la victoire du peuple espagnol, car, ainsi que l'a indiqué Staline, le grand chef des travailleurs, dans son télégramme à José Diaz, secrétaire général du Parti communiste d'Espagne : « La libération de l'Espagne de l'oppression des réactionnaires fascistes n'est pas une affaire privée des Espagnols, mais la cause commune de toute l'humanité avancée et progressive. »
   Faire aboutir cette cause commune de l’humanité avancée et progressive – la libération de l'Espagne du joug des réactionnaires fascistes – cela signifie, dans la situation internationale présente, non seulement aider le peuple espagnol, non seulement contribuer d’une façon décisive à la défense de la Tchécoslovaquie contre le fascisme allemand et à la victoire du peuple chinois sur les conquérants japonais, mais cela signifie encore barrer la roule à d'autres agressions et à d'autres cri mes du fascisme barbare et sauvegarder la paix universelle.

12 euros (code de commande : 03773).

 

[DU VAL DE BEAULIEU]. Tribunal civil de Mons. Affaire du Val de Beaulieu. [Liège], Cloës et Bonjean, 1911. In-8° (185 x 275 mm.) agrafé, 18 p., exemplaire non coupé et en parfait état. 


   À la suite du décès, en 1909, du comte Frantz du Val de Beaulieu, il est question de la validité et de la transcription du mariage, en secondes noces, à Londres, en 1894, de ce dernier avec Maria de Los Dolores de Agullo.
   La reconnaissance du mariage a été confirmée et le jugement a permis de fixer définitivement quelles parts de l'immense fortune foncière de la famille (comprenant les terres et rentes autour du Hainaut et le domaine d'Havré) revenaient à la veuve et quelles parts étaient dévolues aux héritiers des autres branches ou du premier lit.

10 euros (code de commande : 03783).

 

FOSTY (Vera) — La Valeur ajoutée. Bruxelles, André De Rache, 1985. In-8° (166 x 253 mm.) broché sous couverture à rabats, 47 p., exemplaire en très bon état.
   Exemplaire dédicacé « À Madame De Ridder en fraternel hommage ».


Sur le rabat de la couverture :
   Vera Fosty, d'origine russe, est surtout connue comme spécialiste de la littérature russe, qu'elle a enseignée à l'université de Louvain et dans deux instituts supérieurs pour traducteurs et interprètes.
   Elle a signé pendant trente ans les chroniques de la littérature russe contemporaine dans le Soir. Collaboratrice du Figaro, elle a publié de nombreux essais et fait des conférences sur les lettres et la culture russe.
   Mais Vera Fosty est également romancière et poète. Venue tard à la poésie, devenue son mode d'expression favori, elle y trouve un retour aux sources musicales de sa prime jeunesse, ainsi qu'un lien avec le monde et l’humanité.

 

12 euros (code de commande : 03780).

 

[HAINAUT - SOCIÉTÉ DES SCIENCES, DES ARTS ET DES LETTRES DU HAINAUT]. Mémoires et publications de la Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut. 61e volume - 1910. Mons, Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut, [1911]. In-8° (173 x 237 mm.) broché, XVI, [252] p., cachet ex-libris de Paul Faider sur la page de titre, petit manque au coin supérieur intérieur du deuxième feuillet de la couverture partiellement insolée. 


Table des matières :
   - Liste des membres de la Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut (31 décembre 1910), p. I.
   - Programme des concours, 6 p.
   - Fête du LXXVe anniversaire et Fondation du prix Houzeau de Lehaie Séance académique du 16 mai 1909, 63 p.
   - Le naturaliste hollandais Pierre Lyonet. Sa vie et ses œuvres (1706-1789) d'après des lettres inédites, par Émile Hublard, 159 p.
   - Généralisation d'un théorème de François Deruyts, par Lucien Godeaux, 4 p.
   - Sur la génération de quelques courbes et surfaces algébrique, par Lucien Godeaux, 4 p.
   - Le théorème fondamental d'adjonction sur une variété algébrique à trois dimensions, par Lucien Godeaux, 7 p.
   - Sur les transformations birationnelles involutives qui mutent en elles-mêmes les droites d'une congruence, par Lucien Godeaux, 5 p.

13 euros (code de commande : 03796).

 

IRISH (William, pseudonyme de Cornell Woolrich) — La sirène du Mississipi. [Titre original : Waltz into Darkness.] Traduit de l'américain par Georges Belmont. Paris, Gallimard, 1950. In-8° (123 x 188 mm.) sous cartonnage et jaquette d'éditeur (face intérieure présentant une restauration à la tête et à la queue), 283 p., (collection « Série Blême », n° 4), exemplaire en bon état.
   L'édition originale de la traduction française du roman culte, chef-d'œuvre du suspense, qui fut adapté au cinéma par François Truffaut en 1969 (avec Jean-Paul Belmondo et Catherine Deneuve).


Sur la jaquette :
   L'histoire commence aux accents d'une valse romantique – triomphante et alanguie à la fois.
   Et tandis que les violons s'attendrissent, et que se déploient, pour le plaisir des yeux, les fastes et les grâces d'une fin de siècle – nous sommes en 1880 – le couple radieux tourne, tourne, sous le ciel éclatant de la Nouvelle-Orléans.
   Cependant, autour de lui, la nuit soudain s'épaissit, la musique se déchaîne en orage. Dans la tourmente, Louis et Julia enlacés, tournent toujours.
   Mais est-ce encore la valse île leurs premières amours, cette parodie titubante, grotesque et désespérée ?
   On dirait même que c'est la femme qui conduit maintenant, qui entraîne son compagnon désemparé au cœur des ténèbres. Et l'étreinte de ses bras autour de son cou évoque étrangement celle de l'araignée qui emporte sa victime vers le lieu du festin.
Marcel Duhamel, directeur de la collection, précise :
   Pourquoi appeler ceci un roman blême ou Suspense, plutôt qu'un roman noir ?
   Parce que vous êtes pris, presque depuis la première page, ou par l'atmosphère trouble, ou par quelque élément insolite, générateur d'une angoisse qui ne cessera de se développer pour atteindre un paroxysme insoutenable à la fin du livre. Et parce que cet ouvrage serait un roman remarquable par le style, l'ambiance étrange, le relief psychologique des personnages, même s'il ne s'apparentait pas au genre policier.
   Et même si vous détestez les romans policiers, vous aimerez cet ouvrage autant que les gens qui en lisent une douzaine par semaine.
   Dans chaque volume de la Série Blême, le mystère, l'angoisse ou la peur panique détermineront ce qu'inconsciemment ou consciemment le lecteur recherche : le choc émotif nécessaire au délassement cérébral et à la paix des nerfs.


 

15 euros (code de commande : 03788).

 

LEBAS (Émile) — Un coup de téléphone. Comédie de salon en un acte. Primée par le Gouvernement. 2e édition. Mons, Jean Gondry, s.d. [ca 1925-1927]. In-8° (160 x 243 mm.) agrafé, 22 p., exemplaire en très bon état. 


   Parallèlement à sa carrière de juriste, Émile Lebas (Mons, 1871-1952) – cousin de Marcel Gillis et de George Garnir – fut un prolifique littérateur en langue française et en dialecte montois ; on lui doit non seulement des poésies, des romans, des nouvelles, des essais, des journaux de guerre, mais aussi et surtout de nombreuses pièces de théâtre. La première édition d'Un coup de téléphone fut éditée chez P. Feron, en 1909 ; celle présentée ici le fut chez Jean Gondry dont l'établissement, « Les Presses réunies » étaient installées au n° 52 de la rue du Parc, à Mons.
Bibliographie :
   - Abrassart (Jeannine), Lettres lumeçonnes. Bio-bibliographie montoise : répertoire alphabétique des auteurs nés, résidant ou ayant vécu à Mons (édition revue, corrigée et augmentée), 2012, t. II, pp. 88-193.

9 euros (code de commande : 03765).

 

LIGNE (Charles-Joseph Lamoral, prince de) — Préjugés militaires. Édition du Centenaire par le Lieutenant Général baron de Heusch. Paris, Librairie Ancienne Honoré Champion - Édouard Champion, 1914. In-8° (132 x 193 mm.) broché sous couverture rempliée, LI, 160 p., un portrait en frontispice, rousseurs.
   Un notice précise : « L'édition du centenaire des œuvres du prince de Ligne est publiée sous les auspices du Cercle archéologique d'Ath et de la région par les soins de M. Félicien Leuridant secrétaire général du Comité d'Initiative de la Commémoration du Prince de ligne en 1914. »



Préface :
   Dans ma première édition j'ai été modeste comme un Ange. On ne gagne rien à être modeste, et la modestie est une fatuité ou une sottise, quand on n'a pas le mérite le plus éclatant. Il n'appartient pas à tout le monde d'être modeste. Il faut avoir un grand fonds de grandes actions pour cela. C'est l'indifférence sur le plus ou moins de connaissance qu'en a le monde, qui rend le grand homme modeste. Il n'est pas à cela près, et il enchante par le peu de prix qu'il y met. D'ailleurs les Batailles qu'il a gagnées, ou fait gagner, sont là. Elles déposent vis-à-vis de la postérité et font assez enrager plusieurs de ses Contemporains. Mais quand on n'a fait qu'y contribuer, et quand on a beaucoup vu, il est permis de parler de soi, de se croire de l'expérience, si ce n'est pas du talent, et d'avoir un avis sur le Militaire. On se compare quelquefois à ceux qui tout d'un coup se sont trouvé une réputation, sans savoir comment. On a vu dans plusieurs pays, créer et disparaître des Héros avec des Provinces. On a vu des Dieux et des foudres de guerre redevenir de pauvres Mortels. On se compare aussi aux Auteurs sur la Guerre, et il est permis de se dire : Plusieurs ressemblent à ce Philosophe grec qui, à la Cour d'Antiochus, impatientait Annibal. Plusieurs savent la composition des Phalanges Thébaines, des Sections Macédoniennes, et des Légions Romaines, et ignorent celles des Armées, dont ils portent l'uniforme. Rarement ceux qui savent écrire, vont aux Casernes, et rarement ceux qui y vont, savent écrire. La peur de passer pour un fou, si l'on dit du neuf, ou pour un sot, si l'on dit ce qui est à peu près connu, retient quelquefois. Mais Horace m'a rassuré, et au lieu de : Carmina Musarum et Virginibus, je m'écrie : Prœcepta non prïus audita Martis Sacerdos Militibus canto ; ou plutôt je ne chante pas ; je dis bien simplement ce que m'ont appris douze Campagnes, et quelquefois trois heures de réflexion par jour, sans en avoir l'air.
   Il y a moins de préjugés dans la Législation, la Physique, les Écoles, l'Éducation. On en a détruit d'utiles peut-être en Religion et en Morale, et on laisse exister ceux qui, à la Guerre, sont reconnus nuisibles tous les jours.
   Je ne conçois pas que tant de choses qui peuvent se prouver géométriquement, essuient des doutes et des contradictions.
   Je m'en vais dire dans ce premier Tome ce qui est mal. Je dirai dans le second ce qui est mieux. Si je n'ai pas raison dans cette partie-ci, qui est la plus difficile, j'aurai peut-être raison dans l'autre.
Table des matières :
   - Étude sur les « Préjugés et Fantaisies militaires », par le lieutenant-général Baron de Heusch.
   - À mon Maître.
   - Préface.
   - Préjugés militaires.
      - Des changements.
      - Des exclusifs.
      - De la cavalerie.
      - Des chevaux.
      - Sur l'infanterie.
      - De la tactique.
      - De la formation.
      - De l'exercice.
      - Des marches.
      - Des feux.
      - Le déployement.
      - Des masses.
      - De la supériorité de l'ennemi.
      - Des avancements.
      - De la discipline.
      - De la sévérité.
      - Excellence de notre armée.
      - De notre Constitution.
      - De la médecine.
      - Des hôpitaux.
      - Des termes.
      - Des semestres.
      - Des mariages.
      - Des magasins.
      - Des logements.
      - Des successeurs.
      - Des recruteurs et des recrues.
      - Des bagages.
      - Des bœufs.
      - De la distribution de l'ordre.
      - Du plus ou moins de mépris de la vie.
      - De la sensibilité dans le militaire.
      - Honneur.
      - De la religion.
      - Aux mécontents du service.


 

12 euros (code de commande : 03758).

 

[MARCION (dit du Pont ou de Sinope)]. ISRAËL (Gérard) — L'ombre de Marcion. Le retour en grâce de l'intégrisme dans l'Église. Paris, Payot, 2012. In-8° (140 x 225 mm.) collé, 158 p., exemplaire en très bon état.


En quatrième de couverture :
   Hors l'Église, point de salut : depuis 1962, Vatican II, puis la « réconciliation » entre chrétiens et juifs, les milieux les plus conservateurs de la catholicité et les « intégristes » expriment une sourde hostilité à l'égard du Saint-Siège. Les intégristes sont les plus radicaux : aucune incidence extérieure ne doit modifier la pureté de la religion de Jésus – ni le Dieu d'Israël, ni l'Ancien Testament.
   Leur modèle inavoué : Marcion, le prince des hérétiques, qui, au IIe siècle, prétendait que les évangiles avaient été dénaturés par certains apôtres soumis aux autorités juives, Marcion que la Grande Église a excommunié mais dont les théories continuent d'agir souterrainement.
   Qui donc était Marcion ? Quelles étaient ses thèses ? Pourquoi n'étaient-elles pas fondées ? Que signifierait sa réhabilitation pour les catholiques d'aujourd'hui, pour tous les chrétiens et pour les juifs ? Quels sont les rapports entre la divinité et l'extrême droite ?
   Intelligence et respect : telle est la marque de Gérard Israël lorsqu'il aborde les points sensibles du christianisme. Philosophe et historien des idées religieuses, il est notamment l'auteur de La Question chrétienne : une pensée juive du christianisme, ouvrage salué par la critique comme « un événement dans les relations entre juifs et chrétiens ».

10 euros (code de commande : 03789).

 

MILLER (Henry) — Le monde du sexe. [Titre original : The World of Sex.] Paris, Corrêa, 1952. In-8° (122 x 187 mm.) broché, 193 p., (collection « Le Chemin de la Vie »), exemplaire en bon état.
   
Exemplaire du tirage courant de l'édition originale de la traduction.


   L'édition originale de The World of Sex fut publiée aux États-Unis en 1940 ; son tirage était limité à 250 exemplaires. C'est Maurice Nadeau qui édita la traduction française présentée ici. À l'époque, Henry Miller était dans le collimateur de la censure française qui avait fait interdire la diffusion de Sexus. Le monde du sexe passa au travers des mailles du filet du ministère de l'Intérieur et échappa à la saisie. Paradoxalement, c'est Henry Miller lui-même qui, lassé d'être considéré comme un écrivain obscène, revit et modifia son texte à l'occasion de sa réédition en 1957. L'ouvrage que nous présentons ici contient donc la première version du texte.
En quatrième de couverture de l'édition d'une nouvelle traduction chez Bartillat, en 2013 :
   Dix-sept ans après avoir composé un premier état du Monde du sexe, Henry Miller décide en 1957 de reprendre son texte afin de le clarifier. C’est dire l'importance qu’il accordait à ce livre. Cette nouvelle version revue et corrigée, inédite en français, est ici proposée dans une traduction élégante qui respecte la pensée de l’auteur sans aucune censure. Ce texte bref et dense compte dans l'œuvre de Miller, car à côté de ses romans amples et chaotiques, il offre un concentré de sa pensée et de sa vie qu'aucun autre titre ne fournit aussi précisément. Écrit dans une langue somptueuse, il évoque des questions vitales qui touchent à l'unification de l’être. Le Monde du sexe constitue un vecteur pour atteindre son moi intime. À coup de souvenirs et d'envolées, l’auteur de Tropique du Cancer retrace les étapes fondamentales de son initiation amoureuse. Il nous livre une méditation joyeuse et profonde, une leçon de vie par temps de crise.

12 euros (code de commande : 03761).

 

MIRAMAR (Aloys) — Histoire pittoresque d'une famille de Palestine au pays de Jésus. Illustrée de 158 gravures. Préface de M. l'abbé Tricot professeur à l'Institut Catholique de Paris. Illustration des RR. PP. Lavergne et Roussel, O.P. Paris, P. Lethielleux, 1934. In-8° (144 x 225 mm.) broché, 164 p., illustrations, exemplaire en bon état.
  Un ouvrage peu courant !


Préface :
   « Instruire en amusant » : telle me paraît être la devise qui traduirait le mieux le dessein et la manière du charmant et docte conteur qui offre aujourd'hui aux enfants l'Histoire pittoresque d’une famille de Palestine, après les avoir réjouis et instruits avec l'Histoire pittoresque d'une famille égyptienne.
   J'imagine que l'auteur a gardé quelque souvenir amer des livres austères qui, au temps de sa jeunesse, furent pour lui des textes sans âme, sans couleur, sans vie, c’est-à-dire profondément ennuyeux. Comme M. Aloys Miramar aime les enfants, il a écrit ces pages pour eux, ayant constamment en mémoire ce principe que, pour les petits, l'histoire doit être une reconstitution imagée et animée du passé, sous peine de leur demeurer inintelligible ou de n'être pour eux qu'une froide nomenclature de faits et de dates.
   L'ouvrage est réussi à souhait. M. Miramar a imaginé de dépeindre en un récit amusant la vie, les sentiments, les mœurs, les usages, les occupations des gens de Palestine au premier siècle de notre ère. Les lettres de Rabbi Akkinaï à sa femme et à ses enfants sont d’un voyageur curieux autant que d’un observateur avisé. Le journal de route de ce Juif converti est une sorte d'en marge des Évangiles, admirablement documenté sous une forme pittoresque.
   Pour que cette reconstitution de la vie palestinienne au temps de Jésus soit encore mieux adaptée à l’esprit des jeunes lecteurs, M. Miramar a enrichi son texte de dessins composés par deux savants Dominicains, les RR. PP. Lavergne et Roussel. Et ainsi des illustrations non fantaisistes, mais scientifiques, constituent d’un bout à l'autre du livre le complément et le commentaire du récit.
   Pour les enfants qui veulent connaître les Évangiles, le livre de M. Miramar sera le compagnon le plus aimable, et je ne doute pas que bien des grandes personnes ne se laissent prendre au charme de ces pages.

12 euros (code de commande : 03776).

 

[MONS - CERCLE ARCHÉOLOGIQUE]. Annales du Cercle archéologique de Mons. Tome 76. Mons, Cercle Archéologique de Mons, 1994. In-8° (162 x 250 mm.) collé, XXXIX, 471 p., illustrations, plans à déplier, exemplaire en parfait état.


Table des matières :
- Comité du Cercle Archéologique de Mons, p. VII.
   - Nouveaux membres du Cercle Archéologique de Mons 1992-1993, p. VIII.
   - In memoriam Cécile Dumont (1944-1993), par Daniel Dereck, p. IX.
   - Nécrologie, par Daniel Dereck, p. XXV.
   - La vie du Cercle., par Daniel Dereck, p. XXIX.
   - Éphémérides 1992-1994, par Christiane Piérard, p. XXXV.
   - Monuments et sites classés en 1992-1993, par Christiane Piérard, p. XXXIX.
   - Cuesmes. Notes d'archéologie préhistorique, protohistorique, gallo-romaine et mérovingienne, par Éric Leblois et Daniel Pacyna, p. 3.
   - Les Louvignies-Bavay et les Amfroipret, deux familles de la noblesse hainuyère issues des Roisin au XIIe siècle, par Daniel Dereck, p. 73.
   - Les guerres de Louis XI au Pays de Haynau : le témoignage de Jean Molinet, par Jean Devaux, p. 95.
   - L'exploitation des étuves en Hainaut au temps de la Renaissance, par Karl Petit, p. 115.
   - Les fondations obituaires d'une paroisse rurale hainuyère sous l'ancien régime : Saint-Nicolas à Neufvilles, par Philippe Desmette, p. 131.
   - Aperçu des préoccupations hydriques à Mons au XVIIIe siècle, par Marc Libert, p. 169.
   - L'enlèvement et la destruction des cloches dans le département de Jemappes (1794-1802), par Albert Milet, p. 185.
   - La bibliothèque de François de Secus (1760-1836), par Luc Knapen, p. 209.
   - Les institutions locales de salubrité publique à Mons au XIXe siècle : la commission sanitaire locale (1831-1833) et le comité de salubrité publique (1848-1881), par Laurent Honnoré, p.311.
   - Une école congréganiste dans la lutte scolaire : les Sœurs de la Providence à Cuesmes, 1859-1895, par Paul Wynants, p. 367.
   - Le site de la gare de Quiévrain, par Bruno Merckx, p. 385.
   - Mélanges.
      - Alexandrine de Rye, chanoinesse de Sainte-Wadru (1589-1666), par Karl Petit, p. 409.
      - Pierres tombales de Leval-Chaudeville, par Cécile Dumont, p. 411.
      - Orfèvreries montoises du XVIIe siècle conservées dans le trésor de l'église de Diegem, par Albert Noirfalise, p. 413.
      - Jean Mabillon et Saint-Denis-En-Broqueroie. À propos de deux livres conservés à la Bibliothèque de l'Université de Mons-Hainaut, par René Plisnier, p. 423.
      - Les fortifications de Mons : l'après Vauban (1697-1700), par Philippe Bragard, p. 431.
      - Réflexions sur le mot Mama dans le refrain du « Doudou », par Baudouin Clerfayt, p. 451.
   - Liste des membres du Cercle Archéologique de Mons, p. 467.

Vendu.

 

[PARANUMISMATIQUE]. Jeton de compte en laiton frappé à Nuremberg (XVIIIe siècle) imitant un jeton officiel de l'administration française. Diamètre 21 mm. En bon état : reliefs très bien conservés, visage du roi, détails du champ et légendes sont parfaitement lisibles, pas de déformation majeure de la tranche et belle patine d'époque.

   Avers : Tête laurée de Louis XIV tournée vers la droite avec la légende abrégée LVD XIIII D G FR ET NAV REX (Louis XIV, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre).
   Revers : La figure d'un semeur (ou jardinier) en train de travailler son champ. La légende latine circulaire se lit CHIEN FAIT VALT L'OVVRIER (variante ancienne ou déformée de l'adage « La fin fait valoir l'ouvrier » ou en référence au soin apporté au travail).
   Exergue (en bas du revers) : Les initiales I · A · D ou similaires indiquent le maître graveur de Nuremberg responsable de sa fabrication (correspondant probablement au maître de compte allemand Johann Adam Dietzel (actif de 1746 à 1768) ou Johann Albrecht Dorn (actif de 1732 à 1783).
   Ce type de jeton était utilisé pour le calcul sur table ou également pour le jeu et comme outil pédagogique.

12 euros (code de commande : 03782).

 

[PILLET (Roger)] — Les oraisons amoureuses de Jeanne-Aurélie Grivolin, Lyonnaise. Illustrations de Vivien Maladine. [Bruxelles], Confrérie du Livre « Hors-Commerce », 1957. In-8° (124 x 182 mm.) broché sous couverture rempliée, 205 p., culs-de-lampe rehaussés d'une touche de couleur rose, 4 illustrations hors texte, (« Collection Miniature »), exemplaire numéroté sur vélin bouffant (n° 117), non coupé et en parfait état.


   Un brillant pastiche érotique du XVIe siècle sorti de l'imagination du poète Roger Pillet (1886-1918) qui fut imprimé pour la première fois à titre posthume en 1919 ; Pillet était alors présenté comme l'éditeur scientifique du manuscrit des confessions libertines d'une courtisane du nom de Jeanne-Aurélie Grivolin qu'il aurait découvert « dans une sordide boutique de bric-à-brac de la rue du X..., à Cherbourg. »
   Et pour ajouter au flou qui entoure cette édition, l'identité réelle de l'illustrateur Vivien Maladine reste un mystère qui fait partie de ces signatures fantômes nées dans les coulisses de l'édition clandestine bruxelloise...


 


 

Vendu.

 

PLISNIER (Charles) — L'enfant aux stigmates. Roman. Paris - Bruxelles, Maison du Livre Français - Éditions Labor, 1933. In-8° (120 x 185 mm.) broché, 233 p.
   Exemplaire du tirage courant de l'édition originale, dédicacé par l'auteur « À madame Elmire Thomée, ce poème en forme de roman... ».


Extrait de l'étude de Roger Foulon :
   L'Enfant aux stigmates, cette œuvre étrange – sous-titrée roman –, établira plus tard, avec minutie, les rapports unissant l'enfant à son environnement naturel et humain. Le livre date de 1933. [...] Ce n’est pas par hasard que Plisnier le dédie à la mémoire de sa mère (morte en 1924). Par un jeu fluctuant de projections, cette œuvre introduit un petit Jacques dans le cruel et le merveilleux de l'existence. Jacques, c’est à la fois Charles et son fils Jean. La mère, à la fois Marie Bastien et Alida Depriez (épouse de Charles Plisnier). Deux mères. Deux fils. Avec mille expériences vécues, oubliées, retrouvées pour dresser le décor nécessaire au rêve... Jacques, s'écrie Plisnier, je te nomme Judas, à cause que celui-là donne le plus triste baiser qui fut donné sur la terre et, séparant sa face de ses membres, mourut, possédé par l'orage... Ta mère te nomme Augustin, à cause de Monique et du jardin d’Ostie... Mais nous convenons de t'appeler Jacques, à cause des hommes...
   Ce Jacques-Charles-Jean vit dans une imbrication constante de souvenirs, de réalités, de rêves. Les faits, si quotidiens soient-ils, lui apparaissent nimbés dans une aura magique. Les explications qu'en donnera plus tard Plisnier sont toujours exemptes de causalité et basées sur un animisme enfantin ou un égocentrisme maladif. Et que le romancier parlant de ses premières années se soit ainsi laissé entraîner par le cœur plutôt que par la raison confirme bien cette passion étrange qu’il voue aux choses et, par-dessus elles, à sa mère...
Bibliographie :
   - Foulon (Roger), Charles Plisnier, p. 21.

30 euros (code de commande : 03764).

 

[POMBAL (Sebastião José de Carvalho e Melo, marquis de)] — Commentarius de republica in America lusitana, atque hispana a' Jesuitis instituta, belloque ab his cum Hispaniæ, Lusitaniæque exercitibus gesto, ex iis quæ asservantur in secretioribus conclavibus legatorum, qui cum plena Regum potestate negotia huc pertinentia in America administrabant, aliisque instrumentis certæ auctoritatis concinnatus. E Lusitano in Latinum conversus. [Lisbonne ?], S.N., [1760 ?]. In-8° (104 x 151 mm.) plein veau raciné d'époque, dos lisse, reliure frottée présentant un petit manque à la queue, [1 (titre)], [1 bl.], 77, [1 bl.] p., intérieur très frais et papier exempt de rousseurs et mouillures, belles marges, ex-libris de l'avocat montois Le Tellier.
   
Rare outil de propagande de 1760 : le conflit secret des Jésuites au Paraguay (Guerre des Guaranis ou des 7 Réductions).


   Selon le catalogue de la Bibliothèque Nationale du Portugal, cette édition fut probablement imprimée à Lisbonne, vers 1760.
   Il s'agit de la traduction en latin de la Relaçaõ abbreviada da republica, que os religiosos Jesuitas [...] estabeleceraõ nos dominios ultramarinos, publié à Lisbonne en 1757, et écrit par ou à la demande du ministre Pombal.
   Cette publication s'inscrit dans le cadre de la Guerre des Guaranis – également appelée « Guerre des Sept Réductions » – qui a opposé la coalition hispano-portugaise aux Amérindiens vivant dans sept réductions jésuites au Paraguay. Franc-maçon, ambassadeur du Portugal à Londres et à Vienne avant d'être nommé Premier ministre du royaume, Sebastião José de Carvalho e Melo fut l'un des hommes politiques les plus influents du Portugal. Résolument opposé aux Jésuites qui avaient résolument pris le parti des Guaranis en les armant et en les entraînant, Pombal fit publier ce livre en portugais et en latin et s'en servit comme un outil de propagande visant à servir son dessein d'exclure la Compagnie de Jésus de l'empire portugais.

300 euros (code de commande : 03771).

 

[RABELAIS (François)]. DEMERSON (Guy) — François Rabelais. Paris, Fayard, 1995. In-8° (152 x 235 mm.) collé, 350 p., cachet du musée de La Devinière sur la page de titre. 


En quatrième de couverture :
   La magie de la créativité littéraire de Rabelais opère si efficacement que, depuis l'origine, le public a tendance à imprégner de la vitalité de ses personnages la vie de l'auteur; on aime lui prêter la figure et les aventures de ces voyageurs dont l'errance « n'engendrait point mélancolie », de ces buveurs infatigables, géants truculents affamés de mangeaille et de gai savoir, de ce moine « bien fendu de gueule », débitant gaudrioles et jurons énormes, ne respectant ni Dieu ni diables, brocardant femmes, moines, vieillards tousseux de la Sorbonne...
   Mais, dans le cas de Rabelais, pour trouver l'homme, il ne suffit pas de chercher l'auteur. Pour tenter de le rencontrer dans sa vérité humaine, dans sa dimension historique, il faut contrôler par les renseignements que donnent de trop rares documents les indices tirés du monument littéraire qu'est le Pantagruel. Maistre François ne se confond pas avec l'auteur, au succès sans doute inattendu, qui signait Alcofribas ; en le situant dans son temps, dont il est le témoin autant que le critique, on apprend à estimer une intelligence curieuse des progrès de l'esprit d'investigation scientifique, mais épouvantée devant les désordres que laissent prévoir les innovations techniques, économiques, politiques ; un folkloriste bien au courant des traditions populaires, mais exécrant les superstitions encore vivantes dans les fêtes et les rites; un philosophe à la recherche du Mot qui résumerait la vérité, mais auteur d'almanachs ridiculisant les prophéties ; un archéologue partisan d'une réforme de l'enseignement, de l'armée, de la justice; mais aussi et surtout un des plus célèbres médecins d'Europe, attaché comme secrétaire aux représentants les plus influents de la diplomatie française. Pouvoir reconstituer la biographie intégrale de Rabelais, c'est s'insinuer dans les coulisses de l'histoire européenne de la première moitié du XVIe siècle.

6 euros (code de commande : 03766).

 

[RACINE (Jean)]. VIALA (Alain) — Racine. La stratégie du caméléon. Paris, Éditions Seghers, 1990. In-8° (175 x 225 mm.) broché, 278 p., (collection « Biographie »), exemplaire en très bon état.
   La quatrième de couverture recèle une curieuse coquille qui confond Jean, le père dramaturge, et Louis, le fils poète et auteur de mémoires sur son père...


En quatrième de couverture :
   Il s'agit d'abord ici d'une biographie d'écrivain, au sens classique : comment le modeste Louis [sic] Racine, né en 1639 à La Ferté-Milon, orphelin de père et de mère, charitablement formé par les Solitaires de Port-Royal, devint le dramaturge magistral d'Andromaque (1667), des Plaideurs (1668), de Britannicus (1669), de Bérénice (1670), de Bazajet (1672), de Mithridate (1673) et de Phèdre (1677), comment l'homme trahit Molière et rivalisa avec Corneille, comment l'historiographe du roi en vint, après Esther (1689) et Athalie (1690), à cesser un commerce de trente ans avec le théâtre et les comédiens au profit d'une fin de vie aussi édifiante qu'honorée.
   Mais il s'agit aussi d'une démarche biographique originale qui propose une thèse neuve sur Racine : celle de sa très grande conformité, de son adhérence, au pouvoir de son siècle. Bousculant en effet les interprétations usuelles – Racine le Janséniste, Racine « l'imitateur bien tempéré des Anciens », ou Racine « le chantre des passions » – Alain Viala nous montre un écrivain ambitieux, « gagneur », teigneux, qui mit un conformisme impeccable au service d'une rage tenace pour surmonter les injustices premières et faire carrière : ainsi, dès sa première ode célébrant le mariage du Roi et jusqu'à sa mort en 1699, Racine sut capter et transcrire les attentes du pouvoir politique, social et littéraire et pratiqua avec un zèle singulier ce que l'auteur nomme la « stratégie du caméléon ».

15 euros (code de commande : 03769).

 

RAGON (Michel) — L'accent de ma mère. Roman. Paris, Albin Michel, 1980. In-8° (146 x 225 mm.) broché sous jaquette illustrée d'éditeur, 267 p., exemplaire en bon état.


En quatrième de couverture :
   Rien mieux que le téléphone ne fait surgir les accents. Un jour, l'auteur de ce livre entend ainsi la voix de sa mère, et découvre qu'elle a un accent...
   Une rêverie naît de cette découverte : rêverie sur un patois, sur une ville (Fontenay-le-Comte), sur un pays (la Vendée), sur une ethnie sauvage aux convulsions sanglantes. Une rêverie qui est ce roman même, portrait d'une femme du peuple à travers des photos de famille, des lettres, des souvenirs.
   Si l'accent lie profondément cette femme à la terre qui est la sienne, s'il atteste viscéralement son origine, par contre, l'auteur-narrateur, intellectuel requis par la ville et les livres, constate du même coup que, lui, il l'a perdu. Tel est le motif, le moteur de sa quête : il doit remonter à ses sources, rechercher son identité ancestrale et culturelle et tenter défaire revivre cette mémoire du peuple, cette expression populaire qui se trouvait derrière l'accent de sa mère.
   Michel Ragon nous entraîne ainsi jusqu'au temps de son enfance provinciale, et tout un monde autarcique, rituel, monotone et singulier revit sous sa plume avec une extraordinaire vérité. En outre, de nombreuses allusions et références historiques (par exemple un éclairage insolite des Chouans dont l'auteur considère qu'ils menaient d'authentiques luttes plébéiennes) prennent dans le récit un poids d'intense nécessité, une saisissante valeur documentaire. Nous voyageons jusqu'au Québec et en Acadie, nous voyons passer Rabelais, Pierre Loti, Jean-Jacques Rousseau, Agrippa d'Aubigné, Molière...
   L'accent d'une mère concentrait donc en lui tous ces êtres, ces temps révolus. Voilà ce que met en lumière l'admirable livre de Michel Ragon, écrit dans une langue savoureuse, où l'humour relaie, et parfois exalte, l'émotion.

4 euros (code de commande : 03770).

 

ROLAND (Joseph) — Gerpinnes. Mons - Frameries, Imprimerie Dufrane-Friart, 1940. In-8° (168 x 251 mm.) broché, 48 p., planches à déplier in fine, (collection « Le Hainaut. Encyclopédie Provinciale - Dictionnaire Historique et Géographique des Communes du Hainaut »), exemplaire non coupé et en parfait état. 


Extrait :
   Commune de l’Entre-Sambre et Meuse. Arrondissement judiciaire et administratif de Charleroi, canton de justice de paix de Châtelet.
   Elle est bornée par les communes namuroises de Tarcienne et de Hanzinne au sud ; de Biesme-la-Colonoise à l’est ; et par les communes hennuyères de Gougnies, de Villers-Poterie, d’Acoz, de Joncret et de Loverval au nord ; de Loverval et de Nalinnes à l’ouest. Elle est traversée en son centre et suivant une direction générale nord-sud par la route provinciale de Châtelet à Florennes et par le chemin de fer de Châtelet à Givet, autrefois « le Grand Central », qui empruntent la vallée du ruisseau d’Acoz. Ce ruisseau, le principal de la commune, prend sa source à Hanzinne, au lieu-dit « Trô dou r’nô » (Trou du renard) et se jette dans la Sambre à Châtelet. Il reçoit sur le territoire de Gerpinnes les ruisseaux d’Ojète et de Saint-Pierre (à gauche), du Bru et des Ongnias (à droite).
   Historiquement, Gerpinnes ferait partie intégrante du « pays de Liège » si son passé ne l’avait toujours orientée vers le Namurois ; elle forme donc au milieu du « pays de Liège » une enclave namuroise appelée avec raison « pays de Gerpinnes ».

Vendu.

 

SARTOR (Marguerite) — Les tapisseries, toiles peintes & broderies de Reims. Préface de Jules Guiffrey. Reims, Michaud, 1912. In-4° (227 x 320 mm.) broché sous couverture rempliée, 190 p., illustrations dans le texte et 10 planches hors texte, tirage limité à 500 exemplaires numérotés (n° 347), couverture un peu défraîchie. 


Table des matières :
   - Préface.
   - Avant-propos.
   - Nomenclature des tapisseries :
      - Cathédrale :
         - Histoire du roy Clovis (XVe siècle).
         - Histoire de la vie de la Vierge (XVIe siècle).
         - Histoire de la vie de Jésus-Christ (XVIIe siècle).
         - Actes des Apôtres (XIXe siècle).
      - Palais archiépiscopal :
         - Histoire de la vie de la Vierge (XVIe siècle) [suite].
         - Histoire de la vie de Jésus-Christ (XVIIe siècle) [suite].
         - Tapisseries dites du « Cantique des Cantiques » (XVIIe siècle).
         - Tapisseries d'Aubusson (XVIIe siècle).
         - Ameublement. Tapisserie de Beauvais (XVIIIe siècle).
         - Ameublement. Tapisserie des Gobelins (XIXe siècle).
      - Église Saint-Jacques : Histoire de saint Jacques (XVIIe siècle).
      - Église Saint-Remi : Histoire de la vie de saint Remi (XVIe siècle).
      - Hôpital civil :
         - Tapisserie de chasse (XVIe siècle).
         - Verdure (XVIe siècle).
         - Verdure (XVIIe siècle).
         - Cartons de tapisseries (XVIIe siècle).
         - Toiles brodées (XVIIe siècle).
      - Hôpital général :
         - Histoire de saint Jean-Baptiste (XVIe siècle).
         - Histoire de Joseph (XVIIe siècle).
         - Fragments (XVIIe siècle).
         - Tapisserie à petits personnages (XVIIIe siècle).
         - Cartons de tapisseries (XVIIe siècle) [suite].
      - Musée :
         - Broderie en tapisserie (XVIe siècle).
         - Broderie en tapisserie (XVIIe siècle).
         - Tableau en tapisserie (XVIIIe siècle).
         - Cartons de tapisseries (XVe siècle).
   - Bibliographie.


 

45 euros (code de commande : 03785).

 

[SICILE - GRAVURE]. Sicilia Antiqua. Amsterdam, Arkstée et Merkus, 1774. Gravure sur cuivre destinée à figurer dans le tome I (planche I) de L'Histoire de Polybe, [...] Avec un commentaire ou un corps de science militaire, enrichi de notes critiques et historiques [...] Par M. de Folard. Papier assez frais avec son pli central vertical d'origine (lié à l'insertion dans l'ouvrage) ; très bonne impression et encrage parfait, les détails sont bien nets ; petites déchirures dans les marges n'affectant pas le sujet. Sous passe-partout (370 x 297 mm.).
Dimensions :
   - Cadre : 302 x 225 mm.
   - Cuvette : 309 x 233 mm.
   - Feuille : 339 x 254 mm.

   La composition et la cartographie d'origine sont l'œuvre du graveur parisien François-Jacques Desbruslins – qui s'était lui-même inspiré des travaux de Guillaume Delisle – pour l'édition originale de l'Histoire de Polybe publiée à Paris en 1727. Ce tirage de 1774 a été réalisé à Amsterdam à partir des cuivres gravés pour la Compagnie des libraires hollandais.
Bibliographie :

   - Bois (Jean-Pierre), « Polybe et le chevalier de Folard », dans La Grèce et la guerre. Actes du 25e colloque de la Villa Kérylos à Beaulieu-sur-Mer les 3 et 4 octobre 2014, Paris, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 2015, pp. 215-244. (Cahiers de la Villa Kérylos, n° 26).

Vendu.

 

STEER (John) — La peinture vénitienne. Traduit de l'anglais par Claude Bensimon. Paris, Thames & Hudson, 1990. In-8° (149 x 210 mm.) collé, 215 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « L'Univers de l'Art », n° 12), exemplaire en parfait état.


En quatrième de couverture :
   Si l'art de Florence vaut par son exigence intellectuelle, son amour du dessin, le rayonnement de ses formes, celui de Venise se distingue par son opulence et la sensualité de ses couleurs, directement tributaires de l'art byzantin dont il est l'héritier. Dans cette histoire très vivante de l'école vénitienne, John Steer s'attache à en analyser la singularité et à en suivre les développements entre le XIVe et le XVIIIe siècle. Dès le XVe siècle, avec les Bellini, les peintres vénitiens s'employèrent à utiliser l'espace, la lumière et la couleur comme autant d'instruments dramatiques – ce que démontre à loisir l'œuvre d'un Titien, d'un Tintoret ou d'un Véronèse. Avant que cette tradition ne disparaisse avec le dernier Doge, sous la domination napoléonienne, et en dépit d'un certain fléchissement au cours du XVIIe siècle, l'art de Venise devait connaître une ultime et somptueuse floraison avec l'art des grands vedutiste – comme Canaletto ou Guardi – et la fascinante dynastie des Tiepolo.

Vendu.

 

[THÉÂTRE]. Recueil factice de 13 pièces de théâtre imprimées à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle. In-8° (134 x 207 mm.) demi-veau brun, dos lisse sobrement orné de fers et de filets dorés, pièce de titre noire, manque à la queue, reliure solide et intérieur en assez bon état, table des matières manuscrite d'époque sur la page de garde.


   1. CORNEILLE (Pierre) — Le Cid, tragédie, en cinq actes et en vers ; de Pierre Corneille. Représentée, pour la première fois, à Paris, sur le Théâtre Français, en 1636. Paris, Fages, 1801. [A Paris, / Chez Fages, Libraire, boulevard Saint- / Martin, N°. 26, vis-à-vis le Théâtre des Jeunes / Artistes, et rue Meslé, N°. 25. / An X. (1801)]. 56 p.

   2. CORNEILLE (Thomas) — Le comte d'Essex, tragédie en cinq actes et en vers, de T. Corneille. Nouvelle édition. Paris, Duchesne, 1773. [A Paris, / Chez N. B. Duchesne, Libraire, Rue S. Jacques, au- / dessus de la Fontaine S. Bénoît, au Temple du Goût. / M. DCC. LXXIII. / Avec Approbation & Permission.] 52 p.

   3. SAURIN (Bernard-Joseph) — Béverley, tragédie, imitée de l'anglais, en cinq actes et en vers, de Saurin, de l'Académie Française. Représentée, pour la première fois, à Paris, sur le Théâtre Français, en 1768. Paris, Fages, 1802. [A Paris, / Chez Fages, Libraire, au Magasin de Pièces / de Théâtre, boulevard Saint-Martin, N°. 25, / vis-à-vis le Théâtre des Jeunes Artistes. / An XI. (1802)]. 56 p.

   4. SEDAINE (Michel-Jean) — Le Philosophe sans le savoir, comédie en prose et en cinq actes, Représentée par les Comédiens François ordinaires du Roi le 2 Novembre 1765. Par Monsieur Sédainé. Paris, Hérissant, 1767. [A Paris, / Chez Claude Herissant, Libraire-Imprimeur, / rue Neuve Notre-Dame, à la Croix d'or. / M. DCC. LXVII. / Avec Approbation & Privilége du Roi.] 71, [2 bl.] p.

   5. PIEYRE (Pierre-Alexandre) — L'École des pères, comédie en cinq actes, en vers, Par M. Pieyre, de l'Académie Royale de Nîmes ; Représentée pour la première fois, par les Comédiens François, le 1er Juin 1787. Troisième édition corrigée et augmentée. Paris, Debure, 1788. [A Paris, / Chez Debure l'aîné, Libraire de la Bibliothéque / du Roi et de l'Académie des Inscription, hôtel / Ferrand, rue Serpente, N°. 6. / M. DCC. LXXXVIII. / Avec Approbation et Privilége du Roi.] 127, [1 bl.] p.

   6. DIDEROT (Denis) — Le Père de famille, comédie en cinq actes et en prose, par Diderot. Représentée, pour la première fois, à Paris, sur le Théâtre François, en 1761. Paris, Fages, 1802. [A Paris, / Chez Fages, Libraire, au Magasin de Pièces de / Théâtre, boulevard Saint-Martin, N°. 25, vis-à-vis / le Théâtre des Jeunes Artistes. / An XI. (1802)]. 52 p.

   7. LESAGE (Alain-René) — Turcaret, comédie en cinq actes et en prose de Lesage. Représentée, pour la première fois, à Paris, sur le Théâtre François, en 1709. Paris, Fages, 1802. [A Paris, / Chez Fages, Libraire, au Magasin de Pièces de / Théâtre, boulevard Saint-Martin, N°. 25, vis-à-vis / le Théâtre des Jeunes Artistes. / An XI. (1802)]. 67, [1 bl.] p.

   8. BARTHE (Nicolas-Thomas) — Les fausses infidélités, comédie en un acte et en vers ; de Barthe, de l'Académie de Marseille. Représentée, pour la première fois, à Paris, sur le Théâtre Français, en 1768. Paris, Fages, 1802. [A Paris, / Chez Fages, Libraire, au Magasin de Pièces / de Théâtre, boulevard Saint-Martin, N°. 25, / vis-à-vis le Théâtre des Jeunes Artistes. / An X. (1802)]. 28 p.

   9. BOISSY (Louis de) — Le Babillard, comédie en un acte et en vers ; de Boissy, de l'Académie Française. Représentée, pour la première fois, à Paris, sur le Théâtre Français, en 1725. Paris, Fages, 1802. [A Paris, / Chez Fages, Libraire, au Magasin de Pièces / de Théâtre, boulevard Saint-Martin, N°. 25, / vis-à-vis le Théâtre des Jeunes Artistes. / An X. (1802)]. 24 p.

   10. COLLÉ (Charles) — La partie de chasse de Henri IV, comédie en trois actes et en prose, par M. Collé. Représentée, pour la première fois, à Paris, sur le Théâtre Français, en 1774. Paris, Fages, 1802. [A Paris, / Chez Fages, Libraire, au Magasin de Pièces de / Théâtre, boulevard Saint-Martin, N°. 25, vis-à-vis / le Théâtre des Jeunes Artistes. / An X. (1802)]. 51, [1 bl.] p.

   11. BOISSY (Louis de) — Le Français à Londres, comédie en un acte et en prose, de Boissy. Représentée, pour la première fois, à Paris, sur le Théâtre Français, en 1747. Paris, Fages, 1802. [A Paris, / Chez Fages, Libraire, au Magasin de Pièces / de Théâtre, boulevard Saint-Martin, N°. 25, / vis-à-vis le Théâtre des Jeunes Artistes. / An XI. (1802)]. 28 p.

   12. [CÉROU (Pierre)] — L'Amant auteur et valet, comédie en un acte et en prose ; Représentée, pour la première fois, à Paris, par les Comédiens Italiens, au mois de Février 1740. Nouvelle édition, Conforme à la Représentation. Paris, Fages, 1801. [A Paris, / Chez Fages, Libraire, rue Meslé, N°. 25. / et boulevard Saint-Martin, N°. 26, vis-à-vis le / Théâtre des Jeunes Artistes. / An IX. (1801)]. 32 p.

   13. FAGAN (Barthélemy-Christophe) — La Puplille, comédie en un acte et en prose, de Fagan. Représentée, pour la première fois, à Paris, sur le Théâtre François, le 5 Juin 1734. Paris, Fages, 1802. [A Paris, / Chez Fages, Libraire, au Magasin de Pièces de / Théâtre, boulevard Saint-Martin, N°. 25, vis-à-vis / le Théâtre des Jeunes Artistes. / An XI. (1802)]. 28 p.

   Ce volume présente un intéressant panorama des goûts théâtraux d'un bibliophile au tournant des XVIIIe et XIXe siècles. La réunion de ces 13 pièces fait cohabiter le classicisme du Grand Siècle (Le Cid) avec le théâtre d'idées et de mœurs des Lumières : on y trouve la verve satirique de Lesage avec Turcaret, le renouveau du drame bourgeois théorisé par Diderot (Le Père de famille), ainsi que des comédies plus légères et spirituelles qui faisaient le succès des scènes parisiennes (Boissy, Fagan).

 
 
90 euros (code de commande : 03786).

 

TIMON (pseudonyme de Louis-Marie de Lahaye, vicomte de Cormenin) — Livre des orateurs par Timon (Cormenin). Douzième édition, ornée de seize portraits gravés. Bruxelles, Société Belge de Librairie, 1843. [Bruxelles / Société Belge de Librairie, / Hauman et Compagnie. / 1843] In-8° (163 x 232 mm.) demi-basane d'époque tranches marbrées, reliure frottée, mors fragiles, 542, [1 (table des matières)], [1 bl.] p., 16 gravures hors texte, rousseurs, ex-libris de l'avocat montois Le Tellier.


    L'origine noble de Louis Marie de Lahaye de Cormenin (Paris, 1788-1868) lui permit d'être bien introduit auprès des personnalités de pouvoir. Sa carrière d'avocat fut assez brillante. Sa carrière politique commença sous la Restauration (il fut élu député du Loiret) ; il la poursuivit jusqu'au Second Empire. Il reste connu pour ses positions en faveur de l'abolition de la peine de mort et il fut un des initiateurs du suffrage universel pour les hommes. Outre des ouvrages de droit, on lui doit de nombreux pamphlets publié sous le pseudonyme de Timon.
Table des matières :
   - Division de la matière.
   - Préceptes.
      Livre premier. De l’éloquence de la tribune.
         Chapitre I. Des causes qui constituent, dans chaque pays, le genre particulier de l'Éloquence parlementaire.
         Chapitre II. Qu’il y a plusieurs modes de discourir.
         Chapitre III. De la puissance de l’improvisation.
         Chapitre IV. Des professions qui prédisposent à l’Éloquence parlementaire.
         Chapitre V. Des classifications d’orateurs, d’après leurs spécialités et leur humeur.
         Chapitre VI. Du Sténographe.
         Chapitre VII. Du compte-rendu.
         Chapitre VIII. De la Tactique générale de l’Opposition, de la Majorité et du Ministère.
         Chapitre IX. De la Tactique particulière aux ministres de chaque département.
         Chapitre X. De la Diction et du Port.
         Chapitre XI. Aphorismes de l’Eloquence parlementaire.
      Livre second. Des autres genres d’éloquence.
         Chapitre I. De l’Éloquence de la Presse, ou comparaison des écrivains et des orateurs.
         Chapitre II. Continuation du même sujet, et particulièrement des Pamphlétaires.
         Chapitre III. De l’Éloquence de la Chaire, ou comparaison des orateurs profanes et des orateurs sacrés.
         Chapitre IV. De l’Éloquence du Barreau, ou comparaison de l’avocat et de l’orateur.
         Chapitre V. De l’Éloquence Délibérative, ou comparaison des discuteurs et des discoureurs.
         Chapitre VI. De l’Éloquence en plein air, ou comparaison du tribun avec l’académicien, le clubiste et le parlementaire .
         Chapitre VII. De l’Éloquence officielle, ou comparaison des complimenteurs de tribune et des complimenteurs de cour, et autres genres, espèces et variétés.
   - Portraits.
      - Constituante : Mirabeau.
      - Convention : Danton.
      - Empire : Napoléon Bonaparte.
      - Restauration : Manuel, De Serre, De Villèle, Général Foy, De Martignac, Benjamin Constant, Royer-Collard.
      - Révolution de 1830 : Garnier-Pagès, Casimir Périer, Le duc de Fitz-James, Sauzet, le général Lafayette, Mauguin, Laffitte, Odilon-Barrot, Dupin, Berryer, Arago, De Lamartine, Guizot, Thiers, Jaubert.
      - O’Connel.
Liste des gravures :
   1. Cormenin (en frontispice), gravure de B. Fabronius d'après un dessin de David d'Angers, lithographie des Frères Hahn, à Verviers.
   2. Mirabeau.
   3. Danton.
   4. Napoléon Bonaparte, d'après Gros.
   5. Benjamin-Constant, gravure de B. Fabronius, lithographie des Frères Hahn, à Verviers.
   6. Royer-Collard, gravure de B. Fabronius d'après un dessin de Gianini, lithographie des Frères Hahn, à Verviers.
   7. Casimir Périer.
   8. Lafayette, d'après Scheffer, lithographie des Frères Hahn, à Verviers.
   9. Mauguin.
   10. Odilon-Barrot, d'après Scheffer, lithographie des Frères Hahn, à Verviers.
   11. Dupin ainé, d'après Marckl.
   12. Berryer, d'après Marckl, lithographie des Frères Hahn, à Verviers.
   13. Lamartine.
   14. Guizot, lithographie des Frères Hahn, à Verviers.
   15. Thiers, lithographie des Frères Hahn, à Verviers.
   16. Daniel O'Connellr, d'après Ch. Allen Duval.


 

12 euros (code de commande : 03760).

 

[TOURNAI]. Mémoires de la Société Royale d'Histoire et d'Archéologie de Tournai. Tome III - 1982. Tournai, Société Royale d'Histoire et d'Archéologie de Tournai, 1982. In-8° (155 x 240 mm.) broché, 286 p., illustrations, ex-libris André Limelette. 


Table des matières :
   - Nouvelles sources pour servir à l'histoire du couvent des Chartreux de Chercq, par Pierre Bolle, p. 5.
   - Calonne en 1591 d'après des dénombrements fiscaux, par Claude Depauw, p. 13.
   - Le procès d'Henri Sanctorum, magicien et sorcier. Tournai, 1639-1641, par Marie-Sylvie Dupont-Bouchat, p. 33.
   - Les gouverneurs de la Barrière à Tournai, par Ghislain Perron, p. 53.
   - Crise frumentaire et intempéries à Tournai et dans le Tournaisis de 1735 à 1742, par Renaud Gahide, p. 67.
   - Documents de 1771-1772 concernant des bois appartenant à Messieurs du Chapitre de la Cathédrale de Tournai dans le Pévèle franco-belge, par Roger Desreumaux et Robert Sevrin, p. 91.
   - Les fêtes patronales à Tournai et dans le Tournaisis. Essais d'analyse de leurs fonctions et de leurs significations, par Pierre Mory, p. 103.
   - Tournai dans les dernières années du XVIIIe siècle (1794-1799). Documents inédits. III, par Albert Milet, p. 141.
   - Un problème politique, économique et diplomatique : le canal de l'Espierre (1825-1840), par Jacqueline Delrot, p. 165.
   - Une phase transitoire pour la lithographie à Tournai (1828-1845), par Serge Le Bailly de Tilleghem, p. 181.
   - Contribution à l'histoire des gares de Tournai : une lettre de Barthélemy Dumortier adressée à Jules Malou le 6 septembre 1871, par Jean-Luc Soete, p. 213.
   - Considérations historiques autour du Pont Morel, par Freddy Lemaire, p. 221.
   - Échos de la guerre de 1914-1918 dans un semainier de l'église de la Madeleine à Tournai, par Jean Dumoulin et Jacques Pycke, p. 251.
   - Templeuve, 1940-1945 : quarante-deux Résistants hébergés dans une ferme. Témoignages oraux de Reine Cailloux, Jean Vroman et Hélène Minche, par Pierre Bachy, p. 257.
   - Liste des membres de la Société au 31 décembre 1981.

15 euros (code de commande : 03791).

 

TRISTAN (Frédérick) — Méduse. [Paris], Lettres Vives, 1985. In-8° (110 x 169 mm.) broché sous couverture à rabats, 76 p., (collection « Entre 4 Yeux », n° 7), en très bon état.
   Exemplaire enrichi d'un bel envoi autographe signé de l'auteur : « À mes amis Humbert, ce petit récit en témoignage de fidèle estime. Frédérick Tristan, 15 juillet 1989 ».


En quatrième de couverture :
   Et maintenant, voici : les choses vont au mieux. Ma mère est malade. Elle ne mourra pas. Elle ne peut pas mourir. Mais elle a besoin de moi. Alors, j'en profite ou, du moins – soyons sincère – je tente d'en profiter et, en effet, il m'arrive d'en profiter, quelquefois. J'espère que bientôt elle sera paralysée, ou quelque chose comme cela, de façon que je puisse enfin emprunter son rôle, la mener selon mon plaisir. Elle sera mon enfant. Je serai son père, sa mère ; oui, son père et sa mère, tout ensemble. (Mon impatience est grande, je l'avoue.) Je souhaite seulement que sa maladie soit indolore. Je ne pourrais la voir souffrir. Ou bien qu'elle souffre un peu mais pas trop, tout juste assez pour attendre de moi une consolation que, bien entendu, je lui promettrais sans cesse mais qu'elle ne connaîtrait jamais, jamais. Et surtout, que sa maladie ne déforme ni son corps ni son visage ! Elle est si belle...

22 euros (code de commande : 03768).

 

[VAN MERLEN (Jean-Baptiste)]. DUCHESNE (Albert) — Un général belge de Napoléon : Jean-Baptiste Van Merlen. Bruxelles, Édition l'Avenir, 1946. In-8° (162 x 242 mm.) broché, 32 p., deux illustrations, (« Collection d'Histoire Militaire Belge »), exemplaire en partie non coupé et en très bon état.
   Cette étude est extraite du n° 4 - décembre 1946 de la 7e série du Carnet de la Fourragère.


Extrait :
   Parmi les héros belges de l'épopée napoléonienne, il n’est peut-être pas de plus brave que le général Jean-Baptiste Van Merlen.
   Figure singulièrement attachante que celle de cet Anversois qui, après avoir été officier dans l'armée des éphémères États-Belgiques-Unis, met son bras au service de la France révolutionnaire et conquérante, fait merveille dans le corps des hussards bataves, atteint au plus haut grade dans la vieille garde impériale de Napoléon et tombe à Waterloo en menant contre elle une brigade de la cavalerie du prince d'Orange !
   Carrière étonnante que la sienne – celle de beaucoup de soldats de l'an II, – mais particulièrement difficile à reconstituer. Van Merlen n'a pas laissé de Mémoires et pas davantage de carnet de campagne où, à l'instar de tant d'autres, il ait cherché à égarer la postérité sur sa véritable physionomie. Rares sont les dépôts d'archives qui gardent de son passage aux armées des traces irrécusables ; états de services, dates d'affectation et de mutation offrent bien des lacunes, d'autant plus regrettables qu'aucune autre source – ou peu s'en faut – ne permet de suppléer à la carence de l'information. Bien des points d'interrogation d’une existence restée obscure, n'ont pu être résolus, et plus d’une imprécision subsiste en marge de l'examen critique que nous avons tenté, des affirmations contradictoires des rares historiens de Van Merlen.
   Pareille biographie, en dépit de ses lacunes et d'inévitables erreurs de détail, valait néanmoins d'être esquissée. Tout d'abord, pour souligner la légèreté avec laquelle sont souvent émises des affirmations qui ne reposent sur aucune base documentaire, et que des historiens en arrivent à se transmettre de lustre en lustre sans le moindre essai de contrôle. Ensuite, parce que l'absence de renseignements complets et abondants sur tel personnage éminent n'autorise jamais l'historien militaire, ni l'historien tout court, à effacer son nom de la galerie des grands soldats que, au cours des siècles, la. Belgique a fournis à la France et à l'Europe.
   Nous devons un bien cordial merci à Messieurs R. Van Steenberghe et J. van der Belen, deux descendants de Van Merlen, et W. Aerts, qui ont eu l'amabilité de mettre à notre disposition toute la documentation qu'ils possédaient sur notre héros ; nul doute que, sans cette documentation, le présent travail n'eut pu être mené à bien !

10 euros (code de commande : 03779).

 

VINCENOT (Henri) — La Billebaude. Paris, Denoël, 1978. In-8° (140 x 225 mm.) collé, 328 p., ex-dono sur la page de garde.


En quatrième de couverture :
   Pour mieux nous parler du pays qu’il aime et où il est né, Henri Vincenot se penche sur son enfance quand il vivait chez ses grands-parents, dans un petit village de Bourgogne.
   Impossible d'échapper à la magie de ce conteur merveilleux, et nous le suivons allègrement dans ses fabuleuses parties de chasse, où il sait si bien recréer le climat de fête. Mais tout ici devient une fête, qu’il s'agisse de la visite d’une cousine extraordinaire, nourrice à Paris, ou de ces interminables repas de fin d'année, au cours desquels le petit garçon écoute, fasciné, les histoires savoureuses qui se racontent et qui lui serviront plus tard de tremplin pour ses récits.
   La Billebaude, c’est aussi une galerie de portraits étonnants. Hauts en couleur, increvables, farceurs, voici les vieux paysans bourguignons d’entre-deux-guerres : d'allègres nonagénaires avec leur philosophie souriante et leurs activités non négligeables. Les femmes n'ont rien à leur envier, notamment l'une des aïeules du narrateur qui sait guérir les asthmes, les rhumatismes, les eczémas et bien d'autres maladies. Mais le plus beau portrait est sans doute celui du grand-père, le vieux Tremblot, qui lui enseigne non seulement l'art de la chasse, mais l'art de vivre.
   En nous restituant cette Bourgogne chatoyante, avec la même sensualité, le même amour de la nature que sa « payse », la grande Colette, c’est à tous les siens, à tous ces rois de la nature et de la chasse, que Henri Vincenot rend hommage.

8 euros (code de commande : 03759).

 

WEBB (Sidney et Beatrice) — Une nouvelle civilisation. Paris, Bureau d'Éditions, 1937. In-8° (102 x 175 mm.) agrafé, 47 p., (collection « Voici l'U.R.S.S. »), rousseurs sur la couverture.
   Sidney et Beatrice Webb furent parmi les premiers membres de la Fabian Society ; éblouis par leur voyage en U.R.S.S., en 1930, ils en firent un cercle de réflexion et de soutien au régime soviétique.


En quatrième de couverture :
   En tête de la brochure de Béatrice et Sidney Webb : Régime de dictature ou démocratie ? nous avons rappelé les « états de service » des deux vétérans du socialisme anglais. Nous avons insisté surtout sur l'adhésion, mûrement réfléchie, qu'ils ont donnée à la forme d'organisation soviétique de l’U.R.S.S. dans leur monumental ouvrage, Soviet Communism, d'où cette brochure était extraite.
   Après avoir, en quelque sorte, dans cette première étude, déblayé le terrain des « objections » habituelles sur la prétendue « dictature » de Staline et sur la non moins imaginaire « suppression de toute démocratie et de toute liberté en U.R.S.S. », B. et S. Webb se posent, dans le travail qui suit, la question essentielle : « l’U.R.S.S. a-t-elle créé une civilisation nouvelle ? » – et y répondent sans hésiter par l'affirmative.
   Aucun doute n’est possible, affirment-ils. Le capitalisme a disparu, donc, également, la recherche du profit et l'exploitation de l’homme par son semblable.
   Sous la direction ferme et prudente de cet organisme d'élite qu'est le Parti communiste, une civilisation rationnelle, scientifique, s'élabore, se développe, se cristallise en U.R.S.S., en un régime social que rien ne pourra abattre et qui – plus est – s'étendra au monde entier.
   Réponse décisive – et combien autorisée – aux détracteurs du régime soviétique par les deux illustres sociologues, auxquels nous sommes heureux de renouveler, ainsi qu'aux éditeurs de leur livre : MM. Longmans, Green et Cie, et à la Left Review, nos remerciements pour l'aimable autorisation qu'ils nous ont donnée de publier les pages qui suivent.

Table des matières :
   - Note de l’éditeur.
   - Qu'est-ce qu'une civilisation nouvelle ?
   - L'abolition du profit.
   - Un plan de production conforme aux besoins de la collectivité.
   - Égalité sociale et universalisme.
   - Un nouveau système représentatif.
   - Une « avant-garde » de militants.
   - Le culte de la science.
   - L’« athéisme ».
   - La nouvelle conscience communiste.
   - Une nouvelle manière de vivre.
   - La désagrégation du capitalisme.
   - Le régime soviétique durera-t-il ?
   - Le régime soviétique s'étendra-t-il ?

12 euros (code de commande : 03772).

 

 

La prochaine mise à jour
aura lieu
le mardi 17 novembre 2026

 

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