mardi 17 octobre 2023

Les « nouveautés » du 18 octobre 2023

 

MISE À JOUR DU 18 OCTOBRE 2023

N'hésitez pas à me contacter
par courriel
(b.waterlot@hotmail.com) ou par téléphone (+32 (0) 472 51 52 63)
pour obtenir d'autres informations à propos de ces livres.
 
 

Annales de la Société Belge d'Histoire des Hôpitaux - Annalen van de Belgischs Verenigning voor Hospitaal-Geschiedenis. Tome XIV - 1976. Bruxelles, Société Belge d'Histoire des Hôpitaux, 1978. In-8° (156 x 240 mm.) broché, 105 p., exemplaire en très bon état.


Table des matières :
   - Une léproserie en mutation : la bonne maison Saint-Ladre de Mons aux XIIIe et XIVe siècle, par Walter de Keyzer, p. 3.
   - Lepra-onderzoek in Vlaanderen (XIVde-XVIde eeuw), par Griet Maréchal, p. 27.
   - L'équipement hospitalier de la province de Liège au début du XIXe siècle, par Nicole Haesenne-Peremns, p. 67.

Vendu.

 

[ATH]. Annales du Cercle Royal Archéologique d'Ath et de la Région. Tome XXVI - 1940. Bruxelles, Van Campenhout, 1940. In-8° (165 x 253 mm.) broché, XX, 378 p., illustrations in et hors texte, cachet à la page de faux-titre et aux pp.121 et 201. 



Table des matières :
   - Liste des membres, p. VII.
   - Nécrologie, p. X.
   - Éloge de Jules Dewert, par Louis Mahy, p. XI.
   - Julien Fossetier, polygraphe athois (1455-vers 1532), par Louis Deward, p. 1.
   - Joseph Braconnier, Juge de Paix du Canton de Lessines sous le Consulat et l'Empire, par Henri Masoin, p. 49.
   - Un Serment ou Confrérie d'Archers en la franche Ville de Lessines au XVIIIe siècle, par Henri Masoin, p. 81.
   - Les Jésuites originaires d'Ath 1557-1763, par Pierre Delattre, p. 97.
   - L'ancien couvent des Récollets d'Ath (1544-1754), par Jérôme Goyens, p. 130.
   - Les Chapelles et les Calvaires de la région Lessines-Enghien, par L. Richard Deltand, p. 144.
   - La « bourgeoisie foraine » à Ath, par Léo Verriest, p. 207.
   - La Pompe funèbre du châtelain d'Ath, Jean de Trazegnies (1550), par Léo Verriest, p. 303.
   - Un conflit de préséance à Lessines en 1734, par Henri Masoin, p. 321.
   - La Confrérie du Saint-Sacrement à Antoing, 1594-1832, par Pierre Delattre, p. 339.
   - Pèlerinage expiatoire imposé pour un délit de braconnage en 1394, par Pierre Delattre, p. 371.

Vendu.

 

[BALZAC (Honoré de)]. L'Année Balzacienne 1964. Paris, Garnier, 1964. In-8° (136 x 217 mm.) broché sous jaquette d'éditeur, 402 p., exemplaire en bon état.



Table des matières :
   - Nouveautés biographiques.
      - Le premier ami de Balzac : Dablin, par
M. Fargeaud.
      - Précisions sur Ganser et Beuzelin. Balzac pensionnaire à Paris en 1813-1814 ?, par M. Le Yaouanc.
      - Un beau-frère de Balzac : A. de Saint-Pierre de Montzaigle, par Ph. Havard de la Montagne.
      - Théodore. Quelques scènes de la vie privée, par A.-M. Meininger.
      - Le Journal de Mademoiselle Sophie Surville, par A. Lorant.
   - Études historiques et littéraires.
      - Balzac et les romans de Viellerglé, par B. Tolley.
      - Les Mystères de « La Dernière Fée », par P. Barbéris.
      - Mignonne et Paquita, par L.-F. Hoffmann.
      - Notes sur la genèse de « La Grande Bretèche », par A.-W. Raitt.
      - « La Grande Bretèche » : tradition orale, souvenirs livresques, cadre tourangeau, par N. Célestin.
      - La « Scène de Village » et la « femme Martin », par J. Maurice.
      - Personnages reparaissants avant « Le Père Goriot », par A. Pugh.
      - Les conditions de la renaissance de la vie rurale d'après Balzac. « Le Médecin de Campagne » et « Le Curé de village », par B. Guyon.
      - L'élaboration des personnages dans « César Birotteau », par P. Laubriet.
      - Un plan inédit de Balzac pour un roman satirique, par A.-G. Paradissis.
      - Balzac et le Roman-Feuilleton, par R. Guise.
      - Notes, par J. Pommier, R. Pierrot, P. Barberis, P.-G. Castex et J.-A. Ducourneau.
   - Documentation.
      - Calendrier de la vie de Balzac (Année 1833), par J.-A. Ducourneau et R. Pierrot.
      - Revue critique, par P. Citron, J.-H. Donnard et M. Regard.
      - Bibliographie balzacienne (Année 1963), par J.-A. Ducourneau, R. Pierrot et R. Rancœur.
      - Balzac à l'étranger, par Ch. Gould, T. Hiraoka, G. Vipper et A. Zatloukal.
      - Informations et nouvelles.

Vendu.

 

BOUSSU (Gilles-Joseph de) — Le retour des plaisirs, opera, dedié a son Altesse Monseigneur le duc d'Aremberg, au jour de son entrée solennelle en son gouvernement de Mons. De la victoire s'ensuivent les triomphes. [Mons], [Varret et Preud'homme], [1719]. [A Mons. / De l'Imprimerie de J. N. Varret & la / Veuve Preud'homme, Imprimeur de / Messieurs les Magistrats. 1719.] In-8° (100 x 157 mm.) broché, 14, [2 bl.] p., ex-libris Dequesne-Masquillier au verso de la page de titre, le feuillet de la page de titre est détaché ainsi que celui des dernières pages blanches, manque et déchirure à la page de titre (sans dommage pour le texte). 



   Le 13 novembre 1718, l'empereur Charles VI éleva le duc d'Arenberg à la fonction de grand bailli de Hainaut ; son entrée officielle dans la ville de Mons eut lieu le 11 avril 1719 et c'est pour cette occasion que Gilles-Joseph de Boussu écrivit son petit opéra dont la musique fut composée par André Vaillant, musicien à la chapelle Saint-Pierre du Magistrat de Valenciennes. Il n'est pas établi que la représentation a eu lieu.
Épître dédicatoire à Léopold-Philippe d'Arenberg :
   Monseigneur,
   La bonté avec laquelle Son Altesse a daigné agréer la Tragédie d'Hedwige Reine de Pologne, que j'ai eu l'honneur de lui dédier il y a quelques années, me fait naître la confiance de lui adresser encore de petit ouvrage, qui n'a d'autre but que de la féliciter sur son heureux & glorieux retour dans ces païs : Heureux, par rapport aux affreux perils que Son Altesse a essuyez en Hongrie, & dont Elle s'est tirée avec avantage ; Glorieux, par rapport aux marques éclatantes de sa valeur, que Sa Majesté Imperiale et Catholique vient de reconnoître, en lui confiant le gouvernement de la Capitale de Hainau, jadis le sejour de ses illustres Ayeux, qui y ont gouverné les Peuples avec tant d'équité, de clemence & de douceur, qu'ils regreteroient encore aujourd'hui ces tems heureux, si possedans Son Altesse, ils ne se voyoient abondamment dédommagés de l'injuste cruauté d'une Parque inflexible. C'est ce qui fait, Monseigneur, tout le bonheur des Habitans, qui depuis long-tems aspirent aprés le moment fortuné de vivre sous vos loix ; & en particulier toute la felicité de celui, qui parmi les acclamations de joïe, a encore la gloire de donner des marques publiques de son entier dévouëment, & de se dire avec un trés-profond respect, Monseigneur, de Vôtre Altesse le trés-humble, trés-soumis & trés-obéïssant serviteur, G. De Boussu.



Bibliographie :
   - Rousselle (Hyppolite), Bibliographie montoise, n° 554.
   - Dangreau (Sophie), Gilles-Joseph de Boussu, dramaturge (1681-1755), dans Annales du Cercle archéologique de Mons, t. 86, pp. 296-306.

Vendu.

 

BRUHL (Étienne) — Variantes. Nouvelles et pastiches. Paris - Grenoble, B. Arthaud, 1951. In-8° (145 x 203 mm.) broché sous jaquette d'éditeur illustrée par J. Schmitt, 286 p., (collection « Sempervivum », n° 13).



En quatrième de couverture :
   Si Étienne Bruhl connaît bien la montagne, il connaît aussi les milieux alpins et, plus encore que la montagne, ce sont les alpinistes qui sont le sujet principal de son nouvel ouvrage. Refusant de voir en eux des surhommes ou des illuminés, l'auteur d'Accident à la Meije admire au contraire qu'à notre époque de bien-être et de moindre effort, des gens parfaitement normaux puissent se plaire à des entreprises parfois dangereuses, souvent difficiles, toujours pénibles.
   Variantes, ce titre l'indique bien, se caractérise par une grande diversité. Les nouvelles qui forment la première partie sont de genres très différents, l'auteur cherchant tour à tour à nous émouvoir et à nous divertir. Le drame domine dans La Variante des Anglais, couronnée en 1950 par le jury du Grand Prix Littéraire de la Montagne, dans Daniel Couture et dans Les Deux Brins. Plus souriants ou plus fantaisistes sont Le Téléphérique, Comme on se rencontre et Diffamation ; mais la manière favorite de l'auteur s'y révèle, qui consiste à traiter sur le mode léger les sujets qui lui tiennent le plus à cœur.
   L'humour règne sans partage dans la deuxième partie. Introduisant le genre À la manière de... dans le domaine de l'alpinisme, Étienne Bruhl s'amuse à imaginer ce qu'auraient pu écrire quelques-uns des plus célèbres écrivains de notre siècle s'ils avaient fait des ascensions... et s'ils les avaient racontées...
   Le recueil s'achève par une réédition de Joseph, la petite tragédie alpine à la manière de Racine qui a été représentée avec succès dans diverses villes de France, ainsi que dans plusieurs camps de prisonniers au cours de la dernière guerre.

 

 9 euros (code de commande : 00767).

 

BRUSS (B.R.) — Le tambour d'angoisse. Roman. Verviers, Gérard & C°, 1973. In-8° (115 x 180 mm.) collé, 183 p., (collection « Marabout - Fantastique », n° 428).
   
B.R. Bruss est le pseudonyme de René Bonnefoy.



Note de l'éditeur :
   Sous le pseudonyme de B.R. Bruss se dissimule un écrivain français de renom qui s'est entièrement consacré à la littérature. Son œuvre romanesque, fort abondante, relève à la fois du fantastique et de la science-fiction. On retiendra ainsi, pour ce qui concerne le premier genre, outre Le tambour d'angoisse, L'œil était dans la tombe et Le bourg envoûté, deux récits de terreur parmi les plus remarquables jamais écrits. Quant au deuxième genre, il convient encore de citer deux titres au moins, Et la planète sauta... ainsi que L'apparition des surhommes que le critique Jacques Bergier admire particulièrement, jusqu'à le faire figurer au rang des meilleurs livres français de science-fiction.
   Dans son ensemble, l'œuvre de B.R. Bruss offre toujours une intrigue haletante, diaboliquement menée, qui n'exclut ni la poésie ni même un certain humour.
En quatrième de couverture :
   Ce roman raconte l'odyssée d'une expédition scientifique partie dans une région encore inexplorée de l'Australie, à la recherche d'uranium. Au fur et à mesure qu'elle progresse, des phénomènes, pour le moins étranges, la déciment : roulement lancinant et continuel d'un tambour dont l'origine est incertaine, taches bleuâtres apparaissant sur le front de divers explorateurs, folie subite, pannes de radio et de charroi. Et tandis que ces phénomènes se multiplient, les explorateurs en arrivent petit à petit à se soupçonner les uns les autres : y a-t-il parmi eux un ou plusieurs « fauteurs de trouble » ?

5 euros (code de commande : 00757).

 

[BRUXELLES]. La Cathédrale Saint-Michel. Trésors d'art et d'histoire. Bruxelles, Société Royale d'Archéologie de Bruxelles, 1975. In-8° (167 x 240 mm.) broché sous jaquette, 208 p, une planche en couleur, illustrations, 32 planches hors texte en noir in fine, très bon exemplaire.
   Ce catalogue qui fait partie des Annales de la Société Royale d'Archéologie de Bruxelles, a été publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la cathédrale Saint-Michel, à Bruxelles, du 8 août au 15 octobre 1975.



Sommaire :
   - Préface, par J. de Borchgrave d'Altena.
   - L'origine de la paroisse Saint-Michel, par J. Verbesselt.
   - Bref aperçu de l'histoire du chapitre des Saints-Michel-et-Gudule, par W.M. Grauwen.
   - Bref aperçu de l'histoire de la construction, par D. Coupe, d'après P. Lefevre.
   - L'avant-corps de l'ancienne collégiale romane des Saints-Michel-et-Gudule et les débuts de l'art à Bruxelles, par J.-C1. Ghislain.
   - Les moulures intérieures de la cathédrale, par D. Coupe.
   - La cathédrale Saint-Michel, ancienne Collégiale Sainte-Gudule, par J. de Borchgrave d'Altena.
   Catalogue :
      - Avant-propos, par Gh. Derveaux-Van Ussel.
      I. Sceaux.
      II. Iconographie.
      III. Peintures.
      IV. Vitraux.
      V. Tapisseries.
      VI. Sculpture et mobilier.
      VII. Dentelles.
      VIII. Textiles.
      IX. Orfèvreries.

8 euros (code de commande : 00788).

 

[COMINES-WARNETON]. Mémoires de la Société d'Histoire de Comines-Warneton et de la Région. Tome XI - 1981. Bas-Warneton, Société d'Histoire de Comines-Warneton, 1985. In-8° (170 x 250 mm.) plein-simili bleu d'éditeur, 622 p., illustrations, exemplaire numéroté (n° 88), en très bon état.



Table des matières :
   - La Société d'Histoire de Comines-Warneton et de la Région en 1980-1981, par J.-M. Duvosquel.
   - Le « trésor » de Ploegsteert et les monnaies romaines de la région de Comines-Warneton, par J. Bourgeois.
  - Contribution à l'étude de la peste au bas Moyen Âge. Un fragment de compte inédit de l'abbaye de Saint-Bertin pour Bas-Warneton, par B. Delmaire.
   - Philippe de Commynes et l'ambiguïté du monde, par J. Dufournet.
   - La population de Comines (partie châtellenie d'Ypres) en 1568 et en 1615, par J. Roelandt.
   - Un fonds d'archives du peintre Eugène Verboeckhoven (1798-1881) à Warneton, par F. De Simpel.
   - Histoire de l'Harmonie royale de Warneton depuis sa fondation (c. 1794), par G. Denis.
   - Photos anciennes de Comines et de Warneton (1861-1900), par J.-M. Duvosquel.
   - Un témoignage de la vie au Bizet au début du XXe siècle, par J. Potie.
   - L'église Saint-Chrysole de Comines-F. (ancienne collégiale Saint-Pierre) ruinée par la Grande Guerre, par A. Schoonheere.
   - Notes sur la guerre de 1914-1918 dans la région de Comines-Warneton, par G. Claeys.
   - Correspondance de guerre de la famille Omer Dumortier avec les autorités civiles et militaires de Comines-B. (1915-1917), par H. Dumortier.
   - La vie à Comines à la Belle Époque (1900-1930). Fêtes, jeux, loisirs et habitat, par H. Bourgeois.
   - Vieilles prières populaires de la région de Comines-Warneton, par H. Bourgeois.
   - Le Mémorial britannique de Ploegsteert. En marge d'un cinquantenaire (1931-1981), par J.-Cl. Walle.
   - Souvenirs de la bataille du canal à Comines en mai 1940, par O.E. Muller-Nedebock.
   - Quelques noms de plantes en picard de la région de Comines-Warneton, par G. Plamont et J. Potie.
   - L'archéologie à Comines-Warneton et dans la région en 1980-1981, par J. Bourgeois, F. De Simpel et J.-Ph. Lahouste.
   - Chronique patoisante.
   - Tables.

25 euros (code de commande : 00771).

 

[CORÉE]. La Corée est une. Recueil d'articles étrangers. Pyongyang, Éditions en Langues Étrangères, 1978. In-8° (146 x 205 mm.) broché, 301 p., quelques illustrations hors texte.



En quatrième de couverture :
   - Le président Kim Il Sung est le centre de la réunification du pays et le grand leader de tout le peuple coréen, par Alberto Tauro Del Pino, président de l'Association nationale des écrivains et artistes du Pérou.
   - La politique de la PDC en matière de réunification de la patrie, par Terzawa Hajime, professeur à l'Université de Tokyo.
   - Que le peuple coréen puisse modeler son destin en toute indépendance !, par R. Guyok, sénateur (France).
   - Le vœu ardent du peuple coréen, par Arne Herlov Petersen, écrivain et journaliste du Danemark.
   - Tourments au Pays du Matin calme, par Yves Moreau Fernand, chef des services des politiques extérieures de l'Humanité, journal français.
   - Les troupes US entravent la réunification pacifique de la Corée, par Kajitani Yoshihisa, commentateur japonais sur les affaires internationales.
   - La présence des troupes américaines en Corée du Sud constitue un obstacle principal sur la voie de la réunification de la Corée, par A. Aubry, sénateur (France).
   - L'impérialisme américain, bas les pattes en Corée !, par Christian Rémi Richard, ministre des Affaires étrangères de la République Démocratique de Madagascar.
   - Les États-Unis ne doivent plus persister à perpétuer la division de la Corée, par Frances Béal, administratrice générale du journal américain Guardian et présidente du « cercle d'étude des idées du Djoutché » aux États-Unis.
   - La Corée est une. La thèse des « Deux Corées » est un sophisme des détracteurs, par Hanawa Fujio, vice-président du Secrétariat du « Conseil national de liaison des sociétés d'étude des œuvres du Président Kim Il Sung » du Japon.
   - La nation coréenne est une, par Steinar Stjerno, membre du Comité Exécutif du CC du Parti Socialiste de Gauche de Norvège.
   - La situation actuelle au nord et au sud de la Corée et le problème de leur réunification, par Yasue Ryosuke, rédacteur en chef de Sekai, revue théorique politique japonaise.
   - La réunification de la Corée et le droit international, par Sikeki Miyasaki, professeur à l'Université Meiji au Japon.
   - Les résolutions de l'ONU en faveur de l'agression contre la Corée et le pacte de sécurité nippo-américain, par Utai Fujishima, critique japonais.
   - Les forces socialistes et les forces non-alignées doivent, en union, donner leur concours actif à la réunification de la Corée, par Joe Velle, rédacteur en chef de Malta News.
   - Une seule patrie dans l'avenir, par Genaro Carnero Checa, secrétaire général de la Fédération latino-américaine des journalistes.

13 euros (code de commande : 00775).

 

[COX (Jan)]. CORBET (August) — Jan Cox. Anvers, De Sikkel, 1952. In-8° (186 x 249 mm.) sous reliure et jaquette d'éditeur, 16 p., une planche en couleurs en frontispice, un portrait de l'artiste et 24 planches hors texte, (collection « Monographies de l'Art Belge »), exemplaire numéroté (n° 707), en bel état.



Extrait :
   Il peut sembler prématuré, de consacrer une étude, même succincte à un artiste âgé de trente-trois ans. Mais il faut remarquer, que malgré sa jeunesse, Jan Cox a déjà parcouru une évolution remarquable à de nombreux points de vue. Il est à présent de ce fait une des figures les plus représentatives de la jeune génération des peintres belges.
   Le moment nous paraît donc venu d'établir un premier bilan de cette évolution artistique, qui vient précisément d'atteindre une phase significative pour l'avenir du peintre.
   Après la présentation intelligente de notre artiste par Robert Delevoy dans La jeune peinture belge (Bruxelles, 1946), nous n'aurons guère dans ce bilan, à engager outre mesure notre responsabilité. La personnalité de Jan Cox est trop mouvante et trop multiple pour qu'on puisse l'enfermer dans une définition. Cependant il n'est pas audacieux d'affirmer que Jan Cox est déjà parvenu au terme d'une évolution ininterrompue et variée qui, non seulement pour un peintre de son envergure, offre un réel intérêt, mais encore constitue le présage d'une carrière brillante. C'est pourquoi, nous désirons, pour en garder le souvenir, relater les étapes du chemin parcouru suivant la logique même de leur enchaînement.
   Jan Cox, dès l'appel encore bien proche de sa vocation, a non seulement beaucoup dessiné, peint et gravé, mais encore longuement et profondément réfléchi à son art avec cet esprit essentiellement analytique qui le caractérise. Il nous a confié le fruit de ses réflexions sous forme de vivantes conférences et d'intéressants écrits.
   Après s'être révélé dès son plus jeune âge par une habileté innée à manier le crayon et le pinceau, son génie créateur s'est maintenant imposé à tous avec autorité. Son intelligence solide et cultivée a conféré à son œuvre un raffinement spirituel que des qualités sentimentales complètent harmonieusement et qui lui accordent un charme tout spécial. Un cerveau réfléchi et un cœur compréhensif guident sa main.

Vendu.

 

DE SEYN (Eugène) — Dictionnaire de l'histoire de Belgique. Liège, Solédi, [ca 1958]. In-8° (190 x 266 mm.) sous reliure d'éditeur, XVI, 483, XII p., illustrations, cachet humide de bibliothèque à la page de titre, bon exemplaire.



Préface :
  D'aucuns prétendent que l’Histoire est une science ; soit. Mais alors, en tout cas, une science hypothétique, ou, selon le mot de Renan, une science « conjecturale », que, du reste, « chacun arrange au gré de ses passions », écrit très justement Jean Laroque. C’est encore l'éminent historien Pierre Gaxotte qui déclare que l’Histoire n’est point une science comme les mathématiques ou la chimie, et dont les événements ne peuvent être refaits en laboratoire. V. Mirguet, après avoir constaté que « peu de personnages historiques ont donné lieu à des jugements plus passionnés et plus contradictoires que Philippe II et le prince d'Orange », fait ces très pertinentes réflexions : « Avant de se prononcer sur ces deux hommes, il faudra faire effort pour s'abstraire des temps actuels, pour se dégager des préventions de l'école religieuse ou philosophique à laquelle on appartient; on s'attachera à pénétrer les idées et les mœurs des temps où ces personnages ont vécu. Car le sentiment public sur les hommes et les faits historiques varie selon les époques avec la civilisation et le caractère particulier de ces époques. »
   De tout cela il résulte qu'une grande circonspection s'impose dans la relation des événements historiques ou politiques, la perspective et l'objectivité faisant trop souvent défaut pour arriver à une maturité de pensée ; car, maintes fois, le sentiment l'emporte sur la raison, ce qui conduit invariablement à une erreur d'optique.
   Notons, en passant, que l’Histoire des peuples est faite en partie de légendes et de traditions, de préjugés et de présomptions, et qu’il appartient aux historiens de « montrer, comme l'écrit Fr.-L. Ganshof, comment la tradition et comment les sources narratives elles-mêmes altèrent le témoignage de l'histoire. » C’est qu’il en est de l’Histoire comme de l'Art et de la Science : on voit des vérités qu'on croyait éternelles perdre brusquement leur valeur ou signification, et des formules, qui paraissaient intangibles comme des dogmes, périmées à jamais du jour au lendemain.
   Ce sont toutes ces considérations et raisons qui nous ont inspiré en composant le présent ouvrage ; et là, où nous avons constaté des divergences dépannions, nous avons pris soin de noter celles des meilleurs auteurs en la matière. Il est entendu, toutefois, que nous laissons pour le compte des auteurs cités les appréciations et conclusions que nous reproduisons à titre purement documentaire.
   Partant du principe qu'un dictionnaire doit résumer, non détailler, nous nous sommes efforcé de nous conformer à cette règle, en condensant, dans la mesure du possible, un maximum d'actions et de faits d'intérêt général. La forme que nous avons adoptée – classement des matières dans l'ordre alphabétique – facilite la recherche des sujets et offre d'inappréciables avantages sur les manuels les mieux agencés.
   En composant ce travail nous avons eu en vue d'offrir au public un instrument commode et pratique, dans le seul but d'être utile, « car, comme le disait autrefois P. Bergeron, pour lui-même, il n'y a guère de gloire à attendre d’un livre fait avec d'autres livres. »
   Puisse-t-il rendre les services que nous nous sommes proposés, et faire mieux connaître, et partant plus apprécier, les leçons d’un long passé, où nos ancêtres ont souvent donné l'exemple du devoir et de la fidélité à la Patrie commune.
   Encore ceci : l’auteur, se rendant parfaitement compte que son travail est susceptible d'améliorations, accueillera avec reconnaissance les critiques fondées et les suggestions motivées, qui seraient de nature à compléter avantageusement l'ensemble de l’ouvrage. Mais sans nous dissimuler son imperfection, nous estimons néanmoins avoir fait œuvre probe et sincère, en attendant plus et mieux.

Vendu.

 

DUBY (Georges) Le temps des cathédrales. L'art et la société 980-1420. Préface de Laurent Theis. Paris, France Loisirs, 1991. In-8° (140 x 207 mm.) sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 445 p., illustrations en noir hors texte, (collection « La Bibliothèque du XXe Siècle »), petit cachet humide ex-libris sur la page de titre, exemplaire en très bon état.



Sur la jaquette :
   Le temps des cathédrales a été publié en 1976. Ce livre est, de tous ceux de Georges Duby, celui qui explore le mieux l'alphabet de la culture chrétienne de l'Occident. De l'enluminure à la parure, du vitrail à la sculpture, du monastère à la théologie, il analyse, avec une intuition sans égale, tout ce qui a constitué la mémoire de notre société. Il serait impossible désormais, d'entrer dans le Moyen Âge sans passer sous ce porche...

Vendu.

 

[FICHTE (Johann Gottlieb)]. DRUET (Pierre-Philippe)Fichte. Présentation, choix de textes inédits en français, bibliographie. Paris - Namur, Seghers - Presses Universitaires de Namur, 1977. In-8° (135 x 205 mm.) collé, 230 p., (collection « Philosophie »), soulignements crayonnés et quelques annotations marginales.



Table des matières :
   
Avant-propos.
   Introduction : Fichte ou la révolution en anoxie.
      - Un certain Fichte.
      - L'intention fichtéenne.
      - Le désir intersubjectif (et) infini.
      - Les vicissitudes de la politique (1ère époque).
      - Les vicissitudes de la politique (2e époque).
      - Les vicissitudes de la politique (3e époque).
      - La raison de la série.
      - Excursus : Fichte et Napoléon.
      - Le « second » Fichte.
      - La métaphysique seconde et la structure du système.
      - Les failles et la fracture.
   Choix de textes.
      - 
La Doctrine de la science.
      - Le Vrai et le Bien.
      - L'Éducation.
      - La lutte contre Napoléon.
   Bibliographie.

10 euros (code de commande : 00766).

 

FOISSIN (Robert) et JOURDAIN (Francis) — Madagascar, « Île du Bonheur ». Paris, Bureau d'Éditions, 1933. In-8° (114 x 175 mm.) agrafé, 42 p., (collection « Les Dossiers de la Colonisation »), exemplaire en bon état.
   
Édition originale assez rare ; cette collection était publiée sous les auspices de la Ligue contre l'impérialisme et l'oppression coloniale.

 

Table des matières :
   - Chez les sauvages.
   - La dictature impérialiste.
   - À bas l'indigénat !
   - L'exploitation des indigènes.
   - Comment on torture les indigènes.
   - Parodie de justice.
   - Comment on perçoit les impôts.
   - Les premières velléités de révolte.
   - L'arbitraire cynique du gouvernement colonial.

Vendu.

 

FONTENAY (Fernand) — La Cagoule contre la France. Ses crimes. Son organisation. Ses chefs. Ses inspirateurs. Paris, Éditions Sociales Internationales, 1938. In-8° (120 x 188 mm.) broché, 188 p., on joint la bande d'annonce, exemplaire non coupé, rousseurs et couverture un peu défraîchie, peu courant.



Table des matières :
   Première partie.
      - Des trafiquants d'armes aux arsenaux clandestins.
      - Le C.S.A.R. démasqué.
   Deuxième partie.
      - L'assassinat des frères Rosselli.
      - Les attentats de l'Étoile.
   Troisième partie.
      - Les conjurés et le mur d'argent.
   Quatrième partie.
      - Trois mois de battues dans le maquis.
      - L'organisation de la Cagoule et ses méthodes.
   Cinquième partie.
      - Coblentz.
   Sixième partie
      - Voudra-t-on faire la lumière ?
      - En guise de conclusion : Dialogue de Huron et de M. Beat.
   - Index.

Vendu.

 

[FOUQUET (Jean)]. PERLS (Klaus G.) — Jean Fouquet. Paris, Hypérion, 1940. In-4° (205 x 250 mm.) broché, 269 p., nombreuses illustrations en noir, XVI planches en couleurs hors texte avec leurs serpentes légendées.



Table des matières :
   - Jean Fouquet.
   - La jeunesse de Fouquet.
   - Le voyage en Italie.
   - L'activité de Fouquet sous Charles VII.
   - L'activité de Fouquet sous Louis XI.
   - Les œuvres.
   - Bibliographie.
   - Index.
   - Œuvres attribuées à tort à Fouquet.

Vendu.

 

GANSHOF (François-L.) — Qu'est-ce que la féodalité ? Quatrième édition revue et augmentée. Bruxelles, Presses Universitaires de Bruxelles, 1968. In-8° (160 x 240 mm.) broché, 169 p., une planche en couleurs en frontispice, couverture plastifiée, ex-libris manuscrit du professeur Jean-Jacques Hoebanx à la page de garde.



En quatrième de couverture :
   Le propos de l'auteur n'a pas été ici de considérer la féodalité sous son aspect politique et social, mais d'étudier le système des institutions féodo-vassaliques du point de vue juridique, depuis les origines, à l'époque mérovingienne, jusqu'au déclin, à la fin du XIIIe siècle ; en d'autres termes, de définir la notion de féodalité en son principe même, avec toutes celles qui s'y rattachent ; de suivre l'évolution de ce principe et des rapports de droit qu'il suscite ; de déterminer enfin l'action directe du mécanisme féodal sur la structure de l'État et de la société, et inversement.
   Spécialiste éprouvé d'histoire du droit et d'histoire médiévale, M. F. L. Ganshof était tout désigné pour traiter ce sujet difficile avec la maîtrise et la concision nécessaires. Son ouvrage, nourri d'exemples probants et caractéristiques, outre qu'il débrouille un des problèmes les plus complexes de l'histoire du Moyen Âge, offre une contribution importante à l'histoire du droit et à celle de la civilisation.

Vendu.

 

GEVERS (Lieve) — Kerk, Onderwijs en Vlaamse Beweging. Documenten uit kerkelijke archieven over taalregime en Vlaamsgezindheid in het katholiek middelbaar onderwijs. Louvain-Paris, Nauwelaerts, 1980. In-8° (160 x 240 mm.) broché, 426 p., (collection « Centre Interuniversitaire d'Histoire Contemporaine - Cahiers », n° 89), quelques rousseurs à la couverture et petite tache au coin inférieur droit.



Compte rendu de Harry Van Velthoven :
   Archieven blijven in België vaak niet toegankelijk of voor uitverkorenen afgeschermd. Tekstuitgaven zijn dan ook meer dan welkom. Dit werk geeft een overzicht van hetgeen in de bisschoppelijke archieven van Mechelen, Brugge, Gent en Luik, alsook in de archieven van religieuze orden die zich met onderwijs bezighielden (in de eerste plaats de Jezuïeten) aanwezig is aan dokumenten over onderwijs- en omgangstaal, moedertaal-onderricht en Vlaamsgezindheid. Beperkt tot de 19de eeuwse katholieke middelbare jongensscholen van het Vlaamse land, Brussel inbegrepen, en met vnl. materiaal uit Mechelen en Brugge.
   Een tweehonderd teksten (vaak fragmenten) werden gespreid over drie kronologische hoofdstukken, met als omschakelingspunten 1850 en 1883. Elke periode wordt voorafgegaan door een inleidende uiteenzetting, gevolgd door de teksten per archieffonds gerangschikt en ter wille van de hanteerbaarheid, naast de formele gegevens, telkens van een inhoudelijke titel voorzien. Ze gaan uit van het episkopaat, direkties en inspekties, politici en drukkingsgroepen, leerlingen en belanghebbenden. Een uitgebreid notenapparaat, met achteraan twee overzichtelijke registers, maken dit tot een echte kwaliteitsuitgave. In bijlage vindt men bovendien een nagenoeg komplete lijst van middelbare onderwijsinstellingen in Vlaanderen, gerangschikt per provincie, onderwijsnet en type.
   De eerste twee hoofdstukken handelen over « De traditie van de Latijnse school 1830- 1848 » (met o.m. de konkurrentie tussen het Latijn en het Frans) en « De wettelijke regeling van het middelbaar onderwijs en de groeiende Vlaamsgezindheid in de colleges 1849-1882 » (met als hoofdbrok de gunstiger taalsituatie in West-Vlaanderen en het verschijnsel van de blauwvoeterij). De klemtoon ligt echter bij het derde deel, dat ± de helft van het boek beslaat en ingeluid wordt door de taalwet van 1883, waarbij het Nederlands de voertaal van een paar vakken in het officieel middelbaar onderwijs werd. Dit in tegenstelling tot het katholiek middelbaar onderwijs - dat in Vlaanderen veel meer leerlingen telde - waar de kerkelijke gezagsdragers tot 1910 de vrijheid van taalregeling behielden. De teksten gaan dan ook in hoofdzaak over de bestaande taaitoestand, de rechtvaardiging ervan en de pogingen om daarin verandering te brengen.
   De werkelijk nieuwe informatie is daarbij eerder beperkt, in hoofdzaak omdat de belangrijkste gegevens al elders verwerkt werden, o.m. door R. Boudens. Het blijft niettemin erg interessant om de teksten persoonlijk onder ogen te krijgen. Aangevuld met een aantal blikvangers, zoals de knappe analyse van de taaitoestand door de toenmalige vicaris-generaal van Luik, Mgr. Rutten, in het midden van de jaren tachtig. De teksten bevestigen dat het episkopaat het Vlaams bleef zien binnen de begrenzing van een pastorale en elektorale funktie, waarbij de kleine verbeteringen die zij na 1883 aanbracht een gevolg waren zowel van de geciteerde taalwet – terecht herinnert de auteur overigens aan de gebrekkige toepassing ervan – als van de korrespon deren de aktie van de Vlaamsgezinde katholieken. In harmonie met de geraadpleegde kollegedirekties werd een houding aangenomen die de voorafspiegeling is van de beruchte onderrichtingen van 1906, d.w.z. de weigering het Nederlands als voertaal voor vakken te erkennen, tenzij voor dat leervak zelf, de initiatie tot Duits en Engels, en de catechismus. Het is dan ook een anakronisme van de auteur te konkluderen dat omstreeks 1900 het proces naar vernederlandsing onomkeerbaar was geworden. Het was in essentie deze principiële strijd die tot 1910 door het katholiek flamingantisme voor het katholiek middelbaar onderwijs nog diende uitgevochten te worden. In het verlengde doet ook de aanzet tot vergelijking van de taaitoestand tussen de twee netten enigszins voorbarig en geforceerd aan – zij het nuttig voor wie meende dat het Vlaams in het katholiek onderwijs helemaal niet aan bod kwam – net zoals sommige aangehaalde verklaringselementen te gemakkelijk de legitimerende kerkelijke argumentering zelf hernemen. Vermoedelijk zal het bisschoppelijk archiefmateriaal voor de periode 1900-1910 de machtsmechanismen duidelijker bloot leggen, omdat daarin de konflikt- en spanningssituatie toeneemt. Hopelijk krijgt de auteur dan ook de kans om haar voornemen uit te voeren en met haar vakmanschap het vervolg van deze zeer verzorgde bronnenpublikatie op zich te nemen.
Compte rendu de Frederic Hartweg :
   Lieve Gevers fournit environ 200 documents en néerlandais, français et latin relatifs au régime linguistique dans l'enseignement secondaire catholique flamand. Ces textes en provenance d'archives ecclésiastiques sont répartis en trois chapitres consacrés aux périodes 1830-1848, 1849-1882 et 1883-1900. Plusieurs tableaux et deux index très détaillés facilitent grandement l'utilisation de ce volume qui constitue également une aide précieuse pour l'historien des rapports et conflits linguistiques en Belgique.
Bibliographie :
   - Van Velthoven (Harry), Gevers (Lieve). Kerk, Onderwijs en Vlaamse Beweging. Documenten uit kerkelijke archieven over taairegime en Vlaamsgezindheid in het katholiek middelbaar onderwijs 1830-1900, dans Revue belge de Philologie et d'Histoire, Année 1985, 63-2, pp. 424-426.
   - Hartweg (Frederic), Gevers (Lieve) Kerk, Onderwijs en Vlaamse beweging, dans Archives de Sciences Sociales des Religions, Année 1983, 55-2, p. 232.

13 euros (code de commande : 00760).

 

[GRÈCE]. Le Voyage en Grèce. Cahiers périodiques. N° 7 - Été 1937. Paris, Le Voyage en Grèce, 1937. In-4° (220 x 275 mm.) agrafé, 25, [5] p., illustrations.



Sommaire :
   - Entrée de Dionysos, par Pierre Sonrel.
   - La Grèce au théâtre, par Jean Cocteau.
   - Œdipe ou l'Enfant du malheur, par Jean Anouilh.
   - Le sommeil d'Épidaure, par André de Richaud.
   - Mounet-Sully, Isadora Duncan, Angelos et Eva Sikelianos, bergers de la nouvelle alliance hellénique, par Gabriel Boissy.
   - Actualité du théâtre grec, par Roger Vitrac.
   - La Mère-Tragédie, par Georges Bataille.
   - La névrose des Danaïdes, par Mme Svalberg.
   - À propos d'Œdipe, par R. Allendy.
   - Le théâtre et les arts plastiques dans la Grèce ancienne, par Jean Charbonneaux.

Vendu.

 

[GREEN (Julien)]. Album Julien Green. Iconographie choisie et commentée par Jean-Éric Green et légendée par Julien Green. Paris, Gallimard, 1998. In-8° (115 x 178 mm.) sous reliure, Rhodoïd et étui imprimé d'éditeur, 286, [2] p., très nombreuses illustrations, (collection « Album de la Pléiade », n° 37), exemplaire en très bon état.



Avertissement de Jean-Éric Green :
   Voici une biographie courte, mais complète, ne présentant que des faits. Il ne pouvait s'agir d'expliquer l'œuvre, mais seulement d'en montrer la diversité par des images, et, à travers les portraits d'ancêtres, de révéler les traits irréductibles de toute une race qui, avec la patience du temps, produit l'enfant la résumant et la représentant le mieux.
   D'autre part, il était difficile d'omettre tout à fait mon nom. Les liens de parenté et le fait d'écrire ce texte ne pouvaient que me gêner ; aussi ai-je délibérément choisi d'être impersonnel, puisque je ne pouvais sans trahir 1'affection que j'ai pour mon père me passer tout à fait sous silence.
   Bien d'autres choses eussent été à mentionner, il faut laisser place à l'imagination, et puis toute vie privée n'a-t-elle pas droit à sa zone de silence ?
   P.S. Et merci à Julien Green pour avoir enrichi le présent volume de nombreuses photographies prises par lui tout au long de sa vie.

18 euros (code de commande : 00787).

 

GRENIER (Lise) et WIESER-BENEDETTI (Hans) Les châteaux de l'industrie. Recherches sur l'architecture de la région Lilloise de 1830 à 1930. Tome II. Paris-Bruxelles, Archives d'Architecture Moderne - Ministère de l'Environnement et du Cadre de Vie (Direction Architecture), 1979. In-8° (192 x 210 mm.) broché sous couverture à rabats, 307 p., très riche iconographie en noir et en couleurs, dos passé sinon très bon exemplaire.
   Source très intéressante consacrée au patrimoine industriel dont une grande partie est sans doute aujourd'hui disparue.



Table des matières :
   - Préface, par Maurice Culot.
   - Avant-propos.
   - De la campagne à la ville.
   - Atlas typologique.
      - Meunerie et minoterie.
      - Amidonnerie.
      - Distillerie.
      - Malterie et brasserie.
      - Le textile.
      - Cheminées.
      - Conditionnement public.
      - Le papier.
      - Construction mécanique.
      - Transports.
      - Canaux.
      - Équipements urbains :
         - Distribution d’eau.
         - Ponts.
         - Marchés.
         - Entrepôts.
         - Pompiers.
      - Mines de charbon.
      - Briqueterie.
      - Chimie.
      - Réhabilitation et reconversion.
      - Orientations bibliographiques.

Vendu.

 

GRÜNWALD (Constantin de) — La Campagne de Russie. Paris, René Julliard, 1964. In-8° (157 x 240 mm.) broché sous couverture à rabats, 390 p., illustrations hors texte, (collection « Il y a Toujours un Reporter »), ex-libris manuscrit à la page de titre. 



En quatrième de couverture :
   « Je vois encore certains bivouacs au bord des bois ; par les chaudes soirées de cette belle saison, les musiques des régiments jouaient au crépuscule... », écrit un jeune lieutenant d'artillerie de la Grande Armée, Hubert Lyautey. C'est ainsi, aux joyeux accents d'une fanfare et dans la douceur d'une soirée de juin que s'ouvre la plus grande aventure de Napoléon : la Campagne de Russie. Comment l'éclatante épopée va peu à peu s'assombrir jusqu'à la tragédie, comment l'ardeur de l'immense armée européenne va s'éteindre et faire place au désespoir, c'est ce que nous allons voir au jour le jour, par les yeux mêmes des soldats et de leurs chefs. Selon la formule de la présente collection, c'est en effet le témoin, ici, qui parle. En lisant ses récits (lettres privées, rapports, souvenirs, etc.), nous vivons ce qu'il a vécu. Devant chaque événement, sur chaque personnage, nous avons alternativement le point de vue des deux camps. Car Constantin de Grünwald a puisé tant aux sources russes qu'aux françaises et allemandes (les Allemands étaient très nombreux dans la Grande Armée). Les archives soviétiques lui ont ouvert leurs portes, et, si figurent dans son livre les grands textes classiques d'un Ségur ou d'un Caulaincourt, on y lira aussi des textes récemment mis à jour et publiés ici pour la première fois.
   Jamais pareille somme de témoignages directs sur la Campagne de Russie n'avait été rassemblée. Leur présentation, qui suit la progression des armées, met « en situation » les grands thèmes de cette tragédie : le froid, la poursuite épuisante d'un ennemi invisible, l'incendie, les partisans ; elle en fait un récit à ce point vivant qu'on ne peut se défendre de le lire comme s'il racontait une histoire en train de se faire, et qu'on se surprend plus d'une fois à douter du sort des armes.

8 euros (code de commande : 00786).

 

[GUERRE D'ESPAGNE]. Les buts militaires de l'Allemagne et de l'Italie dans la guerre d'Espagne. Paris, Comité Mondial contre la Guerre et le Fascisme, 1938. In-8° (156 x 243 mm.) agrafé, 39 p., 4 cartes dans le texte, couverture un peu défraîchie.
   Un ouvrage particulièrement rare !!!



Avant-propos :
   Dans le plan de conquête de l'axe Rome-Berlin la guerre d'Espagne est un jalon d'importance capitale.
   L'Espagne est riche. Son sous-sol contient toutes les matières premières nécessaires à la conduite d'une grande guerre.
   L'Espagne possède les Baléares, base idéale pour les sous-marins des deux États totalitaires sur la route de Marseille à l'Afrique. Elle possède les Canaries.
   L'Espagne possède enfin des ports sur l'Atlantique.
   Dans leur agression commune contre l'Espagne, l'Allemagne et l'Italie ont pour objet la conquête des matières premières, et la transformation de la Péninsule ibérique en une base stratégique orientée d'abord contre la France et la Grande-Bretagne.
   En tentant d'atteindre les deux grands États démocratiques, partisans de la sécurité collective, il s'agit en dernière analyse, de frapper la Société des Nations, dont la France et la Grande-Bretagne demeurent les puissants soutiens.
   La présente étude, basée exclusivement sur une documentation puisée dans la littérature militaire publiée en Allemagne hitlérienne révèle avec éloquence les buts de guerre de l'Italie et de l'Allemagne en Espagne.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   I. De Guillaume II à Adolf Hitler.
   II. « Mein Kampf » et l'Espagne.
   III. La France menacée sur la frontière des Pyrénées.
   IV. La menace contre les communications maritimes françaises et anglaises en Méditerranée occidentale.
   V. Les lignes françaises de ravitaillement de la Méditerranée orientale en péril.
   VI. L'irrédentisme italien.
   VII. L'importance stratégique de l'Espagne par rapport à l'Atlantique.
   VIII. Le point de vue des rebelles espagnols.
   IX. La presse militaire nationale-socialiste et la valeur du matériel de guerre allemand et italien utilisé en Espagne.
   - Conclusion.

40 euros (code de commande : 00755).

 

HAMILTON (Antoine) — Memoires du Comte de Grammont, par Monsieur le Comte Antoine Hamilton. Nouvelle edition, Augmentée de Notes & d'Eclaircissemens necessaires, Par M. Horace Walpole. Londres, Dodsley, 1783. [A Londres : / Chez J. Dodsley, / M. DCC. LXXXIII.] In-4° (197 x 255 mm.) plein maroquin bleu, dos à 5 nerfs sobrement orné de filets dorés soulignant les nerfs, plats encadrés d'un filet triple doré, filet doré sur les coupes, roulette dorée sur les chasses, tranches dorées, reliure frottée, dos passé, coins un peu enfoncés, [4 bl.], XXI, [2 (table)], [1 bl.], 290, [3 (index)], [5 bl.] p., exemplaire bien complet des trois portraits gravés hors texte (le comte Antoine Hamilton, par John Hall, daté de 1772 ; Philibert comte de Grammont, par Thomas Chambars et Mademoiselle d'Hamilton Comtesse de Grammont, d'après Peter Lely), ex-libris de Richard Howard gravé par Yates, monogramme « MGH » (Gabriel Hanoteaux) sur une page de garde.



Avis de l'éditeur :   On ne pretend donner qu'une Edition des Memoires du Comte de Grammont plus correcte que les precedentes ; ce livre unique n'a pas besoin d'eloge ; il est pour ainsi dire devenu Classique dans tous les païs de l'Europe. Le fond de l'histoire est veritable, l'agrement du stile l'a fort embelli. Les premiers Editeurs avoient estropiés plusieurs noms propres, on les a corrigés dans cette Edition. On a encore rectifié dans les notes la confusion qui s'etoit introduite dans l'histoire des deux Hamilton, l'Auteur & son Frére : on n'a pas touché au texte.
   L'Editeur auroit voulu ajouter les portraits des principaux personnages ; mais arreté par des difficultés insurmontables, il s'est borné à ne donner que ceux de Mademoiselle d'Hamilton, de l'auteur le Comte Antoine d'Hamilton, & de son Heros le Comte de Grammont. On ne pourra malheureusement reconnoître les deux derniers que d'aprés des tableaux faits dans leur Viellesse. Il n'existe de portrait du Comte de Grammont, que dans la salle des Chevaliers du Saint-Esprit aux grands Augustins à Paris ; l'Editeur à eû la permission de Monsieur le Marquis de Marigny d'enfaire tirer une copie. Celui d'Hamilton est d'apres son estampe executée aussi dans ses dernieres années.



Bibliographie :
   - Hazen (Allen Tracy), A Bibliography of Horace Walpole, n° 54.


 

150 euros (code de commande : 00785).

 

[HOUDON (Jean-Antoine)]. ARNASON (H.H.)Jean-Antoine Houdon. Le plus grand sculpteur français du XVIIIe siècle. [Titre original : The Sculptures of Houdon.] Adapté en français par D. Ibazi et J.-Ph. Chenaux. Paris, Edita - Denoël, 1976. In-4° (222 x 294 mm.) sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, VIII, 289 p., très nombreuses illustrations en noir, exemplaire en bon état.



Sur le rabat de la jaquette :
   Jean-Antoine Houdon (1741-1828) est l'un des plus grands sculpteurs du XVIIIe siècle. Son œuvre comprend de nombreux chefs-d'œuvre connus dans le monde entier, Diane, Apollon, Voltaire, L'Écorché et Saint Bruno, pour ne citer que les plus célèbres. Cependant, c'est peut-être principalement à la galerie de ses portraits qu'il doit sa renommée. La puissance d'observation et la beauté de ses personnifications fait en effet de lui le plus grand sculpteur-portraitiste de l'histoire. Il apparut, il est vrai, en un temps de profond bouleversement, où les « modèles » illustres ne marquèrent point. Tous – de Voltaire à Franklin, de Rousseau à Napoléon, de Diderot à Washington, de La Fayette à d'Alembert – lui doivent l'image « classique » que l'on a gardé d'eux, de sorte que la célébrité du portraitiste est indissociable de leur immense stature à l'aube des temps modernes.
   Le présent ouvrage est une étude critique rédigée par le principal spécialiste contemporain de Houdon. Elle vient à son heure pour contribuer à éclairer l'œuvre du grand artiste sujette – et pour cause – à plusieurs controverses, notamment en matière d'authenticité et d'identification.
   L'essai de Monsieur Arnason est complété par de nombreuses illustrations originales des œuvres du sculpteur et de détails révélateurs, dues pour une grande part à l'auteur lui-même.
   La bibliographie et la documentation que le lecteur trouvera en fin de volume font de ce livre un ouvrage capital pour l'étude de l'œuvre de Houdon. Il renseignera notamment le public francophone de façon exhaustive sur l'œuvre de Houdon en Amérique, qui marque l'un des sommets de sa carrière.

15 euros (code de commande : 00791).

 

[IRONSIDE (Edmund)] — Archangel 1918-1919. Uckfield, The Naval & Military Press, 2007. In-8° (139 x 210 mm.) collé, 219 p., illustrations hors texte, ex-libris manuscrit à la page de garde, exemplaire en très bon état.
   Il s'agit de la réimpression de l'édition de Constable, en 1953.



Présentation de l'éditeur :
   Sir Edmund ‘Tiny' Ironside's account of his abortive expedition to Archangel in 1918-19 to stem the Bolshevik revolution – a mission he was sadlly unable to fulfil.
   The Bolshevik revolution in Russia in 1917 threw her western allies into a panic : was the eastern giant about to be overwhelmed by anarchic chaos and drop out of the First World War – leaving the west to fight a resurgent Germany ? Or, still worse, had Russia fallen into the hands of ruthless revolutionaries who would export their revolution to a war weary Europe ? Such fears led to the despatches of allied military expeditoions to several points on the coasts of north and south Russia. One such was the Archangel expedition led by the huge general Sir Edmund « Tiny » Ironside, later chief of the Imperial General Staff. This is Ironside's account of his mission to the snowy northern wastes of Russia, his co-operation with somewhat unreliable White Russian allies ; his clashes with the Bolsheviks and his eventual withdrawal.

12 euros (code de commande : 00758).

 

KOENIG (Théodore) — Philosophies par terre. Aphorismes de Théodore Koenig. Peintures de Beppe Schiavetta. Alessandria, Edizioni dell'Orso, 1990. In-8° (168 x 240 mm.) broché, [64] p., illustrations, (collection « Cataloghi d'Arte », n° 5), on joint l'invitation au vernissage de l'exposition, bel exemplaire, rare.
   Ouvrage édité à l'occasion de l'exposition de Beppe Schiavetta organisée à la Fondation Sicard-Iperti, à Vallauris, du 12 juillet au 31 août 1990.



Introduction :
   Le projet « Philosophies par terre » s'est concrétisé, lors d’une exposition, l'été passé, à Albisola. Il s'agissait, pour Beppe Schiavetta, de fixer dans la terre, des aphorismes de Théodore Koenig. L'on vit alors douze pièces de céramique du plus saisissant effet.
   L'idée, maintenant, passe la frontière avec armes et bagages. Vallauris tient lieu de terre d'accueil. La céramique le cédant au tableau, la réalisation s'amplifie au-delà de toute expression.
   La couleur prend la relève et c’est le peintre qui énonce, traduit, propose son attirail de significations. Il fixe les nuages qui nous projettent – cosmos vivant –, reflétant sur écrans panoramiques le visage de notre planète-terre.
   Le sens de l'œuvre, en son système central, est de faire percevoir ce que le peintre passionné ressent face aux manifestations du monde qui l'entoure.
   Schiavetta s'inscrit dans la lignée des grands peintres ligures. Un souffle certain clame la force et l’esprit de la couleur. Il y a contribution à la recherche d’une formule pour l'art de demain.
   Dans le passé, Schiavetta captait les nuages dans leur état naturel : il nous montrait gouaches et aquarelles. Déjà la cire intervenait, et pour peu, l'acrylique.
   La peinture à l’huile, après la céramique et la gouache nous transporte au cœur du phénomène pictural. Le temps se répartit dans les secteurs d'espace. Il y eut destruction suivie de renouveau et nous sommes invités aux manifestations d’une peinture « de chevalet » lancée dans le mouvement galactique.

20 euros (code de commande : 00779).

 

LEFEBVRE (Henri) — Le nationalisme contre les nations. Préface de Paul Nizan. Paris, Éditions Sociales Internationales, 1937. In-8° (120 x 188 mm.) broché, 242 p., (collection « Problèmes »), exemplaire non coupé et muni de sa bande d'annonce.
   Il s'agit de la très rare édition originale d'un ouvrage essentiel du philosophe Henri Lefebvre.



Compte rendu de Louis Moreau de Bellaing :
    Ce livre est écrit par un intellectuel marxiste, juste avant la guerre, au moment où, en URSS, le nationalisme, apparemment, réussit à fédérer les nationalités, où, en Allemagne, il est devenu un nationalisme mystique, où, en France, l'Action Française en fait son cheval de bataille, où, en Italie, le fascisme règne, allié à l'Allemagne nationale-socialiste.
   Lefebvre veut raison garder. Le titre du livre l'indique : le nationalisme tel que l'entend le fascisme ou, dans un autre registre, les libéraux économiques, tend à détruire les nations plutôt qu'à leur assurer leur autonomie et leur liberté.
   Il est difficile de résumer un livre foisonnant qui tente, en un faisceau d'analyses, de ramasser une idée diffuse, presqu'une intuition en une conceptualisation claire.
   Lefebvre, après avoir cerné le nationalisme, passe en revue les définitions de la nation, des nationalités (aussi bien celles de Renan que celles de Barrès, Maurras, et celles du fascisme). Puis, il saisit la genèse du nationalisme depuis ses origines – les premières traces apparaissent dès le XVe siècle – et en suit le développement en France, en Allemagne et un peu en Italie. De cet historique il tire une analyse de la situation contemporaine du nationalisme, en particulier dans la solution fasciste et lui oppose la nation dans la solution marxiste.
   La première partie n'est guère convaincante, sauf vers la fin. On se perd un peu dans les approches. Lefebvre veut au fond donner la sienne : « D'une façon générale, le capitalisme crée une tendance à la fusion des nations... Les mouvements nationaux sont progressifs lorsqu'ils sont un effort pour détruire les formes violentes prises par cette fusion ». Et il ajoute : « La communauté spirituelle suppose un progrès vers la solution des problèmes matériels, précisément pour que l'on puisse s'en libérer et transporter dans la culture le centre de la conscience collective ». Il ne donnera la définition de Staline, beaucoup plus schématique, qu'après la sienne, au chapitre suivant.
   En revanche, la deuxième partie, surtout historique, fourmille d'aperçus, de vues et de contrastes qui désubstantialisent et désubstantifient les stéréotypes « nationaux » sur le nationalisme.
   Ici la méthode – ou la démarche – de Lefebvre fait merveille. Dialecticien au vrai sens du terme, il ne se permet jamais de fixer définitivement une analyse, d'en fétichiser les termes. Il puise aussi bien ses informations chez Bainville (historien appartenant à l'Action Française) que ses références chez Marx et Engels.
   Il nous montre d'abord que le XVIe siècle fut un moment d'effervescence, où, avant la lettre, le sentiment national pouvait se développer. Un Rabelais par exemple, homme de la Renaissance et de l'humanisme nouveau, concourait à l'invention d'un homme total délivré de l'« internationalisme mystique ». Mais les formes périmées de l'idéologie religieuse vont donner à l'absolutisme du XVIIe siècle la possibilité d'étouffer les prémisses d'apparition d'une nation véritable. « Il n'y a guère de patrie dans le despotisme » écrit La Bruyère, phrase que Lefebvre met en exergue dans son livre. La Révolution développe l'idée d'une nation de propriétaires, tandis qu'en Allemagne, Fichte, un peu plus tard, reprend des jacobins l'idée d'une nation autarcique. Le nationalisme moderne, capitaliste, libéral ou autoritaire, est né.
   L'ouvrage de Lefebvre est daté. Il l'est d'autant plus que les convictions de l'auteur – plus nuancées qu'on ne pourrait le penser – l'entraînent néanmoins vers une apologie peu critique du marxisme-léninisme et de sa variante stalinienne.
   Reste que par sa démarche et, disons, sa perspective, il apparaît prémonitoire. D'abord d'ouvrages futurs de l'auteur, en particulier de sa Critique de la vie quotidienne. Ensuite de l'orientation dans laquelle la sociologie la plus récente s'est engagée, celle d'une analyse fine, détaillée, de la vie sociale à travers son histoire, ses sentiments, ses passions, ses mythes. En ce sens le livre de Lefebvre annonce beaucoup plus l'avenir qu'il ne tient au passé et au présent du moment ; il est une première ouverture sur ce qui va devenir bientôt l'une des préoccupations essentielles des sciences sociales : la vie des groupes et des individus dans les groupes.
Bibliographie :
   - Moreau de Bellaing (Louis), Henri Lefebvre ; Michel Trebitsch (Éd.), Le nationalisme contre les nations, Paris, Méridiens-Klincksieck, 1988, (Analyse institutionnelle), cop. 1937, dans L'Homme et la société, Année 1990, 98, pp. 140-141.

50 euros (code de commande : 00761).

 

LEFÈVRE (Joseph) — Le Conseil du Gouvernement général institué par Joseph II. [Bruxelles], Académie Royale de Belgique, 1928. In-8° (165 x 253 mm.) broché, 229 p., (Académie Royale de Belgique, Classe des lettres et des Sciences morales et politiques, Mémoires, collection in-8°, tome XXIII, fasc. 2), la page de titre manque. 



Introduction :
   On a dressé, il y a quelques années, le bilan des travaux relatifs à l'histoire des institutions politiques, administratives et judiciaires de notre pays. Si le défilé de ces quelque trois cents études, de dimensions et de valeur forcément très inégales et dont les premières ont été écrites à la fin de l'ancien régime, fait voir que ce chapitre de notre histoire nationale n'a pas été négligé, il montre plus clairement encore le chemin qui reste à parcourir. Ce n'est pas sans étonnement que l'on constate que les grandes institutions centrales de l'époque monarchique : Chambres des comptes, Conseils collatéraux, Audience, organismes qui ont duré des siècles et ont laissé tant d'archives, ont si peu sollicité l'attention des historiens. Si l'on excepte l'étude de Gachard sur la Chambre des comptes et celle d'Alexandre sur le Conseil privé, – l'une et l'autre excellentes d'ailleurs – tout reste encore à faire dans ce domaine.
   Le Conseil du Gouvernement général établi par Joseph II n'a pas été mieux traité. Une préface tout à fait insuffisante, due M. de Breyne et mise en tête d'un Inventaire sommaire, est le seul travail qui lui ait été consacré.
   Est-il besoin de dire qu'il y a là une lacune évidente. Sans doute, on ne peut comparer le Conseil du Gouvernement avec un des Conseils collatéraux établis par Charles-Quint en 1531. Ceux-ci ont eu une très longue existence ; celui-là a été cassé au bout de trente-deux mois. Même pour cette courte période, son importance politique est restreinte, Le Conseil du Gouvernement – en dépit de son titre ronflant – ne fut guère qu'un bureau d'enregistrement. Ce qui fait l'intérêt de cette institution, c'est qu'elle constitue un élément des réformes de Joseph II. Les réformes de Joseph II sont indubitablement un des événements les plus remarquables de la fin du XVIIIe siècle. On sait qu'elles ont fait l'objet de polémiques ardentes, depuis le moment même où elles furent exécutées. La personnalité de l'Empereur lui-même, l'opposition formidable et souvent dénuée de fondement que ses innovations ont rencontrée, la façon maladroite dont elles ont été généralement mises en application ont provoqué des débats véhéments et suscité des correspondances, mémoires, pamphlets sans nombre.
   Le savant professeur de l'Université de Liége, M. Hubert, dont les travaux ont renouvelé de fond en comble l'histoire politique du XVIIIe siècle, a caractérisé en ces termes la personnalité du fils de Marie-Thérèse : « ce prince n'est peut-être pas autant qu'on l'a dit le brouillon aux idées préconçues qui touche à tout et bouleverse tout à la légère. Pour nous, nous sommes arrivé à cette conviction qu'il est celui de tous nos souverains qui, depuis le XVIe siècle, s'est le plus sérieusement et le plus noblement préoccupé d'accomplir les écrasants devoirs de sa charge. »
   Ce jugement restera définitif.
   Quant aux réformes elles-mêmes, il serait prématuré de vouloir les apprécier en bloc. Dans un ensemble aussi vaste, s'étendant sur des domaines si différents : politique, justice, hygiène, enseignement, affaires ecclésiastiques, il y a forcément des distinctions à faire. L'heure de la synthèse n'a pas encore sonné. Il est nécessaire qu'au préalable les diverses innovations soient étudiées chacune en particulier, non d'après les pamphlets et autres écrits tendancieux qu'elles ont suscités, mais d'après les documents d'archives, qui sont pour le XVIIIe siècle d'une abondance extrême. Alors seulement il sera possible de faire le partage de ce qui constituait un progrès réel et de ce qui était inutile sinon nuisible.
   C'est ce travail que nous avons tenté de faire pour la partie essentielle de la réforme administrative, la substitution d'un Conseil unique, appelé Conseil du Gouvernement général, aux multiples institutions fonctionnant à la mort de Marie-Thérèse.
   La réforme administrative a une caractéristique tout à fait propre. Quand il substituait ses nouveaux tribunaux aux Conseils de Flandre, de Brabant et autres ou aux justices seigneuriales et communales, quand il voulait remplacer les séminaires épiscopaux par son Séminaire général, l'Empereur portait atteinte dans une mesure plus ou moins grave aux droits, réels ou supposés, d'autrui. Il devait forcément se heurter de ce chef à la résistance des intéressés. C'est pour n'avoir pas tenu compte de cette résistance, en partie d'ailleurs justifiée, que bon nombre des réformes échouèrent si lamentablement. En remaniant les cadres de l'administration centrale, l'Empereur ne faisait que restaurer sa propre maison. Ici il n'y eut, et il ne pouvait y avoir aucune résistance. Les vues impériales furent exécutées intégralement.
   Pour retracer l'histoire du Conseil du Gouvernement général, nous avons réuni au préalable les données que l'on pouvait retrouver dans la littérature historique, si abondante pour le XVIIIe siècle. Les travaux de M. Hubert et ceux de Schlitter sont de loin les plus importants. On les trouvera souvent cités en note au bas des pages.
   C'est en ordre principal aux documents d'archives, les uns encore inédits, les autres déjà publiés, que nous avons eu recours. Ces documents peuvent se diviser en trois groupes :
   Le premier est constitué par les correspondances diplomatiques, échangées entre les Gouvernements de Vienne et de Bruxelles pendant les années 1783 à 1789. Ces correspondances se subdivisent en deux séries. Le Chancelier de Cour et d'État correspondait régulièrement avec le Ministre plénipotentiaire. Ce dernier était en relations épistolaires directes avec l'Empereur lui-même. Les lettres adressées à Kaunitz, ou reçues de lui, reposent dans les archives de la Chancellerie de Cour et d'État, aujourd'hui conservées au Archives générales. De la correspondance adressée à l'Empereur, des parties importantes ont été publiées par M. Schlitter. Les unes et les autres se complètent admirablement.
   Les archives du Conseil du Gouvernement lui-même reposent au dépôt de Bruxelles. Depuis l'institution, en 1921, du cours d'archivéconomie donné par M. l'Archiviste général Cuvelier, des travaux de classement importants ont été effectués dans les archives de l'époque de Joseph II. Successivement les fonds du Conseil souverain de Justice, des Intendances, de la Caisse de Religion, des Jointes de Trèves et de Luxembourg ont été classés aux leçons pratiques du cours d'archivéconomie. En dehors de ce cours, mais conformément aux principes y enseignés, le fonds beaucoup plus vaste et beaucoup plus complexe du Conseil du Gouvernement lui-même a été classé à son tour. Ces travaux facilitaient singulièrement la tâche de l'historien du Conseil. Le classement d'un fonds d'archives, entendu d'après les règles de l'archivéconomie moderne, doit faire revivre toutes les divisions de l'organisme qui a donné naissance à ces archives. Quand il s'agit d'une institution compliquée, ayant des rouages multiples, astreinte à une procédure minutieuse, – et l'on pourra voir si ce fut le cas pour le Conseil du Gouvernement, – il n'y a que l'examen de ses séries de registres, de protocoles et de dossiers qui permette de se rendre compte d'une manière exacte et précise de son organisation.
   La troisième source, enfin, est constituée par la législation de l'époque. Édits, ordonnances et diplômes ont été édités par la Commission des Anciennes lois et ordonnances. Le tome XIII de la troisième série comprend les documents de l'époque du Conseil du Gouvernement.
   L'étude qu'on va lire comprend huit chapitres qui se groupent en deux séries : les trois premiers et les cinq derniers.
   Les chapitres premier, deuxième et troisième sont consacrés aux origines du Conseil. En étudiant, en premier lieu, l'organisation du Gouvernement à l'avènement de Joseph II, nous avons voulu marquer le point de départ de la réforme. Les principes fondamentaux de l'organisation nouvelle se trouvent exposés dans le deuxième chapitre. Dans le troisième, nous avons réuni toutes les questions de personnes dont l'importance, on ne tardera pas à le voir, fut capitale. Les chapitres quatrième, cinquième, sixième et huitième sont consacrés à l'évolution du Conseil. Nous avons distingué quatre périodes chronologiques. Les présidences de Belgiojoso et de Murray forment la première. L'exécution des préalables indispensables, la politique de violence du Ministre Trauttmansdorff et enfin le prélude de la Révolution brabançonne caractérisent les trois autres.
   L'organisation intérieure du Conseil est étudiée dans un chapitre spécial, que nous avons placé après la deuxième période du Ministère de Trauttmansdorff, c'est-à-dire au moment où l'organisme qui nous occupe peut être considéré comme ayant atteint sa forme définitive.
   Nous avons fait allusion, en commençant, aux querelles soulevées par les réformes de Joseph II. Sur le terrain administratif, les controverses auraient dû, semble-t-il, être infiniment moindres qu'ailleurs. L'érection du Conseil du Gouvernement ne pouvait passionner les esprits au même titre que le Séminaire général, les nouveaux tribunaux ou la législation sur les kermesses. Pourtant, on aura l'occasion de le voir, des questions d'ordre personnel mêlèrent la, réorganisation administrative aux âpres querelles politico-religieuses. Agents de l'Empereur, chargés de par leur mission d'appliquer une politique que la population réprouvait et dont eux-mêmes étaient souvent fort peu enthousiastes, les Conseillers du Conseil se trouvaient, à maintes reprises, dans une bien pénible situation... entre l'enclume et le marteau. Faut-il le dire ? Entre eux, les Ministres, l'Empereur et la population, nous sommes resté toujours dans la plus stricte neutralité.

Vendu.

 

[LIGNE (Charles-Joseph Lamoral, 7e prince de)]. Nouvelles Annales Prince de ligne. Tome I. Bruxelles, Hayez, 1986. In-8° (150 x 225 mm.) broché, 158 p., quelques illustrations, couverture frottée.



Table des matières :
   - Le Prince de ligne aujourd'hui, par Georges Sion.
   - Le Prince et le Maréchal : Ligne et les Rêveries du Maréchal de Saxe, par Guy Basil.
   - Portraits perdus ou peu connus du Prince, par Georges Englebert.
   - Le Prince de Ligne et Rémond de Sainte-Albine, note bibliographique, par Pierre Gason.
   - L'histoire des Préjugés et Fantaisies militaires. Le Prince-écrivain, l'illustrateur, par Jeroom Vercruysse.
   - Lectures de la noblesse bruxelloise du XVIIIe siècle, par Bernard Desmaele.
   - Bonne nuit, cher Prince, par Georges Sion.
   - Comptes rendus, par J.L. De Paepe, P. Muret, J. Vercruysse et R. Wellens.

10 euros (code de commande : 00773).

 

MAHIEU (Raymond G. W.) — Le Borinage dans l'histoire des hommes et des charbonnages. Borinage, terre d'histoires et de contrastes. Mons, Chez l'Auteur, 2000. In-8° (157 x 204 mm.) broché, 126 p., nombreuses illustrations, exemplaire en bon état. 



Le mot de l'auteur :
   Pourquoi ce livre ?
   Ayant encore des choses à dire sur l'histoire de ma terre natale et des documents inédits ou nouveaux à montrer, la conjonction des deux a donné naissance à ce nouvel ouvrage faisant suite à ceux parus antérieurement.
   Cette publication clôture donc une série de livres traitant de l'histoire boraine, de ses mines et de ses hommes de fosses.
   Certes, les charbonnages et les mineurs ont disparu noyés par les tourmentes de l'histoire comme disparaissent les feuilles des arbres en hiver. Nous ne pouvons rien contre les fracas du temps qui passe, ni rien contre les assauts des mutations humaines, aussi malgré l'inculture, l'indifférence et une sorte de nivellement par le bas qui frappent aujourd'hui « nos sociétés », osons quand même faire de l'histoire, fut-elle régionale, afin de sauver la mémoire de nos ancêtres et des choses en la couchant dans de beaux livres.
   J'espère avoir atteint cet objectif à travers ce nouveau titre Le Borinage dans l'histoire des hommes et des charbonnages.

Vendu.

 

MANOUÏLSKI (Dmitri Zakharovitch) — Le bilan de l'édification socialiste. Paris, Bureau d'Éditions, 1935. In-8° (131 x 177 mm.), 47 p., exemplaire en très bon état.
   
Ouvrage publié dans le cadre du VIIe Congrès Mondial de l'Internationale communiste.


Table des matières :
   I. La victoire du socialisme en U.R.S.S.
   II. Une nouvelle période dans le développement du pays socialiste.
   III. La nouvelle étape dans le développement de la Révolution prolétarienne mondiale.

8 euros (code de commande : 00762).

 

[MELLINET (Anne-François)]. LECONTE (Louis) — Le Général A.-F. Mellinet et sa Brigade « La Victorieuse » (Les Origines du 3e Chasseurs à Pied). Tomes I et II (complet). [Bruxelles], Édition de « La Fourragère », [1947]. Deux volumes in-8° (156 x 240 mm.) brochés, 382 et 311 p., illustrations hors texte, exemplaire en bon état. 



Préambule du tome I :
   Quatre de nos régiments d'infanterie et un de nos corps de cavalerie sont d'origine révolutionnaire : le 1er régiment de carabiniers (ancien 1er chasseurs à pied), les 2e et 3e chasseurs à pied, le 12e de ligne et le 1er régiment de guides.
   Ils proviennent de la transformation de corps francs levés parmi les volontaires de septembre 1830 et autres, mués petit à petit et non sans difficultés, en régiments réguliers pour prendre place parmi les troupes existant sous l'ancien régime et reconstituées en octobre, par le Gouvernement provisoire. Leur histoire est particulièrement intéressante car elle est celle de l'origine de notre indépendance ; elle est du reste, parfaitement ignorée de notre peuple qui n'a jamais manifesté la moindre curiosité à cet égard ni un goût quelque peu prononcé pour l'étude de notre passé, ce qui, soit dit en passant, nous fit verser dans maintes erreurs qu'on eût cependant aisément pu éviter.
   L'étude approfondie de la formation des corps précités, donnera la clef de la première organisation de nos forces nationales, organisation restée inconnue jusqu'à présent.
   Nous avons retracé les origines des carabiniers et celle des guides, tâches arides et longues à cause de la dispersion et de la destruction des archives s'y rapportant. Nous tentons, cette fois encore, de montrer comment naquit le, 3e régiment de chasseurs à pied issu de la 1ère brigade de volontaires, dite la Victorieuse, formée par un réfugié français aux idées jacobines, Anne-François Mellinet, héros des guerres de la Révolution et de l'Empire, un « type » dans toute l'acception du mot.
   Le rôle joué en l'occurrence par Mellinet est si important que nous devons retracer la vie chaotique et combien savoureuse de ce personnage. Elle nous fera mieux comprendre le singulier état d'esprit des combattants de 1830 et pénétrer l'atmosphère de ces temps héroïques.
   Nous ne cacherons rien, estimant que l'histoire ne peut jamais constituer un panégyrique, toujours entaché d'exagération, mais qu'elle doit, au contraire, être un enregistrement sincère, méthodique de ce qui se passa réellement : une sorte de bilan incontestablement sévère, mais d'autant plus digne de foi.
   Nous constaterons avec Chuquet et bien d'autres historiens, que les formations de volontaires, malgré l'enthousiasme qui les anime, ne rendent que fort peu de services et causent par contre maints embarras en des moments particulièrement difficiles.
   La principale cause de ces déceptions est l'indiscipline de ces troupes pleines de jactance, échappant à la sévérité des règlements. Sans discipline, point de bons soldats. En outre la valeur de la troupe est en raison directe de celle de ses chefs : ces principes sont immuables. Il fallut toutefois, pour les remettre en évidence, que les historiens abandonnassent la méthode critiquée ci-dessus, méthode en vertu de laquelle, notamment, les volontaires de 1793 passèrent pendant si long­temps pour les héros par excellence, doués de vertus sur­naturelles, alors qu'en réalité ils furent cause de désastres qui mirent la France en péril.
   Cette légende eut la vie dure. C'est ainsi que, chez nous, en 1914, malgré les avertissements donnés au comte de Broqueville, ministre de la Guerre, celui-ci s'obstina à faire appel aux volontaires, à une sorte de levée en masse, la Patrie ayant été proclamée en danger, ce qui était parfait, mais sans songer qu'il fallait au préalable « dresser » ces hommes d'aspirations certes généreuses mais désordonnées, et se servir d'eux comme d'une réserve d'alimentation.
   Bien au contraire, on en constitua, en hâte, des corps confiés à de vieux officiers ayant quitté le service depuis trop longtemps. Certains même avaient passé leur carrière dans les ateliers de fabrication militaires et n'étaient pas des conducteurs d'hommes. Bref, ces chefs n'étant pas tous capables de mener d'une poigne de fer ces bandes irrégulières, ignorantes des multiples besoins du service, la plupart des brigades de volontaires ne réservèrent que désillusions.
   L'expérience de 1830-1831 en notre pays était et est encore – répétons-le – ignorée chez nous où l'histoire nationale est méprisée ; il n'est donc pas superflu de savoir ce que furent Mellinet et sa brigade « La Victorieuse ».
   Au surplus, Mellinet peut et doit être considéré comme le père de notre 3e régiment de chasseurs à pied.
Préambule du tome I :
   Pour achever de démontrer, sans contestation possible, le bien fondé de ce que nous disions dans l'avant-propos de la première partie, nous estimons devoir joindre à notre étude, sous forme d'annexes ou de suppléments, les historiques des corps de volontaires qui servirent sous les ordres du général Mellinet en Belgique et de tous ceux qui composèrent le 3e régiment de chasseurs à pied.
   Nous nous occuperons également des officiers qui formèrent les cadres de ces troupes révolutionnaires improvisées, principalement de leurs chefs dont le curriculum vitae, souvent d'ailleurs romanesque, mérite un examen attentif ; nous saurons ainsi ce qu'étaient réellement ces entraîneurs d'hommes qui firent triompher notre insurrection, nonobstant le désir des principales puissances européennes de la voir avorter. Il n'y a pas de moyen plus sûr pour juger un mouvement, que de mesurer la personnalité de ses fondateurs, faisait – avec justesse – remarquer dernièrement un journaliste.
   De cet examen approfondi découlera une conclusion brutale et certes décevante pour ceux surtout qui se contentent de l'histoire telle que la rapportent nos manuels classiques, pour la plupart trop falots et trop superficiels en ce qui concerne la période contemporaine. Des auréoles pâliront, tant pis ; la vraie histoire n'est faite, répétons-le, que de constatations impartiales, objectives, mais d'une honnête sévérité.
   Et ainsi nous nous rallierons au verdict émis par les Chuquet et autres maîtres qui ont détruit les légendes, renversé des idoles mais fait éclater la vérité.
   Certains de ces officiers de corps francs étaient des individus tarés ou, pour le moins, des têtes chaudes de médiocre envergure, n'ayant rien à perdre et qui se lancèrent à corps perdu dans les troubles parce qu'ils y avaient tout à gagner.
   On trouva parmi eux des aventuriers de diverses provenances, des étrangers et des régnicoles, des paillasses et des ivrognes, des illettrés, des tenanciers de maisons closes et même des échappés des bagnes. L'auteur anonyme de La Belgique et l'Europe ou précis dei événements arrivés dans le Royaume des Pays-Bas pendant la période 1815-1831, ouvrage paru en 1832, dit avec raison : « Les grades militaires furent multipliés outre mesure et prostitués aux êtres les plus indignes ou à des individus ne possédant nulle connaissance, nulle aptitude pour le métier des armes » ; et cet écrivain ajouta, avec une légère exagération cependant : « Il y avait à peu près autant de majors dans ces régiments qu'on y comptait de compagnies, et dans chaque corps il existait au moins le nombre double des officiers qu'il fallait ». « Le ministre de la Guerre dut avouer récemment devant nos représentants, que l'on avait découvert dans un seul régiment quatorze officiers qui portaient sur leurs épaules la preuve des condamnations infamantes subies. »
   Et ce furent les hommes dépourvus de valeur morale ou autre, qui se montrèrent les plus fanfarons et les plus hâbleurs, qui crièrent le plus fort contre le pouvoir, contre l'ordre et la discipline, se vantèrent le plus haut d'exploits considérablement exagérés et d'importance souvent imaginaire. L'homme des barricades de Juillet, dont la déclaration est restée célèbre : « Ce n'est pas avec de l'ordre qu'on fait des révolutions », émit une vérité bien profonde.
   Et ce furent les moins dignes qui trouvèrent des orateurs pour clamer, aux tribunes publiques, l'horreur que leur inspirait l'ingratitude dont on accablait ces « héros » qui, selon le général Capiaumont, s'étaient affublés d'épaulettes dont la grosseur était en rapport avec le nombre de balles qu'ils « disaient » avoir tiré au Parc.
   Il faut reconnaître que ceux auxquels incomba la tâche ingrate d'organiser la patrie délivrée, furent sages autant que courageux en écartant sans faiblesse les individus dépourvus de mérite, sans dignité et partant dangereux à conserver dans les cadres de l'armée. D'autant plus que ceux, et ils furent nombreux, qui étaient des braves, de vrais patriotes au passé honorable, doués d'aptitude et d'intelligence, s'imposèrent tout naturellement par leurs qualités et c'est ainsi qu'on vit surgir des rangs de ces blousards indisciplinés, maints officiers de mérite, des capitaines, des colonels, des généraux, voire des ministres de la guerre, auxquels le pays dut et put témoigner une juste reconnaissance.
   Cette étude n'est évidemment destinée qu'aux chercheurs qui comprennent combien il est salutaire d'étaler au grand jour les erreurs à éviter désormais, et de ne pas craindre d'examiner les plaies ; c'est ce que fit déjà le major A. Cuvelier, vrai précurseur en notre pays, qui publia la triste histoire des bataillons des tirailleurs francs.

Les deux volumes : 45 euros (code de commande : 00768).

 

[PARIS - COMMUNE]. Papiers secrets brulés dans l'incendie des Tuileries. Complément de toutes les éditions françaises & belges des papiers & correspondance de la famille impériale. Bruxelles, Rozez, 1871. [Bruxelles / J. Rozez, Libraire-Éditeur / 87, rue de la Madeleine / 1871] In-8° (152 x 232 mm.) broché, 244 p., cachet humide ex-libris du professeur Maurice Arnould, couverture un peu défraîchie.
   
La couverture porte le titre : Complément de toutes les éditions françaises et belges des papiers et correspondance de la famille impériale. Papiers secrets brulés dans l'incendie des Tuileries ; et pour mention éditoriale : Paris, Lachaud, 1871.



Explication :
   Les Tuileries dont on a à déplorer l'incendie contenaient beaucoup de papiers malheureusement détruits maintenant. Il n'en a rien échappé, croyons-nous. Le hasard a voulu que, pendant les derniers jours, presque quelques heures avant la catastrophe, une personne ait pu prendre la copie de certaines pièces que nous sommes heureux d'offrir aujourd'hui à la curiosité du lecteur. Leur authenticité est absolue. Et c'est un grand bonheur que ces documents intéressants aient pu ne pas échapper à l'histoire.
Table des matières :
   - Explication.
   I. Développement des visées ambitieuses de Louis-Napoléon après son échauffourée de Strasbourg.
   II. Lettre du comte Léon au roi Joseph.
   III. Lettre du roi de Hollande à propos de Pierre Bonaparte, compromis à Rome, et de Louis-Napoléon, fils du roi Louis.
   IV. Lettre du roi Louis de Hollande à sa fille et lettre à son fils (futur empereur).
   V. Texte primitif de la proclamation de Saint-Arnaud, au 2 décembre.
   VI. Suites du 2 décembre. - Les transportations politiques.
   VII. Liste des publications anti-bonapartistes faites hors de France (dressée par l'ordre de Bonaparte).
   VIII. Rapport de police sur la presse.
   IX. Le chien de l'Empereur et ses cigarettes.
   X. Portefeuille de l'Impératrice (en cuir jaune).
   XI. Élections de Paris 1869 (Rapport du préfet de police).
   XII. Lettres de littérateurs.
   XIII. Lettre trouvée parmi des papiers relatifs à la politique intérieure et extérieure et précieusement conservée.
   XIV. Lettre de Cuvillier-Fleury.
   XV. Lettres complètes de l'Impératrice (voyage en Égypte).
   XVI. Chansons trouvées dans les papiers.
   XVII. Lettre à l'Empereur de M. de La Pierre, ami et correspondant du duc de Morny.
   XVIII. Note trouvée dans les papiers des Tuileries et concluant à l'inutilité et au danger d'une guerre avec l'Allemagne.
   XIX. Mémoire d'un Allemand sur l'Allemagne.
   XX. Dépêches relatives à la guerre d'Italie (1866).
   XXI. Lettre de Mazzini (Joseph) à Victor-Emmanuel.
   XXII. Travail de M. Edmond About.
   XXIII. Lettre de M. Gallifet sur le Mexique.
   XXIV. Les proscrits de Londres.

30 euros (code de commande : 00763).

 

[PHILIPPE LE BON]. DOGAER (Georges) et DEBAE (Marguerite) — La librairie de Philippe le Bon. Avant-propos de John Bartier. Bruxelles, Bibliothèque Royale, 1967. Grand in-8° (186 x 255 mm.) broché, VI, 167 p., XIV planches en couleurs et 64 planches en noir, ex-libris manuscrit de Mireille Jottrand à la page de faux-titre.
   Catalogue de l'exposition organisée à l'occasion du 500e anniversaire de la mort du duc à la Bibliothèque Albert Ier, à Bruxelles, du 9 septembre au 12 novembre 1967.



Extrait de l'avant-propos :
   À diverses reprises, de grandes expositions ont révélé au public les richesses des bibliothèques du XVe siècle et en particulier les merveilles que recélait la Librairie des ducs de la maison de Valois. Ces expositions ont appris à chacun à apprécier le prodigieux talent des enlumineurs de notre XVe siècle. De la sorte, elles ont mis excellemment en lumière une des raisons qui poussaient, à la fin du Moyen Âge, princes ou grands marchands, légistes et gentilshommes, à acquérir des manuscrits, à savoir le goût du luxe. Ne nous y trompons pas, la possession d’un livre d'heures ou d’un bréviaire enluminé, n'était pas seulement un signe de piété, mais aussi, ce qu'on appellerait dans la publicité de notre temps, une opération de prestige. Le poète Eustache Deschamps déplorant en moraliste bougon, les diverses manières qu'ont les femmes de ruiner leur mari, fait parler une coquette qui prétend que si elle veut tenir son rang à l'église :
      Heures me fault de Nostre-Dame
      Qui soient de soutil ouvraige,
      D'or et d'azur, riches et cointes
      Bien ordonnées et bien pointes,
      De fin drap d'or très bien couvertes...
   Ces manuscrits de luxe se payaient fort cher. Pour ne citer qu'un exemple, deux bréviaires « historiés » étaient estimés, à eux seuls, dans la succession du chancelier Hugonet, à cinq cents livres, somme avec laquelle on pouvait facilement acquérir une petite maison. Aussi, en achetant de nombreux manuscrits de ce type, les ducs de Bourgogne donnaient une nouvelle preuve de ce faste qui les avait rendus célèbres.
   L'admiration légitime que nous éprouvons pour le talent des miniaturistes, ne doit pas nous faire oublier qu'à la fin du Moyen Âge, comme à notre époque, l'illustration n’est, après tout que l'accessoire du texte. On possède assez de catalogues de bibliothèques du temps pour savoir que parmi les conseillers et les sujets des ducs, nombreux étaient ceux pour qui le livre constituait avant tout un moyen de connaissance. Le chanoine Lefèvre, historien du petit monde ecclésiastique, qui gravitait autour de Sainte-Gudule de Bruxelles, a montré que, dans ce milieu, les bibliophiles étaient nombreux, et que leur goût s'orientait surtout vers des œuvres sérieuses. De même la collection du chancelier Hugonet se composait surtout de manuscrits latins ; les uns traitant de droit civil ou de droit canon, constituaient, pour ce légiste de véritables instruments de travail ; d'autres, comme Saint Jérôme ou Lactance montraient sa volonté de remonter aux sources chrétiennes, tandis que la présence de César, de Tite-Live, de Sénèque et d'autres auteurs antiques indiquaient que l'époque de l'humanisme n'était plus loin. Le même souci de savoir se retrouve dans la bibliothèque des ducs. Celle de Philippe le Bon n’est pas seulement passée en moins d’un demi-siècle de deux cent cinquante à neuf cents volumes, elle a aussi en une certaine mesure, changé de contenu, comme pourrait le montrer la comparaison de l'inventaire de ce qu'elle contenait en 1420, publié jadis par Doutrepont, et les données que nous possédons sur son contenu à la fin du règne. D'autre part, n’est-il pas significatif de constater que si Charles le Téméraire n'eut guère le temps d'enrichir la librairie paternelle, il parvint cependant à y faire ajouter les traductions d'auteurs latins que plusieurs de ses conseillers avaient rédigées à sa demande. Ici encore, la Renaissance s'annonce. D’un autre côté, certains manuscrits sont les signes précurseurs de l'évolution religieuse qui caractérisera le XVIe siècle. La présente exposition a justement pour but de montrer tout ce qu'une collection de manuscrits peut nous apprendre sur l'atmosphère intellectuelle du Moyen Âge finissant. C’est pourquoi les manuscrits qui composaient la bibliothèque de Philippe le Bon, ont été classés d'après leur contenu, en neuf groupes qui vont des textes bibliques aux œuvres classiques, en passant par la liturgie, la théologie, les vies de saints, le droit, la pédagogie, l'histoire et la littérature médiévale. Pour le même motif on a préféré présenter des illustrations peu connues mais qui joignent à un intérêt artistique, une valeur documentaire. Une telle entreprise a été facilitée par les données accumulées dans leurs travaux par des spécialistes des manuscrits bourguignons tels que Doutrepont, Winkler et Delaissé et aussi dans les catalogues inédits de F. Lyna (Les principaux manuscrits à peintures de la Bibliothèque royale de Belgique, t. III) et de A. Bayot (Catalogue des manuscrits français de la Bibliothèque royale de Belgique). Mais elle aurait été irréalisable sans l'érudition et le dévouement de M. Georges Dogaer, assistant à la section des manuscrits et de Mlle Marguerite Debae, sa collègue à la même section qui, en collaboration, ont préparé l'exposition et en ont rédigé le catalogue.

Vendu.

 

[PIERO DELLA FRANCESCA (Piero di Benedetto de Franceschi, dit)]. LIGHTBOWN (Ronald) — Piero della Francesca. Traduit de l'anglais par Paul Alexandre, Jeanne Bouniort et Philippe Mikriammos. Paris, Citadelles & Mazenod, 1994. In-4° (293 x 350 mm.) sous reliure, jaquette et étui illustré d'éditeur, 308 p., nombreuses illustrations en couleurs, ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur, exemplaire en très bon état.



Sur la jaquette :
   Les peintures de Piero della Francesca, puissantes, contemplatives, et d'une lucidité sereine, se rangent parmi les joyaux de l'art de la Renaissance. La passion que Piero avait pour la science et la poésie de la peinture l'a poussé à explorer l'art de la perspective d'une manière dont on n'a égalé ni la sophistication mathématique ni l'éloquence esthétique. Par ailleurs, la simplicité monumentale de ses compositions et la sensibilité avec laquelle il emploie ombre et lumière témoignent d'un rare talent.
   Le XVe siècle n'a pas connu de peintre plus réfléchi ou plus doué, mais ce n'est qu'au XXe siècle qu'on a reconnu le génie extraordinaire qu'il mettait dans sa façon de construire des images. Et alors que de nombreux spécialistes modernes ont tenté de comprendre ce grand maître, ce n'est que maintenant, cinq cents ans après sa mort, qu'est publiée l'étude définitive sur la vie et l'œuvre de cet artiste profondément touchant. Destiné à devenir l'ouvrage de référence sur ce sujet, ce volume somptueusement illustré examine les peintures en détail et analyse les importants résultats des nettoyages faits récemment. Mais il se penche également sur le contexte historique de l'époque où a vécu Piero – les forces sociales, religieuses et politiques du nord de l'Italie et en Europe qui ont influencé les commanditaires aussi bien que l'iconographie. Cet ouvrage à la documentation méticuleuse se termine par un catalogue complet du peintre et par une bibliographie exhaustive. Écrit avec une grâce extrême et abondamment illustré, Piero della Francesca est un monument pour les érudits comme pour le grand public.
   Ronald Lightbown est aujourd'hui l'un des meilleurs spécialistes mondiaux de l'art de la Renaissance. C'est au sein du Victoria and Albert Museum de Londres qu'il a développé l'essentiel de sa carrière. Il y a notamment été conservateur en chef de la Bibliothèque, puis du Département des orfèvreries. Il a publié, entre autres, des études sur Donatello, Michelozzo, Mantegna, ainsi que de nombreux articles de revues et catalogues d'expositions.
   Son travail a été couronné en 1990 par le prix international Vasari pour Botticelli, paru aux Éditions Citadelles & Mazenod.

Vendu.

 

QUENEAU (Raymond) — Saint Glinglin. Précédé d'une nouvelle version de Gueule de Pierre et des Temps mêlés. Roman. 2e édition. Paris, Gallimard, 1948. In-8° (121 x 188 mm.) broché, 267 p., ex-libris manuscrit du professeur Maurice Arnould à la page de garde. 



Extrait du Dictionnaire des œuvres :
   Ce roman publié en 1948 [...] est, inspiration et technique, l'une des entreprises littéraires les plus belles et les plus étranges qui soient, du moins dans la langue de l'auteur. Il se trouve que nous sommes assez renseignés sur les structures et les métamorphoses de cet ouvrage puisqu'il incorpore en partie, après suppressions, modifications et corrections, deux romans antérieurs, Gueule de pierre (1934) et les Temps mêlés (1941).
   Gueule de pierre est un roman que le prière d'insérer présente en ces termes : « Un père avait trois fils, il envoya Pierre à l'étranger pour y compléter ses études, il garda Paul près de lui pour le soutenir dans sa force, il laissa Jean vagabonder où il voulait. L'aîné revint de ses voyages avec des idées si peu communes que son père en fut bien fâché : il le chassa de sa présence et le traita ignominieusement... Mais ses deux autres fils avaient découvert un secret tel qu'il dut s'enfuir. Poursuivi dans ses montagnes, il y trouva la mort. – Pierre redescendit vers la ville, Jean n'y retourna pas et Paul y était toujours resté. Quant au père, il devint un caillou gigantesque. »
   Tel est donc l'argument de Gueule de pierre, mais la structure du livre mérite aussi description. Voici, dans Bâtons, chiffres et lettres, ce qu'en dit Queneau : « Gueule de pierre se compose tout bonnement de trois parties » [Les Poissons, Le Printanier, Le Grand Minéral] « dont chacune est nettement individualisée ; quant au genre tout d'abord : monologue du solitaire dans la première » [cette partie est d'un seul tenant] ; « récit et conversation lorsqu'il revient parmi les gens de la ville natale » [cette seconde partie est composée de douze chapitres] ; « poème enfin dans la troisième partie lorsqu'il s'élève » [douze poèmes en versets, chacun sous le signe zodiacal].
   Les Temps mêlés sont sous-titrés Gueule de pierre, II. Jacques Bens résume ainsi ce nouveau roman : « Pierre est devenu maire de la Ville natale. Le corps de son père, pétrifié, se dresse sur un socle sous les fenêtres de la mairie. Quatre touristes, dont Dussouchel, éminent folkloriste, et Cécile Haye, star de cinéma, viennent assister aux fêtes de la Saint-Glinglin. Paul, amoureux de Cécile Haye, s'évanouit à sa vue, puis devient son amant. Pierre veut instaurer un nouveau culte, celui de son père. Dussouchel, passionné d'expériences humaines, le pousse à de nouvelles réformes. En particulier, le jour de la Saint-Glinglin. à midi, Pierre arrête le chasse-nuages de Timothée Worwass qui maintient la Ville natale sous un ciel perpétuellement pur. Il se met donc à pleuvoir. La statue se dissout et le cadavre s'effondre. La population, excitée par l'opposition, chasse Pierre, suivant la coutume (...) Paul lui succédera. »
   La première partie est faite de douze poèmes – certains recueillis dans Bucoliques. Dans le dernier, réapparaît le thème explicite de Gueule de pierre, I. La seconde partie est un monologue de Paul. Il y est question de l'ennui rural, du cinéma et de la star de cinéma. La troisième partie. la plus longue, est dialoguée. Elle se compose de cinq chapitres, ou actes, chacun situé dans un lieu différent : antichambre du maire de la Ville natale, auberge, promenade publique, jardin du Grand Hôtel, bureau du maire. Personnages principaux : les trois frères, Hélène leur sœur, la star Cécile Haye, un ethnologue. Figurants : notables et minables.
   Saint-Glinglin a, cette fois encore, un sous-titre : « Saint-Glinglin, précédé d'une nouvelle version de Gueule de pierre et des Temps mêlés », mais, en réalité, nous voici devant un tout continu et cohérent. Il comprend sept chapitres. Le premier, « Les Poissons », est identique à la première partie de Gueule de pierre, mais récrit plus près de l'exemple joycien. Pareillement identiques à leurs correspondances au premier ouvrage, les second et troisième chapitres, mais avec aussi des différences : le patronyme du père et des enfants est changé de Kougard en Nabonide ; la ponctuation rhétorique (chapitres changés en sections) a été altérée ; il y a affirmation et clarification meilleures grâce aux titres des chapitres ; enfin, plus maintenant de signes du zodiaque. Le chapitre IV de Saint-Glinglin correspond à la deuxième partie (ruraux, cinéma, star) des Temps mêlés, la première ayant disparu. Alice Haye y est renommée Phaye. Les chapitres V et VI reprennent les thèmes de la troisième partie des Temps mêlés, mais au mode dialogué est substitué le récit continu. Le septième et dernier chapitre est inédit et porte le titre même du livre. L'ensemble centre et affirme ce qui dut apparaître à Queneau comme une entreprise jusque-là inachevée, et trop ouverte peut-être à des tentatives incertaines, ou simplement rapportées.
   II y avait lieu de visiter le laboratoire d'une œuvre où est créé et fixé un monde rival, et qui dans son état dernier demeure sans analogue. Saint-Glinglin contient aussi des pages d'une drôlerie splendide. S'il était licite de former une réserve, ce serait que dans ces pages la délibération minutieuse et presque maniaque de l'écrivain n'est pas effacée tout à fait ; mais on va voir, et surtout peut-être dans les Fleurs bleues, de quelle charmante façon Queneau, jamais ne cessant de s'apprendre, gomme ses supports.
Bibliographie :
   - Laffont-Bompiani, Dictionnaire des œuvres, t. VI, pp. 18-19.

Vendu.

 

QUENEAU (Raymond) — Un rude hiver. Paris-Bruxelles-Londres, Nicholson et Watson, 1948. In-12 (118 x 178 mm.) broché, 182 p., (collection « Le Livre Plastic », n° 16), ex-libris manuscrit du professeur Maurice Arnould à la page de garde, exemplaire un peu défraichi. 



En troisième de couverture :
   Le rude hiver de 1916 au Havre. Bernard Lehameau, lieutenant français, est amoureux d'Helena Weeds, W.A. A.C. anglaise. Il fait froid. Lehameau n'est pas conformiste et, étant blessé de guerre, ne croit pas à la victoire. Par contre, Adolf Geifer, qui vend des fromages, est beaucoup plus enthousiaste. Et puis, il y a Annette, qui a quatorze ans, sa sœur Madeleine, qui en a vingt-cinq et qui trouve l'occupation alliée amusante et rémunératrice, et M. Frédéric et Thérèse, et Sénateur, tous enveloppés dans cet hiver froid et hostile du Havre de guerre.
   Un Rude Hiver est écrit dans le style extraordinaire de Raymond Queneau, où l'orthographe s'harmonise avec l'inspiration du moment. L'humour sous-jacent conduit, par des voies détournées, à la tragédie. Et le livre entier donne une impression étonnamment neuve, attachante et imprévue.

Vendu.

 

Revue du Nord. Tome LXIV - N° 253 - avril-juin 1982. Sociabilité et mémoire collective. Villeneuve d'Ascq, Revue du Nord, 1985. In-8° (160 x 240 mm.) collé, [396 (pp. 265-660)] p., quelques illustrations, exemplaire en bon état.
   Ce numéro spécial constitue le rapport final présenté au C.N.R.S. par une équipe pluridisciplinaire internationale sur une enquête menée pendant six ans avec pour thème : « changement social, modes de vie et représentations collectives dans le nord de la France et en Belgique ».



Sommaire :
   - Sociabilité et mémoire collective.
      - Introduction.
         - L'itinéraire d'une recherche internationale, par Marcel Gillet, p. 271.
      - Études pluridisciplinaires de terrains.
         - En marge d'une métropole : Hier et aujourd'hui dans « la vallée de la Lys », (communes d'Halluin, Roncq et Bousbecque), par Firmin Lentacker, p. 283.
            - Les caractéristiques du terrain géographique et social.
            - Approche du milieu social et première évaluation du changement.
            - Nature et portée du changement social.
         - Andrimont (Belgique) : changement social et formes de sociabilité, par René Doutrelepont et Bernadette Lacomble-Masereel, p. 343.
         - Sociabilité minière et changement social à Sallaumines et à Noyelles-sous-Lens (1900-1980), par Claude Dubar, Gérard Gayot et Jacques Hédoux, p. 363.
            - Vécu de sociabilité et changements sociaux : l'analyse des entretiens.
            - La maîtrise de l'espace minier : la mémoire des archives.
            - Les réponses d'un échantillon représentatif ; les apports d'un questionnaire.
            - Conclusion.
         - Vivre à Gravelines : espaces, pouvoirs, société. 1880-1980, par Étienne Dejonghe et Jean-Paul Thuillier, p. 465.
            - Gravelines de la Belle Époque « aux années cinquante ». Monde mobile, représentations stables.
            - Les composantes du changement. 1960-1982.
            - Gravelines, ville renouvelée.
            - Conclusion.
         - Espace géographique et formes de sociabilité : quatre exemples de régions frontalières (Belgique), par Yola Verhasselt, Frank Logie et Bernadette Mergaerts, p. 579.
         - Trois aspects des comportements politiques septentrionaux, par Jean-Louis Thiébault et Christian-Marie Wallon-Leducq, p. 603.
            - Socialistes et communistes dans le bassin minier.
            - Un notable socialiste à Gravelines.
            - La classe ouvrière en pays de chrétienté.
      - Postface.
         - Imaginaire collectif et identité régionale, par Marcel Gillet, p. 637.
   Informations diverses.
      - Notes et Nouvelles recueillies par Bernard Ménager, p. 643.
      - Liste des ouvrages reçus pour annonce ou compte rendu, 2e trimestre 1982, p. 647.
      - Résumés, français, anglais, néerlandais, p. 649.

Vendu.

 

[WALLONIE - BRABANT WALLON]. Parcs et jardins historiques de Wallonie. Volume 5. Province de Brabant wallon. Arrondissement de Nivelles. [Par] Nathalie de Harlez de Deulin, Serge Delsemme, Karin Depicker, Didier Hoyos. Namur, Ministère de la Région Wallonne - Division du Patrimoine, 2003. In-4° (210 x 297 mm.) broché, 219 p., nombreuses illustrations dont quelques-unes en couleurs, (collection « Inventaires Thématiques »), exemplaire en très bon état.



   Les communes figurant dans ce volume sont :
   - Beauvechain (Hamme-Mille, Nodebais).
   - Braine-l'Alleud (Braine-l'Alleud, Ophain-Bois-Seigneur-Isaac).
   - Braine-le-Château (Braine-le-Château, Wauthier-Braine).
   - Chastre (Chastre, Forriet, Gentinnes).
   - Chauont-Gistoux (Bonlez, Chaumont-Gistoux, Corroy-le-Grand, Dion-le-Val, Longueville).
   - Court-Saint-Étienne (Court-Saint-Étienne).
   - Genappe (Baisy-Thy, Bousval, Genappe, Houtain-le-Val, Loupoigne, Vieux-Genappe, Ways).
   - Grez-Doiceau (Archennes, Bossut-Gottechain, Gastuche, Grez-Doiceau, Néthen).
   - Helecine (Linsmeau, Neerheylissem, Opheylissem).
   - Incourt (Incourt, Opprebais, Piétrebais, Roux-Miroir).
   - Ittre (Baudémont, Haut-Ittre, Ittre, Virginal-Samme).
   - Jodoigne (Dongelberg, Jauchelette, Jodoigne, Jodoigne-Souveraine, Lathuy, Mélin, Piétrain, Saint-Jean-Geest, Saint-Rémy-Geest, Zétrud-Lumay).
   - La Hulpe (La Hulpe).
   - Lasne (Chapelle-Saint-Lambert, Couture-Saint-Germain, Lasne, Maransart, Ohain).
   - Mont-Saint-Guibert (Hévillers, Mont-Saint-Guibert).
   - Nivelles (Baulers, Bornival, Nivelles, Thines).
   - Orp-Jauche (Jauche, Maret, Marilles, Orp-le-Grand).
   - Ottignies-Louvain-la-Neuve (Céroux-Mousty, Limelette, Louvain-la-Neuve, Mousty, Ottignies, Petit-Ry).
   - Perwez (Malèves-Sainte-Marie-Wastines, Orbais, Perwez, Thorembais-les-Béguines).
   - Ramillies (Autre-Église, Gérompont, Mont-Saint-André, Ramillies-Offus).
   - Rebecq (Bierghes, Rebecq, Rognon, Wisbecq).
   - Rixensart (Genval, Rixensart, Rosières).
   - Tubize (Clabecq, Saintes, Tubize).
   - Villers-la-Ville (Marbais, Mellery, Rigenée, Sart-Dames-Avelines, Tilly, Villers-la-Ville).
   - Walhain (Nil-Saint-Vincent, Walhain-Saint-Paul).
   - Waterloo (Waterloo).
   - Wavre (Bierges, Limal, Wavre).

Vendu.

 

La prochaine mise à jour
aura lieu
le mardi 31 octobre 2023

Si vous souhaitez obtenir d'autres informations n'hésitez à pas à me questionner
par courriel
(b.waterlot@hotmail.com) ou par téléphone ou sms (+32 (0) 472 51 52 63).
Ces livres peuvent être retirés à l'adresse figurant dans l'en-tête du blog.
En cas d'envoi postal, veuillez indiquer le pays vers lequel le colis devrait être expédié, cela me permettra de vous indiquer les modalités de livraison et de paiement.

 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire