lundi 2 mars 2026

Les « nouveautés » du 3 mars 2026.


  MISE À JOUR DU 3 MARS 2026

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par courriel
(b.waterlot@hotmail.com) ou par téléphone (+32 (0) 472 51 52 63)
pour obtenir d'autres informations à propos de ces livres. 


 ALPARI (Julius) — Les masques sont tombés. Trotski et ses complices ne sont que des agents à la solde du fascisme. Paris, Bureau d'Éditions, 1938. In-8° (133 x 210 mm.) agrafé, 37 p., rousseurs à la couverture.
  Une rare plaquette imprimée suite au procès du « Bloc des droitiers et trotskistes ». 


Introduction :
   Le commissariat du peuple à la Justice de l'U.R.S.S. a publié en langues française, allemande et anglaise le compte rendu sténographique complet du procès du « Bloc des droitiers et trotskistes », qui s'est déroulé en public du s au 13 mars 1938, en présence d'un grand nombre de diplomates et de journalistes étrangers. Le compte rendu sténographique ne comprend pas moins de 850 pages (pour l'édition française). Tous les propos des accusés, du président de la Cour, de l'accusateur public, des défenseurs, des témoins, des experts, ainsi que l'acte d'accusation et le verdict, sont reproduits textuellement. Chacun a ainsi la possibilité de connaître le procès jusque dans ses moindres détails.
   Il nous est impossible ici de rendre compte, ne serait-ce même que superficiellement, du contenu de cette imposante publication. Il serait probablement superflu de souligner son importance. Il s'agit, en effet, d'une affaire d'une signification qu'il n'est pas exagéré de qualifier d'historique. Et ceci non seulement au point de vue de l'Union soviétique, dont la cause, du reste, n'est pas seulement celle de la population de ce pays. Le procès doit être l'objet, dans une mesure plus forte encore que jusqu'ici, de l'intérêt des travailleurs, des éléments progressistes de tous les autres pays. Car les documents des débats leur apportent des armes puissantes dans leur lutte contre le fascisme assassin et, notamment, de ses agents trotskistes.
   Nous nous proposons, dans cette brochure, d'étudier séparément les délits établis au cours du procès, de les grouper en en faisant ressortir les relations, afin de faciliter ainsi une vue d'ensemble.

15 euros (code de commande : 03172).

 

Archives et Bibliothèques de Belgique - Archief- en Bibliotheekwezen in België. T. XLIII - N° 1-2. 1972. Bruxelles, Association des Archivistes et Bibliothécaires, 1972. In-8° (161 x 244 mm.) broché, 491 p., planches hors texte. 


Sommaire :
   - 
Articles.
      - Arquivos históricos portugueses, par A. Marchado de Faria.
      - Ovide drukken in Belgische Rijksarchieven, par L. Mees.
      - Aperçu sur les archives de la littérature et de l'art en Belgique, par Ph. Muret.
      - Het intellectuele leven in het klooster Bethlehem in de 15de eeuw, par E. Persoons.
      - De « Jointe de Cabinet » tijdens de landvoogdij van Maria Elisabeth, par M. Baelde en J. B. Windey.
      - Sylvain Van de Weyer et la vente des manuscrits de Parc en 1829, par É. Van Balberghe.
      - Noordbrabantse « scrivers » en « verluchters », par P. Gerlach.
      - Individueel en collectief boekenbezit bij de kanunniken van het Sint-Donaaskapittel te Brugge tijdens de late Middeleeuwen (1350-1450). II, par R. De Keyser.
      - Les bibliothèques en Afrique centrale, par J. Brock.
      - Études statistiques sur le mouvement des emprunts à la Bibliothèque générale de l'Université de Liège pendant l'année universitaire 1970-1971, par Cl. Desama et A. Krins.
      - Recherches sur le Jansénisme dans les archives et bibliothèques de l'Europe, par L. Ceyssens.
   - Mélanges.
      - Une nouvelle biographie de Michel de Ghelderode, par Ph. Muret.
      - Les archives concernant les localités du canton de Comines transférées aux Archives de l'État à Tournai, par D. Van Overstraeten.
      -  ... et amicorum, par Th. Delforge.
      - La Bande Noire. Une collection de croquis d'audience de 1861-1862. à la Bibliothèque de Mons, par Chr. Piérard.
   - Tribune libre.
      - À propos d'un statut. Carrière scientifique et carrière de direction, par A. Uyttebrouck.
   - Comptes rendus.
      - Bulletin du Centre de recherches et d'études historiques de la Seconde Guerre mondiale, n° 1 et 2.
      - De rapporten van de kanton kommissarissen (1797-1800), t. I, Maaseik, par M. Colson.
      - Comines, ville de frontières, par J. M. Duvosquel.
      - Fontes Affligemenses.
      - La crise agricole du bas Moyen Âge dans le Namurois, par L. Genicot, M.-S. Bouchat-Dupont et B. Delvaux.
      - L'origine de l'Internationale Communiste, par J. Humbert-Droz.
      - Interuniversitair Centrum voor Hedendaagse Geschiedenis.
      - Liber memorialis Georges de Lagarde.
      - Ministerie van Onderwijs en Wetenschappen, Rijksinstituut voor Oorlogsdocumontatie, Progress Report, nr. 7.
      - Revue internationale d'histoire militaire, t. VII.
      - Marie de Luxembourg et son temps, par C. Thelliez.
      - Laeken, par A. et P. Van Ypersele de Strihou.
      - Vereniging en Revolutie, par A. J. Vermeersch.
      - Vieux souvenirs du Prince de Joinville.
   - Chronique des Archives.
      - 142-149. Généralités - Algemeenheden.
      - 150-153. Belgique - België.
      - 154. Autres pays - Buitenland.
   - Chroniques des bibliothèques.
      I. FIAB.
      II. Rapport sur l'activité des Associations de Bibliothécaires.
      III. Rapport sur l'activité des bibliothèques en Belgique.
      IV. Bibliothéconomie - Bibliotheekwezen.
      V. Bibliographie - Bibliografie.
      VI. Het Oude Boek, par J. Machiels.
   - Vie de l'Association.
      - Rapport 1971, par C. Douxchamps-Lefevre.
      - In memoriam A. Brounts, par G. Dogaer.
      - In memoriam A. Cosemans, par L. Van Meerbeeck.

10 euros (code de commande : 03186).

 

AREY (James A.) — Les pirates de l'air. (Sky Pirates.) Traduit de l'américain par Claude Fregnac. Paris, Buchet/Chastel, 1974. In-8° (142 x 205 mm.) broché, 463 p.


En quatrième de couverture :
   Ce livre passionnant s'ouvre sur un document, unique en son genre, relatif à un jet 747 de la PanAm détourné après avoir quitté Amsterdam, dirigé vers Beyrouth et finalement anéanti au Caire. Un radio amateur a enregistré, en secret, les conversations échangées entre l'avion et l'aéroport de Beyrouth par le commandant et les pirates, les officiels de l'aéroport et les dirigeants du Front Populaire de Libération de la Palestine.
   James A. Arey a reconstitué l'histoire complète des détournements aériens, de 1930 à 1974, analyse les événements, leurs motifs, les mesures prises sur le plan international pour combattre la piraterie aérienne. Ayant pour base des documents officiels, des interviews et des communiqués de presse, le livre offre un tableau très vivant, détaillé et actuel des détournements aériens, dont environ un tiers à échoué.

5 euros (code de commande : 03177).

 

BAILLON (André) — Chalet 1. Paris, Rieder et Cie, 1926. In-8° (124 x 187 mm.) broché, 214 p., (collection « Prosateurs Français Contemporains »), tirage limité à 375 exemplaires ; celui-ci est l'un des 300 numérotés sur vélin pur fil des papeteries Lafuma (n° 173), rousseurs.
    Édition originale.


   Chalet 1 décrit des scènes et personnes (malades, infirmières, médecins et visiteurs) observés durant les trois mois d'internement. L'humour prédomine et l'ensemble forme un « authentique reportage », écrit Robert Hankart.
Bibliographie :

   
André Baillon 1875-1932 (Bruxelles, Bibliothèque Royale, 1957), pp. 22-23, n° 73 (pour la description de l'édition originale).
   - 
André Baillon 1875-1932 (La Louvière, Centre Culturel du Hainaut, 1976), p. 88, n° 7 (pour la description de l'édition originale).
   - Hankart (Robert), La vie tourmentée d'André Baillon, 1951, p. 147.

 

Vendu.

 

BARJON (Louis) — De Baudelaire à Mauriac. L'inquiétude contemporaine. Baudelaire - Rimbaud - Verlaine - Suarès et Claudel - Proust - Valéry - Lacretelle - Patrice de la Tour du Pin - Gide et Saint-Exupéry - Mauriac - Nouveau-Théâtre et Nouveau-Roman. 2e édition. Tournai, Casterman, 1964. In-8° (147 x 212 mm.) broché, 300 p. 


En quatrième de couverture :
   Comme ceux déjà réunis sous le titre Mondes d'écrivains, destinées d'hommes, ces « portraits » admirablement écrits et pensés apportent à l'honnête homme les lumières qu'il souhaite sur la littérature de notre temps, sur les sources profondes et la signification de ses œuvres marquantes.
   Quel merveilleux don d'accueil et de compréhension possède le Père Barjon ! Il instaure un dialogue entre les esprits les plus divers en apparence, il discerne des lignes convergentes, des repères. Peu à peu prend forme une « genèse de l'inquiétude contemporaine de Baudelaire à Mauriac ». Tous les écrivains, d'une manière ou d'une autre, par-delà les impasses de la raison et du rêve, sont à la recherche d'un équilibre. Comment vivre avec un corps et avec une âme ? Comment assumer les contradictions tragiques dont notre être est déchiré ?
   C'est Baudelaire qui prône les modernes instruments de connaissance que sont les sens et l'esprit, et les utilise dans une angoisse bien moderne elle aussi, percevant à travers les réalités les plus charnelles, un langage qui « parle à l'âme ». Et parmi les héritiers de Baudelaire, grâce à cette optique féconde, des rapprochements se font, inattendus parfois, toujours éclairants. Ils se parlent, ils se répondent, Claudel et Suarès, Gide et Saint-Exupéry, Gide et Mauriac, Proust et Valéry...
   Ici, les tentatives prométhéennes d'un Rimbaud, d'un Valéry, débouchent sur l'existentialisme sartrien. Là, malgré les déchirements, s'opère une réconciliation de l'être dans la vivante réalité de l'amour ; de l'intime connexion du spirituel et du charnel jaillissent les fresques poétiques d'un Patrice de la Tour du Pin ou d'un Claudel.
    Ce cheminement nous dispose à mieux accueillir le visage de notre époque, spirituelle et sensuelle comme pas une, affranchie du rationnel comme du vague à l'âme, et que les questions posées par les Fleurs du Mal continuent d'assaillir. Ce qu'après Ionesco Louis Barjon appelle la littérature de « décomposition » vise aussi sans doute à « recomposer le puzzle de la vie pulvérisée ».
   Ces considérations n'ont jamais rien de systématique. Sans cesse nous sommes « ramenés du froid domaine des idées vers le mystère ardent des personnes », vers les sortilèges de l'art. Voilà de la très grande critique, et le secret de l'intérêt passionné que nous lui portons.

6 euros (code de commande : 03182).

 

[BIBLIOPHILIE - CATALOGUE DE LIBRAIRIE - MEYRI]. Catalogue N°. 54. Choix de bons ouvrages [...] Mis en vente le 17. Juillet 1852 chez J. Meyri, Libr.-Antiqre à Bâle. Bâle, Meyri, 1852. In-8° (103 x 151 mm.) broché, 82 p.
   Exemplaire revêtu sur la couverture du cachet de la « Librairie allemande et étrangère » de Charles Muquardt.


Ce catalogue propose 1920 ouvrages répartis dans les matières suivantes :
   - Théologie catholique, philosophie, voyages et autres ouvrages sur l'Orient et l'Occident, mythologie, etc. (n° 1-197).
   -  Théologie protestante, philosophie, voyages et autres ouvrages sur l'Orient et l'Occident, mythologie, etc. (n° 202-651).
   - Histoire, géographie et voyages (n° 652-1908).
   - Supplément de théologie catholique et protestante (n° 1909-1920).

12 euros (code de commande : 03167).

 

[BIBLIOPHILIE - CATALOGUE DE VENTE]. Bibliothèque du château de Sully. Livres anciens des XVIe, XVIIe, XVIIIe et de l'époque Empire. Très riches reliures romantiques illustrées. Napoléon : autographes, dessins, gravures, miniatures, objets divers, précieuses reliques napoléoniennes. Éditions originales romantiques et modernes, exemplaires enrichis de dédicaces et de documents autographes, manuscrits. Livres modernes, éditions de luxe, beaux-arts, histoire, classiques anglais et allemands. Vente aux enchères à Genève, Salle Kundig, 2, place du Port, 2. Genève, Kundig et Laube, 1937. In-4° (210 x 270 mm.) broché, 220 p., XL planches hors texte, rousseurs.


   Ce catalogue décrit 1239 numéros.
   La vente se déroula les mardi 21, mercredi 22, jeudi 23 et vendredi 24 septembre 1937, à Genève, Salle Kundig, sous la direction de W.-S. Kundig et de Aug. Laube.

25 euros (code de commande : 03176).

 

BONIFACE (Louis) — Notice sur Aubencheul-au-Bois et les hameaux voisins, par M. Louis Boniface, ancien curé de cette paroisse. Cambrai, Régnier-Farez, 1859. In-8° (140 x 223 mm.) sous une modeste demi-reliure toilée (plats frottés, mors usagés), [3 (faux-titre, imprimatur, titre), [1 bl. (sur laquelle a été collée la première page de la notice nécrologique de Louis Boniface, par Théodore Bernier, publiée dans le tome XI des Annales du Cercle archéologique de Mons, pp. XXXIV-XXXVI)], [2 (suite de la notice nécrologique)], 105, [1 bl.], [1 (additions et errata)], [1 bl.] p., une planche hors texte et un grand plan à déplier, traces d'humidité, hommage de l'auteur et note manuscrite de Théodore Bernier sur la page de faux-titre.
   Un ouvrage fort rare.


   Il s'agit de la seconde édition de cette étude, la première publiée à Lille, chez Lefort, en 1842, comptait 62 pages.
Table des matières :
   - Avertissement.
   Première partie. Depuis l'origine d'Aubencheuil-au-Bois jusqu'à sa première construction connue.
   Deuxième partie. Depuis la première destruction connue d'Aubencheuil jusqu'au second établissement de ce village (de 1584 à 1660).
   - Pienne. Hameau d'Aubencheuil-au-Bois.
   - Hameaux voisins d'Aubencheuil (Le Petit-Crèvecœur, La Viéville, le Point-du-Jour ou Petit-Villers - Le Bois-Maillard - Bonabus - Montécouvez).

50 euros (code de commande : 03188).

 

CROOKS (Harold) — La bataille des ordures. La ruée des multinationales dans la nouvelle industrie des déchets en Amérique du Nord. [Titre original : The Inside Story of the New Garbage Agglomerates.] Traduit de l'anglais par Élise de Bellefeuille et Michel Saint-Germain. Montréal, Les Éditions du Boréal Expresse, 1984. In-8° (140 x 215 mm.) collé, 302 p., exemplaire en bon état. 


En quatrième de couverture :
   Service public, entreprise privée.
   Jusque dans les années 1960, la cueillette des déchets dans les grandes villes nord-américaines étaient encore entre les mains de milliers de petites entreprises familiales, souvent soupçonnées d'avoir des liens plus ou moins obscurs avec le crime organisé. Puis quelques hommes d'affaires ont flairé le potentiel extraordinaire que représentait ce secteur jusque-là négligé par la grande entreprise respectable. Tirant parti de l'avènement de l'écologisme et de la sensibilisation du public au recyclage des ressources, ils ont constitué, en moins de dix ans, de vastes conglomérats qui n'ont rien à envier aux multinationales pétrolières. Introduisant des méthodes modernes de gestion « globale » et avec des pratiques qui ne sont pas sans rappeler celles du crime organisé, ces conglomérats se sont livré une lutte sans merci pour le contrôle d'un marché en constante expansion. Partout en Amérique du Nord, ils se sont retrouvés aussi au cœur des débats sur la « privatisation » des services publics, car le processus de concentration n'a pas seulement signifié la disparition de plusieurs centaines de petits entrepreneurs indépendants, mais aussi l'abandon à l'entreprise privée d'un secteur d'activités que plusieurs considèrent comme essentiellement d'intérêt public.
   Résultat de trois années de recherche, ce livre retrace l'ascension étonnante de ces nouveaux géants de l'industrie nord-américaine et les batailles qu'ils ont menées dans les grandes villes canadiennes, dont Montréal, qui constitue un cas particulièrement intéressant.
   Boursier du Commonwealth, Harold Crooks a fait des études en sciences économiques et a enseigné dans diverses institutions pénitentiaires canadiennes. Il a fait paraître des articles dans Week-End, Last Post et Canadian Dimension.

10 euros (code de commande : 03157).

 

DONY (Émile) — Miettes d'histoire montoise. Choix de textes par Laurent Valentin. [Hallennes-lez-Haubourdin], TheBookEdition, 2015. In-12 (109 x 169 mm.) collé, 108 p., (collection « Plumes au Bout des doigts »), exemplaire en parfait état. 


Table des matières :
   - Le personnage et sa carrière.
   - Bibliographie sélective de l'œuvre d'Émile Dony.
   - Note explicative sur cette publication.
   - Une ducasse sans lumeçon.
   - Les Montois exigent leur ducasse à son jour.
   - La première cocarde au chapeau.
   - Du danger de s'attarder au cabaret.
   - Procession et ducasse antérieurement à 1348.
   - La refonte d'une grosse cloche en 1348.
   - Le poids d'une occupation étrangère (1691-1697).
   - Pendant les siècles d'esclavage (1697).
   - Maçons, charpentiers et couvreurs.
   - La connetablie des Menuisiers.
   - Nos premiers Concerts, Redoutes et Mascarades.
   - À propos des Travaux publics.
   - La Direction des travaux publics (après 1691).
   - Divertissement de Ducasse.
   - Loyalisme extériorisé.
   - Au temps du premier Habsbourg d'Autriche (1715-1740).
   - À propos de Roland de Lassus.
   - Le IVe Centenaire de Roland de Lassus.
   - Le Vieux Moustier de Sainte-Waudru.
   - Peintres, Sculpteurs, Verriers et Brodeurs.
   - Faits divers, de 1510 à 1524.
   - La Librairie du Chapitre de Sainte-Waudru.
   - Enseignes d'autrefois
   - Travaux d'art et œuvres d'artisans.
   - Usages protocolaires.
   - Menus faits, de 1704 à 1764.
   - Menus faits, de 1765 à 1784.
   - Quelques Montois en Italie.
   - Sculpteurs montois des XVIIe et XVIIIe siècles.

Vendu.

 

DUCHESNE (Alexandre) — Unions Textiles Verviétoises. La Grève générale dans l'industrie textile verviétoise du 26 février au 30 juillet 1934. Rapport général. Verviers, Imprimerie Coop. Le Travail, 1935. In-8° (139 x 213 mm.) broché, 152 p., cachet humide à la page de titre et à la page 152, exemplaire en bon état.
   Un ouvrage fort rare !


Table des chapitres :
   1. 1906. L'Avènement du régime syndical à Verviers.
   2. 1909-1914. 50 % des affiliés désertent le syndicat.
   3. 1919- 1920. Le régime conventionnel. - L'unité brisée.
   4. 1920- 1930. Les conventions particulières. - Avantages conquis.
   5. 1930-1933. La crise et ses conséquences. - Les grèves.
   6.1933. Dénonciation de toutes les conventions par la Fédération Patronale.
   7. 1934. La volonté patronale. - La grève générale.
   8. La levée de la grève.
   9. Les enseignements de la grève.
   10. Le bilan de la grève.
   11. Quelques articles parus dans Le Travail au sujet de la grève.
   12. Un document de la Fédération Patronale.

25 euros (code de commande : 03173).

 

[ÉCOSSE - KIRKCALDY - GRAVURE]. Kirkcaldy. Comté de Fife. Gravure en taille-douce de Schroeder d'après un dessin de François Alexandre Pernot. Paris, Firmin Didot, 1840.
   
Cette jolie gravure est extraite (planche n° 46) de la Description de l'Écosse, de Walter Scott.
Dimensions :
   - Image : 117 x 79 mm.
   - Feuille : 205 x 128 mm.

Extrait de l'ouvrage de Walter Scott (p. 149) :
   Kirkcaldy. Ville maritime du comté de Fife, ayant titre de bourg royal, située sur la côte N.-O. du golfe de Forth, à 5 1. S. S.-O. de Cupar. Pop. 3,700 hab. Elle consiste en une rue principale, très-longue, très-étroite, mais propre, bien pavée et bordée de maisons antiques, parmi lesquelles il en est quelques-unes construites avec élégance. Le port est sûr et bien abrité, excepté des vents du N.-E. et de l'E. ; il reçoit des navires de 150 à 200 tonneaux : la rade peut contenir 30 à 40 bâtiments. En 1819, 42 vaisseaux jaugeant 6,500 tonneaux appartenaient à ce port.
   Kirkcaldy possède des bains de mer très-fréquentés dans la belle saison. C'est la patrie d'Adam Smith, auteur de la Richesse des nations. On y remarque l'église paroissiale, l'hôtel de ville, vaste et bel édifice où se trouvent les prisons, le poids public et la salle d'assemblée ; et un bâtiment élevé par souscription, où on a construit un salon de réunion, une bibliothèque et une loge maçonnique. – Manufactures considérables de toiles. Filatures de coton, tanneries, salines, distilleries. Commerce de houille et de chanvre. Construction de navires.

10 euros (code de commande : 03159).

 

GAUBERT (Henri) — Conspirateurs au temps de Napoléon Ier. Paris, Flammarion, 1962. In-8° (135 x 215 mm.) broché, 351 p., (collection « L'Histoire »). 


En quatrième de couverture :
   L'objet de cet ouvrage est de relater successivement toutes les conspirations ayant eu pour objet de mettre à mort le Premier Consul d'abord, l'Empereur ensuite. Mais l'originalité de sa méthode est de présenter ces diverses tentatives comme autant d'accès de fièvre affectant un organisme, celui de l'État français. D'où une série de graphiques de température qui s'échelonnent de 1800 à 1814.
   Les accès considérés sont, pour lui, de trois genres : maladies infantiles au début. Dus à la croissance jusqu'en 1811. Puis, à la sénescence, de 1811 à 1814.
   Parmi les affections infantiles, les plus importantes sont la conspiration dite « de l'Agence anglaise », qui résulta de l'accord entre les émigrés et l'Angleterre, puis l'affaire Saint-Régent-Limoëlan, qui aboutit à l'explosion de la « machine infernale » de la rue Saint-Nicaise. La « crise de croissance » est marquée surtout par la grande conspiration Cadoudal-Pichegru, la plus importante de toutes, car la vie du Premier Consul et l'avenir du régime y furent gravement menacés. Enfin, pour la période de sénescence, on doit retenir la seconde conspiration Malet, qui rencontra, tout d'abord, des facilités dont on s'étonne encore.
   Le récit de ces convulsions plus ou moins tragiques et la façon peut-on dire clinique dont l'auteur les présente donnent à ces pages un intérêt tout particulier. C'est la première fois qu'un historien procède ainsi, et c'est une brillante réussite.

12 euros (code de commande : 03171).

 

GHEORGHIU (Virgil C.) — Perahim. Traduit du roumain par Livia Lamoure. Paris, Plon, 1961. Mention de 6e mille à la couverture. In-8° (120 x 188 mm.) broché, 212 p., (collection « Feux Croisés - Âmes et Terres Étrangères »), exemplaire en bon état.


En quatrième de couverture :
   Peut-on échapper à son destin ? Perahim le croit, lui qui revient de l'enfer. Il a survécu à dix ans de travaux forcés dans les mines de sel, à dix ans d'écrasement. Le commissaire Catran qui connaît bien l'endroit où se trouvait le gangster est stupéfait. Jamais jusqu'à présent aucun homme n'en était sorti vivant. Pourtant Perahim est là devant lui, mince, inflexible, toujours jeune. Il veut reprendre sa place dans la société, recommencer sa vie, renier son passé. Il ne désire pas grand'chose, simplement que la police le laisse tranquille. Il travaillera et s'occupera de sa mère. Il a rompu avec la pègre, plus jamais le commissaire Catran n'entendra parler de lui et lorsque Perahim le quitte, tout semble possible...

Provisoirement réservé.

 

GILLIS (Marcel) — Le Chat-noir. 1932, impression sur carton (163 x 205 mm.) Bon à tirer provenant d'un imprimeur non identifié.
   Le fameux illustrateur et peintre montois a peut-être composé cette illustration pour le magasin de chaussures portant l'enseigne « Le Chat-noir » qui était installé sur la Grand'Place de Mons. Il est manifestement inspiré par la célèbre affiche que Théophile-Alexandre Steinlen avait réalisée en 1896 pour le célèbre cabaret de Montmartre.
   Au verso d'une de ces illustration figure le cachet « Pour bon à tirer / Date / Signature » et au verso d'une autre : « Échantillons / 1932 » et « Non rentré dans la quinzaine, / ce projet vous sera facturé ».

12 euros (code de commande : 03193).

 

HÉRISSON (Maurice d'Irisson d') — Le Cabinet noir. Louis XVII - Napoléon - Marie-Louise. Dix-septième édition. Paris, Paul Ollendorff, 1887. [Paris / Paul Ollendorff, Éditeur / 28 bis, rue de Richelieu, 28 bis / 1887 / Tous droits réservés.] In-8° (120 x 181 mm.) sous une demi-reliure d'époque, dos à 4 nerfs, reliure frottée, VIII, 350 p., cachet ex-libris de Maurice Dernelle sur la page de garde. 


En quatrième de couverture :
   Le Cabinet noir, dont tous les gouvernements ont nié l'existence, a au contraire, depuis qu'on écrit des lettres, existé sous tous les gouvernements.
   Aujourd'hui même, en dépit de tout ce qu'il plaît aux intéressés de dire ou d'écrire à ce su­jet, aucune correspondance tant soit peu importante n'échappe à l'inquisition administrative. La police fait son profit de ce qu'elle apprend de la sorte ; elle s'en sert pour contrôler le rapport des agents qu'elle recrute dans toutes les classes de la société, et qu'elle paie en proportion de leur rang et des services rendus.
   C'est surtout en matière de politique que le Cabinet noir fonctionne avec activité : souvent en effet il est pour une nation d'un intérêt capital de connaître les instructions de tel ambassadeur ou le contenu de ses dépêches.
   Celui-ci a bien recours à uu chiffre pour assurer le secret de ses communications ; mais au Cabinet noir on a une telle habitude de toutes les cryptographies qu'on déchiffre sa missive comme si elle était en clair, pour me servir d'une expression du métier.
   C'est afin d'échapper à ces petits inconvénients que connaissent tous les gouvernements, puisque tous usent de la même surveillance occulte, que les ambassadeurs ont coutume d'envoyer les dépêches d'une importance exceptionnelle par des agents spéciaux, nommés courriers diplomatiques.
   La précaution, quoique bonne, n'est pas d'une application assez générale pour que la richesse du Cabinet noir en documents précieux s'en trouve de beaucoup diminuée ; et pour qui serait admis à jeter un coup d'œil curieux sur ces dessous de l'histoire, quelles découvertes inattendues, quels traits de lumière éclairant tout à coup des mys­tères jusqu'ici impénétrables... Or un hasard des plus heureux m'a rendu possesseur d'un nombre considérable de ces pièces, provenant du portefeuille d'un directeur de la Police sous la Restauration, le baron Mounier, et le lecteur me saura gré, j'espère, d'avoir voulu le faire jouir des révélations piquantes ou étranges qu'elles contiennent.
   Le baron Mounier était fils du Mounier de la Constituante, illustré par le serment du Jeu de Paume, qui passa comme un météore à travers le monde politique d'alors, mais dont la profonde intégrité et les talents ont laissé dans l'histoire une trace glorieuse. Il fut pendant dix ans secrétaire de Napoléon Ier, puis intendant du domaine de la Couronne. Élevé à trop bonne école pour démériter de son père, il eut une carrière politique qui fut un modèle de rectitude et d'honneur. Il se rallia aux Bourbons lors de l'abdication de Fontainebleau, leur fut fidèle pendant le règne éphémère des Cent Jours, devint, sous la seconde Restauration, le bras droit du duc de Richelieu et le Directeur général de la Police départementale en France.
   Ses papiers, qu'il avait conservés avec le plus grand soin, sont, je le répète, par un heureux hasard, tombés en ma possession. Ce sont des souvenirs écrits de sa main au jour le jour, quelques milliers de Rapports de Police, autant de lettres interceptées et copiées par le Cabinet noir, un grand nombre de lettres originales particulières : j'en ai extrait la matière de ce volume. Mon rôle, fort modeste, s'est borné à choisir et à rattacher les uns aux autres les plus intéressants de ces documents, ceux qui permettent le mieux de juger hommes et choses sous leur véritable jour.
   Malgré tout ce qui a été écrit sur Napoléon, j'ai considéré comme une bonne fortune de pouvoir publier quelques appréciations d'un de ses secrétaires, restées inédites jusqu'ici. Elles sont formulées avec l'impartialité d'un homme qui joignait à une grande justesse d'esprit une remarquable indépendance de caractère.
   J'ai transcrit de curieuses lettres de Sainte-Hélène, peu connues, éditées à Londres pour la première fois en 1817, et j'ai été amené aussi à citer, comme transition ou comme éclaircissement, divers passages des manuscrits de mon père, lequel n'ayant jamais servi aucun gouvernement, n'ayant eu de sympathie particulière pour aucune cause, sinon pour la cause de la liberté, était encore plus indépendant que le baron Mounier. Le lecteur en jugera.
   Un mot encore : ces quelques pages provoqueront plus d'un étonnement, plus d'une colère peut-être. Qu'on y songe cependant, leur éditeur n'en est pas responsable.
   Appuyées sur des preuves matérielles irrécusables, ces révélations si peu révérencieuses pour certaines idoles ne sont pas son fait : c'est l'implacable sévérité de l'histoire.

20 euros (code de commande : 03181).

 

[JADOT (Jean)]. KURGAN-VAN HENTENRYK (Ginette) — Jean Jadot. Artisan de l'expansion belge en Chine. Bruxelles, Académie Royale des Sciences d'Outre-Mer, 1965. In-8° (160 x 245 mm.) broché, 146 p., (collection « Classe des Sciences Morales et Politiques », N.S., XXIX-3), envoi de l'auteur, exemplaire hors commerce. 


Résumé :
   En 1898, la Société d'Étude de Chemins de Fer en Chine, groupe franco-belge activement appuyé par Leopold II, obtient la concession d'une voie ferrée de plus de 1200 km reliant Pékin à Hankow.
   Elle engage l'ingénieur Jean Jadot, Directeur du chemin de fer de Basse-Égypte, pour diriger en Chine la construction de la ligne.
   Très vite, celui-ci comprend l'importance du Pékin-Hankow pour le développement des intérêts belges dans le Céleste Empire. Aussi ne se borne-t-il pas à la mission initiale, mais tend-il, par des négociations avec les responsables chinois, à étendre le réseau confié à sa société et à créer d'autres entreprises. Sa compétence technique ainsi que ses talents de financier et de négociateur lui assureront une brillante réputation tant en Extrême-Orient qu'en Europe.
   Dès son retour à Bruxelles en 1906, il entre au Conseil de direction de la Société Générale de Belgique dont il deviendra gouverneur quelques années plus tard.

Vendu.

 

KERVYN DE MARCKE TEN DRIESSCHE (Roger) — Les fables de Pitje Schramouille suivies de deux petits jeux scéniques. (4e édition). Bruxelles, Wellens & Godenne, 1940. In-12 (123 x 168 mm.) broché, 118 p.


Table des fables :
   - Les Prumes.
   - El Ver Luisant.
   - El Viterinaire.
   - Le deuïe Chiens.
   - El Lintj'weurm.
   - Malvina.
   - Le Paon et le Pintad'.
   - El Porteplim' et 1' Crayon.
   - Tich.
   - El Merel et les Coqs.
   - El Trésor.
   - Wisske.
   - La Pécole.
   - El Canard.
   - El Stouma.
   - Berke n'et Belleke.
   - Leapold.
   - Les Oranges.
   - El Mettekoo et l' Doûphin.
   - Les Boutel' de Krieke-Lambic de Suske Maboul.
   - El Woûter-Rat et l'Veuske.
   - Netje Vliermuis.
   - L'An', la Chèv' et le petit Chival Aaghlais.
   - Ine Histwar d'em Bouma.
   - El siég' de Trwa.
   - El Cid.

10 euros (code de commande : 03164).

 

LA NOUE (Jean-Baptiste Simon Sauvé de) — Œuvres de théâtre de M. de La Noue. Tomes I et II (complet). Paris, Duchesne, 1765. [A Paris, / Chez Duchesne, Libraire, rue S. Jacques, / au-dessous de la Fontaine S. Benoît, / au Temple du Goût. / M. DCC. LXV. / Avec Approbation & Privilége du Roi.] Deux tomes en un volume in-8° (107 x 166 mm.) plein veau d'époque, dos à 5 nerfs orné de filets dorés formant des caissons décorés de fleurons dorés, manque à la queue, coupe frottée, tranches rouges, tome I : XXIII (y compris les pp. de faux-titre et de titre avec une vignette gravée), [1 (table)], 216 p., portrait de l'auteur en frontispice gravé par C.A. Littret (en 1763) d'après un dessin par C. Monnet, tome II : 240 p. (la page de titre manque), une étiquette « Gaudefroy » a été collée sur la page de titre du premier volume, juste au-dessus de la mention de lieu d’édition.
   Première édition des œuvres de Jean-Baptiste Sauvé, dit La Noue (Meaux, 1701 - Paris, 1761).


   Après de bonnes études terminées au collège d'Harcourt, à Paris, La Noue commença sa carrière théâtrale à Lyon, en 1722 : « La Noue n'avait aucun des moyens physiques nécessaires pour un comédien. Sa figure était ingrate, sa voix rauque et sans timbre, son air ignoble, et sa chaleur presque nulle ; mais il possédait une intelligence supérieure, et jouait avec tant d'esprit et de vérité, qu'il se faisait pardonner tous ses défauts. »
   Les pièces qu'il composa eurent beaucoup de succès et particulièrement sa tragédie Mahomet second. Sa comédie-ballet, Zélisca, fut représentée le 3 mars 1746, au grand Théâtre de Versailles, pour les fêtes du mariage du dauphin ; cette pièce lui valut le poste de répétiteur des spectacles des petits appartements assorti d'une pension de mille livres.
Ce volume contient :
   - Mahomet second, tragédie.
   - Le retour de Mars, comédie.
   - Zélisca, comédie-ballet.
   - La Coquette corrigée, comédie.
   - L'Obstiné, comédie.
   - Les deux bals, amusement comique.

   - Piéces fugitives.
Bibliographie :
   - Cioranescu, Bibliographie de la littérature française du dix-huitième siècle, n° 36848.

80 euros (code de commande : 03196).

 

[LAUTRÉAMONT (Isidore Lucien Ducasse, comte de)]. DAVID (Sylvain-Christian) — Isidore Lautréamont. Paris, Seghers, 1992. In-8° (145 x 196 mm.) broché sous couverture à rabats, 288 p., (collection « Mots »), exemplaire en très bon état.


En quatrième page de couverture :
   Sous le masque inamovible du comte de Lautréamont, auteur des Chants de Maldoror, se cache un jeune poète, né à Montevideo, Isidore Ducasse.
   Moins connu, plus discret, mais tout aussi efficace.
   Transparent.
   Disparu à l'âge de vingt-quatre ans, Isidore Ducasse serait-il, comme le prophétisa Léon Bloy, l'un des plus grands poètes du monde ?
   Que le comte de Lautréamont tombe le masque ! Le Montévidéen et ses Poésies de l'étrangeté nous parlent d'ailleurs.
   Du plus lointain parage.
   Car, pour le plus surprenant des explorateurs d'espaces, ailleurs c'est ici. 

12 euros (code de commande : 03162).

 

LEFÈVRE (Joseph) — La Secrétairerie d'État et de Guerre sous le régime espagnol (1594-1711). Bruxelles, Palais des Académies, 1934. In-8° (165 x 252 mm.) broché, 267 p., (collection « Académie Royale de Belgique. Classe des Lettres. Mémoires », collection in-8° - tome XXXVI - Fasc. 1), couverture plastifiée, ex-libris manuscrit du professeur Jean-Jacques Hoebanx à la page de faux-titre.


Table des matières :
   Introduction.
   Chapitre I : La Secrétairerie particulière des gouverneurs généraux du XVIe siècle.
   Chapitre II : Les débuts de la Secrétairerie d'État et de Guerre (1592-1595).
   Chapitre III : L'établissement définitif de la Secrétairerie d'État et de Guerre sous le régime de l'Archiduc Albert (1596-1621).
   Chapitre IV : La Secrétairerie d'État et de Guerre au début du règne de Philippe IV (1621-1647).
   Chapitre V : La Secrétairerie d'État et de Guerre pendant la seconde partie du règne de Philippe IV (1647-1665).
   Chapitre VI : La Secrétairerie d'État et de Guerre depuis le règne de Charles II (1665-1711).
   Chapitre VII : L'organisation intérieure de la Secrétairerie.
   Conclusion - Index.

9 euros (code de commande : 03192).

 

[LITTÉRATURE DE BELGIQUE FRANCOPHONE]. Alphabet des lettres belges de langue française. Bruxelles, Association pour la Promotion des Lettres Belges de Langue Française, 1982. In-8° (165 x 240 mm.) broché, 311 p., illustrations, exemplaire en bon état.


Sommaire :
   - Préface, par Liliane Wouters.
   - Balises pour l'histoire de nos lettres, par Marc Quaghebeur.
   - Alphabet des lettres belges de langue française, par Alberte Spinette.
   - Bibliographie.
Préface :
   Un critique le faisait remarquer récemment : alors que les écrivains francophones de la Belgique unitariste n'avaient qu'une hâte, descendre à Paris, ceux de la Belgique communautaire ne franchissent plus guère le Quiévrain et situent leurs œuvres dans le contexte le plus quotidiennement belge. La nostalgie a changé de cap, les complexes ont été largués en chemin. Wallons et Bruxellois ne secouent plus la semelle de leurs chaussures : trop d'argile resterait collée dessous.
   Paradoxalement (mais est-ce un paradoxe ?), au moment où le pays s'effrite, ses écrivains se rassemblent. Non seulement ses écrivains : la prolifération de lieux de théâtre et l'ouverture de petites maisons d'édition misant sur l'auteur belge sont la preuve que, pour cet auteur, il existe maintenant un public et des lecteurs.
   Au moment où, pour la première fois dans notre histoire littéraire, s'éveille un véritable intérêt dont témoignent jusqu'aux rayons des grandes surfaces, la Commission des Lettres a cru devoir pallier le manque de repères dont se plaignent, à juste titre, nombre d'enseignants, de bibliothécaires, d'étudiants et d'amateurs. La nécessité d'un manuel retraçant des étapes et opérant un choix nous a incités à publier ce livre dont l'objectif principal est de cerner notre littérature vivante. Choix très large, très divers, très étudié, mais choix tout de même. Les pages qui suivent ne sont pas un annuaire. À ceux qui pourraient le regretter nous objecterons qu'il n'existe pas de politique culturelle sans choix. Que ce choix, nous l'avons assuré, que nous le cautionnons, que nous l'assumerons. Qu'il n'est qu'un des aspects d'une action dont témoigne par ailleurs la librairie « Promotion des Lettres belges de langue française », installée au confluent de toutes les manifestations artistiques et culturelles, et qui, depuis plus d'un an, assure la présence de nos auteurs dans ce lieu exceptionnel, tant par leurs livres que par des rencontres avec le public et les critiques, par des débats, par des expositions. Ce livre constituera en effet un des aspects d'une politique générale qui vise avant tout à susciter la création, à donner à l'œuvre réalisée une forme concrète et à la diffuser dans le plus large public possible.
   La Belgique est un pays d'écrivains. Notre but est de les faire connaître. Aux lecteurs de les juger.

8 euros (code de commande : 03166).

 

MAHIEU (Raymond G. W.) — Histoire de Hornu. Hornu, Ledent, 1975. In-8° (160 x 240 mm.) broché, 160 p., illustrations, envoi de l'auteur à Baudouin Clerfayt, exemplaire en bon état.


Table des matières :
  - Au lecteur, par Willy Bridoux
   - Préface, par Maurice Druart.
   - Introduction. Hornu, terre du Borinage.
   - Analyse et recherche étymologique et toponymique.
   - La Cour des Chênes.
   - Introduction historique.
   - Histoire chronologique.
   - Les noms des rues et des lieux-dits.
   - Le scel échevinal.
   - Les églises de Hornu.
   - Les chapelles d'Hornu.
   - Le Tour de Wasmes.
   - Vieilles maisons typique de Hornu.
   - Les belles demeures hornutoises appelées populairement « châteaux d'Hornu ».
   - La cense abbatiale dite « La Cour à Hornu ».
   - L'hôpital d'Hanneton.
   - Le vin et les vignes.
   - La population hornutoise.
   - Glossaire des sobriquets du village d'Hornu connus durant les années 1920-1965.
   - L'histoire du Berger d'Hornu.
   - Un fait historique peu connu des gens d'Hornu, le Combat du Mont des Vanneaux.

 

Vendu.

 

MARTHELOT (Perrine, dir.) — S'orienter dans le langage : l'indexicalité. Paris, Publications de la Sorbonne, 2011. In-8° (160 x 238 mm) collé, 145 p, (collection « Logique, Langage, Sciences, Philosophie »), exemplaire en parfait état. 


En quatrième de couverture :
   Les indexicaux forment-ils une classe de termes, définis négativement par le fait qu'ils ne dénomment pas, et dont il faudrait étudier la référence et l'ancrage dans la situation comme un cas en marge du langage ? Ou sont-ils au contraire ces termes qui conduisent à reconsidérer, depuis le point de vue de leur ancrage même, les relations étroites qui unissent tout langage à la réalité ?
   Dans le sillage de Karl Bühler, qui avait magistralement démontré dans sa Théorie du langage l'intrication des deux champs du langage - champ déictique et champ symbolique - les études regroupées dans ce volume se consacrent à une analyse de l'indexicalité, depuis cette hypothèse selon laquelle les indexicaux auraient quelque chose à nous apprendre à propos du fonctionnement général du langage.
   Directement consacré aux réflexions pionnières en matière de deixis, qu'il aborde depuis l'étude d'auteurs comme Bühler, Peirce, mais également Husserl, ce recueil entend ainsi interroger les relations complexes qu'impliquent l'ancrage du langage dans une situation. Ces analyses contribuent à démontrer en quoi les indexicaux permettent tant de s'orienter dans l'environnement de la situation de parole, que d'introduire dans le langage une forme d'orientation et d'en faire un phénomène fondamentalement orienté en direction du réel environnant.
Sommaire :
   - Présentation, p. 7.
   Première partie. Les conditions d'ancrage du langage dans la réalité.
      - Les conventions démonstratives et leurs limites, par J. Benoist, p. 13.
      - Wortlaut et remplis sèment, par M. Gyemant, p. 27.
      - Le contenu de l'indexical chez Heidegger et Wittgenstein, par C. Gauvry, p 39.
   Deuxième partie. Bûhler, réflexions sur le champ déictique
      - Les frontières souples de la deixis : situation, environnement, contexte, par P. Marthelot, p. 59
      - L'indexicalité à l'épreuve de la variation, par G. di Salvatore, p. 77.
      - Karl Bühler : le champ déictique et ses auxiliaires ou comment le langage représente-t-il ?, par J. Friedrich, p. 93.
   Troisième partie. Peirce, de l'indexical aux actes de langage.
      - « Cela ne peut qu'être indiqué » : centralité de l'indexicalité dans la conception peircéenne du langage naturel et de la logique, par D. Rellstab, p. 111.
      - Indexicalité et assertion chez Peirce, par C. Chauviré, p. 129.
   - Les contributeurs, p. 143.

13 euros (code de commande : 03180).

 

[MONS]. L'Vraie Ervue d'Mons éié dés invirons ou lés contes dés quiés pou rire plein leu panse, in bon patois montois, pou l'année 1888. Mons, Thiemann, 1888. [Imprimerie d'Alfred Thieman, / rue d'Havré, 134. / A Mons.] In-12 (112 x 151 mm.) agrafé, 112 p., couverture très fragile et un peu défraîchie.
   Au XIXe siècle, l'Armonaque dé Mons n'était pas la seule publication en patois montois !


Table des matières :
   - Calendrier.
   - L' Souhait.
   - Colas in grand' ténue.
   - Prom'nade dé Lustucru avé Colas.
   - Deux carottiers.
   - In crâne tireur.
   - Lés cats couchés dins in panier à saurets.
   - Lette r'trouvéeà l' rue dés Juifs.
   - In dîner à bon marché.
   - L'interr'mint d' Saint-Antoine.
   - In farceur farcé.
   - L'armoire à marichaux.
   - In ropiïeur dé Mons.
   - Dés drôles dé cornichons.
   - Lette r'trouvée au P'tit Béguinage.
   - C' qué Rosette n'avoit nié révé.
   - In homme dé bon conseil.
   - Sale farce juée à n'in musicien.
   - Lette r'trouvée à l' rue dé l' Coupe.
   - Enne marrone pou deux.
   - Lés nouviaux riches.

Vendu.

 

[MONS]. Photos de commerces montois de 1880 à 1939. Préface par Christiane Piérard. Mons, Association des Montois Cayaux, 2004. In-4° (207 x 296 mm.) broché, XIII, 176 p., très nombreuses reproductions photographiques en noir, (collection « À la Recherche du Temps Passé... »), exemplaire en très bon état.


Extrait de la préface :
   Au 19ème siècle, l'individualisation des occupations économiques se développa et les commerces de détail proliférèrent rapidement. Lorsque paraît la possibilité de fixer l'image de la réussite d'une entreprise par la photographie, les commerçants, fiers à juste titre du résultat de leur travail, ne comptant ni leurs heures de prestations ni celles de leur personnel – souvent féminin et rétribué tant en nature qu'en espèces – font poser l'équipe active devant la vitrine dûment marquée de leur nom et de leur raison sociale.
   L'enseigne joue un rôle de mémoire autant que le nom du commerçant ; qui ne se souvient de « La Ménagère » ? au point que certains appellent encore ainsi le Blan Levrié plus de vingt ans après sa restauration et son changement d'affectation ; le « P'tit Bâtisse », les Béguines du Fort Lillo qui avant 1940 vendaient encore, au mètre, en « aunage », du beau tissu de lin pour draps de lit et pour essuies, « Le Chat Noir », « Nicolas » pour les chaussures et tant d'autres enseignes et noms dont tous ceux d'entre nous qui ont dépassé septante ans se souviennent ! La Ville de Londres, Caillet-Sury, La Parisienne etc.. etc.. sont encore dans la mémoire des quinquagénaires. Et l'Indépendance (construite sur les plans de Vleugels et actuel Mundaneum) coopérative et premier magasin à rayons multiples à Mons où les clients trouvaient aussi bien les denrées alimentaires (au poids servies dans des sacs de papier jaune, solide et résistant), que les appareils ménagers, les tissus pour rideaux et tentures, le linge de corps en interlock, les aunages au mètre pour draps, essuies, vêtements ! le personnel motivé et spécialisé y faisait carrière à son rayon ; ces dames connaissaient leurs clientes, échangeaient avis et conseils en toute convivialité. L'Indépendance a traversé la guerre 1940-1945, la période du « ravitaillement », des timbres du rationnement et ferma ses portes en 1974 sans doute dépassée par la concurrence du nouveau commerce, celui des grandes surfaces anonymes. À présent maints magasins sont subordonnés à des sociétés multinationales qui ouvrent ou ferment leurs filiales au gré des fluctuations du marché international et des délocalisations ; les commerçants n'habitent plus sur leur lieu de travail, les étages des magasins sont abandonnés, mal entretenus car seule l'apparence du rez-de-chaussée doit appâter le client... et le piétonnier meurt la nuit venue ! Même les cinémas ont fui vers l'extérieur.
   Ce livre illustré publié en 2000, montre l'image de Mons économique, vivant, actif, convivial, celui des Montois résidant à Mons, derrière la boutique et à l'étage du magasin. Et quel enchantement c'était lorsqu'on pénétrait dans la maison des Demoiselles Thiébaut (petites cousines du peintre Antoine Bourlard) qui vendaient de la lingerie fine, de la broderie, des chefs d'œuvre de délicatesse, et mieux encore lorsqu'on avait le privilège de pénétrer dans la vaste cuisine tout émaillée de carreaux immaculés où, seule tache noire, la pompe à balancier se détachait sur toute cette blancheur ! Et l'orfèvrerie Pohl où scintillaient les mille feux allumés par les biseaux des glaces et des miroirs des armoires présentoirs : un éblouissement qui grâce à l'actuel commerçant retrouve peu à peu son éclat originel.

20 euros (code de commande : 03184).

 

NOTEBAERT (C.-A.) — Droit, lois et coutumes de la guerre, par C.-A. Notebaert capitaine au 2me Chasseurs à Pied, Chevalier de 1re classe de l'ordre du Mérite Militaire d'Espagne, Chevalier de l'ordre royal du Christ de Portugal. Deuxième édition. Mons, Dequesne-Masquilier, 1882 [la couverture porte la date de 1881.]. [Mons. Dequesne-Masquillier, Imprimeur-Éditeur. 1881] In-8° (130 x 190 mm.) broché, 93, [1 (table)], [2 bl.] p., exemplaire en bel état.
   Une rare édition montoise.


Tables des matières :
   - Considérations générales.
   - Hostilités.
   - Ruses.
   - Sièges et bombardements.
   - Représailles.
   - Qui doit être reconnu comme partie belligérante - Des combattants et des non-combattants.
   - Espions.
   - Trahison.
   - Malades et blessés.
   - Suspension d'armes.
   - Armistice.
   - Parlementaires.
   - Capitulations.
   - Prisonniers de guerre.
   - Otages.
   - Échange de prisonniers.
   - Internés en pays neutre.
   - Prestations.

Vendu.

 

PELÉ (Auguste) — Saint-Amand aux derniers jours de la monarchie & pendant la Révolution 1788-1795. Par Auguste Pelé juge-de-Paix. 2eme édition, avec préface par M. Alfred Girard sénateur du Nord. Saint-Amand, Gouy, 1889. [Saint-Amand / Imprimerie E. Gouy, rue Thiers. / 1899. / Tous droits de l'auteur réservés.] In-8° (143 x 222 mm.) débroché, 249, [1 (table)], [1 bl.] p., trois photographies contrecollées, couverture défraîchie, papier très fragile, peu courant.


Table des matières :
   I. L'abbaye.
   II. L'administration des moines.
   III. La politique à St-Amand en 1788.
   IV. Les grands jours de 1789.
   V. Le lendemain de la première victoire.
   VI. Le départ des moines.
   VII. Les premiers combats.
   VIII. Les demoiselles Fernig.
   IX. Le camp de Maulde.
   X. La cense de Morlies.
   XI. Après le 10 août.
   XII. Un bal à Flines-lez-Mortagne.
   XIII. La journée du 7 septembre 1792.
   XIV. La prise de Saint-Amand.
   XV. Retraite des impériaux.
   XVI. Les premiers administrateurs républicains.
   XVII. La trahison de Dumouriez.
   XVIII. Deuxième invasion.
   XIX. Les coalisés abandonnent la vallée de la Scarpe.
   XX. L'amnistie.

25 euros (code de commande : 03189).

 

[POUCHKINE (Alexandre)]. SCHAKHOWSKOY (Zinaïda) — Vie d'Alexandre Pouchkine. Avec un portrait dessiné par Elisabeth Ivanowsky. Bruxelles, Éditions de la Cité Chrétienne, 1938. In-8° (145 x 194 mm.) broché, 79 p., (collection « Essais et Portraits », première série), un des 250 exemplaires numérotés sur Excelsior Featherweight Antique Wave (n° 73), ex-libris manuscrit du docteur Charles Dupuis, de Quaregnon.
   
Un livre rare !


Avant-propos :
   Il y a ceci de particulier dans la figure de Pouchkine que si l'on commence à l'étudier, on n'a plus envie de finir et que l'on ne peut s'empêcher de l'aimer. Plus on apprend sur ce poète et plus on se rend compte qu'on n'en sait que peu de chose, pas même la millième partie de ce qu'il fut, de ce qu'il reste à travers le temps, car Pouchkine est un homme extrêmement complexe malgré son émouvante et humaine simplicité. Les manifestations de son esprit sont comme un diamant – à multiples facettes. Malgré son évidente supériorité, il reste toujours proche de nous, parfois il peut nous sembler qu'il est nous, notre « moi » très profond, mais entièrement développé et exprimé.
   Les meilleurs esprits de son temps et du nôtre sont restés en admiration devant le miracle de la personnalité d'Alexandre Pouchkine ; mais touchée, exprimée par des mots toujours maladroits quand il s'agit des choses de l'âme, elle s'évanouit comme tout ce qui demeure en dehors de notre contrôle et ne se laisse pas épingler.
   « Pouchkine – a dit Gogol – c'est l'homme russe dans son développement futur, celui dans lequel il se montrera peut-être dans cent ans. Il est la nature russe, l'âme russe, la langue russe, le caractère russe »... « Pouchkine – manifestation prophétique de l'esprit russe », disait Dostoévsky.
   Homme d'une vitalité extraordinaire dans un pays où les poètes de Batiouchkoff et Baratynsky à Annensky et Block se refusent à la vie, où l'art se manifeste dans la tristesse, Pouchkine fut un poète solaire, un poète de vie qui aimait la terre – ce présent de Dieu – avec tout ce que ce mot comporte de joies fuyantes, de souffrances secrètes. Comme Job il acceptait les misères : « Allons-nous accepter de Dieu seulement ce qui est bon, et le mauvais allons-nous le refuser ? » (Job, 2, 10.)
   Il a eu pleine mesure de tout ce que comporte une vie d'homme : erreurs, passions, dégoûts, péchés, remords et tout cela le mena, suivant une logique harmonieuse, à une mort chrétienne. Il fut ce fils prodigue si cher au cœur du Père, ce fils devant les égarements duquel s'effacent les mérites d'un enfant sage qui n'a jamais rien cherché.
   La vie de cet homme-là, la vie aussi de son œuvre qui est la littérature russe et la culture russe, est impossible à évoquer dans ces quelques pages. Aussi ceci n'est-il tout simplement qu'une histoire brève de sa vie, sorte de croquis dont tout le mérite – s'il y en a – sera d'être écrit avec reconnaissance.
Bibliographie :
- Cauchies (Jean-Marie), « Un établissement disparu : la clinique Dupuis à Quaregnon », dans Bulletin du Cercle Archéologique de Mons, n° 12 - Janvier-Février-Mars 2023, pp. 15-19.


 

12 euros (code de commande : 03178).

 

[PRESSE HUMORISTIQUE]. L'Assiette au Beurre. N° 181 - 17 septembre 1904. S.M. le Monsieur de chez Maxim. L'Union fait la farce. Paris, L'Assiette au Beurre, 1904. In-4° (245 x 315 mm.) agrafé, [16] p., illustrations en noir et en couleurs, couverture salie et présentant des rousseurs. 


   Jerzy Boleslas Soszynski-Ostoja, dit Georges d'Ostoya (Wloclawek, 27 août 1872 - Paris, 27 avril 1941) nous livre ici en seize pages de caricatures antimonarchistes sa vision du roi Léopold II qui fut pour lui un « très bon client » !
   La couverture représente le monarque en compagnie de la célèbre danseuse Cléo de Mérode dont la beauté et le charme avait fait tourner la tête !
Bibliographie :
   - Grand-Carteret (John), Popold II Roi des Belges et des Belles devant l'objectif caricatural, 1908.

Vendu.

 

QUEIROZ (Eça de) — La Relique. Traduit du portugais par Georges Raeders. Préface de Valéry Larbaud. Paris, Club Français du Livre, 1961. In-8° (146 x 215 mm.) sous reliure d'éditeur et composé d'après les maquettes de Jacques Daniel,, [21 (préface, introduction)], 396 p., (collection « Romans », n° 263), exemplaire numéroté (n° 2375) en bon état.


Extrait de la préface :
   Eça de Queiroz appartient déjà à l'histoire de la Littérature portugaise comme Zola et Maupassant appartiennent à celle de la Littérature française, et La Relique, son ouvrage le plus célèbre, a été traduit en plusieurs langues. Il devait l'être depuis longtemps en français, et le retard avec lequel il apparaît en cette langue serait pénible pour l'amour-propre de nos lusitanisants s'il n'avait eu pour cause des obstacles d'ordre purement commercial. Il est, par malheur, bien vrai que les deux littératures de langue portugaise sont encore très insuffisamment connues chez nous ; mais en ce qui concerne Eça de Queiroz les lettrés français qui les étudient et qui auraient pu l'introduire auprès du public de langue française sont sans reproche : ils ont depuis longtemps déjà préparé les lecteurs à accueillir avec l'attention qu'elles méritent les œuvres de ce grand romancier.
   Et voici, enfin, A Reliquia traduite intégralement par M. Georges Raeders, de qui nous pouvons attendre avec confiance d'autres interprétations d'œuvres littéraires portugaises et brésiliennes, et qui prend ainsi rang, et un rang très honorable, parmi la petite phalange de nos lusitanisants.
   À vrai dire ni lui ni moi ne pensons que La Relique doive être considérée comme le chef-d'œuvre d'Eça de Queiroz et comme le livre qui, le représentant d'une manière complète, dispenserait ceux qui veulent le connaître et le goûter de la lecture de ses autres romans et en particulier de Os Maias. Mais il importait que La Relique, en raison même de sa célébrité internationale, fût le premier à devenir accessible aux lecteurs français. Du reste on y trouvera toutes les qualités et aussi les défauts qui caractérisent Eça de Queiroz comme styliste, comme narrateur, comme peintre et critique des mœurs, et comme interprète de la vie.
   J'ignore tout de la littérature critique qui accueillit A Reliquia et qui l'a accompagnée à mesure que sa réputation s'étendait et se fixait ; mais je suppose que ce livre dut rencontrer une vive opposition de la part de beaucoup d'esprits religieux, surtout en Portugal et dans les autres pays catholiques. On dut l'accuser de mettre à la portée d'un public nombreux et sous une forme très attrayante, l'agnosticisme qui prévalait à l'époque parmi les élites intellectuelles d'Angleterre, d'Allemagne et de France.
   C'était un point de vue bien étroit ; c'était faire de ce livre un ouvrage de propagande alors qu'il est bien loin et bien au-dessus de toute attitude apologétique, et que la satire qui est un de ses éléments n'est au service d'aucun parti.

13 euros (code de commande : 03168).

 

[ROUCH (Jean)]. SAUVY (Jean) — Jean Rouch tel que je l'ai connu. 67 ans d'amitié 1937-2004. Paris, L'Harmattan, 2006. In-8° (135 x 215 mm.) collé, 216 p., un cahier d'illustrations hors texte.


En quatrième de couverture :
   
Jean Sauvy fait la connaissance de Jean Rouch en 1937, sur les bancs de l'École des Ponts et Chaussées. Très vite ils se lient d'amitié et forment un binôme qui prétend pratiquer un mode de vie original, mélangeant étroitement le sérieux et la désinvolture, la rigueur scientifique et l'élan poétique, l'abstraction des formules mathématiques et la beauté des œuvres d'art, la sagesse et la dérision.
   Ce binôme fonctionne « au vent de l'éventuel », de 1938 à 1948, tantôt en France, tantôt en Afrique. Après 1948, les liens unissant les deux « complices » deviennent lâches et épisodiques. Mais les deux « frères » restent fidèles à la plupart des choix existentiels et éthiques de leurs années de camaraderie et, à de nombreuses reprises, ils renouent leurs contacts amicaux.
   Lorsque, en février 2004, Jean Rouch meurt dans un accident de la route près de Niamey (Niger), son camarade entreprend de consigner par écrit quelques-uns des épisodes qui ont jalonné leurs parcours parallèles, illustrant le présent ouvrage de nombreux documents originaux.

13 euros (code de commande : 03175).

 

ROUSMAN (Corentin) — L'histoire des bourgmestres du Grand Mons de 1830 aux fusions des communes. Mons, Hainaut Culture et Démocratie, 2009. In-8° (200 x 210 mm.) broché, 143 p., illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bon état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la Salle Saint-Georges, à Mons, du 27 novembre au 20 décembre 2009.


Table des matières :
   - Préface.
   - La commune : quelques notions...
      - Création, évolution et histoire des communes.
      - Fonctionnement des communes.
      - Le bourgmestre : nomination, fonctions et attributs.
      - Les fusions des communes
      - Évolution de la fusion des communes.
      - La recherche.
      - Armoiries et maisons communales.
   - Le Grand Mons et ses bourgmestres.
      - Mons.
   - Les communes rattachées à Mons après les fusions de 1971 et 1973.
      - Cuesmes.
      - Ghlin.
      - Hyon.
      - Nimy.
      - Obourg.
      - Saint-Denis.
   - Les communes rattachées à Mons suite à la fusion de 1975.
      - Ciply.
      - Harmignies.
      - Harveng.
      - Havré.
      - Jemappes.
      - Flénu.
      - Maisières.
      - Mesvin.
      - Nouvelles.
      - Saint-Symphorien.
      - Spiennes.
      - Villers-Saint-Ghislain.
   - Tables des noms des Bourgmestres.
   - Bibliographie.

15 euros (code de commande : 03185).

 

ROUSSEAU (Henri, dit Le Douanier) — Une visite à l'Exposition de 1889. Vaudeville en 3 actes et 10 tableaux. Avec 2 illustrations. Préface de Tristan Tzara. Genève, Cailler, 1947. In-12 (118 x 172 mm.) broché, 140 p., frontispice, (collection « Écrits et Documents de Peintres », n° 7), édition originale, exemplaire numéroté sur papier blanc apprêté (n° 799), en bon état et en partie non coupé.


Extrait de l'article d'Andrei Fernando Ferreira Lima :
   N’ayant jamais été publiées ni jouées du vivant de l’artiste, les pièces [de Rousseau] ont traversé la première moitié du XXe siècle dans le plus complet secret, sans que personne n’ait découvert les transformations qu’elles préfiguraient. Le théâtre moderne n’a donc pas été influencé par l’œuvre dramatique de Rousseau, sauf peut-être par l’intermédiaire de Tristan Tzara, qui dès les années 1920 s’est montré vivement intéressé à son égard, s’efforçant par tous les moyens à éditer les manuscrits alors conservés entre les mains du peintre Robert Delaunay. Celui-ci, l’un des premiers admirateurs sincères du Douanier, avait obtenu les manuscrits d’Une Visite à l’Exposition de 1889 ainsi que de La Vengeance d’une orpheline russe auprès de Julia Bernard-Rousseau, fille du peintre, juste après la mort de son ami, le 2 septembre 1910, mais ne consentit pas à publier les textes, sinon quelques extraits dans le Bulletin de la Vie Artistique et dans Orbes, toujours à l’instigation du poète roumain. C’est finalement grâce à Sonia Delaunay, veuve depuis 1941, qui accepta de lui v0endre les manuscrits, que Tzara parvient à éditer deux des pièces écrites par Rousseau, en 1947, à Genève, chez Pierre Cailler.
Bibliographie :
   - Ferreira Lima (Andrei Fernando), « Quelques aspects du théâtre d’Henri Rousseau », dans Porto Arte - Revista de Artes Visuais, N° 24(40) - Janvier-Juin 2019, pp. 3-4.

 

15 euros (code de commande : 03190).

 

SWENNEN (René) — Le Roman du linceul. Roman. Paris, Gallimard, 1991. In-8° (140 x 205 mm.) collé, 152 p. 


En quatrième de couverture :
   Il est à peu près sûr que le saint suaire de Turin est un faux qui date environ du milieu du XIVe siècle et il ne fait guère de doute que ce linge a véritablement contenu le corps d'un crucifié. Le roman du linceul part de cette double probabilité et constitue, d'une manière violente et mouvementée, le récit de la fabrication de la relique.
   Ce roman donne du XIVe siècle une image saisissante. Il mêle les passions brutales à l'humanisme naissant, la guerre à la religion, le mysticisme à la peste et à la mort. Le lecteur est porté vers celle-ci de chapitre en chapitre jusqu'à l'éclat final.
   Le ton simple et rapide emprunté aux chroniques médiévales renforce encore l'intense dramatisation du propos.

5 euros (code de commande : 03160).

 

[TAPISSERIE - AUBUSSON]. Aubusson et la renaissance de la tapisserie. Lanzac par Souillac, Le Point, 1946. In-8° (180 x 245mm.) broché sous couverture rempliée, 47, [1], 16 p., illustrations en noir et en couleurs.
   
Il s'agit du n° XXXII, de mars 1946, de la revue artistique et littéraire bimestrielle Le Point


Sommaire :
   - Aubusson et la renaissance de la tapisserie.
      - Tapisseries, par Georges Salles, p. 1.
      - Art poétique de la tapisserie, par Luc Estang, p. 7.
      - Opinions, par Georges Rouault et Raoul Dufy, p. 10.
      - La fresque et la tapisserie, par Marc SaintSaëns, p. 17.
      - Notes sur la tapisserie, par Marcel Gromaire, p. 28.
      - Haute servitude, par Jean Lurçat, p. 32.
      - Dénouement d'une crise artistique et économique, par François Tabatd, p. 36.
      - Quelques précisions, p. 44.
      - Aubusson moderne ou les méfaits du commerce, par Charles Estienne, p. 45.
      - Reportage photographique par Robert Doisneau.
   - Poésie.
      - Retour aux formes ?, par René Bertelé, p. 1.
      - Portraitdu poète, par G. Ribemont-Dessaignes, p. 4.
      - Entrée dans la nuit, par Tristan Tzara, p. 4.
      - Totem, par Aimé Césaire, p. 6.
      - Élégies, par Guillevic, p. 7.
      - Trois signes, par Georges-Emmanuel Clancier, p. 10.
      - Nuit, Paroles, par Jean Wahl, p. 11.
      - Tropique, Folklore, par Charles Estienne, p. 12.
      - M. traversé de salpêtre, par Jacqueline Clancier, p. 14.
      - Élégie, par Claude Sernet p. 15.

5 euros (code de commande : 03158).

 

VAN EECKHOUT (Marie-Thérèse) — Woluwe-Saint-Lambert. Esquisse historique. Préface par Albert Marinus. Woluwe-Saint-Lambert, Moderna, 1953. Grand in-8° (210 x 264 mm.) broché, 214 p., illustrations.


Table des matières :
   - Préface.
   - Introduction.
   Chapitre I : Les origines et les aspects géographiques de Woluwe-Saint-Lambert.
   Chapitre II : Les origines historiques de Woluwe-Saint-Lambert.
   Chapitre III : Les souvenirs du passé.
   Chapitre IV : Le Woluwe-Saint-Lambert d'aujourd'hui.
   Chapitre V : Les noms de rues à Woluwe-Saint-Lambert.
   - Appendice.

15 euros (code de commande : 03165).

 

VOLTAIRE (François Marie Arouet, dit) — Mémoires pour servir à la vie de M. de Voltaire écrits par lui-même. Suivis de Lettres à Frédéric II. Édition présentée et annotée par Jacques Brenner. Paris, Mercure de France, 1965. In-8° (140 x 205 mm.) broché, 238 p., (collection « Le Temps Retrouvé », n° 1), exemplaire au poinçon du Service Presse du Mercure de France (M.F.). 


En quatrième de couverture :
   Ces mémoires datent de 1759, l'année de Candide. Jamais les petits violons de M. de Voltaire n'ont fait entendre musique plus vive et plus entraînante. Mais que le lecteur n'attende pas la moindre confidence. Qu'il n'attende même pas un récit complet des événements auxquels Voltaire fut mêlé dans la période qu'il raconte. S'il feint d'écrire son autobiographie, son propos est autre : il procède à un règlement de comptes. Dans son esprit, ses Mémoires ne doivent pas tant servir « à la vie de M. de Voltaire » qu'à la vie du roi Frédéric II de Prusse. Ce livre a d'ailleurs été autrefois édité sous le titre Vie privée du roi de Prusse.
   Le mélange de ressentiment et d'admiration est évident. Le ressentiment n'a pas rendu Voltaire injuste : il n'a fait qu'aiguiser sa lucidité. Nous avons cependant fait suivre le texte des Mémoires d'un choix de lettres qui donnent un autre éclairage sur ce qu'on a appelé l'aventure prussienne de Voltaire. Notre édition permet ainsi de se faire une idée complète de se que furent les relations du poète et du roi.

12 euros (code de commande : 03179).

 

WEISGERBER (Jean) — L'espace romanesque. Lausanne, Éditions de l'Âge d'Homme, 1978. In-8° (141 x 209 mm.) broché, 265 p., (collection « Bibliothèque de Littérature Comparée »), exemplaire en très bon état.
   Un ouvrage devenu rare ! 


En quatrième de couverture :
   De tous les matériaux romanesques, l'espace est sans doute encore, à l'heure actuelle, le moins bien connu. Si le déroulement temporel du récit, les procédés psychologiques et le point de vue du narrateur, pour ne citer que ces exemples, ont fait l'objet de multiples études, l'aspect spatial du roman n'est, d'ordinaire, envisagé que sous l'angle du « décor » et de la « description », notions voisines de celle d'« espace », mais pourtant fondamentalement différentes. C'est de ce domaine à peine défriché que l'auteur s'est efforcé de dresser la carte : il en propose une définition et une méthode propres à l'explorer. En outre, une liste des termes et concepts utilisés permettra éventuellement au lecteur de prolonger l'enquête, tout au moins dans le cadre historique choisi : le XVIIIe siècle. Chemin faisant, on verra que le thème central touche, étant donné son importance, à une série de problèmes formels, philosophiques, sociologiques, etc., que la perspective adoptée permet de préciser.
   Après deux chapitres introductifs consacrés au roman picaresque et à La Princesse de Clèves, six romanciers du XVIIIe siècle (Defoe, Prévost, Fielding, Rousseau, Sterne et Gœthe) fournissent le terrain d'une recherche qui, tout en visant essentiellement à définir la vision spatiale des narrateurs et la structure de l'espace où se déroule l'action, met en lumière la diversité, la richesse, voire l'« actualité » du passé artistique.

18 euros (code de commande : 03161).

 

WILLEM (Albert) — Melpomène. Histoire de la tragédie grecque. Liège, H. Dessain, 1932. In-8° (135 x 195 mm.) broché, IX, 503 p., cachet ex-libris du professeur Maurice-A. Arnould sur la page de faux-titre.


Avant-propos :
   La tâche que j'ai, entreprise en composant ce livre paraîtra peut-être téméraire à beaucoup de gens. Faire une histoire complète de la tragédie grecque n'est pas, à première vue, une besogne aisée : la somme énorme des documents à consulter, l'incertitude de tant de textes fragmentaires, les controverses qu'ont suscitées une foule de questions rendent surtout les travaux d'approche lents et pénibles. J'ai cependant essayé : le temps a été mon principal auxiliaire.
   Le présent ouvrage était, d'ailleurs, contenu en germe dans ma Notice sur la Tragédie grecque, qui n'était elle-même que la reproduction à peu près intégrale de l'introduction à mes éditions de l'Œdipe Roi de Sophocle et de l'Hécube et de l'Iphigénie à Aulis d'Euripide. Ce sont ces quelques pages que j'ai amplifiées. J'ai peu changé la partie qui concerne les origines et le côté matériel du théâtre ; j'avais donné l'essentiel à ce sujet. Mais j'ai élargi le plan et le cadre de la partie littéraire et j'étudie le genre tragique depuis Thespis jusqu'aux dernières productions dont le souvenir nous est parvenu.
   Je me suis efforcé de présenter mon livre de façon qu'îl puisse s'adresser à toutes les catégories de lecteurs. Les « profanes », je l'espère, ne le trouveront pas trop pédant, les intellectuels pourront le lire sans fatigue et les philologues ne m'en voudront pas trop (du moins, j'ose en émettre le vœu !) si l'érudition n'y éclate pas constamment et si le bas des pages n'est pas criblé de références. Je n'ai pas voulu donner à mon modeste travail un air trop savant. Je n'ai cependant pas non plus désiré en faire un livre de pure vulgarisation. J'y ai donc introduit un minimum de notes, celles qui m'ont paru indispensables pour permettre au lecteur de contrôler mes sources et de ne pas s'égarer. J'ai cru, par exemple, inutile de renvoyer chaque fois aux pages des ouvrages de critique que j'ai souvent à citer. Le lecteur averti retrouvera le passage précis sans la moindre difficulté.
   Je me suis d'ailleurs astreint à relire toutes les œuvres des tragiques grecs et je les analyse toutes dans le présent ouvrage, car j'ai voulu être complet. Je me suis livré aussi à une étude attentive de tous les fragments que nous avons conservés des pièces perdues. Mes principales sources sont donc les textes eux-mêmes. Mais, bien entendu, comme je l'ai dit plus haut, je n'ai pas manqué d'étudier les ouvrages principaux écrits sur la matière et je me suis particulièrement reporté aux travaux les plus récents de façon à mettre le lecteur au courant des dernières trouvailles de la philologie.
   À côté des livres que je cite, il est clair que je me suis inspiré de tous les ouvrages importants qui traitent de la matière. Je me bornerai à citer ici les noms de quelques-uns des auteurs qui m'ont le plus aidé. Rappelons, par exemple, O. Navarre, P. Foucart, M. Croiset, O. Müller, W. Dörpfeld, E. Bethe, Weeklein, Wilamowitz, Weil, Jebb, Tournier, Zielinski, etc.
   Je dois également beaucoup au livre de H. Patin : Études sur les Tragiques grecs, qui reste le meilleur ouvrage à portée générale écrit en français sur ce sujet et l'on verra que j'y ai fait de fréquents emprunts. Il serait impossible, d'ailleurs, de ne pas tomber d'accord avec H. Patin sur la plupart des points. Dans le même ordre d'idées, je tiens à déclarer que je n'ai pas eu un seul instant la prétention de faire œuvre originale. J'estime que, dans l'état actuel de nos connaissances, le devoir du critique est de faire une bonne mise au point. C'est ce que je me suis efforcé de réaliser : j'ai voulu montrer tout ce qu'on peut savoir de certain et d'essentiel sur la tragédie grecque. Aussi je n'ai jamais hésité à avouer, notre ignorance sur certains points : il est prudent de ne rien affirmer quand on en est réduit aux conjectures et quand on n'est pas sûr d'avoir trouvé la vérité. La philologie du siècle dernier avait singulièrement abusé des hypothèses hasardeuses et notre rôle consiste maintenant à réagir avec pondération et toutefois sans parti pris contre ces tendances aventureuses et souvent fantaisistes.
   Les lecteurs auxquels je m'adresse avant tout, ce sont les jeunes gens qui font ou qui terminent leurs études d'humanités. J'espère que les jeunes philologues y trouveront des renseignements qui leur faciliteront des recherches souvent ingrates. À leur intention, j'ai fait suivre le livre d'un index des noms propres et des titres des œuvres mentionnées, qui leur rendra, j'ose encore l'espérer, de réels services. Ici je me plais à remercier sincèrement M. J. Troisfontaines, professeur à l'Athénée de Liège, qui a bien voulu assumer la tâche ingrate de .la partie matérielle de cet index.
   Ce qui m'a particulièrement incité à écrire Melpomène, histoire de la Tragédie grecque, c'est que, en dehors du livre de H. Patin que j'ai cité plus haut, il n'existe pas actuellement en français de travail d'ensemble sur la matière. Et encore les Études de H. Patin sont-elles conçues sur un autre plan. Des œuvres similaires existent dans d'autres langues, par exemple les beaux ouvrages de Geffken, de Haigh et de G. Norwood, que j'indique plus loin. Mais ils ne traitent pas tout le sujet d'un bout à l'autre. J'ai voulu être méthodique et suivre purement et simplement l'ordre chronologique, de façon à guider le lecteur pas à pas dans l'histoire du développement de la tragédie grecque.
   Parmi les ouvrages les plus récents, j'ai puisé largement dans les excellentes éditions des Universités de France publiées sous le patronage de l'Association Guillaume Budé, et particulièrement dans leurs notices. Je dois ainsi une grande partie de ma documentation la plus récente à MM. Mazon (pour Eschyle), Masqueray (pour Sophocle), Méridier et H. Grégoire, ainsi qu'à mon maître regretté, L. Parmentier (pour Euripide).
   Pour les pièces fragmentaires, indépendamment des Tragicorum graecorurn Fragmenta de Nauck (Leipzig, Teubner, 1889), je me suis surtout référé aux travaux d'Ahrens (édition des Tragiques grecs, Paris, Didot, 1849), particulièrement pour Eschyle, de Pearson (Sophocles) pour Sophocle et de Hartung (Euripides restitutus, Hambourg, Perthes, 1843) pour Euripide.
   J'ai corrigé ce que ceux du premier et du troisième avaient de suranné en m'aidant, entre autres livres et articles de revue récents, du magistral ouvrage de M. L. Séchan intitulé Études sur la tragédie grecque dans ses rapports avec la céramique. (Paris, Champion, 1926), qui venait précisément de paraître quand j'ai commencé le présent livre.
   Pour les auteurs qui viennent après les trois grands tragiques ou qui ont été leurs contemporains, outre l'ouvrage cité de Nauck et un certain nombre d'articles, j'ai mis largement à profit l'intéressant livre de A. E. Haigh, The tragic drama of the Greeks (Oxford, Clarendon, 1896). J'ai eu constamment sous les yeux également Die griechische Tragödie de J. Geffken (Leipzig & Berlin, Teubner, 1921) et Greek Tragedy de G. Norwood (Londres, Methuen, 1920).
   Évidemment je ne me dissimule pas que, malgré tout le temps et tous les soins que je lui ai consacrés, mon livre est loin d'être parfait. Aussi est-ce avec reconnaissance que je recevrai les remarques qui me seront adressées en vue de son amélioration.
   Je sais aussi que c'est une Melpomène bien mutilée, bien incomplète que je présente ici. Elle a malheureusement subi les dégradations du temps comme, hélas ! la plupart des œuvres d'art que l'antiquité nous a léguées ! Mais il faut bien se résigner à la laisser dans cet état, à moins que la papyrologie, par exemple, ne nous révèle quelque jour les productions que nous considérons aujourd'hui comme perdues à jamais.
   J'espère toutefois que mes lecteurs pourront se faire une idée au moins approximative de ce que fut cette éclosion gigantesque, grandiose, prestigieuse, d'œuvres pleines de mouvement, de vie, de couleur et de beauté. 

10 euros (code de commande : 03194).


  

 La prochaine mise à jour
aura lieu
le mardi 17 mars 2026

 

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