mercredi 18 mai 2022

Schwob (René) - Moi, Juif. Livre posthume.

 

 


SCHWOB (René).

Moi, Juif. Livre posthume.

Paris, Plon, 1928.

 


In-8° broché, 367 p., (collection « Le Roseau d'Or - Œuvres et Chroniques », n° 1), exemplaire numéroté sur Alfa (n° 1021), en bon état auquel on joint le prière d'insérer et une coupure de presse de La Vie catholique avec la critique de Th. Devaux.


Texte du prière d'insérer :
   Jacques Maritain annonçait ce livre dans ses Dialogues comme « la description mystique du plus singulier itinéraire religieux ». Il dépasse en effet de loin la littérature dont il semble que notre temps soit excédé, et il offre par la notation minutieuse et directe des progrès quotidiens de la grâce, l'imagé presque intacte d'une âme aperçue précisément dans le temps où elle se convertit.
   Une telle transformation s'accomplit pendant les deux mois qui occupent ce journal que les accents des dernières pages n'ont plus aucun rapport avec ceux du début. Il s'agit pourtant toujours du même homme, mais que la foi conquise a rendu méconnaissable. D'ailleurs cette métamorphose, qui s'est produite sous les yeux du lecteur, n'est accompagnée d'aucune action extérieure. L'âme seule est présente dans ses rapports avec un Dieu qui sans cesse se rapproche et se précise.
   Toutefois la monotonie que devrait engendrer un dépouillement si constant est évitée au point que ceux qui préfèrent à toutes autres les aventures intérieures se passionneront pour cette œuvre ! L'intérêt le plus profond en effet ne dépend jamais que des puissances de l'âme mises en jeu, et l'on sent ici croître la ferveur et la vie depuis l'inquiétude indécise jusqu'à l'enthousiasme mystique.
   Des images, des idées de toutes sortes interviennent dans cette recherche véhémente : littérature, esthétique, théologie, nature, drame d'une chair qui se rebelle et refuse de mourir, en somme le monde avec ses problèmes les plus actuels et les angoisses des tentations les plus plus violentes affluent et se mêlent au monologue pathétique d'un être occupe de ses secrets les plus essentiels.
   La forme épouse exactement tous les replis d'une pensée qu'une analyse impitoyable fait apparaître aussi mobile qu'un liquide sous le microscope. Les secrets les plus cruels surnagent dans une clarté douloureuse. Il ne s'agit pas d'un ordre artificiel. L'ordre organique emporte, dans un même mouvement, l'esprit, la chair et le style même de leurs débats.
   C'est le journal d'une âme solitaire que la conquête de Dieu couronne et transfigure.

 

10 euros (code de commande : 32246).

 

Si vous souhaitez obtenir d'autres informations n'hésitez à pas à me questionner (b.waterlot@hotmail.com).
Ce livre peut être retiré à l'adresse figurant dans l'en-tête du blog.
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