4 FÉVRIER 2026
sont issus de ma collection personnelle trop importante
pour être conservée...
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée par l'A.S.B.L. Statio Romana, au Musée Gallo-Romain de Waudrez, du 8 avril au 2 novembre 2025.
En quatrième de
couverture :
Malgré
son grand âge, la chaussée qui mène de Bavay
à Cologne, vestige archéologique antique, reste
bien inscrite dans le paysage de la Wallonie depuis plus de 2000
ans. De nombreuses fois remaniée, elle a été
utilisée au fil des siècles et continue à
l’être de nos jours sur de nombreux tronçons.
Le vicus de Vodgoriacum attesté
sur les itinéraires romains, aujourd’hui Waudrez près
de Binche, constitue la première station située
à une trentaine de kilomètres de la capitale des
Nerviens, Bavay.
Le Centre d’interprétation de la
Chaussée Romaine qui est installé au cœur même
du Vodgoriacum nous semblait l’endroit idéal pour
montrer au public comment cette importante voie de communication
et les agglomérations qui la jalonnent étaient représentées
dans la cartographie des XVIIe et XVIIIe siècles.
L’exposition qui a donné lieu à
cette modeste publication suscitera, nous l’espérons,
le développement d’un travail plus important afin
d’approfondir un sujet inédit et riche d’enseignement
historique...
25 euros (code de commande : 02198).
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GOOVAERTS (S.) — Un village inconnu. Waudrez l'ancien Vodgoriacum des Romains. Bruille. Sa seigneurie, ses seigneurs. Binche, Librairie de la Bibliothèque Choisie, 1933. In-8° (144 x 223 mm.) broché, 342 p., illustrations hors texte, une carte à déplier, exemplaire non coupé.
Table des matières
:
Avant-propos.
Première partie : Histoire du village
de Waudrez.
Chapitre préliminaire.
Topographie -
Cours d'eau - Superficie - Population - Noms, etc.
Chapitre I : Waudrez avant
et pendant la période romaine (57 avant J.-C. - 406 après
J.-C.).
Origine
- Préhistoire - Première mention - La Carte de Peutinger
- L'Itinéraire d'Antonin - Étymologie du nom - Situation
- Importance - Les chaussées romaines - La grande chaussée
de Bavai à Cologne - Le camp de Cicéron était-il
à Vodgoriacum ? - Bavai, principal point de concentration
des légions romaines - Vodgoriacum, à 12 milles
de Bavai - Vodgoriacum, village romain - Description d'une villa
- Vestiges de villae belgo-romaines dans les environs - Antiquités
trouvées à Waudrez - Une industrie locale : la céramique
? - Vodgoriacum était un gros bourg - Fut-il fortifié
? - Fin de la domination romaine - Destruction de Bavai et de
Vodgoriacum.
Chapitre II : Waudrez pendant
la période franque (406 - 873).
La Forêt
Charbonnière - C'est le Hainaut - Son étendue -
Waudrez est un village de la Charbonnière - D'où
vient ce nom ? Population de la Charbonnière - Repeuplement
de la Nervie par les empereurs romains - Les habitants de Vodgoriacum
à l'époque franque - Sa situation sur le chemin
des invasions l'expose aux dévastations des envahisseurs
- 388, Les Francs de la Germanie - 406, Les Vandales, Alains,
Suives, etc. - 432, Clodion et les Francs - Destruction de Vodgoriacum
- Qui étaient les Francs ? - Fondation du royaume des Francs
en Belgique - 455, Attila et les Goths - Nouvelle dévastation
- Deux siècles de paix -Vodgoriacum prospère - VIIe
siècle, Walderiego appartient à l'Austrasie sous
le gouvernement de Pépin de Landen - 698, Pépin
de Herstal - 715, Rainfroid. Dévastation - 717, Charles-Martel
- Charlemagne - Passe par Walderiego en 771 - Confirme la donation
de Pépin ; l'église de Walderiego appartient à
Chèvremont - Novum-Castellum - Les revenus de Walderiego
servent à l'entretien des 12 prêtres desservant l'église
Sainte-Marie de Chèvremont - Détails historiques
sur cette localité - 844, Confirmation par Louis le Pieux
et Lothaire - Walderiego dans le domaine de Charles le Chauve
- Charles à Leptines - Chasses des rois francs dans la
Charbonnière - Audriaca villa.
Chapitre III : Waudrez
sous les ducs de Lotharingie, les premiers comtes de Hainaut et
les empereurs d'Allemagne (873 - 1120).
Divisions
territoriales - Pagis vicairies, décuries, manses - La
vicairie de Waudrez ou de Lobbes - Les villages qui la composent
- Position - Les comtes qui la gouvernèrent - Saint Hidulphe
- Sigehard - Amulric - Richer - Garnier et Renaud - Godefroid
et Arnould - Herman de Verdun - Waudrez devient possession de
l'abbaye de Lobbes - Le polyptyque de Lobbes - Waldreia - Quelques
héritages à Waudrez ont-ils appartenu à Lobbes
dès la fondation ? - Les diplômes de Pépin
de Herstal, 691 et 697 - 885, Lobbes et tous ses biens sont donnés
à l'évêque de Liège - Situation favorable
des habitants de Waudrez aux IXe, Xe et XIe siècles - 880,
Dévastations des Normands - 905, Le manse Hamor - 955,
Invasion des Hongrois - 957, Misère, famine, rareté
de l'argent - 973, Othon II confirme à Notger la possession
de Lobbes et de ses biens à Waudrez - 980, Autre diplôme
du même - 1006, Diplôme de l'empereur Henri II - 1101,
Diplôme de l'empereur Henri III - Graves difficultés
financières de l'abbaye de Lobbes - Elle se dessaisit de
Waudrez.
Chapitre IV : Waudrez sous
les comtes de Hainaut (XIIe au XVe siècle).
Organisation
féodale ; alleu, fief, hérédité des
fiefs, relief, hommes de fiefs - Bauduin IV bâtit la forteresse
de Binche - Binche et Ëpinois, dépendances de Waudrez
- L'alleu de Waudrez - Physionomie du village à la fin
du XIIe siècle au point de vue féodal - Bruille,
centre de l'alleu de Binche - Charte de l'alleu de Binche du XIIe
siècle - Confirmation de cette charte par Charles-Quint
- Le châtelain Obert de Waudrez - Droits du comte de Hainaut
dans l'alleu - Le maïeur et la mairie de Bruille - Les échevins
de l'alleu - Les sergents et les forestiers - Droits et privilèges
des habitants - Amendes et répression des délits
- La prison de Waudrez - Le tourier ou geôlier de Waudrez
- La seigneurie foncière de Bonne-Espérance à
Bruille - Autres fiefs et rentes à Waudrez et Bruille.
Chapitre V : Waudrez pendant
les guerres du Moyen Âge, les troubles du XVIe siècle
et les Temps Modernes.
Guerres,
pillages, dévastations, réquisitions, contributions
de guerre, etc.
Chapitre VI : Waudrez ecclésiastique.
Religion
des Nerviens - Premières semences du christianisme - Superior,
évêque des Nerviens - Disparition du christianisme
- Le paganisme des Francs - Persistance jusqu'au VIIIe siècle
des pratiques païennes - 743, Concile de Leptines - Walderiego,
au point de vue religieux, au VIIIe siècle - La première
église de Waudrez - L'ecclesia, l'altare, la dîme
- Double juridiction à Waudrez - Bancroix - Le Chapitre
de Sainte-Waudru et celui de Cambrai, patrons de l'église
- Organisation du diocèse de Cambrai - Waudrez, siège
du décanat - Le curé de Waudrez et la dîme
de Battignies - Charte de Burchard, évêque de Cambrai
en 1120 - Autre charte du même en 1124 - Le décanat
de Binche - Deux bulles papales confirment la possession de l'autel
de Waudrez au Chapitre de Cambrai - Dîme du Chapitre de
Cambrai à Waudrez - Dîme du Chapitre de Sainte-Waudru
- Revenus de la cure.
Chapitre VII.
L'Église
de Waudrez - La Chapelle de Saint-Nicolas à Bruille - La
Chapelle de l'abbaye de Bonne-Espérance à Bruille
- La Chapelle de Notre-Dame de Walcourt à Waudrez - La
Chapelle de Notre-Dame de Haï à Waudrez - Les Curés
de Waudrez.
Deuxième partie : Bruille, sa seigneurie,
ses seigneurs.
Chapitre VIII : La seigneurie
de Bruille.
Étymologie
- Le hameau de Bruille - Autres « Bruille » - Liste
des seigneurs - La seigneurie - Le château et autres bâtiments
- Étendue du domaine ou Enclos de Bruille - Les étangs
- Étendue de la seigneurie. Droits du seigneur de Bruille
- Noms de la seigneurie. Érection en comté - Valeur
du fief de Bruille.
Les seigneurs de Bruille.
Chapitre IX.
Les «
de Bruille » - Les « de Beauffort.
Chapitre X.
Les «
de Sars ».
Chapitre XI.
Les «
de Wignacourt » - Les « de Wasservas » - Les
« de Roly » - Les « de Massiet ».
Chapitre XII.
Les «
de Croix de Drumez, comtes de Clerfayt ».
Chapitre XIII.
Les propriétaires
du domaine de Bruille après la Révolution française
- Les « de Spangen » - Les « de Coppens »
- Les « de Robiano » - Le baron de Senzeille - Le
marquis de Beauffort - Le comte de Looz-Corswarem (locataire)
- Les Pères des Sacrés-Cœurs.
Pièces justificatives - Glossaire des
mots de l'ancien français employés dans l'ouvrage
- Bibliographie.
Exemplaire sur papier
blanc : 30 euros (code de commande : 02389a).
Exemplaire sur papier fort (sujet aux rousseurs) : 25 euros (code
de commande : 02389b).
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[AUTRICHE - RELIGION]. Réponse
d'un bon et franc catholique à la question, Pourquoi se présente-t-il
si peu de Candidats pour le Sacerdoce dans les états d'Autriche.
Traduction d'un Imprimé allemand, qui a paru en 1788. S.l., s.n., 1789. In-8° en ff., [1 (titre)], [1 bl.], 36, [2 bl.] p.
De rapides recherches à propos de l'« imprimé allemand, qui a paru en
1788 » sont restées vaines ; de là à supposer qu'il n'a pas existé et
que la Réponse d'un bon et franc catholique pourrait s'avérer être
l'œuvre d'un polémiste qui a voulu rester anonyme, il n'y a qu'un pas...
Sans le franchir, on peut s'interroger sur celui qui en revendique la
paternité en se qualifiant de « bon et franc catholique » et en
remarquant qu'un brillant historien et théologien, chanoine de l'abbaye
de Rolduc, Simon-Pierre Ernst (Aubel, 1744 - Afden, 1817), publia, en
1799, des Pensées diverses d'un bon et franc-catholique à l'occasion du
bref de N.S.P. le pape a M. l'archévêque de Malines sur le serment de
haine à la royauté. Outre ses travaux théologiques et historiques, Ernst
se fit remarquer par la publication de pamphlets – dont de nombreux
sous l'anonymat – et comme ayant « atteint un art consommé de polémiste
».
Un amateur éclairé d'histoire du livre pourrait donc envisager de tenter d'en savoir plus en analysant le style de la Réponse
et en étudiant les caractéristiques techniques de l'impression
(caractères, mise en pages, type de papier, filigrane, etc.) afin de les
comparer avec les pamphlets et autres productions anonymes de
Simon-Piere Ernst imprimés par ses éditeurs habituels...
Avis au lecteur :
De
la retraite paisible, où la divine Providence m'avoit placé, je
considérois depuis long-tems l'horrible confusion, l'irréparable
scandale, que prépare à l'humanité le prétendu progrès des lumieres qui
se pare malicieusement du nom de tolérance.
Mais ce qui m'affecte
singuliérement, ce sont les dangers, que court l'Autriche, où, à ce
qu'il paroit, il s'est formé une ligue d'êtres audacieux & effrénés,
qui par leurs turbulantes & infatigables clameurs contre des abus
imaginaires, travaillent sans capacité comme sans mission à tant élaguer
la Réligion, que bientôt il ne paroîtra plus le moindre vestige de
catholicité.
Dans ce Pays, jadis si catholique, l'enseignement
l'est si peu aujourd'hui, on insinue, & l'on débite des principes,
qui tiennent tant au systême des esprits forts, la jeunesse de ces
cantons, qui aspire à l'état ecclésiastique, & qui doit être un jour
la lumiere & le guide de la Nation, y respire une telle corruption,
que le cœur en saigne à tout bon catholique.
Que me reste-t-il à
faire dans cette situation des choses ? Ce qui peut & doit faire
tout honnête homme dans un cas d'incendie, l'éteindre & crier au
secours. S'informera-t-on, qui est celui qui crie ? la curiosité seroit
déplacée, le feu éclate, c'est tout ce qu'on doit savoir.
Mais
pourquoi les voisins les plus proches ne crient ils pas ? cher Ami ! les
boutes-feux ne crient point ; d'autres en grand nombre dorment d'un
sommeil profond ; le peu qui veillent n'osent crier.
Je veux donc,
Messieurs les Autrichiens, exposer à nud & sans voile la vérité
sous vos yeux, à vous en croire vous l'aimez : je vous la ferai voir.
Déjà plus d'un de vos Patriotes l'avoient fait Vous y futes insensibles,
sans doute pour vérifier le proverbe Personne ne croit à Prophéte de son Pays.
Dans
cet ouvrage je ne cherche aucun éloge, mais aussi je ne redoute aucun
blâme. Mes vues sont pures (j'ose en répondre à moi même devant Dieu :)
comme la source la plus claire. Mon attachement seul pour la Réligion
catholique, que je vois, helas ! depérir parmi grand nombre de mes
freres, dirige ma plume – Trop heureux si je recueille quelque fruit de
mon travail. Quant à mon plan, il est simple & naturel : les
principes, que j'y rappelle, je ne prétend pas les réfuter, ils le sont
depuis long-tems. Je me contente de les mettre au jour.
Brulez
vous, cher Lecteur, de connoître qui les dirige ? je ne suis pas
Autrichien. C'en est assez dire, ce que j'avance. Je l'ai puisé dans des
bonnes sources.
Qu'on me réfute, si l'on peut, j'y consens : mais
que celui, à qui la Réligion véritable, la seule qui peut nous sauver,
tient à cœur, me prête une main secourable pour le plus grand avantage
de cette même Réligion, que celui, qui repandra cet écrit, soit comblé
de Benedictions ; que la récompense étérnelle soit le prix de celui, qui
aura le courage assez chrétien pour emploier tous ses efforts, afin
qu'il parvienne, par quelque moyen que ce puisse être, à la connoissance
du Monarque. Aussi-tôt (son cœur m'en est guarant) ce Prince épluchera
les choses, fera les perquisitions les plus exactes, remédiera aux maux,
qui menacent d'abord la Réligion, & finalement l'état entier.
Bibliographie :
- Bihl (Liselotte) et Epting (Karl), Bibliographie
französischer Übersetzungen aus dem Deutschen 1487-1944 - Bibliographie
de traductions françaises d'auteurs de langue allemande, t. I. Periode I - V (1487-1870), n° 709.
- Borgnet (A.) et Golenvaux (F.), Répertoire de la collection d'imprimés (XVIe-XXe siècles), t. I, n° 2687.
- De Clercq (Charles), Ernst (Simon Pierre), dans Biographie nationale, t. 31, Supplément t. III (fasc. I), col. 297-328.
25 euros (code de commande : 01475).
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CARLIER (Marcel) et MAHIEU (Raymond G.W.) — Histoire des congrégations religieuses de Boussu. Des Consolatrices du Cœur de Jésus et des Servantes du Sacré-Cœur (orphelinat), des Aumôniers du Travail, des Marianistes, de la Sainte Union. Pour faire suite à l'Histoire du Carmel et du Calvaire de Boussu publiée en 1976. Hornu, Raoul Ledent (imprimeur), 1981. In-8° (136 x 213 mm.) agrafé, 43 p., illustrations.
Table des matières
:
- Avertissement.
- Maison familiale du Sacré-Cœur.
- Épreuves.
- Les Aumôniers du Travail.
- Quelques mots d'histoire.
- Les Aumôniers
du Travail à Boussu.
- Les Marianistes - Les Frères
de Marie.
- Les Sociétés de Marie.
1. Les Marianistes.
2. Les Maristes.
a. Les
Frères Maristes.
b. Les
Pères Maristes.
- La Sainte Union.
- Les Supérieures
du Couvent depuis sa fondation.
- Les Directrices de
l'école depuis sa fondation.
- L'école de
la rue Neuve.
- L'école de
la rue Royale (aujourd'hui, rue des Arbalestriers).
- La Congrégation
(Historique).
- Bibliographie.
6 euros (code de commande : 00417).
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Le Bicentenaire du Concordat. Colloque du 10 et 11 septembre 2001. Sous la direction de Mgr Joseph Dré et Mgr Pierre Raffin. Strasbourg, Éditions du Signe, 2002. In-8° (150 x 210 mm.), 240 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
Les
10 et 11 septembre 2001, les diocèses de Strasbourg
et de Metz ont commémoré par un Colloque le bicentenaire du Concordat de
1801. À
côté des personnalités officielles, civiles et religieuses, sont
intervenus des
historiens et des juristes. Leurs communications sont réunies, sous
forme
d'Actes du Colloque, dans le présent ouvrage. Touchant à l'histoire,
aussi bien
régionale que générale, décrivant la situation actuelle autant que le
passé
politique et religieux, le livre intéressera un large public. Il rendra
spécialement service à tous ceux qui, dans la vie administrative comme
dans les Églises, sont concernés de nos jours, en Alsace-Moselle, par le
fonctionnement
du régime concordataire.
Sommaire :
- Ouverture du Colloque,
le 10 septembre 2001, par Joseph Doré.
- Intervention de
Monsieur le Préfet Philippe Marland à la Préfecture de Région Alsace, le
10 septembre 2001.
- Le Concordat de 1801 : valeur et continuité,
par Jean-Louis Tauran.
- Naissance du Concordat de 1801 : le
droit et le fait dans l'Europe napoléonienne (1801-1813), par Bernard
Plongeron.
- La réception du Concordat en Alsace à l'époque
napoléonienne et son maintien à travers l'histoire (1801-1958), par René
Epp.
- La réception du Concordat dans les deux diocèses et sa
continuité, par René Schneider.
- Concordat et Droit local
alsacien-mosellan, par Éric Sander.
- Le Concordat dans la
pratique, par Pierre Raffin.
- Concordat et laïcité dans la
France d'aujourd'hui, par Joseph Doré.
- Postface, par
Pierre Raffin.
9 euros (code de commande : 00217).
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[COMINES-WARNETON]. Mémoires de la Société d'Histoire de Comines-Warneton et de la Région. Tome 32. Comines-Warneton, Société d'Histoire de Comines-Warneton et de la Région, 2002. In-8° (217 x 249 mm.) sous cartonnage d'éditeur, 360 p., illustrations, exemplaire en parfait état.
Table des matières
:
- La Société d'Histoire
de Comines-Warneton et de la Région en 2001-2002, par
J.-M. Duvosquel.
- Cominius : histoire et répartition
d'un nom à l'époque romaine, par M.-Th. Raepsaet-Charlier.
- Une commanderie templière au
XIIIe siècle à Bas-Warneton (France), par J.-Ph.
Lahouste.
- Philippe de Commynes, personnage de
fiction : le regard de Paul Fort, par J. Dufournet.
- Un inventaire sommaire des archives
de la seigneurie de Nieppe dressé vers 1656, par F.
De Meulenaere.
- La seigneurie et la ferme de Flencques
à Warneton (XIIe-XXe siècle), par F. De Meulenaere.
- La seigneurie de Zuytlinde à
Ploegsteert aux XVIIe et XVIIIe siècles, par F.
De Meulenaere.
- Quesnoy-sur-Deûle au XVIIIe
siècle d'après les épaves des archives seigneuriales
conservées en Allemagne chez le duc de Croÿ, par
J.-M. Duvosquel.
- Les boiseries du XVIIIe siècle
provenant de Sainte-Marguerite (Comines-F.), aujourd'hui à
Tourcoing, par A. Plateaux.
- Deux aquarelles représentant
l'église de Comines-France (fin XVIIIe siècle et
1849), par A. Plateaux.
- Les confréries religieuses
à Warneton au XVIIIe siècle, par R. Parez.
- Érasme-Joseph Duchâteau
(1751-1837), curé constitutionnel de Frelinghien (1791-1794),
par F. De Meulenaere.
- Arnould-Ignace Lambin (1758-1821),
premier et douzième maire de Comines-France, par B.
Baudoux et F. De Simpel.
- D'Adam à Zègres, les
centenaires de la région de Comines-Warneton du XVIIe siècle
à nos jours, par G. Zègres.
- Quelques notes historiques sur le
hameau du Gheer à Warneton (XIXe-XXe siècles)
(présentation par R. Parez), par R. Waerenburgh.
- L'école des garçons
de Ten-Brielen, par A. Collie et J. Milleville.
- L'inauguration de la plaque commémorative
du London Rifle Brigade Cemetery à Ploegsteert, par
D. Loridan.
- Une évasion, un combat, une
libération. L'odyssée d'un Warnetonnois en 1940-1945,
par R. Parez.
- Journal d'un déporté
pour le travail obligatoire : Robert Van Autryve 1944-1945,
par F. De Simpel.
- La seconde reconstruction du moulin
Soete, par J. Bruggeman et J. Demuysère.
- Miettes d'histoire :
- Prémices
à l'ouverture de l'orphelinat de Warneton.
- Clergé de Comines-Warneton
: addendum.
- À propos d'une
photo de l'école d'Houthem.
- Comines-Warneton au fil des mois :
2001, par J. Milleville.
- Chronique patoisante, par G.
Zègres.
15 euros (code de commande : 02423).
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[ETHNIE FRANÇAISE D'EUROPE]. BECQUET (Charles, dir.) — 2e Congrès européen de l'Ethnie française d'Europe. Dijon, 1-3 juin 1963. Bruxelles, Fondation Charles Plisnier, 1963. In-8° (157 x 243 mm.) broché, VII, 128 p., illustrations, (collection « Les Cahiers de la Fondation Charles Plisnier », n° 7).
Propos doctrinaux. De
la culture à l'ethnie :
Culture
et ethnie. Tout le problème tourne autour de ces deux mots :
culture dont la vogue atteint son apogée et ethnie qui
fait son entrée discrète par la porte de service.
Culture et ethnie ne sont pas situés
sur le même plan. Le rapport qui les unit est le même
que celui qui unit la bonté et les bonnes gens.
L'ethnie est le support humain de la culture.
Culture et ethnie ne peuvent superposer leurs
aires géographiques, l'ethnie ne posant que des problèmes
internes. L'ethnie française ne vise pas les étrangers
qui recherchent les lumières de la civilisation française
dans la pratique de notre langue. L'ethnie française rassemble
toutes les populations dont le devenir ethnique ne peut se concevoir
que français.
Jusqu'ici on n'a pas préconisé
de politique nouvelle au problème du renouveau français
en dehors de la traditionnelle politique impériale de la
langue française. « L'Alliance Française »
sert notre culture à la satisfaction de tous. Manifestement,
cela ne suffit plus. Il faut y adjoindre quelque chose de neuf.
Il faut rendre son support naturel à
la langue française. En d'autres termes, il faut préférer
– pour un temps – les hommes parlant français
à un français parlé par des anonymes. Continuer
dans la seule voie de la traditionnelle politique culturelle,
sans s'inquiéter de la vitalité du noyau ethnique,
ne débouchera que sur le néant. Les civilisations
sont aussi mortelles.
Nous avons plusieurs vocables pour désigner
les groupements naturels. Ethnie chapeaute tous les autres, car
« une ethnie comprend les communautés humaines,
peuples et nations, différentes par la citoyen­neté
et la religion, mais unies par la même culture, par la même
psycho­logie résultant de la pratique de la même
langue. »
Langue est pris dans le sens de langue de civilisation.
Les patois n'entrent pas en ligne de compte. Peuples et nations,
parce que ces vocables ne peuvent être attribués
qu'à des communautés évoluées, où
la civilisation a instauré avec l'usage quotidien d'une
langue commune un mode de penser bien particulier.
En convoquant à Charleroi en août
1958, le premier Congrès Européen de l'Ethnie Française,
la Fondation Charles Plisnier posa la première pierre d'une
politique d'ethnie française. Charleroi, ce fut moins l'hexagone
français rencontrant le triangle wallon, le segment romand
et le coin valdôtain que la première tentative d'une
assemblée des provinces françaises d'Europe.
Naguère la plus peuplée du Vieux
Continent, la France vit son importance relative rétrograder
au cours du XIXe siècle. Son influence dans le monde suivit
la même courbe. Le rétrécissement du rayonnement
français n'a pas d'autre raison. D'un Sedan à l'autre,
la France fit la triste expérience de l'étroite
relation entre le nombre d'habitants, la sécurité
chez soi, la puissance politique et l'influence extérieure.
Aussi, nous devons aller à l'Europe avec
un esprit nouveau, dégagé à la fois de la
peur de vivre et du malthusianisme d'antan. Il faut lutter pour
donner le maximum de chances à toutes nos provinces dans
cette Europe qui se cherche. La décentralisation industrielle,
la mise en valeur des territoires encore délaissés
doivent aller de pair avec la décongestion des administrations
centrales et la renaissance des Académies régionales.
L'effort technique, l'enseignement scientifique,
la promotion des paysans et l'avenir matériel des jeunes
ménages, garants du bien-être public de demain, constituent
autant de problèmes ethniques. Toutes les forces vives
qui conditionnent le bon équilibre physique et moral des
peuples d'ethnie française rentrent dans les préoccupations
de l'Association Européenne de l'Ethnie Française.
Tout en œuvrant pour une réelle
prise de conscience de l'ethnie française, la Fondation
Charles Plisnier développe, en Belgique, une politique
positive de coexistence des ethnies. Quand deux ethnies vivent
sur le territoire d'un même État, les problèmes
de cohabitation ne manquent pas, ils foisonnent.
Les Romands ont également à un
très haut degré le souci de respecter leurs concitoyens
alémaniques et italiens et de ne rien faire qui puisse
porter atteinte à la bonne harmonie existant dans la confédération
helvétique.
Il y a donc de la part des peuples français
du pourtour, une préoccupation de coexistence pacifique
avec les ethnies voisines et un respect des entités étatiques
qui marquent le souci constant d'obtenir la collaboration des
ethnies européennes dans le respect réciproque.
Table des matières :
- Propos doctrinaux : de la culture
à l'ethnie, par Ch.-Fr. Becquet.
- Qu'est-ce qu'une ethnie ?
- Programme officiel.
- Dijon, capitale de la Bourgogne.
- Conférence de presse.
- La réception au Rectorat.
- Liste des participants aux séances
de travail.
Première séance.
- Introduction présidentielle.
- Rapport d'activité
du Comité des Traditions Valdôtaines, par Lucio
Duc.
- Rapport d'activité
du Groupe Romand de l'Ethnie française, par Éric
Berthoud.
- Rapport d'activité
du Comité de France de l'Ethnie française, par Henri
Rogé.
- Rapport d'activité
de la Fondation Charles Plisnier, par Maurice Willam.
- Constitution d'une
Commission des Résolutions.
Deuxième séance.
- Discours du président.
- L'Europe d'aujourd'hui
et ses minorités, par M. Guy Héraud.
- L'Europe des Régions,
réalité de demain, par Hervé Lavenir.
- Nos devoirs envers
la langue française, par Joseph Hanse.
- La place du français
dans le monde, par Léo Hamon.
Troisième séance.
- Introduction présidentielle.
- L'Ethnie française
en Belgique, par Georges Willame.
- L'Ethnie française
en France, par Henri Rogé.
- L'Ethnie française
en Suisse, par Éric Berthoud.
- L'Ethnie française
en Italie, par J.-C. Perrin.
- L'Ethnie française
d'Europe. Essai de synthèse, par Maurice Willam.
- La discussion générale
: interventions de : Aldo Dami, Maurice Herremans,
François Perin, Hervé Lavenir, Guy
Héraud.
- Allocution d'André
Giroux.
- Les résolutions
finales.
- Six mois ont passé..., par Ch.-Fr.
Becquet.
9 euros (code de commande : 02973).
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FELLER (François Xavier de) — Catéchisme philosophique, ou Recueil d'observations propres à défendre la religion chrétienne contre ses ennemis. Par M. l'Abbé F. X. de Feller. Troisieme Édition, corrigée & considérablement augmentée. Tomes I, II et III (complet). Liège, Bassompierre, 1787. [A Liege, / Chez J. F. Bassompierre, Imprimeur de / Son Altesse, au Moriane, vis-à-vis / l'Eglise Ste. Catherine. / M. DCC. LXXXVII.] Trois volumes in-12 (103 x 168 mm.) demi-veau à coins d'époque, dos lisses, reliures frottées, t. I : VIII, 339, [1 bl.] p., t. II : 380 p., t. III : 256, [1 (approbation)], [1 bl.] p.
C'est
en 1773, sous le pseudonyme de Flexier de Réval que Feller publia, chez
Bassompierre, la première édition de cet ouvrage.
Table des chapitres :
Livre premier. De l'existence de Dieu.
Chapitre I. L'athéisme raisonné est-il possible ?
Chapitre II. Systême de l'athée.
Chapitre III. Consentement de tous les hommes dans la profession d'un
Dieu. Questions sur quelques attributs de Dieu. Digression sur
l'existence du mal. Optimisme.
Chapitre IV. Malheur de l'athée.
Chapitre V. L'athéisme considéré par rapport à la société.
Livre second. L'ame de l'homme.
Chapitre I. L'ame est-elle spirituelle ?
Chapitre II. Immortalité de l'ame.
Chapitre III. Liberté de l'homme.
Livre troisième. La religion.
Chapitre I. Nécessité d'une religion en général.
Chapitre II. La religion naturelle.
Chapitre III. La révélation.
Chapitre IV. La tolérance.
Chapitre V. Diversité des cultes établis parmi les hommes.
Livre quatrième. Le Christianisme.
Chapitre I. L'Evangile considéré en lui-même.
Chapitre II. Livres dépositaires de la révélation.
Chapitre III. Preuves du Christianisme.
Chapitre IV. La foi.
Chapitre V. Les mysteres.
Chapitre VI. L'Eglise catholique.
Chapitre VII. Examen de quelques matieres particulieres.
Chapitre VIII. Sentimens de l'homme chrétien par rapport à l'incrédulité.
Bibliographie :
- De Theux de Montjardin (Xavier), Bibliographie liégeoise, vol. 1, p. 281.
Les trois volumes : 75 euros (code de commande : 01111).
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GORNY
(Léon) — Les politiques européennes face
aux États-Unis. Préface
de lord Warwick. Paris, Éditions Émile-Paul,
1967. In-8° (142 x 185 mm.) broché, 342 p.,
cachet ex-libris de Maurice Dernelle (de Quaregnon), une
découpe au premier feuillet de garde.
Hommage de
l'auteur à Maurice Dernelle de l'Académie d'Histoire.
En quatrième de
couverture :
Léon
Gorny est né en 1902. Après de solides études
en province et à Paris, il embrassa la carrière
juridique qu’il exerça pendant trente-cinq ans.
Il est aussi historien (récemment élu
à l’Académie d’Histoire), économiste,
auteur d’ouvrages qui ont obtenu une grande audience et conférencier
apprécié en France et à l’étranger.
Léon Gorny est également un homme
d’action. Engagé dans les Forces Françaises
Libres parmi les premiers et démobilisé parmi les
derniers, il fut en particulier conseiller juridique de l’État-Major
du Général de Gaulle.
L’Europe est sortie des manuels scolaires
pour entrer dans la vie quotidienne. Quelle est-elle en vérité
et où va-t-elle ? À ces deux questions, il
n’est pas aisé de répondre. Prise de conscience
multiple, elle a fait naître, depuis près de deux
décennies, les projets les plus divers, les plus contradictoires
parfois : l’Europe des Six qui fête cette année
dix années d’une existence mouvementée ;
celle qui voudrait « aller jusqu’à l’Oural » ;
celle qui aurait dû naître d’un acte politique
pur, délivré par une Constituante souveraine et
celle des États, tout au plus confédérale ;
celle des « pools et des ententes » opposée
à celle des peuples ; l’Europe atlantique ou
celle qui se veut une « troisième force » ;
enfin, celle qui se déclare largement ouverte au monde
extérieur opposée à celle d’un nationalisme
élargi aux dimensions d’un continent.
Devant une réalité aussi diversement
perçue par les hommes et les peuples de notre temps, au-delà
de tout esprit polémiqua ce livre est d’abord un retour
aux sources, une redécouverte du mot et du continent Europe.
Il dresse ensuite un bilan des activités multiples qui,
depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, se sont cristallisées
autour de l’idée européenne. Il examine les
principales réalisations dans les divers ordres institutionnel,
politique, économique qui marquent une route déjà
longue, souvent jalonnée d’obstacles, mais qui conduit
– inéluctablement sans doute – à
l’unité de l’Europe.
Enfin, à travers un panorama des « Europes
possibles », l’avènement d’une conscience
européenne lucide et originale est, pour l’auteur,
la véritable clé de voûte d’une œuvre
exaltante à laquelle doivent se consacrer tous les hommes
de bonne volonté.
Ce livre représente une contribution
précieuse à l’éducation civique européenne
de l’honnête homme de cette fin de siècle.
8 euros (code de commande : 02969).
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GREEN (Julien) — Les pays lointains. Roman. Paris, Éditions du Seuil, 1987. In-8° (155 x 227 mm.) sous reliure et jaquette d'éditeur, 890 p., exemplaire en bon état.
En quatrième
de couverture :
Ayant
quitté un Londres sinistre et après une traversée
difficile avec Mrs. Escridge, sa mère ruinée, à
seize ans, Elizabeth arrive à Dimwood, riche plantation
de Géorgie où un parent, William Hargrove, les recueille.
Vont-elles l’une recommencer sa vie et l’autre commencer
la sienne dans ce pays inconnu où l’hiver n’existe
pas, au milieu des magnolias et des roses ? La plantation
heureuse cache, cependant, bien des drames. En 1850, les États-Unis
n’ont jamais été aussi près d’une
rupture entre Sud et Nord. La Sécession est dans l’air.
Elizabeth croit que rien n’arrive jamais, lorsque, un soir
de bal, elle voit Jonathan. Bien entendu, c’est toujours
la personne qui n’est pas pour vous, celle ou celui contre
qui on vous met en garde, l’ennemi en somme, qui fait
battre votre cœur. L’amour ne connaît aucun interdit.
La vie, autour de la jeune Anglaise dont la
beauté blonde fait des ravages, s’organise à
Savannah, puis en Virginie chez un ami de la famille, « Oncle »
Charlie. Là, c’est le tourbillon des fêtes de
la société, et la foule des jeunes cousins et cousines,
des amis, des serviteurs des Noirs parmi lesquels Betty, vieille
femme maternelle, dévouée de tout son âme,
et une énigmatique Galloise, Miss Llewelyn, qui régente
la plantation de Dimwood et joue secrètement les entremetteuses
pour Elizabeth et Jonathan. Celui-ci a épousé une
belle femme riche qui a dans les veines un peu de sang noir. Aussi
a-t-elle emmené son jeune époux en Europe, à
Vienne, où cela n’a aucune importance pour être
« reçue ».
En virginie, dans le domaine de Charlie Jones,
Elizabeth répond à l’amour de Ned, le fils
encore étudiant de son fastueux tuteur. Mais sans oublier
Jonathan. Et elle s’interroge : « Peut-on
aimer deux hommes à la fois ? » C’est
le destin qui en décidera…
Apparenté à toutes les grandes
familles du Sud, ayant passé une partie de sa jeunesse
dans son pays lointain, Julien Green raconte, dans ce livre plain
d’amour et de fureur, l’aventure d’un être
de désir, car il s’agit pour Elizabeth de posséder
la vérité dans une âme et un corps.
6 euros (code de commande : 02978).
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GUYOT (Charles) — La Toison d'Or et quelques autres contes de la Grèce ancienne. Illustrés par Edmond Dulac. Paris, Piazza, 1921. In-4° (235 x 300 mm.) broché sous couverture rempliée, 123 p., texte encadré d'un décor doré et orné de quelques jolies vignettes, bien complet des 14 images contre-collées hors texte avec leurs serpentes légendées, exemplaire numéroté (n° 468) en très bon état.
Edmond
Dulac (Toulouse, 1882 - Londres, 1953) quitta la France pour la
Grande-Bretagne en 1905. Il y mena une brillante carrière en travaillant
pour le Pall Mall Magazine et
en illustrant de nombreuses œuvres littéraires, notamment, toutes
celles des sœurs Brontë. Il fut rapidement considéré comme l'égal
d'Arthur Rackham. Ayant rencontré le général de Gaulle exilé à Londres,
ce dernier lui confia la réalisation du timbre postal, la Marianne dite « de Londres » qui devait être utilisé lors de la libération de la France.
Toutes les illustrations de cet ouvrage furent publiées pour la première fois dans l'ouvrage de Nathaniel Hawthorne, Tanglewood Tales, Illustrated by Edmund Dulac, édité par Holder and Stoughton, à Londres, New York et Toronto, vers 1918.
Table des contes :
- La Toison d'Or.
- Proserpine.
- Ariane et Thésée.
- Circé.
120 euros (code de commande : 01661).
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HAID (Johann Jakob) — Rhetorica
- Die Redekunst.
Manière
noire de Johann Jakob Haid (1704-1767) d'après une œuvre
du peintre allemand Johann Rottenhammer (Munich 1564-1625).
Dimensions :
- Image : 282 x 407 mm.
- Feuille : 352 x 478 mm.
150 euros (code de commande : 02393).
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HEUPGEN (Paul) — Sélection de « Viéseries ». Mons, Association des Montois-Cayaux, 2020. In-8° (170 x 240 mm.) broché sous couverture à rabats, 272 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état.
En quatrième
de couverture :
Historien
local, chercheur infatigable autant qu'érudit, Paul Heupgen
a grandement contribué à la vulgarisation de l'histoire
du Hainaut et en particulier de celle de la Ville de Mons.
Le folklore local lui doit également
beaucoup. C'est en effet sous son impulsion qu'est créé
en 1930 le Jardin du Maïeur et que la fontaine du Ropïeur
y est érigée en 1937. Il est également à
l'origine, en 1931, de la création du Musée de la
Vie montoise : la Maison Jean Lescarts. Enfin, il inventa
de toutes pièces la tradition selon laquelle caresser la
tête du singe du Grand’Garde porte bonheur.
Mais, ce qui constitue l'œuvre maîtresse
de Paul Heupgen, ce sont les nombreux articles historiques parus
dans le journal La Province entre 1925 et 1950. Il les
intitula Viéseries, terme imagé annonçant
leur caractère accessible à tous.
Toutes ces chroniques – plus de mille –
sont écrites dans un style simple et familier. Elles sont
toutes originales, l'auteur ayant eu recours directement aux documents
d'archives. Depuis la destruction partielle, en 1940, des Archives
communales et de celles de l'État, ces articles constituent
une source unique de renseignements sur l'histoire locale.
Nous avons procédé à une
sélection, bien évidemment subjective, des Viéseries.
Toutefois, en fin de volume, une table renvoie
à la collection complète déposée à
la Bibliothèque de l'Université de Mons et aux Archives
de l'État, ce qui permettra à ceux qu'intéressent
le folklore et l'histoire de notre ville de les retrouver aisément.
L'Association des Montois Cayaux a voulu ressusciter
cette œuvre monumentale en présentant quelques-unes
de ces tranches d'histoire, mais notre but premier était
surtout de rendre hommage à Paul Heupgen, personnalité
montoise injustement méconnue de nos jours.
25 euros (code de commande : 01987).
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LEVERRIER (Jules, pseudonyme d’Albert Soboul) — La naissance de l'armée nationale 1789-1794. Paris, Éditions Sociales Internationales, 1939. In-8° (120 x 187 mm.) broché, 199 p., (collection « Problèmes »), exemplaire non coupé.
C'est
afin d'éviter que cet ouvrage, dédié à
l'armée espagnole et publié par un éditeur
lié au Parti communiste, nuise à un cursus universitaire
en cours, qu'Albert Soboul eut recours, pour la seconde fois,
au pseudonyme de Jules Leverrier.
Table des matières :
- Introduction.
Première partie. La décomposition
de l'armée royale.
- L'armée de l'ancien
régime.
- Le
recrutement.
- Le
soldat.
- L'officier.
- L'armée dans
les cahiers de doléances.
- Les
revendications du tiers état.
- L'attitude
de la noblesse.
- L'ébranlement
révolutionnaire.
- Premiers
craquements.
- Le
peuple en armes et les soldats.
- Le
14 juillet et la milice bourgeoise.
- La garde nationale.
- Sa
composition.
- La
garde nationale et la poussée révolutionnaire.
- Les
journées d'Octobre.
- Le privilège
bourgeois du port d'armes.
- Entre
les forces opposées.
- Force
armée nationale et milice de classe.
- La
fête militaire de la Fédération.
- Les problèmes
militaires à l'Assemblée constituante.
- Orientation
pacifiste.
- Le
rapport de Dubois-Crancé.
- Nancy.
- Les
dessous politiques.
- Provocation
et répression.
- Dénouement
du complot.
- Le problème
des anciens cadres.
- Manque
de recrues.
- Demandes
de licencier les officiers nobles.
Deuxième partie. Les volontaires nationaux
et la levée en masse.
- Les volontaires nationaux
et le régime censitaire.
- La
levée des volontaires.
- Une
résolution des Cordeliers.
- La
constitution militaire de 1791.
- La
levée des volontaires et les « passifs ».
- De l'armement universel
au suffrage universel.
- La
guerre et la trahison.
- Le
patriotisme révolutionnaires.
- Carnot
sur l'armement universel.
- Conséquences
politiques.
- Les
journées de Septembre et Valmy.
- Sous
les ordres des traîtres.
- Le gâchis girondin.
- Le
visage de la Gironde.
- La
politique de guerre.
- Incapacité
d'assurer la victoire.
- La
« désertion » des premiers volontaires.
- La levée des
300.000.
- La
loi sur l'« amalgame ».
- La
levée des 300.000.
- Mécontentement
et initiative populaires.
- La
trahison de Dumouriez.
- La « levée
en masse ».
- Un
coup de force salutaire.
- L'équipe
de Danton au pouvoir.
- Le
grand Comité de salut public.
- L'initiative
de la levée en masse.
- Le
décret et son exécution.
- La mobilisation matérielle.
- Problème
de l'économie de guerre.
- Répression
des fraudes et régie directe.
- Le
salpêtre.
- Moulins
à poudre.
- L'enthousiasme
du travail.
Troisième partie. L'armée nationale
révolutionnaire.
- La formation de l'armée
nationale.
- Les
effectifs amalgamés.
- Discipline
relâchée.
- L'éducation
du soldat.
- Les représentants
aux armées.
- Traits
généraux.
- Saint-Just
et Lebas en mission.
- Mesures
exemplaires.
- La formation des cadres.
- Élection
des chefs.
- Difficultés
pratiques.
- La
politique des cadres.
- Tactique et stratégie.
- Les
guerres du XVIIIe siècle.
- L'ancienne
tactique.
- L'ancienne
stratégie.
- Traits
particuliers des soldats républicains.
- Prémices
de la stratégie nouvelle.
- L'œuvre
de Carnot.
Quatrième partie. Aperçus historiques.
- Bibliographie.
Bibliographie :
- Chevalier (Alain,dir.), Albert Soboul,
1914-1982. Historien de la Révolution française,
Vizille, Musée de la Révolution française,
2005, p. 7.
20 euros (code de commande : 02685).
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[LITTÉRATURE ALLEMANDE]. L'absolu littéraire. Théorie de la littérature du romantisme allemand. Présentée par Philippe Lacoue-Labarthe et Jean-Luc Nancy. Avec la collaboration d'Anne-Marie Lang. Paris, Seuil, 1978. In-8° (140 x 205 mm.) broché, 444 p., (collection « Poétique »).
En quatrième
de couverture :
Avant de faire époque dans la littérature
et dans l'art, avant de représenter une sensibilité
ou un style (dont on annonce régulièrement le « retour »),
le romantisme est d'abord une théorie. Et l'invention
de la littérature. Il constitue même, très
exactement, le moment inaugural de la littérature comme
production de sa propre théorie – et de
la théorie se pensant comme littérature. Par-là,
il ouvre l'âge critique auquel nous appartenons encore.
Poétique où le sujet se confond
avec sa propre production, et Littérature close sur la
loi de son propre engendrement, le romantisme (nous, en somme),
c'est le moment de l'absolu littéraire.
Cela s'est joué vers 1800, à Iéna,
autour d'une revue (l'Athenaeum) et d'un groupe (celui
des frères Schlegel). Or, depuis bientôt deux cents
ans que ce moment a eu lieu, pratiquement aucun des textes majeurs
où s'est effectuée une telle opération n'a
été traduit en français. La première
ambition de ce livre est, par conséquent, de donner à
lire certains d'entre eux.
Mais comme la contrainte que le romantisme exerce
sur nous est à proportion de la méconnaissance où
il a été tenu, on a voulu, chaque fois, accompagner
ces textes et en prendre, à notre usage, la mesure théorique.
Question, tout simplement, de vigilance : car au fond « l'absolu
littéraire », n'est-ce pas ce qui hante, encore
aujourd'hui, notre demi-sommeil théorique et nos rêveries
d'écriture ?
18 euros (code de commande : 03114).
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[LYDIS (Mariette)]. MONTHERLANT (Henry de) — Mariette Lydis. Paris, Nouvelles Éditions Françaises, 1949. In-f° (285 x 387 mm.) en ff. sous chemise et étui d'éditeur, 16, [4] p., XVI planches hors texte chacune sous farde légendée, exemplaire numéroté sur bouffant gris des Papeteries de Savoie (n° 286).
Extrait :
Mariette
Lydis nous a offert récemment les fruits de dix ans
de création dans la solitude américaine. Nous avons
retrouvé dans ses illustrations et ses dessins cette sensualité
si fraîche et si tendre qui nous captiva dès ses
débuts et qui reste son bien propre, ces visages qu'il
nous arrive maintenant de rencontrer dans la vie, et que nous
y aimons parce qu'il nous semble toujours que ce soit elle qui
nous les apporte.
Mais dans ses huiles les gris et les glauques
ont remplacé les couleurs vives des premières études,
les clartés qu'animait le trait dans les secondes. Les
glauques de l'art espagnol qu'elle a fréquenté aux
Indias, ou de ces profondeurs comme sous-marines où
elle loge une faune qui dépasse de plus en plus le réel,
et où ne brillent plus que les phosphorescences des yeux.
Les gris d'une brume où se noient les larves, les monstres,
les anges femelles et les animaux-fées qui appartiennent
à son univers intérieur.
Mariette Lydis poursuit toujours l'autre chose
qu'il y a dans chaque chose, les multiples choses qu'il y a dans
chaque chose. Elle peint les têtes rétrécies
de l'Équateur, qui sont l'être tel qu'il fut dans
la vie, et aussi un être différent. Elle peint les
folles qui sont tout ensemble ce qu'elles sont et ce qu'elles
croient être. « Rester soi-même et devenir
autre ! Devenir un autre soi-même ! »
soupire le roi Minos d'Encore un instant de bonheur. Elle
a peint le dédoublement des rêves, où l'on
est soi et un autre en même temps. Elle peint l'homme qui
dit : « Je m'appelle Légion. »
Son visage est composé de neuf visages divers ; il
tient dans ses doigts la pomme du premier jardin ; et il est derrière
des barreaux.
![]() |
| Femmes-femmes (huile). |
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[MATHIEU (Florent)]. GODIN (Jean) — Florent Mathieu Borain de légende. Préfaces de Jean-Pierre Lépine et Pino Cerami. [Mons], Récit, 1997. In-8° (130 x 201 mm.) broché, 128 p., nombreuses illustrations en noir, exemplaire en très bon état.
Avant-propos de l'auteur :
Tout ça c'est de la faute à Pino !
Lorsqu'à
de nombreuses reprises, je l'ai rencontré pour élaborer le livre qui
lui était consacré, régulièrement revenait le nom de Florent Mathieu.
Et
il s'arrêtait à l'évocation de ce nom comme devant un tabernacle. Il y
avait une pause. Manifestement les souvenirs se bousculaient nombreux,
denses, drôles, émouvants. Je respectais ces moments de silence, de
retour en arrière, ces retrouvailles avec Florent.
Tout laissait
transparaître une amitié exceptionnelle forgée au fil des milliers de
kilomètres de galère, de rude compagnonnage dans ce métier le plus dur
au monde, mais aussi au fil d'énormes éclats de rire quand le soleil
éclairait leur route parsemée de podiums et de bouquets de fleurs. Cette
amitié est sortie intacte des outrages du temps. Aujourd'hui encore,
ils se considèrent comme deux frères. Et ils en sont heureux.
Par
le livre que je consacre aujourd'hui à Florent Mathieu, je veux rendre
hommage à « ce Borain de légende » qui est la quintessence de cette race
téméraire, courageuse, bonne comme le pain.
Elle a su soulever
des montagnes, elle le pourra encore à l'avenir. Le témoignage de
Florent est un chant d'espoir. Comment ce jeune Quaregnonnais est-il
parti à la conquête de la gloire et d'une célébrité exceptionnelle ?
Tout simplement par l'accomplissement de sa tâche de coureur cycliste.
Mais vous y ajoutez le panache, la furia qu'aucun travers n'a jamais pu
étioler.
Et pourtant il aurait tellement eu de raisons de baisser
les bras. Ne disait-on pas à l'époque que s'il avait été payé à la
crevaison, il aurait été millionnaire ? Les incidents techniques de
Florent étaient redoutés dans le peloton car ceux qui, par chance,
avaient pu prendre les devants craignaient un retour de manivelle, une
remontée de tout le peloton sans « sucer les roues », un matraquage
rageur qui allaient les laisser exténués à plusieurs minutes du Borain.
Florent
tirait sa force d'une jeunesse passée dans une famille socialement peu
favorisée, mais unie, chaleureuse, où l'essentiel était donné : « un
esprit sain dans un corps sain ».
Avec ce don de ses parents, il allait se bâtir une vie professionnelle et sociale exemplaire.
Il
est difficile de reconstruire le passé avec des « si ». Mais supprimez
cinq ans de dure captivité alors qu'il était en pleine ascension, sa
condition trop souvent habituelle de « porteur d'eau » et vous auriez un
palmarès bien plus éloquent.
Mais ses supporters le savaient et
lui ont fait des triomphes comme le Borinage n'en avait jamais connu. Ce
n'était pas volé. Florent est aussi un modeste. Un vrai !
Je ne vous dis pas toutes les ruses qu'il fallut déployer pour qu'il accepte qu'on écrive un livre sur sa carrière.
Un jour, à sa façon, sans crier « gare », mais dans un grand sourire, il m'a dit qu'il était d'accord.
Tout restait à faire.
Ensemble,
nous sommes allés au fil du temps d'anecdote en anecdote, de photo en
photo afin que l'étoile de Florent Mathieu brille plus longtemps que la
tradition orale.
8 euros (code de commande : 01182).
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[MONS].
Là où l'art et l'histoire vivront. Mons - 6 chantiers
muséaux. Bruxelles
- Mons, Éditions CIVA - Ville de Mons, 2012. In-4°
(247 x 284 mm.) sous cartonnage illustré d'éditeur,
101 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs,
exemplaire en très bon état.
Ouvrage publié
à l'occasion de l'exposition éponyme organisée
à la Salle Saint-Georges, à Mons, du 11 février
au 22 avril 2012.
En quatrième de
couverture :
Dans le cadre de 2015, Mons capitale européenne
de ia Culture, la Ville ouvrira 6 nouveaux lieux museaux. Elle
a confié la mission à des architectes et à
des spécialistes renommés de sublimer six lieux
emblématiques de la mémoire montoise. Le beffroi
et les minières néolithiques de Spiennes ainsi que
la ducasse rituelle de Mons par le biais d'un espace dédié
au mythe de Saint-Georges et du Dragon (Mont-de-Piété),
reconnus patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO
mettront en évidence leur histoire au travers de centres
d'interprétation. La chapelle des Ursulines accueillera
l'Artothèque, la Machine à eau, le Centre d'interprétation
d'histoire militaire et ia Maison Jean Lescarts, l'Historium.
C'est ce patrimoine riche et diversifié ainsi que la nouvelle
politique culturelle de la ville de Mons que ce livre valorise
par une diversité de propos et d'illustrations.
Table des matières :
- Avant-propos, par Elio Di Rupo
et Marc Barvais.
- Lieux culturels et développement
urbain, par Jean-François Pousse.
- Une stratégie architecturale,
par Christophe Pourtois.
- Introduction aux 6 chantiers museaux,
par Xavier Roland.
- Artothèque.
- Chapelle des Ursulines
- Présentation du lieu, par Michel De Reymaeker
et Sophie Simon.
- Présentation
du projet architectural, par l'association Gigogne-L'Escaut.
- Historium.
- Maison Jean Lescarts
- Présentation du lieu, par Michel De Reymaeker
et Sophie Simon.
- Centre d'interprétation d'Histoire
militaire.
- Machine à
eau - Présentation du lieu, par Guillaume Blondeau.
- Présentation
du projet architectural, par Pierre Hebbelinck et Pierre
de Wit.
- Sites UNESCO.
- Trois écrins
exceptionnels, par Manuela Valentino.
- Centre d'interprétation
du mythe de saint Georges et du dragon.
- Mont-de-Piété
- Présentation du lieu, par Manuela Valentino.
- Saint
Georges, « El Biète » et les Montois, par
Patrick Absalon.
- Présentation
du projet architectural, par Virtualis.
- Centre d'interprétation
du beffroi.
- Beffroi
- Présentation du lieu, par Manuela Valentino.
- Présentation
du projet architectural, par Odon Dupire et Lucette
François.
- Centre d'interprétation
des Minières néolithiques de Spiennes.
- Minières
néolithiques de Spiennes - Présentation du lieu,
par Manuela Valentino.
- Présentation
du projet architectural, par H. & V. Holoffe Vermeesch.
15 euros (code de commande : 03036).
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[MONS - COURS DE JUSTICE]. Les Cours de justice de Mons. Photographies de Pierre Peeters. Bruxelles, Luc Pire, 2008. In-4° (266 x 265 mm.) cous cartonnage et jaquette d'éditeur, 132 p., exemplaire en très bon état, peu courant.
Sur la jaquette :
Le 2 mai 2007, en présence de Son altesse royale le Prince Phillipe,
les Cours de Justice de Mons furent inaugurées. Elles font partie d'un vaste
programme visant à doter la « Justice » de nouvelles infrastructures et sans
doute les « affaires » qui ont secouées [sic !] la Belgique dans les
années nonante ont été le déclencheur pour une nouvelle image de la
Justice.
Jacques Van Belle précise dans son texte que « l'Institution
judiciaire doit s'exercer, à l'instar de l'Institution civile ou religieuse, au
cœur de la Cité – « Polis » au sens grec –, au milieu de l'activité urbaine. Les
édifices publics comme l'Hôtel de Ville, le théâtre, le musée, l'église ou le
Palais de Justice sont des lieux majeurs de la ville : ils représentent des
signes, des points de repère et d'identification, liés à ses activités
institutionnelles. Nier cela, c'est nier le sens de la ville. » Le site en
friche de l'ancien abattoir de la Cité du Doudou fut choisi, et la rue du Marché
au Bétail fut heureusement rebaptisée « rue des Droits de l'Homme ».
Il
fallait donc construire un complexe aux dimensions importantes dans
l'intra-muros montois, défier le format triangulaire du terrain, intégrer la
Tour valenciennoise – l'unique vestige hors sol de la deuxième enceinte
médiévale –, offrir aux magistrats et autres gens de Justice un bâtiment à
l'image de leur Institution, à la fois imposante et majestueuse mais avant tout
accueillante. Tel fut l'énorme défi à relever pour les architectes.
Le
chantier a été dirigé par la Régie des Bâtiments, sous la responsabilité du
directeur de la Province de Hainaut, l'architecte Jacques Van Belle, assisté de
Jacqueline Fionville, ingénieur architecte de la Faculté polytechnique de Mons.
Quant à l'auteur de projet, il s'agit du groupe A.U.R.A. (Atelier d'Urbanisme,
de Réhabilitation et d'Architecture) constitué de trois architectes associés :
Jean Barthélémy, professeur émérite d'architecture à la Faculté polytechnique de
Mons et deux de ses anciens élèves Benoît Jonet et Michel Poulain. Dans cette
équipe, c'est ce dernier qui, dès les premières esquisses du projet jusqu'à la
réception provisoire, a joué le rôle d'associé principal, en parfaite symbiose
avec le premier nommé, en véritable « cheville ouvrière » de ces Cours de
Justice. Quant aux entreprises, elles étaient constituées autour d'un triumvirat
formé des entreprises Galère, Dherte et Blaton.
À travers le point de vue
du Premier Président de la Cour d'Appel, d'une historienne de l'art, de
l'architecte-concepteur, d'un sociologue et de l'architecte-directeur de la
Régie des Bâtiment, ce bâtiment vous dévoilera une partie de ces secrets et de
ces trésors architecturaux.
Le photographe Pierre Peeters n'a pas voulu
faire un livre conventionnel d'architecture, il nous entraîne avec ses images à
regarder ce bâtiment où la lumière naturelle omniprésente fait vivre le bâtiment
avec des jeux d'ombre et de lumière renforçant les lignes courbes exploitées à
l'extrême par les architectes.
Au visiteur, obligé ou non, des Cours de
Justice de laisser courir son propre regard sur les murs noirs de la salle des
pas perdus et de le laisser poursuivre son chemin au gré des lignes à la
recherche des détails. Ce livre offre une clef de lecture. Les Cours de Justice
de Mons resteront dans l'histoire de l'architecture moderne du 21e siècle un
exemple des plus remarquables et qui répondent à la conception de la Justice
d'aujourd'hui.
Table des matières :
- Préface, par Hervé
Hasquin.
- Une cathédrale-spatiale, par André
Stevens.
- En guise d'introduction, par Jean
Barthélemy.
- Inauguration des Cours de Justice, par Jean
Barthélemy.
- Rêveries d'un juge solitaire, par Jean-Louis
Franeau.
- Un autre regard, par Colette
Piérard.
- Au commencement était..., par Colette
Piérard.
- À propos de l'atmosphère intérieure, par Jean
Barthélemy.
- Le parti pris architectural, par Colette
Piérard.
- Mons : des nouvelles infrastructures judiciaires à
l'aube du 21e siècle, par Jacques Van Belle.
- Deux
réflexions complémentaires à propos des Cours de Justice, par Francis
Hambye.
- Bibliographie.
30 euros (code de commande : 00869).
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[NAPOLÉON Ier (Napoléon Bonaparte)]. LUCAS-DUBRETON (Jean) — Le culte de Napoléon. 1815-1848. Paris, Albin Michel, 1959. In-8° (138 x 211 mm.) broché, 468 p., exemplaire de la collection de Maurice Dernelle.
En quatrième
de couverture :
Spécialiste
de l'histoire de la Restauration et de la Monarchie de Juillet,
auteur d'un Louis XVIII, d'un Charles X,
d'un Louis-Philippe, J. Lucas-Dubreton suit dans Le
culte de Napoléon les sinuosités, les fluctuations
de l'idée impériale dans l'opinion publique, depuis
Waterloo jusqu'à l'aurore du Second Empire. Après
les représailles royalistes, l'effondrement apparent du
bonapartisme, celui-ci renaît insensiblement, malingre un
jour, vivace le lendemain. Conspirations, attentats, émeutes
se succèdent et le bonapartisme, qui n'est pas encore un
parti, rassemble des fragments de plus en plus nombreux de la
dévotion populaire à l'Empereur. La monarchie bourgeoise
de Louis-Philippe, que la tradition – ou l'ignorance –
ont revêtue d'un vernis de platitude, est en réalité
l'une des plus explosives de notre histoire : épanouissement
du romantisme, éclatement des fureurs populaires, choc
des ambitions déçues, des aspirations nouvelles...
Dans ce chaos le culte napoléonien trébuche parfois,
puis se rétablit, se renforce ; en 1848, son réveil
est si manifeste qu'il apparaît comme le seul fondement
solide sur lequel puisse s'appuyer la nation.
C'est le récit passionnant de ces trente-trois
années si lourdes de conséquences que le lecteur
trouvera ici avec des détails précis qui en font
une sorte de résurrection.
12 euros (code de commande : 02925).
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PEREC (Georges) — Je me souviens. Les choses communes I. Paris, Hachette Littératures, 1978. In-8° (130 x 200 mm.) collé, 147 p., (collection « Textes du XXe Siècle »).
En quatrième
de couverture :
Ces
« je me souviens » ne sont pas exactement
des souvenirs, et surtout pas des souvenirs personnels, mais des
petits morceaux de quotidien, des choses que, telle ou telle année,
tous les gens d'un même âge ont vues, ont vécues,
ont partagées, et qui ensuite ont disparu, ont été
oubliées ; elles ne valaient pas la peine d'être
mémorisées, elles ne méritaient pas de faire
partie de l'Histoire, ni de figurer dans les Mémoires des
hommes d'État, des alpinistes et des monstres sacrés.
Il arrive pourtant qu'elles reviennent, quelques
années plus tard, intactes et minuscules, par hasard ou
parce qu'on les a cherchées, un soir, entre amis ;
c'était une chose qu'on avait apprise à l'école,
un champion, un chanteur ou une starlette qui perçait,
un air qui était sur toutes les lèvres, un hold-up
ou une catastrophe qui faisait la une des quotidiens, un best-seller,
un scandale, un slogan, une habitude, une expression, un vêtement
ou une manière de la porter, un geste, ou quelque chose
d'encore plus mince, d'inessentiel, de tout à fait banal,
miraculeusement arraché à son insignifiance, retrouvé
pour un instant, suscitant pendant quelques secondes une impalpable
petite nostalgie.
9 euros (code de commande : 03015).
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[PHOTOGRAPHIE
- PHOTOGRAPHES RUSSES]. Au long de la Volga - Langs de Volga.
Maîtres de la photographie
russe au XIXe siècle - Meesters van de 19e-eeuwse russische
fotografie. Bruxelles, Europalia
International, 2005. In-4° (230 x 280 mm.) broché
sous couverture à rabats, 96 p., nombreuses illustrations,
édition bilingue (français - néerlandais),
exemplaire en parfait état.
Ouvrage publié
à l'occasion de l'exposition éponyme organisée
à la Bibliothèque royale de Belgique, à Bruxelles,
du 21 octobre 2005 au 11 février 2006.
En quatrième de
couverture :
La
Volga, l'un des plus grands fleuves du monde, est un symbole cher
à la Russie. Chantée par de nombreux poètes
et écrivains, elle s'est également imposée
comme l'un des sujets favoris des premiers grands photographes
russes.
Les albums du XIXe siècle évoquent
ainsi les paysages, les villes et les marchés mais aussi
les populations – Kalmouks, Tchouvaches, Mordves, Tatars
ou Bachkirs – des multiples régions traversées
par la Volga, de sa source, près de Tver, jusqu'à
la mer Caspienne. L'ensemble en vient à proposer, avec
une étonnante acuité visuelle et une rare poésie,
un reflet fidèle de la Russie profonde de l'époque
pré-révolutionnaire.
12 euros (code de commande : 02697).
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PICARD (Alexandre) — Le journal de route d'un soldat de la Grande Armée. Avant-propos de Jean de Mitty. Gilly, L'Amitié par le Livre, 1946. In-8° (139 x 195 mm.) broché sous couverture à rabats, 58 p., exemplaire numéroté sur vélin blanc (n° 716).
Avant-propos :
L'auteur de ces mémoires s'appelait Alexandre Picard, dit
« le Russe ». Ce surnom lui était
venu, dans son village, à cause de la campagne de 1812,
durant laquelle il avait été blessé et fait
prisonnier, et dont il narrait, aux veillées, les épisodes
émouvants.
Alexandre Picard est né en 1786, à
Villeneuve-le-Roi et il est mort, dans la même localité,
le 13 d'août 1853. Il a donc connu le règne de Louis
XVI, la Révolution, le Directoire, le Consulat, le Premier
Empire, les deux Restaurations, la Monarchie de Juillet, la seconde
République et le commencement du Second Empire.
Réformé pour ses blessures, à
son retour de Russie et admis, pendant les Cent-Jours, à
l'hôtel des Invalides, comme pensionnaire libre, il se retira
dans son village natal et s'y adonna à la culture des champs.
Mais il n'abandonna point, pour cela, le métier des armes.
Les connaissances qu'il avait des choses de la guerre et la grande
estime dont il jouissait parmi ses concitoyens, lui valurent d'occuper,
dans la garde nationale, un rang des plus honorables. Il y exerça,
en effet, les fonctions de capitaine et se distingua, comme tel,
aux Trois-Glorieuses.
En 1853, l'année même de sa mort,
il obtint une médaille en or. Cette récompense tardive
lui fut attribuée, non point, comme on pourrait le croire,
à titre de vétéran, mais pour l'excellence
de certains travaux agricoles et, notamment, pour quelques forts
beaux légumes qui figurèrent, avec distinction,
dans une exposition départementale.
C'est là, modeste et simple, toute la
biographie d'Alexandre Picard. Il n'en est point de plus touchante.
Elle contient, en quelques traits, toute l'histoire d'une époque :
l'existence anonyme et humble, de tous ces petits paysans de France
qui parcoururent le monde à la suite des aigles impériales.
J'ai trouvé ces mémoires à
Versailles, chez les descendants de Picard. Ils y étaient
conservés pieusement. Ce sont de vieux feuillets, jaunis
par le temps, détrempés par les neiges de Russie,
fatigués par le long voyage qu'ils firent, en 1814, de
Sarotof à Paris. Ils ont été écrits
au jour le jour, sur la giberne, dans les bivouacs. Maintes pages
ont été tracées au grondement du canon, après
une bataille, ou sur un lit d'hôpital, ou bien en cours
de route, dans les plaines glacées de la Russie, en Pologne,
en Allemagne.
Il n'y faut point chercher des récits
littéraires, du pathétique à la Marbot. C'est
un paysan qui parle. Il ne s'inquiète que de ce qui le
concerne, de sa nourriture, de son bien-être, de ses blessures,
de ses souffrances. Le reste, il le note en passant, à
l'aventure, brièvement.
Tout de même, malgré la naïveté
des remarques et le défaut de détails plus précis,
ces pages constituent un admirable document d'histoire. Elles
nous révèlent ce qu'était l'âme du
soldat napoléonien, sa douceur résignée,
son courage, sa fermeté et son dévouement, un dévouement
inébranlable, fait de bonne humeur et d'une très
noble conscience du devoir.
J'ai respecté scrupuleusement le texte
manuscrit, ses incorrections, ses expressions un peu crues. Il
n'en a ainsi que plus de saveur.
Ceux-là aimeront ces souvenirs de guerre
d'un soldat de la Grande Armée, qui aiment la France d'autrefois
et qui ne songent pas, sans un peu de mélancolie, aux grands
jours de son histoire.
10 euros (code de commande : 02946).
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PIGEON
(Jean) — Jean Pigeon. Textes critiques sur 50 artistes
belges. Préface de
Jacques Franckx, avant-propos de Serge Goyens de Heusch.
Bruxelles, Éditions de la Fondation pour l'Art Belge Contemporain,
1992. In-4° (250 x 250 mm.) broché, 131 p, nombreuses
illustrations en noir et en couleurs, tirage limité à
1000 exemplaires.
Un ouvrage de
référence peu courant qui se termine par une riche
bibliographie.
Liste des artistes :
Gabriel
Belgeonne, Gaston Bertrand, Bram Bogart, Micheline Boyadjian,
Roland Breucker, Pol Bury, Zéphir Busine, Fernand Carette,
Jo-Anne Caron, Georges Collignon, Pierre Courtois, Francis De
Bolle, Gilbert Decock, Anne Deglain, Jo Delahaut, Camile De Taeye,
Roger Dudant, Gilberte Dumont, Francis Dusepulchre, Jo Dustin,
André Eijberg, Daniel Fauville, Marc Feulien, Jean-Michel
Folon, André Goffin, Arthur Grosemans, Jacques Guilmot,
Christian Heckscher, Willy Helleweegen, Jacques Lacomblez, André
Lambotte, Lismonde, Jean-Marie Mahieu, Cécile Massart,
Marina Mayer, Robert Michiels, Michel Mineur, Jacques Muller,
Maurice Pasternak, Peji, Luc Perot, Jean Rets, Toma Roata, Christian
Rolet, Paul Schrobiltgen, André Sprumont,,Georges Vandenbosch,
Louis Van Lint, Marcel Vintevogel, Francis Vloebergs.
30 euros (code de commande : 02966).
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RAVEZ (Walter) —
Le folklore de Tournai et du Tournaisis. Dessins originaux exécutés par
Edmond Messiaen avec la collaboration de Jules Messiaen.
Tournai - Paris, Casterman, 1949. In-8° (200 x 255 mm.)
sous reliure et étui d'éditeur, 506 p., illustrations
in et hors texte, un des 400 exemplaires numérotés
réservés aux souscripteurs (n° 376), exemplaire
en bon état.
Édition
originale.
Avant-propos :
Les auteurs s'accordent souvent la satisfaction
de penser qu'en publiant une étude, ils ont comblé
une lacune. Je serai obligé d'user de cette générosité
vis-à-vis de moi-même, car l'unique préoccupation
qui m'a inspiré en écrivant ce livre, dont ce sera
sans doute le seul mérite, a été précisément
d'apporter une pierre modeste, mais qui manquait, au magnifique
édifice que les historiens et archéologues tournaisiens
ont élevé à la gloire de leur cité.
Leurs travaux ne devaient pas les conduire vers un examen attentif
des menus faits de la vie domestique et privée ; uniquement
pénétrés des événements politiques,
des grands courants sociaux, des annales religieuses, ils ne pouvaient
se soucier de noter les souvenirs qui touchent au cœur, à
l'âme et à l'esprit du peuple. Certes, Tournai
ancien et moderne restera le livre de chevet de tous les Tournaisiens
curieux de leur passé ; mais les faits folkloriques
qui émaillent cette abondante monographie locale ne forment
qu'un accessoire dont Bozière ne cherchait pas à
exagérer l'intérêt.
Le folklore comptait-il d'ailleurs chez nous,
il y a une trentaine d'années ? Le mot lui-même
eût laissé indifférentes les masses qui n'en
auraient compris ni le sens ni l'objet. Seuls quelques spécialistes
en approfondissaient les phénomènes et les manifestations.
Notre pays cependant, se laissant entraîner par l'exemple
qui lui venait de toutes les nations européennes, se mit
à considérer l'importance des faits qui se rattachent
à la vie populaire ; des cercles d'études se
créèrent, des revues à caractère scientifique
ou anecdotal surgirent dans nos provinces ; des expositions
furent organisées, des musées ouvrirent leurs portes
et, peu à peu, l'opinion publique se rendit compte qu'une
science qui se préoccupait de recueillir et d'analyser
les documents relatifs aux mœurs, aux coutumes, aux légendes,
aux divertissements, aux jeux, aux croyances, aux travaux, aux
dictons météorologiques, aux remèdes, aux
superstitions, offrait des sujets d'études passionnants
et respectables qui n'étaient pas un passe-temps de dilettantes,
mais une source d'émotions collectives : le folklore
venait de toucher la sentimentalité de toutes les couches
sociales.
Le folklore de Tournai et du Tournaisis possède-t-il
les insondables et troublantes richesses de celui des Ardennes
et de la Flandre ? Aucunement. Nos mœurs se sont rapidement
disciplinées et ont nivelé les particularités
naïves et originales qui constituent la civilisation des
simples. Mais notre folklore se traduit par des manifestations
qui sont exclusivement de chez nous et, tel qu'il est, il représente
l'héritage de nos aïeux que nous avons le devoir de
sauver au moment où il n'est pas encore totalement disparu
de toutes les mémoires. C'est pourquoi, sans prétention
et sans souci de vaine littérature, mais avec la sincérité
qu'il faut apporter dans l'analyse des faits d'observation, dans
le rapport des usages révolus et la transcription des traditions
orales, j'ai cherché à recueillir nos chers et pittoresques
souvenirs tant que des vieux Tournaisiens, attachés à
leurs coutumes, pouvaient encore nous renseigner sur la vie d'autrefois.
Au fond, nos archives n'avaient pas été
dépouillées sous cet aspect ; et pourtant,
elles détenaient tous les secrets de l'existence et de
la mentalité de nos aïeux. À présent
qu'elles ont disparu dans l'irréparable et tragique tourmente
de mai 1940, je dois à des notes que j'y avais puisées
au hasard de mes recherches autant qu'aux précieux documents
rassemblés au Musée de Folklore, dont la bibliothèque
a été providentiellement sauvée, la possibilité
de vagabonder dans un domaine peu exploré jusqu'ici.
J'aurai pleinement atteint mon but si je suis
arrivé à fixer les principales expressions de la
vie tournaisienne à des époques qui n'étaient
ni sans charme ni sans grandeur ; à susciter chez
les jeunes une réflexion qui ne devrait jamais être
indifférente vis-à-vis de l'apport des générations
qui les ont précédés ; à fournir
à mes concitoyens une leçon de fidélité
à leurs traditions, de respect pour leurs ancêtres,
d'amour de la Cité ; à offrir enfin à
mes collègues des éléments utiles pour les
études comparatives qui constituent l'une des préoccupations
les plus essentielles des folkloristes.
50 euros (code de commande : 02086).
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[SADE (Donatien Alphonse François de)]. LELY (Gilbert) — Vie du marquis de Sade. Liminaire de Philippe Sollers. Paris, Mercure de France, 1989. In-8° (140 x 205 mm.) broché, 693 p.
En quatrième
de couverture :
Publiée
pour la première fois en deux volumes (1952 et 1957), plusieurs
fois rééditée, ici préfacée
par Philippe Sollers, la Vie du marquis de Sade de Gilbert
Lely (1904-1985), est une recherche unique sur la vie et l'œuvre
de l'écrivain le plus controversé du XVIIIe siècle.
Grand poète et historien, Lely présente
ainsi sa méthode :
« Idolâtre de l'heure et du
nom et du lieu, toujours imbu du respect sacré de la plus
chétive circonstance, parce qu'elle a été
vécue, nous n'avons voulu tendre à rien de moins
qu'à la « recherche du temps perdu »,
dans les fastes maudits du marquis de Sade. »
Présentation de l'édition de 1965 chez Jean-Jacques
Pauvert :
Sauf en quelques textes trop courts de Maurice
Heine, la vie du marquis de Sade n'avait inspiré jusqu'à
présent que des ouvrages hâtifs ou fantaisistes,
ne méritant aucune créance. Il devenait nécessaire
qu'un travail suffisamment développé, et conçu
selon une scrupuleuse méthode historique, fût enfin
consacré à l'un des plus grands écrivains
dont puisse s'honorer notre littérature.
C'est à quoi Gilbert Lely, sadiste passionné
et rigoureux, après avoir réuni une énorme
documentation inédite, s'est employé dans son ouvrage.
Mais il ne suffisait pas de retracer l'existence
aventureuse du marquis. Il importait que fût étudiée
son œuvre complexe et féconde. Aussi, trois longs
chapitres de Lely sont-ils consacrés à l'examen,
jamais encore entrepris, de la totalité des ouvrages de
Sade, publiés à ce jour ou demeurés inédits.
Désormais l'histoire littéraire ne souffrira plus
d'une lacune qui devenait irritante, à une époque
où les livres du marquis ne cessent d'engendrer de nouvelles
admirations.
Indiquons également que dans l'ouvrage
de Gilbert Lely, d'une netteté d'expression peu commune,
et dont la forme ardente et serrée recouvre parfaitement
son objet, le récit des faits et gestes du citoyen Sade,
de 1790 à 1800, basé sur quatre dossiers inédits
des Archives nationales, constitue en même temps une contribution
non négligeable à l'histoire générale
de la Révolution française.
C'est jour après jour que Gilbert Lely,
« fétichiste du réel », est parvenu
à suivre son héros, dont l'existence dramatique
traverse les règnes de Louis XV et de Louis XVI, la période
révolutionnaire, le Directoire, le Consulat et l'Empire :
« Idolâtre de l'heure, et du nom, et du lieu,
écrit l'auteur dans sa préface, toujours imbu du
respect sacré de la plus chétive circonstance, parce
qu'elle a été vécue, nous n'avons voulu
tendre à rien de moins qu'à « la recherche
du temps perdu » dans les fastes maudits du marquis
de Sade. »
15 euros (code de commande : 02926).
------------------
[SAUL (Peter)]. DECRON
(Benoît), STORR (Robert) et TRONCHE (Anne) — Peter
Saul, rétrospective. Paris,
Somogy, 1999. In-4° (252 x 288 mm.) sous cartonnage illustré
d'éditeur, 65, [90 (planches en couleurs)], 10 p.,
édition bilingue (français-anglais), exemplaire
en très bon état avec un dessin original de
l'artiste en dédicace.
Ouvrage publié
à l'occasion de l'exposition organisée au Musée
de l'Abbaye Sainte-Croix, aux Sables d'Olonne, du 26 juin au 26
septembre 1999, au Musée de l'Hôtel Bertrand, à
Châteauroux, du 22 octobre au 31 décembre 1999, au
Musée des Beaux-Arts, à Dole, du 15 janvier au 2
avril 2000 et au Musée des Beaux-Arts, à Mons, du
16 avril au 25 juin 2000.
Table des matières
:
- Avant-propos.
- Le principe de Peter, par Robert
Storr.
- True Crime, par Benoît
Decron.
- Peter Saul, l'inventeur, par Anne
Tronche.
- Peter Saul sous le feu des questions.
- Catalogue.
- Biographie, expositions, publications.
100 euros (code de commande : 02952).
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SEALE (Patrick) et McCONVILLE (Maureen) — Drapeaux rouges sur la France. Les causes, les thèmes, l'avenir d'une révolution. [Titre original : French Revolution 1968.] Traduit de l'anglais par Jean-René Major. Paris, Mercure de France, 1968. In-8° (140 x 205 mm.) broché, 250 p., illustrations hors texte, couverture un peu défraîchie.
En quatrième de couverture :
On
a déjà beaucoup parlé des événements de mai et de juin 1968 : en un
mois, l'édifice apparemment sans fissure de la politique et de la
société françaises se lézardait de toutes parts, et l'on put croire un
instant que le régime de la France était menacé dans son existence même.
Au pourquoi, au comment, qui sont venus à tous les esprits, aucune
réponse satisfaisante n'a encore été donnée. Aussi le propos des auteurs
de ce livre n'est-il pas simplement de reconstituer ces journées qui
ont inquiété le monde, mais plus profondément, de les recréer : elles
ont des causes, mais aussi des auteurs. Elles ont un passé, une démarche
souterraine et cohérente, une réalité, un sens. Elles ont, enfin, une
fois terminées, des prolongements et une portée d'une importance
fondamentale, et remettent en question toute une part de l'avenir de la
France.
Correspondants à Paris du grand journal britannique l'Observer,
Maureen Mac Conville et Patrick Seale étaient mieux placés que
quiconque pour mesurer l'événement. Ils ont vécu les affrontements,
interrogé les dirigeants et les acteurs, analysé les causes et les
conséquences. Avec le recul, sinon du temps, du moins de l'espace, ils
permettent de savoir, de comprendre et de prévoir.
10 euros (code de commande : 00888).
------------------
STAQUET
(Willy) — La Sidérurgie en Belgique avant et pendant
la période romaine. Avant-propos
par Germaine Faider-Feytmans. [Charleroi], s.n., [1967].
In-8° (150 x 220 mm.) agrafé, 48 p., exemplaire
en parfait état.
Une publication
rare et qui a été très peu diffusée
!
Avant-propos :
C'est
à une tâche ingrate, mais utile, que s'est astreint
M. Willy Staquet, en réunissant dans son travail sur La
sidérurgie en Belgique avant et pendant la période
romaine des données éparses concernant l'histoire
de l'industrie du fer en nos régions, aux plus hautes époques,
À l'heure où l'étude des
techniques est à l'ordre du jour, où, parallèlement
aux recherches des laboratoires, paraissent des ouvrages d'ensemble
de caractère encyclopédique sur ces sujets, un état
de la question centré sur une des industries du passé
belge est loin de manquer d'intérêt.
L'étude de M. Staquet est basée
sur des faits et des conclusions déjà publiée,
mais leur regroupement même ne laisse pas d'être utile
aux chercheurs.
Enfin et surtout, ce travail intéressera
tous ceux gui se penchent sur notre passé et sur l'émouvante
activité des métallurgistes qui, il y a deux mille
ans déjà, œuvraient, sans doute empiriquement,
mais dont l'effort obscur constitue une forme de préfiguration
de nos industries contemporaines.
12 euros (code de commande : 02446).
------------------
TIBET (pseudonyme de Gilbert Gascard) et DUCHÂTEAU (André-Paul) — Ric Hochet. Intrigue au « Ji Butch ». [Houdeng-Gœgnies], BD First, 1998. In-8° (240 x 85 mm.) agrafé, [32] p., exemplaire en très bon état.
Note de l'éditeur
:
Intrigue
au « Ji Butch » est une enquête
de Ric Hochet de 26 bandes publicitaires réalisées
en 1968 pour le compte des magasins Ji Butch. Ces bandes étaient
parues dans Tintin (édition belge) du numéro
47 de 1968 au numéro 17 de 1969 et dans Spirou du
numéro 1597 (1968) au numéro 1620 (1969).
Jusqu'à présent inédite
en album, cette histoire éveille chez ses auteurs des sentiments
divers :
- Tibet : « Mais c'est très
mauvais ! Je ne sais plus où sont les dessins originaux... »
- A.P. Duchâteau :« Ah
oui, je me rappelle... C'est une bonne idée de publier
cette histoire ! »
- Le Lombard : « Désolé
mais les films ont été détruits ! »
Une enquête digne (!?) de Ric Hochet fut
menée pour rassembler ce matériel. Nous vous invitons
donc à (re)découvrir cette excellente (mais si,
mais si) histoire pour (au moins) deux bonne raisons : le
dessin soigné rappelle l'ambiance des années 60
et les dialogues trahissent le goût des auteurs pour les
bons mots.
35 euros (code de commande : 02917).
------------------
TILLIÈRE
(Nicolas) — Histoire de Jamoigne. Arlon, Imprimerie et Lithographie F. Bruck, 1909.
In-8° (185 x 270 mm.) demi-toile bleue, 254 p.,
illustrations hors texte.
Extrait des
Publications de l'Institut Archéologique du Luxembourg,
1909. Tome XLIV des Annales.
Table des matières
:
Chapitre
I. Temps préhistoriques.
Chapitre II. Paroisse de Jamoigne.
Chapitre III. Incorporation de l'église.
Chapitre IV. Affranchissement de Jamoigne.
Chapitre V. Premiers curés connus.
Chapitre VI. Filiales et sous-filiale.
Chapitre VII. Bois communaux.
Chapitre VIII. Noblesse.
Chapitre IX. Clergé.
Chapitre X. Institutions.
Chapitre XI. Révolution française.
Chapitre XII. Jamoigne contemporain.
- Appendices.
35 euros (code de commande : 02890).
------------------
TILLON (Charles) — Les F. T. P. La guérilla en France. Nouvelle édition. Paris, Julliard, 1967. In-8° (140 x 213 mm.) sous reliure et jaquette d'éditeur, 386 p.
En quatrième
de couverture :
Ce
témoignage de la Résistance armée s'appuie
non seulement sur une documentation minutieuse et de première
main, mais aussi sur quelques mises au point d'un intérêt
capital. Après avoir établi que les premières
organisations de la Résistance entrèrent en activité
clandestine dès l'été 1940, Charles Tillon
s'applique à mettre en lumière le rôle important
joué par les F.T.P. (Francs-tireurs et partisans français),
créés par les Communistes, dans la formation des
Forces françaises de l'intérieur, puis dans les
combats de la Libération. Une solide étude du plan
insurrectionnel conçu et réalisé par la Résistance,
de la conduite de cette insurrection et de la contribution stratégique
des forces de la Résistance à la libération
du sol national ; des études particulières
sur certaines opérations (Vercors, Marseille, insurrection
parisienne), enfin une analyse de la politique du général
de Gaulle et de ses bureaux londoniens vis-à-vis des principaux
groupements de la Résistance, font que ce livre important
et passionnant complète, et sur de nombreux points renouvelle
entièrement notre connaissance de l'histoire de la clandestinité
entre 1940 et 1944.
10 euros (code de commande : 02980).
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VALÉRY (Paul) — L'idée fixe suivie de Socrate et son médecin. [Paris], Éditions à l'Étoile, 1946. In-8° (168 x 254 mm.) broché, 179 p., un des 500 exemplaires numérotés sur vélin de Rives (n° 141), non coupé et en très bon état.
Avis au lecteur :
Ce
livre est enfant de la hâte. On le donne pour ce qu'il est
: une œuvre de circons­tance et tout improvisée.
Quoiqu'elle fût destinée à un public des plus
attentifs – le corps médical – il
fallut faire vite, et donc assumer tout ce qu'emporte de risques,
d'imprudences et d'impuretés, la précipitation dans
le travail. Quand le terme presse l'esprit, cette contrainte extérieure
l'empêche de soutenir les siennes propres. Il néglige
les beaux modèles qu'il s'est formés ; il se
relâche de sa rigueur ; il se décharge par le
plus court, selon ses moindres résistances, et se répond
par ses hasards.
Mais c'est bien là ce qui s'observe constamment
dans les entretiens familiers. Entre personnes qui se connaissent
assez pour qu'elles ne puissent se méprendre sur la proportion
du sérieux et du non-sérieux qui compose leur dialogue,
tout se réduit à la légèreté
d'une partie sans conséquence. Comme les rois qui sont
peints sur les cartes à jouer, les plus graves sujets sont
jetés sur le tapis, repris, mêlés à
tous les riens du monde et de l'instant...
Il en est ici tout de même. On n'y propose
pas du tout à la réflexion du lecteur les « idées »
que nos hommes à la mer s'envoient et se renvoient, mais
cet échange même : elles ne sont que les accessoires
d'un jeu dont la vitesse est l'essentiel. Ces messieurs perdent
vivement leur temps ; ce ne sont que les « premiers
termes » de ce qu'ils pourraient peut-être dire
qu'ils disent, et l'on ne se flatte pas que « l'Implexe »
ni « l'Omnivalence » soient pris pour autre
chose que des amusements sans conséquence. Il est vrai
que la plupart des notions dont on use en Psychologie ne sont,
en vérité, pas beaucoup plus « commodes »,
ni plus précises que celles-ci.
Quant à la forme, l'Auteur, sollicité
de près (comme on l'a dit) de mener rondement son ouvrage,
a donc pris le parti d'imputer le désordre de son esprit
sous pression de temps au désordre et à la divagation
naturelle d'une conversation toute libre ; et il a dû
se résoudre à « écrire comme on
parle », – conseil qui peut-être était
bon à l'époque où l'on parlait bien.
35 euros (code de commande : 03006).
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VAN EECKHOUT (Marie-Thérèse) — Woluwe-Saint-Lambert. Esquisse historique. Préface par Albert Marinus. Woluwe-Saint-Lambert, Moderna, 1953. Grand in-8° (210 x 264 mm.) broché, 214 p., illustrations.
Table des matières :
- Préface.
- Introduction.
Chapitre I : Les origines et
les aspects géographiques de Woluwe-Saint-Lambert.
Chapitre II : Les
origines historiques de Woluwe-Saint-Lambert.
Chapitre III : Les souvenirs
du passé.
Chapitre IV : Le Woluwe-Saint-Lambert
d'aujourd'hui.
Chapitre V : Les noms de rues à
Woluwe-Saint-Lambert.
- Appendice.
15 euros (code de commande : 00727).
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VERGÈS
(Jacques), ZAVRIAN (Michel) et COURRÉGÉ (Maurice)
— Le droit et la colère. Paris,
Les Éditions de Minuit, 1960. In-8° (120 x 187 mm.)
broché, 174 p., (collection « Documents »),
exemplaire non coupé.
Exemplaire du
tirage courant de l'édition originale de cet ouvrage publié
en pleine guerre d'Algérie.
En quatrième de
couverture :
Les
trois avocats du barreau de Paris auteurs de cet ouvrage ont adressé
il y a quelque temps un mémoire au Comité international
de la Croix Rouge. Ils y attiraient notamment l'attention de cet
organisme sur le caractère proprement inouï de la
nouvelle organisation judiciaire instituée par la France
en Algérie.
L'émotion provoquée par cette
démarche, en France et dans le monde, n'est pas près
de s'apaiser. C'est tout le principe en effet du droit dans les
nations civilisées qui est mis en cause par le décret
du 12 février 1960. Verrons-nous notre législation
traditionnelle céder la place à ce que M. Michel
Debré a appelé un jour, paradoxalement, « les
droits légitimes de la colère » ?
La question est posée.
30 euros (code de commande : 01927).












































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