lundi 28 septembre 2026

Les « nouveautés » du 29 septembre 2026.

 

 MISE À JOUR DU 15 SEPTEMBRE 2026

N'hésitez pas à me contacter
par courriel
(b.waterlot@hotmail.com) ou par téléphone (+32 (0) 472 51 52 63)
pour obtenir d'autres informations à propos de ces livres. 
  

   

 

[ANTISÉMITISME]. La collusion honteuse entre les Arabes et les SS pour une « solution finale » au Proche-Orient. Bruxelles, [Union Internationale de la Résistance et de la Déportation], [1970]. In-8° (135 x 209 mm.) agrafé, 19 p., illustrations.
   La « Solution finale » (l'extermination systématique des Juifs d'Europe) a été théorisée, planifiée et exécutée exclusivement par l'appareil d'État de l'Allemagne nazie (conférence de Wannsee en 1942). S'il est établi qu'Amin al-Husseini partageait la haine antisémite des nazis et ne souhaitait pas voir les Juifs émigrer au Proche-Orient, les tentatives politiques récentes visant à lui attribuer l'origine ou l'inspiration de la Shoah ont été unanimement rejetées par les historiens et les institutions mémorielles (comme Yad Vashem).


Extrait :
   Si au lieu de choisir de mourir dans les ruines de Berlin, il y a 25 ans, Hitler avait survécu il se réjouirait, sans nul doute, en constatant que l'antisémitisme a repris vigueur et que des forces coalisées ont décidé de prolonger « la solution finale » en vouant à la destruction, à la mort lente, l'État juif né, en terre d'Israël, après 1945, des cendres d'Auschwitz.
   Avant qu'éclate, en 1939, la plus monstrueuse des guerres qui vit des peuples entiers considérés comme des races inférieures voués à l'extermination, le parti nazi disposait de cellules actives en Palestine car la guerre hitlérienne déclarée au Juifs, en invoquant Mein Kampf et les Protocoles des Sages de Sion, était une guerre totale.

20 euros (code de commande : 03686).

 

[ARCHITECTURE]. La mémoire des pierres. À la découverte du patrimoine architectural en Wallonie et à Bruxelles. Bruxelles, Crédit Communal, 1987. In-4° (210 x 297 mm.) broché, 303 p., nombreuses illustrations.
   Publication éditée à l'occasion de la réalisation d'une série d'émissions télévisées réalisées par la Fondation Roi Baudouin.



Table des matières :
   Préface.
   Introduction.
   Les structures en terre.
      - Les tumuli.
      - La motte médiévale.
      - L'enceinte urbaine : le cas de Chièvres.
   Les ruines.
      - Le château comtal de Mons.
      - Le château de Montquintin.
      - Le château d'Havré.
      - Le château de Hauteroche.
      - Le château de Franchimont.
      - Le château de Montaigle.
      - Le château de Fagnolle.
   Les tours et donjons.
      - La tour Salamandre à Beaumont.
      - Le donjon « Burbant » à Ath.
      - La tour des Sarrasins à Alvaux.
      - La Haute Tour de Villeret.
      - La tour d'Anhaive.
      - La tour de Poulseur.
      - Le Burg Raaf à Eynatten.
      - La tour de Baudignies à Mourcourt.
      - La « Haus Raeren ».
      - Le donjon de Crupet.
      - La tour de Nandrin.
      - Le charbonnage de Cheratte.
      - La tour d'Eben-Ezer.
   Les châteaux.
      - Le château de Corroy-le-Château.
      - Le château de Monceau-sur-Sambre.
      - Le château de Mirwart.
      - Le château de Roisin.
      - Le château de Bormenville.
      - Le château de Bassines.
      - Le château de Deulin.
   Les fermes-châteaux de la région du Viroin.
      - La ferme-château de Treignes.
      - La ferme-château de Mazée.
      - La ferme-château de Doische.
      - La ferme-château de Matignolles.
      - La ferme-château de Niverlée.
      - La ferme-château de Samart.
   Les chapelles.
      - La chapelle Sainte-Marguerite à Ollomont.
      - La chapelle Sainte-Madeleine à Bende.
      - La chapelle Saint-Barthélémy à Wiesenbach.
      - La chapelle Notre-Dame d'Hastimoulin à Saint-Servais.
      - La chapelle du Bouxthay à Vottem.
      - La chapelle Notre-Dame de Bon-Secours à Uccle-Stalle.
      - La chapelle seigneuriale de Boussu.
      - La chapelle Sainte-Marguerite à La Roche-en-Ardenne.
      - La chapelle Saint-Cunebert à Bizory.
      - La chapelle Notre-Dame de Bon-Secours à Oizy.
      - La chapelle Sainte-Anne à Solre-Saint-Géry.
      - La chapelle de la Trinité à Marche-en-Famenne.
      - La chapelle Notre-Dame-au-Chêne à Irchonwelz.
      - La chapelle Saint-Hubert à Pont.
      - La chapelle Notre-Dame des Sept Douleurs à Marchovelette.
      - La chapelle Notre-Dame-de-Forêt à Taverneux-Houffalize.
      - La chapelle Notre-Dame de Saives à Faimes.
   Les églises.
      - L'église Saint-Martin de Leval-Chaudeville.
      - L'église de Cordes.
      - L'église Saint-Martin d'Orp-le-Grand.
      - L'église Saint-Pierre de Lincent.
      - L'église Saint-Martin de Fizet.
   Les églises et cimetières fortifiés.
      - L'église Saint-Etienne de Waha.
      - L'église de Mont-Sainte-Marie.
      - L'église Notre-Dame du Rosaire de Wierde.
      - L'église de Biesmes-la-Colonoise.
      - L'église Saint-Michel de Gerpinnes.
      - L'église de la Vierge et Saint-Jean-Baptiste de Hervé.
      - L'église des Saints Hermès et Alexandre de Theux.
      - L'église Saint-Pierre de Bastogne.
   Les abbayes.
      - L'église priorale de Saint-Séverin en Condroz.
      - L'ancienne abbaye de Saint-Denis-en-Brocqueroie.
      - L'ancienne abbaye de la Paix-Dieu à Jehay-Bodegnée.
      - L'ancienne abbaye du Val-Saint-Lambert à Seraing.
      - La ferme abbatiale Saint-Laurent à Glons.
   Espaces et équipements publics en site rural.
      - Le village de Mazée.
      - Clermont-sur-Berwinne.
      - La place et le perron de Mariembourg.
      - Les « usoirs » de Gaume.
      Les ponts.
         - Le pont-barrage d'Hyon.
         - Le pont-barrage de Montignies-Saint-Christophe.
      Les kiosques.
         - Le kiosque de Boussu.
         - Le kiosque de Cerfontaine.
         - Le kiosque de l'Harmonie à Verviers.
         - La galerie Léopold II et les pavillons à Spa.
      Les pompes, abreuvoirs, lavoirs et fontaines.
         - Les fontaines et le pont de Villers-le-Gambon.
         - La fontaine Rogister à Herve.
         - La pompe de Treignes.
         - La fontaine de la Fraternité à Malmédy.
         - Les pompes de Sainte-Marie-sur-Semois.
         - Les abreuvoirs de Sugny.
         - Le lavoir et l'abreuvoir d'Auby-sur-Semois.
         - Le lavoir de Buzenol.
         - Le lavoir de Fratin.
         - Le lavoir d'Izel.
         - Le lavoir de Meix-devant-Virton.
         - Le lavoir de Villers-devant-Orval.
         - Le lavoir d'Alle-sur-Semois.
         - Le lavoir de Soiron.
         - Le lavoir de Warmifontaine.
         - Le lavoir de Pétigny.
   Les écoles, maisons communales, gares désaffectées.
      Les écoles.

         - Les écoles de Chiny.
         - L'école de Cortil-Wodon.
         - L'école de Donstiennes.
         - L'école de Gimnée.
         - L'école de Mirwart.
         - L'école de Hututu.
         - L'école de Nismes.
         - L'école de Sosoye.
         - L'école de Stoumont.
         - L'école de Winamplanche.
      Les maisons communales.
         - La maison communale d'Angre.
         - La maison communale de Blaugies.
         - La maison communale de Pétigny.
      Les gares.
         - La ligne du chemin de fer de Dendre et Waes.
         - La gare-frontière de Herbesthal.
         - La gare de Cerfontaine.
         - La gare d'Eghezée.
         - La gare de Quevaucamps.
         - La gare de Rêves.
         - La gare de Sivry.
         - La gare de Treignes.
         - La grand-poste de Verviers.
   Les Maisons du Peuple.
      - La Maison du Peuple de Victor Horta à Bruxelles.
      - La Maison du Peuple de Dour.
      - La Maison du Peuple de Grâce-Hollogne.
      - La Maison du Peuple de Jemappes.
      - La Maison du Peuple de Montegnée.
      - La Maison du Peuple de Pâturages.
      - La Maison du Peuple de Poulseur.
      - La Maison du Peuple de Wihéries.
   Le logement social.
      - Le coron de la rue de Dour à Boussu.
      - La cité du « 4 » à Hornu.
      - La cour du Val-Saint-Lambert.
      - Le coron de Najauje.
      - La Cité Fontainas à Saint-Gilles-lez-Bruxelles.
      - Les cités Floréal et le Logis à Watermael-Boitsfort.
      - La Cité Moderne à Berchem-Sainte-Agathe.
      - La cité-jardin du Kapelleveld à Woluwe-Saint-Lambert.
      - La cour Saint-Lazare à Molenbeek-Saint-Jean.
   L'archéologie industrielle.
      - Le charbonnage du Crachet-Picquery à Frameries.
      - Les fours à chaux d'Antoing.
      - Les verreries de Fauquez.
      - La Fonderie à Molenbeek-Saint-Jean.
      - Les faïenceries Boch à Bruxelles.
      - La brasserie Atlas à Anderlecht.
      - La brasserie Vandenheuvel à Molenbeek-Saint-Jean.
      - Les tanneries Gorin à Kain.
      - Les tanneries de Dourbes.
      - Les usines Simonis à Verviers.
      - Les filatures de Leval-Chaudeville.
   Conclusion.
   Bibliographie générale.
   Index des noms de lieux.
   Glossaire des termes historiques et architecturaux.

Vendu.

 

CAPRON (André) et NISOLLE (Pierre) — Essai d'illustration du parler borain. Illustré d'œuvres du peintre borain Marius Carion. Charleroi, MicRomania, 2003. In-8° (163 x 232 mm.) broché sous jaquette d'éditeur, 421 p., exemplaire avec sa bande d'annonce et en très bon état.
   La référence absolue sur le sujet.
   Après l'avant-propos, l'introduction, la bibliographie, l'ouvrage se déroule en dictionnaire, la liste des œuvres de M. Carion le termine.


Extrait de l'avant-propos de Jean Lechanteur :
   Certains parlers auraient-ils une plus forte personnalité que d'autres ? On constate, en tout cas, que dans certaines régions la conscience et la fierté d'une appartenance à un lieu par la langue ont été plus largement répandues qu'ailleurs, et ont suscité une plus riche éclosion d'œuvres littéraires et de travaux philologiques. Beaucoup de Borains ont manifesté leur attachement profond aux traits qui font l'originalité de leur parler, dont ils veulent bien admettre à la rigueur que c'est une variété de picard, parce que cette dénomination générale est peu compromettante, mais qui prennent feu si on s'avise de le confondre avec le montois tout proche. Dans de tels îlots, apparemment si bien défendus, les parlers traditionnels avaient les meilleures chances de survivre, et pourtant, là aussi, on apprend avec tristesse qu'ils ont régressé, au point d'être moribonds. Ce n'est donc pas une description de l'état actuel du borain que les auteurs ont entreprise. Leur lexique est un travail de mémoire fondé sur des témoignages écrits remontant pour la plupart au début du XXe siècle, à l'époque de leur pleine vitalité.
   La particularité de leur démarche doit être soulignée. Il n'existe pas, à ma connaissance, pour d'autres parlers de Wallonie, de lexiques semblables à celui-ci, constitués exclusivement à partir de textes littéraires. Élisée Legros, en 1959, avait attiré l'attention sur l'intérêt de cette source, utilisée avec prudence, comme complément de l'indispensable enquête orale et de l'exploitation des archives, dans ses très intéressantes Glanures linguistiques dans les textes littéraires en wallon de Liège et de Verviers :
   Il ne s'agit point de contester que l'enquête orale constitue la principale et la meilleure source des travaux de dialectologie ; on ne nie pas non plus le grand intérêt de la langue des archives, si heureusement mis en lumière par tant de contributions de ces dernières années. On voudrait simplement qu'à côté de ces sources si importantes, on recoure aussi, à l'occasion et avec la prudence qui s'impose, aux textes littéraires wallons, même d'une époque assez proche de la nôtre.
   Ses Glanures étudiaient avec beaucoup de finesse et de nuance les variations spatiales et temporelles d'un nombre limité de mots et d'expressions. L'Essai d'illustration du patois borain, sans prétendre à l'exhaustivité, a une visée beaucoup plus large, mais son approche, purement descriptive, ne peut évidemment rivaliser avec celle, critique et extrêmement documentée, d'Élisée Legros. Il n'empêche que l'inventaire qu'il nous propose est très riche (environ trois mille mots) et offre un grand intérêt.
   Les auteurs qui fournissent la documentation ont été retenus sur la base d'un critère géographique étroit : les deux principaux sont Henry Raveline (de Pâturages) et Henri Tournelle (de Wasmuel). Joseph Dufrasne (dont la langue mériterait elle aussi un examen) a été négligé, parce que le parler de Frameries, dont les habitants pourtant se disent Borains, présente par rapport au borain strictement dit beaucoup de variantes qui l'apparentent au wallon (cfr. Pierre Ruelle, Le vocabulaire professionnel du bouilleur borain).
   Les extraits sont reproduits littéralement dans les graphies de leurs auteurs, ce qui complique la lecture, mais qui a le mérite de permettre, dans une large mesure, la vérification de la transposition en graphie Feller et en alphabet phonétique international qui est proposée en tête d'article. Un classement raisonné exigeait le choix d'un mode de transcription uniforme, ce qui n'exclut pas la présence de formes multiples pour un même mot, par exemple, « faim » apparaît sous les formes fagn et fégn, « paille » sous (è)stragn, -ègn, -ingn, « dimanche » sous démince, dinminche, « paupière » sous pompière et popièle, etc. La localisation précise de ces variantes doit se deviner par l'origine des auteurs sous la plume desquelles elles apparaissent.
   Malgré un souci manifeste d'être le plus complet possible, on constate, à la lecture attentive de quelques articles, que toutes les variantes n'ont pas été recensées (cfr. sous binéje, aprinti, var. d'aprintier, « apprenti ») ni tous les termes intéressants repris à leur place alphabétique (ne font pas l'objet d'un article, par exemple : arbisse, « arbitre », qui figure sous aspêrt, clerc sous corâl, amigo sous délibérer, tant pire sous délouyer, dèspinser sous djigue, baye-m'a-boire, s. m. sous durmené, etc.). Le lexique est plus riche encore qu'il ne paraît, mais il reviendra aux lecteurs de découvrir eux-mêmes quelques trésors cachés.
   La plupart des termes sont illustrés de plusieurs exemples, qui ont le mérite de les montrer en contexte. C'est la chair et le sang d'un dictionnaire, qui n'est sans eux qu'un squelette. Comparaisons expressives (pus dur k'én brèyé, « plus stupide qu'une buse », ou « très sourd »), sens figuré (brèles, « ciboulette », d'où « moustache » [traditionnel ou création d'auteur ?]), formules imagées (mète ses dints su l'guèrnier, « se passer de manger » ; dë m'in ô t'foute ène chafe su t'guife kë tes bouyôs vont r'passerpa tès-orèyes var. sous brayète ; etc.) foisonnent. La verve et la truculence de ce parler populaire, fortement marqué par le langage des carbëniers, imprègnent chaque page du lexique et lui donnent un agréable fumet épicé. Je suis particulièrement heureux aussi que les auteurs aient fait une place importante à des formules courantes, sortes d'idiotismes locaux, que trop souvent les dictionnaires ignorent : boute toudis « parle toujours », il èst bon, « c'est bon comme cela », « restons-en là », c'est l' côp d'tans dë..., « le moment est venu de... », in cint côps, « vraisemblablement », etc.
   L'Essai d'illustration du patois borain a atteint son objectif : l'essai est marqué. Nos vaillants travailleurs ont mené à bonne fin leur tâche « fatale » qui aurait rebuté de plus fades qu'eux. Leur œuvre apporte à la connaissance que nous avions du borain par l'Atlas linguistique de la Wallonie, les travaux de Pierre Ruelle, d'Emmanuel Laurent et d'Émile Mester, un complément de grande valeur dont il sera désormais impossible de se passer.

Vendu.

 

CHARLEVOIX (Pierre François Xavier de) — Histoire du christianisme au Japon. Où l'on voit les différentes révolutions qui ont agité cette monarchie pendant plus d'un siècle. Nouvelle édition, devant servir de complément aux divers recueils de Lettres édifiantes. Tome premier et second (complet en un volume). Liège, Dessain, 1855. [Liége / H. Dessain, Imprimeur-Libraire / Place St.-Lambert. / 1855.] Deux tomes en un volume in-8° (148 x 217 mm.) sous cartonnage romantique d'éditeur aux fers doré appliqué sur les deux plats et à froid sur le dos, XXII, 356, 334 p., vignettes aux pages de titre et deux frontispices gravés, étiquette de prix du pensionnat Saint-Berthuin à Malonne sur la contre-garde, bon exemplaire malgré une rousseur aux frontispice et page de titre du tome II.


   Pierre François-Xavier de Charlevoix (Saint-Quentin, 1682 - La Flèche, 1761) devint jésuite en 1698. Il fit un premier voyage en Nouvelle-France où il fut professeur à Québec de 1705 à 1709. Son second voyage outre-Atlantique, de 1717 à 1722, fut consacré à l’exploration : « il remonta le fleuve Saint-Laurent et les lacs jusqu’à Michillimakinac, fit une excursion dans le pays des Illinois, descendit le Mississipi jusqu’à son embouchure [et] visita Saint-Domingue. » À son retour en France, il collabora pendant vingt-deux années au Journal de Trévoux.
   L’Histoire de l’établissement, des progrès et de la décadence du christianisme dans l’empire du Japon est le premier ouvrage de Charlevoix, il fut publié à Rouen, chez Le Boulenger, en 1715 (3 vol. in-8°) et chez G. Behourt (3 vol. in-16). Une vingtaine d'années plus tard, il fit éditer, à Paris, une Histoire et description générale du Japon. Ses études japonaises furent notamment inspirées par l'Histoire de l'église du Japon que le jésuite Jean Crasset a éditée en 1689.
Bibliographie :
   - Cordier (Henri), Bibliotheca Japonica (421-426).
   - Godfroid (François), Aspects inconnus et méconnus de la contrefaçon en Belgique, pp. 195-25.

50 euros (code de commande : 03704).

 

CORRIGAN (Gordon) — Sepoys in the Trenches. The Indian Corps on the Western Front 1914-1915. Staplehusrt, Spellmount, 1999. In-8° (164 x 241 mm.) sous reliure et jaquette d'éditeur, XIV, 274 p., illustrations hors texte, exemplaire en très bon état.


Sur la jaquette :
   Professionally excellent though it was, the British Expeditionary Force of August 1914 was tiny compared with the mass conscript armies of the other European powers. At this stage of the war the only possible reinforcement by trained regular manpower was the Indian Army.
   Four days after declaration of war, an Indian corps of two infantry divisions and a cavalry brigade was ordered to mobilise and embark for the Western Front. Commanded by their British officers, the men of many Indian races began to arrive in Marseilles in September 1914. They were to endure one of the bitterest winters Europe had known, clad only in tropical uniforms, and they remained in France and Belgium until being re-deployed to Mesopotamia in November 1915.
   In a country which they had never seen, against an enemy of which they knew little and in a cause which was not their own, the men of the Indian Army fought in all the major battles of 1914 and 1915. True to their salt, they fought for the honour of their race and the name of their regiments. They have rarely been given the credit they deserved.
   This book, drawing on a mass of hitherto unpublished sources and extensive interviews by the author in India and Nepal, tells the story of that Indian Corps. It describes and explains their battles, their trials and tribulations and how they dealt with the many difficulties which, as an army trained and equipped for skirmishes on the Indian frontiers, they faced in their first experience of high intensity warfare against a first-class enemy.
   This is the first modern history of the Indian Corps and as such will become the definitive work on its contribution to the early years of the war on the Western Front.

12 euros (code de commande : 03705).

 

DAUDET (Alphonse) — Jack. Illustrations de Myrbach gravées par Ch. Guillaume. Paris, E. Dentu - C. Marpon et E. Flammarion, 1889. In-8° demi-simili bleu-nuit à coins, [3 (faux-titre, catalogue de la collection, titre)], 716, [1 (colophon)], [1 bl.] p., illustrations, (collection « Guillaume »), exemplaire en bon état.
   Un Oliver Twist à la française, par un des géants de la littérature française du XIXe siècle.


En quatrième de couverture de la réédition chez Archpoche :
   
Enfant chétif, Jack n'a jamais connu son père. Afin d'avoir les coudées franches, sa mère, Ida de Barancy, fausse comtesse et vraie « cocotte », cherche à le placer dans un pensionnat. C'est ainsi que le garçon échoue au gymnase Moronval.
   Ida s'éprend de l'un des professeurs, le vicomte d'Argenton, poète raté avide de gloire et de fortune. Égoïste, avare et ombrageux, ce bellâtre fera de la vie de Jack un enfer : envoyé par son tuteur aux forges d'Indret, l'enfant est réduit à la misère et à l'ivrognerie. Et c'est lorsqu'il retrouve sa mère chérie, dans la bohème parisienne, que se déclare une maladie de poitrine…
   Jack parut en feuilleton en 1875. Ce livre « de pitié, de colère et d'ironie » est le roman émouvant et cruel d'un destin gâché par l'inconséquence d'une mère et la haine d'un beau-père, mais vengé par la satire dont l'auteur du Petit Chose accable ses bourreaux, voués au ridicule. Dans Trente ans de Paris, en 1889, Alphonse Daudet racontera la genèse de cette histoire inspirée d'un épisode réel de sa vie.


 

Vendu.

 

[DEFUISSEAUX (Alfred)]. DELATTRE (Achille) — Alfred Defuisseaux, un homme, une période. Préface de Léo Collard. [Charleroi], Institut Émile Vandervelde, 1959. In-8° (137 x 183 mm.) broché, 191 p., illustrations hors texte.


Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Les étapes du Suffrage Universel en Belgique.
   - Alfred Defuisseaux, sa famille.
   - La situation sociale en 1870.
   - Le peuple est conciliant mais sans résultat.
   - Le Procès d'Hornu et Wasmes.
   - La vengeance frappe aussitôt.
   - Alfred Defuisseaux se lance dans la bataille.
   - Les lieutenants d'Alfred Defuisseaux.
   - Le Catéchisme de Defuisseaux.
   - L'auteur du Catéchisme du Peuple est sévèrement condamné. Il passe à l'étranger.
   - La manifestation doit remporter la victoire Alfred Defuisseaux en exil.
   - La Chambre censitaire jette du lest.
   - Les agents provocateurs entrent en lice.
   - L'action, qui va se développant sans cesse, fait de plus en plus impression.
   - Victoire ! Mais le sang a de nouveau coulé.
   - Alfred Defuisseaux rentre et est incarcéré. Les élections du 14 octobre 1894.
   - Le Grand Complot d'un seul homme.
   - La Grande Voix du Peuple se fait entendre au Parlement.
   - Apothéose.

Vendu.

 

DEPASSE (André) — Jemmapes 1792-1992. S.l., Chez l'Auteur, 1991. In-8° (157 x 224 mm.) broché, 220 p., illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bon état.


Table des matières :
   1. Avant-propos.
   2. La bataille.
      1. Engagement de Boussu.
      2. Rappel de la bataille de Jemappes.
      3. Évocation de la personne de Dumouriez.
      4. Des militaires d'origine belge dans l'armée française.
      5. Essai de réhabilitation de Dumouriez.
   3. Souvenirs de la bataille. Évocation par...
      1. Les sculpteurs.
      2. Un petit tour en Autriche.
      3. Retour en Belgique et en France.
      4. Les écrivains.
      5. La musique.
      6. L'affiche.
      7. Les peintres.
      8. L'armée française. Les drapeaux.
   4. Le monument de Jemappes.
      1. L'idée.
      2. Les Amitiés françaises.
      3. L'inauguration de 1911.
      4. Et l'opposition...
   5. La guerre 1914-1918.
     1. La destruction.
      2. Jemappes et la guerre.
      3. La reconstruction, l'inauguration de 1922.
   6. La guerre 1940-1945.
   7. Les commémorations.
      1. Aspect particulier du 160e anniversaire.
      2. Et l'opposition...
      3. Autres commémorations et le Coq aujourd'hui.
   8. Les morts de la bataille.
      1. Le vide autour de leur mémoire.
      2. Questions et réponses au sujet des fosses communes.
   9. Supplément inédit. Histoire de la bataille par ceux qui y prirent part.
   10. Conclusion.
   11. Bibliographie.
   - Tables.

12 euros (code de commande : 03695).

 

[DU BRŒUCQ (Jacques)]. Jacques Du Brœucq. Sculpteur et architecte de la Renaissance. Recueil d'études publié en commémoration du quatrième centenaire du décès de l'artiste. Mons, Fédération du Tourisme de la Province de Hainaut - Ville de Mons, 1985. In-8° (210 x 200 mm.) broché, 298 p., illustrations en noir, exemplaire en bon état bien complet de son feuillet volant de 4 p. d'addenda et de corrigenda.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition organisée à la collégiale Sainte-Waudru, à Mons, du 1er octobre au 24 novembre 1985 dans le cadre des manifestation d'Europalia 85 España.


Table des matières :
   - 
In memoriam Jean Huvelle.
   - À la (re)découverte de Jacques du Brœucq, par Michel De Reymaeker.
   - Les œuvres du sculpteur Jacques du Brœucq, par Robert Didier.
   - L'altération et le traitement des albâtres de Jacques du Brœucq, par Chantal Fontaine-Hodiamont et Pierrik de Henau.
   - La conception de l'espace dans les reliefs de Jacques du Brœucq, par Lydie Hadermann-Misguich.
   - Échos de l'antiquité romaine dans l'œuvre de Jacques du Brœucq, par Jacques Debergh.
   - Incidence de l'œuvre de Jacques du Brœucq sur la Sculpture hainuyère, par Josée Mambour, Michel De Reymaeker et Étienne Duyckaerts.
   - Une renaissance de l'ornement, par Ignace Vandevivere.
   - Historique et description des châteaux de Boussu, Binche et Mariemont, par Marcel Capouillez.
   - Les « triomphes » de Binche, en août 1549, par Samuel Glotz.
   - L'architecture à Mons, à l'époque de Jacques du Brœucq, par Christiane Piérard.
   - Les vitraux anciens de la collégiale Sainte-Waudru à Mons, par Yvette Vandenbemden.
   - L'orfèvrerie au XVIe siècle dans nos régions, par Jean-Marie Lequeux et Michel De Reymaeker.
   - L'imprimé et l'imprimerie à Mons à l'époque de Jacques du Brœucq, par Christiane Piérard.
   - La vie musicale au XVIe siècle dans les Pays-Bas du sud, par Michèle Leclercq-Friche.
   - L'art à Liège au XVIe siècle. De l'héritage médiéval aux premiers souffles baroques, par Marylène Laffineur-Crépin.

15 euros (code de commande : 03689).

 

ÉNARD (Mathias) — Zone. Roman. Arles, Actes Sud, 2008. In-8° (145 x 240 mm.) collé, 516 p., (collection « Domaine Français »), exemplaire à l'état de neuf.


En quatrième de couverture :
   Par une nuit décisive, un voyageur lourd de secrets prend le train de Milan pour Rome, muni d'un précieux viatique qu'il doit vendre le lendemain à un représentant du Vatican pour ensuite – si tout va bien – changer de vie. Quinze années d'activité comme agent de renseignements dans sa Zone (d'abord l'Algérie puis, progressivement, tout le Proche-Orient) ont livré à Francis Servain Mirkovic les noms et la mémoire de tous les acteurs de l'ombre (agitateurs et terroristes, marchands d'armes et trafiquants, commanditaires ou intermédiaires, cerveaux et exécutants, criminels de guerre en fuite... ). Mais lui-même a accompli sa part de carnage lorsque la guerre en Croatie et en Bosnie l'a jeté dans le cycle enivrant de la violence.
   Trajet, réminiscences, aiguillages, aller-retour dans les arcanes de la colère des dieux. Zeus, Athéna aux yeux pers et Arès le furieux guident les souvenirs du passager de la nuit. Le train démarre et, avec lui, commence une immense phrase itérative, circulatoire et archéologique, qui explore l'espace-temps pour exhumer les tesselles de toutes les guerres méditerranéennes. Car peu à peu prend forme une fresque homérique où se mêlent bourreaux et victimes, héros et anonymes, peuples déportés ou génocidés, mercenaires et témoins, peintres et littérateurs, évangélistes et martyrs. Et aussi les parques de sa vie intérieure : Intissar l'imaginaire, la paisible Marianne, la trop perspicace Stéphanie, la silencieuse Sashka...
   S'il fallait d'une image représenter la violence de tout un siècle, sans doute faudrait-il choisir un convoi, un transport d'armes, de troupes, d'hommes acheminés vers une œuvre de mort. Cinquante ans après La Modification de Michel Butor, le nouveau roman de Mathias Énard compose un palimpseste ferroviaire en vingt-quatre « chants » conduits d'un seul souffle et magistralement orchestrés, comme une Iliade de notre temps.

9 euros (code de commande : 03701).

 

FOULON (Roger) — Entre-Sambre-et-Meuse, Thudinie, Chimay, Couvin. Bruxelles, Legrain, 1987. In-8° (150 x 220 mm.) broché, 220 p., illustrations, (collection « Mémoire de la Wallonie »), exemplaire en parfait état.


Table des matières :
   - Une chanson, une région :
      - Le folklore.
      - Les mégalithes.
      - Les grottes.
      - Les grands feux.
      - Les carnavals.
      - Les marches folkloriques.
   - De la naissance à la mort :
      - La naissance.
      - Le temps de l'école.
      - Première communion.
      - Le tirage au sort.
      - Le temps de l'amour et du mariage.
      - Le temps de la mort.
   - Chaque métier est un trésor :
      - La batellerie.
      - La forêt : une richesse.
      - Le fer gît partout.
      - Poésie du verre.
      - L'amour de la terre.
      - Les mystères du sous-sol.
      - D'autres industries encore.
      - Des petits métiers.
   - Habiter.
   - À pied, à cheval et en voiture.
   - Les plaisirs et les jeux :
      - Les jeux d'enfants.
      - Les jeux d'adultes.
      - Avec les animaux.
      - Les ducasses et autres plaisirs.
   - La cuisine.

15 euros (code de commande : 03696).

 

FRANCK (Dan) — Tabac. Récit. Paris, seuil, 1995. In-8° (118 x 205 mm.) broché sous couverture à rabats, 120 p., envoi de l'auteur au critique littéraire Pierre Maury.


En quatrième de couverture :
   Si « je » est un autre, il pourrait bien s'appeler Tabac. Son parfum est le vôtre, sa saveur est en vous, il accompagne le moindre de vos gestes et c'est à travers sa fumée qu'à l'heure des bilans et des évocations défile toute une vie : grand-mère et Disque Bleu filtre, Lucky et premières caresses, Boyard et mai 68, l'écriture, la pipe et les amis, morts d'avoir trop fumé.
   Jusqu'au jour où la raison décide de l'emporter sur la déraison, et « je » d'éliminer l'autre. Stratagèmes, subterfuges, mensonges, ruses, c'est peine perdue : le tabac ne peut se passer de vous, ni vous de lui.
   Tendre, drôle, émouvant, plein de verve et de vie, ce récit est un miroir qui renvoie un sourire complice à tous ceux qui, un jour, ont décidé de commencer ou de s'arrêter de fumer.

 

Vendu.

 

[GARAUDY (Roger)]. PRAZAN (Michaël) et MINARD (Adrien) — Roger Garaudy. Itinéraire d'une négation. Paris, Calmann-Lévy, 2007. In-8° (150 x 230 mm.) collé, 442 p., exemplaire en très bon état. 


En quatrième de couverture :
   On peut se représenter Roger Garaudy comme un caméléon, tant il a changé de couleur au cours de sa longue vie d'intellectuel engagé.
   Né à Marseille en 1913 dans une famille de petits employés, Roger Garaudy commence son engagement comme militant protestant, ce qui ne l'empêche pas d'entrer tôt au Parti communiste et d'y faire une ascension fulgurante après guerre, tout en poursuivant des études de philosophie. Sa verve et son mordant, sa servilité, aussi, en font rapidement un de ses porte-parole les plus en vue. Son témoignage dans le procès Kravchenko marque le faîte de sa gloire comme stalinien officiel. C'est sa période rouge vif. Bientôt, il prend ses distances tout en se posant en victime des « durs », et guigne du côté des gauchistes libertaires qui animent Mai 68. Séquence rouge et noire. Mais voilà que la thématique tiers-mondiste l'appelle. C'est l'occasion de se poser en champion de l'anticolonialisme, de fustiger l'arrogance de l'Occident et d'incarner « le sanglot de l'homme blanc ». Son engagement va très loin, puisqu'il se convertit à l'islam et chante les bienfaits de la révolution khomeinyste. Période verte. Des dizaines de livres émaillent ces années de retournements successifs, mais aucun d'entre eux n'est pris véritablement au sérieux. Jusqu'à sa période brune. En signant Les Mythes fondateurs de la politique israélienne, Garaudy accède enfin à la notoriété tant convoitée. Ce livre négationniste lui vaudra deux procès, qu'il perdra, mais surtout un succès immense et instantané dans tout le Moyen-Orient. Vilipendé et méprisé en France, Roger Garaudy devient dans les années 90 un propagandiste de l'antisémitisme dans le monde musulman, multipliant interviews, conférences de presse et débats ayant pour thème le « mythe » de la Shoah. Invité en grande pompe par les rois, les présidents à vie et les imams, il est devenu le principal inspirateur des ayatollahs et des ennemis d'Israël, dont Mahmoud Ahmadinejad ou Hassan Nasrallah.
   Ce livre retrace l'itinéraire en zigzag d'un intellectuel raté mais exalté et dévoile l'étendue de son ultime forfaiture, dont peu d'observateurs occidentaux ont pris la mesure.

Vendu.

 

GARCÍA CALDERON (Ventura) — La Vengeance du Condor. Bois en couleurs de Marcel Bovis. Édition établie par Henri Jonquières. Paris, Henri Lefèbvre, 1941. In-8° (150 x 220 mm.) demi-chagrin brun à coins, tête dorée, couverture conservée (reliure de René Laurent), 164 p., 20 illustrations en couleurs dans le texte, (collection « La Renaissance », n° 1), exemplaire numéroté sur pur chiffon de Lana (n° 710), quelques petites éraflures au dos passé.
   Un bel ouvrage de bibliophilie de la période de l'Occupation.

   Publié pour la première fois en 1925, ce recueil de nouvelles de l’écrivain et diplomate péruvien Ventura García Calderón est un classique de la littérature hispano-américaine de style moderniste et indigéniste. Il dépeint avec une force dramatique et cruelle la réalité des Andes, les conflits sociaux et la vengeance psychologique ou physique des populations autochtones.


Ce recueil contient :
   - La Momie, La Vengeance du Condor, Les Cochons maigres, La Forêt des poisons, traduits par Francis de Miomandre ;
   - Yacou-Mama, La mort de Jacinto Vargas, Mort dans sa loi, Chamico, L'Aube ardente, Sacrilège, Le Lama blanc, Don Vidal Samanès, Amour indigène, Le noyé, L'Homme aux quarante-huit enfants, L'Homme qui soulage la mort, Vendredi saint, Ce fut au Pérou, traduits par Max Daireaux ;
   - Histoires de cannibales, Lune de miel traduits par Victor Flama.

 



 

 

80 euros (code de commande : 03681).

 

GÉRIN (Louis) — Profondeur 1.400. Roman. [Bruxelles], Club du Livre du Mois, [1954]. In-8° (140 x 210 mm.) sous reliure toilée d'éditeur, 227 p., la maquette de la reliure et l'illustration en frontispice ont été réalisées par Alexis Keunen, exemplaire numéroté (n° 280), en bon état.


   Louis Gérin publia ce livre en 1936 sous le pseudonyme de Ludovic Lecharolais.
   Louis Gérin situe son roman au cœur du milieu minier et des charbonnages, il plonge le lecteur dans le quotidien étouffant et périlleux des « gueules noires ». Il ne s'agit pas ici d'exposer les revendications politiques ou les luttes des classes : le propos s'attache à décrire la souffrance individuelle des travailleurs, le courage des hommes face aux dangers de la mine, et leur résilience psychologique face à la rudesse de leur condition. Louis Gérin suscite une profonde émotion : il évoque avec le même réalisme poignant la vie des ouvriers et le destin tragique des animaux de trait, en particulier les chevaux de mine, qui passaient leur existence entière sous terre sans jamais revoir le jour.
   Constant Malva qui partageait avec Louis Gérin le même souci de documenter la condition des mineurs de fond, écrit : « je le félicite d’avoir eu l’audace de s’évader. Quand on vient de la mine, si l’on ne veut y rester toute sa vie, il faut avoir assez de sagesse pour partir tout de suite, à la première occasion. »
Bibliographie :
   - Malva (Constant), Ma nuit au jour le jour, Maspero, 1978, p. 108.
   - Martinet (Jean-Luc), La malédiction de l’écrivain prolétarien : Constant Malva, p. 20.


 

Vendu.

 

GLORIEUX-DE GAND (Thérèse) — Formules de copiste. Les colophons des manuscrits datés. Avec la collaboration de Ann Kelders. Bruxelles, Bibliothèque Royale Albert Ier, 1991. In-8° (185 x 255 mm.) broché, 151 p., illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bon état.
   Catalogue de l'exposition éponyme organisée à la Chapelle de Nassau (Bibliothèque royale Albert Ier), à Bruxelles, du 7 décembre 1991 au 25 janvier 1992.


Extrait de l'introduction :
   
Le thème de cette exposition est le copiste et son attitude devant les contraintes de son travail ; paradoxalement, en ces temps où l'écriture manuelle tend à disparaître, il était peut-être opportun de lui consacrer une exposition. Nous avons donc choisi de montrer des colophons c'est-à-dire des souscriptions finales de textes, le mot est d'ailleurs passé dans le langage des imprimeurs.
   Approche peut-être un peu audacieuse car comment arriver à un ensemble cohérent de faits devant la multiplicité des cas, les variations de climat, de régions ; le travail de copie d'un jeune moine en Italie est certainement tout différent de celui d'un étudiant à Vienne ou d'une religieuse à Bruxelles.
   Les exemples choisis font revivre des hommes, des femmes, des jeunes clercs, des chanoines âgés ou des scribes professionnels, ils recopient des textes durant une expédition militaire, au fond de leur cellule ou à Bologne durant les années d'université, après un repas, un sermon, la nuit ou entre deux corvées quotidiennes. Leur tâche terminée, ils expriment leur soulagement, c'est ce moment où peut s'écrire le mot « fin » que nous nous sommes efforcée de saisir sur le vif. Ce sentiment de délivrance peut se traduire par des appétits divers ! ... Le professeur Stiennon le rappelle fort bien en évoquant la réaction de Georges Simenon à la fin de la rédaction de chacun de ses romans.
   Quant aux copistes de nos manuscrits datés, ils restent fort modérés dans leurs aspirations. La raison profonde en est simple, elle s'explique par la nature et l'histoire des fonds de la Section des manuscrits. Le premier noyau en est la Bibliothèque de Bourgogne faite de livres acquis par héritage et par choix personnel, elle comporte des exemplaires de luxe où les dédicaces sont empreintes d'une politesse courtisane un peu servile ; des acquisitions massives de fonds monastiques dispersés à la Révolution et provenant en majeure partie de la collection Phillipps vinrent enrichir ensuite les collections. Tous ces manuscrits présentent un autre style de colophons que ceux des milieux séculiers ou universitaires. Ils reflètent les préoccupations religieuses des copistes plus soucieux d'une récompense dans l'au-delà que d'une satisfaction matérielle !

Vendu.

 

GOFFIN (André-M.) — L'imprimerie à Namur de 1616 à 1636. Namur, Librairie-Antiquariat « Au Vieux Quartier », 1981. In-4° (192 x 240 mm.) broché, 44 p., illustrations, cachet ex-libris de la bibliothèque Jacquemin (n° 1503), exemplaire en bon état.


Avant-propos :
   Cette étude constitue le début d'un travail plus vaste. J'espère le mener à bien, sans trop faire attendre ceux qui me feront l'honneur de s'y intéresser.
   L'histoire de l'imprimerie à Namur a déjà fait l'objet de diverses recherches. Parmi elles, la Bibliographie namuroise de F. D. Doyen constitue l'ouvrage principal. Elle énumère chronologiquement les impressions de Namur, ayant trait à Namur ou œuvres d'auteurs namurois. Souvent, Doyen commente savamment le contenu, donne des notes biographiques. Par contre, il consacre bien peu de place aux imprimeurs. C'est ce « créneau » que j'ai voulu explorer.
   Cette publication doit beaucoup à feu Ferdinand Courtoy. Tout au long de sa vie studieuse, il amassa de nombreuses notes sur tout ce qui touchait à l'histoire de sa région. Les imprimeurs n'échappèrent pas à sa savante curiosité. Il m'a été donné d'avoir accès aux matériaux qu'il avait réunis sur ce sujet. Elle doit aussi beaucoup à ceux qui m'ont aidé, encouragé, tout au long de son élaboration. Qu'ils trouvent ici l'expression de mes très chaleureux remerciements.

9 euros (code de commande : 03684).

 

[GRAVURE - POLIORCÉTIQUE]. FOLARD (Jean-Charles de) — Corbeau à griffes avec lequel on enlevoit les hommes dans les assauts, ou dans les escalades. Amsterdam, Arkstée et Merkus, 1774. Gravure sur cuivre d'Antoine de Putter destinée à figurer dans le tome I (planche XXI) de L'Histoire de Polybe, [...] Avec un commentaire ou un corps de science militaire, enrichi de notes critiques et historiques [...] Par M. de Folard. Sous passe-partout (230 x 300 mm.), un déchirure, sans perte, restaurée dans la partie inférieure gauche et une autre, au milieu de la marge supérieure.
Dimensions :
   - Cadre : 137 x 200 mm.
   - Cuvette : 156 x 233 mm.
   - Feuille : 190 x 254 mm.


Extrait de l'ouvrage du chevalier de Folard.
   « Dion [Cassius, Nicée, ca 163 - ca 235] rapporte que parmi les machines des assiégés il y avoit des corbeaux (harpagones,) à l'extrémité desquels étoient des griffes ou des agraffes de fer, qu'on lançoit & qu'on jettoit sur les assiégeans, qui s'accochant à tout ce qui pouvoit donner prise, l'enlevoit d'une vitesse & d'une rapidité surprenante. »
Bibliographie :
   - Bois (Jean-Pierre), « Polybe et le chevalier de Folard », dans La Grèce et la guerre. Actes du 25e colloque de la Villa Kérylos à Beaulieu-sur-Mer les 3 et 4 octobre 2014, Paris, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 2015, pp. 215-244. (Cahiers de la Villa Kérylos, n° 26).

18 euros (code de commande : 03716).

 

[HAINAUT]. Haynau. Revue d'histoire religieuse du comté et de la province de Hainaut. N° 7 - Septembre 1993. La Louvière, Willy Staquet, 1993. In-8° (151 x 210 mm.) agrafé, 36 p. 


En quatrième de couverture :
   - Guy de Brès, réformateur montois, par E M. Braekman, p. 1
   - Évolution socio-religieuse de la région de Charleroi entre 1850 et 1914, par G. Leroy, p. 12.
   - Origine de la Libre Pensée en Belgique : constances et originalités, par P. Bolle, p. 25.

8 euros (code de commande : 03707).

 

HUGO (Victor) — Châtiments, par Victor Hugo. 1853. [Bruxelles], [Henri Samuel], 1853. In-32 (77 x 110 mm.) demi-chagrin vert frotté, coins émoussés, [3 (faux-titre, mention d’imprimeur, titre)], [1 bl.], III, [1], 392 p.
   Un très beau et rare témoin de l'histoire littéraire et politique du XIXe siècle.
   Exemplaire de la véritable édition clandestine portant la fausse mention de « Genève et New-York » en page de titre et celle de l'« Imprimerie Universelle - Saint-Hélier » au faux-titre. Cette version recherchée contient l'intégralité du texte non censuré, contrairement à l’édition officielle imprimée simultanément à Bruxelles sous la mention « Henri Samuel et Cie », laquelle était largement expurgée.


   Ce tirage n’est pas cité par Michaux. Il s’agit de l'édition comportant quelques modifications d’imposition, notamment pour les dimensions de quelques filets, pour la mention d’imprimeur au verso de la page de faux-titre (Imprimerie Universelle est en gras et Saint-Helier en capitales) et pour une correction au titre du livre IV (p. 143) : « La religion est glorifiée » au lieu de « La religion est glorifié ».
   À la suite du coup d’État du 2 décembre 1851 par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III), Victor Hugo s'exile à Jersey. Réfugié à Marine Terrace, il laisse éclater sa fureur poétique et rédige une violente satire politique contre le nouveau régime : Les Châtiments.
   L'impression du recueil relève d'une véritable opération de contrebande. Pour tromper la censure policière et protéger ses réseaux, Hugo utilise une double stratégie typographique. Affichée en page de titre, la mention fictive « Genève et New-York » servait de bouclier douanier. Les places suisses et américaines étant neutres, cette feinte permettait aux ballots de livres de franchir plus facilement les frontières françaises avant que les douaniers ne découvrent la nature subversive du texte. La présence explicite de l’Imprimerie Universelle au verso du faux-titre n'annulait pas l'efficacité de la ruse, car elle répondait à une autre logique. Le format in-32 (format « gilet ») complétait le dispositif. Très facile à dissimuler, le petit livre était passé sous le manteau, caché dans le double-fond des valises ou sous les vêtements des passeurs.
Bibliographie :
   - Vicaire (Georges), Manuel de l’amateur du livres du XIXe siècle, t. IV, col. 311-312.
   - Carteret (Léopold), Le trésor du bibliophile, t. I, pp. 414-415.
   - Michaux (Flavien), Essais bibliographiques concernant les œuvres de Victor Hugo parues pendant l'exil, pp. 11-26.


 

Vendu.

 

[ISABELLE DE PORTUGAL]. Isabelle de Portugal, duchesse de Bourgogne, 1397-1471. Catalogue par Claudine Lemaire et Michèle Henry. Étude iconographique par Anne Rouzet. Bruxelles, Bibliothèque royale Albert Ier, 1991. In-8° (200 x 260 mm.) broché, 218 p., illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bon état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée àa la Chapelle de Nassau (Bibliothèque royale Albert Ier), à Bruxelles, du 5 octobre au 23 novembre 1991.


Table des matières :
   - 
Avant-propos.
   - Introduction.
   - Équivalence des unités monétaires.
   I. La vie d'Isabelle de Portugal.
   II. Le rôle politique d'Isabelle.
   III. La piété d'Isabelle.
   IV. Les ressources financières d'Isabelle.
   V. Isabelle et la colonisation des Açores.
   VI. Annexes.
   VII. Catalogue.
   VIII. Iconographie d'Isabelle de Portugal.
   IX. Documents.
   - Tableaux généalogiques.
   - Bibliographie.
   - Index.

20 euros (code de commande : 03714).

 

[LETELLIER (Charles)]. Charles Letellier. Curé, auteur patoisant et fondateur de l'Armonaque de Mons. El' mariage dé l'fie Chose. Mons, Anthologie Montoise, 1989. In-8° (159 x 243 mm.) broché, 191 p.
   Le timbre postal édité en 1996, à l'occasion du 150e anniversaire de la publication du premier volume de l'Armonaque dé Mons, a été collé sur la page de faux-titre ; il est oblitéré par l'Union Philatélique Montoise.


Extrait de la préface :
   Charles Letellier n'est pas le premier écrivain montois à s'être exprimé dans notre langue, mais c'est certainement le premier dont la renommée dépassa largement la ceinture de nos boulevards. Car il ne fait nul doute que son génie propre, son inventivité, la richesse de son vocabulaire authentique, son sens du dialogue populaire, son esprit aussi, ont donné à notre patois ses lettres de noblesse.
   Les Essais de Littérature Montoise avec El' Mariage dé l'fie Chose, publiés en 1842-43, rencontrèrent un tel succès qu'ils furent rapidement « piratés » à Valenciennes – ce qui ne manquait pas de piquant puisqu'à la même époque la contrefaçon belge était régulièrement vilipendée outre-Quiévrain. Encouragé par l'accueil que les lecteurs lui avaient réservé, Letellier lança, en 1846, l'Armonaque dé Mons, le premier almanach de la littérature dialectale. Et durant de nombreuses années, il assura seul toutes les charges de sa réalisation : écriture, direction de l'édition, corrections et même, semble-t-iI, vente. Puis on vit éclore une série d'auteurs qui prirent son relais en entretenant pendant près d'un siècle, d'abord dans l'Armonaque, ensuite dans d'autres gazettes ou revues, la flamme qu'il avait si vigoureusement allumée.
   L'œuvre de Charles Letellier demeure l'une des plus vivantes et l'une des plus riches de la littérature montoise. L'une des plus variées aussi puisqu'il aborda tous les genres : pièces et dialogues, fables, histoires, petits sujets à caractère historique, chansons, sans oublier les « avertances », etc.

10 euros (code de commande : 03692).

 

LINDEMANS (Jan) — Toponymie van Asse. Tongeren, George Michiels, 1952. In-8° (157 x 229 mm.) broché, 223 p., une carte à déplier in fine, (collection « Werken Uitgegeven door de Koninklijke Commissie voor Toponymie en Dialectologie (Vlaamse Afdeling) », n° 6), exemplaire non coupé et en bon état.


Woord vooraf :
   Deze monografie groeide uit de verwerking van een eerste reeks van 330 plaatsnamen in de gemeente Asse, gepubliceerd onder de titel Brabantse Plaatsnamen, in het tijdschrift Eigen Schoon en De Brabander, XI-XIII (1929-31), daarna samengebundeld met plaatsnamen te Alsemberg en Anderlecht, door het Instituut voor Naamkunde te Leuven, onder de titel Toponymica II, Brabantse Plaatsnamen 1-3.
   Wij werden toen getroffen door het betrekkelijk groot aantal romaanse plaatsnamen, te Asse en omstreken, en wijdden dan een studie aan het daar door gestelde probleem (Romaansche Plaatsnamen te Assche, HCTD IV, 1930, bl. 37-50). Sedert die tijd zijn wij voortgegaan met het verzamelen van toponymisch materiaal, betreffende Asse en de omliggende gemeenten, uit diverse bronnen die beneden aangeduid worden.
   Asse is inderdaad een belangrijk en boeiend studieobject voor de toponymist, wegens de historische betekenis van die plaats. Reeds bewoond ten tijde van de Romeinen, met Bavai verbonden door een steenweg, en daarna steeds een voornaam landelijk centrum gebleven, konden hier concreet en aan de hand van een overvloedig, betrekkelijk oud materiaal, een aantal geschiedkundige problemen aan een grondig onderzoek onderworpen worden, waarvan de uitkomsten verdere navorsingen, op andere plaatsen, kunnen ten goede komen, zoals de ontwikkeling van de bewoning : nervisch dorp naast romeins vicus, frankische vestiging in afgezonderde hoven, ontstaan en verschuiving van het dorpscentrum, enz., de geleidelijke ontgin­ning van de bodem ; de vroege versnippering van het grondbezit ; de inwijking van romaanstaligen, en zo meer. Wij hebben dan ook niet geaarzeld de geschiedenis van Asse, vooral in de vroegste tijden, enigszins uitvoerig te behandelen (Inleiding. 2. Historische schets). Wij hebben hier al de gegevens samengebracht die het toponymisch onderzoek, als hulpwetenschap van de geschiedenis, kan opleveren ; en deze zijn waarlijk niet gering !
   De plaatsnamen worden in een alphabetische lijst aangeboden. Bij het opstellen van de artikels volgden wij dezelfde methode als in onze Toponymie van Opwijk (1931). Elk artikel werd van een volgnummer voorzien, ook wanneer een zelfde woord voor verschillende plaatsen voorkomt (die nummers kunnen dan op de kaart gebracht worden wanneer plaatsruimte ontbreekt om de naam voluit te schrijven) ; – het titelwoord wordt in gemoderniseerde spelling opgegeven ; alleen te ver afwijkende grafieën worden mede op de lijst als titelwoord aangegeven, met verwijzing dan naar de vorm die we voor de beste houden (b. v. bij Boskouter wordt verwezen naar Baaskouter) ; worden niet afzonderlijk behandeld de indelingen van sommige landerijen aangeduid met een bepaling achterste –, voorste –, groot –, klein –, enz. (zo zal men b. v. Overste –, Opperste –, Nederste –, Onderste Baaskouter alle bij elkaar vinden onder het trefwoord Baaskouter) ; evenzo de vele kunstmatige benamingen uit de Atlas der Buurtwegen (b. v. Boskouterweg bij Baaskouter) ; het aantal kopwoorden kon aldus met een paar honderd verminderd worden. Op het titelwoord volgt, tussen haakjes, de verwijzing naar de kaart, ingericht volgens een rastersysteem. Daarna komen de excerpten, tot het noodzakelijkste minimum herleid, voorafgegaan van de datering en gevolgd van een sigel die de bron aanduidt. Bij de excerpten sluit de transcriptie in fonetisch schrift aan, van zulke woorden die thans nog gangbaar zijn in het plaatselijk dialect. In een korte nota wordt daarna een beschrijving van de plaats gegeven. Ten slotte volgen, in een afzonderlijke alinea, de opmerkingen in verband met de etymologie en de geschiedenis van de plaatsnaam.
   In een slotkapittel geven we een overzicht van het materiaal, ingedeeld onder de gebruikelijke rubrieken van onze vorige monografieën ; dit gedeelte heeft voor doel het naslaan te vergemakkelijken bij eventueel latere synthetische studiën over een of ander toponymisch probleem.
   Het is ons een aangename plicht de collega's van de Waalse afdeling van de Kon. Commissie voor Toponymie en Dialectologie te bedanken voor hun hulp bij het behandelen van de vele romaanse plaatsnamen die we hier te verklaren hadden : eerst wijlen Jean Haust, die ons reeds in 1930 met grote welwillendheid ter zijde stond, daarna J. Vannérus, J. Herbillon, L. Remacle, E. Legros. Ook onze collega H. Vangassen zijn we veel dank verschuldigd ; hij immers bewees ons de onschatbare vriendendienst de huidige dialectische uitspraak in fonetisch schrift te noteren. De eregemeentesecretaris van Asse, Frans van Achter, die zo uitstekend zijn gemeente en het plaatselijk dialect kent, was ons daarbij de zeer dienstvaardige zegsman. Onze dank gaat ook naar de heer burgemeester van Asse, G. van Wijnendaele, die ons behulpzaam was bij het tekenen van de kaarten. Een speciaal woord van dank richten we ook tot Dr. Tavernier, leider van het Centrum voor Bodemkartering te Gent, die voor ons de nota opstelde over de bodemgesteldheid te Asse.
   Prof. H. J. van de Wijer gelieve de opdracht te aanvaarden van dit werk, als een dankbare hulde vanwege straks de oudste onder de Vlaamse toponymisten, die het plaatselijk materiaal ontgonnen, om de reuzenarbeid door hem in dertig jaren verricht – bescheiden op de achtergrond – als ongeëvenaarde leider en organisator van het naamkundig onderzoek alhier ; ook om de vriendelijke hulp en raadgeving die we, nu al zovele jaren, van hem mochten ontvangen.

15 euros (code de commande : 03711).

 

MAHUZIER (Albert) — Aventures au soleil. Préface de Jean Nohain. Photos de Jousse, Bossoutrot, Cherigié, de Comont, Tessler. Paris, J. Susse, [1949]. In-8° (158 x 210 mm.) broché, 179 p., illustrations hors texte, exemplaire en bon état.
   Un ouvrage d'une autre époque qui s'inscrit dans l'histoire du cinéma, qui met en scène l'esprit « routard » originel et qui permet de comprendre comment est né le mythe de la famille Mahuzier.


Introduction :
   À la découverte de la France et d'ailleurs.
   Le soleil d’automne entre parcimonieusement par ma fenêtre et ses rayons caressent au passage les paysages d’été dont mon bureau est décoré... Alors s’illuminent les décors auxquels me rattachent tant de souvenirs... Ce n’est plus un bel agrandissement que j’aperçois... Non !... c’est le pays lui-même et les aventures que j’y ai vécues...
   Comment condenser tout cela en un petit livre tiré noir sur blanc ?
   Ce sont des vagues étincelantes, une bouffée de soleil, la bonne odeur du bois sec brûlant au bord d’une rivière que je voudrais envoyer à tous les amis lecteurs qui croiront reconnaître dans ce livre quelques-uns de leurs beaux souvenirs.
   Que suis-je ? Un Copain, rien d’autre..., un équipier qui, par moment, a pu se donner l’illusion d’avoir réalisé sa vie, et c’est tout.
   Camarades de l’Aventure, arrêtez-vous de temps en temps sur une des illustrations de cet ouvrage et laissez vos yeux opérer le mirage.
   Que toutes vos aventures à vous ressuscitent aussi, que tous vos copains apparaissent avec leurs gestes habituels, leurs tics et leurs manies.
Et puissiez-vous toujours rencontrer des François, des Robert, des Charles avec lesquels vous édifierez la pyramide des bons souvenirs, du haut de laquelle quarante années me contemplent maintenant.

9 euros (code de commande : 03679).

 

MARABINI (Andrea) — Le fascisme italien aux colonies. Paris, Bureau d'Éditions, 1939. In-8° (115 x 176 mm.) broché, 111 p., quelques rousseurs à la couverture.
   Un ouvrage d'une grande rareté !


   Lorsque l'ouvrage paraît, le régime de Benito Mussolini vient de proclamer l'Empire après la conquête brutale de l'Éthiopie (1935-1936) et mène une propagande intense. Marabini écrit ce livre depuis l'exil pour déconstruire le discours officiel fasciste qui présentait la colonisation comme une œuvre civilisatrice ou comme un exutoire social pour les « prolétaires » italiens à la recherche de terres.
   Cet ouvrage a été imprimé en pleine période de tensions géopolitiques juste avant la Seconde Guerre mondiale. Le Bureau d'Éditions a cessé d'exister peu après, rendant les exemplaires survivants très peu courants.
Table des matières :
   - Les colonies italiennes :
      - La Libye.
      - L'Érythrée.
      - La Somalie.
      - L'Éthiopie.
   - Systèmes agricoles, instruments de travail et logements des paysans indigènes.
   - La vie des indigènes.
   - Coup d'œil historique sur la politique coloniale de l'impérialisme italien.
   - La situation de l'économie fasciste et des masses travailleuses à la veille de l'agression contre l'Abyssinie.
   - L'agression contre l'Éthiopie.
   - La « civilisation » que le fascisme apporte aux colonies.
   - La théorie fasciste du racisme.
   - La barbarie fasciste en Éthiopie.
   - Comment le fascisme supprime l'esclavage.
   - Comment on a volé leurs terres aux paysans indigènes.
   - Les impôts comme moyen d'expropriation.
   - Les décrets d'expropriation.
   - La déportation des paysans de la Cyrénaïque.
   - L'expropriation et l'oppression des populations du Dodécanèse.
   - Comment l'impérialisme fasciste essaye de dissimuler le vol des terres indigènes.
   - Les contrats qu'on impose aux paysans italiens en Tripolitaine.
   - Les travailleurs italiens s'enfuient de l'Éthiopie.
   - Quels sont les voleurs de terres ?
   - Le peuple libyen contre l'oppression impérialiste.
   - La lutte du peuple abyssin contre l'impérialisme fasciste.
   - La lutte continue en Éthiopie.
   - Les peuples coloniaux rejoignent le front de lutte contre le fascisme et la guerre.
   - Le Parti communiste italien à la tête du mouvement de libération des peuples coloniaux.

40 euros (code de commande : 03687).

 

[MOREAU (Édouard)]. CERF (Marcel) — Édouard Moreau : l'âme du Comité Central de la Commune. Centenaire de la Commune, 1871-1971. Paris, Les Lettres Nouvelles, 1971. In-8° (116 x 200 mm.) broché, 317 p., illustrations hors texte, exemplaire avec sa bande d'annonce.


   Précieux exemplaire d'association, enrichi d'un envoi autographe signé de l'auteur : « à Maurice Dernelle de l'Académie d'Histoire, un idéaliste dans la tourmente révolutionnaire. En très cordial hommage. M. Cerf. 25.III.71 ». On joint une carte de correspondance autographe double-face signée de l’auteur, datée du même jour, sur papier à en-tête de l’Académie d’Histoire. Marcel Cerf y évoque des éléments personnels (le décès de son père), l'envoi du présent ouvrage (en en précisant le prix de l'époque) et rend hommage aux travaux de l’historien Jean Savant. Le dédicataire, Maurice Dernelle (1929-2016), chercheur, historien et gendarme belge, est connu pour ses éditions de référence sur le Premier Empire au Mercure de France.
En quatrième de couverture :
   À l’occasion du proche centenaire de la Commune de 1871, Marcel Cerf a écrit une monographie de l’une des figures marquantes du Comité central de la Commune : Édouard Moreau de Bauvière.
   Il s’appuie sur une documentation inédite copieuse, en particulier le journal et la correspondance de Moreau.
   Moreau, de parents bourgeois, est élevé au Petit Séminaire d’où il sort à 16 ans, écœuré par les punitions et la pauvreté de l’enseignement. La mort de ses parents lui laisse une confortable aisance et, tournant le dos à toute possibilité de « faire carrière », il s’en va monter à Londres une fabrique de fleurs artificielles.
   La guerre de 70 le rappelle en France, il se bat avec enthousiasme mais comprend rapidement que les pouvoirs en place ne cherchent qu’à pactiser avec Bismarck. Le 24 février 71 nous le trouvons à l’Assemblée générale de la Garde Nationale, rédigeant la proposition (qui sera votée à l’unanimité) par laquelle les Gardes Nationaux s’engagent à se battre contre les Prussiens dès leur entrée dans Paris.
   Élu, pendant la Commune, au Comité central, Moreau se dépense avec ardeur dans les tâches les plus diverses : ravitaillement, guerre, administration. Tenace, efficace, Moreau est de ceux qui depuis le début se battent sans espoir, sachant qu’un État socialiste n’est pas encore possible en France, mais précisément ce courage sans illusion fait de lui une figure exemplaire de la Commune.
   Il mourra, fusillé sans jugement, lors d’une des hécatombes sanglantes de la caserne Lobau.


 

45 euros (code de commande : 03682).

 

['PATAPHYSIQUE]. Monitoires du Cymbalum Pataphysicum. N° 32. Sermiers, Cymbalum Pataphysicum, 1994. In-8° (148 x 210 mm.) agrafé, 48 p., illustrations, un des 299 exemplaires numérotés sur papier couché (n° 105), avec sa bande d'annonce, en parfait état revêtu de deux infâmants escargots.
   Ce volume appartient également à la collection « Expectateur », n° 25.


Préambule :
   En son temps, le TS Boris Vian avait suggéré la réalisation d’un « catéchisme » pataphysique pour l’édification des néophytes, ce qui fut esquissé par Ruy Launoir à la fin de ses Clés pour la ’Pataphysique. Le présent Monitoire-Expectateur vise les mêmes fins, ou plutôt utilise le même prétexte : didactique. Ce prétexte, en effet, est au prince de la ’Pataphysique puisque le Collège, comme son nom l’implique et comme Sa Magnificence le Docteur Sandomir l’a rappelé dès les origines est éminemment didactique.
   Le catéchisme n’est cependant pas le seul véhicule propédeutique. L’Histoire possède les mêmes vertus (« Missions et vocations » commentait Julien Torma à son propos) : Bossuet, Spengler et Marx, comme l’Histoire prétendue objective, l’Histoire à la Seignobos, comme aussi – et surtout – l’Histoire « primaire », l’Histoire des manuels scolaires avec ses « mythes » nationaux, objet de dénonciations fulminantes ou d’attendrissement bêlants qui ne sient pas à la Science.
   C’est en effet cette Histoire résolument puérile qui, sans aucun recul, est la matière pataphysique des pages qui suivent. Une saison au paradis c’est « L’Histoire de la ’Pataphysique racontée aux enfants ». Elle a sa thèse, simpliste et manichéenne, comme il se doit ; elle a ses mythes, comme l'autre. Loin de prétendre les réduire ou les dénoncer, elle les magnifie et elle en rajoute. Elle édifie. L’édification est consubstantielle à l’utilisation du passé. Enchaîné, le Père Ubu savait que les ruines doivent servir à « équilibrer de beaux édifices bien ordonnés ».

15 euros (code de commande : 03708).

 

PIÉRARD (Christiane) — L'architecture civile à Mons (XIVe-XXe siècles). Gembloux, Duculot, 1974. In-8° (146 x 210 mm.) broché, 72 p., illustrations hors texte, (collection « Wallonie, Art et Histoire », n° 23).


Table des matières :
   - Préface.
   - Introduction.
   I. Du XIIIe au XVe Siècle.
   II. Le XVe siècle et l'hôtel de ville.
   III. Le XVIe siècle : premier âge d'or de l'architecture privée.
      1. Architecture gothique.
      2. Architecture dite espagnole.
      3. Architecture Renaissance.
   IV. Le XVIIe siècle : les grandes constructions publiques.
      1. Architecture « économique ».
      2. Architecture classique.
      3. Architecture baroque.
      4. Architecture à la française.
   V. Le XVIIIe siècle : second âge d'or de l'architecture privée.
      1. Style Louis XIII.
      2. Style de transition Louis XIII - Louis XIV.
      3. Style Louis XIV.
      4. Style Régence.
      5. Style Louis XV.
      6. Style Louis XVI.
   VI. Le XIXe siècle : les grands projets d'urbanisme.
   VII. Le XXe siècle : tentative de renouveau.
   VIII. Architecture militaire.
      1. XIIe siècle.
      2. XIIIe-XIVe siècles.
      3. Du XVe au XIXe siècle.
      4. XIXe siècle.
   - Conclusion.
   - Index des principaux bâtiments et des rues cités.
   - Index des architectes cités.

Vendu.

 

[PINON (Roger)] — Les cris des marchands de comestibles en Wallonie. Bruxelles, Ministère de la Culture Française, 1977. In-8° (148 x 219 mm.) broché, 228 p., illustrations, (collection « Commission Royale Belge de Folklore - Contributions au Renouveau du Folklore en Wallonie », volume VI), exemplaire en bel état.


Introduction :
   C'est la quatrième fois que j'aborde le problème des cris de la rue en Wallonie. Une première fois, dans les Chansons populaires de l'Ancien Hainaut, je tentai de trouver un classement aux cris et je fournis une bibliographie en vue de leur étude historique. La deuxième fois, dans les Chansons populaires de la Flandre wallonne, je mis l'accent sur la nécessité absolue de noter la mélodie de ces cris. Le motif en était que la plupart des cris de Mouscron avaient été publiés par Léon Maes dans son article sur Les petits métiers en Flandre wallonne, paru dans les Enquêtes du Musée de la Vie Wallonne ; mais il n'en donnait pas la mélodie. Par chance, Maurice Vaisière de Gilly, qui avait enseigné à l'athénée royal de Mouscron pendant deux années, s'était intéressé à ces cris, sur mon instigation, et il avait noté la mélodie de la plupart d'entre eux. Sur le plan méthodologique, cette insistance, qui va de soi, n'est cependant pas évidente pour tout le monde : peu d'études consacrées en France ou en Grande-Bretagne aux plus célèbres des cris de la rue, ceux de Paris et de Londres, fournissent des notations musicales ou des indications sur les airs sur lesquels on profère ces cris. Enfin, une troisième étude des cris de la rue figure dans mon travail de Contributions au folklore poético-musical de la ville de Charleroi, en hommage à son tricentenaire, et que la Commission royale belge de Folklore a bien voulu publier, en 1972. Dans cette étude, je déploie quelque érudition historisante sur les cris de la rue de ma ville natale et je perfectionne quelque peu le classement des cris de la rue en général.
   Je ne suis naturellement pas le premier qui ait consacré quelque attention aux cris de la rue en Wallonie. Le premier fut Auguste Hock dans le Bulletin de la Société liégeoise de Littérature wallonne, dans son article Us et Coutumes. 1823 à 1833. La rue Neuvice, à Liège. Puis vint un article d'Auguste Leroy, dans Les Étrennes Tournaisiennes de 1884, qui contient des notations musicales. Par contre Joseph Kinable, dans Les cris des rues de Liège, parus dans le Bulletin de la Société liégeoise de Littérature wallonne, ne fournit aucune notation de mélodie, mais il s'étend sur divers aspects pittoresques et anecdotiques de ces cris, comme le faisait Auguste Hock. Mais Camille Feller, de Verviers, fut bien meilleur dans son Ava lès rawes du Vervî, que publia le même bulletin : il nota, en effet, les mélodies de huit des cris recueillis. Si le mérite de cet auteur est grand pour son temps, comme l'était celui de son prédécesseur tournaisien, soulignons que la publication des mélodies fait honneur à la Société de Littérature wallonne, dont la largeur d'idées en accueillant et peut-être en suscitant ces notations, est aussi loin en avance sur son temps.
   Dans le cadre de mes travaux sur la gastronomie populaire, j'ai l'intention de faire ressortir ce qu'apporté l'étude de ces cris sur les plans ethnographique, économique et sociologique, sans négliger quelques aspects formels des cris de la rue en général.

15 euros (code de commande : 03693).

 

PORTIS (Leonardo de) et AQUILA (Johannes) — De Re pecuniaria antiqua : sestertio, talentis, ponderib., mensuris, stipendiis militarib. antiq. provinciarum : regumq[ue] populi ro[mani] : ac Cæsarum reditib. libri duo utilissimi. Auctore Leonhardo Porcio Vicentino. Item Johannis Aquilae de potestate atq[ue] utilitate monetarum opusculum his additum. Item priscae monetae ad nostram supputatio per Mameramnum collecta. Cologne, Mameranus, 1551. [Cum Privilegio Cæs. ad decennium. ÷ Coloniae Henricus Mameranus excudebit ÷ in platea Iudaica Anno, M.D.L.I.] In-8° (112 x 175 mm.) plein veau, dos à 4 nerfs (reliure usagée), 170 (quelques erreurs typographiques de pagination aux derniers feuillets), [4 (index)], [2 bl.], 130, [6 (index)] p., mouillures et quelques ouvrages de ver (sans dommage pour le texte), maculatures médiévales de réemploi (la reliure laisse apparaître dans ses fonds de cahiers plusieurs bandes de renfort en parchemin issues d'un manuscrit médiéval antérieur (XIVe ou XVe siècle), calligraphiées en caractères gothiques avec lettrines bicolores – encre rouge et noire), ex-libris de l'avocat et bibliophile montois Le Tellier.
   Ouvrage bien complet et d'une grande rareté. Exemplaire enrichi de quelques notes manuscrites à l'encre brune dans les marges, soulignant notamment les passages sur la fortune des poètes antiques (Virgile, Horace) et la rémunération des médecins romains..

   La vignette à la page de titre est gravée aux armes et à la devise de Charles Quint, surmontant celle de l'éditeur : Sobrie, Iuste et Pie.
   Ce traité économique porte sur les monnaies, les poids et mesures ainsi que sur les soldes des militaires dans l'Antiquité. Il s'agit de l'une des toutes premières études qui cherchait à reconstituer de manière scientifique les systèmes financiers et monétaires de la Rome et de la Grèce antiques.
   Ce traité est suivi de celui que Johannes Aquila (Johann Adler) a consacré à la puissance et à l'utilité des monnaies.
   La réunion de ces deux textes fait de cet ouvrage un parfait et précieux exemple de l'érudition humaniste du XVIe siècle appliquée au droit et à l'économie, cherchant à jeter des ponts pragmatiques entre les structures financières de l'Antiquité et les réalités économiques de la Renaissance.
À propos des rapports entre Guillaume Budé et Léonard de Portis :
  « Ce qui regarde les monnaies romaines fut traité, presque en même temps, en Italie et en France, par un Vicentin nommé Leonardo Porzio, et par le savant Budé. Quand celui-ci eut publié, en 1514, son traité De Asse, et l'autre son livre sur la monnaie, les poids et les mesures des anciens (De Re pecuniaria antiquorum, de ponderibus ac Mensuris), on vit entre ces deux ouvrages un tel rapport que, suivant l'expression d'Érasme, dans une lettre écrite à Budé lui-même, personne ne douta que l'un des deux auteurs n'eût pillé l'autre. Porzio attaqua, le premier, en plagiat, l'auteur français ; Budé, non content de se défendre, rétorqua l'accusation, et se préparait à revenir à la charge, lorsque Jean Lascaris, ami des deux parties, et ami de la paix, parvint à les réconcilier. »
Bibliographie :
   - Didier (Nikolaus), Nikolaus Mameranus. Ein Luxemburger Humanist des XVI. Jahrhunderts am Hofe der Habsburger, sein Leben und seine Werke, p. 289 (n° 1).
   - Ginguné (P.L.), Histoire littéraire d'Italie, tome VII, p. 301.


 

450 euros (code de commande : 03700).

 

PRÉVOT (Gérard, sous le pseudonyme de Red Port) — Les aventures de Dan Dubble. Vénus en maison 7. Verviers, Marabout, 1974. In-12 broché, 185 p., illustration de couverture par Henri Lievens, (collection « Poche 2000 », n° 15), exemplaire en très bon état.


En quatrième de couverture :
   Ils sont venus pour tuer.
   Tout a commencé par une analyse astrologique au contenu pour le moins inquiétant. Et par l'arrivée de ces sinistres hommes en gris, aux intentions vraiment peu rassurantes.
On dirait qu'ils sont venus tout exprès pour aider la sombre prédiction à s'accomplir.
Mais les prévisions des astres ne peuvent-elles être démenties ?
Pour Dan Dubble, cela ne fait aucun doute.
À propos de Gérard Prévot et de ses pseudonymes.
   
Gérard Prévot (Binche, 1921- Bruxelles, 1975) fut un écrivain qui s'attaqua à tous les genres littéraires (poésie, théâtre, roman, nouvelle fantastique...). En parcourant les notes bio-bibliographiques à son propos, on peut se rendre compte de son éclectisme et deviner un personnage tourmenté. De 1954 à la fin des années soixante, il vécut à Paris et fréquenta assidûment les milieux littéraires (il fut notamment lecteur aux éditions Gallimard).
   
Les bibliographies sont peu précises à propos de ses écrits sous pseudonymes. Il est certain que Gérard Prévot était bien le Francis Murphy qui publia cinq romans aux éditions Fleuve Noir (Pour l'amour d'Olivia, en juin 1963 ; La jeune fille de Rattenberg, en décembre 1963 ; Les tambours de Binche, en mai 1964, Les amants du Nil, en juin 1965 et L'invitée de Lorelei, en avril 1969) et le Red Port (officiellement Red Portage, écrivain australien, né en 1949) qui imagina les Aventures de Dan Dubble pour les éditions Marabout en 1974 et 1975. L'attribution du pseudonyme de Diégo Michigan sous lequel furent publiés de nombreux romans aux Éditions de la Seine est, quant à elle, beaucoup moins sûre.
   
C'est à Françoise d'Eaubonne que l'on doit l'invention de Diégo Michigan. Gérard Prévot la rencontra en 1954 chez Henry Certigny chez qui elle habitait. Prévot avait conçu pour elle un certain amour et c'est lui qu'elle met en scène, sans le nommer, dans le chapitre « Arles » de ses Contre-Mémoires.
   
Françoise d'Eaubonne est l'auteur de La Belle de Macao puis, écrit-elle, « j'abandonnai ce pseudonyme à Certigny, Willy de Spens, à ma sœur Jehanne qui écrivit Comme deux gouttes de whisky [la couverture du livre porte le pseudonyme de Richard Morgan mais c'est bien celui de Diégo Michigan qui figure sur la page de titre...] à G. Prévot et à quelques autres. »
   
Ce pseudonyme fut également utilisé par les Éditions de la Seine pour un ouvrage de Maurice Limat, On n'a jamais tué comme ça, « présenté d'ailleurs de façon lamentable et bourré de coquilles. Or, écrit Maurice Limat, si mon nom figurait bien sur la couverture (sous une rubrique « Espions » absolument erronée) la page de titre portait, en tant que nom d'auteur... Diégo Michigan. Ce qui laisse entendre que l'éditeur se réservait de revendre, ou solder, les œuvres de divers écrivains sous un pseudo collectif, et bien entendu sans autorisation. »
   
Michel Lebrun confirme la pratique des « louse-names » et précise qu'à celui de Diégo Michigan on peut ajouter Diego Suarez sous lequel des textes de Françoise d'Eaubonne et de Maurice Limat on également été publiés.
   
Une grande confusion est donc née de ces pratiques éditoriales proches de la piraterie et l'exemple de Comme deux gouttes de whisky montre bien que même l'éditeur n'arrivait pas à maîtriser son catalogue de pseudonymes.
   
Gloire soit donc rendue par avance aux bibliographes et historiens du livre qui prendront la peine de se pencher sur ces pratiques assez typiques du monde de l'édition durant les années 1950-1960 !

4 euros (code de commande : 03702).

 

[ROPS (Félicien)]. BLEI (Franz) — Félicien Rops. Berlin, Brandussche Verlagsbuchhandlung, 1930. In-8° (132 x 180 mm.) broché, 43 p., 19 planches hors texte, (collection « Die Kunstsammlung Brandus », n° 47). 


   Cette étude fut initialement publiée à Berlin par la maison d'édition Bard, Marquardt & Co., en 1906.
   L'auteur présente Rops comme l'un des artistes les plus représentatifs de l'esprit fin de siècle. Il analyse comment Rops a rompu avec l'art académique bourgeois pour explorer les recoins sombres, psychologiques et mystiques de l'âme humaine. L'essai se concentre longuement sur la manière dont Rops lie intrinsèquement la sexualité, le désir et la mort.
   Blei explore l'obsession de l'artiste pour la figure de la « femme fatale » : à la fois tentatrice et créature démoniaque. Il décrypte la manière dont l'artiste utilise des motifs religieux dévoyés ou des thèmes occultes (comme dans sa célèbre série pour Les Diaboliques de Barbey d'Aurevilly) pour fustiger l'hypocrisie de la société et de l'Église. Blei insiste sur l'influence des cercles poétiques parisiens sur l'œuvre de Rops, notamment sa profonde connexion spirituelle et artistique avec Charles Baudelaire.

7 euros (code de commande : 03709).

 

RUELLE (Pierre) — Actes d'intérêt privé conservés aux Archives de l'État à Mons (1316-1433). Bruxelles, Palais des Académies, 1962. In-8° (144 x 220 mm.) sous reliure d'éditeur, 256 p., une planche à déplier hors texte, (collection « Commission Royale d'Histoire »), exemplaire en parfait état.


Extrait de l'introduction :
   Les testaments, les avis de père et de mère, les partages et les contrats de mariage reflètent des préoccupations différentes. Cependant, ils ont ceci de commun qu'ils énumèrent et, parfois, décrivent des biens meubles ou immeubles et les attribuent sans contrepartie, d'une manière qui ne puisse être contestée, à des personnes dûment identifiées. Ils offrent donc au lexicologue, au toponymiste ou à l'historien du droit des matériaux fort semblables. Aussi m'a-t-il paru légitime de réunir en une seule publication les documents de ces différentes natures que m'offraient, dans une même collection, les Archives de Mons. Ils concernent, comme on le verra, les diverses catégories sociales : nobles, bourgeois et gens du peuple.

12 euros (code de commande : 03694).

 

RUELLE (Pierre) — Pierre Ruelle et le Borinage. Recueil de textes de Pierre Ruelle traitant du parler borain, du Borinage et de ses habitants, suivi de six contes en borain présentés par André Capron. Avant-propos de Daniel Droixhe. Charleroi, MicRomania, 2004. In-8° (157 x 229 mm.) broché sous jaquette d'éditeur, XXXVIII, 329 p., (collection « Lingua », n° 7), exemplaire en très bon état.


Table des matières :
   - Avant-propos : Pierre Ruelle, du borain à l'ancien français, par Daniel Droixhe.
   - Préface, par Maurice Lapôtre.
   - Introduction, par André Capron.
   - Références des textes - Abréviations.
   - Notice biographique.
   Le borain, les Borains, le Borinage :
      1. Le patois borain.
      2. Notes sur quelques mots borains.
      3. Notes sur la négation en borain.
      4. Nouvelles notes sur quelques mots borains.
      5. Les proverbes borains.
      6. Les dialectes dans le Hainaut.
      7. Mots latins en borain.
      8. Notes sur des mots borains.
      9. Notes sur d'autres mots borains.
      10. Mots borains.
      11. Mots borains désignant des objets indéterminés.
      12. Les jurons borains.
      13. Dites-moi, d'où viennent donc ces mots borains ?
      14. Les archaïsmes syntaxiques en borain.
      15. Les termes de comparaison en borain.
      16. Les noms des parties du corps en borain.
      17. L'expression du doute, de l'incrédulité, de l'incertitude en borain.
      18. Morphologie et syntaxe verbales dans le borain : Ça n'li rgâr gné.
      19. Le genre grammatical. Opposition borain-français.
      20. Toponymie souterraine d'un bassin houiller : les noms de veines de charbon dans le Borinage (XVe-XXe s.).
      21. Des noms de famille de Quaregnon.
      22. L'origine du toponyme « Quaregnon ».
      23. Les noms des communes du Borinage.
      24. Une enfance boraine vers 1920.
      25. Les warechaix de Pâturages, une survivance médiévale au XXe siècle ?
      26. Le Borinage de 1925 à 1935. Un paysage intellectuel oublié.
      27. Introspection d'un intellectuel patoisant.
      28. Le borain. Les Borains. Le Borinage.
      29. Le Borinage au début du siècle. Croyances et traditions.
   Contes en borain :
      1. El carbau de mn' onke Lixite.
      2. Les sorcières de Warquegnie.
      3. L'ûrée don Nwâr Bonome.
      4. Les twâs leûs-waroûs.
      5. Én drole de reveyon.
      6. El Créasyon dou Monde.

Vendu.

 

SOTTIAUX (Jules) — Le dernier chant des Gardes wallonnes. Illustrations de Jacques de Villenfagne. Bruxelles - Paris, Collection Durendal - P. Lethielleux, 1936. In-8° (120 x 186 mm.) broché, 203 p., 10 illustrations (couverture et 9 bandeaux de tête de chapitre).


   Le roman nous plonge au cœur du XVIIIe siècle, à l'époque où ce régiment d'infanterie d'élite, composé de soldats d'origine wallonne, était au service de la couronne d'Espagne (les Pays-Bas espagnols). L'histoire suit le quotidien, les valeurs et les combats de ces soldats réputés pour leur discipline de fer et leur bravoure exceptionnelle sur les champs de bataille européens. Comme le titre l'indique, l'œuvre est centrée sur le crépuscule de ce régiment. Jules Sottiaux y développe une trame romanesque empreinte de nostalgie et d'héroïsme.
Table des matières :
   - Préface.
   - Vers les rouges batailles.
   - Le tambour Leloup.
   - Les fils d’Orphée.
   - Les Blancs-Becs à Kollin.
   - La débâcle.
   - Le duel.
   - Le Taiseux.
   - L’étoile.
   - La camarde.
   - Six hommes à Maxen.
   - Un soir, chez le prince de Ligne.
   - L’embuscade.
   - Les trois pipes du roi de Prusse.
   - La pipe du mort.
   - Leblond, dit Car d’Or, raconte.
   - Car d’Or chez le prince de Ligne.
   - Un soir, à la porte du Sonneur de N.-D.
   - Binche, mon petit Paris.
   - Le dernier chant.
   - La dernière revue.
   - L’heure était aux souvenirs.

10 euros (code de commande : 03706).

 

TASSO (Torquato) — La Gerusalemme Liberata. Préface de Cesare Guasti. Firenze, Barbèra, 1859. [Firenze.÷ Barbèra, Bianchi E Comp.÷ 1859.] In-32 (68 x 105 mm.) sous cartonnage de papier gaufré d'éditeur (plats ornés d'un grand décor floral doré (bouquet de pivoines), dos lisse orné de volutes, de motifs géométriques et de fleurs de lys dorées, pièce de titre sombre avec lettrage doré), tranches rouges, 659 p., portrait gravé du Tasse en frontispice, (collection « Diamante »), rousseurs, coupes frottées et bords supérieur et de côté du deuxième plat éraflés.


Cet exemplaire montre deux provenances distinctes :
   - La signature manuscrite à la plume de « A. Malaussena » sur la page de garde.
   - L'ex-libris armorié du duc de La Rochefoucauld-Doudeauville, gravé par Levasseur à la devise « C'est mon plaisir », collé sur le premier contreplat.


 

30 euros (code de commande : 03685).

 

[TOURNAI]. Publications extraordinaires de la Société royale d'Histoire et d'Archéologie de Tournai. Tome I - 1984. Tournai, Société Royale d'Histoire et d'Archéologie de Tournai, 1984. In-8° (156 x 240 mm.) broché, 383 p., illustrations en noir.


Table des matières :
   - André Vormezeele, 20 novembre 1914 - 8 décembre 1977, par Jean Mercier, p. 7.
   - Élisabeth Vormezeele-Willaum, 18 août 1914 - 18 mai 1982, par Christiane Piérard, p. 9.
   - 
Les marionnettes tournaisiennes et le relief des Poriginelles, par Georges Grard, p. 13.
   - Actes tournaisiens d'intérêt privé conservés à Mons. XIIIe-XVe siècles, par Christiane Piérard, p. 27.
   - Promenades et cabarets tournaisiens (XVIe-XXe siècles), par Claude Depauw, p. 37.
   - Du danger d'être faussaire au XVIIe siècle ou l'exécution de Jean de Launay à Tournai, par Philippe de Ghellinck Vaernewyck, p. 47.
   - Le Procès de l'Oiseau à Commines en 1700-1702 ou la fin d'une coutume au diocèse de Tournai : la bénédiction de l'oiseau des confréries de tir, par Jean-Marie Duvosquel, p. 47.
   - Esquisse d'une histoire de la loge « Les Frères Réunis » de Tournai au XIXe siècle. Achat et vente du bâtiment de la loge (1820-1861), par André Antoine et Gaston Preud'homme, p. 85.
   - Notice sur les procureurs du Roi près le Tribunal de première instance de Tournai. 1800-1970, par Édouard Janssens, p. 135.
   - Adelson Castiau, un bourgeois socialiste au XIXe siècle (1804-1879), par Solange Philippart, p. 157.
   - Un tarif de porcelaines de Tournai d'usage courant établi au début du XIXe siècle, par Mireille Jottrand, p. 177.
   - Louis Crombez (1818-1895). Esquisse biographique, par Jean-Luc Soete, p. 187.
   - Quelques jalons chronologiques pour servir à l'histoire de l'enseignement officiel à Tournai entre 1830 et 1914, par André Uyttebrouck, p. 193.
   - René Lefebvre (1893-1976). Une fidélité dynamique au libéralisme, par Jean-Michel Éloi, p. 227.
   - Portrait d'une laïque, féministe et résistante tournaisienne : Germaine Devalet (1898-1945), par Lucy Hullebroeck, p. 241.
   - La mort de Jules Bara et son écho à Tournai, par Jacqueline Delrot, p. 249.
   - Archives et Musées : l'exemple de la Maison Tournaisienne, par Jacques Nazet, p. 269.
   - Enseignes tournaisiennes du XVIIe siècle, par Lucien Jardez, p. 285.
   - Des règlements de fanfares en Hainaut occidental, par Jacky Legge, Frédéric Mariage et Marc Secret, p. 313.
   - Recherches sur la médecine populaire. Une enquête consacrée au culte des saints guérisseurs, par Pierre Mory, p. 371.

Vendu.

 

TURQUETY (Édouard) — Choix de poésies de Édouard Turquety. Bruxelles, Société Nationale pour la Propagation des bons Livres, 1837. [Bruxelles, / Publié par la Société Nationale / pour la Propagation des Bons Livres. / 1837.] In-16 (94 x 138 mm.) broché, [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre imprimé en bleu)], [1 bl.], [1 (Imprimatur)], [1 bl.], 296 p, couverture défraîchie, rousseurs.


   C'est lors de ses études de droit dans sa ville natale que le poète rennais Édouard Turquety (1807-1867) se lia d'une durable et profonde amitié avec Émile Souvestre avec qui il partagea ses premiers élans romantiques. Profondément influencé par Alphonse de Lamartine, il se tourna rapidement vers une inspiration empreinte de ferveur religieuse qui lui valut l'admiration de Charles Nodier. Son immense notoriété n'eut qu'un temps : le Parnasse et le Réalisme eurent raison de sa poésie moralisatrice.
   À Bruxelles, en 1837, la contrefaçon et le piratage de la littérature française battaient leur plein et la publication des romans parisiens jugés immoraux persuada la bourgeoisie catholique de créer la Société Nationale pour la propagation des bons livres dans le but d'inonder le marché d'œuvres édifiantes. Édouard Turquety était donc le candidat idéal pour figurer dans le catalogue de cette maison d'édition.
Introduction :
   Mon dessein était de publier ce Recueil sans réflexions préliminaires. L'intention qui l'a dicté est si peu douteuse, et revient si fréquemment dans le cours de l’ouvrage, qu’il me paraissait au moins inutile de la manifester une fois de plus. Des personnes d’une autorité grave en ont jugé autrement : elles ont pensé que je devais au lecteur quelques lignes d'introduction à mon faible travail. J'obéis à un arrêt que je respecte ; mais l'explication sera courte. Au lieu de poursuivre des développements qui sembleraient peut-être hors de leur place, j'aime mieux renvoyer l'ouvrage à lui-même, si toutefois on a l'indulgence de le lire.
   Le but de ce livre est complètement religieux : je dis complètement, car les pièces variées qu’il renferme se rattachent à cette unité religieuse. Elles sont là pour montrer l’écrivain sous ses diverses faces : mais l’écrivain est toujours lui-même, c’est-à-dire catholique avant tout ; et c’est en cela que le genre de ce volume diffère de la poésie religieuse telle que l'a créée en France un poète illustre, doublement sacré par son rare génie et sa belle âme. Nous avons replié sur le livre du Dogme des ailes qui ne nous portaient pas jusqu'au séjour des harmonieuses méditations. Ici la poésie est de la terre, elle se mêle au mouvement qui entraîne la société : elle se passionne, elle s'indigne des obstacles que la vérité rencontre. L'hymne est moins fréquente ; la défense plus habituelle. C’est une profession de foi rigoureuse et absolue qu’il me serait doux de voir répétée par les âmes dont la croyance ne s'est point altérée au contact de l'époque ; c’est le catholicisme enfin, le catholicisme, religion des jours anciens, qui dominera les jours nouveaux. Le Christ, toujours le Christ, voilà l'idée première, l'idée unique de l’ouvrage.
   Je ne me dissimule pas ce qu'une pareille publication offre d'inopportun dans les circonstances actuelles. Ce n’est pas quand la société se délabre comme un vieil édifice qui tombe, quand l'agonie intérieure se manifeste de tous les côtés par des crises violentes et de sourdes rumeurs ; ce n’est pas, dis-je, à travers ces orages de l'époque qu'une voix obscure peut espérer bienveillance et attention. Je le sais, et je m'en console d'avance : c’est qu’il se trouve au fond du cœur de l’homme un instinct plus puissant que de vaines considérations, plus fort que la fièvre même de la gloire, l'instinct de la vérité. Quelle que soit la destinée de ce livre, il aura du moins témoigne de mon ardent amour pour l'antique foi de nos pères ; il aura développé ma conviction la plus sainte, la plus enracinée ; je veux dire le triomphe du catholicisme au milieu des ruines qui s'amoncellent. Quant à la sympathie de ces âmes dont je parlais tout à l'heure, j'avoue qu'elle a été le but constant, le vœu habituel de ma pensée : ce serait la récompense la plus précieuse de mes faibles efforts. Je l'ai rêvée quelquefois ; mais, comme toutes les choses de la terre, j’ai bien peur que mon espérance ne soit qu'un songe de plus à ajouter à tant d'autres songes.
Bibliographie :
   - Godfroid (François), Aspects inconnus et méconnus de la contrefaçon en Belgique, Académie Royale de Langue et de Littérature Françaises, 1998.

15 euros (code de commande : 03713).

 

[WALLONIE]. Tradition wallonne. Revue annuelle de la Commission royale belge de Folklore. N° 5 - 1988. Bruxelles, Ministère de la Communauté française de Belgique - Direction générale de la Culture, 1988. In-8° (160 x 240 mm.) broché, 606 p., illustrations, exemplaire en très bon état.


Table des matières :
   I. Colloque : Folklore et Littérature La littérature française et dialectale (XIXe et XXe siècles) en Belgique comme source d'information et reflet du Folklore.
     
 - Introduction générale, par Jean-Pierre Ducastelle.
      - Prologue, par Albert Doppagne.
      - Les écrivains et les marches militaires de l'Entre-Sambre-et-Meuse, par Roger Foulon.
      - Le Folklore ardennais dans la littérature, par Léon Marquet.
      - Les écrivains de Wallonie picarde inventent leur pays, par Pierre Mory.
      - La vie quotidienne en région liégeoise dans la littérature en français dialectal, par Louis Chalon.
      - Lès vèsprêyes walones d'Alphonse Tilkin, par Roger Pinon.
      - L'Argayon de Michel Renard, par Jacques Willemart.
      - Le Maugré de Maurice des Ombiaux, fiction romanesque et réalité historique, par Jean-Pierre Ducastelle.
      - Les marches militaires et la littérature, par Roger Golard.
      - Conclusions, par Albert Doppagne.
   II. Hommage à Albert Doppagne.
      - Discours de M. Roger Foulon, Président de l'Association des Écrivains belges de langue française.
      - Discours de M. Philippe Moureaux, Ministre-Président de l'Exécutif de la Communauté française.
      - Remerciements de M. Albert Doppagne.
      - Complément à la liste des souscripteurs du volume des mélanges Albert Doppagne.
   III. Articles et enquêtes.
      - Les rites de la Toussaint et de la mort de 1945 à nos jours à Melen (pays de Herve), par Renée Baguette.
      - Les souvenirs mortuaires d'enfants, par Michel Boisdequin.
      - Rituels magiques et rituels chrétiens de la naissance, de l'accouchement dans les sociétés occidentales au siècle classique, par Jacques Gélis.
      - Sainte Julienne de Cornillon : son iconographie et son culte, par Mady Hansez.
      - Saint Nicolas aux Pays-Bas et ses antécédents européens, par Louis Janssen.
      - La confrérie liégeoise du Grand-Saint-Hubert-aux-Ardennes et le pèlerinage des Liégeois à Sain Hubert, par Léon Marquet.
   IV. Notes et documents.
      - Sundeklaas (saint Nicolas, folklore frison vivant sur l'île d'Ameland).
      - Les sabotiers à Cerfontaine, par Arthur Balle.
      - Le battage des faux dans la région de Sivry, par Jean-Luc Fauconnier.
      - Examen critique du rapport préliminaire (doc. CC/MD/4) émanant de l'Unesco ainsi que de l'avant-projet de recommandation aux États membres, sur la sauvegarde du folklore, par Jean Fraikin et Samuel Glotz.
      - Le carnaval traditionnel, par Samuel Glotz.
      - Les traditions de la Saint-Nicolas en Autriche, par Michel Revelard.
      - Les Pierrots et les Pierrettes de Wavre, par André Sonmereyn.
      - L'art de bien danser d'après les principes du sieur Bacquet-Clavigny, par Jean-Philippe Van Aelbrouck.
   V. Bibliographie.
   VI. Filmographie.
   VII. Activités de la Commission royale belge de Folklore.
   VIII. Activités du Conseil supérieur des Arts et Traditions populaires et du Folklore.
   IX. Liste des membres.

Vendu.

 

WÉRY (Alain) — Qué Ducasse. Illustré par Serge Poliart. Ville-sur-Haine, Les Éditions El Batia Moûrt Soû, 2001. In-8° (125 x 205 m.) collé sous couverture à rabats, 127 p., exemplaire en très bon état avec sa bande d'annonce. 


En quatrième de couverture :
   Les patrons de bistrot ont l’habitude de se rassembler, la gazette sous le bras, le portable à portée de l’oreille, pour discuter de la météo. Ils effectuent une tournante, aujourd’hui c’est chez nous. Faut dire que quand tu joues ton année sur six jours ça met la pression. Et de pression il en est question, dans les pompes et sur les Açores. Les patrons de Mons sont les champions du millibar, les virtuoses de l’hectopascal, ils connaissent les statistiques depuis la création de l’Observatoire d’Uccle.

Vendu.

 

 

 

La prochaine mise à jour
aura lieu
le mardi 13 octobre 2026

 

Si vous souhaitez obtenir d'autres informations n'hésitez à pas à me questionner
par courriel
(b.waterlot@hotmail.com) ou par téléphone ou sms (+32 (0) 472 51 52 63).
Ces livres peuvent être retirés à l'adresse figurant dans l'en-tête du blog.
En cas d'envoi postal, veuillez indiquer le pays vers lequel le colis devrait être expédié, cela me permettra de vous indiquer les modalités de livraison et de paiement.