mardi 18 août 2026

Les « nouveautés » du 18 août 2026.

 

 MISE À JOUR DU 18 AOÛT 2026

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ANOUILH (Jean) — Ne réveillez pas Madame. Paris, La Table Ronde, 1970. In-8° (119 x 185 mm) broché sous couverture à rabats, 205 p., exemplaire en très bon état.
   Exemplaire du tirage courant de l'édition originale. Ne réveillez pas Madame a été présentée pour la première fois à Paris le 21 octobre 1971 à la Comédie des Champs-Élysées, dans une mise en scène de l'auteur et de Roland Piétri.


Extrait du Programme de la Comédie des Champs-Élysées (octobre 1970) :
   Cette pièce [qui fait partie du cycle des « Pièces baroques »] sur les désordres sentimentaux d'un homme a pour cadre le théâtre et ses fausses maisons où la belle intimité – c'est lui qui le dit à la première scène – fait toujours place au vide – où les décors du bonheur s'envolent au cintre la représentation finie et où on se retrouve toujours finalement seul sur le plateau nu... Notre seul avantage – et je bénis personnellement tous les jours le ciel de me l'avoir donné –, c'est de savoir jouer avec ces apparences, ces mensonges répétés, ces incertitudes et ces désordres... on ne souffre pas moins – mais notre art étant l'organisation ultérieure de la souffrance lui enlève peut-être une part de son venin.
Extrait du livre d'Anca Visdei :
   Anouilh a soixante ans lorsqu'il écrit la pièce. Le héros, c'est Julien Paluche, celui qui hantait les couloirs du théâtre en cherchant sa femme, Colombe, et pestant contre le théâtre et les comédiens. Le temps a passé, il est devenu patron de troupe lui-même. Il est fou de théâtre et n'épouse que des comédiennes. C'est l'état des lieux de la vie théâtrale, vingt ans après Colombe. Toujours la même magie, les mêmes trahisons mais aussi la même fascination, le même sentiment que, souvent, la pièce qui se joue sur scène est plus importante, plus belle et de meilleure qualité que la vie dite réelle. Julien aime le théâtre et ne vit que pour lui ; s'il rêve d'une femme, c'est pour qu'elle lui fasse de petits plats et élève ses enfants. Mais dès qu'il en épouse une (Rosa, Aglé - nom de code de Nicole Anouilh dans les pièces de notre auteur) elle veut faire du théâtre et danser alors que lui n'est bien que dans les toiles peintes puis à la maison.
Bibliographie :
   - Visdei (Anca), Jean Anouilh, cet illustre inconnu.

6 euros (code de commande : 03566).

 

AUQUIER (André) — Histoire du nom des rues de Quaregnon-Wasmuel. Préface par Edgard Hismans. [Chez l'Auteur], 1991. In-8° (158 x 239 mm.) collé, 93 p., nombreuses illustrations en noir.
   Un ouvrage peu courant.


Introduction :
   Il était intéressant dans le cadre de cette réalisation d'effectuer une étude ayant trait aux noms des rues, et donner l'explication de leur appellation, tout en citant parfois à l'appui quelques brèves anecdotes utiles pour la compréhension du lieu. Mais aussi en illustrant le passé de 1'entité.
   C'est un volet de l'histoire locale qui retiendra l'attention de nombreux quaregnonnais et wasmuellois et apportera souvent une réponse aux lecteurs, quel que soit l'endroit où ils demeurent, ou bien où ils ont vécu.
   Les différentes appellations du nom des rues répondent à des critères précis, après approbation de différentes instances. C'est une réglementation du Ministre de l'intérieur du 7 décembre 1972 qui détermina les motifs d'attribution et en fixa les limites.
   Celles-ci répondaient à des impératifs tels ceux partant de 1'histoire locale, la toponymie, les us et coutumes de la population. Quant aux noms des rues se rapportant à des personnes, ils ne pouvaient faire allusion qu'à des personnes défuntes dont la renommée était établie en fonction de motifs historique, scientifique ou social.
   La fusion de Quaregnon et de Wasmuel amena les édilités communales à revoir un certain nombre d'appellations à partir du 1er janvier 1977, afin d'éviter le double emploi. Exemple, la rue du Tour ne pouvait subsister à Quaregnon et à Wasmuel. Ce fut aussi le cas pour des appellations ayant trait à des noms d'hommes politiques.
   Par ailleurs, bien des artères ont été modifiées dans leur profil et on pense notamment à la rue de Binche, très ancienne, coupée par des extensions de propriétés de charbonnages.
   De nouveaux lotissements sont apparus et le plus souvent, les us et coutumes à valeur historique ont prévalu.
   Il faut souligner que des rues ont été transformées par les techniques nouvelles. D'anciennes coutures ont été traversées par des rues en terre battue. Celles-ci furent ensuite pavées et enfin macadamisées ou bétonnées. Des ruisseaux ont pour leur part été modifiés dans leur tracé et le plus souvent voûtés.
   Par coutures (du latin cultura) il faut entendre un ensemble de champs cultivés, faisant partie d'une localité.
   Les limites des coutures et des parcelles qui les formaient étaient mal délimitées et laissées à l'arbitraire. C'est au XVIIIe siècle, lorsque les tailles royales et seigneuriales devinrent perpétuelles qu'on réalisa le dénombrement des terres afin de fixer les limites des coutures et la contenance des parcelles.
   Ce furent les seigneurs et les communautés qui assumèrent les premiers les limites données aux coutures et aux champs.
   C'est de cette époque que remontent les plans de nos grosses communes du Borinage.
   Tout ceci a fait se transformer au fil des ans bien des aspects du sol local.
   Pour la nomenclature du nom des rues qui va suivre, on trouvera après les appellations actualisées de celles-ci, l'ancienne dénomination entre parenthèses, et ensuite l'explication de chacune d'elles.
   C'est à n'en pas douter un enrichissement de l'histoire de l'entité, le tout illustré en passant au crible maints quartiers ne fut-ce que pour rappeler au bon souvenir ce que furent les communes de Quaregnon et de Wasmuel d'antan.
   Pour certaines appellations, on doit s'en tenir à la seule explication : lieu-dit, celle-ci pouvant remonter à des temps immémoriaux, et transmise de génération en génération. C'est par exemple le cas pour des noms de ruelles, à Monsville surtout.
   Les sources les plus sûres ont été utilisées pour la rédaction de cette étude.
   Il faut aussi préciser que des rues et des places ont changé de nom une dernière fois tel qu'il résulte au registre de délibérations du Conseil Communal réuni en séance du 4 novembre 1977.

Vendu.

 

[BAUSSART (Élie)]. LIBON (Micheline) — Élie Baussart « Raciner » les Wallons. Préface de Jules Gérard-Libois. Charleroi, Institut Jules Destrée, 1993. In-12 (109 x 180 mm.) broché, 286 p., (collection « Écrits Politiques Wallons », n° 6), exemplaire en parfait état. 


En quatrième de couverture :
   Professeur au Collège du Sacré Cœur à Charleroi, Élie Baussart (1887-1965) fut constamment à l’avant-poste du combat wallon.
   Ainsi, à l’heure de son engagement contre le fascisme, « le vieux Wallon wallonisant » a apporté une dimension essentielle au mouvement wallon en le définissant comme un humanisme.
   Pour le fondateur de La Terre wallonne, la prise de conscience des Wallons doit s’enraciner dans leur tradition de défense des libertés et s’identifier à leur lutte pour la sauvegarde de la démocratie.
   Micheline Libon, Docteur en Histoire, Chef de Travaux à l’Université catholique de Louvain, est l’auteur d’une brillante et volumineuse thèse consacrée à Élie Baussart : L'identité wallonne et le mouvement wallon. Elle a relevé le défi d'en extraire une synthèse, afin de présenter avec chaleur les écrits choisis du militant wallon.
   Jules Gérard-Libois, Président du CRISP, lui reconnaît, dans sa préface, cette rigueur à transmettre l’espérance de Élie Baussart dans « le fédéralisme, valeur ajoutée pour l’identité wallonne et pour une région qui refuse le repli sur soi ».

7 euros (code de commande : 03588).

 

[BELGIQUE - CHARBONNAGES]. La Centrale de Francs Mineurs - De Centrale der Vrije Mijnwerkers. Bruxelles, Christelijke Centrale van Mijnnijverheid, Energie, Chemie en Leder - Centrale Chrétienne des Mines, de l'Énergie, de la Chimie et du Cuir, 1992. In-4° (210 x 297 mm.) broché sous couverture à rabats, [48] p., illustrations, édition bilingue (français -néerlandais), tirage limité à 250 exemplaires.
   Rare ouvrage édité à l'occasion de la fin de l'exploitation charbonnière en Belgique.


Préambule par Antoine Cuyvers :
   Il est indubitable que l'industrie charbonnière a apporté en Belgique des améliorations considérables dans toutes sortes de domaines. Un accroissement de la fraternité entre les mineurs, provoqué entre autres par la nature même du travail, et en même temps par les conditions de vie misérables, a, au fil des années, constitué un levier pour retourner la situation.
   Des améliorations ont été imposées en matière de revenus, de durée du travail, d'allocations sociales et d'équipements, de logement, de formation... On a obtenu la possibilité d'avoir son mot à dire dans la mine et une participation en matière de sécurité, d'hygiène et autres intérêts. La prise de conscience syndicale chez les mineurs a été une des raisons de la percée syndicale en Belgique et dans la plupart des pays d'Europe. L'idée de l'unité européenne trouve aussi, entre autres, son origine dans le fonctionnement correct de nombreux organismes européens pour le développement de la sécurité et de l'hygiène et de l'harmonisation des conditions de travail dans les mines, et dans la création de la C.E.C.A. Ces institutions paritaires européennes sont apparues comme étant d'une signification exceptionnelle tant sur le plan des conditions de travail que sur celui des mesures d'accompagnement dans les difficiles situations de restructurations.
   Ces améliorations, ces développements positifs, n'ont été possibles qu'en planifiant, avec persévérance, année après année, pendant pratiquement cent ans, les objectifs à atteindre, et grâce à un travail et un combat de tous les jours. Ce travail, cette action, cette lutte, ont été très fortement portés, dans notre pays, par la « Centrale des Francs Mineurs ». Ses nombreux milliers de militants ont, au cours des années, engagé leur « vie à la mine » pour les autres, pour tout un chacun.
   Après plus de cent ans d'histoire minière, la fin de la production charbonnière dans notre pays, provoque en nous des sentiments mitigés :
      - un sentiment d'être mis devant le fait accompli, mais aussi de perte de ce qui, pour beaucoup, constituait une part importante de leur existence ;
      - un sentiment de fierté pour les nombreuses grandes réalisations sociales obtenues, mais aussi un souci pressant de créer de nouvelles chances pour ceux qui ont besoin de travailler, grâce à la formation et à des emplois de remplacement ;
      - en outre, un sentiment d'authentique reconnaissance pour ces nombreux militants et délégués de l'industrie charbonnière qui se sont mis au service de leurs compagnons de travail et de leur syndicat chrétien des mineurs. Ils ont osé la tâche difficile d'être, non pas pendant une période difficile mais en permanence, les défenseurs, les conseillers, les délégués des mineurs, et de le faire en toute honnêteté, avec toute la conscience de la responsabilité que comporte leur mandat.
   Aussi dédions-nous ce témoignage de respect à tous les militants et délégués de la C.F.M., des pionniers des débuts aux travailleurs tenaces des années de crise. Ils ont rendu possible le fait que la Centrale des Francs Mineurs ne s'est jamais écartée de son objectif fondamental : la défense des mineurs et de leurs intérêts, et l'amélioration des conditions d'existence des mineurs et de leurs familles.

25 euros (code de commande : 03581).

 

BEQUET (Alfred) — Montaigle. Namur, Les Amis de Montaigle, 1972. In-8° (147 x 205 mm.) collé, 56 p., exemplaire en très bon état.
   Il s'agit de la réimpression de la monographie publiée dans le tome VI (1859) des Annales de la Société archéologique de Namur.

 

Table des matières :
   - Montaigle : son histoire.
   - Le château au XVe siècle.
   - Le bailliage au XVe siècle.

Vendu.

 

BRIGODE (Jules-Félix) et MÉRENNE (Émile) — Les enclaves communales en Ardenne namuroise. Mons, Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut, 1973. In-8° (161 x 244 mm.) collé, [32 (pp. 87-118)] p., exemplaire en très bon état.
   Extrait du fascicule 2 du 84e volume (1971-1973) des Mémoires et Publications de la Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut.


Table des matières :
   I. Généralités.
   II. Description des enclaves communales en Ardenne namuroise.
      A. L'enclave de Bourseigne-Vieille.
      B. L'enclave de Dion.
      C. L'enclave de Membre.
      D. Ces enclaves situées dans l'ancien ban Notre-Dame.
         1. Vue d'ensemble.
         2. Description des enclaves.
            a. L'enclave de Louette-St-Denis.
            b. L'enclave de Louette-St-Pierre et son appendice.
            c. Les enclaves dites des Bois des petits villages.
               1° Les deux enclaves de Gedinne.
               2° L'enclave de Sart-Custinne.
               3° Le partiage des bois des petits villages.
   III. Éléments cartographiques.
   IV. La question de l'origine des enclaves.
      A. Le point de vue juridique.
      B. Le point de vue économique.
      C. Le point de vue historique.
      D. La légende.
         1° Une comtesse.
         2° La comtesse de Tilly.
   - Annexes.
   - Bibliographie.

Vendu.

 

[CHAGALL (Marc)]. Hommage à Marc Chagall. La Bible de Chagall et son Monde par Izis. Hulde aan Marc Chagall. De Bijbel van Chagall en zijn wereld door Izis. Préface par Zahava Seewald. Bruxelles, Acte-Expo, 1995. In-4° (245 x 295 mm.) broché, 116 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, édition bilingue (français - néerlandais).
   
Catalogue de l'exposition éponyme organisée à Bruxelles, au Musée Juif de Belgique et à l'Hôtel de Ville de Bruxelles, du 13 octobre au 31 décembre 1995. 


Préface :
   Il y a juste 10 ans que Chagall est décédé. Faire une exposition autour de Chagall, c’est rendre hommage à un artiste contemporain et à un artiste juif.
   Cet artiste, qui occupe une place majeure quoique marginale et inclassable dans l’histoire de l’art moderne, fait partie des rares artistes juifs dont tout l’art est imprégné d’histoire personnelle et d’histoire ashkénaze, de culture et d’identité juive dans une démarche de grande intégrité et sans toutefois tomber dans une « illustration » du passé.
   Les 80 eaux-fortes exposées à l’Hôtel de Ville font partie du cycle de la Bible commencé en 1931 après un voyage en Palestine, Égypte et Syrie.
   C’est ce voyage, ce contact avec le monde de la Bible, et les impressions fortes que Chagall a retenues des paysages arides et de la lumière éclatante, qui lui donnent l’impulsion nécessaire à la réalisation de ce cycle.
   Il commence à y travailler dans l’atelier de gravure de Maurice Potin. Son travail est interrompu par la mort de Vollard et par la Deuxième Guerre mondiale.
   Lorsqu’il rentre en France de son exil aux États-Unis, c’est dans l’atelier de Raymond Haasen entre 1952 et 1956 qu’il complète la série et celle-ci est publiée en 1956 par l’éditeur Tériade. Pour garder l’homogénéité du travail, il fallut retrouver le même papier et la même encre que pour les gravures précédentes.
   L’art graphique de Chagall est indépendant de toute iconographie antérieure. Bien que certaines gravures s’inspirent de Rembrandt et du Greco, elles se distinguent par une série de thèmes rarement représentés. On est face à un choix infiniment personnel.
   De plus, cette série constitue la première confrontation importante de Chagall artiste avec la Bible qui lui est une seconde nature, la source de son inspiration, et qui deviendra un élément important dans son œuvre, il a depuis sa tendre enfance été fasciné par la Bible. Elle est pour lui un réconfort par sa grandeur poétique et sa sagesse, elle est « source de poésie » et « un écho de la nature », et c’est bien cela qui transparaît dans les œuvres.
   La série se concentre sur trois grands thèmes : les pères fondateurs Abraham, Isaac et Jacob, Joseph et Moïse, les débuts des Juifs en Terre Sainte à partir de Josué jusqu’à Salomon, et ensuite les prophètes. Elle présente un message spirituel fort et dense ainsi qu’une cohérence de style malgré l’interruption et les longues années de travail qu’ont nécessité ces gravures.
   Contrairement à certains artistes qui, dans une interprétation chrétienne, ont traité la Bible comme préfiguration du Nouveau Testament et dans une optique de pêché, Chagall en tant qu’artiste juif a mis l’accent sur l’amour et la fraternité, la grâce et la joie.
   Ces personnages bibliques nous sont présentés sans idéalisation, dans leur dimension humaine. Bien qu’ils soient figurés dans leur relation à Dieu, ils sont en même temps proches de nous, dans leur fragilité et leur grandeur, à travers leurs peurs et leurs colères, leurs joies et leurs tristesses. C’est une riche palette de sentiments qui transparaît dans l’ensemble des gravures.
   Au niveau de la composition, les personnages constituent l’élément principal et figurent à l’avant plan. Un disque lumineux avec le nom de Dieu, un arc en ciel et une main, ou plus fréquemment des anges, évoquent la présence divine et s’intègrent subtilement dans le monde terrestre.
   Du point de vue technique, les gravures sont le résultat d’un travail répété sur le cuivre, d’un grand nombre d’états allant parfois jusqu’à 14 avec des modifications considérables, ce qui donne une grande densité au tracé et une souplesse du trait grandissante chère à Chagall.
   De plus, Chagall a pu approfondir cette technique, grâce à d’autres projets antérieurs avec laquelle il avait commencé à travailler dès 1922, à l’âge de 35 ans. Il a intégré cette technique de manière très personnelle en utilisant tout ce qui pouvait graver ou inciser et non pas simplement les instruments conventionnels de la gravure.
   Le résultat du point de vue graphique est unique et confère une-grande densité et une immense douceur à l’ensemble de l’œuvre.
   Les photographies d’Izis montrant Chagall au travail sont le fruit de longues années d’amitié et de collaboration. Ils sont issus d’un même milieu culturel, se passionnent ensemble pour certains sujets et vont vivre une communion artistique intense.
   C’est en 1949, dans le cadre de son travail comme portraitiste d’artistes et d’écrivains pour Paris Match, qu’il rencontre Marc Chagall. Il suit le peintre principalement entre 1956 et 1969 chroniquant plusieurs projets spéciaux et est le seul photographe présent. Le Monde de Chagall d’Izis paraît en 1969.
   C’est une période féconde pour Chagall qui étend ses activités artistiques « classiques ». Il reçoit plusieurs commandes issues du milieu théâtral, il aborde la sculpture, le vitrail (cathédrale de Metz), la tapisserie, la peinturé monumentale (plafond de l’Opéra Garnier).
   Les photos ont été principalement prises dans son studio à Vence, ou encore dans les studios de l’Opéra de Paris lors de ses projets pour « Daphnis et Chloé » et pour le plafond de l’Opéra, chez différents imprimeurs à Paris, dans les ateliers de poterie à Vallauris, dans le studio Simon à Reims lors de son travail sur les vitraux de la cathédrale de Metz et pour ceux du Centre Médical Hadassah à Jérusalem, dans les lieux de travail à Paris pour la tapisserie.
   Ces photos soulignent la relation de Chagall à son travail et s’articulent comme un reportage qui approfondirait le processus créateur. Izis utilise le noir et blanc, son medium de prédilection, qui permet une plus grande sobriété, un effet plus dramatique et une approche plus abstraite. (Les quelques photos couleurs proviennent de commandes du magazine Paris Match).
   Les différentes étapes, intensément physiques, que nécessite l’œuvre sont au centre de ces photos. Le but n’était pas de capter la palette de couleurs mais la concentration, l’énergie, le dévouement, l’étonnement de l’artiste sur des photos noir et blanc. On découvre un homme émouvant, énergique et doux à la fois, très physique et en même temps éthéré, au visage d’une mobilité étonnante.

15 euros (code de commande : 03579).

 

CLÉMENT (Joseph-H.-M.) — La représentation de la Madone à travers les âges (avec figures). Paris, Librairie Bloud et Cie, 1909. In-8° (122 x 187 mm.) broché, 71 p., illustrations, (collection « Art et Littérature »).
   Une édition peu courante ! 


Avant-propos :
   Avant de résumer les données de l’iconographie mariale sur les représentations de la Madone, il convient tout d’abord de déterminer exactement l’objet spécial de notre étude.
   Les images de la Vierge, en effet, se répartissent en deux catégories, bien distinctes quoique souvent mêlées et confondues.
   La Sainte Vierge est représentée, en premier lieu, dans ce qu’on peut appeler les mystères de sa vie, c’est-à-dire dans les scènes qui rappellent une particularité de son existence, depuis la Préparation prophétique, figurative, emblématique, mythique, historique... jusqu’à son couronnement et à son Règne dans le ciel, en passant par sa Conception immaculée, sa Nativité, son Enfance... sujet trop considérable pour tenir dans le cadre forcément étroit d’une brochure.
   Mais la Madone a été figurée aussi, en dehors des scènes de sa vie, par l’image sacrée, l’icône de dévotion, au moyen de laquelle l’artiste – comme le théologien qui plane au-dessus des événements de l’histoire – a représenté la Vierge Mère parfois seule, plus souvent avec l’Enfant Jésus et assez fréquemment avec d'autres saints, lui donnant des attributs, des symboles et une attitude, une fonction par lesquels les croyants et les artistes de tous les pays et de toutes les époques ont cherché à exprimer ses privilèges, ses vertus, ses gloires et leur propre dévotion.
   C'est ce sujet que nous explorerons dans la présente étude, aussi brièvement que possible.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   A. Période romaine ou latine. - Type de l’Orante et de la Vierge Mère. - Des premiers siècles au IVe siècle.
   B. Époque romane. - Période du Hiératisme, Vierge en Majesté. - IVe au XIIe siècle.
   C. Époque de Transition. Période idéaliste ; « Vierges noires » ; Vierges « à la Pomme » ; Vierges « ouvrantes ». -Fin du XIIe siècle au milieu du XIIIe siècle.
   D. Époque Ogivale. - Période réaliste ; XIIIe-XVe siècles - Les types particuliers.
   E. Époque de la Renaissance. - Naturalisme ; XVIe au XVIIIe siècle.
   F. Époque Moderne. - « Copiage » et industrialisme ; XIXe et XXe siècles.
   - Conclusion.

10 euros (code de commande : 03569).

 

CREUZ (Serge) — La Maison de la Bellone. Des origines à la maison du spectacle. Bruxelles, Presses de la Bellone, [1984]. In-4° (209 x 270 mm.) broché, 40, [8 (publicités)] p., illustrations (dessins, photographies, reproductions de manuscrits) en noir.


Extrait :
   Oyez gentes dames, gentils messieurs, la véridique histoire de cette maison de la Bellone.
   Elle participe des avatars et des joies de la bonne ville de Bruxelles, plus précisément de ce quartier populaire de la rue de Flandre, de la place Sainte Catherine et du « Vismet », Marché aux poissons.
   Écoutez. Imaginez.
   Si le soleil accompagne votre visite, bénissez-le.
   Asseyez-vous sur la margelle du petit jardin.
   Rêvons, évoquons des souvenirs très anciens, ou d'autres à peine fanés.

12 euros (code de commande : 03571).

 

DANHAIVE (Fernand) — Les « Coteliers » de la banlieue de Namur-Nord. Namur, Société Royale Sambre et Meuse, 1983. In-8° (165 x 250 mm.) agrafé, 60 p., illustrations, exemplaire en très bon état.
   Il s'agit du n° 1 - 1983 de la revue trimestrielle Le Guetteur Wallon, on joint une coupure du journal Le Soir du 30-31 juillet 1983. 


Avertissement :
    « De l’œuvre historique de Fernand Danhaive, il faut retenir, en premier lieu, son travail intitulé : Les « coteliers » de la banlieue de Namur-Nord. Cette monographie, très neuve, d’une sûreté d’information remarquable, donne la meilleure idée de la « manière » de Danhaive. Il n’y évoque pas seulement la physionomie à travers les âges du « cotli », ce vaillant cultivateur des environs de Namur, adonné d’abord à tous les genres de cultures puis spécialement à celle des légumes, pour devenir, dans la suite, purement et simplement maraîcher. On y recueille en abondance des renseignements inestimables pour l’histoire de l’agriculture dans le Namurois. Perdue dans une revue régionaliste, cette monographie, dont il n’existe pas de « tirés-a-part », aurait mérité d’être publié en volume séparé ». C’est en ces termes élogieux que Félix Rousseau évoquait, en 1935, cette étude que son ami Danhaive avait publiée en 1922 et 1923 dans les numéros 39 à 43 de la revue La Terre wallonne éditée à Charleroi par Élie Baussart et c’est dans le but d’exaucer cé souhait que Le Guetteur wallon a décidé de rééditer ce travail.
   Il n’est peut-être pas inutile de rappeler que Fernand Danhaive et Félix Rousseau ont largement contribué à fonder notre revue dès 1924 en s’inspirant, en quelque sorte, de l’exemple donné par Élie Baussart à Charleroi.
   Signalons d’autre part le fait que Danhaive appartenait à une famille de coteliers et qu’il en était extrêmement fier. Ainsi s’explique sa parfaite connaissance d’un groupe social et professionnel toujours bien vivant à son époque. Le lecteur constatera que ce travail apporte un nombre considérable d’informations, non seulement sur le passé lointain des coteliers, mais également sur leur situation au début de ce siècle.
Table des matières :
   - Avertissement.
   - Introduction.
   Chapitre I. Propriété et possession du sol.
   Chapitre II. Formation des « Cot'ladjes ».
      A. En général.
      B. « Par quartiers ».
   Chapitre III. Le cotelier et sa maison.
   Chapitre IV. La « frairie » des coteliers et vignerons.
   Chapitre V. Les « Règles de métier » et les occupations des coteliers.
   Chapitre VI. Le calendrier et le temps dans le dialecte local.
   - Conclusions.

12 euros (code de commande : 03563).

 

DELEPINNE (Berthe) — Le florilège de Bruxelles. Bruxelles, Willy Godenne, 1956. In-4° (234 x 296 mm.) broché, 168 p., illustrations hors texte, exemplaire numéroté sur vergé Old Style.
   
Ouvrage édité à l'occasion du trentenaire de la Foire Internationale de Bruxelles.


Avis au lecteur, par Lucien Cooremans :
   Dans les toiles des vieux maîtres, le donateur se dissimule volontiers au coin du tableau. En vous offrant cet ouvrage, la Foire Internationale de Bruxelles ne veut point apparaître sinon par l’intention, très vive, de vous plaire.
   Dans ce seul but, elle a choisi d’éditer ce recueil.
   Jamais sans doute, l’Histoire et l’Art n'avaient, pour éclairer la vie de Bruxelles, conjugué leurs rayons avec un tel bonheur. Jamais, les poèmes et les cris, les relations, les lettres, les romans inspirés par notre capitale n'avaient fait l’objet d’aussi patientes et amoureuses recherches. En voici le fruit savoureux.
   La Ville se réfléchit ici en d’innombrables miroirs ; chacun d'eux a retenu telle expression, telle couleur ; et la diversité de ces reflets assemblés par Madame Berthe Delépinne compose à la cité un visage singulièrement vivant, sensible, où chacun reconnaîtra le trait qui lui est cher.
   Les mille fleurs de ce livre, cueillies pas à pas, au long d'un chemin millénaire, forment le premier des bouquets du genre, déposé aux pieds de la Cité.
   Une telle primeur n’a-t-elle pas de quoi réjouir les amis de la Foire Internationale de Bruxelles, en ces jours d’étrennes, où, pour exprimer les sentiments les plus fidèles, l’amitié cherche les mots les plus nouveaux ?

7 euros (code de commande : 03582).

 

FAIDER (Paul) et VERCAUTEREN (Isabelle) — Bonne-Espérance. Mons, Union des Imprimeries, 1930. In-8° (167 x 250 mm.) broché, 13 p, 15 planches hors texte, exemplaire non coupé et en très bon état.


Extrait :
   Chercher à retrouver le XIIe siècle à Bonne-Espérance, c'est vouloir cueillir une fleur sur une branche qui n'offre déjà plus que son fruit. Mais, comme l'a fort bien dit M. le chanoine Puissant, le fruit est « étonnamment conservé » et la floraison fut « luxuriante ».
   Cette luxuriance primitive ne se révèle donc pas dans des bâtiments, dont il ne reste pour ainsi dire plus aucune trace ; mais elle s'affirme dans ce qui nous reste des magnifiques manuscrits enluminés avant l'an 1200 par une série de scribes et d'artistes experts, ainsi que dans la féconde production littéraire d'un Philippe de Harvengt, dit aussi de Bonne-Espérance. L'ensemble de l'abbaye, telle qu'elle se présente aujourd'hui, muée en « Petit séminaire » ou collège épiscopal, évoque par le magnifique déploiement de sa façade et de ses ailes la somptuosité et l'élégance, non certes frivoles, mais un peu mondaines et séculières, qui firent de beaucoup de monastères, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, autant de petits Versailles ecclésiastiques.

Vendu.

 

FOTTORINO (Eric) — Le festin de la terre. L’histoire secrète des matières premières. Paris, Lieu Commun, 1988. In-8° (135 x 220 mm.) broché, 354 p.


En quatrième de couverture :
   L'histoire de l'humanité se confond avec celle des matières premières. Les légendes s'enchevêtrent avec le réel. Les mythes illustrent la relation de l'homme a la matière, qu'elle soit végétale ou minérale. Avant d'entrer dans la vie quotidienne, chaque produit a été découvert comme par enchantement, par un animal, un homme ou un peuple : ainsi le café s'est-il révélé a des chèvres trop gourmandes ; le thé s'est signalé par hasard a l'attention de l'empereur Tche Nung en 2737 avant J.-C...
   De même pour les métaux, le hasard a-t-il tenu lieu de dessein : à l'époque inca, les Indiens de l'Altiplano avaient repéré un gisement de métal pur et brillant. Rien n'était trop beau pour le temple du Soleil ! Ils s'enfoncèrent dans les grottes pour l'extraire quand une voix les figea sur place : « Ne touchez pas à cet argent, il appartient à quelqu'un qui vient de loin. » La prédiction se réalisa bien plus tard quand Charles-Quint s'empara des richesses de la reine Potosi.
   Aujourd'hui, les implications politiques et économiques se sont substituées aux légendes. Comment comprendre le renversement du régime de Salvador Allende, en 1973, au Chili, sans préciser les intérêts majeurs de l'industrie et de l'administration des États-Unis dans le cuivre chilien ?
   En Nouvelle-Calédonie, le « Caillou » recèle 25 % des réserves mondiales de nickel qui furent pendant longtemps l'obstacle essentiel à l'autonomie canaque. Le long de l'axe Prétoria-Moscou se concentrent près de 95 % des métaux précieux et stratégiques. Comment expliquer les réticences occidentales à sanctionner l'apartheid par des rétorsions économiques, sans faire un détour approfondi dans le sous-sol sud-africain ? Si Pretoria se retire demain du marché du platine ou du chrome, du palladium ou du niobium, le seul vendeur potentiel reste Moscou. Compte tenu de l'usage militaire de ces métaux...
   La route drôlement fréquentée des matières premières met en évidence des alliances contre nature. Sait-on que l'essentiel de la production soviétique de diamant est vendu par la Central Selling Organization, filiale de la firme sud-africaine De Beers ?
   Première saga des matières premières, Le Festin de la terre révèle les sous-sols de la politique internationale, ainsi que les véritables enjeux financiers de la planète. Histoire et légendes de l'humanité, portraits d'affairistes et de requins, d'hommes politiques et de tyrans, d'intermédiaires obligés.

Vendu.

 

FOURASTIÉ (Jean) et COUTHÉOUX (Jean-Paul) — La planification économique en France. Paris, Presses Universitaires de France, 1963. In-8° (120 x 186 mm.) broché, 208 p., (collection « L'Organisateur »), annotations et soulignements aux pp. 196-203.


Introduction :
   La planification économique française est aujourd’hui l’objet d’une curiosité universelle ; les membres du Commissariat au Plan ne savent comment répondre aux demandes d’informations et de conférences ; ils s’épuisent à accueillir les hommes politiques, les économistes, les sociologues, les étudiants de tous les pays du monde, qui désirent s’informer d’une planification sans obligation, et cependant en pratique exécutée, dont les chefs d’entreprise font l’éloge, et qui a donné à une vieille république, naguère stagnante, sans limiter les initiatives créatrices individuelles, malgré quinze années d’instabilité politique et de difficultés post-colonialistes, une croissance économique égale à celle des cinq ou six nations les plus progressives du globe.
   L’auteur de ces lignes a été sollicité maintes fois, l’on s’en doute, de livrer à l’éditeur un texte sur une expérience qu’il a vécue dès le mois d’octobre 1945 et qu’il n’a jamais cessé de vivre et d’aimer depuis lors. Mais je n’ai pas voulu être un témoin abusif ; j’ai voulu prendre le recul du temps, beaucoup des facteurs de réussite du plan français sont rationnellement si peu vraisemblables que j’ai pensé qu’il ne servirait de rien de les exposer tant que l’échéance du temps n’aurait pas apporté la preuve expérimentale de leur valeur.
   Aujourd’hui, l’expérience entre dans sa dix-huitième année ; les études, les livres, les polémiques sur le plan français se multiplient ; les méthodes du Commissariat, perfectionnées d’année en année depuis l’origine, entrent dans une phase où les techniques économétriques commenceront à l’emporter sur l’intuition et l’empirisme des premières années. Le moment m’a semblé venu de faire le point.
   Le but essentiel de ce livre est de décrire l’esprit de la planification française et les grandes lignes de ses méthodes, en tant que système d’organisation de l’activité économique des hommes. L’ouvrage est divisé en trois parties ; les deux premières étant celles qui viennent d’être annoncées, et la troisième, ce qu’il faut savoir des résultats pour pouvoir juger les méthodes.
   M. Jean-Paul Courthéoux, chargé de recherches au C.N.R.S., a bien voulu s’associer a ce travail. Il a rédigé de sa main la presque totalité des deuxième et troisième parties.

9 euros (code de commande : 03573).

 

GILLOTEAUX (Jean) — Histoire de Warquignies. Saint-Ghislain - Colfontaine, Cercle d'Histoire et d'Archéologie de Saint-Ghislain - Administration Communale de Colfontaine, 1988. In-4° (205 x 294 mm.) dactylographié collé, VII, 246 p., illustrations, exemplaire en bon état, avec un envoi de la veuve de l'auteur, auquel on joint le bulletin de souscription.


Table des matières :
   - Jean Gilloteaux, par M. Gilloteaux-Hottois.
   - Préface, par Y. Biefnot.
   - Avant-propos, par Y. Coutiez.
   - Introduction.
   Chapitre 1. Origine et étymologie.
   Chapitre 2. La seigneurie et les seigneurs.
      A) Les seigneurs.
      B) Le sort des biens communaux
   Chapitre 3. La vie religieuse.
      A) Culte catholique.
      B) Culte protestant.
   Chapitre 4. Les houillères de Warquignies-Resignies.
      A) Des origines à 1765.
      B) La Compagnie de la « Machine à feu ».
      C) La Société du grand Tas.
      D) La Société du Grand Moreau.
      E) La Société des Charbonnages Réunis.
      F) La Société de la Machine à feu.
   Chapitre 5. La Voirie.
      A) Le pavé de Warquignies.
      B) La Grand'rue.
      C) La rue du Château.
      D) La rue Baille Cariotte.
      E) La rue de Dour.
      F) La rue de l'Apaâ.
      G) Autres voies de communication
   Chapitre 6. Les moulins.
   Chapitre 7. La glacière du château.
   Chapitre 8. La vie communale.
      A) Sous l'ancien régime.
      B) Sous les régimes français et hollandais.
      C) Les biens des Pauvres.
      D) Les épidémies au XIXe siècle.
   Chapitre 9. L'enseignement.
      A) L'instruction et le personnel enseignant.
      B) Les écoles.
   Chapitre 10. Toponymie.
   Chapitre 11. Folklore : les sobriquets locaux.

Vendu.

 

[GŒGNIES]. Cinquantenaire des Combats de Gœgnies. Givry, Le Vieux Givry, 1994. In-4° (212 x 296 mm.) agrafé, 47 p., nombreuses illustrations en noir, exemplaire à l'état de neuf.
   Il s'agit du numéro spécial (11) de la revue Les Livrets givryens.


Extrait :
   À la fin du mois d'août 1944, l'armée allemande bat en retraite sur le front ouest et reflue sans pouvoir stopper la poussée qu'exercent les troupes alliées depuis le débarquement en Normandie. Elle essaye de livrer des combats retardateurs, mais en vain ! Gagner un temps précieux afin d'établir une ligne fortifiée (Westwall) le long du Rhin et de cette façon empêcher Américains, Anglais et Canadiens de pénétrer au cœur du Reich, tel est le but poursuivi par le Chef d'État-Major de la Wehrmacht, le général Jodl.
   La pression militaire alliée est telle que le front s'effrite de toutes parts. Le 24 août, la 3ême Division Blindée américaine commandée par le Général-Major M.B. Rose franchit la Seine. Cette division dénommée Spearhead traverse la Marne le 27 et l'Aisne le 29 en atteignant la ville de Laon.
   La mission initiale de cette division est de marcher sur Sedan. Cependant le 30 août vers 13 heures, le Commandement suprême des forces alliées lui assigne une nouvelle direction : « foncer vers Mons ! »
   L'ordre d'opération est clair : la 3èrae Division blindée attaquera le 1er septembre à 7 heures, pour atteindre d'abord les points intermédiaires d'Hirson, de Vervins, de la Capelle et d'Avesnes-sur-Helpe. Ensuite, elle progressera vers le Nord en direction de l'objectif final, Mons.
Sommaire :
   - La libération de notre région, par Daniel Penant.
   - La débâcle des unités allemandes, par Daniel Penant.
   - La bataille de Gœgnies-Chaussée, par Pierre Detourbe.
   - Après la guerre, ou le temps difficile de la liberté !, par Daniel Penant.
   - Les personnes déplacées, par Raynald Penant.
   - La bataille silencieuse, par Daniel Penant.
   - Les fêtes de la victoire, par Pierre Detourbe et Daniel Penant.

Vendu.

 

[HAINAUT - GRAVURE]. BERTIUS (Pierre) — Hannonia. [Amsterdam ?], [ca 1600-1650]. Gravure sur cuivre destinée à figurer dans les Tabularum Geographicarum Contractarum de Petrus Bertius.
Dimensions :
   - Cadre : 132 x 93 mm.
   - Cuvette : 135 x 95 mm.
   - Feuille : 168 x 137 mm.
      - Marges :
         - Gauche (avec trace d'onglet) : 10 mm.
         - Droite : 21 mm.
         - Inférieure : 16 mm.
         - Supérieure : 26 mm.

Un très rare état avant la lettre.
   Basée sur la carte du Hainaut de Jacques de Surhon, cette carte miniature a été gravée à l'origine par Pieter van den Keere pour le Caert-Thresoor de Barent Langenes en 1598 (p. 185) ; cet atlas connut cinq éditions entre 1598 et 1609. Elle fut regravée par Petrus Bertius pour son atlas intitulé Tabularum Geographicarum Contractarum Libri Septem dont dix éditions furent publiées entre 1600 and 1650.
   La carte présentée ici a la particularité de ne pas porter de titre dans la marge supérieure comme il est de mise pour toutes les cartes imprimées dans les atlas cités ci-dessus ; elle est également totalement vierge de tout texte au verso. Il est permis de penser qu'il s'agit d'un très rare état avant la lettre. La qualité de l'impression et sa netteté indiquent que le cuivre était encore en parfait état et ne présentait aucune usure.
   Les éditeurs comme Cornelis Claesz ou Jodocus Hondius imprimaient parfois des feuilles de cartes dites « neutres » ou avant la mise en page définitive. Ces gravures étaient destinées à être vendues séparément par des marchands d'estampes ou à être insérées dans des atlas composites (ou atlas de fait) créés sur mesure à la demande d'acheteurs fortunés. Privées du texte courant du livre de Bertius, ces cartes n'ont pas de titre typographique en marge supérieure et leur verso est entièrement vierge.
Bibliographie :
   - Langenes (Barent), Caert-thresoor, inhoudende de tafelen des gantsche werelts landen met beschryvingen verlicht tot lust vanden leser nu alles van nieus met groote costen en arbeyt toegereet, Middelbourg - Amsterdam, Barent Langenes - Cornelis Claesz, 1598, p. 185.
   - Bertius (Pertum), P. Bertij tabvlarvm geographicarvm contractarvm libri septem. in quibus tabulæ omnes gradibus distinctæ, descriptiones accuratæ, cætera supra priores editiones politiora, auctioraq[ue], ad christianissimum Galliæ & Navarræ regem Lvdovicvm XIII, Amsterdam, Hondius, 1616, p. 326.

Vendu.

 

HALDEMAN (Joe) — Les deux morts de John Speidel. [Titre original : 1968.] Roman traduit de l'anglais (U.S.) par Philippe Rouard. Paris, Denoël, 2002. In-8° (141 x 205 mm.) collé, 397 p., (collection « Denoël & d'Ailleurs »), exemplaire en parfait état.


En quatrième de couverture :
   1968. L'assassinat de Bobby Kennedy, Martin Luther King, les sit-in devant la Maison-Blanche, Jimi Hendrix, les Doors : l'Amérique explose. La jeunesse danse dans la rue ou crapahute dans les rizières. 1968. Le Viêt-Nam prépare l'offensive du Têt. Le soldat John Speidel, lui, va connaître l'enfer. La peur, le sang, la boue, la mort ; comme des milliers d'autres, il en reviendra... mort-vivant. Interné dans un hôpital militaire, traité à tort pour schizophrénie et homosexualité, John Speidel commence alors sa deuxième guerre, intérieure cette fois-ci, contre son propre pays.
   Entre Voyage au bout de l'enfer et Vol au-dessus d'un nid de coucou, Les deux morts de John Speidel, c'est l'envers du rêve américain, le miroir d'une génération de naufragés, l'un des meilleurs livres sur ces hommes qui n'en sont toujours pas revenus.

Vendu.

 

HELLENS (Franz, pseudonyme de Frédéric Van Ermengem) — Grippe-Cœur. Roman. Paris - Bruxelles, Librairie Valois - Éditions Labor, 1931. In-8° (121 x 185 mm.) broché, 286 p., cachet de librairie à la page de faux-titre.
   Exemplaire du tirage courant de l'édition originale.


   Avec Grippe-Cœur Franz Hellens démontre qu'il est capable de passer de la féerie moderne – comme dans Mélusine dix ans plus tôt – à une étude psychologique rigoureuse. C'est un roman de la maturité où l'auteur prouve que le mystère et l'insolite ne se cachent pas uniquement dans l'imaginaire pur, mais se dissimulent au cœur même des relations humaines les plus banales.
   Certains critiques ont estimé que Gripe-Cœur est une œuvre « grise et sèche » en raison de son « ton clinique », elle est cependant complètement imprégnée du concept du « fantastique réel » cher à Hellens. Le fantastique ne surgit pas par des fantômes, mais par l'étrangeté même du quotidien. Le comportement humain, poussé dans ses derniers retranchements psychologiques, devient une source d'irréalisme et d'angoisse.

Vendu.

 

[HÜBNER (Johann)] — Johann Huebners, weyland Rectoris der Schule zu S. Johannis in Hamburg, Genealogische Tabellen, Nebst denen darzu gehörigen Genealogischen Fragen, zur Erläuterung Der Politischen Historie, Mit sonderbahrem Fleisse zusammen getragen, Und von Anfange bis auf diesen Tag sortgesetzet. Erster Theil [sur 4]. Leipzig, Gleditschens, 1737. [Im Jahr 1737.÷ Bey Johann Friedrich Gleditschens seel. Sohn in Leipzig.] In-f° (365 x 240 mm.) sous cartonnage de papier marbré d'époque, dos lisse avec une pièce de titre en papier blanc titrée à la plume, [1 (titre en rouge et noir)], [1 bl.], [6 (avis au lecteur et tables)], 333 (tableaux généalogiques) [7 (index)] p., ex-libris de l'avocat montois Le Tellier, page de titre défraîchie et affectée par des rousseurs, corps de l'ouvrage en bon état.


   Johann Hübner (Türchau bei Zittau, 1668 - Hambourg, 1731) étudia la théologie, la géographie et l'histoire à Leipzig. Il fut professeur à Mersbourg puis à Hambourg. Il est essentiellement connu pour ses travaux et ses publications géographiques et généalogiques.
   Ses Genealogische Tabellen sont historiquement très importantes, car elles représentent l'un des premiers grands projets de vulgarisation et de systématisation de la généalogie à l'échelle européenne. Elles ont fait passer la généalogie du statut de science secrète de cour à celui de discipline académique publique. Pendant près d'un siècle, ces tables ont constitué la base de référence absolue pour les diplomates, les historiens et les élites de l'époque. Quiconque s'intéressait aux affaires de l'Europe devait consulter Hübner pour comprendre les alliances familiales et les revendications territoriales.
   Ce premier volume contient 333 tables généalogiques principales ainsi que la section pédagogique de questions correspondantes. D'un point de vue thématique, cette première partie jette les bases de l'œuvre en couvrant les souverains de l'Antiquité, les grandes dynasties impériales, ainsi que les familles princières allemandes les plus influentes :
      - Les origines et l'Antiquité : les premières tables retracent la généalogie des figures bibliques, des rois de l'Ancien Testament, ainsi que les dynasties mythologiques et historiques de la Grèce antique et de l'Empire romain.
      - Les empereurs Romains et Germaniques : les lignes de succession des empereurs romains d'Occident et d'Orient (Byzance), suivies des dynasties qui ont régné sur le Saint-Empire romain germanique (Carolingiens, Ottoniens, Saliens, Hohenstaufen et Habsbourg).
      - Les grandes maisons allemandes : une attention particulière est accordée aux dynasties majeures du Saint-Empire, notamment les différentes branches de la Maison de Saxe (Wettin, lignes ernestine et albertine), de la Maison de Bavière (Wittelsbach) et de la Maison de Brandebourg/Prusse, Hohenzollern).
      - Les Genealogische Fragen : une série de questions-réponses associées, conçues pour expliquer les successions complexes et justifier la légitimité politique des familles souveraines de cette section.

Planche 241
Das haus Croy

 

Planche 240
Das haus Ligne


Planche 66
Die grafen in Flandern, Hennegau, Artois und Namur

 

Vendu.

 

LABOIS (Raymond) — La culture populaire au service de la démocratie. [Paris], Bureau de Diffusion, [1948]. In-8° (121 x 189 mm.) broché, 215 p., exemplaire en bon état. 


Table des matières :
   - Introduction.
   Première partie. La culture populaire.
      Chapitre I. De la crise de civilisation à la culture populaire.
      Chapitre II. Dimensions de notre culture.
      Chapitre III. La culture par le travail et le métier.
      Chapitre IV. La formation des élites populaires et la promotion ouvrière.
   Deuxième partie. Les autres éléments actifs de la culture populaire.
      Chapitre I. Les hommes, les sciences, le progrès.
      Chapitre II. L'utilisation des loisirs et des voyages.
      Chapitre III. L'art populaire, le chant, la musique.
      Chapitre IV. Le théâtre populaire, le cinéma, la radio, la presse.
   Troisième partie. Cellules de départ pour la formation des masses.
      Chapitre I. L'avènement des masses et la démocratie populaire.
      Chapitre II. Les classes sociales, milieux et problèmes de vie.
      Chapitre III. Les institutions familiales, religieuses et professionnelles.
      Chapitre IV. Les partis politiques.
   Quatrième partie. Moyens de réalisation et expériences en cours.
      Chapitre I. L'école dans la vie.
      Chapitre II. Les centres de formation professionnelle.
      Chapitre III. Les mouvements de jeunesse.
      Chapitre IV. Les équipes sociales.
      Chapitre V. Les mouvements de culture populaire.
      Chapitre VI. Les expériences de culture populaire à l'étranger.
   - Conclusion. De la pensée à l'action.

9 euros (code de commande : 03568).

 

LACAU (Pierre) — Études d'égyptologie. I. Phonétique égyptienne ancienne. Avant-propos par Serge Sauneron. Le Caire, Institut Français d'Archéologie Orientale du Caire, 1970. In-4° (203 x 273 mm.) broché, VII, 136 p., (collection « Bibliothèque d'Étude », t. XLI), couverture proprement recouverte d'adhésif transparent, peu courant.


Avant-propos :
   Cet ouvrage devait voir le jour dix bonnes années plus tôt et son auteur aurait dû avoir le plaisir d’en feuilleter lui-même les premiers exemplaires entre ses mains. Les circonstances qui ont perturbé de 1956 à 1959, puis de 1961 à 1963 le rythme normal de nos publications en ont décidé autrement. Il ne devait pas être donné non plus à J. Sainte-Fare Garnot qui avait diligemment réuni les manuscrits de P. Lacau et avait préparé l’élaboration de ce volume avec une conscience exemplaire, d’en mener l’édition à son terme : frappé lui-même par un destin implacable, il laissa inachevé ce livre auquel il avait consacré tant d’heures de généreux dévouement.
   En fait, la composition en avait été amorcée dès 1954. Quand j’entrepris, d’avril à juillet 1959, de reclasser les « plombs » qui avaient subsisté dans notre imprimerie après les événements de 1956-1959, une partie de cette composition fut retrouvée. Je pus déterminer, à partir des manuscrits, quelles parties manquaient, et l’imprimerie put reprendre pendant un temps la préparation de cet ouvrage.
   Lorsque le décès de J. Saint-Fare Garnot interrompit une nouvelle fois ce travail, il devint nettement plus difficile d’en reconstituer les éléments ; une part des épreuves subsistait au Caire ; quelques manuscrits ou certains doubles portant quelques annotations furent retrouvés parmi les papiers de J. Sainte-Fare Garnot, au Caire. En classant en France les archives du « Centre W. Golénischeff », à l’École Pratique des Hautes Études, J. Yoyotte retrouva également, parmi les papiers scientifiques de J. Sainte-Fare Garnot, une fraction des épreuves qui complétait celles que j’avais retrouvées au Caire. Il sembla donc possible, à partir de ces multiples versions plus ou moins parallèles, de reprendre le travail d’édition et de conduire cette fois à son terme un ouvrage que les circonstances n’avaient que trop maltraité. C’est ce que nous pûmes faire cet hiver, grâce en particulier au concours de M. G. Roquet, jeune étudiant d’égyptologie et de sémitique, qui a bien voulu relire ces épreuves avec soin et vérifier transcriptions et références.
   Chacun sait qu’un manuscrit peut évoluer et se parfaire jusqu’au moment décisif où l’auteur signe le « bon à tirer ». Entre le texte initial de P. Lacan et le présent volume, il manque tout ce travail de perfectionnement et de réflexion que l’auteur aurait naturellement assuré lui-même, mais qu’il est difficile à tout autre de faire à sa place. Conscient de la nécessité d’une mise au point, J. Sainte-Fare Garnot avait déjà recouru à l’aide de nos collègues MM. André Caquot et Antoine Guillaumont, qui ont bien voulu revoir la partie des manuscrits consacrée au comparatisme chamito-sémitique. Leur aimable collaboration a épargné à cet ouvrage quelques erreurs de détail. Elle a aussi mis en lumière un petit nombre de points contestables, sur lesquels P. Lacan aurait sans doute été amené lui-même à modifier quelque peu sa position. Nous ne nous sommes pas senti libre de transformer son texte à sa place, et nous avons limité notre travail aux erreurs matérielles, citations, références, orthographe ou traduction de mots sémitiques, dans la correction desquelles il n’entrait aucun élément de réinterprétation personnelle.
   Il reste qu’en de nombreux cas, il a fallu compléter des notes simplement ébauchées, en reconstituer d’autres, dont seul un appel attestait la nécessité, choisir enfin entre plusieurs versions portées sur les épreuves successives, dont la dernière en date n’est pas nécessairement celle à laquelle l’auteur aurait donné sa préférence au moment de sa révision finale.
   Nous prions donc le lecteur de garder en mémoire le fait qu’il s’agit d’un ouvrage posthume, dont l’auteur n’a pas pu amener lui-même le détail à sa perfection.
   Sous ce titre global d’Études d’Égyptologie ont été groupés, dans ce premier volume, divers articles de P. Lacau relatifs à la phonétique de l’égyptien et du copte. Un petit nombre d’entre eux est déjà connu, et a paru dans diverses revues scientifiques ; les éditeurs de la Revue d’Égyptologie, de Syria, de la Zeitschrift für aegyptische Sprache ont bien voulu donner leur accord à celte réimpression ; qu’ils en soient ici publiquement remerciés. Les autres articles sont nouveaux et constituent la rédaction de cours professés par P. Lacau entre 1945 et 1948 au Collège de France.

20 euros (code de commande : 03575).

 

LIÉNARD (François) — La vie pratique (suite et fin). [Bruxelles], Éditions des Côtes du Luberon, 2001. In-8° (150 x 210 mm.) agrafé, [20] p., illustrations, un des 120 exemplaires numérotés (n° 85).


Exait de l'article de Gilles Béchet :
   [Né en 1967 et originaire de Boussu-Bois, dans le Borinage,] François Liénard aime beaucoup la peinture, mais pratique le collage. Il prétend que c’est parce qu’il n’a jamais eu d’atelier et qu’avec une table de cuisine, une paire de ciseaux, un tube de colle, c’est ce qu’il peut faire de mieux. On lui laisse le bénéfice du doute puisqu’on est enchanté par le résultat. Histoire de ne pas perdre l’œil de son spectateur, il privilégie le format carte postale, propre et net, sans fioritures. S’il aime la rencontre d’univers qui n’avaient rien à faire ensemble, il organise ces rendez-vous dans le respect illusionniste de la lumière et la perspective. À première vue, tout a presque l’air normal sauf qu’un élément vient discrètement déstabiliser la logique de l’image.
Bibliographie :
   - Béchet (Gilles), « Expo François Liénard et Daniel Daniel », dans Bazar : la nouvelle sensation de l’art de vivre en ligne (20 avril 2021).

10 euros (code de commande : 03561).

 

[LISZT (Franz)]. HAINE (Malou) — Dernières orchestrations de Franz Liszt. Sprimont, Mardaga, 2000. In-4° (217 x 291 mm.) broché sous couverture à rabats, 143 p., fac-similés de partitions, édition trilingue (française, anglais, néerlandais) bien complète du CD audio.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'inauguration, en juin 2000, du Musée des Instruments de Musique, à Bruxelles.


   Introduction :
   Le Musée des Instruments de Musique (le MIM) a souhaité marquer l'inauguration de ses nouveaux locaux dans le magnifique immeuble Art nouveau et le bâtiment néoclassique de la rue Montagne de la Cour à Bruxelles par un concert exceptionnel. Il a voulu en perpétuer le souvenir en éditant cette plaquette de prestige accompagnée d'un CD. Assurément, l'événement est remarquable à plus d'un titre, car il illustre un faisceau d'éléments étroitement liés les uns aux autres.
   C'est en effet la pièce maîtresse du concert, la création mondiale des dernières orchestrations de Franz Liszt, qui a déterminé non seulement l'ensemble de la programmation, mais également le choix d'un des pianos et de ses interprètes : ces œuvres de Liszt n'ont jamais été publiées, et le manuscrit lui-même semblait, jusqu'il y a peu encore, à tout jamais disparu. Il a été découvert en 1995 par le Conservateur du MIM dans une collection privée en Belgique.
   Pour les musicologues et les musiciens, la réapparition de ces dernières orchestrations constitue une découverte majeure, même si ces pièces ne présentent qu'un intérêt musical limité. Le manuscrit comprend deux Danses galiciennes et une Mazurka que Liszt a réalisées au départ de trois pièces pour piano à quatre mains de Jules Zarembski. Ce pianiste et compositeur polonais, un des anciens élèves de Liszt particulièrement doués, fut également professeur de piano au Conservatoire royal de musique de Bruxelles de 1880 à 1885. Durant ces six années, il s'imposa comme une personnalité de premier plan en animant la vie musicale belge. Le programme de l'inauguration du MIM s'est donc constitué autour des œuvres de Liszt et de Zarembski.
   C'est à Bruxelles, en mai 1881, que Liszt envisage d'orchestrer ces pièces et c'est à Bruxelles qu'il envoie son manuscrit lorsque celui-ci est terminé. De plus, la première et sans doute l'unique fois où Liszt a entendu ses Danses galiciennes orchestrées fut lors d'une audition à huis clos par la classe d'ensemble du Conservatoire royal de musique de Bruxelles dirigée par Jean-Baptiste Colyns, le 4 mai 1882. C'est donc en raison des liens historiques qui unissent ces compositions à l'un de leurs professeurs que les deux directeurs actuels des Conservatoires de Bruxelles ont accepté avec enthousiasme de former un orchestre spécifique composé des étudiants des deux sections linguistiques (néerlandophone et francophone). Ce sont aussi deux des professeurs actuels des classes de piano, Daniel Blumenthal et Jean-Claude Vanden Eynden, qui sont ici les interprètes des œuvres à quatre mains de Zarembski.
   Zarembski s'était aussi fait remarquer en se faisant le défenseur d'un nouveau piano muni de deux claviers et dénommé « piano à claviers renversés ». Il n'en subsiste aujourd'hui qu'un seul exemplaire au monde, celui-là même qui est conservé dans les collections du MIM. Ce concert d'inauguration permet donc aussi de mettre en évidence ce curieux piano des frères Mangeot. Malheureusement, les partitions originales écrites par Zarembski pour ce piano n'ont, à ce jour, pu être retrouvées. Un arrangement d'une œuvre de Liszt à été spécialement commandée par le MIM au compositeur anglais Francis Bowdery. Celui-ci a choisi la Fantaisie sur deux thèmes du Figaro de Mozart que Liszt a composée en 1842 et jouée en public à Berlin le 11 janvier 1843. Le manuscrit incomplet a été édité et terminé par Ferruccio Busoni en 1912. Le choix de cette œuvre réside, d'une part, dans son caractère de bravoure, parfaitement approprié pour mettre en évidence les possibilités techniques du piano Mangeot et, d'autre part, dans sa particularité d'être inachevée, laissant au compositeur moderne une plus grande liberté de création dans le final de la pièce.
   Quant au choix de l'interprète de ce piano Mangeot, il s'est naturellement porté sur le pianiste anglais Christopher Seed qui s'est illustré en jouant sur un piano spécialement conçu pour gauchers, à savoir un piano dont les touches graves sont situées à droite du clavier, et les aiguës, à gauche. Christopher Seed a accepté de relever le défi de jouer sur le piano Mangeot, qui combine à la fois les possibilités d'un piano normal et celles d'un piano au clavier renversé.

20 euros (code de commande : 03578).

 

[LITTÉRATURE DE BELGIQUE ET DU CONGO]. Écrire en français en Belgique et au Congo. Coordonné par Tshibola Kalengayi, Marc Quaghebeur, Kangomba Lulamba, Annick Vilain, Philippe Nayer, Jean-Pierre Roland, Mutombo Kamanda Omoi et Mbala Kafiondo. Bruxelles, Centre d'Études des Littératures Belge et Congolaise de Langue Française, 1997. In-8° (143 x 205 mm.) collé, 390 p.
   Il s'agit du n° 1 de la revue annuelle Congo-Meuse.


En quatrième de couverture :
   Rassembler, sous un même label d'investigation, les littératures belge et congolaise de langue française peut surprendre tant les clivages Nord-Sud ont pénétré, consciemment ou inconsciemment, les mentalités des uns et des autres.
   Tel est pourtant le défi que s'assigne Congo-Meuse. Chacun de ces fleuves ne débouche-t-il pas sur des horizons qui furent, de longue date, ceux d'échanges et de découvertes imprévues ?
   Publication du Centre d'Études des Littératures belge et congolaise de Langue française (CELIBECO), réalisée en coopération avec les Archives et Musée de la Littérature (AML), cette revue annuelle entend ouvrir un espace de recherche et de dialogue interculturels au sein des francophonies, en se concentrant sur deux mondes que l'Histoire a rapprochés, pour le pire et pour le meilleur, à travers les aléas de l'expansion coloniale européenne.
   La Belgique et le Congo constituent des cas de figure d'autant plus intéressants au sein du monde francophone que l'un comme l'autre n'ont pas été marqués directement par les modes de fonctionnement du système français.
   Chercheurs congolais, étrangers ou belges trouveront, nous l'espérons, dans ce périodique un lieu régulier de confrontations et d’échanges autour de ces deux champs d'étude.
   Ainsi se feront entendre, pensons-nous des voix et des écritures trop peu reconnues dans le champ scientifique.
   Le premier numéro de Congo-Meuse offre au lecteur une série d'études variées consacrées à l'un ou l'autre des deux champs, ainsi qu'à certains textes coloniaux, où l'on peut entrevoir ce que furent certaines formes d'interaction entre les deux mondes. Il publie en outre un chapitre du récit de V. Y. Mudimbe, Les Corps glorieux des mots et des êtres. Esquisse d'un jardin africain à la bénédictine, que peu de lecteurs ont eu l'occasion de découvrir.
Table des matières :
   - Éditoriaux, par Tshibola Kalengayi et Marc Quaghebeur.
   - Littératures zaïroises, par Georges Ngal.
   - Influence des parlers locaux dans la narration zaïroise, par Mulongo Kalonda.
   - Nouvelle orientation de l'esthétique africaine - le cas du roman. Les Littératures zaïroises d'écriture française, par Kangomba Lulamba.
   - Un merveilleux poème de l'eau (Lomami Tshibamba), par Silvia Riva.
   - Ngombe ou le spectacle en noir et blanc (Mongita), par Cristina Marcone.
   - De l'oral à l'écrit - le sort du conte (Nzuji Madiya), par Tshibola Kalengayi.
   - Le discours parémiologique, par Mulongo Kalonda.
   - Fiche identitaire de Georges Ngal, par Jacques Chevrier.
   - Un itinéraire poétique parmi tant d'autres, par Matala Mukadi Tshiakatumba.
   - Spécificités des letrres belges de langue française, par Marc Quaghebeur.
   - Lettres belges autour d'un idéal de régénération, par Petelo Nginamau.
   - Bruges-la-Morte ou le démon de l’analogie (Rodenbach), par Cristina Robalo Cordeira.
   - Les deux sources de Mélisande (Maeterlinck), par Michel Gilles.
   - Le long chemin de la reconstitution (Bauchau), par Anne Neuschäfer.
   - Les premiers contes de Michel de Ghelderode, par Jacqueline Blancart-Cassou.
   - Deux pirates au Congo (Sur un conte de Jean Mergeai), par Pierre Halen.
   - Le poème comme re-création (Achille Chavée), par Lema va Lema et Itsieki Putu Basey.
   - Blessures et étouffement d'un poète (Quaghebeur), par Célina Scheinowitz.
   - L'Éphémère est éternel de Michel Seuphor, par Claudia Bianco.
   - Tintin au Congo d'Hergé face à l'histoire, par Lorand Szabo.
   - Les Corps glorieux des mots et des êtres, par Mudimbe V. Y.
   - Le Blanc dans l'œil du Noir (1885-1960), par Zana Aziza Etambala.
   - Index.

12 euros (code de commande : 03580).

 

[LITTÉRATURE FRANÇAISE DU XVIIIe SIÈCLE]. Romanciers du XVIIIe siècle. Tome II. Crébillon fils, Duclos, Cazotte, Vivant Denon, Louvet, Berdin de Saint-Pierre, Sade, Sénac de Meilhan. Préface par Étiemble. Paris, Gallimard, 1969. In-8° (115 x 177 mm.) sous reliure souple, jaquette et Rhodoïd d'éditeur, XXXV, 2007 p., (collection « Bibliothèque de la Pléiade », n° 178), exemplaire bon état.
   Ouvrage indisponible au catalogue de l'éditeur.

Ce volume contient :
   - Préface.
   - Crébillon fils, Les égarement du cœur et de l'esprit. Texte par Étiemble.
   - Duclos, Les confessions du comte de***. Texte, notes et variantes par Marguerite du Cheyron.
   - Cazotte, Le Diable amoureux. Texte, notes et variantes par Marguerite du Cheyron.
   - Vivant Denon, Point de lendemain. Texte et variantes par Marguerite du Cheyron
   - Louvet, Les Amours du chevalier de Faublas. Texte et notes par Marguerite du Cheyron.
   - Bernardin de Saint-Pierre, Paul et Virginie. Texte par Marguerite du Cheyron.
   - Sade, Contes et Nouvelles. Introduction, et abrégé chronologique par Gilbert Lély, notes par Marguerite du Cheyron.
   - Sénac de Meilhan, L’Émigré. Texte de l'édition originale, notes par Marguerite du Cheyron.

35 euros (code de commande : 03594).

 

LIU (Shaoqi) — Discours prononcé au meeting pour le 40e anniversaire de la fondation du Parti communiste chinois. Pékin, Éditions en Langues Étrangères, 1961. In-8° (145 x 210 mm.) sous reliure d'éditeur, 39 p., exemplaire en très bon état.
   Une édition particulièrement rare, probablement à cause de sa diffusion restreinte suite aux différends entre Liu Shaoqi et Mao Zedong !


   Prononcé le 30 juin 1961, le discours de Liu Shaoqi dressait un bilan historique et défendait le socialisme malgré la crise économique. Les relations entre Liu Shaoqi et Mao Zedong traversaient une phase de transition critique, marquée par une alliance de façade mais profondément fragilisée par les divergences idéologiques et économiques nées de la catastrophe du Grand Bond en avant.
   Liu Shaoqi était officiellement le successeur choisi et désigné de Mao à la tête de l'État ; tentant de minimiser les conséquences de la doctrine du Grand Timonier dans les échecs récents de sa politique économique et sociale, il les attribua subtilement à des défaillances locales. Devant l'effondrement économique et la Grande famine provoqués par ses politiques, Mao dut se résigner à céder la gestion quotidienne de l'économie : Liu Shaoqi, épaulé par Deng Xiaoping, prit les rênes du pouvoir pour tenter de conduire le redressement du pays. Ses réformes pragmatiques et la décollectivisation partielle des terres furent ressenties par Mao comme une dérive capitaliste et révisionniste. Les relations entre les deux hommes continuèrent de se dégrader et la Révolution culturelle finit par mettre un terme à l'influence de Liu au profit de Lin Biao.
   On connait la suite : mise en résidence surveillée, séances d'autocritique orchestrées par les Gardes rouges, exclusion à vie du Parti communiste, privation des soins médicaux... En 1969, Liu mourut isolé, en secret et sous le nom de Liu Weihuang et inscrit discrètement comme « sans emploi » sur le registre de son crématorium...

20 euros (code de commande : 03559).

 

MAISTRET (Georges) — Le gros Ouvrage A2 Fermont de la Ligne Maginot. Ses caractéristiques. Ses combats de juin 1940. Sa visite. Troisième édition. S.l., Association des Amis de l'Ouvrage de Fermont et de la Ligne Maginot, 1979. A4 (212 x 297 mm.) agrafé, 38 p., édition anapistographique, exemplaire un peu défraîchi. 


Table des matières :
   Chapitre I. Conception de la Ligne Maginot.
   Chapitre II. Description Générale de l’Ouvrage de Fermont. Ses galeries - Ses voies ferrées - Son poste de commandement - Ses liaisons téléphoniques.
   Chapitre III. Armement de l’Ouvrage de Fermont.
   Chapitre IV. Le béton armé et les cuirassements de l’Ouvrage de Fermont.
   Chapitre V. Matériel d’observation de l’Ouvrage de Fermont.
   Chapitre VI. Énergie électrique de l’Ouvrage de Fermont.
   Chapitre VII - Ventilation de l’Ouvrage de Fermont.
   Chapitre VIII. Circuits des eaux à l’Ouvrage de Fermont.
   Chapitre IX. Équipement de chaque bloc de l’Ouvrage de Fermont.
   Chapitre X. La bataille de l’Ouvrage de Fermont en juin 1940.
   Chapitre XI. Sauvetage de Fermont par l’Association des Amis de l’Ouvrage de Fermont et de la Ligne Maginot.
   Chapitre XII. Le circuit des visiteurs dans l’Ouvrage de Fermont.
   Chapitre XIII. Les canons allemands situés dans l’entrée des munitions de l’Ouvrage de Fermont.
   Chapitre XIV. Le musée de l’Ouvrage de Fermont.
   Chapitre XV. Ouverture au public de l’Ouvrage de Fermont.

12 euros (code de commande : 03576).

 

[MANUSCRIPTOLOGIE]. Scriptorium. Revue internationale des études relatives aux manuscrits - International Review of Manuscrit Studies. Tome XXXIII - 1979, n° 1 et 2 (complet). Gand, Story-Scientia, 1979. Deux grands volumes in-8° brochés, 357, 221* p., 28 planches hors texte, bel exemplaire non coupé.


Table des matières :
   Fascicule 1.
      Articles.

         - Recherches sur les manuscrits des sermons de Pierre de Celle, par Gérard de Martel, p. 3.
         - « Per manum Gilleberti », par Gabriel Wymans, p. 17.
         - The artists of the Tiptoft Missal and the Court Style. Perspectives from the techniques of the Book, par Bruce Watson, p. 25.
      - Digital image-processing applied to the photography of manuscripts. With Examples drawn from the Pincus MS of Arnald of Villanova, par John F. Benton, Alan R. Gillespie et James M. Soha, p. 40.
      Notes et matériaux.
         - A note on the Historia Novorum of Eadmer, par Martin Brett, p. 56.
         - Harpocration and Serenus in a Paris manuscript, par John Whittaker, p. 59.
         - Un manuscrit américain du De Claustro de Hugues de Fouilloy, par Robert Francis Cook, p. 62.
         - On the Dating and Relationship of the Dedication Miniatures in the Brussels Hours, par John David Farmer, p. 65.
         - Gli excerpta di Strabone fatti da Demetrio Raul Cabakés nel codice Vat. gr. 2238, par Salvatore Lilla, p. 68.
         - Matériaux pour l'histoire de la Bibliothèque capitulaire de Tournai au Moyen Âge, par Jacques Pycke, p. 76.
         - Inventaire des manuscrits liturgiques conservés dans les Bibliothèques et les Archives de Turin, par Robert Amiet, p. 84.
      Bibliographie.
         - Comptes rendus, p. 91.
         - Bulletin codicologique, p. 1*.
   Fascicule 2.
      Articles.

         - Une collection personnelle de saint Odilon de Cluny et ses compléments, par Monique-Cécile Garand, p. 163.
         - Léo Marsicanus and the Dedicatory Text and Drawing in Monte Cassino 99, par Francis Newton, p. 181.
         - Provenienz und Datierung des Evangeliars von Averbode, par Wolfgang Petke, p. 206.
         - L'Ambrosianus Et 157 sup., un manuscrit autographe de Maxime Planude, par André Allard, p. 219.
      Notes et matériaux.
         - Un fragment d'un manuscrit disparu d'Oribase. CL.A. 116 (Vatican, Urb. lat. 293, f. 95-96, VIIIe siècle), par Yves-François Riou, p. 235.
         - A Ninth Century Account of Diets and Dies aegyptiaci, par Heather Stuart, p. 237.
         - Un codice di san Giovanni Crisostomo ricostruito, par Maria Bianca Foti, p. 244.
         - Zum Ursprung der Meditationes Vitae Christi. Aus Anlass Zweier Amerikanischer Editio-nen der Meditationes Vitae Christi bzw. aus ihrer Tradition, par Michael Thomas, p. 249.
         - Zur Oberlieferungsgeschichte des Traktates « De Remediis contra tentationes spirituales » (Petrus Johannis Olivi, Venturinus de Bergamo, Ludolphus de Saxonia, Johannes Gerson), par Joachim Vennebusch, p. 254.
         - Quelques manuscrits méconnus de la traduction en prose de la Consolatio Philosophiae par Jean de Meun, par Glynnis M. Cropp, p. 260.
         - Un manuscrit inconnu des Satires de Juvénal et de Perse et de l'Art poétique d'Horace, par Jan Gijsel, p. 266.
         - MS Syracuse University Von Ranke 90 and the Libellus of Telesphorus of Cosenza, par Richard Spence, p. 271.
         - À propos de l'origine de la famille Aubert, par Pierre Cockshaw, p. 275.
         - Qui est l'auteur du rébus envoyé à Molinet ?, par Jacques Lemaire, p. 276.
         - A Handlist of extant Manuscripts containing the De Re militari of Flavius Vegetius Renatus, par Charles R. Shrader, p. 280.
      Bibliographie.
         - Comptes rendus, p. 306.
         - Bulletin codicologique, p. 115*.
         - Index, par Geneviève Grand, p. 191*.

Les deux volumes : 30 euros (code de commande : 03593).

 

MELIS (Federigo) — La Ragioneria nella civiltà minoica. Dalle iscrizioni Venute alla luce in Creta (Secoli XIX-XIV a. C). Roma, Rivista Italiana di Ragioneria, 1948. In-8° (187 x 263 mm.) broché, 58 p., illustrations, hommage de l'auteur au professeur Jean Dhondt.


Table des matières :
   Capitolo I : La civiltà minoica.
      1. Miti e leggende della Creta preistorica.
      2. Le grandi conquiste dell'Archeologia in Creta.
      3. Definizione di « civiltà minoica ».
      4. Cronologia minoica.
      5. Tratti caratteristici della civiltà minoica.
      6. Agricoltura, industria, commercio e comunicazioni minoici.
   Capitolo II : I sistemi di scrittura minoici.
      1. Dalla pittografia al sistema geroglifico.
      2. Il sistema geroglifico cretese.
      3. Il sistema lineare.
      4. I sistemi numerici minoici.
      5. Le iscrizioni minoiche non sono state ancora interpretate.
   Capitolo III : La Ragioneria minoica.
      1. I ritrovamenti che interessano la Ragioneria.
      2. La Ragioneria a Festo.
      3. La Ragioneria ad Hagia Triada.
      4. La Ragioneria a Cnosso.
      5. La Ragioneria minoica nella Storia della Ragioneria.

10 euros (code de commande : 03570).

 

[MONS - COLLÈGE SAINT-STANISLAS]. Souvenir du 25me anniversaire de l'érection du Collège St-Stanislas à Mons. 1851-1876. Mons, Dequesne-Masquillier, 1876. [Mons.÷ Imp. Deques-Masquillier.÷ 1876.] In-8° (96 x 147 mm.) broché, X, 40, [1], [1 bl.] p., un portrait du père Jean-Baptiste L'Hoir en frontispice.
   
Un ouvrage rare et en très bon état malgré quelques rousseurs au frontispice.


   Le père Jean-Baptiste L'Hoir (1808-1875) arriva à Mons, en 1840, en compagnie du père Louis Blanquart, ensemble ils préparèrent l'ouverture du collège. Décédé en 1875, son portrait a tout naturellement été choisi pour figurer en frontispice de l'ouvrage présenté ici ; il a été réalisé à partir de clichés de Louis Henry (1834-1913), qui était professeur de chimie à l'École des Mines de Mons et de photographie à Mons. 


Préambule :
   Comme gage de gratitude et en mémoire de cette fête intime inspirée par l’amour et organisée avec élan, nous offrons à nos jeunes amis d’autrefois cet humble recueil dont l’unique mérite réside dans le sentiment qui l'a dicté. Dans ces pages, ils trouveront, outre quelques dates mémorables et plusieurs faits relatifs aux établissements de la Compagnie en cette ville, la nomenclature assez exacte des jeunes gens qui ont fréquenté le Collège Saint-Stanislas jusqu’à ce jour.
   Ces noms, comme le disait naguère un sincère ami de la jeunesse, ces noms réveilleront des souvenirs lointains, et, à coup sûr, précieux et sympathiques. Que d’agréables et salutaires retours ne provoqueront-ils pas sur ces années, si tôt écoulées, où l’âme s’ouvrant sans effort à toutes les nobles impressions, recueillait avec avidité les premiers enseignements des langues et des sciences, tressaillait d’un généreux enthousiasme devant les chefs-d’œuvre du génie, et goûtait, dans une paix intime, loin des agitations du monde, les pures délices du savoir, de la vertu et de la piété !
   Mons, 6 août 1876.

Vendu.

 

[MONS - LITTÉRATURE PATOISANTE]. Armonaque dé Mons pou l'année 1992. Mons, [Association des Montois Cayaux], 1992. In-8° (161 x 225 mm.) collé, 108, 20 p., illustrations et publicités, exemplaire en bon état. 


Table des matières :
   - Avertance.
   - El Gazette à l'méeson Madelon.
   - Infant abandonné.
   - Sans dints, c'est sans dints.
   - El Car d'Or èyè l'mouche au brin.
   - Gêné.
   - Ramint'vances.
   - Aspects de la vie artistique à Mons.
   - Ein exploit véridique.
   - Histoire d'ène gein.
   - El restauration du Catiau.
   - Toubac.
   - Hommage aux anciens.
   - Anthologie : Gabriel Blot.
   - Pétités annonces.
   - El kié matante.
   - L'ertour au pays.
   - Archives.
   - El mâle èyè les deux chignons.
   - Journée du Patrimoine.
   - On d'vié vieux.
   - Les progrès d'èl méd'cine.
   - El nouviau quartier d'Mons.
   - Ein choix d'pièrot.
   - Florimons.
   - Catégisse.
   - El moulon.
   - Eine expression.
   - Des Français vendus et pendus à Mons.
   - El Cinsière d'èl rue Damoiseaux.
   - Nié d'chance.
   - El boquet èyè les agasses.
   - El Ropieur cache après l'âme sœur.
   - El mot d'la fin.
   - Ar'voir.
   - Mons en chansons. Cahiers de textes du disque édité par l'A.S.B.L. des Montois Cayaux 1991. Illustrations par Gérard Noirfalise.

2,50 euros (code de commande : 03574).

 

[MONS - LITTÉRATURE PATOISANTE]. Acoute les ! ... ou 40 fables en montois. Mons, Anthologie Montoise, 1985. In-4° (179 x 270 mm.) broché, 81, [7] p., illustrations par Gérard Noirfalise, exemplaire en bon état, avec sa bande d'annonce, son bulletin de souscription et l'invitation au souscripteur à retirer son exemplaire.
   Dédicace de Gérard Noirfalise au professeur Maurice-A. Arnould. 


Table des matières :
   - Préface.
   - Présentation des auteurs par Pierre Coubeaux.
   - Charles Letellier (1807-1870).
      - El petit Pichon éié 1’ Péqueux.
         - Le petit poisson et le pêcheur (J. de La Fontaine).
      - El Grand-Mère éié les deux Méquennes.
         - La vieille et les deux servantes (J. de La Fontaine).
      - El Sautiau éié l’Fourmiche.
         - La cigale et la fourmi (J. de la Fontaine).
      - El Raine éié l’Gras-Beu.
         - La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf (J. de La Fontaine).
      - El leup éié l’Quié.
         - Le loup et le chien (J. de La Fontaine).
      - El Baudet éié lés deux Voleurs.
         - L'âne et les deux voleurs (J. de La Fontaine).
      - El Cat éié lés deux Pierots.
         - Le chat et les deux moineaux (J. de La Fontaine).
      - El Leup éié l’Cigogne.
         - Le loup et la cigogne (J. de La Fontaine).
      - El Leup éié l’Ernêrd.
         - Le loup et le renard (J. de La Fontaine)
      - El Baudet habié avé l’pieau du Lion.
         - L ’âne vêtu de la peau du lion (J. de La Fontaine).
      - El’ Craqueur tiré de deux caractères de La Bruyère.
   - Jean-Baptiste Dzscamps (1809-1886).
      - Neuvième nouvelle de la première journée du Décaméron (Boccace).
   - Pierre Moutrieux (1824-1908).
      - La Môrt éiet l’Manœuv’ dé Maçon.
         - La mort et le bûcheron (J. de la Fontaine).
      - Lés Rattes qui tienn’té ein Conseil dé Guerre.
         - Conseil tenu par les rats (J. de La Fontaine).
      - Les Biettes impestiférées.
         - Les animaux malades de la peste (J. de La Fontaine).
      - El Lion éiet l’Moucron.
         - Le lion et le moucheron (J. de La Fontaine).
      - El Leup, el Mère éiet l’infant.
         - Le loup, la mère et l’enfant (J. de La Fontaine).
      - El Leup éiet l’Quié.
         - Le loup et le chien (J. de La Fontaine).
      - El Ratte dé Mons éiet l’Ratte campénaire.
         - Le rat des villes et le rat des champs (J. de La Fontaine).
      - Lés deux jeunnes dé Co.
         - Les deux Coqs (J. de La Fontaine).
      - El Curé éiet l’Corps-Mort.
         - Le curé et le mort (J. de La Fontaine).
   - Fernand Dessart (1864-1932) - Maurice Carez (1866-1943).
      - El Cron éié l’Vélucipédice.
         - Le lièvre et la tortue (J. de La Fontaine).
   - Gaston Talaupe (1865-1933).
      - Madame Fourmiche éié Mamzelle Sauttiau.
         - La cigale et la fourmi (J. de La Fontaine).
   - Émile Lebas (1871-1952).
      - El Blanchisseur éié l’Maçon.
         - La cigale et la fourmi (J. de La Fontaine).
   - Auguste Fourmy (1881-1936).
      - L’Huite éié lés 2 Porteur’-au-sac.
         - L ’huître et les plaideurs (J. de La Fontaine).
   - Léon Wailliez (1884-1970).
      - El Leu éié l’Quié.
         - Le loup et le chien (J. de La Fontaine).
      - Si no p’tite Trouye aroit voulu...
         - Si la Garonne avait voulu (G. Nadaud).
   - Fernand Maréchal (1887-1977).
      - El Liéefe éié l’Lumaçon.
   - Marcel Gillis (1897-1971).
      - El Leup éïé l’Quié.
         - Le loup et le chien (J. de La Fontaine).
      - El Corbeau éié l’Rénard.
         - Le corbeau et le renard.
   - Pierre Coubeaux (1932).
      - El Corbeau éié l’Rénard.
         - Le corbeau et le renard (J. de La Fontaine).
      - El Farce d’el Cuvelle.
         - La farce du cuvier (Auteur anonyme).
   - Gérard Noirfalise (1949).
      - El Catiau éié les Rosiaux.
         - Le chêne et le roseau (J. de La Fontaine).


 

25 euros (code de commande : 03587).

 

[NERVAL (Gérard de)]. BUFFETAUD (Éric) — Gérard de Nerval. Paris, Les Musées de la Ville de Paris, 1981. In-8° (208 x 249 mm.) broché, XVIII, 119 p., illustrations en noir et en couleurs.
   Catalogue de l'exposition éponyme présentée à la Maison de Balzac, à Paris, du 18 décembre 1981 au 21 mars 1982.

Table des matières :
   - Remerciements.
   - Préface de Jacqueline Sarment.
   - La vie d'un poète est celle de tous, par Jean Richer.
   - Repères biographiques, par Jean Richer.
   - L'enfance.
   - Les débuts littéraires de Gérard Labrunie.
   - Gérard. Traducteur de Faust.
   - Le réhabilitateur des poètes du XVIe siècle.
   - Les amitiés littéraires.
   - Les odelettes.
   - Lénore de Bürger.
   - Jenny colon - Première rencontre.
   - Le temps de la bohème galante.
   - Jenny colon - Le théâtre.
   - Le voyage en Allemagne avec Alexandre Dumas.
   - La collaboration avec Alexandre Dumas.
   - L'hiver à Vienne. 1839-1840.
   - Le séjour en Belgique. La dernière rencontre avec Jenny Colon.
   - La crise de 1841.
   - Le voyage en Orient.
   - 1844-1851.
   - La crise de 1852.
   - Le voyage en Hollande.
   - La crise de 1853.
   - Novembre 1853 - Les manuscrits à l'encre rouge.
   - Panorama.
   - Les filles du feu.
   - Félix Nadar caricaturiste.
   - Le dernier voyage en Allemagne.
   - « Feu Buckingham ».
   - Promenades et souvenirs.
   - Aurélia.
   - Le daguerréotype.
   - Les deux « collodions » de Félix Nadar.
   - « La dernière étape ».
   - La rue de la Vieille Lanterne.
   - Le rêve et la vie.
   - Index.
   - Bibliographie sommaire.

Vendu.

 

['PATAPHYSIQUE]. BAILLY (Jean-Louis) — Des gars jurent des gageures. Roman par holorimes. [Paris], Cymbalum Pataphysicum, 1986. In-12 (122 x 100 mm.) agrafé, 28 p., illustrations, (collection « Cartaphilus », n° 2), exemplaire en bon état.


   Roman en onze chapitres chacun sommés d'un distique ou quatrain holorime qui résume l'épisode précédent ; les pp. 27-28 contiennent la « Récapitulation des holorimes contenus en ce recueil à l'intention des lecteurs qui répugnent à retourner leur exemplaire à la fin de chaque chapitre. » 

15 euros (code de commande : 03584).

 

['PATAPHYSIQUE]. Monitoires du Cymbalum Pataphysicum. N° 44. Les jours & les nuits. Essai d'iconologie documentaire (& plus) pour enluminer, illuminer & scientifiquement enténébrer les clartés & les obscurités du roman d'un déserteur d'Alfred Jarry (4). Rilly-la-Montagne, Cymbalum Pataphysicum, 1992. In-8° (150 x 210 mm.) collé, [64 (pp.161-224)] p., illustrations, exemplaire revêtu de l'infamant escargot et en bon état.



   La rédaction de l'Essai d'iconologie fut confiée à une Transcommission Exceptionnelle du Cymballum Pataphysicum emmenée par l'Intermission des Ornements.
   Ce numéro contient la fin du livre IV (chap. 13) et le livre V (chap. 1 à 9).

 

12 euros (code de commande : 03583).

 

[QUENEAU (Raymond)]. Les Amis de Valentin Brû. N° 31. Levallois-Perret, Association des Amis de Valentin Brû, 1985. In-8° (145 x 207 mm.) collé, 48 p., illustrations, exemplaire en très bon état.


Sommaire :
   - Notes sur Queneau, par Boris Vian.
   - L'architecture symbolique dans « Morale élémentaire », par Alain Calame.
   - Tu gloses, tu gloses..., par I. Debout.
   - La Sextine (note rectificative à quelques propos de S.F. Noreiko publiés dans le n° 22), par Dominique Billy.
   - Un plagiat par anticipation des « Cent mille milliards de poèmes », par Serge Alexandrovitch Postrov.
   - Un taoïste aficionado de Queneau à Malaga, par Albert Derasse.
   - Divers : échos, bibliographie...

12 euros (code de commande : 03557).

 

RENARD (Claude) — La conquête du suffrage universel en Belgique. Bruxelles, Fondation J. Jacquemotte, 1966. In-8° (135 x 212 mm.) broché, 310 p.


Extrait de l'avant-propos :
   La place et le rôle qui reviennent au suffrage universel dans les luttes du mouvement ouvrier international ont soulevé bien des discussions depuis les débuts de ce mouvement.
   Alors qu'en Allemagne, les marxistes eurent à combattre très tôt l'illusion lassallienne selon laquelle le suffrage universel ferait jouer automatiquement la loi du nombre en faveur des travailleurs, dans tous les pays latins et en Belgique, l'abstention politique préconisée par les anarchistes fut longtemps le principal obstacle au développement d'une organisation ouvrière indépendante. Si bien que, lors de la formation des premiers partis ouvriers dans ces pays, au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, la reconnaissance de la nécessité de conquérir et d'utiliser le droit de suffrage put être interprétée par les marxistes comme une victoire décisive du socialisme scientifique sur le proudhonisme.
   L'utilisation pratique du suffrage universel posa ensuite à tous les partis ouvriers, directement ou indirectement, une série de questions nouvelles, liées aux appréciations que l'on portait, en réformistes ou en révolutionnaires, sur les possibilités que recelait l'institution, du point de vue de la réalisation des objectifs socialistes. La conquête de la majorité absolue était-elle possible ? Permettrait-elle, une fois acquise, de réaliser graduellement le socialisme et de faire ainsi l'économie d'une révolution violente ? Quels devaient être les rapports entre l'action parlementaire et l'action « directe » ? Laquelle devait avoir le pas sur l'autre ? etc. Autant de questions qui ont animé les luttes de tendances à l'intérieur des partis ouvriers avant 1914. Et les divergences qu'elles suscitaient ont compté parmi les causes de la rupture profonde qui se produisit, après la révolution russe, entre socialistes et communistes.
   Avec les révolutions prolétariennes, l'Histoire a commencé de répondre à ces questions, souvent en corrigeant et en renouvelant les termes dans lesquels on les avait formulées antérieurement et, toujours, en exigeant des partis ouvriers, qu'ils fussent bien ou mal préparés à cette tâche, de nouveaux efforts de recherche tenant mieux compte de l'originalité des expériences et de la diversité des situations. Nous vivons encore cette recherche difficile qui revêt une importance capitale pour l'avenir du mouvement dans les pays capitalistes, pour la reconstitution de son unité, car il s'agit maintenant de faire déboucher sur des positions de pouvoir toutes les expériences accumulées et tous les résultats obtenus en commun par la classe ouvrière dans sa pratique du suffrage universel, des institutions représentatives, de la démocratie politique.
   Aussi l'histoire de la conquête du suffrage universel en Belgique n'est-elle pas un sujet inactuel, purement historique. C'est encore un problème à la fois politique et théorique, problème que l'on ne peut élucider par des considérations générales valables pour tous les pays, en dehors de l'analyse des conditions concrètes dans lesquelles il est devenu un objet de luttes politiques et de réflexions théoriques.
   Le cas de la Belgique est d'ailleurs un cas idéal pour l'étude de ce problème, en raison de ses particularités historiques.
   La conquête du droit de vote, puis du suffrage universel pur et simple, a été pour la classe ouvrière belge l'aboutissement d'une lutte particulièrement longue et difficile. Cette lutte est si intimement liée à toute l'histoire du mouvement ouvrier et démocratique en Belgique, de ses débuts à 1914, que l'on ne peut considérer aucun des aspects particuliers de ce développement sans retrouver, d'une manière ou d'une autre, la revendication du suffrage universel.

15 euros (code de commande : 03565).

 

SPITAELS (Guy) — Émile Vandervelde. Joseph Wauters. Achille Delattre. Bruxelles, Institut Émile Vandervelde, 1990. In-8° (161 x 240 mm.) broché, 49 p., illustrations, exemplaire en très bon état. 


Avant-propos :
   Émile Vandervelde, Joseph Wauters, Achille Delattre. Trois hommes, trois personnalités différentes mais tellement riches. Trois hommes qui, en prenant la défense des défavorisés, se sont mis au service de l’avenir.
   À l’occasion de manifestations organisées en leur mémoire, mes fonctions de Président du Parti Socialiste m’ont conduit de la Province de Liège à celle de Hainaut en passant par le Brabant. À Bruxelles, c’était le P.S. tout entier qui rendait hommage au « Patron » à l’occasion du 50e anniversaire de sa mort. À Waremme, les socialistes de cette ville se souvenaient qu’il y a 60 ans mourait Joseph Wauters. À Pâturages, l’Union socialiste communale de Colfontaine et la Fédération de Mons-Borinage commémoraient le 25e anniversaire de la disparition d’Achille Delattre. À chaque manifestation, il m’a été donné d’évoquer le souvenir de ces grandes figures du Socialisme.
   Pourquoi ai-je souhaité que les trois discours que j'ai prononcés soient rassemblés en une brochure ? Certainement pas pour verser dans la nostalgie passéiste. Au contraire, j’ai voulu exprimer ce que notre société d'aujourd'hui doit à des hommes comme Vandervelde, Wauters et Delattre. Il m’importait aussi de mettre en exergue les qualités humaines de ces militants ainsi que leur volonté d’action et leur sens de l’idéal.
   J’ai également été frappé par les destins de ces trois hommes que rien, au départ, ne prédisposait à se classer parmi les principaux personnages de l’État. Un avocat qui aurait pu faire une brillante carrière au barreau. Un professeur de chimie et de physique qui aurait pu se faire un nom dans la recherche universitaire. Un mineur de fond qui aurait pu, durant toute sa vie, subir les conditions d’un métier pénible. Mais ces hommes ont fait preuve d'abnégation et de courage. Ils ont choisi les chemins difficiles de la démocratie, de la liberté, de l’égalité, en un mot du Socialisme. Ils ont compris les problèmes auxquels leur société était confrontée et ont tenté d’apporter des solutions.
   Certes, Delattre, le défenseur des ouvriers, Wauters, le Ministre du cœur et Vandervelde, le penseur et le militant internationaliste, représentent trois axes différents du combat socialiste. Trois chemins complémentaires pour atteindre un même objectif, preuve de la diversité de notre action et de la globalité de notre projet.
   En effet, le Socialisme, c’est naturellement, et cela passe toujours en premier lieu, la défense du monde du travail et Delattre y prit une part active. Mais c’est aussi l’action sociale pour le mieux-être de tous : on songe à Wauters. Le Socialisme c’est encore, et de plus en plus au fil des décennies, l’action internationale pour la paix et la liberté ; n’est-ce pas là un des traits les plus marquants d’Émile Vandervelde, « Patron » du P.O.B., bien sûr, mais aussi Président, pendant de nombreuses années, de l’internationale Socialiste ?
   J’ai la nette conviction que l’orientation que Vandervelde, Wauters et Delattre ont choisi de donner à leur vie correspond au sens profond – et toujours actuel – de notre militantisme. Ce qui apparaît surtout à celui qui cherche à les connaître, c’est l’étonnante modernité de leur idéal.

Vendu.

 

THARAUD (Jérôme et Jean)Un royaume de Dieu. Illustré de 10 eaux-fortes originales de Johnny Friedlaender. Paris, Paul Dupont, 1947. In-4° (235 x 287 mm.) broché sous couverture rempliée, chemise et étui d'éditeur (passés), 189 p., un des 280 exemplaires numérotés sur Arches (n° 77), non coupé.
   Ce volume est accompagné de l'ex-libris du bibliophile montois Pierre Couneson ; il est fort probable que son dessin ait été réalisé par Henri Léonard.


Extrait de l'article de Michel Leymarie :
   
Un Royaume de Dieu paraît d’abord dans La Revue des Deux Mondes avant de connaître le succès dès sa publication par Plon en septembre 1920. Le chiffre total des tirages, toutes éditions confondues, se montera à 87.200 exemplaires. Les propositions de traduction – américaine, allemande, espagnole – affluent aussitôt. Dans La Double Confidence, les deux frères citent leur inspirateur principal, un certain Twersky, qui jugeait qu’« il y a pire que le pogrom : c’est l’appréhension du pogrom, cette crainte perpétuelle qui plane sur les communautés. » Tel est en effet l’argument développé dans Un Royaume de Dieu : « un aspect du drame laissé dans l’ombre : l’angoisse pire que la mort », l’attente dans la crainte d’un pogrom qui n’aura pas lieu.
   Même si le remarquable art de conter des romanciers est justement souligné par la critique – tout un petit peuple de revendeurs de blé, de bottiers, d’usuriers, de tailleurs, de menuisiers, de sacrificateurs vit sous leur plume –, l’argument est encore ici des plus ténus : une communauté juive d’Ukraine, qui a une dévotion particulière pour un rabbin faiseur de miracles, vit misérablement dans ce qui est appelé par antiphrase « un Royaume de Dieu », un « ghetto campagnard perdu dans l’immense plaine à blé ». D’emblée les auteurs voient dans cette communauté les représentants de « tout un peuple vieux comme le monde, et qui, dans son orgueil d’être le peuple élu, a tellement ratiociné, ergoté, bavardé sur chaque parole de son Dieu et chaque cri de ses Prophètes, qu’en lui la lettre a tué l’esprit, étouffé l’élan du cœur sous les raisonnements des commentateurs de la Loi et les folles pratiques sans âme ». Pour le cardinal Baudrillart, ce « livre curieux et puissant », n’est pas une simple peinture de mœurs ; on y sent « l’âme de ce peuple, toujours le peuple de Dieu, de ce peuple plongé dans les intérêts de ce monde et vivant cependant pour un idéal surhumain comme instrument de Dieu ».
   La rumeur d’une tuerie réveille le souvenir d’autres tueries perpétrées plus de trois cents ans avant. Pour se protéger d’un éventuel pogrom, le groupe terrorisé fait appel à des Cosaques qu’ils redoutent par-dessus tout. Comme le massacre annoncé se révèle n’avoir été en fait qu’une bagarre, la garnison devient vite gênante et la communauté n’a de cesse que les soldats ne repartent. Ainsi, ces Juifs auraient fait beaucoup de bruit pour rien ; en quelque sorte, ces Juifs se jettent à l’eau pour ne pas être mouillés. Les Tharaud développeront le même thème dans les années trente… Les romanciers se moquent de ce comportement sans chercher à comprendre ce que pouvaient être l’appréhension et la réalité d’un pogrom. Leur talent d’évocation est mis au service d’une vision préétablie : le plus souvent, les auteurs ridiculisent la communauté qu’ils décrivent et leur vision est a priori dépréciative. Dans Un Royaume de Dieu comme dans L’Ombre de la Croix, l’accent est mis sur le caractère répétitif et vain des rites religieux. [...]
   Les Tharaud procèdent également à des généralisations abusives et erronées. Un journaliste de L’Univers israélite note qu’ils feignent de retrouver dans un bourg des Carpathes « un reste de civilisation » qui remonterait à Antiochus et à Salomon ; ils s’imaginent que les Juifs de tous les pays ont commencé par croire en des rabbins miraculeux ; ils croient que les hassidim, présents dans certaines régions d’Europe orientale, sont représentatifs de tout le judaïsme. Ils prétendent que les Juifs refuseraient d’obéir aux contraintes sociales du pays où ils vivent. Ainsi tenteraient-ils d’échapper à l’impôt et aux obligations militaires, ou bien, en cas de besoin, utiliseraient-ils facilement « un faux vrai-passeport ou bien un vrai faux-passeport ». Un Royaume de Dieu, qui tend à montrer la grande bizarrerie des us et coutumes des Juifs de Pologne et d’Ukraine au regard des Français, met également l’accent sur le caractère d’étrangers dans leur propre pays de ces Juifs présentés comme irréductiblement différents.
Bibliographie :
   - Leymarie (Michel), « Les frères Tharaud. De l'ambiguïté du « filon juif » dans la littérature des années vingt », dans Archives Juives, vol. 39, pp. 89-109.

 



120 euros (code de commande : 03567).

 

 

La prochaine mise à jour
aura lieu
le mardi 1er septembre 2026

 

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