MISE À JOUR DU 3 NOVEMBRE 2026
par courriel (b.waterlot@hotmail.com) ou par téléphone (+32 (0) 472 51 52 63)
pour obtenir d'autres informations à propos de ces livres.
ANTONIADIS (Nicolas) — Un jardin au Borinage. Intermède poétique par Anna Lucarelli. Ghlin, Éditions du Coq, 2004. In-8° (124 x 201 mm.) broché, 76 p., (collection « Terres Contées »).
En quatrième
de couverture :
Nicolas
Antoniadis naît en Grèce, en 1934, dans la région
de Kavala (Macédoine). Il connaît une enfance difficile
pendant les années de guerre, quand son village, Kokkala,
est entièrement détruit et brûlé par
les militaires bulgares qui occupent la Grèce. Durant le
régime militaire et dictatorial grec, alors qu’il
est encore aux études, communiste et humaniste dans l'âme,
il connaît la prison et la torture.
Contraint de s'exiler pour survivre, il choisit
la Belgique et vient travailler comme mineur à La Bouverie,
au cœur du Borinage. Pendant 12 ans, il exerce le plus dur
des métiers, avant d'en pratiquer une dizaine d'autres.
Ses textes parlent des conditions de travail
des mineurs, de leurs doutes, de leurs espoirs. Écrits
en grec ou directement en français, ils témoignent
d’une lutte quotidienne menée pour les droits de l’homme,
des travailleurs et des émigrés. Ils apportent la
certitude qu'une vie ouverte sur le monde et les hommes qui le
font, crée un homme nouveau.
À 70 ans, père et grand-père
comblé, Nicolas s'est reconverti en collectionneur de plantes,
pour donner à son jardin et aux abords de l'autoroute du
Borinage des allures de parc grec...
Il peut ainsi laisser derrière lui une
trace de toutes les couleurs : le bleu azur du ciel grec,
le gris des guerres et des dictatures, le noir des mines de charbon
et le jaune éclatant des pensées sauvages.
5 euros (code de commande : 03763).
[ARGENTERIE].
Mughal Silver Magnificence (XVI-XIXth C.) - Magnificence de
l'Argenterie Moghole (XVIème-XIXème S.). [Bruxelles], Antalga, 1987. In-4° (208 x
297 mm.) broché sous jaquette illustrée d'éditeur,
228 p., abondante illustration en noir et en couleurs, édition
bilingue (français - anglais), exemplaire en bon état.
Ouvrage édité
sous la direction de Christiane Terlinden à l'occasion
de l'exposition organisée Bruxelles et Genève en
1987.
Préface :
Pendant
des siècles, l'Inde a frappé l'étranger plus
par ses richesses que par sa pauvreté, sorte de revers
des images qui ont cours aujourd'hui. Les Grecs, les Romains,
plus tard les Chinois, les Arabes, les Turco-Mongols. Les navigateurs
européens à partir des Grandes Découvertes
s'émerveillent devant l'abondance de l'or et de l'argent,
des pierres précieuses, des perles... N'allons certes pas
en déduire des conclusions simplistes sur une sorte d'âge
d'or qu'aurait détruit la colonisation britannique. En
effet, les observateurs perspicaces, notamment à l'époque
des Grands Moghols, relèvent à côté
de l'opulence de la cour et du relatif bien-être de telles
régions, des signes de grande pauvreté aggravés
par de redoutables famines. Néanmoins, l'ampleur des richesses
existant à l'époque ne laisse pas de doute. Or,
d'où provenaient-elles ?
Le sous-sol est très modérément
doté en minerais précieux, aussi, de tout temps,
l'or et l'argent proviennent-ils de l'étranger. Pline l'ancien
déjà se lamente de voir comment l'or et l'argent
de Rome affluent vers l'Inde pour payer les importations de l'Empire,
non seulement les célèbres épices, mais les
textiles, cotonnades et soieries, ivoires et autres biens. Plus
tard, à l'apogée des Arabes, ce sont les aciers
indiens qui parviennent jusqu'à Damas, d'où ils
partent plus loin sous forme d'épées.
Nous sommes particulièrement bien renseignés
sur le commerce international au temps des Grands Moghols (XVIe-XVIIIe
siècle). Dans sa lettre à Colbert, François
Bernier explique les circuits internationaux de l'or et de l'argent.
« De celui qui sort de l'Amérique et qui se disperse
dans les divers royaumes de notre Europe, on sait qu'une partie
s'exporte en Turquie et qu'une autre partie passe en Perse »,
d'où les métaux gagnent l'Inde pour payer les denrées
importées. « D'un autre côté, ces
vaisseaux des Indes qui vont tous les ans » en Asie
du sud-est ou en Afrique orientale, chargés de marchandises
indiennes en reviennent avec de l'or et de l'argent. Enfin, les
bateaux portugais, hollandais, britanniques, français viennent
en Inde chargés de métaux précieux pour payer
épices, cotonnades, ivoires, toiles peintes, calicots,
mousselines et soie, salpêtre, laque...
Ainsi, pendant près de deux millénaires,
la balance commerciale de l'Inde est-elle positive. Comme le souligne
Bernier, l'or et l'argent entrent de partout pour ne plus sortir.
Cette tendance de base du commerce indien va
se renverser à l'ère britannique, à la suite
notamment du pillage du Bengale à la fin du XVIIIe siècle
et des importations croissantes de produits manufacturés
originaires du Royaume-Uni. Néanmoins, même aujourd'hui,
il entre encore des métaux précieux en Inde, entre
autres par la contrebande !
De l'usage de l'or et de l'argent.
Les usages sont multiples : à côté
des lingots thésaurises, les métaux précieux
ornent certaines statues des temples. Des masses considérables
finissent en bijoux. Les femmes riches recourent à l'or,
tandis que les simples paysannes se contentent de l'argent. Dans
les villages, toute femme mariée respectable se doit de
porter des chaînes en argent aux chevilles et des bagues
aux doigts de pied, sans parler des bracelets, colliers et boucles
d'oreilles.
La vaisselle en or et en argent est réservée
de tout temps aux classes aisées. Et c'est là où
apparaissent de multiples courants artistiques : les traditions
locales hindoues s'enrichissent avec l'arrivée des Musulmans
originaires principalement d'Asie centrale et de la Perse. À
l'époque britannique, les influences européennes
deviennent manifestes avec de nouveaux objets (couverts en argent)
et des articles de forme occidentale : plats, plateaux, coupes.
On en trouve dans les palais des maharajahs et dans les mess des
anciens régiments de l'Armée des Indes, trophées
divers, plateaux gravés, coupes évoquant telle victoire
dans un match de polo...
L'industrie de l'argenterie reste très
vivante aujourd'hui sous toutes ses formes : occidentalisée
et traditionnelle.
Dans les familles aisées des villes,
la nourriture est servie sur un plateau en argent (thali)
et dans de petits bols : on boit l'eau dans un gobelet en
argent. Lorsque ces objets commencent à vieillir et à
se rayer, la maîtresse de maison les donne à son
orfèvre qui fond l'argent et refait les divers ustensiles.
Quoique relativement peu connue en dehors du
monde des spécialistes, l'argenterie constitue un important
volet des arts de l'Inde. Diversité des origines, richesse
et variété des formes, vitalité de l'artisanat
contemporain... Ces caractéristiques sont remarquablement
mises en valeur dans l'exposition qui nous est présentée
aujourd'hui.
35 euros (code de commande : 03778).
[ART GRAPHIQUE - MOULIN RICHARD DE
BAS] — Estampe du Secours National. Aidez la Nation à
secourir ses enfants - Donnez au Secours National. Ambert, [ca 1943]. Xylographie, rehaussée
de couleurs vives appliquées à la main ou au pochoir,
imprimée sur une feuille (203 x 260 mm.) au filigrane
« Auvergne à la main », avec une
belle dédicace d'Henri Pourrat à Edmond Fouss,
en très bon état.
Texte de la dédicace
:
« Sur le papier à la main
de nos moulins,
ce souvenir d'une fête donnée en
1942 ou 43
aux Alsaciens devant l'église d'Ambert.
Bien cordialement, pour Edmond P. Fouss
(s.) Henri Pourrat.
Le Secours national fut créé
en 1914 afin d'apporter de l'aide aux familles des militaires
et aux populations civiles victimes des combats ; cette organisation
humanitaire fut réactivée en octobre 1940 par Philippe
Pétain chef de l'État français de Vichy,
elle disparut en 1944.
Henri Pourrat (Ambert, 1887-1959) était
animé d'un sentiment profondément régionaliste ;
il consacra sa vie et son œuvre d'écrivain aux racines
terriennes, à la paysannerie, à la littérature
populaire, aux contes et légendes... C'est dans ce cadre
qu'il fut séduit par les initiatives du maréchal
Pétain et, notamment, par la « Corporation paysanne »
créée en décembre 1940 dont le but était
de mettre le monde agricole au service de la révolution
nationale. Il prit les rênes du Secours national à
Ambert et il s'appliqua à tout mettre en œuvre pour
aider les familles de prisonniers, organiser la distribution des
vivres, etc. Se rendant compte de la dérive collaborationniste
du régime de Vichy, il s'engagea dans la protection des
réfugiés juifs et coopéra avec les mouvements
locaux de résistance. Passionné par l'artisanat
local, il participa très activement au projet de musée
du papier qui fut inauguré en 1943 dans le moulin à
papier Richard de Bas ; il s'engagea également
dans l'association « La Feuille blanche »
dont le but était de « faire renaître
les traditions de l'industrie papetière de la région
d'Ambert ».
Edmond-Pierre Fouss (Athus, 1893 - Virton,
1987) partageait les mêmes préoccupations qu'Henri
Pourrat dont il était un grand lecteur et dont les théories
sur la sauvegarde de la culture paysanne ont grandement nourri
sa réflexion lors de la création du Musée
gaumais de Virton en 1937. C'est cette proximité d'idéal
qui est à l'origine de la dédicace de l'Auvergnat
au Gaumais.
100 euros (code de commande : 03775).
[BELGIQUE - COMMISSION ROYALE POUR LA PUBLICATION DES ANCIENNES LOIS ET ORDONNANCES]. Bulletin de la Commission royale pour la publication des anciennes lois et ordonnances de Belgique. Tome XXXII. 1985-1986. Handelingen van de Koninklijke Commissie voor de uitgave der oude wetten en verordeningen van België. Deel XXXII. 1985-1986. Bruxelles, Commission royale pour la Publication des Anciennes Lois et Ordonnances de Belgique, 1989. In-8° (169 x 240 mm.) broché, XXXV, 229 p., couverture plastifiée, ouvrage provenant de la bibliothèque du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
Table des matières
:
- In
memoriam R. van der Made, p. III.
- Procès-verbaux des réunions
de la Commission, p. VIII.
- Procès-verbaux des réunions
de la Commission - Notulen van de vergaderingen van de Commissie.
- Genèse et vie d'une loi :
l'ordonnance de mai 1429 pour l'administration du Hainaut,
par Jean-Marie Cauchies, p. 1.
- De sententie van de Grote Raad van
Mechelen gevende stemrecht aan de clerus naast de vier leden van
Vlaanderen (5 november 1596), par M. Cloet et R.
Petit, p. 49.
- Textes relatifs à la coutume
de Nivelles et à celles des Cours féodales de Brabant
et de Genappe (1593-1611), par Ph. Godding et X.
Rousseau, p. 65.
- De keuren en statuten van de stad
Roeselare van 1544-1545, par J. Monballyu et R.
Opsommer. p. 175.
- La création, le fonctionnement
et la suppression du Corps administratif de Habay-la-Neuve (1793-1794),
par Cl. de Moreau de Gerbehaye, p. 213.
13 euros (code de commande : 03793).
[BELGIQUE
- ÉLECTIONS DU 31 MARS 1968]. Perspectives PLP. Bruxelles, Armand Beyens, 1968. In-12 (115 x
180 mm.) collé, 64 p., illustrations, exemplaire
en bon état auquel on joint le feuillet avec le numéro
attribué à la liste du Parti de la Liberté
et du Progrès pour les élections.
Rare publication
éditée pour le scrutin anticipé faisant suite
à la chute du gouvernement de Paul Vanden Boeynants, provoquée
par l'affaire de Louvain (« Leuven Vlaams »), une
crise linguistique majeure entourant la scission de l'Université
catholique de Louvain qui provoqua des tensions communautaires
qui furent le principal moteur du vote des électeurs.
Le P.L.P. (Parti de la Liberté et du
Progrès) – ancêtre de l'actuel MR (Mouvement
Réformateur) – était à l'époque
dirigé par Omer Vanaudenhauve ; Armand Beyens était
le directeur politique du parti, à ce titre, il a signé
de nombreux documents de propagande électorale.
Message du P.L.P. :
Ce
message s’adresse :
- à ceux qui aiment
leur pays
- à ceux qui préfèrent
l'unité au déchirement
- à ceux pour
qui, en Belgique, la seule langue est celle de la compréhension.
Belge,
Vous allez devoir voter.
Quel est le véritable
enjeu des élections nouvelles ?
Il y va de la sécurité
et de la stabilité de notre pays et donc de la sécurité
et de la stabilité de chacun de nous.
Ces élections ne sont pas comme les autres.
Le pays avait un bon gouvernement,
qui bénéficiait de la confiance et de la sympathie
générale.
Ce gouvernement devait encore
diriger le pays jusqu’à la fin de la législature,
c'est-à-dire pendant 14 mois encore.
Il était nécessaire
que le gouvernement continue son œuvre de restauration, car
de nombreux problèmes sérieux se posent toujours
au pays : reconversion ou développement économique
ce certaines régions, lutte contre le chômage, relance
économique, accélération des travaux publics.
D'importantes décisions
avaient été prises dans tous ces semaines. Leur
exécution allait nécessiter plusieurs mois de travail.
Ces mois de travail ont été refusés au Gouvernement
par quelques-uns pour qui une mauvaise querelle prend plus d’importance
que le sort du pays et le bien-être de ses habitants.
L’enjeu des élections nouvelles.
Il vous faut donc choisir.
Il faut choisir entre l’extrémisme
et le séparatisme ou l’unité.
Il faut choisir entre : aimer
son pays ou le voir déchiré.
Il faut choisir le langage
de la compréhension et de la bonne volonté ou celui
de l’intolérance et du fanatisme.
Vivre ensemble comme des Belges que nous sommes.
Le pays, la Belgique, ce sont
des hommes, des femmes et des enfants qui vivent ensemble.
Est-il possible de démentir
sa propre nature ?
Est-il possible d’étouffer
ses aspirations naturelles ?
La manière belge de
vivre n'est pas un slogan, c’est une réalité
quotidienne.
Pour nous tous, la liberté
n’a pas de prix.
Sans elle, la vie est impossible.
La vie communautaire n’engendre
aucune faiblesse. Elle est une source constante de forces vives.
La Belgique a suivi irrésistiblement
le grand mouvement du monde contemporain. Son évolution
économique et sociale se retrouve dans chaque Belge en
particulier et dans la manière de vivre belge en général.
C’est un mouvement naturel
auquel chacun se joint.
Les nouvelles élections
ne peuvent aller à contre-courant de la pensée et
de la volonté de chacun.
Belge.
L’enjeu véritable des nouvelles
élections, c’est vous.
Vous devez choisir entre une
Belgique désarticulée et une Belgique unie, habitée
par des citoyens comme vous qui veulent rester profondément
Belges.
8 euros (code de commande : 03792).
[BIBLIOPHILIE].
Peintres-Illustrateurs. Le livre illustré moderne depuis
Manet. Préface par
Jacques Guignard. [Saint-Paul-de-Vence], Fondation Maeght,
1969. In-8° (194 x 225 mm.) broché, 70 p.,
illustrations en noir, impression en deux couleurs (noir et rouge),
exemplaire en bon état.
Publication
réalisée à l'occasion de l'exposition éponyme
organisée à la Fondation Maeght, à Saint-Paul-de-Vence,
du 5 juin au 5 juillet 1969.
Note des organisateurs
:
Nous
nous proposons d'organiser, au cours des prochaines années,
plusieurs expositions autour du livre illustré et des arts
graphiques. Pour la première année, dans le cadre
du Festival International du Livre, de Nice, la Fondation Maeght
présente sous le titre « Peintres Illustrateurs »
un large choix de livres illustrés modernes, de Manet à
nos jours. Nous nous sommes efforcés de faire une sélection
aussi représentative que possible des différentes
tendances qui se sont succédé depuis Manet, mais
notre choix était nécessairement très limité.
Bon nombre de peintres importants et d'ouvrages de grande qualité
ne figurent pas dans les salles de la Fondation. Ils trouveront
leur place dans la prochaine exposition, en particulier toutes
les tentatives des jeunes peintres pour faire sortir le livre
illustré de sa forme traditionnelle.
15 euros (code de commande : 03784).
BOGDANOFF (Igor et Grichka) — L'effet science-fiction. À la recherche d'une définition. Paris, Éditions Robert Laffont, 1979. In-8° (134 x 215 mm.) broché, 423 p., (collection « Ailleurs et Demain / Essais »), exemplaire en très bon état.
La quatrième
de couverture de Gérard Klein :
La
science-fiction pour vous, c'est quoi ?
À cette question posée à
brûle pourpoint, chacun, amateur ou profane, pense pouvoir
répondre, tant, depuis le début du siècle,
le genre sous ses formes diverses – anticipation, roman
scientifique, politique-fiction, conte philosophique –
hante notre imaginaire.
Et pourtant ?
Il fallait le mélange d'audace et d'ingénuité
propre à Igor et à Grichka Bogdanoff pour poser
cette question avec ténacité et diplomatie à
plusieurs centaines de personnalités et de spécialistes
chevronnés : Joseph Kessel et Paul Guth, Jean d'Ormesson
et Philippe Sollers, Jacques Lacan et Michel Foucault, Ionesco
et Barthes, Michel Tournier, Robert Sabatier, Salvador Dali, le
président Valéry Giscard d'Estaing, le pape Paul
VI, Louison Bobet et Jacques Anquetil, Robert Heinlein et Simone
Veil, Isabelle Adjani et Françoise Giroud, Michèle
Morgan et Tino Rossi, Jacques Chirac et Georges Marchais... Et
Guy Béart, Alain Delon, A.E. Van Vogt, Alfred Sauvy, le
général Bigeard et...et...et...
Nommez qui vous voudrez. Il a au moins une chance
sur deux d'avoir répondu. D'une manière ou d'une
autre. En tout cas à sa façon. Et au fil de leur
enquête qui partait comme un gag les jumeaux Bogdanoff avec
leur allure de clones extra-terrestres devaient découvrir
à leur stupeur et à la mienne l'effet science-fiction.
La science-fiction est un révélateur
social.
Que révèle-t-elle ? L'espoir,
l'angoisse, l'avenir, vus par un échantillonnage singulier,
incroyable, de ce que l'on appelle l'élite. Tous des extra-terrestres.
15 euros (code de commande : 03757).
[CHARLEROI]. Documents et Rapports de la Société Paléontologique et Archéologique de l'Arrondissement Judiciaire de Charleroi. Tome IV. Mons, Manceaux, 1871. In-8° (160 x 243 mm.) broché, dos cassé, LX, 563 p., XIII planches hors texte, rare.
Table des matières
:
- Tableau
des membres de la Société au 1er juin 1871, p. VII.
- Sociétés avec lesquelles
la Société paléontologique et archéologique
de Charleroi échange ses publications, p. XIV. - Assemblées
générales (7 février 1870 - 8 août
1870 - 6 février 1871), p. XVII.
- Correspondance.
- Lettre de MM. E. Lancelot
et A. Lebrun, p. XXXV.
- Lettre de M. C. Lemaigre,
p. XXXVI.
- Lettre de M. Bernier,
p. XXXVIII.
- Lettre de M. le comte
de Glymes, p. XLI.
- Rapports.
- Rapport annuel sur
les travaux de la Société, lu à l'assemblée
du 8 août 1870, p. XLVII
- Rapport de la commission
chargée des fouilles d'Aiseau en juin 1870, p. LIV.
- Rapport de la commission
chargée des fouilles de Villers-Potterie en septembre 1870,
p. LVII.
- Documents et analectes.
- Notice
topographique sur les cinq cantons de l'arrondissement administratif
de Thuin, p. 3
- Fiefs brabançons
(suite), p. 19.
- Remarques sur quelques
charges féodales, p. 41.
- Recueil des titres
sur la souveraineté dans la terre de Jumet, par Cam.
Lyon, p. 47.
- Collection des actes
de franchises, de priviléges, octrois, ordonnances etc.,
donnés à la ville de Charleroi, par D.A.
Van Bastelaer, p. 71.
- Mélanges paléontologiques,
archéologiques et historiques.
- Pierre gravée
trouvée près de Brunehaut, p. 169.
- Succession des princes
des quatre anciennes souverainetés, dont le territoire
démembré constitue l'arrondissement de Charleroi,
par C. Vander Elst, p. 171.
- Contestations politiques
et religieuses survenues pendant les XVIIe et XVIIIe siècles
entre la principauté de Liége et les Pays-Bas, au
sujet du territoire de la Ville-Basse de Charleroi (suite),
par C. Lyon, p. 213.
- Notices historiques
sur l'ordre des Franciscains dans l'arrondissement de Charleroi
(suite), p. 343.
- Notice sur Barbençon,
par T. A. Bernier, p. 371.
- Date de la fondation
du Prieuré de Chapelle-lez-Herlaimont, par C. Lemaigre,
p. 409.
- Recherches sur l'étymologie
du mot Bordia. - Charbonnage du Grand Bordia à Gosselies-Courcelles,
par C. Lemaigre, p. 415.
- Histoire métallique
de Charleroi, accompagnée de la description et du dessin
des médailles, par T. Van Bastelaer, p. 421.
- Variétés et extraits.
- Lettre de Louis XV
après la prise de Charleroi en 1746, p. 523.
- Note sur Charleroi
extraite des manuscrits nos 6628 et 6674 à la bibliothèque
de Bourgogne, p. 524.
- Charleroi, Beaumont,
Chimay et Thuin, en 1696, par L. Devillers, p. 528.
- Anciens seigneurs du
quartier d'Entre-Sambre-et-Meuse dans la province de Namur, par
Cam. Lyon, p. 530.
- Féaux Châtelains,
p. 531.
- Nobles et vaillants
Thudinois, p. 531.
- Soixante ans avant
nous, p. 532.
- Les chefs de l'administration
du Hainaut. (1794-1871.), p. 533.
- Répartition
des impôts dans les communes du canton de Thuin à
la fin du dernier siècle, par D.A. Van Bastelaer,
p. 535.
- Comment on respectait
la force armée à Libre-sur-Sambre, en l'an VIII
de la République, par D.A. Van Bastelaer, p. 537.
- Ruines de l'abbaye
d'Alne, par Falise, p. 538.
- Concours de l'Académie
d'Archéologie de Belgique pour 1872, p. 540.
- Concours de la Société
des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut, p. 541.
- Nécrologie,
p. 542.
- Suite du catalogue
des livres de la bibliothèque, p. 544.
40 euros (code de commande : 03795).
CHOT (Joseph) — La furie allemande dans l'Entre-Sambre-et-Meuse (journées des 23, 24, 25 & 26 août 1914). Charleroi, Imprimerie D. Hallet, 1919. In-8° (153 x 193 mm.) broché, 388 p., un portrait de Philippe Pétain en frontispice, quelques salissures sur la couverture, le corps du livre est en bon état.
Extrait de l'avant-propos
:
Au
nom de mon beau et doux pays wallon torturé, pillé,
ruiné par vous, au nom de cette terre patriote qui a tant
souffert, j'ébauche cette histoire de vos crimes avec l'espoir
que de telles pages pourront un peu contribuer à entretenir
dans le cœur de mes compatriotes le souvenir de vos ignominies.
Mon but est de retracer en ses grandes lignes,
la marche en avant des armées allemandes à travers
l'Entre-Sambre-et-Meuse et de montrer ce que fut la conduite de
ces armées à l'égard des civils et des propriétés
belges pendant les journées tragiques des 22, 23, 24, 25
et 26 Août 1914. Ainsi qu'il convient à un ancien
universitaire qui a surtout à cœur le souci de la
vérité historique, je me suis efforcé, afin
de relater les événements avec prudence et circonspection,
de réserver tout témoignage douteux. J'ai voulu
me documenter sur les lieux mêmes, aux sources les plus
sûres, les plus fraîches, les plus vives. J'ai comparé,
contrôlé les assertions et, à différentes
reprises, je suis retourné auprès des témoins
oculaires que j'avais interrogés. Malgré mes précautions,
je ne puis cependant prétendre avoir atteint toujours le
but que je poursuivais. Le lecteur ne peut se rendre compte des
difficultés qui surgissent lorsqu'il s'agit de vérifier
l'authenticité de certains récits. Si, dans l'ensemble
des faits, des témoignages catégoriques concordent
avec d'autres, ils diffèrent cependant par le détail.
Il faut tenir compte, pour s'expliquer ces divergences, des circonstances
qui ont pu bouleverser tout-à-fait, à l'heure même
de la catastrophe, des esprits d'ordinaire calmes et raisonnables.
En ces heures chaudes de fièvre et de cauchemar, les imaginations
les plus saines s'ébranlent, s'exaltent facilement et les
unes finissent par prendre pour la réalité ce qui
n'en fut que l'apparence.
Ma documentation repose surtout sur les témoignages
de ceux qui ont vécu et vu ces mémorables et cruels
événements. Je n'ai pas eu d'autre livre à
consulter que celui, aux pages frémissantes de vie, que
m'a fourni une humanité opprimée, gens humbles pour
la plupart. Ici, c'est un vieux curé français, comme
celui d'Haybes, qui veut bien m'ouvrir la porte de son presbytère,
seule maison restée debout au milieu d'un affreux tas de
ruines ; là, ce sont des femmes de Dinant, de Surice,
déchirées par la douleur, dont les époux,
les pères, les fils, ont été massacrés
sous leurs yeux ; c'est un échappé à
l'hécatombe, un malin qui fit le mort au bon moment ;
c'est un éclopé aussi, un fusillé qui me
montre ses blessures à peine refermées. Et là
haut, cachés dans les forêts, abrités dans
les taillis, dans les excavations, dans les cavernes, ce sont
des soldats français encerclés par l'ennemi avant
d'avoir pu battre en retraite et qui vécurent, pendant
trois mois, une vie pénible, tourmentée, soutenus
dans leur misère par les bons habitants de la contrée,
hommes et femmes, qui firent tout, malgré les menaces et
les affiches, pour soulager ces infortunés. J'ai pu voir
dans les bois, quelques-uns de ces exilés, j'ai pu les
entendre. Bien plus, avec le concours de mes amis, j'ai pu arracher
les plus intéressants à cette malheureuse existence....
Ces héroïques jeunes gens sont parvenus, pour la plupart,
à gagner la Hollande et la France.
C'est au début de l'hiver 1914 que j'ai
parcouru à pied tout l'Entre-Sambre-et-Meuse, contrée
que j'avais quittée à la fin du mois d'Août.
Je n'oublierai jamais la navrante impression de deuil et de désolation
qui nous prit lorsque, pour la première fois, nous traversâmes
ce malheureux pays. Une tristesse infinie pesait sur la nature.
Les villages abîmés dans une indicible torpeur paraissaient
abandonnés. À part la navrante physionomie de quelques
vieux paysans qui nous examinent du coin de l'œil, il semble,
que la localité est morte et que toute la population a
fui. Ah ! la lamentable odyssée à travers ces
bourgs, beaux et riants hier, aujourd'hui ruines pitoyables qui
s'échelonnent le long des routes, chaos où les poutrelles
carbonisées, les lits de fer, les poêles, les bicyclettes,
les machines à coudre, écrasés, pilés,
tordus sous la masse des pierres et des briques effondrées,
surgissent encore, rouges de rouille et couverts des poussières
du plâtras.
Ces ruines, ces vieux cimetières devenus
tout-à-coup trop petits pour y entasser les cadavres des
martyrs, cette misère, ce deuil, cette torpeur du pays,
c'était le résultat de ces journées tragiques
où s'élabora, s'exécuta le programme rouge
dont les chefs du Grand État-Major inspirèrent le
plan exécrable. Ceux qui ont vu se ruer à l'assaut
des cités et des villages sans défenseurs ces légions
effroyables, avant-garde scélérate des armées
de Germains, n'oublieront jamais l'impression farouche, infernale,
diabolique qu'elles produisirent sur eux. On a dit que les premières
hordes de soldats qui traversèrent ce pays avaient été
formées de la lie même de tous les régiments.
C'étaient les lâchés des bataillons disciplinaires,
les forçats, les jeunes brutes prêtes aux sales besognes.
Ces affirmations ne reposent sur aucun fondement.
En vérité, cette armée fut semblable aux
autres, stylée, dressée, empoisonnée par
le prussianisme, véritable cause de tous nos malheurs.
Le mot d'ordre pour tous était qu'il fallait surtout s'imposer
par la terreur, qu'il fallait rejeter tout vain scrupule humanitaire
dont ne pouvait avoir cure une Allemagne enivrée par la
certitude de son triomphe prochain...
Que tous ces régiments fussent composés
de gens aux mêmes consciences serviles et brutales, ceci
est sans doute discutable. On a pu constater en effet, qu'en certaines
occasions, des soldats refusèrent d'obéir aux ordres
de leurs chefs. À Tamines, des fantassins trouvant la première
hécatombe de civils suffisante, abandonnent la mitrailleuse
qu'on vient de diriger sur le tas de malheureux villageois parqués
devant la Sambre. C'est un officier qui se charge alors du rôle
de bourreau. À Dinant, devant le mur de la maison Tchoffen,
quelques soldats du peloton d'exécution chargé de
fusiller un groupe de 120 civils, tirèrent de telle façon,
que les balles ne touchèrent point tous ceux dont les officiers
voulaient la mort. À Surice, un jeune soldat se met à
pleurer à chaudes larmes quand on lui ordonne de tirer
sur les malheureux paysans rangés pour le dernier supplice...
À Haybes, un professeur de gymnase rugit de colère
en voyant à quels actes de sauvagerie se livrent ses compatriotes
auxquels il jette la seule épithète qui leur convient :
Brigands !
J'ai recueilli moi-même de la bouche de
soldats thuringiens, dont j'ai les noms et auxquels il me plut
de raconter dans les détails tout ce qui s'était
passé à Dinant, à Surice, à Hastières
et à Haybes, le désaveu formel de tant de crimes
inutiles. Ceux-là, je le veux bien, ainsi que l'intellectuel
soldat d'Erfurt, qui me confiait philosophiquement en Août
1915 : « Nous sommes un peuple fichu pour un siècle
au moins, parce que nous avons pris l'habitude de nous laisser
conduire par des hobereaux prussiens et par des fabricants de
canons », représentent la conscience raisonnable
de ce peuple que nous considérions hier avec respect et
sympathie et que la mégalomanie impérialiste et
le poison du militarisme ont conduit à l'abîme.
Vendu.
DAPOZ (Jacques) — Journal de l'Antenne rouge. Cuesmes, Éditions du Cerisier, 2007. In-8° (125 x 200 mm.) broché, 271 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième
de couverture :
1996.
Mi-août.
En Belgique éclate
en plein jour l’affaire Marc Dutroux.
La suite de l’histoire
se déroulera à l’ombre.
Septembre.
Le Pape Jean-Paul II vient
célébrer le quinze centième anniversaire
du baptême de Clovis à Reims en compagnie du président
de la République laïque Jacques Chirac.
Sans aucun doute, c’est
cela que signifie séparation de l’Église et
de l’État.
En Belgique, on jubile en
silence.
Fais-moi le son d’une bénédiction.
Je te fais le son de la voix de Svetlana Broz,
petite-fille de Josip Broz, Tito, maréchal autocrate de
Yougoslavie.
(...)
Je te fais le son des paroles de Svetlana, invoquant
la nécessaire dénazification des consciences.
Je te fais le son du cœur de Svetlana,
cardiologue de son état.
(...)
– On va se battre ?
– Contre l’abrutissement organisé
nous ne cesserons de résister.
7 euros (code de commande : 03762).
DELHAYE
(Willy) — Histoire d'un bourg rural. Frasnes-lez-Buissenal
des origines au début du XXe siècle. Ath, Cercle Royal d'Histoire et d'Archéologie
d'Ath et de la Région et Musées Athois, 1993. In-8°
(158 x 240 mm.) broché, 326 p., illustrations,
exemplaire en très bon état.
Cet ouvrage
est le tome LIII - 1992-1993 des Annales du Cercle Royal d'Histoire
et d'Archéologie d'Ath et de la Région et Musées
Athois.
Table des matières
:
- Avant-propos
- Sources.
I. Le cadre géographique et toponymique.
A. Présentation de
la localité.
B. Promenade parmi les lieux-dits
de Frasnes.
C. Lieux habités, friches
et bois.
II. De la préhistoire à l'époque
franque.
III. Le Haut Moyen Âge.
IV. Les premières mentions de Frasnes.
V. Sous le régime féodal.
A. Seigneuries, hommes et
propriétés foncières.
B. Organisation de la communauté.
C. Un phénomène
annexe : les bourgeois forains d'Ath.
D. Histoire et organisation
féodales.
E. Histoire et composition
des principales seigneuries.
F. Église et paroisse.
VI. Démographie et vie locale jusqu'au
XVe siècle.
A. Démographie à
Frasnes : un village déjà populeux.
B. L'agriculture : l'activité
de base.
C. Des activités qui
furent d'abord annexes.
D. La vie quotidienne : la
tête près du bonnet.
E. Encore de l'agitation au
XVe siècle.
VII. Le XVIe siècle.
A. Le sommet de la croissance.
B. Insécurité
dans nos campagnes.
C. Pendant les troubles de
la Réforme.
D. La structure sociale.
VIII. L'âge moderne.
A. Le XVIIe siècle
: le siècle des malheurs.
B. La période autrichienne.
C. La population frasnoise
aux XVIIe et XVIIIe siècles.
D. Parlons d'impôts.
E. L'agriculture reste l'activité
de base.
F. Image de la société
frasnoise.
G. Activités industrielles
et artisanales.
H. Les institutions sociales.
I. L'enseignement jusqu'à
la fin du XVIIIe siècle.
IX. Après la Révolution française.
A. Sous le régime français.
B. La période hollandaise.
C. La situation économique
vers 1830.
X. Après la révolution de 1830.
A. Vers le mi-siècle
: la grande misère.
B. État sanitaire de
la population et hôpitaux.
C. La situation économique
vers le milieu du siècle : l'agriculture garde son importance.
D. Industries et commerces.
E. La construction des routes
principales.
F. La seconde moitié
du siècle : vers le progrès.
G. La situation économique
après 1860.
H. Les transports en commun.
I. Maire et administration
communale.
J. L'enseignement au XIXe
siècle.
K. Progrès et mécanisation
de l'agriculture.
L. Festivités et réjouissances.
XI. Histoire des industries et métiers
ruraux.
A. Les industries textiles.
B. Les industries alimentaires.
C. Les métiers du cuir.
D. Les métiers du bois.
E. Les métiers de la
terre cuite.
F. Les métiers de la
cire.
G. Les industries du métal.
XII. En bref.
Annexe I. Tableaux divers.
Annexe II.
1. Cens et rentes dus au comte
de Hainaut en 1265-78.
2. Précisions et compléments
sur les fiefs frasnois.
Annexe III. Les francs-alleux de Frasnes.
25 euros (code de commande : 03767).
DIMITROV
(Georges) — Deux années de lutte héroïque
du peuple espagnol. Paris,
Bureau d'Éditions, 1938. In-8° (116 x 175 mm.)
agrafé, 31 p.
On ne présente
plus Georgi Dimitrov (1882–1949) ; à l'époque
de la publication de cette rare brochure, déchu
de sa nationalité bulgare mais accueilli par l'URSS, il
était le dirigeant de l'Internationale communiste (1934–1943).
Extrait :
À
l'issue de la deuxième année de guerre, le peuple
espagnol tend toutes ses forces, mobilise tous les moyens et les
ressources du pays pour résister aux envahisseurs fascistes.
Il endure héroïquement des privations et des sacrifices
inouïs, surmonte d'énormes difficultés, repoussant
les attaques des barbares fascistes armés des moyens de
massacre les plus modernes. Au cours de cette lutte, le prolétariat
espagnol et les combattants antifascistes ont à combattre
les incrédules et les hésitants, à écraser
les agents trotskistes et autres agents fascistes. Les combattants
de l'héroïque armée d'Espagne, en luttant sous
les murs de Madrid, sur le front du Levant, dans les Pyrénées
et sur le Littoral, luttent contre les ennemis jurés de
toute l’humanité laborieuse. Le sang versé
par eux et leurs frères, exalte les autres peuples à
la lutte contre le fascisme. Leur lutte héroïque engendre
de nouveaux héros dans les confins les plus reculés
du globe : sur les champs de la grande Chine comme dans le
lointain Mexique, de même que dans le camp même de
leur ennemi mortel, dans les pays fascistes.
Maintenant, la parole est au prolétariat
mondial. Il faut tout faire pour assurer la victoire du peuple
espagnol, car, ainsi que l'a indiqué Staline, le grand
chef des travailleurs, dans son télégramme à
José Diaz, secrétaire général du Parti
communiste d'Espagne : « La libération
de l'Espagne de l'oppression des réactionnaires fascistes
n'est pas une affaire privée des Espagnols, mais la cause
commune de toute l'humanité avancée et progressive. »
Faire aboutir cette cause commune de
l’humanité avancée et progressive – la
libération de l'Espagne du joug des réactionnaires
fascistes – cela signifie, dans la situation internationale
présente, non seulement aider le peuple espagnol, non seulement
contribuer d’une façon décisive à la
défense de la Tchécoslovaquie contre le fascisme
allemand et à la victoire du peuple chinois sur les conquérants
japonais, mais cela signifie encore barrer la roule à d'autres
agressions et à d'autres cri mes du fascisme barbare et
sauvegarder la paix universelle.
12 euros (code de commande : 03773).
[DU VAL DE BEAULIEU]. Tribunal civil de Mons. Affaire du Val de Beaulieu. [Liège], Cloës et Bonjean, 1911. In-8° (185 x 275 mm.) agrafé, 18 p., exemplaire non coupé et en parfait état.
À
la suite du décès, en 1909, du comte Frantz du Val
de Beaulieu, il est question de la validité et de la transcription
du mariage, en secondes noces, à Londres, en 1894, de ce
dernier avec Maria de Los Dolores de Agullo.
La reconnaissance du mariage a été
confirmée et le jugement a permis de fixer définitivement
quelles parts de l'immense fortune foncière de la famille
(comprenant les terres et rentes autour du Hainaut et le domaine
d'Havré) revenaient à la veuve et quelles parts
étaient dévolues aux héritiers des autres
branches ou du premier lit.
10 euros (code de commande : 03783).
FOSTY
(Vera) — La Valeur ajoutée. Bruxelles, André De Rache, 1985. In-8°
(166 x 253 mm.) broché sous couverture à rabats,
47 p., exemplaire en très bon état.
Exemplaire dédicacé
« À Madame De Ridder en fraternel hommage ».
Sur le rabat de la couverture
:
Vera
Fosty, d'origine russe, est surtout connue comme spécialiste
de la littérature russe, qu'elle a enseignée à
l'université de Louvain et dans deux instituts supérieurs
pour traducteurs et interprètes.
Elle a signé pendant trente ans les chroniques
de la littérature russe contemporaine dans le Soir.
Collaboratrice du Figaro, elle a publié de nombreux
essais et fait des conférences sur les lettres et la culture
russe.
Mais Vera Fosty est également romancière
et poète. Venue tard à la poésie, devenue
son mode d'expression favori, elle y trouve un retour aux sources
musicales de sa prime jeunesse, ainsi qu'un lien avec le monde
et l’humanité.
12 euros (code de commande : 03780).
[HAINAUT - SOCIÉTÉ DES SCIENCES, DES ARTS ET DES LETTRES DU HAINAUT]. Mémoires et publications de la Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut. 61e volume - 1910. Mons, Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut, [1911]. In-8° (173 x 237 mm.) broché, XVI, [252] p., cachet ex-libris de Paul Faider sur la page de titre, petit manque au coin supérieur intérieur du deuxième feuillet de la couverture partiellement insolée.
Table des matières
:
- Liste
des membres de la Société des Sciences, des Arts
et des Lettres du Hainaut (31 décembre 1910), p. I.
- Programme des concours, 6 p.
- Fête du LXXVe anniversaire et
Fondation du prix Houzeau de Lehaie Séance académique
du 16 mai 1909, 63 p.
- Le naturaliste hollandais Pierre Lyonet.
Sa vie et ses œuvres (1706-1789) d'après des lettres
inédites, par Émile Hublard, 159 p.
- Généralisation d'un
théorème de François Deruyts, par Lucien
Godeaux, 4 p.
- Sur la génération de
quelques courbes et surfaces algébrique, par Lucien
Godeaux, 4 p.
- Le théorème fondamental
d'adjonction sur une variété algébrique à
trois dimensions, par Lucien Godeaux, 7 p.
- Sur les transformations birationnelles
involutives qui mutent en elles-mêmes les droites d'une
congruence, par Lucien Godeaux, 5 p.
13 euros (code de commande : 03796).
IRISH (William, pseudonyme de Cornell Woolrich)
— La sirène du Mississipi. [Titre original : Waltz into Darkness.]
Traduit de l'américain par Georges Belmont. Paris, Gallimard,
1950. In-8° (123 x 188 mm.) sous cartonnage et jaquette
d'éditeur (face intérieure présentant une
restauration à la tête et à la queue), 283 p.,
(collection « Série Blême »,
n° 4), exemplaire en bon état.
L'édition
originale de la traduction française du roman culte, chef-d'œuvre
du suspense, qui fut adapté au cinéma par François
Truffaut en 1969 (avec Jean-Paul Belmondo et Catherine Deneuve).
Sur la jaquette :
L'histoire commence aux accents d'une valse
romantique – triomphante et alanguie à la fois.
Et tandis que les violons s'attendrissent, et
que se déploient, pour le plaisir des yeux, les fastes
et les grâces d'une fin de siècle – nous
sommes en 1880 – le couple radieux tourne, tourne, sous
le ciel éclatant de la Nouvelle-Orléans.
Cependant, autour de lui, la nuit soudain s'épaissit,
la musique se déchaîne en orage. Dans la tourmente,
Louis et Julia enlacés, tournent toujours.
Mais est-ce encore la valse île leurs
premières amours, cette parodie titubante, grotesque et
désespérée ?
On dirait même que c'est la femme qui
conduit maintenant, qui entraîne son compagnon désemparé
au cœur des ténèbres. Et l'étreinte
de ses bras autour de son cou évoque étrangement
celle de l'araignée qui emporte sa victime vers le lieu
du festin.
Marcel Duhamel, directeur de la collection, précise :
Pourquoi appeler ceci un roman blême ou
Suspense, plutôt qu'un roman noir ?
Parce que vous êtes pris, presque depuis
la première page, ou par l'atmosphère trouble, ou
par quelque élément insolite, générateur
d'une angoisse qui ne cessera de se développer pour atteindre
un paroxysme insoutenable à la fin du livre. Et parce que
cet ouvrage serait un roman remarquable par le style, l'ambiance
étrange, le relief psychologique des personnages, même
s'il ne s'apparentait pas au genre policier.
Et même si vous détestez les romans
policiers, vous aimerez cet ouvrage autant que les gens qui en
lisent une douzaine par semaine.
Dans chaque volume de la Série Blême,
le mystère, l'angoisse ou la peur panique détermineront
ce qu'inconsciemment ou consciemment le lecteur recherche :
le choc émotif nécessaire au délassement
cérébral et à la paix des nerfs.
15 euros (code de commande : 03788).
LEBAS (Émile) — Un coup de téléphone. Comédie de salon en un acte. Primée par le Gouvernement. 2e édition. Mons, Jean Gondry, s.d. [ca 1925-1927]. In-8° (160 x 243 mm.) agrafé, 22 p., exemplaire en très bon état.
Parallèlement
à sa carrière de juriste, Émile Lebas (Mons,
1871-1952) – cousin de Marcel Gillis et de George Garnir –
fut un prolifique littérateur en langue française
et en dialecte montois ; on lui doit non seulement des poésies,
des romans, des nouvelles, des essais, des journaux de guerre,
mais aussi et surtout de nombreuses pièces de théâtre.
La première édition d'Un coup de téléphone
fut éditée chez P. Feron, en 1909 ; celle présentée
ici le fut chez Jean Gondry dont l'établissement, « Les
Presses réunies » étaient installées
au n° 52 de la rue du Parc, à Mons.
Bibliographie :
- Abrassart (Jeannine), Lettres
lumeçonnes. Bio-bibliographie montoise : répertoire
alphabétique des auteurs nés, résidant ou
ayant vécu à Mons (édition revue, corrigée
et augmentée), 2012, t. II, pp. 88-193.
9 euros (code de commande : 03765).
LIGNE
(Charles-Joseph Lamoral, prince de) —
Préjugés militaires. Édition
du Centenaire par le Lieutenant Général baron de
Heusch. Paris, Librairie Ancienne Honoré Champion -
Édouard Champion, 1914. In-8° (132 x 193 mm.)
broché sous couverture rempliée, LI, 160 p., un
portrait en frontispice, rousseurs.
Un notice précise :
« L'édition du centenaire des œuvres du
prince de Ligne est publiée sous les auspices du Cercle
archéologique d'Ath et de la région par les soins
de M. Félicien Leuridant secrétaire général
du Comité d'Initiative de la Commémoration du Prince
de ligne en 1914. »
Préface :
Dans
ma première édition j'ai été modeste
comme un Ange. On ne gagne rien à être modeste, et
la modestie est une fatuité ou une sottise, quand on n'a
pas le mérite le plus éclatant. Il n'appartient
pas à tout le monde d'être modeste. Il faut avoir
un grand fonds de grandes actions pour cela. C'est l'indifférence
sur le plus ou moins de connaissance qu'en a le monde, qui rend
le grand homme modeste. Il n'est pas à cela près,
et il enchante par le peu de prix qu'il y met. D'ailleurs les
Batailles qu'il a gagnées, ou fait gagner, sont là.
Elles déposent vis-à-vis de la postérité
et font assez enrager plusieurs de ses Contemporains. Mais quand
on n'a fait qu'y contribuer, et quand on a beaucoup vu, il est
permis de parler de soi, de se croire de l'expérience,
si ce n'est pas du talent, et d'avoir un avis sur le Militaire.
On se compare quelquefois à ceux qui tout d'un coup se
sont trouvé une réputation, sans savoir comment.
On a vu dans plusieurs pays, créer et disparaître
des Héros avec des Provinces. On a vu des Dieux et des
foudres de guerre redevenir de pauvres Mortels. On se compare
aussi aux Auteurs sur la Guerre, et il est permis de se dire :
Plusieurs ressemblent à ce Philosophe grec qui, à
la Cour d'Antiochus, impatientait Annibal. Plusieurs savent la
composition des Phalanges Thébaines, des Sections Macédoniennes,
et des Légions Romaines, et ignorent celles des Armées,
dont ils portent l'uniforme. Rarement ceux qui savent écrire,
vont aux Casernes, et rarement ceux qui y vont, savent écrire.
La peur de passer pour un fou, si l'on dit du neuf, ou pour un
sot, si l'on dit ce qui est à peu près connu, retient
quelquefois. Mais Horace m'a rassuré, et au lieu de : Carmina
Musarum et Virginibus, je m'écrie : Prœcepta
non prïus audita Martis Sacerdos Militibus canto ; ou
plutôt je ne chante pas ; je dis bien simplement ce que
m'ont appris douze Campagnes, et quelquefois trois heures de réflexion
par jour, sans en avoir l'air.
Il y a moins de préjugés dans
la Législation, la Physique, les Écoles, l'Éducation.
On en a détruit d'utiles peut-être en Religion et
en Morale, et on laisse exister ceux qui, à la Guerre,
sont reconnus nuisibles tous les jours.
Je ne conçois pas que tant de choses
qui peuvent se prouver géométriquement, essuient
des doutes et des contradictions.
Je m'en vais dire dans ce premier Tome ce qui
est mal. Je dirai dans le second ce qui est mieux. Si je n'ai
pas raison dans cette partie-ci, qui est la plus difficile, j'aurai
peut-être raison dans l'autre.
Table des matières :
- Étude sur les « Préjugés
et Fantaisies militaires », par le lieutenant-général
Baron de Heusch.
- À mon Maître.
- Préface.
- Préjugés militaires.
- Des changements.
- Des exclusifs.
- De la cavalerie.
- Des chevaux.
- Sur l'infanterie.
- De la tactique.
- De la formation.
- De l'exercice.
- Des marches.
- Des feux.
- Le déployement.
- Des masses.
- De la supériorité
de l'ennemi.
- Des avancements.
- De la discipline.
- De la sévérité.
- Excellence de notre
armée.
- De notre Constitution.
- De la médecine.
- Des hôpitaux.
- Des termes.
- Des semestres.
- Des mariages.
- Des magasins.
- Des logements.
- Des successeurs.
- Des recruteurs et des
recrues.
- Des bagages.
- Des bœufs.
- De la distribution
de l'ordre.
- Du plus ou moins de
mépris de la vie.
- De la sensibilité
dans le militaire.
- Honneur.
- De la religion.
- Aux mécontents
du service.
12 euros (code de commande : 03758).
[MARCION (dit du Pont ou de Sinope)]. ISRAËL (Gérard) — L'ombre de Marcion. Le retour en grâce de l'intégrisme dans l'Église. Paris, Payot, 2012. In-8° (140 x 225 mm.) collé, 158 p., exemplaire en très bon état.
En quatrième
de couverture :
Hors
l'Église, point de salut : depuis 1962, Vatican II,
puis la « réconciliation » entre
chrétiens et juifs, les milieux les plus conservateurs
de la catholicité et les « intégristes »
expriment une sourde hostilité à l'égard
du Saint-Siège. Les intégristes sont les plus radicaux
: aucune incidence extérieure ne doit modifier la pureté
de la religion de Jésus – ni le Dieu d'Israël,
ni l'Ancien Testament.
Leur modèle inavoué : Marcion,
le prince des hérétiques, qui, au IIe siècle,
prétendait que les évangiles avaient été
dénaturés par certains apôtres soumis aux
autorités juives, Marcion que la Grande Église a
excommunié mais dont les théories continuent d'agir
souterrainement.
Qui donc était Marcion ? Quelles
étaient ses thèses ? Pourquoi n'étaient-elles
pas fondées ? Que signifierait sa réhabilitation
pour les catholiques d'aujourd'hui, pour tous les chrétiens
et pour les juifs ? Quels sont les rapports entre la divinité
et l'extrême droite ?
Intelligence et respect : telle est la
marque de Gérard Israël lorsqu'il aborde les points
sensibles du christianisme. Philosophe et historien des idées
religieuses, il est notamment l'auteur de La Question chrétienne
: une pensée juive du christianisme, ouvrage salué
par la critique comme « un événement
dans les relations entre juifs et chrétiens ».
10 euros (code de commande : 03789).
MILLER
(Henry) — Le monde du sexe. [Titre
original : The World of Sex.] Paris, Corrêa,
1952. In-8° (122 x 187 mm.) broché, 193 p.,
(collection « Le Chemin de la Vie »), exemplaire
en bon état.
Exemplaire du
tirage courant de l'édition originale de la traduction.
L'édition
originale de The World of Sex fut publiée aux États-Unis
en 1940 ; son tirage était limité à
250 exemplaires. C'est Maurice Nadeau qui édita la traduction
française présentée ici. À l'époque,
Henry Miller était dans le collimateur de la censure française
qui avait fait interdire la diffusion de Sexus. Le monde
du sexe passa au travers des mailles du filet du ministère
de l'Intérieur et échappa à la saisie. Paradoxalement,
c'est Henry Miller lui-même qui, lassé d'être
considéré comme un écrivain obscène,
revit et modifia son texte à l'occasion de sa réédition
en 1957. L'ouvrage que nous présentons ici contient donc
la première version du texte.
En quatrième de couverture de l'édition d'une
nouvelle traduction chez Bartillat, en 2013 :
Dix-sept ans après avoir composé
un premier état du Monde du sexe, Henry Miller décide
en 1957 de reprendre son texte afin de le clarifier. C’est
dire l'importance qu’il accordait à ce livre. Cette
nouvelle version revue et corrigée, inédite en français,
est ici proposée dans une traduction élégante
qui respecte la pensée de l’auteur sans aucune censure.
Ce texte bref et dense compte dans l'œuvre de Miller, car
à côté de ses romans amples et chaotiques,
il offre un concentré de sa pensée et de sa vie
qu'aucun autre titre ne fournit aussi précisément.
Écrit dans une langue somptueuse, il évoque des
questions vitales qui touchent à l'unification de l’être.
Le Monde du sexe constitue un vecteur pour atteindre son
moi intime. À coup de souvenirs et d'envolées, l’auteur
de Tropique du Cancer retrace les étapes fondamentales
de son initiation amoureuse. Il nous livre une méditation
joyeuse et profonde, une leçon de vie par temps de crise.
12 euros (code de commande : 03761).
MIRAMAR
(Aloys) — Histoire pittoresque d'une famille de Palestine
au pays de Jésus.
Illustrée de 158 gravures. Préface de M. l'abbé
Tricot professeur à l'Institut Catholique de Paris. Illustration
des RR. PP. Lavergne et Roussel, O.P. Paris, P.
Lethielleux, 1934. In-8° (144 x 225 mm.) broché,
164 p., illustrations, exemplaire en bon état.
Un ouvrage peu courant
!
Préface :
« Instruire
en amusant » : telle me paraît être
la devise qui traduirait le mieux le dessein et la manière
du charmant et docte conteur qui offre aujourd'hui aux enfants
l'Histoire pittoresque d’une famille de Palestine,
après les avoir réjouis et instruits avec l'Histoire
pittoresque d'une famille égyptienne.
J'imagine que l'auteur a gardé quelque
souvenir amer des livres austères qui, au temps de sa jeunesse,
furent pour lui des textes sans âme, sans couleur, sans
vie, c’est-à-dire profondément ennuyeux. Comme
M. Aloys Miramar aime les enfants, il a écrit ces pages
pour eux, ayant constamment en mémoire ce principe que,
pour les petits, l'histoire doit être une reconstitution
imagée et animée du passé, sous peine de
leur demeurer inintelligible ou de n'être pour eux qu'une
froide nomenclature de faits et de dates.
L'ouvrage est réussi à souhait.
M. Miramar a imaginé de dépeindre en un récit
amusant la vie, les sentiments, les mœurs, les usages, les
occupations des gens de Palestine au premier siècle de
notre ère. Les lettres de Rabbi Akkinaï à sa
femme et à ses enfants sont d’un voyageur curieux
autant que d’un observateur avisé. Le journal de route
de ce Juif converti est une sorte d'en marge des Évangiles,
admirablement documenté sous une forme pittoresque.
Pour que cette reconstitution de la vie palestinienne
au temps de Jésus soit encore mieux adaptée à
l’esprit des jeunes lecteurs, M. Miramar a enrichi son texte
de dessins composés par deux savants Dominicains, les RR.
PP. Lavergne et Roussel. Et ainsi des illustrations non fantaisistes,
mais scientifiques, constituent d’un bout à l'autre
du livre le complément et le commentaire du récit.
Pour les enfants qui veulent connaître
les Évangiles, le livre de M. Miramar sera le compagnon
le plus aimable, et je ne doute pas que bien des grandes personnes
ne se laissent prendre au charme de ces pages.
12 euros (code de commande : 03776).
[MONS - CERCLE ARCHÉOLOGIQUE]. Annales du Cercle archéologique de Mons. Tome 76. Mons, Cercle Archéologique de Mons, 1994. In-8° (162 x 250 mm.) collé, XXXIX, 471 p., illustrations, plans à déplier, exemplaire en parfait état.
Table des matières
:
- Comité du Cercle Archéologique de Mons, p. VII.
- Nouveaux membres du Cercle Archéologique
de Mons 1992-1993, p. VIII.
- In memoriam Cécile Dumont (1944-1993),
par Daniel Dereck, p. IX.
- Nécrologie, par Daniel
Dereck, p. XXV.
- La vie du Cercle., par Daniel
Dereck, p. XXIX.
- Éphémérides 1992-1994,
par Christiane Piérard, p. XXXV.
- Monuments et sites classés
en 1992-1993, par Christiane Piérard, p. XXXIX.
- Cuesmes. Notes d'archéologie
préhistorique, protohistorique, gallo-romaine et mérovingienne,
par Éric Leblois et Daniel Pacyna, p. 3.
- Les Louvignies-Bavay et les Amfroipret,
deux familles de la noblesse hainuyère issues des Roisin
au XIIe siècle, par Daniel Dereck, p. 73.
- Les guerres de Louis XI au Pays de
Haynau : le témoignage de Jean Molinet, par Jean
Devaux, p. 95.
- L'exploitation des étuves en
Hainaut au temps de la Renaissance, par Karl Petit,
p. 115.
- Les fondations obituaires d'une paroisse
rurale hainuyère sous l'ancien régime : Saint-Nicolas
à Neufvilles, par Philippe Desmette, p. 131.
- Aperçu des préoccupations
hydriques à Mons au XVIIIe siècle, par Marc
Libert, p. 169.
- L'enlèvement et la destruction
des cloches dans le département de Jemappes (1794-1802),
par Albert Milet, p. 185.
- La bibliothèque de François
de Secus (1760-1836), par Luc Knapen, p. 209.
- Les institutions locales de salubrité
publique à Mons au XIXe siècle : la commission sanitaire
locale (1831-1833) et le comité de salubrité publique
(1848-1881), par Laurent Honnoré, p.311.
- Une école congréganiste
dans la lutte scolaire : les Sœurs de la Providence à
Cuesmes, 1859-1895, par Paul Wynants, p. 367.
- Le site de la gare de Quiévrain,
par Bruno Merckx, p. 385.
- Mélanges.
- Alexandrine de Rye,
chanoinesse de Sainte-Wadru (1589-1666), par Karl Petit,
p. 409.
- Pierres tombales
de Leval-Chaudeville, par Cécile Dumont, p.
411.
- Orfèvreries
montoises du XVIIe siècle conservées dans le trésor
de l'église de Diegem, par Albert Noirfalise,
p. 413.
- Jean Mabillon et
Saint-Denis-En-Broqueroie. À propos de deux livres conservés
à la Bibliothèque de l'Université de Mons-Hainaut,
par René Plisnier, p. 423.
- Les fortifications
de Mons : l'après Vauban (1697-1700), par Philippe Bragard,
p. 431.
- Réflexions
sur le mot Mama dans le refrain du « Doudou »,
par Baudouin Clerfayt, p. 451.
- Liste des membres du Cercle Archéologique
de Mons, p. 467.
Vendu.
[PARANUMISMATIQUE]. Jeton de compte en laiton frappé à Nuremberg (XVIIIe siècle) imitant un jeton officiel de l'administration française. Diamètre 21 mm. En bon état : reliefs très bien conservés, visage du roi, détails du champ et légendes sont parfaitement lisibles, pas de déformation majeure de la tranche et belle patine d'époque.
Avers : Tête
laurée de Louis XIV tournée vers la droite avec
la légende abrégée LVD XIIII D G FR ET NAV
REX (Louis XIV, par la grâce de Dieu, roi de France et
de Navarre).
Revers : La figure d'un semeur (ou jardinier)
en train de travailler son champ. La légende latine circulaire
se lit CHIEN FAIT VALT L'OVVRIER (variante ancienne ou déformée
de l'adage « La fin fait valoir l'ouvrier »
ou en référence au soin apporté au travail).
Exergue (en bas du revers) : Les initiales
I · A · D ou similaires indiquent le maître
graveur de Nuremberg responsable de sa fabrication (correspondant
probablement au maître de compte allemand Johann Adam Dietzel
(actif de 1746 à 1768) ou Johann Albrecht Dorn (actif de
1732 à 1783).
Ce type de jeton était utilisé
pour le calcul sur table ou également pour le jeu et comme
outil pédagogique.
12 euros (code de commande : 03782).
[PILLET (Roger)] — Les oraisons amoureuses de Jeanne-Aurélie Grivolin, Lyonnaise. Illustrations de Vivien Maladine. [Bruxelles], Confrérie du Livre « Hors-Commerce », 1957. In-8° (124 x 182 mm.) broché sous couverture rempliée, 205 p., culs-de-lampe rehaussés d'une touche de couleur rose, 4 illustrations hors texte, (« Collection Miniature »), exemplaire numéroté sur vélin bouffant (n° 117), non coupé et en parfait état.
Un
brillant pastiche érotique du XVIe siècle sorti
de l'imagination du poète Roger Pillet (1886-1918) qui
fut imprimé pour la première fois à titre
posthume en 1919 ; Pillet était alors présenté
comme l'éditeur scientifique du manuscrit des confessions
libertines d'une courtisane du nom de Jeanne-Aurélie Grivolin
qu'il aurait découvert « dans une sordide boutique
de bric-à-brac de la rue du X..., à Cherbourg. »
Et pour ajouter au flou qui entoure cette édition,
l'identité réelle de l'illustrateur Vivien Maladine
reste un mystère qui fait partie de ces signatures fantômes
nées dans les coulisses de l'édition clandestine
bruxelloise...
Vendu.
PLISNIER
(Charles) — L'enfant aux stigmates. Roman. Paris - Bruxelles, Maison du Livre Français
- Éditions Labor, 1933. In-8° (120 x 185 mm.)
broché, 233 p.
Exemplaire du
tirage courant de l'édition originale, dédicacé
par l'auteur « À madame Elmire Thomée,
ce poème en forme de roman... ».
Extrait de l'étude
de Roger Foulon :
L'Enfant
aux stigmates, cette œuvre étrange – sous-titrée
roman –, établira plus tard, avec minutie, les
rapports unissant l'enfant à son environnement naturel
et humain. Le livre date de 1933. [...] Ce n’est pas par
hasard que Plisnier le dédie à la mémoire
de sa mère (morte en 1924). Par un jeu fluctuant de projections,
cette œuvre introduit un petit Jacques dans le cruel et le
merveilleux de l'existence. Jacques, c’est à la fois
Charles et son fils Jean. La mère, à la fois Marie
Bastien et Alida Depriez (épouse de Charles Plisnier).
Deux mères. Deux fils. Avec mille expériences vécues,
oubliées, retrouvées pour dresser le décor
nécessaire au rêve... Jacques, s'écrie
Plisnier, je te nomme Judas, à cause que celui-là
donne le plus triste baiser qui fut donné sur la terre
et, séparant sa face de ses membres, mourut, possédé
par l'orage... Ta mère te nomme Augustin, à cause
de Monique et du jardin d’Ostie... Mais nous convenons de
t'appeler Jacques, à cause des hommes...
Ce Jacques-Charles-Jean vit dans une imbrication
constante de souvenirs, de réalités, de rêves.
Les faits, si quotidiens soient-ils, lui apparaissent nimbés
dans une aura magique. Les explications qu'en donnera plus tard
Plisnier sont toujours exemptes de causalité et basées
sur un animisme enfantin ou un égocentrisme maladif. Et
que le romancier parlant de ses premières années
se soit ainsi laissé entraîner par le cœur plutôt
que par la raison confirme bien cette passion étrange qu’il
voue aux choses et, par-dessus elles, à sa mère...
Bibliographie :
- Foulon (Roger), Charles Plisnier,
p. 21.
30 euros (code de commande : 03764).
[POMBAL (Sebastião José de Carvalho
e Melo, marquis de)] — Commentarius de republica in America
lusitana, atque hispana a'
Jesuitis instituta, belloque ab his cum Hispaniæ, Lusitaniæque
exercitibus gesto, ex iis quæ asservantur in secretioribus
conclavibus legatorum, qui cum plena Regum potestate negotia huc
pertinentia in America administrabant, aliisque instrumentis certæ
auctoritatis concinnatus. E Lusitano in Latinum conversus.
[Lisbonne ?], S.N.,
[1760 ?]. In-8° (104 x 151 mm.) plein veau raciné
d'époque, dos lisse, reliure frottée présentant
un petit manque à la queue, [1 (titre)], [1 bl.], 77, [1
bl.] p., intérieur très frais et papier exempt
de rousseurs et mouillures, belles marges, ex-libris de l'avocat
montois Le Tellier.
Rare outil de
propagande de 1760 : le conflit secret des Jésuites au
Paraguay (Guerre des Guaranis ou des 7 Réductions).
Selon le catalogue de la Bibliothèque
Nationale du Portugal, cette édition fut probablement imprimée
à Lisbonne, vers 1760.
Il s'agit de la traduction en latin de la Relaçaõ
abbreviada da republica, que os religiosos Jesuitas [...]
estabeleceraõ nos dominios ultramarinos, publié
à Lisbonne en 1757, et écrit par ou à la
demande du ministre Pombal.
Cette publication s'inscrit dans le cadre de
la Guerre des Guaranis – également appelée
« Guerre des Sept Réductions » –
qui a opposé la coalition hispano-portugaise aux Amérindiens
vivant dans sept réductions jésuites au Paraguay.
Franc-maçon, ambassadeur du Portugal à Londres et
à Vienne avant d'être nommé Premier ministre
du royaume, Sebastião José de Carvalho e Melo fut
l'un des hommes politiques les plus influents du Portugal. Résolument
opposé aux Jésuites qui avaient résolument
pris le parti des Guaranis en les armant et en les entraînant,
Pombal fit publier ce livre en portugais et en latin et s'en servit
comme un outil de propagande visant à servir son dessein
d'exclure la Compagnie de Jésus de l'empire portugais.
300 euros (code de commande : 03771).
[RABELAIS (François)]. DEMERSON (Guy) — François Rabelais. Paris, Fayard, 1995. In-8° (152 x 235 mm.) collé, 350 p., cachet du musée de La Devinière sur la page de titre.
En quatrième
de couverture :
La
magie de la créativité littéraire de Rabelais
opère si efficacement que, depuis l'origine, le public
a tendance à imprégner de la vitalité de
ses personnages la vie de l'auteur; on aime lui prêter la
figure et les aventures de ces voyageurs dont l'errance « n'engendrait
point mélancolie », de ces buveurs infatigables,
géants truculents affamés de mangeaille et de gai
savoir, de ce moine « bien fendu de gueule »,
débitant gaudrioles et jurons énormes, ne respectant
ni Dieu ni diables, brocardant femmes, moines, vieillards tousseux
de la Sorbonne...
Mais, dans le cas de Rabelais, pour trouver
l'homme, il ne suffit pas de chercher l'auteur. Pour tenter de
le rencontrer dans sa vérité humaine, dans sa dimension
historique, il faut contrôler par les renseignements que
donnent de trop rares documents les indices tirés du monument
littéraire qu'est le Pantagruel. Maistre François
ne se confond pas avec l'auteur, au succès sans doute inattendu,
qui signait Alcofribas ; en le situant dans son temps, dont
il est le témoin autant que le critique, on apprend à
estimer une intelligence curieuse des progrès de l'esprit
d'investigation scientifique, mais épouvantée devant
les désordres que laissent prévoir les innovations
techniques, économiques, politiques ; un folkloriste
bien au courant des traditions populaires, mais exécrant
les superstitions encore vivantes dans les fêtes et les
rites; un philosophe à la recherche du Mot qui résumerait
la vérité, mais auteur d'almanachs ridiculisant
les prophéties ; un archéologue partisan d'une
réforme de l'enseignement, de l'armée, de la justice;
mais aussi et surtout un des plus célèbres médecins
d'Europe, attaché comme secrétaire aux représentants
les plus influents de la diplomatie française. Pouvoir
reconstituer la biographie intégrale de Rabelais, c'est
s'insinuer dans les coulisses de l'histoire européenne
de la première moitié du XVIe siècle.
6 euros (code de commande : 03766).
[RACINE
(Jean)]. VIALA (Alain) — Racine. La stratégie du
caméléon. Paris,
Éditions Seghers, 1990. In-8° (175 x 225 mm.)
broché, 278 p., (collection « Biographie »),
exemplaire en très bon état.
La quatrième
de couverture recèle une curieuse coquille qui confond
Jean, le père dramaturge, et Louis, le fils poète
et auteur de mémoires sur son père...
En quatrième de
couverture :
Il
s'agit d'abord ici d'une biographie d'écrivain, au sens
classique : comment le modeste Louis [sic] Racine, né en
1639 à La Ferté-Milon, orphelin de père et
de mère, charitablement formé par les Solitaires
de Port-Royal, devint le dramaturge magistral d'Andromaque
(1667), des Plaideurs (1668), de Britannicus (1669),
de Bérénice (1670), de Bazajet (1672),
de Mithridate (1673) et de Phèdre (1677),
comment l'homme trahit Molière et rivalisa avec Corneille,
comment l'historiographe du roi en vint, après Esther
(1689) et Athalie (1690), à cesser un commerce de
trente ans avec le théâtre et les comédiens
au profit d'une fin de vie aussi édifiante qu'honorée.
Mais il s'agit aussi d'une démarche biographique
originale qui propose une thèse neuve sur Racine :
celle de sa très grande conformité, de son adhérence,
au pouvoir de son siècle. Bousculant en effet les interprétations
usuelles – Racine le Janséniste, Racine « l'imitateur
bien tempéré des Anciens », ou Racine
« le chantre des passions » –
Alain Viala nous montre un écrivain ambitieux, « gagneur »,
teigneux, qui mit un conformisme impeccable au service d'une rage
tenace pour surmonter les injustices premières et faire
carrière : ainsi, dès sa première ode
célébrant le mariage du Roi et jusqu'à sa
mort en 1699, Racine sut capter et transcrire les attentes du
pouvoir politique, social et littéraire et pratiqua avec
un zèle singulier ce que l'auteur nomme la « stratégie
du caméléon ».
15 euros (code de commande : 03769).
RAGON (Michel) — L'accent de ma mère. Roman. Paris, Albin Michel, 1980. In-8° (146 x 225 mm.) broché sous jaquette illustrée d'éditeur, 267 p., exemplaire en bon état.
En quatrième
de couverture :
Rien
mieux que le téléphone ne fait surgir les accents.
Un jour, l'auteur de ce livre entend ainsi la voix de sa mère,
et découvre qu'elle a un accent...
Une rêverie naît de cette découverte :
rêverie sur un patois, sur une ville (Fontenay-le-Comte),
sur un pays (la Vendée), sur une ethnie sauvage aux convulsions
sanglantes. Une rêverie qui est ce roman même, portrait
d'une femme du peuple à travers des photos de famille,
des lettres, des souvenirs.
Si l'accent lie profondément cette femme
à la terre qui est la sienne, s'il atteste viscéralement
son origine, par contre, l'auteur-narrateur, intellectuel requis
par la ville et les livres, constate du même coup que, lui,
il l'a perdu. Tel est le motif, le moteur de sa quête :
il doit remonter à ses sources, rechercher son identité
ancestrale et culturelle et tenter défaire revivre cette
mémoire du peuple, cette expression populaire qui se trouvait
derrière l'accent de sa mère.
Michel Ragon nous entraîne ainsi jusqu'au
temps de son enfance provinciale, et tout un monde autarcique,
rituel, monotone et singulier revit sous sa plume avec une extraordinaire
vérité. En outre, de nombreuses allusions et références
historiques (par exemple un éclairage insolite des Chouans
dont l'auteur considère qu'ils menaient d'authentiques
luttes plébéiennes) prennent dans le récit
un poids d'intense nécessité, une saisissante valeur
documentaire. Nous voyageons jusqu'au Québec et en Acadie,
nous voyons passer Rabelais, Pierre Loti, Jean-Jacques Rousseau,
Agrippa d'Aubigné, Molière...
L'accent d'une mère concentrait donc
en lui tous ces êtres, ces temps révolus. Voilà
ce que met en lumière l'admirable livre de Michel Ragon,
écrit dans une langue savoureuse, où l'humour relaie,
et parfois exalte, l'émotion.
4 euros (code de commande : 03770).
ROLAND (Joseph) — Gerpinnes. Mons - Frameries, Imprimerie Dufrane-Friart, 1940. In-8° (168 x 251 mm.) broché, 48 p., planches à déplier in fine, (collection « Le Hainaut. Encyclopédie Provinciale - Dictionnaire Historique et Géographique des Communes du Hainaut »), exemplaire non coupé et en parfait état.
Extrait :
Commune
de l’Entre-Sambre et Meuse. Arrondissement judiciaire et
administratif de Charleroi, canton de justice de paix de Châtelet.
Elle est bornée par les communes namuroises
de Tarcienne et de Hanzinne au sud ; de Biesme-la-Colonoise
à l’est ; et par les communes hennuyères
de Gougnies, de Villers-Poterie, d’Acoz, de Joncret et de
Loverval au nord ; de Loverval et de Nalinnes à l’ouest.
Elle est traversée en son centre et suivant une direction
générale nord-sud par la route provinciale de Châtelet
à Florennes et par le chemin de fer de Châtelet à
Givet, autrefois « le Grand Central », qui empruntent
la vallée du ruisseau d’Acoz. Ce ruisseau, le principal
de la commune, prend sa source à Hanzinne, au lieu-dit
« Trô dou r’nô » (Trou
du renard) et se jette dans la Sambre à Châtelet.
Il reçoit sur le territoire de Gerpinnes les ruisseaux
d’Ojète et de Saint-Pierre (à
gauche), du Bru et des Ongnias (à droite).
Historiquement, Gerpinnes ferait partie intégrante
du « pays de Liège » si son passé
ne l’avait toujours orientée vers le Namurois ;
elle forme donc au milieu du « pays de Liège »
une enclave namuroise appelée avec raison « pays
de Gerpinnes ».
Vendu.
SARTOR (Marguerite) — Les tapisseries, toiles peintes & broderies de Reims. Préface de Jules Guiffrey. Reims, Michaud, 1912. In-4° (227 x 320 mm.) broché sous couverture rempliée, 190 p., illustrations dans le texte et 10 planches hors texte, tirage limité à 500 exemplaires numérotés (n° 347), couverture un peu défraîchie.
Table des matières
:
-
Préface.
- Avant-propos.
- Nomenclature des tapisseries :
- Cathédrale :
- Histoire
du roy Clovis (XVe siècle).
- Histoire
de la vie de la Vierge (XVIe siècle).
- Histoire
de la vie de Jésus-Christ (XVIIe siècle).
- Actes
des Apôtres (XIXe siècle).
- Palais archiépiscopal
:
- Histoire
de la vie de la Vierge (XVIe siècle) [suite].
- Histoire
de la vie de Jésus-Christ (XVIIe siècle) [suite].
- Tapisseries
dites du « Cantique des Cantiques » (XVIIe
siècle).
- Tapisseries
d'Aubusson (XVIIe siècle).
- Ameublement.
Tapisserie de Beauvais (XVIIIe siècle).
- Ameublement.
Tapisserie des Gobelins (XIXe siècle).
- Église Saint-Jacques
: Histoire de saint Jacques (XVIIe siècle).
- Église Saint-Remi
: Histoire de la vie de saint Remi (XVIe siècle).
- Hôpital civil
:
- Tapisserie
de chasse (XVIe siècle).
- Verdure
(XVIe siècle).
- Verdure
(XVIIe siècle).
- Cartons
de tapisseries (XVIIe siècle).
- Toiles
brodées (XVIIe siècle).
- Hôpital général
:
- Histoire
de saint Jean-Baptiste (XVIe siècle).
- Histoire
de Joseph (XVIIe siècle).
- Fragments
(XVIIe siècle).
- Tapisserie
à petits personnages (XVIIIe siècle).
- Cartons
de tapisseries (XVIIe siècle) [suite].
- Musée :
- Broderie
en tapisserie (XVIe siècle).
- Broderie
en tapisserie (XVIIe siècle).
- Tableau
en tapisserie (XVIIIe siècle).
- Cartons
de tapisseries (XVe siècle).
- Bibliographie.
45 euros (code de commande : 03785).
[SICILE - GRAVURE]. Sicilia Antiqua.
Amsterdam, Arkstée
et Merkus, 1774. Gravure sur cuivre destinée à
figurer dans le tome I (planche I) de L'Histoire de Polybe,
[...] Avec un commentaire ou un corps de science militaire, enrichi
de notes critiques et historiques [...] Par M. de Folard.
Papier assez frais avec son pli central vertical d'origine (lié
à l'insertion dans l'ouvrage) ; très bonne
impression et encrage parfait, les détails sont bien nets ;
petites déchirures dans les marges n'affectant pas le sujet.
Sous passe-partout (370 x 297 mm.).
Dimensions :
- Cadre
: 302 x 225 mm.
- Cuvette : 309 x 233 mm.
- Feuille : 339 x 254 mm.
La composition et la cartographie d'origine
sont l'œuvre du graveur parisien François-Jacques
Desbruslins – qui s'était lui-même inspiré
des travaux de Guillaume Delisle – pour l'édition
originale de l'Histoire de Polybe publiée à
Paris en 1727. Ce tirage de 1774 a été réalisé
à Amsterdam à partir des cuivres gravés pour
la Compagnie des libraires hollandais.
Bibliographie :
- Bois (Jean-Pierre), « Polybe
et le chevalier de Folard », dans La Grèce
et la guerre. Actes du 25e colloque de la Villa Kérylos
à Beaulieu-sur-Mer les 3 et 4 octobre 2014, Paris,
Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 2015, pp.
215-244. (Cahiers de la Villa Kérylos, n° 26).
Vendu.
STEER (John) — La peinture vénitienne. Traduit de l'anglais par Claude Bensimon. Paris, Thames & Hudson, 1990. In-8° (149 x 210 mm.) collé, 215 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « L'Univers de l'Art », n° 12), exemplaire en parfait état.
En quatrième
de couverture :
Si l'art de Florence vaut par son exigence intellectuelle,
son amour du dessin, le rayonnement de ses formes, celui de Venise
se distingue par son opulence et la sensualité de ses couleurs,
directement tributaires de l'art byzantin dont il est l'héritier.
Dans cette histoire très vivante de l'école vénitienne,
John Steer s'attache à en analyser la singularité
et à en suivre les développements entre le XIVe
et le XVIIIe siècle. Dès le XVe siècle, avec
les Bellini, les peintres vénitiens s'employèrent
à utiliser l'espace, la lumière et la couleur comme
autant d'instruments dramatiques – ce que démontre
à loisir l'œuvre d'un Titien, d'un Tintoret ou d'un
Véronèse. Avant que cette tradition ne disparaisse
avec le dernier Doge, sous la domination napoléonienne,
et en dépit d'un certain fléchissement au cours
du XVIIe siècle, l'art de Venise devait connaître
une ultime et somptueuse floraison avec l'art des grands vedutiste
– comme Canaletto ou Guardi – et la fascinante
dynastie des Tiepolo.
Vendu.
[THÉÂTRE]. Recueil factice de 13 pièces de théâtre imprimées à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle. In-8° (134 x 207 mm.) demi-veau brun, dos lisse sobrement orné de fers et de filets dorés, pièce de titre noire, manque à la queue, reliure solide et intérieur en assez bon état, table des matières manuscrite d'époque sur la page de garde.
1. CORNEILLE (Pierre) — Le Cid, tragédie, en cinq actes et en vers ; de Pierre Corneille. Représentée, pour la première fois, à Paris, sur le Théâtre Français, en 1636. Paris, Fages, 1801. [A Paris, / Chez Fages, Libraire, boulevard Saint- / Martin, N°. 26, vis-à-vis le Théâtre des Jeunes / Artistes, et rue Meslé, N°. 25. / An X. (1801)]. 56 p.
2. CORNEILLE (Thomas) — Le comte d'Essex, tragédie en cinq actes et en vers, de T. Corneille. Nouvelle édition. Paris, Duchesne, 1773. [A Paris, / Chez N. B. Duchesne, Libraire, Rue S. Jacques, au- / dessus de la Fontaine S. Bénoît, au Temple du Goût. / M. DCC. LXXIII. / Avec Approbation & Permission.] 52 p.
3. SAURIN (Bernard-Joseph) — Béverley, tragédie, imitée de l'anglais, en cinq actes et en vers, de Saurin, de l'Académie Française. Représentée, pour la première fois, à Paris, sur le Théâtre Français, en 1768. Paris, Fages, 1802. [A Paris, / Chez Fages, Libraire, au Magasin de Pièces / de Théâtre, boulevard Saint-Martin, N°. 25, / vis-à-vis le Théâtre des Jeunes Artistes. / An XI. (1802)]. 56 p.
4. SEDAINE (Michel-Jean) — Le Philosophe sans le savoir, comédie en prose et en cinq actes, Représentée par les Comédiens François ordinaires du Roi le 2 Novembre 1765. Par Monsieur Sédainé. Paris, Hérissant, 1767. [A Paris, / Chez Claude Herissant, Libraire-Imprimeur, / rue Neuve Notre-Dame, à la Croix d'or. / M. DCC. LXVII. / Avec Approbation & Privilége du Roi.] 71, [2 bl.] p.
5. PIEYRE (Pierre-Alexandre) — L'École des pères, comédie en cinq actes, en vers, Par M. Pieyre, de l'Académie Royale de Nîmes ; Représentée pour la première fois, par les Comédiens François, le 1er Juin 1787. Troisième édition corrigée et augmentée. Paris, Debure, 1788. [A Paris, / Chez Debure l'aîné, Libraire de la Bibliothéque / du Roi et de l'Académie des Inscription, hôtel / Ferrand, rue Serpente, N°. 6. / M. DCC. LXXXVIII. / Avec Approbation et Privilége du Roi.] 127, [1 bl.] p.
6. DIDEROT (Denis) — Le Père de famille, comédie en cinq actes et en prose, par Diderot. Représentée, pour la première fois, à Paris, sur le Théâtre François, en 1761. Paris, Fages, 1802. [A Paris, / Chez Fages, Libraire, au Magasin de Pièces de / Théâtre, boulevard Saint-Martin, N°. 25, vis-à-vis / le Théâtre des Jeunes Artistes. / An XI. (1802)]. 52 p.
7. LESAGE (Alain-René) — Turcaret, comédie en cinq actes et en prose de Lesage. Représentée, pour la première fois, à Paris, sur le Théâtre François, en 1709. Paris, Fages, 1802. [A Paris, / Chez Fages, Libraire, au Magasin de Pièces de / Théâtre, boulevard Saint-Martin, N°. 25, vis-à-vis / le Théâtre des Jeunes Artistes. / An XI. (1802)]. 67, [1 bl.] p.
8. BARTHE (Nicolas-Thomas) — Les fausses infidélités, comédie en un acte et en vers ; de Barthe, de l'Académie de Marseille. Représentée, pour la première fois, à Paris, sur le Théâtre Français, en 1768. Paris, Fages, 1802. [A Paris, / Chez Fages, Libraire, au Magasin de Pièces / de Théâtre, boulevard Saint-Martin, N°. 25, / vis-à-vis le Théâtre des Jeunes Artistes. / An X. (1802)]. 28 p.
9. BOISSY (Louis de) — Le Babillard, comédie en un acte et en vers ; de Boissy, de l'Académie Française. Représentée, pour la première fois, à Paris, sur le Théâtre Français, en 1725. Paris, Fages, 1802. [A Paris, / Chez Fages, Libraire, au Magasin de Pièces / de Théâtre, boulevard Saint-Martin, N°. 25, / vis-à-vis le Théâtre des Jeunes Artistes. / An X. (1802)]. 24 p.
10. COLLÉ (Charles) — La partie de chasse de Henri IV, comédie en trois actes et en prose, par M. Collé. Représentée, pour la première fois, à Paris, sur le Théâtre Français, en 1774. Paris, Fages, 1802. [A Paris, / Chez Fages, Libraire, au Magasin de Pièces de / Théâtre, boulevard Saint-Martin, N°. 25, vis-à-vis / le Théâtre des Jeunes Artistes. / An X. (1802)]. 51, [1 bl.] p.
11. BOISSY (Louis de) — Le Français à Londres, comédie en un acte et en prose, de Boissy. Représentée, pour la première fois, à Paris, sur le Théâtre Français, en 1747. Paris, Fages, 1802. [A Paris, / Chez Fages, Libraire, au Magasin de Pièces / de Théâtre, boulevard Saint-Martin, N°. 25, / vis-à-vis le Théâtre des Jeunes Artistes. / An XI. (1802)]. 28 p.
12. [CÉROU (Pierre)] — L'Amant auteur et valet, comédie en un acte et en prose ; Représentée, pour la première fois, à Paris, par les Comédiens Italiens, au mois de Février 1740. Nouvelle édition, Conforme à la Représentation. Paris, Fages, 1801. [A Paris, / Chez Fages, Libraire, rue Meslé, N°. 25. / et boulevard Saint-Martin, N°. 26, vis-à-vis le / Théâtre des Jeunes Artistes. / An IX. (1801)]. 32 p.
13. FAGAN (Barthélemy-Christophe) — La Puplille, comédie en un acte et en prose, de Fagan. Représentée, pour la première fois, à Paris, sur le Théâtre François, le 5 Juin 1734. Paris, Fages, 1802. [A Paris, / Chez Fages, Libraire, au Magasin de Pièces de / Théâtre, boulevard Saint-Martin, N°. 25, vis-à-vis / le Théâtre des Jeunes Artistes. / An XI. (1802)]. 28 p.
Ce volume présente un intéressant panorama des goûts théâtraux d'un bibliophile au tournant des XVIIIe et XIXe siècles. La réunion de ces 13 pièces fait cohabiter le classicisme du Grand Siècle (Le Cid) avec le théâtre d'idées et de mœurs des Lumières : on y trouve la verve satirique de Lesage avec Turcaret, le renouveau du drame bourgeois théorisé par Diderot (Le Père de famille), ainsi que des comédies plus légères et spirituelles qui faisaient le succès des scènes parisiennes (Boissy, Fagan).
TIMON (pseudonyme de Louis-Marie de Lahaye, vicomte de Cormenin) — Livre des orateurs par Timon (Cormenin). Douzième édition, ornée de seize portraits gravés. Bruxelles, Société Belge de Librairie, 1843. [Bruxelles / Société Belge de Librairie, / Hauman et Compagnie. / 1843] In-8° (163 x 232 mm.) demi-basane d'époque tranches marbrées, reliure frottée, mors fragiles, 542, [1 (table des matières)], [1 bl.] p., 16 gravures hors texte, rousseurs, ex-libris de l'avocat montois Le Tellier.
L'origine
noble de Louis Marie de Lahaye de Cormenin (Paris, 1788-1868)
lui permit d'être bien introduit auprès des personnalités
de pouvoir. Sa carrière d'avocat fut assez brillante. Sa
carrière politique commença sous la Restauration
(il fut élu député du Loiret) ; il la poursuivit
jusqu'au Second Empire. Il reste connu pour ses positions en faveur
de l'abolition de la peine de mort et il fut un des initiateurs
du suffrage universel pour les hommes. Outre des ouvrages de droit,
on lui doit de nombreux pamphlets publié sous le pseudonyme
de Timon.
Table des matières :
- Division de la matière.
- Préceptes.
Livre premier. De l’éloquence
de la tribune.
Chapitre
I. Des causes qui constituent, dans chaque pays, le genre particulier
de l'Éloquence parlementaire.
Chapitre
II. Qu’il y a plusieurs modes de discourir.
Chapitre III.
De la puissance de l’improvisation.
Chapitre IV.
Des professions qui prédisposent à l’Éloquence
parlementaire.
Chapitre V.
Des classifications d’orateurs, d’après leurs
spécialités et leur humeur.
Chapitre VI.
Du Sténographe.
Chapitre VII.
Du compte-rendu.
Chapitre VIII.
De la Tactique générale de l’Opposition, de
la Majorité et du Ministère.
Chapitre IX. De
la Tactique particulière aux ministres de chaque département.
Chapitre X.
De la Diction et du Port.
Chapitre XI.
Aphorismes de l’Eloquence parlementaire.
Livre second. Des autres genres
d’éloquence.
Chapitre I.
De l’Éloquence de la Presse, ou comparaison des écrivains
et des orateurs.
Chapitre II.
Continuation du même sujet, et particulièrement des
Pamphlétaires.
Chapitre III.
De l’Éloquence de la Chaire, ou comparaison des orateurs
profanes et des orateurs sacrés.
Chapitre IV.
De l’Éloquence du Barreau, ou comparaison de l’avocat
et de l’orateur.
Chapitre V.
De l’Éloquence Délibérative, ou comparaison
des discuteurs et des discoureurs.
Chapitre VI.
De l’Éloquence en plein air, ou comparaison du tribun
avec l’académicien, le clubiste et le parlementaire
.
Chapitre VII.
De l’Éloquence officielle, ou comparaison des complimenteurs
de tribune et des complimenteurs de cour, et autres genres, espèces
et variétés.
- Portraits.
- Constituante : Mirabeau.
- Convention : Danton.
- Empire : Napoléon
Bonaparte.
- Restauration : Manuel,
De Serre, De Villèle, Général Foy, De Martignac,
Benjamin Constant, Royer-Collard.
- Révolution de
1830 : Garnier-Pagès, Casimir Périer, Le duc de
Fitz-James, Sauzet, le général Lafayette, Mauguin,
Laffitte, Odilon-Barrot, Dupin, Berryer, Arago, De Lamartine,
Guizot, Thiers, Jaubert.
- O’Connel.
Liste des gravures :
1. Cormenin (en frontispice), gravure de
B. Fabronius d'après un dessin de David d'Angers, lithographie
des Frères Hahn, à Verviers.
2. Mirabeau.
3. Danton.
4. Napoléon Bonaparte, d'après
Gros.
5. Benjamin-Constant, gravure de B. Fabronius,
lithographie des Frères Hahn, à Verviers.
6. Royer-Collard, gravure de B. Fabronius d'après
un dessin de Gianini, lithographie des Frères Hahn, à
Verviers.
7. Casimir Périer.
8. Lafayette, d'après Scheffer,
lithographie des Frères Hahn, à Verviers.
9. Mauguin.
10. Odilon-Barrot, d'après Scheffer,
lithographie des Frères Hahn, à Verviers.
11. Dupin ainé, d'après Marckl.
12. Berryer, d'après Marckl, lithographie
des Frères Hahn, à Verviers.
13. Lamartine.
14. Guizot, lithographie des Frères
Hahn, à Verviers.
15. Thiers, lithographie des Frères Hahn,
à Verviers.
16. Daniel O'Connellr, d'après Ch.
Allen Duval.
12 euros (code de commande : 03760).
[TOURNAI]. Mémoires de la Société Royale d'Histoire et d'Archéologie de Tournai. Tome III - 1982. Tournai, Société Royale d'Histoire et d'Archéologie de Tournai, 1982. In-8° (155 x 240 mm.) broché, 286 p., illustrations, ex-libris André Limelette.
Table des matières
:
- Nouvelles
sources pour servir à l'histoire du couvent des Chartreux
de Chercq, par Pierre Bolle, p. 5.
- Calonne en 1591 d'après des
dénombrements fiscaux, par Claude Depauw, p. 13.
- Le procès d'Henri Sanctorum,
magicien et sorcier. Tournai, 1639-1641, par Marie-Sylvie
Dupont-Bouchat, p. 33.
- Les gouverneurs de la Barrière
à Tournai, par Ghislain Perron, p. 53.
- Crise frumentaire et intempéries
à Tournai et dans le Tournaisis de 1735 à 1742,
par Renaud Gahide, p. 67.
- Documents de 1771-1772 concernant
des bois appartenant à Messieurs du Chapitre de la Cathédrale
de Tournai dans le Pévèle franco-belge, par
Roger Desreumaux et Robert Sevrin, p. 91.
- Les fêtes patronales à
Tournai et dans le Tournaisis. Essais d'analyse de leurs fonctions
et de leurs significations, par Pierre Mory, p. 103.
- Tournai dans les dernières
années du XVIIIe siècle (1794-1799). Documents inédits.
III, par Albert Milet, p. 141.
- Un problème politique, économique
et diplomatique : le canal de l'Espierre (1825-1840), par
Jacqueline Delrot, p. 165.
- Une phase transitoire pour la lithographie
à Tournai (1828-1845), par Serge Le Bailly de Tilleghem,
p. 181.
- Contribution à l'histoire des
gares de Tournai : une lettre de Barthélemy Dumortier adressée
à Jules Malou le 6 septembre 1871, par Jean-Luc
Soete, p. 213.
- Considérations historiques
autour du Pont Morel, par Freddy Lemaire, p. 221.
- Échos de la guerre de 1914-1918
dans un semainier de l'église de la Madeleine à
Tournai, par Jean Dumoulin et Jacques Pycke,
p. 251.
- Templeuve, 1940-1945 : quarante-deux
Résistants hébergés dans une ferme. Témoignages
oraux de Reine Cailloux, Jean Vroman et Hélène Minche,
par Pierre Bachy, p. 257.
- Liste des membres de la Société
au 31 décembre 1981.
15 euros (code de commande : 03791).
TRISTAN
(Frédérick) — Méduse. [Paris], Lettres Vives, 1985. In-8° (110
x 169 mm.) broché sous couverture à rabats,
76 p., (collection « Entre 4 Yeux »,
n° 7), en très bon état.
Exemplaire enrichi
d'un bel envoi autographe signé de l'auteur : « À
mes amis Humbert, ce petit récit en témoignage de
fidèle estime. Frédérick Tristan, 15 juillet
1989 ».
En quatrième de
couverture :
Et
maintenant, voici : les choses vont au mieux. Ma mère
est malade. Elle ne mourra pas. Elle ne peut pas mourir. Mais
elle a besoin de moi. Alors, j'en profite ou, du moins – soyons
sincère – je tente d'en profiter et, en effet,
il m'arrive d'en profiter, quelquefois. J'espère que bientôt
elle sera paralysée, ou quelque chose comme cela, de façon
que je puisse enfin emprunter son rôle, la mener selon mon
plaisir. Elle sera mon enfant. Je serai son père, sa mère ;
oui, son père et sa mère, tout ensemble. (Mon impatience
est grande, je l'avoue.) Je souhaite seulement que sa maladie
soit indolore. Je ne pourrais la voir souffrir. Ou bien qu'elle
souffre un peu mais pas trop, tout juste assez pour attendre de
moi une consolation que, bien entendu, je lui promettrais sans
cesse mais qu'elle ne connaîtrait jamais, jamais. Et surtout,
que sa maladie ne déforme ni son corps ni son visage !
Elle est si belle...
22 euros (code de commande : 03768).
[VAN
MERLEN (Jean-Baptiste)]. DUCHESNE (Albert) — Un général
belge de Napoléon : Jean-Baptiste Van Merlen. Bruxelles, Édition l'Avenir, 1946. In-8°
(162 x 242 mm.) broché, 32 p., deux illustrations,
(« Collection d'Histoire Militaire Belge »),
exemplaire en partie non coupé et en très bon état.
Cette étude
est extraite du n° 4 - décembre 1946 de la 7e
série du Carnet de la Fourragère.
Extrait :
Parmi
les héros belges de l'épopée napoléonienne,
il n’est peut-être pas de plus brave que le général
Jean-Baptiste Van Merlen.
Figure singulièrement attachante que
celle de cet Anversois qui, après avoir été
officier dans l'armée des éphémères
États-Belgiques-Unis, met son bras au service de la France
révolutionnaire et conquérante, fait merveille dans
le corps des hussards bataves, atteint au plus haut grade dans
la vieille garde impériale de Napoléon et tombe
à Waterloo en menant contre elle une brigade de la cavalerie
du prince d'Orange !
Carrière étonnante que la sienne
– celle de beaucoup de soldats de l'an II, –
mais particulièrement difficile à reconstituer.
Van Merlen n'a pas laissé de Mémoires et pas davantage
de carnet de campagne où, à l'instar de tant d'autres,
il ait cherché à égarer la postérité
sur sa véritable physionomie. Rares sont les dépôts
d'archives qui gardent de son passage aux armées des traces
irrécusables ; états de services, dates d'affectation
et de mutation offrent bien des lacunes, d'autant plus regrettables
qu'aucune autre source – ou peu s'en faut –
ne permet de suppléer à la carence de l'information.
Bien des points d'interrogation d’une existence restée
obscure, n'ont pu être résolus, et plus d’une
imprécision subsiste en marge de l'examen critique que
nous avons tenté, des affirmations contradictoires des
rares historiens de Van Merlen.
Pareille biographie, en dépit de ses
lacunes et d'inévitables erreurs de détail, valait
néanmoins d'être esquissée. Tout d'abord,
pour souligner la légèreté avec laquelle
sont souvent émises des affirmations qui ne reposent sur
aucune base documentaire, et que des historiens en arrivent à
se transmettre de lustre en lustre sans le moindre essai de contrôle.
Ensuite, parce que l'absence de renseignements complets et abondants
sur tel personnage éminent n'autorise jamais l'historien
militaire, ni l'historien tout court, à effacer son nom
de la galerie des grands soldats que, au cours des siècles,
la. Belgique a fournis à la France et à l'Europe.
Nous devons un bien cordial merci à Messieurs
R. Van Steenberghe et J. van der Belen, deux descendants de Van
Merlen, et W. Aerts, qui ont eu l'amabilité de mettre à
notre disposition toute la documentation qu'ils possédaient
sur notre héros ; nul doute que, sans cette documentation,
le présent travail n'eut pu être mené à
bien !
10 euros (code de commande : 03779).
VINCENOT (Henri) — La Billebaude. Paris, Denoël, 1978. In-8° (140 x 225 mm.) collé, 328 p., ex-dono sur la page de garde.
En quatrième
de couverture :
Pour
mieux nous parler du pays qu’il aime et où il est
né, Henri Vincenot se penche sur son enfance quand il vivait
chez ses grands-parents, dans un petit village de Bourgogne.
Impossible d'échapper à la magie
de ce conteur merveilleux, et nous le suivons allègrement
dans ses fabuleuses parties de chasse, où il sait si bien
recréer le climat de fête. Mais tout ici devient
une fête, qu’il s'agisse de la visite d’une cousine
extraordinaire, nourrice à Paris, ou de ces interminables
repas de fin d'année, au cours desquels le petit garçon
écoute, fasciné, les histoires savoureuses qui se
racontent et qui lui serviront plus tard de tremplin pour ses
récits.
La Billebaude, c’est aussi une galerie
de portraits étonnants. Hauts en couleur, increvables,
farceurs, voici les vieux paysans bourguignons d’entre-deux-guerres :
d'allègres nonagénaires avec leur philosophie souriante
et leurs activités non négligeables. Les femmes
n'ont rien à leur envier, notamment l'une des aïeules
du narrateur qui sait guérir les asthmes, les rhumatismes,
les eczémas et bien d'autres maladies. Mais le plus beau
portrait est sans doute celui du grand-père, le vieux Tremblot,
qui lui enseigne non seulement l'art de la chasse, mais l'art
de vivre.
En nous restituant cette Bourgogne chatoyante,
avec la même sensualité, le même amour de la
nature que sa « payse », la grande Colette,
c’est à tous les siens, à tous ces rois de
la nature et de la chasse, que Henri Vincenot rend hommage.
8 euros (code de commande : 03759).
WEBB
(Sidney et Beatrice) — Une nouvelle civilisation. Paris, Bureau d'Éditions, 1937. In-8°
(102 x 175 mm.) agrafé, 47 p., (collection « Voici
l'U.R.S.S. »), rousseurs sur la couverture.
Sidney et Beatrice
Webb furent parmi les premiers membres de la Fabian Society ;
éblouis par leur voyage en U.R.S.S., en 1930, ils en firent
un cercle de réflexion et de soutien au régime soviétique.
En quatrième de
couverture :
En
tête de la brochure de Béatrice et Sidney Webb :
Régime de dictature ou démocratie ?
nous avons rappelé les « états de service »
des deux vétérans du socialisme anglais. Nous avons
insisté surtout sur l'adhésion, mûrement réfléchie,
qu'ils ont donnée à la forme d'organisation soviétique
de l’U.R.S.S. dans leur monumental ouvrage, Soviet Communism,
d'où cette brochure était extraite.
Après avoir, en quelque sorte, dans cette
première étude, déblayé le terrain
des « objections » habituelles sur la prétendue
« dictature » de Staline et sur la non moins
imaginaire « suppression de toute démocratie
et de toute liberté en U.R.S.S. », B. et S.
Webb se posent, dans le travail qui suit, la question essentielle :
« l’U.R.S.S. a-t-elle créé une civilisation
nouvelle ? » – et y répondent
sans hésiter par l'affirmative.
Aucun doute n’est possible, affirment-ils.
Le capitalisme a disparu, donc, également, la recherche
du profit et l'exploitation de l’homme par son semblable.
Sous la direction ferme et prudente de cet organisme
d'élite qu'est le Parti communiste, une civilisation rationnelle,
scientifique, s'élabore, se développe, se cristallise
en U.R.S.S., en un régime social que rien ne pourra abattre
et qui – plus est – s'étendra au monde
entier.
Réponse décisive – et
combien autorisée – aux détracteurs du
régime soviétique par les deux illustres sociologues,
auxquels nous sommes heureux de renouveler, ainsi qu'aux éditeurs
de leur livre : MM. Longmans, Green et Cie, et à la
Left Review, nos remerciements pour l'aimable autorisation
qu'ils nous ont donnée de publier les pages qui suivent.
Table des matières
:
- Note
de l’éditeur.
- Qu'est-ce qu'une civilisation nouvelle
?
- L'abolition du profit.
- Un plan de production conforme aux besoins
de la collectivité.
- Égalité sociale et universalisme.
- Un nouveau système représentatif.
- Une « avant-garde »
de militants.
- Le culte de la science.
- L’« athéisme ».
- La nouvelle conscience communiste.
- Une nouvelle manière de vivre.
- La désagrégation du capitalisme.
- Le régime soviétique durera-t-il ?
- Le régime soviétique s'étendra-t-il ?
12 euros (code de commande : 03772).
aura lieu
le mardi 17 novembre 2026
par courriel (b.waterlot@hotmail.com) ou par téléphone ou sms (+32 (0) 472 51 52 63).
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