mercredi 4 juin 2025

Dans la vitrine de ma librairie...

 4 FÉVRIER 2026

 


 La plupart des livres et gravures présentés ici
sont issus de ma collection personnelle trop importante
pour être conservée...

 

ANSIEAU (Cécile) et WATERLOT (Bernard) — Tous les chemins mènent au Vodgoriacum. La représentation de la Gaule et des chaussées romaines au travers des cartes anciennes. Mons, Éditions Musea Nostra, 2025. In-8° (200 x 271 mm.) collé, 48 p., illustrations en couleurs, 15 cartes à déplier.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée par l'A.S.B.L. Statio Romana, au Musée Gallo-Romain de Waudrez, du 8 avril au 2 novembre 2025.
 

En quatrième de couverture :
   Malgré son grand âge, la chaussée qui mène de Bavay à Cologne, vestige archéologique antique, reste bien inscrite dans le paysage de la Wallonie depuis plus de 2000 ans. De nombreuses fois remaniée, elle a été utilisée au fil des siècles et continue à l’être de nos jours sur de nombreux tronçons.
   Le vicus de Vodgoriacum attesté sur les itinéraires romains, aujourd’hui Waudrez près de Binche, constitue la première station située à une trentaine de kilomètres de la capitale des Nerviens, Bavay.
   Le Centre d’interprétation de la Chaussée Romaine qui est installé au cœur même du Vodgoriacum nous semblait l’endroit idéal pour montrer au public comment cette importante voie de communication et les agglomérations qui la jalonnent étaient représentées dans la cartographie des XVIIe et XVIIIe siècles.
   L’exposition qui a donné lieu à cette modeste publication suscitera, nous l’espérons, le développement d’un travail plus important afin d’approfondir un sujet inédit et riche d’enseignement historique...

25 euros (code de commande : 02198).

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GOOVAERTS (S.) — Un village inconnu. Waudrez l'ancien Vodgoriacum des Romains. Bruille. Sa seigneurie, ses seigneurs. Binche, Librairie de la Bibliothèque Choisie, 1933. In-8° (144 x 223 mm.) broché, 342 p., illustrations hors texte, une carte à déplier, exemplaire non coupé.

Table des matières :
   Avant-propos.
   Première partie : Histoire du village de Waudrez.
      Chapitre préliminaire.
        Topographie - Cours d'eau - Superficie - Population - Noms, etc.
      Chapitre I : Waudrez avant et pendant la période romaine (57 avant J.-C. - 406 après J.-C.).
         Origine - Préhistoire - Première mention - La Carte de Peutinger - L'Itinéraire d'Antonin - Étymologie du nom - Situation - Importance - Les chaussées romaines - La grande chaussée de Bavai à Cologne - Le camp de Cicéron était-il à Vodgoriacum ? - Bavai, principal point de concentration des légions romaines - Vodgoriacum, à 12 milles de Bavai - Vodgoriacum, village romain - Description d'une villa - Vestiges de villae belgo-romaines dans les environs - Antiquités trouvées à Waudrez - Une industrie locale : la céramique ? - Vodgoriacum était un gros bourg - Fut-il fortifié ? - Fin de la domination romaine - Destruction de Bavai et de Vodgoriacum.
      Chapitre II : Waudrez pendant la période franque (406 - 873).
         La Forêt Charbonnière - C'est le Hainaut - Son étendue - Waudrez est un village de la Charbonnière - D'où vient ce nom ? Population de la Charbonnière - Repeuplement de la Nervie par les empereurs romains - Les habitants de Vodgoriacum à l'époque franque - Sa situation sur le chemin des invasions l'expose aux dévastations des envahisseurs - 388, Les Francs de la Germanie - 406, Les Vandales, Alains, Suives, etc. - 432, Clodion et les Francs - Destruction de Vodgoriacum - Qui étaient les Francs ? - Fondation du royaume des Francs en Belgique - 455, Attila et les Goths - Nouvelle dévastation - Deux siècles de paix -Vodgoriacum prospère - VIIe siècle, Walderiego appartient à l'Austrasie sous le gouvernement de Pépin de Landen - 698, Pépin de Herstal - 715, Rainfroid. Dévastation - 717, Charles-Martel - Charlemagne - Passe par Walderiego en 771 - Confirme la donation de Pépin ; l'église de Walderiego appartient à Chèvremont - Novum-Castellum - Les revenus de Walderiego servent à l'entretien des 12 prêtres desservant l'église Sainte-Marie de Chèvremont - Détails historiques sur cette localité - 844, Confirmation par Louis le Pieux et Lothaire - Walderiego dans le domaine de Charles le Chauve - Charles à Leptines - Chasses des rois francs dans la Charbonnière - Audriaca villa.
      Chapitre III : Waudrez sous les ducs de Lotharingie, les premiers comtes de Hainaut et les empereurs d'Allemagne (873 - 1120).
         Divisions territoriales - Pagis vicairies, décuries, manses - La vicairie de Waudrez ou de Lobbes - Les villages qui la composent - Position - Les comtes qui la gouvernèrent - Saint Hidulphe - Sigehard - Amulric - Richer - Garnier et Renaud - Godefroid et Arnould - Herman de Verdun - Waudrez devient possession de l'abbaye de Lobbes - Le polyptyque de Lobbes - Waldreia - Quelques héritages à Waudrez ont-ils appartenu à Lobbes dès la fondation ? - Les diplômes de Pépin de Herstal, 691 et 697 - 885, Lobbes et tous ses biens sont donnés à l'évêque de Liège - Situation favorable des habitants de Waudrez aux IXe, Xe et XIe siècles - 880, Dévastations des Normands - 905, Le manse Hamor - 955, Invasion des Hongrois - 957, Misère, famine, rareté de l'argent - 973, Othon II confirme à Notger la possession de Lobbes et de ses biens à Waudrez - 980, Autre diplôme du même - 1006, Diplôme de l'empereur Henri II - 1101, Diplôme de l'empereur Henri III - Graves difficultés financières de l'abbaye de Lobbes - Elle se dessaisit de Waudrez.
      Chapitre IV : Waudrez sous les comtes de Hainaut (XIIe au XVe siècle).
         Organisation féodale ; alleu, fief, hérédité des fiefs, relief, hommes de fiefs - Bauduin IV bâtit la forteresse de Binche - Binche et Ëpinois, dépendances de Waudrez - L'alleu de Waudrez - Physionomie du village à la fin du XIIe siècle au point de vue féodal - Bruille, centre de l'alleu de Binche - Charte de l'alleu de Binche du XIIe siècle - Confirmation de cette charte par Charles-Quint - Le châtelain Obert de Waudrez - Droits du comte de Hainaut dans l'alleu - Le maïeur et la mairie de Bruille - Les échevins de l'alleu - Les sergents et les forestiers - Droits et privilèges des habitants - Amendes et répression des délits - La prison de Waudrez - Le tourier ou geôlier de Waudrez - La seigneurie foncière de Bonne-Espérance à Bruille - Autres fiefs et rentes à Waudrez et Bruille.
      Chapitre V : Waudrez pendant les guerres du Moyen Âge, les troubles du XVIe siècle et les Temps Modernes.
         Guerres, pillages, dévastations, réquisitions, contributions de guerre, etc.
      Chapitre VI : Waudrez ecclésiastique.
         Religion des Nerviens - Premières semences du christianisme - Superior, évêque des Nerviens - Disparition du christianisme - Le paganisme des Francs - Persistance jusqu'au VIIIe siècle des pratiques païennes - 743, Concile de Leptines - Walderiego, au point de vue religieux, au VIIIe siècle - La première église de Waudrez - L'ecclesia, l'altare, la dîme - Double juridiction à Waudrez - Bancroix - Le Chapitre de Sainte-Waudru et celui de Cambrai, patrons de l'église - Organisation du diocèse de Cambrai - Waudrez, siège du décanat - Le curé de Waudrez et la dîme de Battignies - Charte de Burchard, évêque de Cambrai en 1120 - Autre charte du même en 1124 - Le décanat de Binche - Deux bulles papales confirment la possession de l'autel de Waudrez au Chapitre de Cambrai - Dîme du Chapitre de Cambrai à Waudrez - Dîme du Chapitre de Sainte-Waudru - Revenus de la cure.
       Chapitre VII.
         L'Église de Waudrez - La Chapelle de Saint-Nicolas à Bruille - La Chapelle de l'abbaye de Bonne-Espérance à Bruille - La Chapelle de Notre-Dame de Walcourt à Waudrez - La Chapelle de Notre-Dame de Haï à Waudrez - Les Curés de Waudrez.
   Deuxième partie : Bruille, sa seigneurie, ses seigneurs.
      Chapitre VIII : La seigneurie de Bruille.

         Étymologie - Le hameau de Bruille - Autres « Bruille » - Liste des seigneurs - La seigneurie - Le château et autres bâtiments - Étendue du domaine ou Enclos de Bruille - Les étangs - Étendue de la seigneurie. Droits du seigneur de Bruille - Noms de la seigneurie. Érection en comté - Valeur du fief de Bruille.
      Les seigneurs de Bruille.
      Chapitre IX.

         Les « de Bruille » - Les « de Beauffort.
      Chapitre X.
         Les « de Sars ».
      Chapitre XI.
         Les « de Wignacourt » - Les « de Wasservas » - Les « de Roly » - Les « de Massiet ».
      Chapitre XII.
         Les « de Croix de Drumez, comtes de Clerfayt ».
      Chapitre XIII.
         Les propriétaires du domaine de Bruille après la Révolution française - Les « de Spangen » - Les « de Coppens » - Les « de Robiano » - Le baron de Senzeille - Le marquis de Beauffort - Le comte de Looz-Corswarem (locataire) - Les Pères des Sacrés-Cœurs.
   Pièces justificatives - Glossaire des mots de l'ancien français employés dans l'ouvrage - Bibliographie.

Exemplaire sur papier blanc : 30 euros (code de commande : 02389a).
Exemplaire sur papier fort (sujet aux rousseurs) : 25 euros (code de commande : 02389b).

 

 

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[AUTRICHE - RELIGION]. Réponse d'un bon et franc catholique à la question, Pourquoi se présente-t-il si peu de Candidats pour le Sacerdoce dans les états d'Autriche. Traduction d'un Imprimé allemand, qui a paru en 1788. S.l., s.n., 1789. In-8° en ff., [1 (titre)], [1 bl.], 36, [2 bl.] p.
   De rapides recherches à propos de l'« imprimé allemand, qui a paru en 1788 » sont restées vaines ; de là à supposer qu'il n'a pas existé et que la Réponse d'un bon et franc catholique pourrait s'avérer être l'œuvre d'un polémiste qui a voulu rester anonyme, il n'y a qu'un pas... Sans le franchir, on peut s'interroger sur celui qui en revendique la paternité en se qualifiant de « bon et franc catholique » et en remarquant qu'un brillant historien et théologien, chanoine de l'abbaye de Rolduc, Simon-Pierre Ernst (Aubel, 1744 - Afden, 1817), publia, en 1799, des Pensées diverses d'un bon et franc-catholique à l'occasion du bref de N.S.P. le pape a M. l'archévêque de Malines sur le serment de haine à la royauté. Outre ses travaux théologiques et historiques, Ernst se fit remarquer par la publication de pamphlets – dont de nombreux sous l'anonymat – et comme ayant « atteint un art consommé de polémiste ».
   Un amateur éclairé d'histoire du livre pourrait donc envisager de tenter d'en savoir plus en analysant le style de la Réponse et en étudiant les caractéristiques techniques de l'impression (caractères, mise en pages, type de papier, filigrane, etc.) afin de les comparer avec les pamphlets et autres productions anonymes de Simon-Piere Ernst imprimés par ses éditeurs habituels...

Avis au lecteur :
   De la retraite paisible, où la divine Providence m'avoit placé, je considérois depuis long-tems l'horrible confusion, l'irréparable scandale, que prépare à l'humanité le prétendu progrès des lumieres qui se pare malicieusement du nom de tolérance.
   Mais ce qui m'affecte singuliérement, ce sont les dangers, que court l'Autriche, où, à ce qu'il paroit, il s'est formé une ligue d'êtres audacieux & effrénés, qui par leurs turbulantes & infatigables clameurs contre des abus imaginaires, travaillent sans capacité comme sans mission à tant élaguer la Réligion, que bientôt il ne paroîtra plus le moindre vestige de catholicité.
   Dans ce Pays, jadis si catholique, l'enseignement l'est si peu aujourd'hui, on insinue, & l'on débite des principes, qui tiennent tant au systême des esprits forts, la jeunesse de ces cantons, qui aspire à l'état ecclésiastique, & qui doit être un jour la lumiere & le guide de la Nation, y respire une telle corruption, que le cœur en saigne à tout bon catholique.
   Que me reste-t-il à faire dans cette situation des choses ? Ce qui peut & doit faire tout honnête homme dans un cas d'incendie, l'éteindre & crier au secours. S'informera-t-on, qui est celui qui crie ? la curiosité seroit déplacée, le feu éclate, c'est tout ce qu'on doit savoir.
   Mais pourquoi les voisins les plus proches ne crient ils pas ? cher Ami ! les boutes-feux ne crient point ; d'autres en grand nombre dorment d'un sommeil profond ; le peu qui veillent n'osent crier.
   Je veux donc, Messieurs les Autrichiens, exposer à nud & sans voile la vérité sous vos yeux, à vous en croire vous l'aimez : je vous la ferai voir. Déjà plus d'un de vos Patriotes l'avoient fait Vous y futes insensibles, sans doute pour vérifier le proverbe Personne ne croit à Prophéte de son Pays.
   Dans cet ouvrage je ne cherche aucun éloge, mais aussi je ne redoute aucun blâme. Mes vues sont pures (j'ose en répondre à moi même devant Dieu :) comme la source la plus claire. Mon attachement seul pour la Réligion catholique, que je vois, helas ! depérir parmi grand nombre de mes freres, dirige ma plume – Trop heureux si je recueille quelque fruit de mon travail. Quant à mon plan, il est simple & naturel : les principes, que j'y rappelle, je ne prétend pas les réfuter, ils le sont depuis long-tems. Je me contente de les mettre au jour.
   Brulez vous, cher Lecteur, de connoître qui les dirige ? je ne suis pas Autrichien. C'en est assez dire, ce que j'avance. Je l'ai puisé dans des bonnes sources.
   Qu'on me réfute, si l'on peut, j'y consens : mais que celui, à qui la Réligion véritable, la seule qui peut nous sauver, tient à cœur, me prête une main secourable pour le plus grand avantage de cette même Réligion, que celui, qui repandra cet écrit, soit comblé de Benedictions ; que la récompense étérnelle soit le prix de celui, qui aura le courage assez chrétien pour emploier tous ses efforts, afin qu'il parvienne, par quelque moyen que ce puisse être, à la connoissance du Monarque. Aussi-tôt (son cœur m'en est guarant) ce Prince épluchera les choses, fera les perquisitions les plus exactes, remédiera aux maux, qui menacent d'abord la Réligion, & finalement l'état entier.
Bibliographie :
   - Bihl (Liselotte) et Epting (Karl), Bibliographie französischer Übersetzungen aus dem Deutschen 1487-1944 - Bibliographie de traductions françaises d'auteurs de langue allemande, t. I. Periode I - V (1487-1870), n° 709.
   - Borgnet (A.) et Golenvaux (F.), Répertoire de la collection d'imprimés (XVIe-XXe siècles), t. I, n° 2687.
   - De Clercq (Charles), Ernst (Simon Pierre), dans Biographie nationale, t. 31, Supplément t. III (fasc. I), col. 297-328.

25 euros (code de commande : 01475).

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CARLIER (Marcel) et MAHIEU (Raymond G.W.) — Histoire des congrégations religieuses de Boussu. Des Consolatrices du Cœur de Jésus et des Servantes du Sacré-Cœur (orphelinat), des Aumôniers du Travail, des Marianistes, de la Sainte Union. Pour faire suite à l'Histoire du Carmel et du Calvaire de Boussu publiée en 1976. Hornu, Raoul Ledent (imprimeur), 1981. In-8° (136 x 213 mm.) agrafé, 43 p., illustrations.

Table des matières :
   - Avertissement.
   - Maison familiale du Sacré-Cœur.
      - Épreuves.
   - Les Aumôniers du Travail.
      - Quelques mots d'histoire.
      - Les Aumôniers du Travail à Boussu.
   - Les Marianistes - Les Frères de Marie.
   - Les Sociétés de Marie.
      1. Les Marianistes.
      2. Les Maristes.
         a. Les Frères Maristes.
         b. Les Pères Maristes.
   - La Sainte Union.
      - Les Supérieures du Couvent depuis sa fondation.
      - Les Directrices de l'école depuis sa fondation.
      - L'école de la rue Neuve.
      - L'école de la rue Royale (aujourd'hui, rue des Arbalestriers).
      - La Congrégation (Historique).
   - Bibliographie.

6 euros (code de commande : 00417).

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Le Bicentenaire du Concordat. Colloque du 10 et 11 septembre 2001. Sous la direction de Mgr Joseph Dré et Mgr Pierre RaffinStrasbourg, Éditions du Signe, 2002. In-8° (150 x 210 mm.), 240 p., exemplaire en parfait état. 


 


En quatrième de couverture :
   Les 10 et 11 septembre 2001, les diocèses de Strasbourg et de Metz ont commémoré par un Colloque le bicentenaire du Concordat de 1801. À côté des personnalités officielles, civiles et religieuses, sont intervenus des historiens et des juristes. Leurs communications sont réunies, sous forme d'Actes du Colloque, dans le présent ouvrage. Touchant à l'histoire, aussi bien régionale que générale, décrivant la situation actuelle autant que le passé politique et religieux, le livre intéressera un large public. Il rendra spécialement service à tous ceux qui, dans la vie administrative comme dans les Églises, sont concernés de nos jours, en Alsace-Moselle, par le fonctionnement du régime concordataire.
Sommaire :
   - Ouverture du Colloque, le 10 septembre 2001, par Joseph Doré.
   - Intervention de Monsieur le Préfet Philippe Marland à la Préfecture de Région Alsace, le 10 septembre 2001.
   - Le Concordat de 1801 : valeur et continuité, par Jean-Louis Tauran.
   - Naissance du Concordat de 1801 : le droit et le fait dans l'Europe napoléonienne (1801-1813), par Bernard Plongeron.
   - La réception du Concordat en Alsace à l'époque napoléonienne et son maintien à travers l'histoire (1801-1958), par René Epp.
   - La réception du Concordat dans les deux diocèses et sa continuité, par René Schneider.
   - Concordat et Droit local alsacien-mosellan, par Éric Sander.
   - Le Concordat dans la pratique, par Pierre Raffin.
   - Concordat et laïcité dans la France d'aujourd'hui, par Joseph Doré.
   - Postface, par Pierre Raffin.

9 euros (code de commande : 00217).


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[COMINES-WARNETON]. Mémoires de la Société d'Histoire de Comines-Warneton et de la Région. Tome 32. Comines-Warneton, Société d'Histoire de Comines-Warneton et de la Région, 2002. In-8° (217 x 249 mm.) sous cartonnage d'éditeur, 360 p., illustrations, exemplaire en parfait état.


Table des matières :
   - La Société d'Histoire de Comines-Warneton et de la Région en 2001-2002, par J.-M. Duvosquel.
   - Cominius : histoire et répartition d'un nom à l'époque romaine, par M.-Th. Raepsaet-Charlier.
   - Une commanderie templière au XIIIe siècle à Bas-Warneton (France), par J.-Ph. Lahouste.
   - Philippe de Commynes, personnage de fiction : le regard de Paul Fort, par J. Dufournet.
   - Un inventaire sommaire des archives de la seigneurie de Nieppe dressé vers 1656, par F. De Meulenaere.
   - La seigneurie et la ferme de Flencques à Warneton (XIIe-XXe siècle), par F. De Meulenaere.
   - La seigneurie de Zuytlinde à Ploegsteert aux XVIIe et XVIIIe siècles, par F. De Meulenaere.
   - Quesnoy-sur-Deûle au XVIIIe siècle d'après les épaves des archives seigneuriales conservées en Allemagne chez le duc de Croÿ, par J.-M. Duvosquel.
   - Les boiseries du XVIIIe siècle provenant de Sainte-Marguerite (Comines-F.), aujourd'hui à Tourcoing, par A. Plateaux.
   - Deux aquarelles représentant l'église de Comines-France (fin XVIIIe siècle et 1849), par A. Plateaux.
   - Les confréries religieuses à Warneton au XVIIIe siècle, par R. Parez.
   - Érasme-Joseph Duchâteau (1751-1837), curé constitutionnel de Frelinghien (1791-1794), par F. De Meulenaere.
   - Arnould-Ignace Lambin (1758-1821), premier et douzième maire de Comines-France, par B. Baudoux et F. De Simpel.
   - D'Adam à Zègres, les centenaires de la région de Comines-Warneton du XVIIe siècle à nos jours, par G. Zègres.
   - Quelques notes historiques sur le hameau du Gheer à Warneton (XIXe-XXe siècles) (présentation par R. Parez), par R. Waerenburgh.
   - L'école des garçons de Ten-Brielen, par A. Collie et J. Milleville.
   - L'inauguration de la plaque commémorative du London Rifle Brigade Cemetery à Ploegsteert, par D. Loridan.
   - Une évasion, un combat, une libération. L'odyssée d'un Warnetonnois en 1940-1945, par R. Parez.
   - Journal d'un déporté pour le travail obligatoire : Robert Van Autryve 1944-1945, par F. De Simpel.
   - La seconde reconstruction du moulin Soete, par J. Bruggeman et J. Demuysère.
   - Miettes d'histoire :
      - Prémices à l'ouverture de l'orphelinat de Warneton.
      - Clergé de Comines-Warneton : addendum.
      - À propos d'une photo de l'école d'Houthem.

   - Comines-Warneton au fil des mois : 2001, par J. Milleville.
   - Chronique patoisante, par G. Zègres.

15 euros (code de commande : 02423).


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[ETHNIE FRANÇAISE D'EUROPE]. BECQUET (Charles, dir.) — 2e Congrès européen de l'Ethnie française d'Europe. Dijon, 1-3 juin 1963. Bruxelles, Fondation Charles Plisnier, 1963. In-8° (157 x 243 mm.) broché, VII, 128 p., illustrations, (collection « Les Cahiers de la Fondation Charles Plisnier », n° 7). 


Propos doctrinaux. De la culture à l'ethnie :
   Culture et ethnie. Tout le problème tourne autour de ces deux mots : culture dont la vogue atteint son apogée et ethnie qui fait son entrée discrète par la porte de service.
   Culture et ethnie ne sont pas situés sur le même plan. Le rapport qui les unit est le même que celui qui unit la bonté et les bonnes gens.
   L'ethnie est le support humain de la culture.
   Culture et ethnie ne peuvent superposer leurs aires géographiques, l'ethnie ne posant que des problèmes internes. L'ethnie française ne vise pas les étrangers qui recherchent les lumières de la civilisation française dans la pratique de notre langue. L'ethnie française rassemble toutes les populations dont le devenir ethnique ne peut se concevoir que français.
   Jusqu'ici on n'a pas préconisé de politique nouvelle au problème du renouveau français en dehors de la traditionnelle politique impériale de la langue française. « L'Alliance Française » sert notre culture à la satisfaction de tous. Manifestement, cela ne suffit plus. Il faut y adjoindre quelque chose de neuf.
   Il faut rendre son support naturel à la langue française. En d'autres termes, il faut préférer – pour un temps – les hommes parlant français à un français parlé par des anonymes. Continuer dans la seule voie de la traditionnelle politique culturelle, sans s'inquiéter de la vitalité du noyau ethnique, ne débouchera que sur le néant. Les civilisations sont aussi mortelles.
   Nous avons plusieurs vocables pour désigner les groupements naturels. Ethnie chapeaute tous les autres, car « une ethnie comprend les communautés humaines, peuples et nations, différentes par la citoyen­neté et la religion, mais unies par la même culture, par la même psycho­logie résultant de la pratique de la même langue. »
   Langue est pris dans le sens de langue de civilisation. Les patois n'entrent pas en ligne de compte. Peuples et nations, parce que ces vocables ne peuvent être attribués qu'à des communautés évoluées, où la civilisation a instauré avec l'usage quotidien d'une langue commune un mode de penser bien particulier.
   En convoquant à Charleroi en août 1958, le premier Congrès Européen de l'Ethnie Française, la Fondation Charles Plisnier posa la première pierre d'une politique d'ethnie française. Charleroi, ce fut moins l'hexagone français rencontrant le triangle wallon, le segment romand et le coin valdôtain que la première tentative d'une assemblée des provinces françaises d'Europe.
   Naguère la plus peuplée du Vieux Continent, la France vit son importance relative rétrograder au cours du XIXe siècle. Son influence dans le monde suivit la même courbe. Le rétrécissement du rayonnement français n'a pas d'autre raison. D'un Sedan à l'autre, la France fit la triste expérience de l'étroite relation entre le nombre d'habitants, la sécurité chez soi, la puissance politique et l'influence extérieure.
   Aussi, nous devons aller à l'Europe avec un esprit nouveau, dégagé à la fois de la peur de vivre et du malthusianisme d'antan. Il faut lutter pour donner le maximum de chances à toutes nos provinces dans cette Europe qui se cherche. La décentralisation industrielle, la mise en valeur des territoires encore délaissés doivent aller de pair avec la décongestion des administrations centrales et la renaissance des Académies régionales.
   L'effort technique, l'enseignement scientifique, la promotion des paysans et l'avenir matériel des jeunes ménages, garants du bien-être public de demain, constituent autant de problèmes ethniques. Toutes les forces vives qui conditionnent le bon équilibre physique et moral des peuples d'ethnie française rentrent dans les préoccupations de l'Association Européenne de l'Ethnie Française.
   Tout en œuvrant pour une réelle prise de conscience de l'ethnie française, la Fondation Charles Plisnier développe, en Belgique, une politique positive de coexistence des ethnies. Quand deux ethnies vivent sur le territoire d'un même État, les problèmes de cohabitation ne manquent pas, ils foisonnent.
   Les Romands ont également à un très haut degré le souci de respecter leurs concitoyens alémaniques et italiens et de ne rien faire qui puisse porter atteinte à la bonne harmonie existant dans la confédération helvétique.
   Il y a donc de la part des peuples français du pourtour, une préoccupation de coexistence pacifique avec les ethnies voisines et un respect des entités étatiques qui marquent le souci constant d'obtenir la collaboration des ethnies européennes dans le respect réciproque.
Table des matières :
   - Propos doctrinaux : de la culture à l'ethnie, par Ch.-Fr. Becquet.
   - Qu'est-ce qu'une ethnie ?
   - Programme officiel.
   - Dijon, capitale de la Bourgogne.
   - Conférence de presse.
   - La réception au Rectorat.
   - Liste des participants aux séances de travail.
   Première séance.
      - Introduction présidentielle.
      - Rapport d'activité du Comité des Traditions Valdôtaines, par Lucio Duc.
      - Rapport d'activité du Groupe Romand de l'Ethnie française, par Éric Berthoud.
      - Rapport d'activité du Comité de France de l'Ethnie française, par Henri Rogé.
      - Rapport d'activité de la Fondation Charles Plisnier, par Maurice Willam.
      - Constitution d'une Commission des Résolutions.
   Deuxième séance.
      - Discours du président.
      - L'Europe d'aujourd'hui et ses minorités, par M. Guy Héraud.
      - L'Europe des Régions, réalité de demain, par Hervé Lavenir.
      - Nos devoirs envers la langue française, par Joseph Hanse.
      - La place du français dans le monde, par Léo Hamon.
   Troisième séance.
      - Introduction présidentielle.
      - L'Ethnie française en Belgique, par Georges Willame.
      - L'Ethnie française en France, par Henri Rogé.
      - L'Ethnie française en Suisse, par Éric Berthoud.
      - L'Ethnie française en Italie, par J.-C. Perrin.
      - L'Ethnie française d'Europe. Essai de synthèse, par Maurice Willam.
      - La discussion générale : interventions de : Aldo Dami, Maurice Herremans, François Perin, Hervé Lavenir, Guy Héraud.
      - Allocution d'André Giroux.
      - Les résolutions finales.
   - Six mois ont passé..., par Ch.-Fr. Becquet.

9 euros (code de commande : 02973).


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FELLER (François Xavier de) — Catéchisme philosophique, ou Recueil d'observations propres à défendre la religion chrétienne contre ses ennemis. Par M. l'Abbé F. X. de Feller. Troisieme Édition, corrigée & considérablement augmentée. Tomes I, II et III (complet). Liège, Bassompierre, 1787. [A Liege, / Chez J. F. Bassompierre, Imprimeur de / Son Altesse, au Moriane, vis-à-vis / l'Eglise Ste. Catherine. / M. DCC. LXXXVII.] Trois volumes in-12 (103 x 168 mm.) demi-veau à coins d'époque, dos lisses, reliures frottées, t. I : VIII, 339, [1 bl.] p., t. II : 380 p., t. III : 256, [1 (approbation)], [1 bl.] p.



   C'est en 1773, sous le pseudonyme de Flexier de Réval que Feller publia, chez Bassompierre, la première édition de cet ouvrage.
Table des chapitres :
   Livre premier. De l'existence de Dieu.
      Chapitre I. L'athéisme raisonné est-il possible ?
      Chapitre II. Systême de l'athée.
      Chapitre III. Consentement de tous les hommes dans la profession d'un Dieu. Questions sur quelques attributs de Dieu. Digression sur l'existence du mal. Optimisme.
      Chapitre IV. Malheur de l'athée.
      Chapitre V. L'athéisme considéré par rapport à la société.
   Livre second. L'ame de l'homme.
      Chapitre I. L'ame est-elle spirituelle ?
      Chapitre II. Immortalité de l'ame.
      Chapitre III. Liberté de l'homme.
   Livre troisième. La religion.
      Chapitre I. Nécessité d'une religion en général.
      Chapitre II. La religion naturelle.
      Chapitre III. La révélation.
      Chapitre IV. La tolérance.
      Chapitre V. Diversité des cultes établis parmi les hommes.
   Livre quatrième. Le Christianisme.
      Chapitre I. L'Evangile considéré en lui-même.
      Chapitre II. Livres dépositaires de la révélation.
      Chapitre III. Preuves du Christianisme.
      Chapitre IV. La foi.
      Chapitre V. Les mysteres.
      Chapitre VI. L'Eglise catholique.
      Chapitre VII. Examen de quelques matieres particulieres.
      Chapitre VIII. Sentimens de l'homme chrétien par rapport à l'incrédulité.
Bibliographie :
   - De Theux de Montjardin (Xavier), Bibliographie liégeoise, vol. 1, p. 281.

 

Les trois volumes : 75 euros (code de commande : 01111).


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GORNY (Léon) — Les politiques européennes face aux États-Unis. Préface de lord Warwick. Paris, Éditions Émile-Paul, 1967. In-8° (142 x 185 mm.) broché, 342 p., cachet ex-libris de Maurice Dernelle (de Quaregnon), une découpe au premier feuillet de garde.
    Hommage de l'auteur à Maurice Dernelle de l'Académie d'Histoire.


En quatrième de couverture :
   Léon Gorny est né en 1902. Après de solides études en province et à Paris, il embrassa la carrière juridique qu’il exerça pendant trente-cinq ans.
   Il est aussi historien (récemment élu à l’Académie d’Histoire), économiste, auteur d’ouvrages qui ont obtenu une grande audience et conférencier apprécié en France et à l’étranger.
   Léon Gorny est également un homme d’action. Engagé dans les Forces Françaises Libres parmi les premiers et démobilisé parmi les derniers, il fut en particulier conseiller juridique de l’État-Major du Général de Gaulle.
   L’Europe est sortie des manuels scolaires pour entrer dans la vie quotidienne. Quelle est-elle en vérité et où va-t-elle ? À ces deux questions, il n’est pas aisé de répondre. Prise de conscience multiple, elle a fait naître, depuis près de deux décennies, les projets les plus divers, les plus contradictoires parfois : l’Europe des Six qui fête cette année dix années d’une existence mouvementée ; celle qui voudrait « aller jusqu’à l’Oural » ; celle qui aurait dû naître d’un acte politique pur, délivré par une Constituante souveraine et celle des États, tout au plus confédérale ; celle des « pools et des ententes » opposée à celle des peuples ; l’Europe atlantique ou celle qui se veut une « troisième force » ; enfin, celle qui se déclare largement ouverte au monde extérieur opposée à celle d’un nationalisme élargi aux dimensions d’un continent.
   Devant une réalité aussi diversement perçue par les hommes et les peuples de notre temps, au-delà de tout esprit polémiqua ce livre est d’abord un retour aux sources, une redécouverte du mot et du continent Europe. Il dresse ensuite un bilan des activités multiples qui, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, se sont cristallisées autour de l’idée européenne. Il examine les principales réalisations dans les divers ordres institutionnel, politique, économique qui marquent une route déjà longue, souvent jalonnée d’obstacles, mais qui conduit – inéluctablement sans doute – à l’unité de l’Europe.
   Enfin, à travers un panorama des « Europes possibles », l’avènement d’une conscience européenne lucide et originale est, pour l’auteur, la véritable clé de voûte d’une œuvre exaltante à laquelle doivent se consacrer tous les hommes de bonne volonté.
   Ce livre représente une contribution précieuse à l’éducation civique européenne de l’honnête homme de cette fin de siècle.

8 euros (code de commande : 02969).


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GREEN (Julien) — Les pays lointains. Roman. Paris, Éditions du Seuil, 1987. In-8° (155 x 227 mm.) sous reliure et jaquette d'éditeur, 890 p., exemplaire en bon état.


En quatrième de couverture :
   Ayant quitté un Londres sinistre et après une traversée difficile avec Mrs. Escridge, sa mère ruinée, à seize ans, Elizabeth arrive à Dimwood, riche plantation de Géorgie où un parent, William Hargrove, les recueille. Vont-elles l’une recommencer sa vie et l’autre commencer la sienne dans ce pays inconnu où l’hiver n’existe pas, au milieu des magnolias et des roses ? La plantation heureuse cache, cependant, bien des drames. En 1850, les États-Unis n’ont jamais été aussi près d’une rupture entre Sud et Nord. La Sécession est dans l’air. Elizabeth croit que rien n’arrive jamais, lorsque, un soir de bal, elle voit Jonathan. Bien entendu, c’est toujours la personne qui n’est pas pour vous, celle ou celui contre qui on vous met en garde, l’ennemi en somme, qui fait battre votre cœur. L’amour ne connaît aucun interdit.
   La vie, autour de la jeune Anglaise dont la beauté blonde fait des ravages, s’organise à Savannah, puis en Virginie chez un ami de la famille, « Oncle » Charlie. Là, c’est le tourbillon des fêtes de la société, et la foule des jeunes cousins et cousines, des amis, des serviteurs des Noirs parmi lesquels Betty, vieille femme maternelle, dévouée de tout son âme, et une énigmatique Galloise, Miss Llewelyn, qui régente la plantation de Dimwood et joue secrètement les entremetteuses pour Elizabeth et Jonathan. Celui-ci a épousé une belle femme riche qui a dans les veines un peu de sang noir. Aussi a-t-elle emmené son jeune époux en Europe, à Vienne, où cela n’a aucune importance pour être « reçue ».
   En virginie, dans le domaine de Charlie Jones, Elizabeth répond à l’amour de Ned, le fils encore étudiant de son fastueux tuteur. Mais sans oublier Jonathan. Et elle s’interroge : « Peut-on aimer deux hommes à la fois ? » C’est le destin qui en décidera…
   Apparenté à toutes les grandes familles du Sud, ayant passé une partie de sa jeunesse dans son pays lointain, Julien Green raconte, dans ce livre plain d’amour et de fureur, l’aventure d’un être de désir, car il s’agit pour Elizabeth de posséder la vérité dans une âme et un corps.

6 euros (code de commande : 02978).


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GUYOT (Charles)  La Toison d'Or et quelques autres contes de la Grèce ancienne. Illustrés par Edmond Dulac. Paris, Piazza, 1921. In-4° (235 x 300 mm.) broché sous couverture rempliée, 123 p., texte encadré d'un décor doré et orné de quelques jolies vignettes, bien complet des 14 images contre-collées hors texte avec leurs serpentes légendées, exemplaire numéroté (n° 468) en très bon état.


   Edmond Dulac (Toulouse, 1882 - Londres, 1953) quitta la France pour la Grande-Bretagne en 1905. Il y mena une brillante carrière en travaillant pour le Pall Mall Magazine et en illustrant de nombreuses œuvres littéraires, notamment, toutes celles des sœurs Brontë. Il fut rapidement considéré comme l'égal d'Arthur Rackham. Ayant rencontré le général de Gaulle exilé à Londres, ce dernier lui confia la réalisation du timbre postal, la Marianne dite « de Londres » qui devait être utilisé lors de la libération de la France.
   Toutes les illustrations de cet ouvrage furent publiées pour la première fois dans l'ouvrage de Nathaniel Hawthorne, Tanglewood Tales, Illustrated by Edmund Dulac, édité par Holder and Stoughton, à Londres, New York et Toronto, vers 1918.


Table des contes :
   - La Toison d'Or.
   - Proserpine.
   - Ariane et Thésée.
   - Circé. 

120 euros (code de commande : 01661).


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HAID (Johann Jakob) — Rhetorica - Die Redekunst.
   
Manière noire de Johann Jakob Haid (1704-1767) d'après une œuvre du peintre allemand Johann Rottenhammer (Munich 1564-1625).
Dimensions :
   - Image : 282 x 407 mm.
   - Feuille : 352 x 478 mm.

150 euros (code de commande : 02393).


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 HEUPGEN (Paul) — Sélection de « Viéseries ». Mons, Association des Montois-Cayaux, 2020. In-8° (170 x 240 mm.) broché sous couverture à rabats, 272 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état.

En quatrième de couverture :
   Historien local, chercheur infatigable autant qu'érudit, Paul Heupgen a grandement contribué à la vulgarisation de l'histoire du Hainaut et en particulier de celle de la Ville de Mons.
   Le folklore local lui doit également beaucoup. C'est en effet sous son impulsion qu'est créé en 1930 le Jardin du Maïeur et que la fontaine du Ropïeur y est érigée en 1937. Il est également à l'origine, en 1931, de la création du Musée de la Vie montoise : la Maison Jean Lescarts. Enfin, il inventa de toutes pièces la tradition selon laquelle caresser la tête du singe du Grand’Garde porte bonheur.
   Mais, ce qui constitue l'œuvre maîtresse de Paul Heupgen, ce sont les nombreux articles historiques parus dans le journal La Province entre 1925 et 1950. Il les intitula Viéseries, terme imagé annonçant leur caractère accessible à tous.
   Toutes ces chroniques – plus de mille – sont écrites dans un style simple et familier. Elles sont toutes originales, l'auteur ayant eu recours directement aux documents d'archives. Depuis la destruction partielle, en 1940, des Archives communales et de celles de l'État, ces articles constituent une source unique de renseignements sur l'histoire locale.
   Nous avons procédé à une sélection, bien évidemment subjective, des Viéseries.
   Toutefois, en fin de volume, une table renvoie à la collection complète déposée à la Bibliothèque de l'Université de Mons et aux Archives de l'État, ce qui permettra à ceux qu'intéressent le folklore et l'histoire de notre ville de les retrouver aisément.
   L'Association des Montois Cayaux a voulu ressusciter cette œuvre monumentale en présentant quelques-unes de ces tranches d'histoire, mais notre but premier était surtout de rendre hommage à Paul Heupgen, personnalité montoise injustement méconnue de nos jours.

25 euros (code de commande : 01987).


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LEVERRIER (Jules, pseudonyme d’Albert Soboul) — La naissance de l'armée nationale 1789-1794. Paris, Éditions Sociales Internationales, 1939. In-8° (120 x 187 mm.) broché, 199 p., (collection « Problèmes »), exemplaire non coupé. 


   C'est afin d'éviter que cet ouvrage, dédié à l'armée espagnole et publié par un éditeur lié au Parti communiste, nuise à un cursus universitaire en cours, qu'Albert Soboul eut recours, pour la seconde fois, au pseudonyme de Jules Leverrier.
Table des matières :
   - Introduction.
   Première partie. La décomposition de l'armée royale.
      - L'armée de l'ancien régime.
         - Le recrutement.
         - Le soldat.
         - L'officier.
      - L'armée dans les cahiers de doléances.
         - Les revendications du tiers état.
         - L'attitude de la noblesse.
      - L'ébranlement révolutionnaire.
         - Premiers craquements.
         - Le peuple en armes et les soldats.
         - Le 14 juillet et la milice bourgeoise.
      - La garde nationale.
         - Sa composition.
         - La garde nationale et la poussée révolutionnaire.
         - Les journées d'Octobre.
      - Le privilège bourgeois du port d'armes.
         - Entre les forces opposées.
         - Force armée nationale et milice de classe.
         - La fête militaire de la Fédération.
      - Les problèmes militaires à l'Assemblée constituante.
         - Orientation pacifiste.
         - Le rapport de Dubois-Crancé.
      - Nancy.
         - Les dessous politiques.
         - Provocation et répression.
         - Dénouement du complot.
      - Le problème des anciens cadres.
         - Manque de recrues.
         - Demandes de licencier les officiers nobles.
   Deuxième partie. Les volontaires nationaux et la levée en masse.
      - Les volontaires nationaux et le régime censitaire.
         - La levée des volontaires.
         - Une résolution des Cordeliers.
         - La constitution militaire de 1791.
         - La levée des volontaires et les « passifs ».
      - De l'armement universel au suffrage universel.
         - La guerre et la trahison.
         - Le patriotisme révolutionnaires.
         - Carnot sur l'armement universel.
         - Conséquences politiques.
         - Les journées de Septembre et Valmy.
         - Sous les ordres des traîtres.
      - Le gâchis girondin.
         - Le visage de la Gironde.
         - La politique de guerre.
         - Incapacité d'assurer la victoire.
         - La « désertion » des premiers volontaires.
      - La levée des 300.000.
         - La loi sur l'« amalgame ».
         - La levée des 300.000.
         - Mécontentement et initiative populaires.
         - La trahison de Dumouriez.
      - La « levée en masse ».
         - Un coup de force salutaire.
         - L'équipe de Danton au pouvoir.
         - Le grand Comité de salut public.
         - L'initiative de la levée en masse.
         - Le décret et son exécution.
      - La mobilisation matérielle.
         - Problème de l'économie de guerre.
         - Répression des fraudes et régie directe.
         - Le salpêtre.
         - Moulins à poudre.
         - L'enthousiasme du travail.
   Troisième partie. L'armée nationale révolutionnaire.
      - La formation de l'armée nationale.
         - Les effectifs amalgamés.
         - Discipline relâchée.
         - L'éducation du soldat.
      - Les représentants aux armées.
         - Traits généraux.
         - Saint-Just et Lebas en mission.
         - Mesures exemplaires.
      - La formation des cadres.
         - Élection des chefs.
         - Difficultés pratiques.
         - La politique des cadres.
      - Tactique et stratégie.
         - Les guerres du XVIIIe siècle.
         - L'ancienne tactique.
         - L'ancienne stratégie.
         - Traits particuliers des soldats républicains.
         - Prémices de la stratégie nouvelle.
         - L'œuvre de Carnot.
   Quatrième partie. Aperçus historiques.
   - Bibliographie.
Bibliographie :
   - Chevalier (Alain,dir.), Albert Soboul, 1914-1982. Historien de la Révolution française, Vizille, Musée de la Révolution française, 2005, p. 7. 

20 euros (code de commande : 02685).


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[LITTÉRATURE ALLEMANDE]. L'absolu littéraire. Théorie de la littérature du romantisme allemand. Présentée par Philippe Lacoue-Labarthe et Jean-Luc Nancy. Avec la collaboration d'Anne-Marie Lang. Paris, Seuil, 1978. In-8° (140 x 205 mm.) broché, 444 p., (collection « Poétique »).


En quatrième de couverture :
   Avant de faire époque dans la littérature et dans l'art, avant de représenter une sensibilité ou un style (dont on annonce régulièrement le « retour »), le romantisme est d'abord une théorie. Et l'invention de la littérature. Il constitue même, très exactement, le moment inaugural de la littérature comme production de sa propre théorie – et de la théorie se pensant comme littérature. Par-là, il ouvre l'âge critique auquel nous appartenons encore.
   Poétique où le sujet se confond avec sa propre production, et Littérature close sur la loi de son propre engendrement, le romantisme (nous, en somme), c'est le moment de l'absolu littéraire.
   Cela s'est joué vers 1800, à Iéna, autour d'une revue (l'Athenaeum) et d'un groupe (celui des frères Schlegel). Or, depuis bientôt deux cents ans que ce moment a eu lieu, pratiquement aucun des textes majeurs où s'est effectuée une telle opération n'a été traduit en français. La première ambition de ce livre est, par conséquent, de donner à lire certains d'entre eux.
   Mais comme la contrainte que le romantisme exerce sur nous est à proportion de la méconnaissance où il a été tenu, on a voulu, chaque fois, accompagner ces textes et en prendre, à notre usage, la mesure théorique. Question, tout simplement, de vigilance : car au fond « l'absolu littéraire », n'est-ce pas ce qui hante, encore aujourd'hui, notre demi-sommeil théorique et nos rêveries d'écriture ?

18 euros (code de commande : 03114).


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[LYDIS (Mariette)]. MONTHERLANT (Henry de) — Mariette Lydis. Paris, Nouvelles Éditions Françaises, 1949. In-f° (285 x 387 mm.) en ff. sous chemise et étui d'éditeur, 16, [4] p., XVI planches hors texte chacune sous farde légendée, exemplaire numéroté sur bouffant gris des Papeteries de Savoie (n° 286).


Extrait :
   Mariette Lydis nous a offert récemment les fruits de dix ans de création dans la solitude américaine. Nous avons retrouvé dans ses illustrations et ses dessins cette sensualité si fraîche et si tendre qui nous captiva dès ses débuts et qui reste son bien propre, ces visages qu'il nous arrive maintenant de rencontrer dans la vie, et que nous y aimons parce qu'il nous semble toujours que ce soit elle qui nous les apporte.
   Mais dans ses huiles les gris et les glauques ont remplacé les couleurs vives des premières études, les clartés qu'animait le trait dans les secondes. Les glauques de l'art espagnol qu'elle a fréquenté aux Indias, ou de ces profondeurs comme sous-marines où elle loge une faune qui dépasse de plus en plus le réel, et où ne brillent plus que les phosphorescences des yeux. Les gris d'une brume où se noient les larves, les monstres, les anges femelles et les animaux-fées qui appartiennent à son univers intérieur.
   Mariette Lydis poursuit toujours l'autre chose qu'il y a dans chaque chose, les multiples choses qu'il y a dans chaque chose. Elle peint les têtes rétrécies de l'Équateur, qui sont l'être tel qu'il fut dans la vie, et aussi un être différent. Elle peint les folles qui sont tout ensemble ce qu'elles sont et ce qu'elles croient être. « Rester soi-même et devenir autre ! Devenir un autre soi-même ! » soupire le roi Minos d'Encore un instant de bonheur. Elle a peint le dédoublement des rêves, où l'on est soi et un autre en même temps. Elle peint l'homme qui dit : « Je m'appelle Légion. » Son visage est composé de neuf visages divers ; il tient dans ses doigts la pomme du premier jardin ; et il est derrière des barreaux.

Femmes-femmes (huile).

 
55 euros (code de commande : 02714).


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[MATHIEU (Florent)]. GODIN (Jean) — Florent Mathieu Borain de légende. Préfaces de Jean-Pierre Lépine et Pino Cerami. [Mons], Récit, 1997. In-8° (130 x 201 mm.) broché, 128 p., nombreuses illustrations en noir, exemplaire en très bon état.



Avant-propos de l'auteur :
   Tout ça c'est de la faute à Pino !
   Lorsqu'à de nombreuses reprises, je l'ai rencontré pour élaborer le livre qui lui était consacré, régulièrement revenait le nom de Florent Mathieu.
   Et il s'arrêtait à l'évocation de ce nom comme devant un tabernacle. Il y avait une pause. Manifestement les souvenirs se bousculaient nombreux, denses, drôles, émouvants. Je respectais ces moments de silence, de retour en arrière, ces retrouvailles avec Florent.
   Tout laissait transparaître une amitié exceptionnelle forgée au fil des milliers de kilomètres de galère, de rude compagnonnage dans ce métier le plus dur au monde, mais aussi au fil d'énormes éclats de rire quand le soleil éclairait leur route parsemée de podiums et de bouquets de fleurs. Cette amitié est sortie intacte des outrages du temps. Aujourd'hui encore, ils se considèrent comme deux frères. Et ils en sont heureux.
   Par le livre que je consacre aujourd'hui à Florent Mathieu, je veux rendre hommage à « ce Borain de légende » qui est la quintessence de cette race téméraire, courageuse, bonne comme le pain.
   Elle a su soulever des montagnes, elle le pourra encore à l'avenir. Le témoignage de Florent est un chant d'espoir. Comment ce jeune Quaregnonnais est-il parti à la conquête de la gloire et d'une célébrité exceptionnelle ? Tout simplement par l'accomplissement de sa tâche de coureur cycliste. Mais vous y ajoutez le panache, la furia qu'aucun travers n'a jamais pu étioler.
   Et pourtant il aurait tellement eu de raisons de baisser les bras. Ne disait-on pas à l'époque que s'il avait été payé à la crevaison, il aurait été millionnaire ? Les incidents techniques de Florent étaient redoutés dans le peloton car ceux qui, par chance, avaient pu prendre les devants craignaient un retour de manivelle, une remontée de tout le peloton sans « sucer les roues », un matraquage rageur qui allaient les laisser exténués à plusieurs minutes du Borain.
   Florent tirait sa force d'une jeunesse passée dans une famille socialement peu favorisée, mais unie, chaleureuse, où l'essentiel était donné : « un esprit sain dans un corps sain ».
   Avec ce don de ses parents, il allait se bâtir une vie professionnelle et sociale exemplaire.
   Il est difficile de reconstruire le passé avec des « si ». Mais supprimez cinq ans de dure captivité alors qu'il était en pleine ascension, sa condition trop souvent habituelle de « porteur d'eau » et vous auriez un palmarès bien plus éloquent.
   Mais ses supporters le savaient et lui ont fait des triomphes comme le Borinage n'en avait jamais connu. Ce n'était pas volé. Florent est aussi un modeste. Un vrai !
   Je ne vous dis pas toutes les ruses qu'il fallut déployer pour qu'il accepte qu'on écrive un livre sur sa carrière.
   Un jour, à sa façon, sans crier « gare », mais dans un grand sourire, il m'a dit qu'il était d'accord.
   Tout restait à faire.
   Ensemble, nous sommes allés au fil du temps d'anecdote en anecdote, de photo en photo afin que l'étoile de Florent Mathieu brille plus longtemps que la tradition orale.

8 euros (code de commande : 01182).


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[MONS]. Là où l'art et l'histoire vivront. Mons - 6 chantiers muséaux. Bruxelles - Mons, Éditions CIVA - Ville de Mons, 2012. In-4° (247 x 284 mm.) sous cartonnage illustré d'éditeur, 101 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bon état.
   
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la Salle Saint-Georges, à Mons, du 11 février au 22 avril 2012.


En quatrième de couverture :
   Dans le cadre de 2015, Mons capitale européenne de ia Culture, la Ville ouvrira 6 nouveaux lieux museaux. Elle a confié la mission à des architectes et à des spécialistes renommés de sublimer six lieux emblématiques de la mémoire montoise. Le beffroi et les minières néolithiques de Spiennes ainsi que la ducasse rituelle de Mons par le biais d'un espace dédié au mythe de Saint-Georges et du Dragon (Mont-de-Piété), reconnus patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO mettront en évidence leur histoire au travers de centres d'interprétation. La chapelle des Ursulines accueillera l'Artothèque, la Machine à eau, le Centre d'interprétation d'histoire militaire et ia Maison Jean Lescarts, l'Historium. C'est ce patrimoine riche et diversifié ainsi que la nouvelle politique culturelle de la ville de Mons que ce livre valorise par une diversité de propos et d'illustrations.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Elio Di Rupo et Marc Barvais.
   - Lieux culturels et développement urbain, par Jean-François Pousse.
   - Une stratégie architecturale, par Christophe Pourtois.
   - Introduction aux 6 chantiers museaux, par Xavier Roland.
   - Artothèque.
      - Chapelle des Ursulines - Présentation du lieu, par Michel De Reymaeker et Sophie Simon.
      - Présentation du projet architectural, par l'association Gigogne-L'Escaut.
   - Historium.
      - Maison Jean Lescarts - Présentation du lieu, par Michel De Reymaeker et Sophie Simon.
   - Centre d'interprétation d'Histoire militaire.
      - Machine à eau - Présentation du lieu, par Guillaume Blondeau.
      - Présentation du projet architectural, par Pierre Hebbelinck et Pierre de Wit.
   - Sites UNESCO.
      - Trois écrins exceptionnels, par Manuela Valentino.
      - Centre d'interprétation du mythe de saint Georges et du dragon.
         - Mont-de-Piété - Présentation du lieu, par Manuela Valentino.
         - Saint Georges, « El Biète » et les Montois, par Patrick Absalon.
         - Présentation du projet architectural, par Virtualis.
      - Centre d'interprétation du beffroi.
         - Beffroi - Présentation du lieu, par Manuela Valentino.
         - Présentation du projet architectural, par Odon Dupire et Lucette François.
      - Centre d'interprétation des Minières néolithiques de Spiennes.
         - Minières néolithiques de Spiennes - Présentation du lieu, par Manuela Valentino.
         - Présentation du projet architectural, par H. & V. Holoffe Vermeesch.

15 euros (code de commande : 03036).


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[MONS - COURS DE JUSTICE]. Les Cours de justice de Mons. Photographies de Pierre Peeters. Bruxelles, Luc Pire, 2008. In-4° (266 x 265 mm.) cous cartonnage et jaquette d'éditeur, 132 p., exemplaire en très bon état, peu courant.



Sur la jaquette :
   Le 2 mai 2007, en présence de Son altesse royale le Prince Phillipe, les Cours de Justice de Mons furent inaugurées. Elles font partie d'un vaste programme visant à doter la « Justice » de nouvelles infrastructures et sans doute les « affaires » qui ont secouées [sic !] la Belgique dans les années nonante ont été le déclencheur pour une nouvelle image de la Justice.
   Jacques Van Belle précise dans son texte que « l'Institution judiciaire doit s'exercer, à l'instar de l'Institution civile ou religieuse, au cœur de la Cité – « Polis » au sens grec –, au milieu de l'activité urbaine. Les édifices publics comme l'Hôtel de Ville, le théâtre, le musée, l'église ou le Palais de Justice sont des lieux majeurs de la ville : ils représentent des signes, des points de repère et d'identification, liés à ses activités institutionnelles. Nier cela, c'est nier le sens de la ville. » Le site en friche de l'ancien abattoir de la Cité du Doudou fut choisi, et la rue du Marché au Bétail fut heureusement rebaptisée « rue des Droits de l'Homme ».
   Il fallait donc construire un complexe aux dimensions importantes dans l'intra-muros montois, défier le format triangulaire du terrain, intégrer la Tour valenciennoise – l'unique vestige hors sol de la deuxième enceinte médiévale –, offrir aux magistrats et autres gens de Justice un bâtiment à l'image de leur Institution, à la fois imposante et majestueuse mais avant tout accueillante. Tel fut l'énorme défi à relever pour les architectes.
   Le chantier a été dirigé par la Régie des Bâtiments, sous la responsabilité du directeur de la Province de Hainaut, l'architecte Jacques Van Belle, assisté de Jacqueline Fionville, ingénieur architecte de la Faculté polytechnique de Mons. Quant à l'auteur de projet, il s'agit du groupe A.U.R.A. (Atelier d'Urbanisme, de Réhabilitation et d'Architecture) constitué de trois architectes associés : Jean Barthélémy, professeur émérite d'architecture à la Faculté polytechnique de Mons et deux de ses anciens élèves Benoît Jonet et Michel Poulain. Dans cette équipe, c'est ce dernier qui, dès les premières esquisses du projet jusqu'à la réception provisoire, a joué le rôle d'associé principal, en parfaite symbiose avec le premier nommé, en véritable « cheville ouvrière » de ces Cours de Justice. Quant aux entreprises, elles étaient constituées autour d'un triumvirat formé des entreprises Galère, Dherte et Blaton.
   À travers le point de vue du Premier Président de la Cour d'Appel, d'une historienne de l'art, de l'architecte-concepteur, d'un sociologue et de l'architecte-directeur de la Régie des Bâtiment, ce bâtiment vous dévoilera une partie de ces secrets et de ces trésors architecturaux.
   Le photographe Pierre Peeters n'a pas voulu faire un livre conventionnel d'architecture, il nous entraîne avec ses images à regarder ce bâtiment où la lumière naturelle omniprésente fait vivre le bâtiment avec des jeux d'ombre et de lumière renforçant les lignes courbes exploitées à l'extrême par les architectes.
   Au visiteur, obligé ou non, des Cours de Justice de laisser courir son propre regard sur les murs noirs de la salle des pas perdus et de le laisser poursuivre son chemin au gré des lignes à la recherche des détails. Ce livre offre une clef de lecture. Les Cours de Justice de Mons resteront dans l'histoire de l'architecture moderne du 21e siècle un exemple des plus remarquables et qui répondent à la conception de la Justice d'aujourd'hui.
Table des matières :
   - Préface, par Hervé Hasquin.
   - Une cathédrale-spatiale, par André Stevens.
   - En guise d'introduction, par Jean Barthélemy.
   - Inauguration des Cours de Justice, par Jean Barthélemy.
   - Rêveries d'un juge solitaire, par Jean-Louis Franeau.
   - Un autre regard, par Colette Piérard.
   - Au commencement était..., par Colette Piérard.
   - À propos de l'atmosphère intérieure, par Jean Barthélemy.
   - Le parti pris architectural, par Colette Piérard.
   - Mons : des nouvelles infrastructures judiciaires à l'aube du 21e siècle, par Jacques Van Belle.
   - Deux réflexions complémentaires à propos des Cours de Justice, par Francis Hambye.
   - Bibliographie.

30 euros (code de commande : 00869).


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[NAPOLÉON Ier (Napoléon Bonaparte)]. LUCAS-DUBRETON (Jean) — Le culte de Napoléon. 1815-1848. Paris, Albin Michel, 1959. In-8° (138 x 211 mm.) broché, 468 p., exemplaire de la collection de Maurice Dernelle.


En quatrième de couverture :
   Spécialiste de l'histoire de la Restauration et de la Monarchie de Juillet, auteur d'un Louis XVIII, d'un Charles X, d'un Louis-Philippe, J. Lucas-Dubreton suit dans Le culte de Napoléon les sinuosités, les fluctuations de l'idée impériale dans l'opinion publique, depuis Waterloo jusqu'à l'aurore du Second Empire. Après les représailles royalistes, l'effondrement apparent du bonapartisme, celui-ci renaît insensiblement, malingre un jour, vivace le lendemain. Conspirations, attentats, émeutes se succèdent et le bonapartisme, qui n'est pas encore un parti, rassemble des fragments de plus en plus nombreux de la dévotion populaire à l'Empereur. La monarchie bourgeoise de Louis-Philippe, que la tradition – ou l'ignorance – ont revêtue d'un vernis de platitude, est en réalité l'une des plus explosives de notre histoire : épanouissement du romantisme, éclatement des fureurs populaires, choc des ambitions déçues, des aspirations nouvelles... Dans ce chaos le culte napoléonien trébuche parfois, puis se rétablit, se renforce ; en 1848, son réveil est si manifeste qu'il apparaît comme le seul fondement solide sur lequel puisse s'appuyer la nation.
   C'est le récit passionnant de ces trente-trois années si lourdes de conséquences que le lecteur trouvera ici avec des détails précis qui en font une sorte de résurrection.

12 euros (code de commande : 02925).


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PEREC (Georges) — Je me souviens. Les choses communes I. Paris, Hachette Littératures, 1978. In-8° (130 x 200 mm.) collé, 147 p., (collection « Textes du XXe Siècle »).


En quatrième de couverture :
   Ces « je me souviens » ne sont pas exactement des souvenirs, et surtout pas des souvenirs personnels, mais des petits morceaux de quotidien, des choses que, telle ou telle année, tous les gens d'un même âge ont vues, ont vécues, ont partagées, et qui ensuite ont disparu, ont été oubliées ; elles ne valaient pas la peine d'être mémorisées, elles ne méritaient pas de faire partie de l'Histoire, ni de figurer dans les Mémoires des hommes d'État, des alpinistes et des monstres sacrés.
   Il arrive pourtant qu'elles reviennent, quelques années plus tard, intactes et minuscules, par hasard ou parce qu'on les a cherchées, un soir, entre amis ; c'était une chose qu'on avait apprise à l'école, un champion, un chanteur ou une starlette qui perçait, un air qui était sur toutes les lèvres, un hold-up ou une catastrophe qui faisait la une des quotidiens, un best-seller, un scandale, un slogan, une habitude, une expression, un vêtement ou une manière de la porter, un geste, ou quelque chose d'encore plus mince, d'inessentiel, de tout à fait banal, miraculeusement arraché à son insignifiance, retrouvé pour un instant, suscitant pendant quelques secondes une impalpable petite nostalgie.

9 euros (code de commande : 03015).


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[PHOTOGRAPHIE - PHOTOGRAPHES RUSSES]. Au long de la Volga - Langs de Volga. Maîtres de la photographie russe au XIXe siècle - Meesters van de 19e-eeuwse russische fotografie. Bruxelles, Europalia International, 2005. In-4° (230 x 280 mm.) broché sous couverture à rabats, 96 p., nombreuses illustrations, édition bilingue (français - néerlandais), exemplaire en parfait état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la Bibliothèque royale de Belgique, à Bruxelles, du 21 octobre 2005 au 11 février 2006.


En quatrième de couverture :
   La Volga, l'un des plus grands fleuves du monde, est un symbole cher à la Russie. Chantée par de nombreux poètes et écrivains, elle s'est également imposée comme l'un des sujets favoris des premiers grands photographes russes.
   Les albums du XIXe siècle évoquent ainsi les paysages, les villes et les marchés mais aussi les populations – Kalmouks, Tchouvaches, Mordves, Tatars ou Bachkirs – des multiples régions traversées par la Volga, de sa source, près de Tver, jusqu'à la mer Caspienne. L'ensemble en vient à proposer, avec une étonnante acuité visuelle et une rare poésie, un reflet fidèle de la Russie profonde de l'époque pré-révolutionnaire.

12 euros (code de commande : 02697).


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PICARD (Alexandre) — Le journal de route d'un soldat de la Grande Armée. Avant-propos de Jean de Mitty. Gilly, L'Amitié par le Livre, 1946. In-8° (139 x 195 mm.) broché sous couverture à rabats, 58 p., exemplaire numéroté sur vélin blanc (n° 716).


Avant-propos :
    L'auteur de ces mémoires s'appelait Alexandre Picard, dit « le Russe ». Ce surnom lui était venu, dans son village, à cause de la campagne de 1812, durant laquelle il avait été blessé et fait prisonnier, et dont il narrait, aux veillées, les épisodes émouvants.
   Alexandre Picard est né en 1786, à Villeneuve-le-Roi et il est mort, dans la même localité, le 13 d'août 1853. Il a donc connu le règne de Louis XVI, la Révolution, le Directoire, le Consulat, le Premier Empire, les deux Restaurations, la Monarchie de Juillet, la seconde République et le commencement du Second Empire.
   Réformé pour ses blessures, à son retour de Russie et admis, pendant les Cent-Jours, à l'hôtel des Invalides, comme pensionnaire libre, il se retira dans son village natal et s'y adonna à la culture des champs. Mais il n'abandonna point, pour cela, le métier des armes. Les connaissances qu'il avait des choses de la guerre et la grande estime dont il jouissait parmi ses concitoyens, lui valurent d'occuper, dans la garde nationale, un rang des plus honorables. Il y exerça, en effet, les fonctions de capitaine et se distingua, comme tel, aux Trois-Glorieuses.
   En 1853, l'année même de sa mort, il obtint une médaille en or. Cette récompense tardive lui fut attribuée, non point, comme on pourrait le croire, à titre de vétéran, mais pour l'excellence de certains travaux agricoles et, notamment, pour quelques forts beaux légumes qui figurèrent, avec distinction, dans une exposition départementale.
   C'est là, modeste et simple, toute la biographie d'Alexandre Picard. Il n'en est point de plus touchante. Elle contient, en quelques traits, toute l'histoire d'une époque : l'existence anonyme et humble, de tous ces petits paysans de France qui parcoururent le monde à la suite des aigles impériales.
   J'ai trouvé ces mémoires à Versailles, chez les descendants de Picard. Ils y étaient conservés pieusement. Ce sont de vieux feuillets, jaunis par le temps, détrempés par les neiges de Russie, fatigués par le long voyage qu'ils firent, en 1814, de Sarotof à Paris. Ils ont été écrits au jour le jour, sur la giberne, dans les bivouacs. Maintes pages ont été tracées au grondement du canon, après une bataille, ou sur un lit d'hôpital, ou bien en cours de route, dans les plaines glacées de la Russie, en Pologne, en Allemagne.
   Il n'y faut point chercher des récits littéraires, du pathétique à la Marbot. C'est un paysan qui parle. Il ne s'inquiète que de ce qui le concerne, de sa nourriture, de son bien-être, de ses blessures, de ses souffrances. Le reste, il le note en passant, à l'aventure, brièvement.
   Tout de même, malgré la naïveté des remarques et le défaut de détails plus précis, ces pages constituent un admirable document d'histoire. Elles nous révèlent ce qu'était l'âme du soldat napoléonien, sa douceur résignée, son courage, sa fermeté et son dévouement, un dévouement inébranlable, fait de bonne humeur et d'une très noble conscience du devoir.
   J'ai respecté scrupuleusement le texte manuscrit, ses incorrections, ses expressions un peu crues. Il n'en a ainsi que plus de saveur.
   Ceux-là aimeront ces souvenirs de guerre d'un soldat de la Grande Armée, qui aiment la France d'autrefois et qui ne songent pas, sans un peu de mélancolie, aux grands jours de son histoire.


 

10 euros (code de commande : 02946).


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PIGEON (Jean) — Jean Pigeon. Textes critiques sur 50 artistes belges. Préface de Jacques Franckx, avant-propos de Serge Goyens de Heusch. Bruxelles, Éditions de la Fondation pour l'Art Belge Contemporain, 1992. In-4° (250 x 250 mm.) broché, 131 p, nombreuses illustrations en noir et en couleurs, tirage limité à 1000 exemplaires.
   Un ouvrage de référence peu courant qui se termine par une riche bibliographie. 


Liste des artistes :
  Gabriel Belgeonne, Gaston Bertrand, Bram Bogart, Micheline Boyadjian, Roland Breucker, Pol Bury, Zéphir Busine, Fernand Carette, Jo-Anne Caron, Georges Collignon, Pierre Courtois, Francis De Bolle, Gilbert Decock, Anne Deglain, Jo Delahaut, Camile De Taeye, Roger Dudant, Gilberte Dumont, Francis Dusepulchre, Jo Dustin, André Eijberg, Daniel Fauville, Marc Feulien, Jean-Michel Folon, André Goffin, Arthur Grosemans, Jacques Guilmot, Christian Heckscher, Willy Helleweegen, Jacques Lacomblez, André Lambotte, Lismonde, Jean-Marie Mahieu, Cécile Massart, Marina Mayer, Robert Michiels, Michel Mineur, Jacques Muller, Maurice Pasternak, Peji, Luc Perot, Jean Rets, Toma Roata, Christian Rolet, Paul Schrobiltgen, André Sprumont,,Georges Vandenbosch, Louis Van Lint, Marcel Vintevogel, Francis Vloebergs.

30 euros (code de commande : 02966).


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RAVEZ (Walter) — Le folklore de Tournai et du Tournaisis. Dessins originaux exécutés par Edmond Messiaen avec la collaboration de Jules Messiaen. Tournai - Paris, Casterman, 1949. In-8° (200 x 255 mm.) sous reliure et étui d'éditeur, 506 p., illustrations in et hors texte, un des 400 exemplaires numérotés réservés aux souscripteurs (n° 376), exemplaire en bon état.
   
Édition originale.


Avant-propos :
   Les auteurs s'accordent souvent la satisfaction de penser qu'en publiant une étude, ils ont comblé une lacune. Je serai obligé d'user de cette générosité vis-à-vis de moi-même, car l'unique préoccupation qui m'a inspiré en écrivant ce livre, dont ce sera sans doute le seul mérite, a été précisément d'apporter une pierre modeste, mais qui manquait, au magnifique édifice que les historiens et archéologues tournaisiens ont élevé à la gloire de leur cité. Leurs travaux ne devaient pas les conduire vers un examen attentif des menus faits de la vie domestique et privée ; uniquement pénétrés des événements politiques, des grands courants sociaux, des annales religieuses, ils ne pouvaient se soucier de noter les souvenirs qui touchent au cœur, à l'âme et à l'esprit du peuple. Certes, Tournai ancien et moderne restera le livre de chevet de tous les Tournaisiens curieux de leur passé ; mais les faits folkloriques qui émaillent cette abondante monographie locale ne forment qu'un accessoire dont Bozière ne cherchait pas à exagérer l'intérêt.
   Le folklore comptait-il d'ailleurs chez nous, il y a une trentaine d'années ? Le mot lui-même eût laissé indifférentes les masses qui n'en auraient compris ni le sens ni l'objet. Seuls quelques spécialistes en approfondissaient les phénomènes et les manifestations. Notre pays cependant, se laissant entraîner par l'exemple qui lui venait de toutes les nations européennes, se mit à considérer l'importance des faits qui se rattachent à la vie populaire ; des cercles d'études se créèrent, des revues à caractère scientifique ou anecdotal surgirent dans nos provinces ; des expositions furent organisées, des musées ouvrirent leurs portes et, peu à peu, l'opinion publique se rendit compte qu'une science qui se préoccupait de recueillir et d'analyser les documents relatifs aux mœurs, aux coutumes, aux légendes, aux divertissements, aux jeux, aux croyances, aux travaux, aux dictons météorologiques, aux remèdes, aux superstitions, offrait des sujets d'études passionnants et respectables qui n'étaient pas un passe-temps de dilettantes, mais une source d'émotions collectives : le folklore venait de toucher la sentimentalité de toutes les couches sociales.
   Le folklore de Tournai et du Tournaisis possède-t-il les insondables et troublantes richesses de celui des Ardennes et de la Flandre ? Aucunement. Nos mœurs se sont rapidement disciplinées et ont nivelé les particularités naïves et originales qui constituent la civilisation des simples. Mais notre folklore se traduit par des manifestations qui sont exclusivement de chez nous et, tel qu'il est, il représente l'héritage de nos aïeux que nous avons le devoir de sauver au moment où il n'est pas encore totalement disparu de toutes les mémoires. C'est pourquoi, sans prétention et sans souci de vaine littérature, mais avec la sincérité qu'il faut apporter dans l'analyse des faits d'observation, dans le rapport des usages révolus et la transcription des traditions orales, j'ai cherché à recueillir nos chers et pittoresques souvenirs tant que des vieux Tournaisiens, attachés à leurs coutumes, pouvaient encore nous renseigner sur la vie d'autrefois.
   Au fond, nos archives n'avaient pas été dépouillées sous cet aspect ; et pourtant, elles détenaient tous les secrets de l'existence et de la mentalité de nos aïeux. À présent qu'elles ont disparu dans l'irréparable et tragique tourmente de mai 1940, je dois à des notes que j'y avais puisées au hasard de mes recherches autant qu'aux précieux documents rassemblés au Musée de Folklore, dont la bibliothèque a été providentiellement sauvée, la possibilité de vagabonder dans un domaine peu exploré jusqu'ici.
   J'aurai pleinement atteint mon but si je suis arrivé à fixer les principales expressions de la vie tournaisienne à des époques qui n'étaient ni sans charme ni sans grandeur ; à susciter chez les jeunes une réflexion qui ne devrait jamais être indifférente vis-à-vis de l'apport des générations qui les ont précédés ; à fournir à mes concitoyens une leçon de fidélité à leurs traditions, de respect pour leurs ancêtres, d'amour de la Cité ; à offrir enfin à mes collègues des éléments utiles pour les études comparatives qui constituent l'une des préoccupations les plus essentielles des folkloristes.


 

50 euros (code de commande : 02086).


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[SADE (Donatien Alphonse François de)]. LELY (Gilbert) — Vie du marquis de Sade. Liminaire de Philippe Sollers. Paris, Mercure de France, 1989. In-8° (140 x 205 mm.) broché, 693 p.


En quatrième de couverture :
   
Publiée pour la première fois en deux volumes (1952 et 1957), plusieurs fois rééditée, ici préfacée par Philippe Sollers, la Vie du marquis de Sade de Gilbert Lely (1904-1985), est une recherche unique sur la vie et l'œuvre de l'écrivain le plus controversé du XVIIIe siècle.
   Grand poète et historien, Lely présente ainsi sa méthode :
   « Idolâtre de l'heure et du nom et du lieu, toujours imbu du respect sacré de la plus chétive circonstance, parce qu'elle a été vécue, nous n'avons voulu tendre à rien de moins qu'à la « recherche du temps perdu », dans les fastes maudits du marquis de Sade. »
Présentation de l'édition de 1965 chez Jean-Jacques Pauvert :

   Sauf en quelques textes trop courts de Maurice Heine, la vie du marquis de Sade n'avait inspiré jusqu'à présent que des ouvrages hâtifs ou fantaisistes, ne méritant aucune créance. Il devenait nécessaire qu'un travail suffisamment développé, et conçu selon une scrupuleuse méthode historique, fût enfin consacré à l'un des plus grands écrivains dont puisse s'honorer notre littérature.
   C'est à quoi Gilbert Lely, sadiste passionné et rigoureux, après avoir réuni une énorme documentation inédite, s'est employé dans son ouvrage.
   Mais il ne suffisait pas de retracer l'existence aventureuse du marquis. Il importait que fût étudiée son œuvre complexe et féconde. Aussi, trois longs chapitres de Lely sont-ils consacrés à l'examen, jamais encore entrepris, de la totalité des ouvrages de Sade, publiés à ce jour ou demeurés inédits. Désormais l'histoire littéraire ne souffrira plus d'une lacune qui devenait irritante, à une époque où les livres du marquis ne cessent d'engendrer de nouvelles admirations.
   Indiquons également que dans l'ouvrage de Gilbert Lely, d'une netteté d'expression peu commune, et dont la forme ardente et serrée recouvre parfaitement son objet, le récit des faits et gestes du citoyen Sade, de 1790 à 1800, basé sur quatre dossiers inédits des Archives nationales, constitue en même temps une contribution non négligeable à l'histoire générale de la Révolution française.
   C'est jour après jour que Gilbert Lely, « fétichiste du réel », est parvenu à suivre son héros, dont l'existence dramatique traverse les règnes de Louis XV et de Louis XVI, la période révolutionnaire, le Directoire, le Consulat et l'Empire : « Idolâtre de l'heure, et du nom, et du lieu, écrit l'auteur dans sa préface, toujours imbu du respect sacré de la plus chétive circonstance, parce qu'elle a été vécue, nous n'avons voulu tendre à rien de moins qu'à « la recherche du temps perdu » dans les fastes maudits du marquis de Sade. »

15 euros (code de commande : 02926).


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[SAUL (Peter)]. DECRON (Benoît), STORR (Robert) et TRONCHE (Anne) — Peter Saul, rétrospective. Paris, Somogy, 1999. In-4° (252 x 288 mm.) sous cartonnage illustré d'éditeur, 65, [90 (planches en couleurs)], 10 p., édition bilingue (français-anglais), exemplaire en très bon état avec un dessin original de l'artiste en dédicace.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition organisée au Musée de l'Abbaye Sainte-Croix, aux Sables d'Olonne, du 26 juin au 26 septembre 1999, au Musée de l'Hôtel Bertrand, à Châteauroux, du 22 octobre au 31 décembre 1999, au Musée des Beaux-Arts, à Dole, du 15 janvier au 2 avril 2000 et au Musée des Beaux-Arts, à Mons, du 16 avril au 25 juin 2000.


Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Le principe de Peter, par Robert Storr.
   - True Crime, par Benoît Decron.
   - Peter Saul, l'inventeur, par Anne Tronche.
   - Peter Saul sous le feu des questions.
   - Catalogue.
   - Biographie, expositions, publications.

 

100 euros (code de commande : 02952).


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SEALE (Patrick) et McCONVILLE (Maureen) — Drapeaux rouges sur la France. Les causes, les thèmes, l'avenir d'une révolution. [Titre original : French Revolution 1968.] Traduit de l'anglais par Jean-René Major. Paris, Mercure de France, 1968. In-8° (140 x 205 mm.) broché, 250 p., illustrations hors texte, couverture un peu défraîchie.



En quatrième de couverture :
   On a déjà beaucoup parlé des événements de mai et de juin 1968 : en un mois, l'édifice apparemment sans fissure de la politique et de la société françaises se lézardait de toutes parts, et l'on put croire un instant que le régime de la France était menacé dans son existence même. Au pourquoi, au comment, qui sont venus à tous les esprits, aucune réponse satisfaisante n'a encore été donnée. Aussi le propos des auteurs de ce livre n'est-il pas simplement de reconstituer ces journées qui ont inquiété le monde, mais plus profondément, de les recréer : elles ont des causes, mais aussi des auteurs. Elles ont un passé, une démarche souterraine et cohérente, une réalité, un sens. Elles ont, enfin, une fois terminées, des prolongements et une portée d'une importance fondamentale, et remettent en question toute une part de l'avenir de la France.
   Correspondants à Paris du grand journal britannique l'Observer, Maureen Mac Conville et Patrick Seale étaient mieux placés que quiconque pour mesurer l'événement. Ils ont vécu les affrontements, interrogé les dirigeants et les acteurs, analysé les causes et les conséquences. Avec le recul, sinon du temps, du moins de l'espace, ils permettent de savoir, de comprendre et de prévoir.

10 euros (code de commande : 00888).


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STAQUET (Willy) — La Sidérurgie en Belgique avant et pendant la période romaine. Avant-propos par Germaine Faider-Feytmans. [Charleroi], s.n., [1967]. In-8° (150 x 220 mm.) agrafé, 48 p., exemplaire en parfait état.
   
Une publication rare et qui a été très peu diffusée !


Avant-propos :
   C'est à une tâche ingrate, mais utile, que s'est astreint M. Willy Staquet, en réunissant dans son travail sur La sidérurgie en Belgique avant et pendant la période romaine des données éparses concernant l'histoire de l'industrie du fer en nos régions, aux plus hautes époques,
   À l'heure où l'étude des techniques est à l'ordre du jour, où, parallèlement aux recherches des laboratoires, paraissent des ouvrages d'ensemble de caractère encyclopédique sur ces sujets, un état de la question centré sur une des industries du passé belge est loin de manquer d'intérêt.
   L'étude de M. Staquet est basée sur des faits et des conclusions déjà publiée, mais leur regroupement même ne laisse pas d'être utile aux chercheurs.
   Enfin et surtout, ce travail intéressera tous ceux gui se penchent sur notre passé et sur l'émouvante activité des métallurgistes qui, il y a deux mille ans déjà, œuvraient, sans doute empiriquement, mais dont l'effort obscur constitue une forme de préfiguration de nos industries contemporaines.

12 euros (code de commande : 02446).

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TIBET (pseudonyme de Gilbert Gascard) et DUCHÂTEAU (André-Paul) — Ric Hochet. Intrigue au « Ji Butch ». [Houdeng-Gœgnies], BD First, 1998. In-8° (240 x 85 mm.) agrafé, [32] p., exemplaire en très bon état. 


Note de l'éditeur :
   Intrigue au « Ji Butch » est une enquête de Ric Hochet de 26 bandes publicitaires réalisées en 1968 pour le compte des magasins Ji Butch. Ces bandes étaient parues dans Tintin (édition belge) du numéro 47 de 1968 au numéro 17 de 1969 et dans Spirou du numéro 1597 (1968) au numéro 1620 (1969).
   Jusqu'à présent inédite en album, cette histoire éveille chez ses auteurs des sentiments divers :
   - Tibet : « Mais c'est très mauvais ! Je ne sais plus où sont les dessins originaux... »
   - A.P. Duchâteau :« Ah oui, je me rappelle... C'est une bonne idée de publier cette histoire ! »
   - Le Lombard : « Désolé mais les films ont été détruits ! »
   Une enquête digne (!?) de Ric Hochet fut menée pour rassembler ce matériel. Nous vous invitons donc à (re)découvrir cette excellente (mais si, mais si) histoire pour (au moins) deux bonne raisons : le dessin soigné rappelle l'ambiance des années 60 et les dialogues trahissent le goût des auteurs pour les bons mots.

35 euros (code de commande : 02917).

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TILLIÈRE (Nicolas) — Histoire de Jamoigne. Arlon, Imprimerie et Lithographie F. Bruck, 1909. In-8° (185 x 270 mm.) demi-toile bleue, 254 p., illustrations hors texte.
   Extrait des Publications de l'Institut Archéologique du Luxembourg, 1909. Tome XLIV des Annales.


Table des matières :
   Chapitre I. Temps préhistoriques.
   Chapitre II. Paroisse de Jamoigne.
   Chapitre III. Incorporation de l'église.
   Chapitre IV. Affranchissement de Jamoigne.
   Chapitre V. Premiers curés connus.
   Chapitre VI. Filiales et sous-filiale.
   Chapitre VII. Bois communaux.
   Chapitre VIII. Noblesse.
   Chapitre IX. Clergé.
   Chapitre X. Institutions.
   Chapitre XI. Révolution française.
   Chapitre XII. Jamoigne contemporain.
   - Appendices.

35 euros (code de commande : 02890).

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TILLON (Charles) — Les F. T. P. La guérilla en France. Nouvelle édition. Paris, Julliard, 1967. In-8° (140 x 213 mm.) sous reliure et jaquette d'éditeur, 386 p. 


En quatrième de couverture :
   Ce témoignage de la Résistance armée s'appuie non seulement sur une documentation minutieuse et de première main, mais aussi sur quelques mises au point d'un intérêt capital. Après avoir établi que les premières organisations de la Résistance entrèrent en activité clandestine dès l'été 1940, Charles Tillon s'applique à mettre en lumière le rôle important joué par les F.T.P. (Francs-tireurs et partisans français), créés par les Communistes, dans la formation des Forces françaises de l'intérieur, puis dans les combats de la Libération. Une solide étude du plan insurrectionnel conçu et réalisé par la Résistance, de la conduite de cette insurrection et de la contribution stratégique des forces de la Résistance à la libération du sol national ; des études particulières sur certaines opérations (Vercors, Marseille, insurrection parisienne), enfin une analyse de la politique du général de Gaulle et de ses bureaux londoniens vis-à-vis des principaux groupements de la Résistance, font que ce livre important et passionnant complète, et sur de nombreux points renouvelle entièrement notre connaissance de l'histoire de la clandestinité entre 1940 et 1944.

10 euros (code de commande : 02980).

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VALÉRY (Paul) — L'idée fixe suivie de Socrate et son médecin. [Paris], Éditions à l'Étoile, 1946. In-8° (168 x 254 mm.) broché, 179 p., un des 500 exemplaires numérotés sur vélin de Rives (n° 141), non coupé et en très bon état.


Avis au lecteur :
   Ce livre est enfant de la hâte. On le donne pour ce qu'il est : une œuvre de circons­tance et tout improvisée. Quoiqu'elle fût destinée à un public des plus attentifs – le corps médical – il fallut faire vite, et donc assumer tout ce qu'emporte de risques, d'imprudences et d'impuretés, la précipitation dans le travail. Quand le terme presse l'esprit, cette contrainte extérieure l'empêche de soutenir les siennes propres. Il néglige les beaux modèles qu'il s'est formés ; il se relâche de sa rigueur ; il se décharge par le plus court, selon ses moindres résistances, et se répond par ses hasards.
   Mais c'est bien là ce qui s'observe constamment dans les entretiens familiers. Entre personnes qui se connaissent assez pour qu'elles ne puissent se méprendre sur la proportion du sérieux et du non-sérieux qui compose leur dialogue, tout se réduit à la légèreté d'une partie sans conséquence. Comme les rois qui sont peints sur les cartes à jouer, les plus graves sujets sont jetés sur le tapis, repris, mêlés à tous les riens du monde et de l'instant...
   Il en est ici tout de même. On n'y propose pas du tout à la réflexion du lecteur les « idées » que nos hommes à la mer s'envoient et se renvoient, mais cet échange même : elles ne sont que les accessoires d'un jeu dont la vitesse est l'essentiel. Ces messieurs perdent vivement leur temps ; ce ne sont que les « premiers termes » de ce qu'ils pourraient peut-être dire qu'ils disent, et l'on ne se flatte pas que « l'Implexe » ni « l'Omnivalence » soient pris pour autre chose que des amusements sans conséquence. Il est vrai que la plupart des notions dont on use en Psychologie ne sont, en vérité, pas beaucoup plus « commodes », ni plus précises que celles-ci.
   Quant à la forme, l'Auteur, sollicité de près (comme on l'a dit) de mener rondement son ouvrage, a donc pris le parti d'imputer le désordre de son esprit sous pression de temps au désordre et à la divagation naturelle d'une conversation toute libre ; et il a dû se résoudre à « écrire comme on parle », – conseil qui peut-être était bon à l'époque où l'on parlait bien.


35 euros (code de commande : 03006).

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VAN EECKHOUT (Marie-Thérèse) — Woluwe-Saint-Lambert. Esquisse historique. Préface par Albert Marinus. Woluwe-Saint-Lambert, Moderna, 1953. Grand in-8° (210 x 264 mm.) broché, 214 p., illustrations.



Table des matières :
   - Préface.
   - Introduction.
   Chapitre I : Les origines et les aspects géographiques de Woluwe-Saint-Lambert.
   Chapitre II : Les origines historiques de Woluwe-Saint-Lambert.
   Chapitre III : Les souvenirs du passé.
   Chapitre IV : Le Woluwe-Saint-Lambert d'aujourd'hui.
   Chapitre V : Les noms de rues à Woluwe-Saint-Lambert.
   - Appendice.

15 euros (code de commande : 00727).

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VERGÈS (Jacques), ZAVRIAN (Michel) et COURRÉGÉ (Maurice) — Le droit et la colère. Paris, Les Éditions de Minuit, 1960. In-8° (120 x 187 mm.) broché, 174 p., (collection « Documents »), exemplaire non coupé.
   Exemplaire du tirage courant de l'édition originale de cet ouvrage publié en pleine guerre d'Algérie.


En quatrième de couverture :
   Les trois avocats du barreau de Paris auteurs de cet ouvrage ont adressé il y a quelque temps un mémoire au Comité international de la Croix Rouge. Ils y attiraient notamment l'attention de cet organisme sur le caractère proprement inouï de la nouvelle organisation judiciaire instituée par la France en Algérie.
   L'émotion provoquée par cette démarche, en France et dans le monde, n'est pas près de s'apaiser. C'est tout le principe en effet du droit dans les nations civilisées qui est mis en cause par le décret du 12 février 1960. Verrons-nous notre législation traditionnelle céder la place à ce que M. Michel Debré a appelé un jour, paradoxalement, « les droits légitimes de la colère » ? La question est posée.

30 euros (code de commande : 01927).

 

 

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