MISE À JOUR DU 2 JUIN 2026
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Archives et Bibliothèques de Belgique - Archief- en Bibliotheekwezen in België. Tome XLIX - N° 1-2. Bruxelles, Archives et Bibliothèques de Belgique, 1978. In-8° (157 x 245 mm.) broché, 425 p., quelques illustrations, exemplaire en bon état.
Table des matières
:
- Articles - Artikels.
- De Flandria illustrata
van Antonius Sanderus, par Carlos De Vleesschauwer,
p. 1.
- The Unesco General
Information Programme, par Harold Dierickx, p. 115.
- Übersicht über
die Bestande des Archivs der Stadt Eupen, par Léo
Hermanns, p. 139.
- De rechtspraktijk
van de Grote Raad van Mechelen en de jaarstijlen, par R.
Van Answaarden, p. 151.
- Un manuscrit de
l’abbaye de Gembloux retrouvé parmi les codices du
Grand Séminaire de Liège (6 F 30bis), par Marie-Rose
Lapière, p. 168.
- L’Association
des Archivistes français, par Étienne Taillemite,
p. 179.
- Association des
Archivistes du Québec, par Gilles Héon,
p. 195.
- Une enquête
sur la satisfaction des besoins des lecteurs, par Josianne
Roelants-Abraham, p. 201.
- Het Stadsarchief
van Lier, par Arthur Lens, p. 213.
- Het archief van
de Sint-Pietersabdij van Steenbrugge, par Aubert-Tillo
Van Biervliet, p. 219.
- Drukgeschiedenis
van het traktaat De doctrina cordis, par G. Hendrix,
p. 224.
- Gevouwen katernen
in papieren codices : een methodologische verkenning aan de hand
van hs. Gent, U.B. 255, par J. Reynaert, p. 240.
- Het gemeentelijk
archiefbeleid in deze tijd, par J. N. T. Van Albada,
p. 245.
- De Belgische overheidsbibliotheken,
par R. Willio, p. 254.
- Mythes et contradictions
de la publicité des archives : l’exemple français,
par Michel Duchein, p. 264.
- Bewaring en raadpleging
van hedendaagse rechterlijke archieven in Nederland, par J.
Th. De Smidt, p. 274.
- Consultabilité
et exploitation scientifique des archives judiciaires en Belgique
(19e-20e s.), par Philippe Godding, p. 287.
- Katholiek Documentatie-
en Onderzoekscentrum (KADOC). Jaar-verslag 1977, p. 307.
- Comptes rendus - Boekbesprekingen.
- Chronique des archives - Kroniek van
het archiefwezen.
I. Bibliographie.
A. Belgische
archivalische publicaties voor de jaren 1974, 1975 en 1976
, par A. A. Bousse, p. 339.
B.Liste
des publications des Archives générales du Royaume
et des Archives de l’État dans les provinces portant
le millésime 1974, 1975 ou 1976, par D. De Stobbeleir,
p. 358.
II. Notes - Notities.
A. Généralités
- Algemeenheden , p. 368.
B. Belgique
- België, p. 376.
C. Autres
pays - Buitenland, p. 380.
- Chronique des bibliothèques -
Kroniek van het bibliotheekwezen.
I. I.F.L.A., p. 389.
IL Vereniging van Religieus-Wetenschappelijke
Bibliothecarissen, p. 392.
III. Bibliothéconomie
- Bibliotheekwezen, p. 395.
IV. Bibliografie : bibliothèques
et livres, p. 401.
V. Bibliotheca Belgica, p.
417.
VI. Bibliofilie, p. 417.
- Vie de l'Association - Leven van de Verenging,
p. 419.
15 euros (code de commande : 03426).
[ARISTOTE]. MILLET (Louis) — Aristote. Paris, Bordas, 1987. In-8° (130 x 220 mm.) collé, 219 p., (collection « Pour Connaître »), exemplaire en parfait état, épuisé sous cette forme.
Table des matières
:
I. La
vie et les travaux d'Aristote.
Chapitre 1. Cadre chronologique.
Chapitre 2. L'existence
d'Aristote, ses écrits, le problème de son évolution.
Chapitre 3. La mentalité
d'Aristote.
Chapitre 4. Son originalité
philosophique.
II. La nature.
Chapitre 5. Nature et vie.
Chapitre 6. L'âme.
Chapitre 7. Matière
et Forme - L'hylémorphisme.
Chapitre 8. Devenir : se mouvoir,
changer.
Chapitre 9. Les causes et
le hasard.
Chapitre 10. Le lieu et le
temps.
Chapitre 11 La finalité
naturelle.
III. Le monde divin.
Chapitre 12. L'ontologie.
Chapitre 13. L'existence du
Premier Moteur.
Chapitre 14. Le Premier Moteur
: Dieu désirable, Vivant éternel parfait.
Chapitre 15. Les autres dieux.
Chapitre 16. La vie divine.
Chapitre 17. L'harmonie de
l'Univers.
IV. Le monde humain.
Chapitre 18. Sensation, imagination,
intellect.
Chapitre 19. Les sciences
déductives.
Chapitre 20. Les sciences
inductives.
Chapitre 21. La connaissance
humaine.
Chapitre 22. L'action et la
vie morale.
Chapitre 23. La vie sociale.
V. Aristote : toujours vivant ?
Chapitre 24. Une ontologie
de l'échec ?
Chapitre 25. Saint Thomas
d'Aquin est-il aristotélicien ?
Chapitre 26. Poétique
et contemplation.
- Bibliographie.
- Index.
10 euros (code de commande : 03412).
[ATH - CERCLE ARCHÉOLOGIQUE]. Annales du Cercle Archéologique d'Ath et de la Région. Tome XXII - 1936. Bruxelles, G. Van Campenhout, 1936. In-8° (165 x 253 mm.) broché, XI, 186 p., illustrations, un plan à déplier, ex-libris d'André Limelette.
Table des matières
:
- Liste
des membres, p. VII.
- Ladeuze. Topographie, Hydronymie,
Toponymie, par Pierre Demeuldre, p. 1.
- Autour d'une lettre de faire-part
mortuaire [Alexandre-Joseph Duvocelle], par Pierre Demeuldre,
p. 105.
- Biographie Belœilloise (suite),
par Félicien Leuridant, p. 109.
23 euros (code de commande : 03397).
AUDIN (Marius) — L'épopée du papier. Préface de Henri Pourrat. Paris, Elzévir, 1944. In-8° (195 x 246 mm.) broché, (8), 74 p., illustrations in et hors texte, titre collé sur la couverture, exemplaire numéroté (n° 167), rousseurs sur la couverture.
Table des matières
:
- La
route du papier.
- Le papier en Asie Mineure.
- Comment le papier vint-il
d’Asie Mineure en France.
- Les Croisades.
- L’apparition du
papier en France.
- Le papier en France.
- Notes.
- Annexes.
I. Papetiers auvergnats.
II. Papetiers beaujolais.
III. Papetiers vivarais.
IV. Papetiers foréziens.
V. Papetiers vellaves.
VI. Papetier lyonnais.
20 euros (code de commande : 03420).
BAILLIEN (Henry) — Chronologische Inventaris der Oorkonden van het St-Jacobsgasthuis te Tongeren, (1233-1619). Brussel, Paleis der Academiën, 1958. In-8° (140 x 220 mm.) sous reliure toilée d'éditeur, 221 p., 1 planche hors texte, (collection « Koninklijke Commissie voor Geschiedenis »), exemplaire en parfait état.
Introduction :
Het St-Jacobsgasthuis van Tongeren was een der
talrijke herbergen voor pelgrims, die in de Nederlanden en Frankrijk
opgericht werden, met de bedoeling de bedevaarders naar Santiago
de Compostella voedsel en nachtverblijf aan te bieden.
Zijn stichtingsdatum is ons niet bekend. Nochtans,
zoals we verder zien zullen, genoten de bedevaarten naar Santiago,
in de XIde eeuw reeds, in onze gewesten een zekere populariteit.
Als we er rekening mee houden, dat de noodzakelijkheid tot de
oprichting van een gasthuis te Tongeren, zich zekere tijd moest
laten gevoelen, vooraleer godvruchtige zielen tot zijn stichting
bijdroegen, kan het bezwaarlijk ouder dan het midden van die eeuw
zijn.
Anderzijds weten we dat het omstreeks 1195 reeds
bestond ; in de hierna in regestvorm uitgegeven oorkonde van 28
october 1235 wordt inderdaad gezegd dat, ongeveer 40 jaar vóór
1235, een lid van het geslacht van Mulken een legaat aan bedoeld
hospitaal gedaan had.
10 euros (code de commande : 03423).
BAUWENS (Pierre) — La population des paroisses de Chièvres et de Grosage aux XVIIe et XVIIIe siècles (1607-1798). Ath, Cercle Royal d'Histoire et d'Archéologie d'Ath et de la Région et Musées Athois, 1970. In-8° (160 x 244 mm.) broché, 181 p., tableaux à déplier, le feuillet des pp. 101-102 et les deux tableaux qui l'entourent sont souillés.
Table des matières
:
- Introduction.
- Sources et bibliographie.
Première partie. Le site et les sources
démographiques.
Chapitre I. Le cadre géographique
et paroissial.
Chapitre II. Intérêt
et description des sources.
Deuxième partie Le chiffre de la population
des paroisses de Chièvres et de Grosage aux XVIIe et XVIIIe
siècles.
Chapitre I. Les chiffres antérieurs
connus.
Chapitre II. Détermination
du chiffre de la population des paroisses de Chièvres et
de Grosage aux XVIIe et XVIIIe s.
Chapitre III. La population
des paroisses de Chièvres et de Grosage à l'époque
contemporaine.
Troisième partie. Étude du mouvement
de la population des paroisses de Chièvres et de Grosage
aux XVIIe et XVIIIe s. d'après leurs registres paroissiaux.
Section I. Natalité,
nuptialité et mortalité à Chièvres.
Chapitre
I. La natalité (1617-1796).
Chapitre
II. La nuptialité (1646-1796).
Chapitre
III. La mortalité (1736-1796).
Chapitre
IV. Naissances, mariages et décès.
Section II. Natalité,
nuptialité et mortalité à Grosage.
Chapitre
I. La natalité (1607-1796).
Chapitre
II. La nuptialité (1613-1796).
Chapitre
III. La mortalité (1745-1796).
Chapitre
IV. Naissances, mariages et décès.
Quatrième partie. Mouvement migratoire
de la population des paroisses de Chièvres et de Grosage
aux XVIIe et XVIIIe siècles.
Chapitre I. Le mouvement migratoire
de la population de la paroisse de Chièvres.
Chapitre II. Le mouvement
migratoire de la population de la paroisse de Grosage.
- Conclusion générale.
- Annexes. Documents relatifs au dénombrement
général de la population des Pays-Bas autrichiens
de 1784.
20 euros (code de commande : 03421).
BENOIT (Pierre) — Axelle. Bois en couleurs de Maurice Langaskens. Bruxelles, Éditions du Nord. 1943. In-8° (157 x 213 mm.) broché sous couverture rempliée, 283 p., 8 illustrations (couverture, frontispice et 6 hors texte), (collection « Electa », n° 2), ex-libris manuscrit de J. Petitjean sur la page de titre, exemplaire en très bon état.
Extrait de la préface
de Frédéric Vitoux à l'occasion d'une réédition
chez Albin Michel :
«
Voilà ! J'ai relu Axelle, j'ai renoué avec
cette héroïne et ne saurais trop vous engager à
faire de même.
Axelle est avant tout une apparition. Elle circule
dans les corridors glacés du château de Reichendorf,
elle se détache au loin sur la lande que survolent les
canards sauvages. Elle est une illusion de beauté, de réconfort,
de sensualité. Pour elle, on aurait voulu, comme Dumaine,
le sous-officier français, rester prisonnier pour l'éternité...
On s'enfonce dans les romans de Pierre Benoit
à la façon dont, le soir venu, on se glisse sous
ses couvertures, au fond d'un lit douillet. On est heureux. On
a la nuit devant soi. Ils ne sont pas si communs les livres qui
ont le privilège de nous rendre heureux !
10 euros (code de commande : 03419).
BERNHEIM (Gilles) — Un rabbin dans la cité. Paris, Calmann-Lévy, 1997. In-8° (140 x 210 mm.) collé, 215 p., exemplaire en très bon état, on joint quelques coupures de presse.
En quatrième
de couverture :
Lorsqu'il s'est présenté en 1994
à l'élection au grand rabbinat de France, Gilles
Bernheim a suscité un immense espoir. Celui d'un judaïsme
renouvelé et ouvert au dialogue : avec les non-juifs,
à l'heure où les catholiques tendent la main à
leurs frères aînés ; avec les athées,
qui désormais sont la majorité ; avec tous
ceux qui sont rejetés sur les marges d'une société
de plus en plus dure – SDF, homosexuels, malades du
sida, etc.
Aujourd'hui, c'est dans un livre qu'il a choisi
d'exprimer une pensée jusque-là réservée
à ses seuls élèves. Il montre que l'on peut
être un rabbin orthodoxe sans être pour autant coupé
de la cité dans laquelle nous vivons ; que le judaïsme
ne peut ignorer tout l'apport de la culture moderne, juive ou
non ; que le temps du ghetto est fini et qu'il faut bâtir
un judaïsme vivant.
Gilles Bernheim nous le dit sans détours :
la dérive fondamentaliste menace en ce moment toutes les
religions révélées et le judaïsme n'est
pas plus que les autres à l'abri de ce mal. Le remède
n'est pas dans le repli sur des pratiques vidées de leur
exigence spirituelle, ni dans une auto-idolâtrie obstinée ;
il est dans un approfondissement de la réflexion et du
dialogue, seul capable de fortifier l'adhésion du cœur.
5 euros (code de commande : 03414).
COHEN (Albert) — Belle du Seigneur. Roman. Paris, Gallimard, 1992. In-8° (150 x 215 mm.) collé, 845 p.
Notice de l'éditeur
:
« Solennels
parmi les couples sans amour, ils dansaient, d'eux seuls préoccupés,
goûtaient l'un à l'autre, soigneux, profonds, perdus.
Béate d'être tenue et guidée, elle ignorait
le monde, écoutait le bonheur dans ses veines, parfois
s'admirant dans les hautes glaces des murs, élégante,
émouvante, exceptionnelle, femme aimée, parfois
reculant la tête pour mieux le voir qui lui murmurait des
merveilles point toujours comprises, car elle le regardait trop,
mais toujours de toute son âme approuvées, qui lui
murmurait qu'ils étaient amoureux, et elle avait alors
un impalpable rire tremblé, voilà, oui, c'était
cela, amoureux, et il lui murmurait qu'il se mourait de baiser
et bénir les longs cils recourbés, mais non pas
ici, plus tard, lorsqu'ils seraient seuls, et alors elle murmurait
qu'ils avaient toute la vie, et soudain elle avait peur de lui
avoir déplu, trop sûre d'elle, mais non, ô
bonheur, il lui souriait et contre lui la gardait et murmurait
que tous les soirs ils se verraient. »
Ariane devant son seigneur, son maître,
son aimé Solal, tous deux entourés d'une foule de
comparses : ce roman n'est rien de moins que le chef-d'œuvre
de la littérature amoureuse de notre époque.
5 euros (code de commande : 03398).
[COURTANVAUX (François-César Le Tellier, marquis de)] — Catalogue des livres de la bibliothèque de feu François-César Le Tellier, marquis de Courtanvaux, Capitaine-Colonel des Cent-Suisses ; Dont la vente se fera en son Hôtel, rue de Richelieu, le Lundi quatre mars, & jours suivans, de relevée. Paris, Nyon, 1782. [A Paris, ÷ Chez Nyon l'aîné, Libraire, rue du Jardinet, ÷ quartier Saint-André-des-Arts. ÷ M. DCC. LXXXII.] In-8° (135 x 207 mm.) demi-veau blond d'époque, dos lisse sobrement orné de filets dorés, pièce de titre rouge, tranches bleues, XVI, 352, 24 (Etat des prix des livres) p., ex-libris de l'avocat montois Le Tellier, exemplaire en bon état.
Le marquis de Courtanvaux naquit à Paris,
en 1718, il commença sa brève carrière militaire
comme aide-de-camp de son oncle le maréchal de Noailles,
puis, s'adonna à sa passion pour les sciences. Il mourut
en 1781, laissant une riche bibliothèque qui devait être
vendue le 4 mars 1782 mais qui le fut réellement en août
1783.
Au verso de la page de faux-titre, l'éditeur
indique qu'il s'« engage à fournir, en me remettant
la présente Reconnoissance, le 13 Mai prochain, les Tables
des Matieres & des Auteurs, ainsi que l'état imprimé
du prix de chaque article du présent Catalogue. Â
Paris, ce 12 Février 1782. »
L'acquéreur du volume présenté
ici ne s'est pas fait remettre ces tables qui ne sont donc pas
reliées à la suite du catalogue dont Peignot écrit
qu'il « est précieux par le collection de voyages
qui s'y trouvent. »
Avertissement :
La Bibliotheque dont j'ai l'honneur de présenter
au Public le Catalogue, a été commencée par
M. le Marquis de Montmirail, & augmentée considérablement
par M. le Marquis de Courtanvaux son pere. Tous deux n'ont eu
en vue, en la formant, que de satisfaire leur goût pour
les Sciences & les Arts, & de contribuer autant qu'il
étoit en eux à leur perfection.
Charles-François-César le Tellier,
Marquis de Montmirail, a été enlevé à
la fleur de son age, regreté de tous ceux qui l'avoient
connu. Sa famille perdit en lui un fils chéri, un pere
tendre, & un époux vertueux ; la Religion un modèle
d'édification, l'État un Guerrier qui seroit devenu
son défenseur, la Société un ami tendre &
un homme bienfaisant.
Les
Lettres, les Sciences & les Arts auroient fait une perte irréparable,
si elles n'eussent retrouvé dans François-César
le Tellier, Marquis de Courtanvaux, son pere, un protecteur aussi
éclairé qu'utile. Doué des mêmes qualités,
il a emporte avec lui les mêmes regrets. Il étoit
également bon pere, ami sincere, compatissant pour les
malheureux. Faisant beaucoup d'accueil aux Gens de Lettres &
aux Artistes, il préféroit leur société
à toutes les autres. Son amour pour les Arts & les
Sciences l'a porté très-souvent à faire faire
des essais, qui n'ont pas peu contribué à leur perfection.
Le Cabinet qu'il a laissé dans ce genre en est une preuve.
Enfermé très souvent dans sa Bibliotheque,
il faisoit ses principales délices, & il chérissoit
particuliérement les personnes qui s'entretenoient de livres
avec lui. Honoré depuis long-temps de sa confiance, je
profite avec empressement de cette occasion pour en témoigner
à sa mémoire ma juste reconnoissance.
Son fils avoit conçu le projet d'une
Bibliographie de tous les Voyages connus avec une Notice de ce
qu'ils renferment de plus curieux, un jugement sur leur mérite,
sur le caractere des Voyageurs, & sur la foi qu'on doit à
leur récit, & il n'avoir épargné ni soins
ni dépenses pour les ramasser. M. le Marquis de Courtanvaux
qui savoit également toutes les Langues étrangeres,
n'a rien négligé pour compléter cette Collection.
Elle s'est accrue à un tel point, qu'elle doit être
regardée comme une des plus considérables qui aient
jamais existé.
La Partie d'Histoire Naturelle est aussi cornposée
des livres les plus précieux & les plus recherchés.
On trouvera dans les différens genres
cle Littérature & d'Hisioire les Ouvrages les plus
estimés. En général, cette Bibliotheque mérite
de tenir un rang parmi celles qui sont distinguées.
Les personnes qui seront dans le cas de consulter
ce Catalogue, sur-tout pour la Partie des Voyages, auroient ans
doute desiré que tous les articles qui traitent d'une partie
quelconque de la terre, s'y fussent trouvés réunis ;
mais il n'a pas été possible de l'exécuter,
parce qu'il n'est fait mention de plusieurs qu'accidentellement
dans le titre. J'ai cru, en conséquence, que l'on verroit
avec plaisir une Table raisonnée des matieres, dans laquelle
on renvoyât pour chaque article aux différens endroits
du Catalogue. L'ayant exécutée pour la Collection
des Voyages, j'ai dû le faire pour toutes les autres Parties ;
ce qui a donné assez d'extension à cette Table,
& m'a obligé à faire quelques titres plus longs
qu'ils n'auroient été sans cela. Cette Table sera
suivie d'une autre alphabétique des Auteurs & des personnes,
dans laquelle tous leurs Ouvrages seront détaillés.
L'empressement avec lequel la famille a desiré
que ce Catalogue parût, m'a empêché d'y joindre
ces deux Tables, qui seront données peu de temps après
la Vente. L'état imprimé du prix auquel chaque Numéro
aura été vendu y sera joint ; ce qui pourra
éviter d'en charger les marges du Catalogue.
La précipitation avec laquelle il a été
fait & imprimé, a donné lieu à quelques
fautes ; on en a réparé quelques-unes dans
l'errata & on prie le Lecteur d'excuser les autres.
Bibliographie :
- Fontaine (Jean-Paul), « La
Bibliothèque du marquis de Courtanvaux », dans
Histoire de la bibliophilie, 26 mars 2014 (ressource en
ligne : https://histoire-bibliophilie.blogspot.com/2014/03/la-bibliotheque-du-marquis-de_26.html).
- Peignot (Gabriel), Répertoire
bibliographique universel, p. 92.
200 euros (code de commande : 03411).
DAVID-NÉEL (Alexandra) — Mystiques et magiciens du Thibet. Préface de A. d'Arsonval. Paris, Librairie Plon, 1951 (23e mille). In-8° (130 x 198 mm.) broché, III, 304 p., bien complet des planches hors texte, étiquette de la Librairie Ehlers, à Bruxelles sur la deuxième page de la couverture, rousseurs parfois importantes.
Préface :
Pour
nombre d'Occidentaux, le Thibet est enveloppé d’une
étrange atmosphère.
Le « Pays des Neiges »
est pour eux la patrie du Mystérieux, du Fantastique, de
l'impossible.
Quels pouvoirs supra-humains ne prête-t-on
pas aux lamas, magiciens, sorciers, nécromans et occultistes
de toutes espèces habitant ces hauts plateaux si splendidement
isolés, de par la nature et leur volonté, du reste
du monde.
Aussi accepte-t-on comme vérités
indiscutables les plus étranges légendes. Il semble
qu'en ce pays, plantes, bêtes et gens peuvent se soustraire
à leur guise aux lois les mieux établies de la physique,
de la chimie, de la physiologie et même du simple bon sens.
Il est donc bien naturel que des savants rompus
aux rigoureuses disciplines de la méthode expérimentale,
n'aient accordé à ces récits que l'attention
délassante et amusée qu'on prête aux contes
de fées.
Tel était mon état d'esprit jusqu'au
jour où j’ai eu la bonne fortune damnerez en relation
avec Mme Alexandra David-Neel.
La célèbre et courageuse exploratrice
du Thibet remplit toutes les conditions physiques, morales et
intellectuelles qu'on pourrait désirer réunies chez
le même observateur pour traiter pareil sujet. Je tiens
à le dire, dût sa modestie en souffrir.
Mme David-Neel comprend, écrit et parle
couramment tous les idiomes du Thibet. Elle a séjourné
pendant quatorze ans consécutifs dans ce pays et dans les
régions avoisinantes. Elle professe le Bouddhisme et a
su gagner ainsi la confiance des plus grands Lamaïstes.
Son fils adoptif est un lama authentique.
Mme David-Neel s'est soumise elle-même
à l'entraînement psychique dont elle parle.
Mme David-Neel est, en un mot, devenue, comme
elle le dit elle-même, une parfaite Asiatique reconnue pour
telle par son entourage, ce qui est encore plus important pour
explorer un terrain jusqu'ici inaccessible aux observateurs étrangers.
Cette Asiatique, cette parfaite Thibétaine
est néanmoins restée une Occidentale, mais une Occidentale
disciple de Descartes et de Claude Bernard, pratiquant le doute
philosophique du premier qui doit être, suivant le second,
l'oreiller du savant.
Débarrassée de toute idée
préconçue, n'étant polarisée par aucune
doctrine ou dogme, Mme David-Neel a observé toutes choses,
au Thibet, en toute liberté et impartialité d'esprit.
Dans les conférences que je lui ai demandé
de faire dans ma chaire du Collège de France (qui fut celle
de Claude Bernard, mon maître) Mme David-Neel a pu conclure :
« Tout ce qui de près ou de loin se rattache
aux phénomènes psychiques et à l'action des
forces psychiques en général, doit être étudié
comme n'importe quelle autre science. Il n'y a point là
de miracles, rien de surnaturel, rien qui doive engendrer et nourrir
la superstition. L'entraînement psychique raisonné,
et scientifiquement conduit, peut amener des résultats
désirables. C'est pourquoi les renseignements recueillis
sur un tel entraînement – alors même que
celui-ci est pratiqué de façon empirique et basé
sur des théories auxquelles nous ne pouvons pas toujours
nous rallier – constituent des documents utiles, dignes
de notre attention. »
C’est, on le voit, le vrai déterminisme
scientifique, aussi éloigné du scepticisme que de
la crédulité aveugle.
Les études de Mme David-Neel intéresseront
à un égal degré les orientalistes, les psychologues
et les physiologistes.
5 euros (code de commande : 03417).
[ÉCAUSSINNES D'ENGHIEN]. Le château de la Follie à Écaussinnes d'Enghien. Bruxelles, Office Généalogique et Héraldique de Belgique, 1958. In-8° (156 x 240 mm.) agrafé, 14 p., illustrations, (collection « Parchemin », Hors-Série A).
Extrait de l'article
de Pierre Houart :
Le
château de la Follie a une histoire mémorable.
En 1488, alors que la moitié du pays
soutenait Maximillien d'Autriche, régent des anciens Pays-Bas,
et que l'autre moitié luttait contre lui, plusieurs seigneurs
brabançons et hennuyers prirent le parti de Maximillien.
Ensemble, Henri de Witthem, chevalier de la Toison d'Or, seigneur
de Beersel, son fils Philippe, seigneur de Braine-l'Alleud, Paul
Oeghe, seigneur de Fauquez et Bernard Orley, seigneur de la Follie,
résistèrent aux Bruxellois qui, après avoir
investi Beersel, Braine-l'Alleud, Fauquez et Bornival, firent
le siège du château d'Écaussinnes d'Enghien.
La Follie soutint sa réputation. Placée
entre la banlieue de Bruxelles et la plaine du Hainaut,elle devint
le quartier général de Witthem. Elle ne put être
réduite « ni par la force, ni par les menaces,
ni par les stratagèmes ». Les Bruxellois furent
repoussés et obligés de reconnaître Maximillien.
Bibliographie :
Houart (Pierre), Les Écaussinnes et leurs
châteaux, dans Entre Senne et Soignies, V - 1970,
pp.12-13.
4 euros (code de commande : 03418).
FAGUET (Émile) — De la famille. Cinquième édition. Paris, Sansot, [ca 1910]. In-12 (99 x 159 mm.) broché, 99 p., (collection « Les Dix Commandements », n° III).
Table des matières
:
I.
Amour et respect.
II. Admiration de l'enfant.
III. L'éducation par l'exemple.
IV. Par la confidence.
V. Répartition des influences.
VI. Les ennemis de la famille.
VII. Autres ennemis.
VIII. Autres encore.
IX. L'idéal intimidant.
X. L'art d'être époux.
XI. L'âge d'être époux.
XII. La famille complète.
XIII. La famille idéale.
8 euros (code de commande : 03413).
GLÉNAT (René) — Saint-Christophe-en-Oisans. Les derniers guides paysans. Joseph « le Zouave », Henri « le Facteur », Pierre « la Vierge » et les autres. Grenoble, Presses Universitaires de Grenoble, 1994. In-8° broché, 218 p., illustrations in et hors texte, (collection « L'Empreinte du Temps »).
En quatrième
de couverture :
L’avènement
des guides paysans : formidable saga de 25 siècles
des conditions agricoles et pastorales sévères de
la haute montagne, dont l’origine se situe au fond des âges
ligures.
Elle a conduit à une race de paysans
alpins robustes, résistants et entreprenants, chasseurs
de chamois aussi habiles que leur gibier sur le granit abrupt
et la glace des hautes cimes du Vénéon.
Ce sont eux qui, dès la fin du XVIIIe
siècle guidèrent d’une vallée à
l’autre par le col de la Temple, des Cavales... les découvreurs
de ce massif d’Oisans, isolé, sauvage, tel Dominique
Villars le grenoblois.
Des pionniers anglais « victoriens »
de l’Alpine Club lancèrent ensuite, dès le
milieu du XIXe, le tourisme et l’alpinisme. Parmi eux des
personnalités d’anthologie : Edward Whymper,
le révérend W.A.B. Coolidge avec Miss Brevoort et
Christian Aimer, d’autres encore, catalysèrent la
promotion des guides de haute montagne christolets.
Dans cette période héroïque,
le point d’orgue historique se situe le 16 août 1877,
date de la conquête de la Meije, reine de l’Oisans,
Madone des alpinistes, le dernier grand sommet alpin inviolé.
Elle consacra le plus grand et le plus célèbre des
guides paysans de Saint-Christophe, Pierre Gaspard. Il était
accompagné de son fils aîné, Pierre, de Jean-Baptiste
Rodier, avec un noble huguenot languedocien, Henri Emmanuel Boileau
de Castelnau.
Des biographies inédites sont proposées,
du père Gaspard « de la Meije » et
de ses six fils, tous guides, ainsi que de ses compagnons tels
Joseph Turc « Le Zouave » du Puy, Christophe
Turc « Bourbon » des Étages, Jean
Baptiste Rodier de la Bérarde...
Quant à leurs compagnes, toutes filles
du haut val, les Louise Giraud, Marie Turc, Marguerite Bellon,
Marie Gaspard et les autres, leur contribution effacée
mais déterminante est mise en lumière.
9 euros (code de commande : 03404).
GRENIER (Jean-Claude) — Les titulatures des empereurs romains dans les documents en langue égyptienne. Bruxelles, Fondation Égyptologique Reine Élisabeth, 1989. In-8° (170 x 240 mm.) broché, 122 p., (collection « Papyrologica Bruxellensia », n° 22), cachet ex-libris à la page de titre, exemplaire en très bon état.
Extrait de l'introduction
:
Le
présent ouvrage a pour objet d'établir un répertoire
des titulatures impériales transcrites en égyptien
que l'on rencontre soit partagées entre les deux noms rituels
du Pharaon inclus dans les cartouches des inscriptions hiéroglyphiques
dans les monuments religieux traditionnels, soit employées
dans les formules de datation des documents de la vie publique
ou privée rédigés en démotique.
Ce répertoire reprend donc en la complétant
la part « indigène » de la documentation
rassemblée par H. Gauthier dans le tome V de son Livre
des Rois d'Égypte paru en 1917 et il vient constituer
le pendant au recueil que P. Bureth consacra aux formulæ
impériales d'Égypte attestées dans la documentation
en langue grecque et qui fut publié en 1964 dans cette
même collection sous le titre Les titulatures impériales
dans les papyrus, les ostraca et les inscriptions d'Égypte
(30 a.C - 284 p.C.).
12 euros (code de commande : 03430).
HINTON (William) — La guerre de cent jours : la révolution culturelle à l'Université Tsinghua. [Titre original : Hundred Day War : The Cultural Revolution at Tsinghua University.] Traduit par Martine Gilbert. Lyon, Fédérop, 1976. In-8° (135 x 185 mm.) broché, 323 p., (collection « Pratique Théorique », n° 1).
Introduction :
Ce
texte n'est pas l'histoire définitive de la Grande Révolution
Culturelle Prolétarienne à l'Université Tsinghua.
Il doit être considéré plutôt comme
la compilation de quelques notes rapides prises au cours de conversations
avec certains participants. D'autres témoins des mêmes
événements y trouveront sûrement d'importantes
déformations et omissions. L'histoire complète ne
pourra être racontée que lorsque les gens de Tsinghua
eux-mêmes la recréeront ensemble à partir
des milliers de sources qui existent encore mais qui pourraient
bien être dispersées à jamais. Une grande
partie de l'histoire est rapportée par des affiches, des
tracts, des télégrammes et des lettres. Davantage
encore n'est inscrit que dans la mémoire des gens qui l'ont
vécue. Si les cadres, professeurs et étudiants de
Tsinghua tentaient ensemble de réunir et sauvegarder cette
matière, leur effort aurait une valeur inestimable. Le
feront-ils un jour ? C'est là un autre problème.
Des documents importants sont d'ores et déjà perdus,
des personnages-clés sont partis pour des provinces éloignées
tandis que ceux qui restent – et qui pourraient entreprendre
ce travail – sont si occupés à réorganiser
leur institution qu'ils ont tendance à négliger
son histoire.
Il y a aussi un problème politique, un
problème de consensus. La lutte idéologique a été
très aiguë ; qui plus est, elle continue aujourd'hui
encore. À qui faut-il se fier pour résumer ce qui
s'est passé ? Qui peut en interpréter la signification
réelle ? L'esprit dogmatique, sectaire, associé
à l'influence de Lin Piao colore encore la pensée
de certains. On tend à confondre ce qui s'est passé
avec ce qui aurait dû se passer. Et ceux qui ont été
destitués portent des stigmates si profonds que les puristes
veulent les bannir entièrement de l'histoire parce qu'il
semble que parler de leurs actions et de leurs idées erronées
équivaut d'une certaine manière à plaider
en leur faveur.
Pour la majorité des gens, qui rejettent
cette forme de dogmatisme, se pose de plus le problème
de juger prématurément des tendances politiques
mal définies. Pendant l'été 1971, Kuai Ta-fu,
le leader étudiant de Tsinghua, bien connu dans tout le
pays, faisait l'objet d'une enquête en tant que « conspirateur
du 16 mai ». Son cas n'étant pas résolu,
nos informateurs tentèrent d'abord de raconter leur histoire
sans jamais mentionner Kuai. Mais à mesure que nos questions
devenaient plus précises, ils ont été contraints
de le faire et Kuai est apparu, presque plus grand que nature,
comme l'antihéros. À cette époque-là,
toute la population du campus s'accordait pour le désavouer
et le verdict semblait inévitable. L'affaire Lin Piao éclata
alors et avec elle la possibilité d'une modification du
verdict contre Kuai. Je ne veux pas suggérer par là
qu'il y ait une contestation sérieuse des faits, de ce
qui s'est passé, de ce que Kuai a réellement fait,
mais qu'il y a un doute sur la signification politique de tout
cela.
Jusque-là, la chute de Lin Piao n'a pas
été expliquée ou tout au moins pas au grand
public. Je n'ai pour le moment aucun moyen de savoir quelle part
de ce qu'on nous a raconté pendant l'été
1971 a pu être déguisé par des apologistes
de Lin Piao et de sa ligne, à une époque où
le ministre de la Défense et successeur désigné
de Mao comme Président du Parti Communiste Chinois était
sur le point d'être désavoué et par conséquent
luttait probablement pour sa survie politique à bien des
niveaux.
Pourquoi alors raconter cette histoire maintenant ?
Eh bien, les fous se précipitent là
où les anges ont peur de poser le pied.
J'ai le sentiment que l'histoire, aussi incomplète
et partiale qu'elle puisse être, contient des leçons
importantes. D'une part l'histoire de la Révolution Culturelle
à Tsinghua aide à expliquer ce qu'était vraiment
l'ancienne éducation révisionniste et pourquoi les
gens se sont levés en masse contre elle. D'autre part,
elle montre comment cette éducation, les éducateurs
eux-mêmes et les étudiants ont été
transformés, ou du moins comment cette transformation a
commencé. Pour les lecteurs occidentaux qui en sont venus
à douter que de vrais problèmes existent ou que
les choses changent vraiment après que tout ait été
dit, elle devrait se révéler utile.
Ce qui est bien plus important, c'est l'histoire
du développement de lignes politiques de « droite »
et de « gauche » et en particulier l'apparition
d'une ligne « gauchiste » qui a dominé
la scène pour un temps puis s'est fait battre. Du début
à la fin, il ressort que la manière dont Mao Tsé-toung
aborde la révolution socialiste est empreinte de justesse
et de vitalité. En étudiant ces événements,
on commence à comprendre le rôle crucial qu'a joué
Mao en mobilisant le mouvement de masse lorsque celui-ci était
la clé de l'avenir puis en le guidant à travers
les crises lorsque les déviationnistes de « droite »
et de « gauche » menaçaient de le
détruire. Ce sera peut-être une révélation
pour ceux qui pensent que la prise du pouvoir est le dernier acte
de la révolution.
Il m'apparaît également que le
problème de la pensée et de l'action « gauchistes »,
si central dans l'histoire de Tsinghua, est un sujet de réflexion
particulièrement important pour les jeunes occidentaux.
D'une part certaines voix répètent encore avec insistance
en Occident que le gauchisme représentait la véritable
révolution en Chine et que finalement, malgré ses
bonnes paroles, Mao Tsé-toung a piétiné la
fleur de la jeunesse chinoise. D'autre part de nombreux révolutionnaires
occidentaux sont enclins à accepter des slogans et des
lignes d'action gauchistes, tout autant que leurs homologues chinois.
Les gens ont du mal à reconnaître la contre-révolution
lorsqu'elle porte un habit « de gauche ».
Ils pensent : « De toute manière, la gauche
vaut mieux que la droite ». Ayant appris à haïr
l'impérialisme, ils sont portés à croire
que celui qui s'exprime avec le plus de violence et qui préconise
les actions les plus extrémistes est celui qui hait le
plus l'impérialisme ; que le drapeau le plus rouge
est, ipso facto, le plus révolutionnaire. Si la
politique révolutionnaire était aussi simple que
ça, personne n'aurait besoin d'étudier Marx, Lénine
ou Mao. Les lignes d'action gauchistes sont désastreuses
en ce qu'elles isolent la classe ouvrière et interdisent
aux leaders ouvriers d'unir toutes les forces mobilisables contre
l'ennemi principal. Il est un élément qui brise
souvent l'unité ici comme il l'a souvent fait en Chine :
c'est le « culte de la personnalité »
qui prétend qu'un individu et son groupe sont les vrais
révolutionnaires tandis que les gens qui ont des idées
différentes ou qui sont venus plus tard aux mêmes
idées ne méritent en aucune façon d'être
considérés comme des camarades et ne peuvent certainement
pas faire partie de l'avant-garde.
L'histoire de Tsinghua montre clairement combien
le culte de la personnalité peut faire de dégâts,
comment il mène à l'arrogance, à l'isolement
et en fin de compte à des crimes envers le peuple, tous
parés de la plus noble rhétorique de « gauche ».
Si tout cela peut être compris, ces notes rapides seront
justifiées.
L'action unitaire des travailleurs de Pékin
contraste violemment avec le culte de la personnalité.
Ils n'ont pris aucun compte des provocations les plus extrêmes
afin de réconcilier les factions étudiantes qui
se menaient une guerre sans espoir. Ce qui a uni les travailleurs
et qui en fin de compte a réuni les étudiants, c'est
la pensée marxiste-léniniste de Mao Tsé-toung.
Le pouvoir de cette théorie révolutionnaire a rarement
trouvé une démonstration plus convaincante que sur
le campus de Tsinghua, le 27 juillet 1968. Si la nature extraordinaire
de ces événements et de la conscience politique
qui les a rendus possibles peut être comprise en partie
grâce à ces notes, cela aussi justifiera leur publication.
12 euros (code de commande : 03431).
JAY
(Antoine) — Tableau littéraire de la France pendant
le XVIIIe siècle. Discours
qui a remporté le prix d'Éloquence décerné
par la Classe de la Langue et de la Littérature françaises
de l'Institut, dans sa séance du 4 avril 1810. Par M. Jay.
Paris, Baudouin, 1810. [Paris. ÷
Chez Baudouin et C°,
Imp. de l'Institut, ÷ Rue
du Pot-de-Fer S.-G., n°. 14. ÷
Et Michaud Frères,
imprim.-libraires, rue des ÷ Bons-Enfans, n°. 34. ÷ Delaunay,
libraire, au Palais-Royal. ÷ 1810.]
In-8° (133 x 207 mm.) sous son brochage de l'époque,
99, [1 bl.] p., ex-libris manuscrit de l'avocat montois Le
Tellier, bon exemplaire malgré quelques rousseurs.
Édition
originale.
Note, à propos de
cet ouvrage, publiée dans le tome IV des Œuvres
littéraires de M. A. Jay (Paris, 1831) :
Cette
étude « obtint en 1810 les suffrages de l'Académie
française. Le prix fut partagé entre l'auteur et
M. Victorin Fabre, dont l'ouvrage fut aussi favorablement accueilli
du public que de l'Institut. Je lui donnerais tous les éloges
qu'il mérite sous le rapport philosophique et littéraire,
si ces éloges ne retombaient indirectement sur la production
jugée digne de la concurrence. Je remarquerai en passant
que le choix seul du sujet était un acte de courage sous
l'empire : l'opposition était alors dans la philosophie,
conservatrice des grands principes d'égalité civile
et de liberté.
25 euros (code de commande : 03410).
[LÉOPOLD III DE BELGIQUE]. CLEEREMANS (Jean) — Léopold III homme libre. Chronique des années1951 à 1983. Braine-l'Alleud, Collet, 2001. In-8° (165 x 240 mm.) broché, 255 p., quelques illustrations, exemplaire en parfait état.
En quatrième
de couverture :
Le 50e anniversaire de l'abdication du roi Léopold
III et le centenaire de sa naissance sont une occasion de choix
pour dévoiler la vie intime du souverain retiré
de ses affaires.
Jean Cleeremans, qui a eu le privilège
de l'approcher, décrit le cheminement d'un homme libre
au fil des trente-deux dernières années de son existence.
Elles furent heureuses et sereines, malgré la tourmente
qui bouleversa son règne. Une fois l'épreuve passée,
sa joie de vivre et son effacement de la vie publique lui donnèrent
la chance de réaliser ses rêves. Il se lança
dans de nombreuses activités, surtout scientifiques et
humanitaires, dont il fit bénéficier son pays, auquel
il était tellement attaché.
Personne jusqu'à présent n'avait
tenté d'explorer cette tranche de vie du quatrième
roi des Belges. Pour écrire cet ouvrage, riche en révélations
diverses, l'auteur a eu accès à de nombreux documents
inédits et à des témoignages directs. Il
fait suite à son Léopold III en l'an 40,
à Léopold III, sa famille, son peuple sous l'occupation
et à Léopold III, de l'exil à l'abdication
(erronément intitulé aussi Un royaume pour un
amour).
Vendu.
[MARIE-LOUISE D'AUTRICHE]. Marie-Louise et Napoléon 1813-1814. Lettres inédites de l'Impératrice avec les réponses déjà connues de Napoléon de la même époque. Suivie en annexes de documents inédits tirés des Archives Bernadotte. Réunies et commentées par C. F. Palmstierna. Notes biographiques de Jean Savant. Paris, Stock, 1955. In-8° (142 x 202 mm.) broché, 312 p., quelques illustrations hors texte, exemplaire bien complet du feuillet volant d'errata.
Extrait de l'introduction
:
Napoléon
et Marie-Louise ne se séparèrent guère au
cours des vingt-sept premiers mois de leur union. En 1812, l'Empereur
quitta sa jeune femme pour aller se mettre à la tête
de la Grande Armée et ne la revit que sept mois après,
vaincu par l'hiver de Russie. Il dut s'éloigner de Paris
en 1813 pour n'y revenir, battu à Leipzig, que le 9 novembre.
Le 25 janvier 1814, il s'arrachait aux siens pour courir arrêter
l'invasion en Champagne ; il ne devait pas rencontrer sa
femme au cours des trois mois qui séparèrent le
jour de son départ de celui où, déchu du
trône, il s'embarquait pour l'île d'Elbe – en
fait, ils ne devaient plus jamais se revoir.
Au cours de ces séparations les époux
s'écrivirent presque quotidiennement des lettres intimes
et familières dont huit seulement de Napoléon et
une ou deux de Marie-Louise étaient connues, lorsque, en
1934, on apprit que le prince Ferdinand Montenuovo en Autriche
avait en sa possession toutes les lettres de Napoléon,
écrites au cours des années 1810-1814.
Vendu.
MARTENS (Mina) — Le censier ducal pour une partie de la circonscription de Louvain en 1366. Bruxelles, Palais des Académies, 1962. In-8° (140 x 219 mm.) sous reliure toilée d'éditeur, 130 p., un plan volant à déplier, (collection « Commission royale d'Histoire »), hommage de l'auteur au professeur Maurice-A. Arnould, exemplaire en très bon état.
Extrait de l'introduction
:
Le censier ducal pour l'ammanie de Bruxelles
a été publié par nous en premier lieu, en
considération de sa date : c'est le plus ancien document
du genre conservé pour le domaine ducal brabançon.
Il nous a paru utile de donner, en second lieu,
une édition du censier ducal pour la circonscription de
Louvain, dont on sait qu'elle est à l'origine des possessions
domaniales de la maison de Brabant.
Nous avons cru pouvoir nous écarter ainsi
de l'ordre chronologique, car, bien qu'il ne soit guère
antérieur à 1366, le texte concernant Louvain permettait
d'utiles comparaisons avec Bruxelles.
Le bénéfice de cette comparaison
s'établissait en ordre principal à l'échelon
urbain : les deux villes, leurs habitants, leurs rues et lieux
dits, certaines de leurs institutions pouvaient être confrontés.
Il en allait autrement des localités
relevant des circonscriptions soumises aux receveurs de Bruxelles
et de Louvain. Si nous disposions d'un texte complet pour Bruxelles,
celui de Louvain ne dénombre que les censitaires de Holsbeek,
de Pellenberg, de Velthem et de Kelfsele, faisant abstraction
de ceux de Hérent, Thildonc, Winxele, Wijgmael, Rhode-Saint-Pierre,
Berthem et Binswijck.
Le censier de 1366 pouvait donc paraître
incomplet. S'il l'est à coup sûr, en égard
à toute la circonscription, il ne fut probablement jamais
plus long. Il est en effet curieux de constater que les cens domaniaux
de la circonscription de Louvain ne furent jamais consignés
dans un registre unique, mais dans des registres de circonscriptions
partielles relevant, probablement, de subordonnés au receveur
de Louvain.
Quoi qu'il en soit, on doit moins regretter
l'absence de mentions concernant certaines localités de
la circonscription, que celles-ci sont restées très
rurales et que les biens s'y repèrent avec plus de facilité.
Ce qui importe assurément, c'est que le censier de 1366
établit en clair la situation particulièrement complexe
de Louvain.
Nous ne reviendrons plus sur les considérations
générales relatives à la nature des censiers,
développées dans notre publication précédente.
En ce qui concerne le censier relatif à Louvain, il est
certain qu'on est en présence de la copie d'un document
plus ancien ; le modèle bruxellois de 1321, déjà
probablement la copie d'un censier antérieur, constitue
une indication dans ce sens.
S'il ne nous est pas permis d'identifier, à
coup sûr, le scribe du censier avec le receveur ducal à
Louvain, Gérard de Alphen, qui nous présente le
texte, fl n'en est pas moins certain que c'est sous sa direction
que celui-ci a été rédigé.
10 euros (code de commande : 03424).
MELLOY (Camille, pseudonyme de Camille De Paepe) — Une vie de chien. Nouvelle ornée de quatre pointes sèches par Jan van Ael. Anvers, Papegay, 1943. In-8° (144 x 192 mm.) broché sous couverture à rabat, 92 p., un des 225 exemplaires numérotés (n° 41) et nominatifs (le poète Gustave Viseur).
Extrait de l'article
d'Henri Davignon :
La
place occupée par Camille Melloy, excellent poète
mineur, trop tôt disparu, m'apparaît comme particulière
dans l'évolution de notre littérature en Belgique,
Ce n'est certes pas la première fois que nous voyons un
Flamand, de naissance et de race, se servir de la langue française
comme instrument d'expression artistique. Mais pour un Verhaeren,
un Van Lerberghe, un Eekhoud il n'y avait pas véritablement
un choix à exercer. Le français était la
seule langue à leur disposition. La connaissance du flamand
chez eux était nulle ou insuffisante. Rien de pareil dans
le cas de l’auteur du Parfum des Buis.
Dernier né d’une famille rurale
de sept enfants, Camille-Joseph De Paepe n'approche de la langue
française qu'au collège et en commençant
des humanités anciennes chez les pères Joséphites
de Grammont. Jusque-là au foyer paternel, à l'école
primaire de Melle son enfance a été baignée
de sonorités thioises. Sa mère, nature délicate
et poétique, issue d’une famille de douze enfants,
comme son père d'ailleurs, ne lui a jamais parlé
que le flamand. Bien qu'elle eût une connaissance rudimentaire
de l'autre langue, elle ne fut point apte à lire aucun
des poèmes que son fils écrivit en français.
Il lui en donnera lui-même une analyse en flamand. À
aucun moment de sa carrière et une fois son pseudonyme
passé en état de notoriété, Camille
Melloy n'a cessé d'user couramment du flamand, traduisant
ou écrivant directement en cet idiome ses propres œuvres,
entretenant avec les écrivains de Flandre un commerce amical
et spirituel basé sur un échange abondant en néerlandais.
Le choix du français fut donc, delà
part du poète, l'objet d’une prédilection spontanée,
ne comportant aucune ignorance, aucun dédain de l'autre
langue. Nous pouvons y voir une préférence de culture,
le fruit d’un humanisme latin, l'orientation naturelle d’une
âme par la tradition spirituelle du catholicisme lettré.
Bibliographie :
- Davignon (Henri), « Un poète
flamand de langue française. Camille Melloy 1891-1941 »,
dans Bulletin de l'Académie Royale de Langue et de Littérature
Françaises, t. XXX, n° 4, pp. 121-133.
90 euros (code de commande : 03400).
MILLEPIERRES (François) — La vie quotidienne des médecins au temps de Molière. Paris, Hachette, 1964. In-8° (130 x 200 mm.) sous reliure et jaquette d'éditeur, 250 p., (collection « La Vie Quotidienne »).
En quatrième
de couverture :
Il
ne suffit pas d’avoir assisté à une représentation
du Malade imaginaire pour se faire une juste idée
de ce qu’était la vie médicale au XVIIe siècle
Molière, gravement atteint d’une maladie qui, récemment
encore, ne pardonnait pas, est sans doute excusable d’avoir
ridiculisé le corps médical tel qu’il se présentait
alors avec tous ses préjugés, ses routines et ses
prétentions.
Mais la vie médicale sous Louis XIV est
autre chose en réalité qu'une longue série
de purges, de clystères et de saignées avec rhubarbe
et séné. Elle offre plus de sérieux avec
une science plus variée, et des traitements fondés
sur une observation bien conduite. Si certains docteurs ne sont
que des pédants latinisants uniquement capables de réciter
par cœur leur Hippocrate et leur Galien, d’autres sont
animés d’un esprit de recherche qui annonce déjà
le siècle de l’Encyclopédie.
En s’aidant de travaux antérieurs
et en remontant lui-même aux sources, François Millepierres
nous donne de la Vie quotidienne des médecins sous Louis
XIV, un tableau vivant et divertissant, où figurent également
chirurgiens, apothicaires, et... charlatans. Tout en relevant
avec la pointe d’humour nécessaire les erreurs et
les bévues de nos aïeux en thérapeutique, l’auteur
s’est gardé de porter sur eux un jugement trop sévère.
Loin d’être tous des Diafoirus, beaucoup de médecins
de l’époque ont su faire preuve d’attention,
de courage et de dévouement ; trois vertus essentielles
dans leur lutte quotidienne contre la maladie.
8 euros (code de commande : 03408).
MOUTARD-ULDRY (Renée) — Saint Fiacre, patron des jardiniers. Paris, Henri Lefèbvre, 1943. In-12 (130 x 172 mm.) broché, 21, [3] p., illustré de 3 bois gravés de Jean Chièze (un frontispice, un bandeau et un grand cul-de-lampe), (collection « Les Saints Patrons », n° 12), exemplaire numéroté sur vélin chiffon de Lana (n° 604), non coupé.
Extrait :
Saint Fiacre, dont la protection assure la fécondité
de la terre, est inséparable de visions d'abondance et
de joie : mannes lourdes de légumes savoureux, corbeilles
débordantes de fruits juteux et mûrs, gerbes et guirlandes
de fleurs diaprées, odorantes : toute la gloire de
nos potagers, de nos vergers et de nos jardins !
Ce saint, venu du Nord, a pris racine dans la
glèbe de nos champs ; nous aimons que ce fils de roi,
fuyant le monde, son pays et ses charges, ait choisi, pour faire
son salut, une des parcelles les plus doucement humaines de notre
sol, la Brie. [...] C'est pour avoir foulé cette terre,
pour avoir respiré cet air, que saint Fèvre, plus
connu sous le nom de saint Fiacre, est devenu – et demeuré –
un des saints les plus populaires de France.
12 euros (code de commande : 03429).
NOTHOMB (Amélie) — Brillant comme une casserole. Illustrations par Kikie Crêvecœur. Préface par Daniel Fano. Bruxelles, La Pierre d'Alun, 2005. In-8° (165 x 225 mm.) broché, 99 p., (collection « La Petite Pierre », n° 17), exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième
de couverture :
Amélie
Nothomb n'a pas oublié ce que c'est que d'être un
enfant et elle excelle à retrouver l'esprit d'enfance à
volonté. Son look à la Mary Poppins ajoutait à
notre espoir de la voir un jour écrire quelque chose pour
la jeunesse. Avec ce premier recueil d'histoires où elle
ironise sur la féerie, sur la vie, elle confirme le bien-fondé
de notre attente.
Le comique d'ambiguïté est aussi
présent dans Le Hollandais ferroviaire, une plaisanterie
dans le droit fil du grand Roald Dahl, qui n'aurait pas renié
non plus De meilleure qualité, texte sera sans doute
le préféré des lecteurs entre 9 et 12 ans
environ : sa cruauté n'a rien de gratuit, c'est comme
L'existence de Dieu un modèle d'attitude railleuse
à l'égard des prétentions et des hypocrisies
qui fondent la société des adultes.
« Un livre sans dialogues et sans images n'est pas
un vrai livre » disait Alice Carroll. Kikie Crêvecœur
interprète plus qu'elle n'illustre : pas de redondance
mais un art consommé d'entraîner l'œil et son
intelligence poétique toujours plus loin.
15 euros (code de commande : 03401).
OEHLER (Dolf) — Juin 1848. Le spleen contre l'oubli. Baudelaire, Flaubert, Heine, Herzen, Marx. Traduit de l'allemand par Guy Petitdemange et Patrick Charbonneau. Paris, La Fabrique, 2017. In-8° (142 x 224 mm.) collé, 404 p., un cahier d'illustrations hors texte, exemplaire en très bon état et avec sa bande d'annonce.
En quatrième
de couverture :
« Je
ne suis pas mort, mais j'ai vieilli, je dois me remettre des journées
de Juin comme d'une maladie grave », écrit l'émigré
russe Alexandre Herzen. Cette maladie grave est précisément
le sujet de ce livre. Elle frappe Baudelaire et son pauvre Cygne
qui « sur le sol raboteux traînait son blanc
plumage » comme elle atteint Flaubert, ébranlé
par tant de bêtise dans la férocité bourgeoise.
Et Heine, sur son grabat-tombeau, qui imagine l'épicier
faisant des cornets de son Livre des chants pour y « verser
du café et du tabac à priser pour les vieilles femmes
de l'avenir ».
Si les journées de Juin et leur répression
inouïe n'apparaissent chez ces écrivains que sous
forme ironique ou métaphorique, Dolf Oehler montre qu'il
s'agit du refoulement de la terrible fracture de Juin entre les
deux classes de la société moderne. « Ce
n'est absolument pas un hasard si les écrivains les plus
significatifs du second Empire sont justement ceux qui ont réfléchi
le plus profondément sur la portée des événements
de Juin, qui ont intégré Juin dans la texture même
de ce qu'ils écrivaient. » Il peut arriver que
cette « intégration » soit des plus
claires, comme le coup de fusil que le père Roque tire
à travers les barreaux sur un prisonnier qui demande du
pain, ou chez Baudelaire évoquant cette « voix
affaiblie » qui
Semble le râle épais
d'un blessé qu'on oublie
Au bord d'un lac de sang,
sous un grand tas de morts,
Et qui meurt, sans bouger,
dans d'immenses efforts.
Il revient à Marx d'avoir tiré
à chaud les leçons de la défaite : « La
révolution de Juin est la révolution haïssable,
la révolution répugnante, parce que la chose prend
la place du mot, parce que la République découvre
la face du monstre en brisant la couronne qui le couvrait et le
cachait. »
Un grand livre sur juin 1848, une magistrale
démonstration du lien entre littérature et politique.
Pour aller plus loin :
Une belle rencontre avec Dolf Oehler : https://www.youtube.com/watch?v=qVGoEpAyytg
15 euros (code de commande : 03432).
PERIN (François) — Franc-parler. Témoignage sur la double crise du christianisme et du rationalisme. Louvain-la-Neuve, Quorum, 1996. In-8° (141 x 220 mm.) collé, 191 p., exemplaire en très bon état.
En quatrième
de couverture :
«
La tâche du prochain siècle, en face de la plus terrible
menace qu'ait connue l'humanité, va être d'y réintégrer
les dieux. »
Faisant sienne cette parole d'André Malraux,
François Perin plaide pour une rénovation de la
pensée humaniste, dégagée des gangues du
christianisme et du rationalisme. Nulle loi, divine ou autre,
ne régit le destin de l'homme !
À l'appui de sa thèse, François
Perin invoque les découvertes de la science sur l'univers
et le chaos. Dans le même temps, il prône une réhabilitation
des valeurs de la Grèce antique occultées par le
christianisme. Tout comme il explore les voies ouvertes par les
grands mystiques ainsi que par la philosophie bouddhiste.
Victime de guerres suicidaires et de délires
idéologiques depuis presque vingt siècles, l'Europe
n'engendrera, à la fin de ce siècle, qu'un vague
marché. Quant à une civilisation, en sera-t-elle
capable ?
À travers cet essai, François
Perin lance une bouteille à la mer à destination
d'héritiers inconnus... et fait œuvre politique.
5 euros (code de commande : 03415).
PLISNIER (Charles) — Faux passeports. Roman. (Prix Goncourt 1937.) Lecture de Pierre Mertens. Bruxelles, Labor, 1991. In-8° (108 x 172 mm.) collé, 363 p., (collections « Espace Nord », n° 313 et « Babel » des Éditions Actes Sud), exemplaire en très bon état.
En quatrième
de couverture :
Convaincu
de trotskisme et exclu du Parti communiste lors du congrès
d’Anvers en 1928, Charles Plisnier s’est inspiré
de son itinéraire personnel pour écrire cette suite
narrative, cet archipel de moments douloureusement privilégiés,
dans lesquels les héros et leurs bouillonnants idéaux
se confondent presque.
Le roman rend compte de la destruction d’une espérance
collective auquel l’éclatement de l’empire soviétique,
plus de cinquante ans après, apporte un écho ample
et terrifiant.
7 euros (code de commande : 03402).
PRÉVOST (Éric) — Trésors d'argile. Patrimoine montois oublié. Héritage d'une dynastie de céramistes Antoine Dubois. Nimy, Éditions Musea Nostra, 2026. In-8° (200 x 270 mm.) collé, 102 p., très nombreuses illustrations en couleurs.
En quatrième
de couverture :
Tout
commence par quelques faïences familiales, transmises de
génération en génération. Des signatures,
des motifs, des traces fragiles d’un passé presque
effacé.
En cherchant à en comprendre l’origine,
Éric Prévost se heurte à un patrimoine industriel
dont la plupart des archives ont disparu. Sa recherche progresse
alors par fragments : certaines réponses apparaissent,
d’autres s’échappent. Rien n’est achevé,
les questions restent ouvertes, et de nouvelles pistes surgissent
au fil des découvertes.
Ce livre – le premier jamais consacré
à Antoine Dubois – raconte cette exploration
toujours en cours : une enquête patiente qui a permis
de remettre au jour une page oubliée du patrimoine montois
et de redonner vie à une famille de céramistes dont
l’histoire semblait perdue.
22 euros (code de commande : 03427).
RICHARDSON (H. G.) et SAYLES (G. O.) — The Irish Parliament in the Middle Ages. Philadelphia, University of Pennsylvania Press, 1952. In-8° (170 x 242 mm.) sous reliure et jaquette (un peu défraîchie) d'éditeur, X, 395 p., (collection « Études présentées à la Commission internationale pour l'Histoire des Assemblées d'États », n° X), bon exemplaire.
Sur la jaquette :
Giving
here the first comprehensive account ever to be made of the Irish
Parliament in the Middle Ages, the authors contribute a monumental
achievement to the world's store of major reference works.
Based largely on manuscript material, the book
shows that early Irish parliaments cannot be identified either
in form or function with modern parliaments and consequently demonstrates
that the concept of governmental democracy had a much slower,
more gradual development than historians have heretofore believed.
The study begins by tracing, during the early
years of the Conquest, the origin of the principal elements in
the Irish Parliament, and the administrative organization within
which Parliament was designed to function: the « common
council », the most ancient of the components of Parliament ;
the secretum consilium, or Privy Council ; and the
development of taxation.
The history of the Irish Parliaments proper
begins with that held at Castledermot in mid-June 1264. During
the reign of Edward II and the early years of Edward III
significant changes took place-changes, the authors point out,
similar to those taking place in the development of the English
Parliament, though there were important differences.
The study continues with a description of the
Irish Parliament in the middle years of Edward IlI's reign...
and concludes with an account of the parliament at Drogheda held
in 1494, when the passing of Poyning's Law brought the period
of medieval parliaments to a close.
The appendices include an almost complete list
of the meetings convened between 1264 and 1494 - as well as copies
of documents which, the authors say, are the only means whereby
a close glimpse may be had of the personnel and deliberations
of the Privy Council.
The Irish Parliament in the Middle Ages
is the only work of authority on this subject. All students of
early constitutional history, of the growth of representative
institutions, and of medieval history generally will find it an
invaluable book.
12 euros (code de commande : 03434).
[SCIENCES].
La diffusion du savoir scientifique XVIe-XIXe siècles.
Actes du colloque de l'Université
de Mons-Hainaut 22 septembre 1995.
Édités par Marie-Thérèse Isaac
et Claude Sorgeloos. Bruxelles, Archives et Bibliothèques
de Belgique, 1996. In-8° (160 x 240 mm.) collé,
282 p.
Il s'agit du
numéro spécial n° 51 de la revue Archives
et Bibliothèques de Belgique.
Table ses matières
:
- Diffusion du savoir scientifique XVIe-XIXe
siècles : les enjeux, les moyens, par Marie-Thérèse
Isaac.
- La stéréotomie dans
les traités d'architecture des XVIe et XVIIe siècles,
par Émile Péquet.
- Le livre de plantes en France au dix-septième
siècle (1593-1708) : analyse d'un recensement, par
Alice Lemaire.
- L'édition des « Cours
de Chymie » aux XVIIe et XVIIIe siècles :
obscurités et lumières d'une nouvelle discipline
scientifique, par Bernard Joly.
- Le Spectacle de la nature de
l'abbé Pluche : une encyclopédie chrétienne
à l'aube des Lumières, par Robert Locqueneux.
- Un jésuite du XVIIIe s. au
service de la vulgarisation scientifique : Les Entretiens
physiques d'Ariste et d'Eudoxe de Noël Regnault, par
Andreas Kleinert.
- Les cabinets d'histoire naturelle
et de physique dans les Pays-Bas autrichiens et à Liège,
par Claude Sorgeloos.
- Vulgariser la chimie par le livre,
hier et aujourd'hui, par Jean Jacques.
- Le livre de vulgarisation en Belgique
au XIXe siècle, par Robert Halleux.
- Index.
12 euros (code de commande : 03399).
[SOCIÉTÉ BELGE D'HISTOIRE DES HÔPITAUX]. Annales de la Société belge d'Histoire des Hôpitaux et de la Santé publique - Annalen van de Belgische Vereninging voor Hospitaal-geschiedenis. Tome XIX 1981. Bruxelles, Société belge d'Histoire des Hôpitaux et de la Santé Publique, 1982. In-8° (158 x 238 mm.) broché, 94 p.
Table des matières
:
- Het
gentse antwoord op de armoede : de sociale instellingen van
wevers en volders te Gent in de late middeleeuwen, par A.-M.
DeVocht, p. 3.
- Controverses sur la nocivité
du charbon de terre (18e-19e siècles), par Roger
Darquenne, p. 33.
- Les dépôts de mendicité
au tribunal de l'histoire, par E. Meuwissen, p. 47.
- La pratique de la chirurgie dans les
hôpitaux bruxellois au XIXe siècle, par Claire
Dickstein-Bernard, p. 69.
Vendu.
THIBEAU
(Roland) — Moneuse. Pièce
en XXXV scènes. [Élouges], La Roulotte Théâtrale,
[1997]. In-8° (150 x 210 mm.) broché, 87 p.,
exemplaire en bon état.
Texte créé
à « La Grange » le 9 mai 1997.
Résumé de
la réédition aux éditions Micromania :
La
pièce Moneuse, de Roland Thibeau, écrite dans un
picard authentique et riche, s'inspire de faits réels et
retrace la vie du bandit de grand chemin Antoine-Joseph Moneuse,
qui a marqué profondément l'imaginaire populaire
picard. Un moneuse n'est-il pas encore aujourd'hui un enfant turbulent ?
Chef des « chauffeurs du Nord »
à l'époque troublée de la Révolution,
il terrorisa les régions du nord de la France et fut finalement
guillotiné à Douai en 1798. Mais en décrivant
son personnage, Roland Thibeau pousse les spectateurs à
s'interroger sur ses aspects contestataires et l'influence que
ceux-ci peuvent encore avoir aujourd'hui.
La pièce a reçu le prix des langues,
catégorie « Théâtre »,
décerné par la Communauté française
de Belgique en 2009.
10 euros (code de commande : 03407).
[THIRY
(Marcel)]. BODART (Roger) — Marcel Thiry. Paris, Pierre Seghers, 1964. In-8° (136 x
160 mm.) broché, 185 p., illustrations hors texte,
(collection « Poètes d'Aujourd'hui »,
n° 124).
Envoi de l'auteur
à Claire Lejeune.
Table des matières
:
- Marcel
Thiry, par Roger Bodart.
Choix de poèmes.
- Toi qui pâlis
au nom de Vancouver.
- Plongeantes proues.
- L'enfant prodigue.
- Statue de la fatigue.
- Marchands.
- La mer de la Tranquillité.
- Âges. Astrale
automobile.
- Âges. Prose dans
Paris sombré.
- Âges. Inermis.
- Âges. Château
des fleurs.
- Âges. Jeune fille
la Paix.
- Âges. L’âge
Aster.
- Trois longs regrets
du lys des champs.
- Usine à penser
des choses tristes.
- Vie poésie.
- Le festin d'attente.
- Inédit.
- Bibliographie.
12 euros (code de commande : 03409).
[TOURNAI - SOCIÉTÉ ROYALE D'HISTOIRE ET D'ARCHÉOLOGIE DE TOURNAI]. Mémoires de la Société royale d'Histoire et d'Archéologie de Tournai. Tome I - 1980. Tournai, Société royale d'Histoire et d'Archéologie de Tournai, 1980. In-8° (155 x 240 mm.) broché, 451 p., illustrations.
Table des matières
:
- Statuts
de la Société, p. 5.
- Liste des abréviations employées
dans le volume, p. 11.
- À propos de plombs de tournai
trouvés à Novgorod, par Jean Blankoff,
p. 13.
- Une élection à Tournai
en 1863. Récit d'un journaliste, par Marie-Thérèse
Delmer, p. 33.
- Mobilier et vêtements liturgiques
à la cathédrale de Tournai avant les Iconoclastes
(1566), par Jean Dumoulin et Jacques Pycke, p. 67.
- L'hôpital capitulaire Notre-Dame
de Tournai. Bref historique à partir des documents et statuts
de la maison hospitalière, par Daniel Dupriez,
p. 107.
- Les fers de reliure aux armes de Tournai,
par Philippe de Ghellinck Vaernewyck, p. 123.
- La stabilité du chœur
de la cathédrale de Tournai au cours de son histoire,
par Hubert-Fernand Joway, p. 149.
- La châsse de saint Éleuthère,
chef d'œuvre original malgré les restaurations des
XIXe et XXe siècles ?, par Jean-Marie Lequeux,
p. 181.
- Tournai dans les dernières
années du XVIIIe siècle. Documents inédits,
par Albert Milet, p. 203.
- Documents concernant Tournai et le
Tournaisis dans le Fonds Puissant (Mons), par Christiane
Piérard, p. 257.
- Tournai dans le carnet de voyage de
James Thornhill (1711), par Irène Pion-Leblanc,
p. 271.
- Extrait des registres des Consaux
de la ville de Tournai (1455-1472). Complément à
l'édition de la Grange, par Gaston Preud'homme,
p. 297.
- Bibliographie relative à l’histoire
de Tournai Troisième partie : n° 4291-4920,
par Jacques Pycke, p. 343.
- Liste des membres de la Société
au 1er septembre 1979, p. 445.
18 euros (code de commande : 03405).
TOURNELLE (Henri, pseudonyme de Jules-Henri Lefèvre) — Ée divorce in musique. Vaudeville en trois actes. À la suite : L'Petit Bébert. Comédie en un acte. Jemappes, Éditions Tournelle, [post 1935]. In-8° (146 x 216 mm.) agrafé, 103 p., exemplaire en bon état.
Ée divorce
in musique, personnages
et situation :
Arthur
Cantiau (30 ans), Félisse Noircat (32 ans), Remi Bécart
(45 ans), M. Taratort, juge (60 ans), M. Taffiart, avocat (40
ans), El Mayeur (50 ans), El Champette (50 ans), El Greffier (60
ans), Colas (13 ans), Lixite (45 ans), Celenie Cramoron (25 ans),
Irma Chabotte (27 ans).
El plache de d'vant d'ée n'éterieur
borégne. Meublée à volonté. Portes
au fond, à droite et à gauche.
Deux twois pupites de musiciégnes sont
s'pardus dins l'plache : su l'tabe et su les chaises il a
des éstrumints d'musique, ée tambour, des partitions.
L'Petit Bébert, personnages et situation :
Sophie, enne grande forte dgeins d'enne
trintaine d'années, Bébert, ess n'homme ; el
pu p'tit possibe, Louisa minme age que Sophie, Clovis, ess n'homme ;
ée grand fort gaillard.
Ell scène erprésinte ée
gardégne ou bié n'cour. Ée d'arcau est tindu,
d'gauche à doite, d'enne coulisse à l'aute ;
il est supporté au mitan d'ell scène pa ée
pilot à hauteur d'homme.
10 euros (code de commande : 03422).
TOURNELLE (Henri, pseudonyme de Jules-Henri Lefèvre) — Ritournelles. Le livre qui chante. 75 chansonnettes, monologues, chansons, récits, duos français et wallons. 25 dessins du peintre Marius Carion. Jemappes, Éditions Tournelle, [ca 1931]. Mention de 4e mille. In-8° (167 x 254 mm.) broché, 190 p., illustrations, quelques airs notés, exemplaire non coupé.
Avis de l'auteur aux
lecteurs :
Ritournelles !...
Musique et poésie... Refrains d'aujourd'hui et d'autrefois...
Vers, simples et sans apprêt : vers à chanter,
vers à dire, vers à boire... Humour facile pour
lecteurs et auditeurs de bonne volonté... Émotion
à l'usage des cœurs tendres...
Voilà ce qu'évoque un titre qui
ne pourrait, certes, être taxé de modernisme.
Vous trouverez, ci-après, une longue
série d'œuvrettes, réunies au petit bonheur,
pour vous divertir et, surtout, pour vous permettre de divertir
les autres.
Si vous glanez, parmi ces chansons wallonnes
et françaises, parmi ces récits badins ou dramatiques,
quelques morceaux qu'il vous plairait de dire ou d'entendre en
société, je n'aurai pas perdu ma peine et mon titre
aura tenu sa promesse.
À côté de nombreuses pages
inédites, vous rencontrerez quelques extraits caractéristiques
de mes comédies boraines. Quoique séparés
du dialogue, qui leur donnait grand relief à la scène,
ces numéros gardent encore quelque intérêt,
si j'en crois maint chanteur /89populaire puisant volontiers à
cette source.
Je dédie mon recueil à mes proches,
à mes amis, à mes interprètes, réunissant
ainsi, sous l'égide de ma reconnaissance, tous ceux qui
ont mis au service de mes œuvres, leur talent ou leur appui
sympathique.
Je ne puis les citer tous ; la liste en est,
heureusement, fort longue.
Puissé-je trouver en chaque nouveau lecteur,
un ami de plus ; tel est le vœu que je forme en confiant
mon livre au vent de la destinée.
20 euros (code de commande : 03416).
[TOUVIER (Paul)]. MONIQUET (Claude) — Touvier. Un milicien à l'ombre de l'Église. Paris, Olivier Orban, 1989. In-8° (133 x 215 mm.) collé, 293 p., exemplaire en bon état.
En quatrième
de couverture :
L'arrestation
de Paul Touvier, en mai dernier [1989], après 45 ans de
clandestinité quasi-ininterrompue, a suscité de
multiples interrogations et réveillé les fantômes
des heures les plus noires de l'occupation. Paul Touvier n'est-il
pas le premier Français à être jugé
pour « crime contre l'humanité » ?
On a beaucoup imaginé, mais les hypothèses comportaient
plus de trous que d'éléments solides.
Voici venu le temps des réponses et des
révélations. Claude Moniquet a suivi, pour un grand
hebdomadaire d'abord, puis en concevant ce livre, la piste de
Touvier pendant trois ans. Il a rencontré sa famille, il
a su s'imprégner de l'atmosphère extraordinaire
de cet homme si longtemps traqué. Claude Moniquet a su
tisser des liens privilégiés avec les enquêteurs
qui lui ont confié certaines archives fermées depuis
la fin de la guerre. Grâce à ces multiples documents,
Claude Moniquet éclaire les responsabilités de l'Église
dans cet épisode si controversé.
Ce livre retrace, avec passion mais sans parti
pris, l'histoire véridique et incroyable du plus grand
criminel de guerre français encore vivant.
4 euros (code de commande : 03433).
[VALÉRY (Paul)]. NOULET (Émilie) — « Albums d'idées » voilà le titre. Bruxelles, Jacques Antoine, 1973. In-8° (144 x 192 mm.) broché, 171 p., (collection « Les Cahiers de Paul Valéry » Année 1934), exemplaire non coupé et en parfait état.
Extrait :
C'est
le titre que Paul Valéry avait trouvé pour synthétiser
la masse innombrable et diverse de ses notes matinales, n'imaginant
pas sans doute qu'on pût les appeler simplement et heureusement
d'ailleurs, les Cahiers.
On le rencontre, mis en évidence page
657 du Cahier XVII. Au-dessous : Voilà le
titre. Des doubles traits encadrent de leur rectangle isolant
les deux notations.
... Albums, le pluriel parce qu'il savait
déjà à cette date que la collection finirait
seulement avec sa vie. Albums à feuilleter puisqu'il ne
s'agit pas de texte suivi, mais de remarques jetées en
tous sens sur la page, toujours différentes les unes des
autres. Et de même qu'un album ordinaire peut grouper les
images d'un même personnage, dans ces albums-ci, il arrive
souvent qu'un même sujet revienne sous des formes nouvelles,
lesquelles peuvent se ressembler et se rassembler.
... d'idées. Ah ! ce
mot descriptif, indicatif, significatif, remarquable, irréfutable !
Idées, surgies chaque matin, suivant l'humeur du jour !
Idées, seules dignes d'une préoccupation renouvelée,
sujets exclusifs d'attention, objet du seul amour, « maîtresses
de l'âme, idées ! »
12 euros (code de commande : 03436).
[VOTTEM]. Le temps où Vottem riait. Histoire et anecdotes de notre village. Par J. Fraikin, P. Gérard, F. Carpay, H. Matthys, J. Noelanders et P. Donis. Ans, Imprimerie Frings, 1987. In-4° (219 x 304 mm.) broché sous couverture à rabats, 141, [50] p., très nombreuses illustrations, trace de mouillure in fine.
Table des matières
:
- Rue
du Plope.
- Rue Gaillard Cheval.
- Rue Bonnier du Chêne.
- La Chapelle.
- Rue Visé-Voie.
- Rue Croix-Jouette.
- Rue de Liège.
- La Cité des Cascogniers.
- Le Moulin Depireux.
- Le Tillet.
- Le Moulin Bouquette.
- La Cité du Pireux.
- Le Thier Fatal.
- Rue Florent Boclinville.
- Rue du Docteur Malpas et Sous-la-Ville.
- Rue des Meuniers.
- Le Bouxthay, son château, sa chapelle.
- Le Château de Bernalmont.
- Rue Joseph Clokers.
- Rue Bizette.
- Rue des Fontaines.
- Rue Ferdinand Nicolay.
- Rue Sous-les-Haxhes.
- Rue des Fraisiers.
- Rue des Fleurs.
- Le Croupet.
- Sur les Walles.
- Rue Lombard.
- « Les Travaux ».
- Chaussée Brunehault.
- Clos du Val.
- Rue Émile Vandervelde.
- Place Gilles Gérard.
- Le Vert-Vinâve.
- Appendice.
- Bibliographie.
- Album souvenir.
- Cartographie.
12 euros (code de commande : 03425).
WHITE (Lynn) — Technologie médiévale et transformations sociales. [Titre original : Medieval Technology and Social Change.] Traduit de l'anglais par Martine Lejeune. Paris - La Haye, Mouton & C°, 1969. In-8° (160 x 240 mm.) broché, IX, 190 p., illustrations hors texte, (collection « École Pratique des Hautes Études - Sorbonne », Sixième Section : « Sciences Économiques et Sociales Centre de Recherches Historiques », « Civilisations et Sociétés », n° 13), couverture plastifiée, ex-libris du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
Table des matières
:
Chapitre
1. Étrier, combat à cheval, féodalité
et chevalerie.
I. La théorie
classique des origines de la féodalité.
II. Origine et diffusion de
l’étrier.
III. Combat à cheval
et caractères de la vie féodale.
- Notes du chapitre premier.
Chapitre 2. La révolution agricole
du haut Moyen Âge.
I. La charrue et la seigneurie
rurale.
II. La découverte de
la force motrice du cheval.
III. L’assolement
triennal et l’amélioration du régime alimentaire.
IV. Le centre de gravité
de l’Europe se déplace vers le nord.
- Notes du chapitre 2.
Chapitre 3. Le Moyen Âge à
la découverte de la technique et du machinisme.
I. Les sources d’énergie.
II. Développement
du machinisme.
III. Prise de conscience
et élargissement du concept technologique.
- Notes du chapitre 3.
- Index.
17 euros (code de commande : 03428).
aura lieu
le mardi 16 juin 2026
par courriel (b.waterlot@hotmail.com) ou par téléphone ou sms (+32 (0) 472 51 52 63).
Ces livres peuvent être retirés à l'adresse figurant dans l'en-tête du blog.
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