MISE À JOUR DU 17 FÉVRIER 2026
par courriel (b.waterlot@hotmail.com) ou par téléphone (+32 (0) 472 51 52 63)
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[ACADÉMIE ROYALE D'ARCHÉOLOGIE DE BELGIQUE]. Annales de l'Académie d'Archéologie de Belgique. XXV. 2e Série - Tome V - 1re, 2e, 3e et 4e livraisons (complet). Anvers, Buschmann, 1869. Quatre volumes in-8° (146 x 230 mm.) brochés, 934 p., planches hors texte dont certaines à déplier et en couleurs, dos des premier et second volumes cassés.
Table des matières
:
- Hospice
des orphelines à Anvers, par Louis Torfs, p.
5
- Broderies et tissus anciens trouvés
à Tongres, par Ch.-M.-T. Thys, p. 17.
- Anvers au dixième siècle,
par Louis Torfs, p. 27.
- Sandraudiga, une des divinités
de la Toxandrie, son nom commenté et expliqué,
par Louis Torfs, p. 51.
- J.-B.Van Helmont, ad judicem neutrum
causam appellat suam et suorum Philadelphus, par C. Broeckx,
p. 65.
- Ambassade de sir Thomas Challoner
aux Pays-Bas et en Espagne sous Elisabeth, reine d'Angleterre,
par J. Felsenhart, p. 139.
- Les relations des Pays-Bas avec le Portugal
et l'Espagne, d'après un écrivain du XVIIe siècle,
par Émile Varenbergh, p. 157.
- Feesten en Feestijden. Natuur-, kerk-
en volksfeesten in oorsprong en beteekenis, par D. Buddingh',
p. 349.
- Néologismes archéologiques.
- Dolmen, Menhir, Cromlech, etc., par H. Schuermans,
p 426.
- Époque d'Odin, législateur
Scandinave, par P.-C. Van der Elst, p. 435.
- Antwerpen's naamreden, par Louis
Torfs, p 442.
- Barthélémy Tort
de Lasoude ou le négociant-négociateur, par
Louis Torfs (en collaboration avec L. Galesloot),
p. 454.
- Oude schependom van Antwerpen,
par Louis Torfs, p. 519.
- De l'orientation symbolique des églises
chrétiennes, par A. Kempeneers, p. 555.
- Afgescheidene gemeenten in Anhverpen,
par Louis Torfs, p. 668.
L'ensemble : 30 euros (code de commande : 03150).
ANDRÉ (Robert) et GYSELINGS (René) — La mortalité infantile en Belgique. Études démographiques. Bruxelles, Éditions de l'Institut de Sociologie - Université Libre de Bruxelles, 1971. In-8° (160 x 241 mm.) broché, 169 p.
En quatrième
de couverture :
L'objet
de ce livre est de mesurer le comportement selon l'âge (jours
et mois) de la mortalité infantile des régions du
pays et de dégager les âges et les causes des surmortalités.
Dans un premier chapitre, les auteurs situent la mortalité
infantile de la Belgique par rapport aux taux les plus faibles
enregistrés dans le monde. Le deuxième chapitre
étudie par des méthodes statistiques, notamment
par la méthode Bourgeois-Pichat, le comportement des décès
des enfants âgés de moins d'un an dans les provinces
et les arrondissements, déterminant les taux exogène
et endogène. Le chapitre suivant analyse les causes de
décès et contient une discussion du contenu médical
des notions de mortalités endogène et exogène.
Enfin, l'ouvrage se termine par la détermination des taux
exogène et endogène des arrondissements grâce
à l'application de la définition médicale
retenue, à des décès enregistrés dans
tout le pays. Les auteurs ont traité deux mille fiches
qui ont été réparties selon différents
groupes de causes. On a alors comparé ces résultats
à ceux déterminés par la méthode statistique
de Bourgeois-Pichat. La conclusion du livre est avant tout un
appel pressant en faveur de l'implantation d'hôpitaux d'enfants
en Belgique. Il souhaite que les grands ensembles régionaux
puissent chacun obtenir dans un bref délai son hôpital
d'enfants. L'ouvrage est illustré par 10 cartes et 25 figures.
10 euros (code de commande : 03120).
[AUBIGNÉ (Agrippa d')]. DESCHODT (Éric) — Agrippa d'Aubigné. Le guerrier inspiré. Paris, Robert Laffont, 1995. In-8° (154 x 241 mm.) collé, 358 p., exemplaire en très bon état.
En quatrième
de couverture :
Cet homme, l'un des plus grands poètes
français, a vécu avec une folle passion l'une des
plus folles et passionnées époques de l'histoire
de France : les guerres de Religion. Cet homme, l'auteur
des Tragiques, est un héros, tout droit sorti des
chants homériques.
D'un personnage de cette envergure, on ne peut
écrire une biographie académique. Lui-même
s'y oppose, qui bouscule tous les genres établis. Pour
lui redonner vie, on ne peut que s'identifier à lui, épouser
sa foi (protestante), ses élans, ses combats (innombrables :
grand homme de guerre, il fut de cent batailles et de mille escarmouches),
sa rigueur, sa fidélité (envers Henri de Navarre,
demain Henri IV), ses excès – sa grandeur
et sa noblesse hors du commun.
Pour dire ce que fut la vie d'Agrippa d'Aubigné,
Eric Deschodt a dû quitter les chemins de la biographie
traditionnelle et rejoindre la grande voie du récit historique
à la Dumas. Et c'est là qu'il retrouve la vérité
d'un homme et d'une époque dignes des grands tragiques.
Vendu.
[BONAPARTE
(Joseph)]. BERTIN (Georges) — 1815-1832. Joseph Bonaparte
en Amérique. Paris,
La Nouvelle Revue, 1893. [Paris
/ Librairie de la Nouvelle Revue / 18, Boulevard Montmartre, 18
/ 1893 / (Droits de traduction et de reproduction réservés)] In-8° (121 x 187 mm.) broché,
XV, [1 bl.], 422, [1 (table)], [1 bl.], 10, [2] p., un portrait
d'après une gravure de Rodolphe Piguet en frontispice,
cachet ex-libris du professeur Maurice-A. Arnould à la
page de garde.
Édition
originale de cet ouvrage d'une grande rareté !
Table des matières
:
- Dédicace.
- Index des noms cités dans le volume.
I. L'arrivée aux États-Unis.
II. Tâtonnements du début.
III. Premier établissement.
IV. Point- Breeze.
V. Le propriétaire.
VI. Le comte de Survilliers.
VII. Amitiés américaines.
VIII. Les exilés français.
IX. La politique.
X. La princesse Charlotte.
XI. Vie de famille.
XII. Correspondance.
XIII. Devant l'opinion.
XIV. Le chef de famille.
XV. Vue d'ensemble.
- Appendice A. État des titres originaux
du domaine de Point-Breeze, état de New-Jersey, États-Unis
d'Amérique.
- Appendice B. Liste des tableaux de la
galerie de Joseph, avec prix d'estimation faits par lui-même.
95 euros (code de commande : 03151).
[BORINAGE
- ALMANACH]. Armonak borin 1926. Dixième Année.
Mons - Frameries - Bruxelles,
Union des Imprimeries, 1926. In-8° (118 x 170 mm.) agrafé,
55 p., quelques publicités, exemplaire en bon état.
Ouvrage peu
courant, surtout en bon état !
Tâbe :
- Tâbes
des armonaks dè d’vant c’ticé.
- Callindier.
- Les saisons.
- Les Ponts.
- Les fiètes qui cange-té
tous l’s ans.
- Les esclipes.
- Avertissemint.
- Les vièls dictons.
- Prose.
- El gaillette Sainte-Barbe.
- L’autruche dou
général Kaumal.
- Dou blanc vîn
à bon markî.
- El corps n’in
put nî.
- Pou les înfants.
- A l’Clinique de
Turlupu.
- Couyonades mussenées
à gauche et droite.
- Vers.
- El kerton philosophe.
- In homme bî inl’vé.
- El fwan et les lapins
(fauke).
- L’Idem.
- Canson du bon buveu
d’gènéve.
- I faut awo é
fiér toupet !
- Em pée est sot.
- Cynique naïveté.
- L’indésirable
colis.
- Thèyate.
- El testament Madame
Boncwèr.
15 euros (code de commande : 03140).
CLAUDEL
(Paul) — L'Annonce faite à Marie. Mystère
en quatre actes et un prologue. 9me
édition. Paris, Éditions
de la Nouvelle Revue Française, 1914. In-8° (132 x
195 mm.) broché, 210, [2 bl.], [4 (catalogue de l'éditeur)],
[1 bl.], [1 (achevé d'imprimer)] p.
Ex-libris manuscrit
du docteur Charles Dupuis, de Quaregnon, sur la couverture et
petit cachet ex-libris du même sur la page de faux-titre.
Extrait de la notice du
site internet des éditions Gallimard :
Paul
Claudel confie en 1912 L’Annonce faite à Marie
aux Éditions de la NRF dont L’Otage a inauguré
le catalogue l’année précédente. Troisième
version de La Jeune Fille Violaine (la pièce sera
encore remaniée à deux reprises par la suite), mise
en scène dès l’année de sa parution
à la NRF par Lugné-Poe au Théâtre de
l'Œuvre, L’Annonce faite à Marie connaît
un succès éclatant et devient pour l’auteur
« l’œuvre capitale de sa vie ».
L’inspiration de ce drame, que Claudel
a retravaillé pendant plus d’un demi-siècle,
remonte au temps où il vivait dans sa campagne natale,
en Tardenois. L’intrigue, il dit l’avoir puisée
dans ce pays « de Haut-de-Hurle-vent » ;
dans les histoires de famille qu’on lui racontait ;
dans le rapport de ses deux sœurs… Ce qui est difficile
à vérifier. On peut juste affirmer qu’à
vingt-quatre ans, en 1892, il rédige une version « purement
villageoise » du texte sous le titre La Jeune fille
Violaine. À ce moment, il travaille à Paris
au ministère des Affaires étrangères. De
façon confidentielle, sans nom d’auteur, il a déjà
publié une pièce au souffle rimbaldien, Tête
d’or, à la Librairie de l’Art indépendant ;
La Ville est en instance de publication dans les mêmes
conditions. Il n’est donc lu que par des amis proches, des
condisciples de lycée : Daudet, Rolland, ou le providentiel
André Suarès qui lui a fait connaître Gide
et d’autres « mardistes », comme on
nomme ceux qui fréquentent l’appartement de Mallarmé
au 89 de la rue de Rome.
Aussitôt nommé, en octobre 1898,
consul à Fou-Tchéou, en Chine, il reprend son drame
pour mettre au point une deuxième version, qu’il publie
en 1901 au Mercure de France dans un volume intitulé
L’Arbre qui réunit tout son théâtre.
Un sommeil de presque dix ans tombe ensuite sur la pièce.
En février 1909, désormais reconnu pour ses poèmes
(Connaissance de l’Est, en particulier), Claudel reçoit
une lettre de Gide qui lui présente la requête de
deux acteurs du Théâtre d’art, lesquels tiennent
absolument à jouer La Jeune fille Violaine. Il s’y
oppose. Il argue qu’il lui faut d’abord la rendre plus
scénique en accentuant ses aspects solennels. Il transforme
l’ancien drame paysan en « mystère »,
rajoute, entre les pages, un miracle : la résurrection
par Violaine de l’enfant de sa sœur Mara. Puis, en 1910-1911
à Prague, au couvent d’Emmaüs, il a soudain l’idée
que son drame prendrait sa forme définitive à une
époque qui ne serait pas celle de nos jours, mais plutôt
celle d’un moyen-âge de convention, baigné de
cette liturgie qu’il redécouvre alors avec fascination.
Après quelques remaniements, il rebaptise sa pièce :
L’Annonce faite à Marie.
Il en remet les feuillets à André
Gide, à qui il sait gré d’avoir choisi L’Otage
comme premier titre des Éditions de la NRF en juin 1911.
L’Annonce paraît d’abord en cinq livraisons
dans la revue, de décembre 1911 à avril 1912. Le
7 janvier, après en avoir colligé avec Rivière
le premier acte, Gide est extraordinairement ému par une
scène (le départ du père en Palestine) ;
les larmes lui montent aux yeux : « Il faut, écrit-il,
qu’on porte cela au théâtre… et bientôt. »
L’Annonce est d’ailleurs la première pièce
de Claudel à être représentée, avant
Le Partage de midi (dont la première version date
de 1905), avant L’Otage… À la fin de décembre,
Lugné-Poe s’en empare au mythique Théâtre
de l’Œuvre, où furent donnés les grands
drames symbolistes dont L’Annonce est d’évidence
le fruit. C’est un gros succès. Émues par la
respiration du verset claudélien, plusieurs troupes portent
la pièce dans le monde entier.
7 euros (code de commande : 03141).
CORAN
(Pierre, pseudonyme d'Eugène Delaisse) — La Belle
Amour. Préface de
Maurice Carême. Photographie de Luc Freché.
Bruxelles, Louis Musin, 1978. In-8° (185 x 270 mm.) broché
sous couverture à rabats, 29 p., exemplaire sur Arches,
rousseurs à la couverture.
Avec une dédicace
au couple Maigret de Priches, de Saint-Symphorien.
Extrait de la préface
:
Saint-Exupéry
déclarait : « S'aimer, ce n’est pas
se regarder l'un l'autre, c'est regarder ensemble dans la même
direction. » Or, Pierre et Irène se sont admirablement
entendus pour réaliser ensemble une œuvre qui a déjà
enchanté des générations d'enfants.
C’est l'ensemble de tout cela que Pierre
Coran a voulu intégrer dans La Belle Amour. Je n'imiterai
pas les préfaciers qui crient au génie quand ils
présentent un livre. Coran s'est attaqué au sujet
le plus difficile à réussir. Les poèmes d'amour
demandent un tel équilibre entre la sincérité
des sentiments et l'art de les exprimer qu’il est extrêmement
hasardeux d'en écrire après Ronsard, Racine, Lamartine,
Hugo, Musset, Baudelaire, Apollinaire et combien d'autres. J'en
ai fait moi-même l'expérience. Puisse Pierre Coran
avoir réussi cette merveilleuse exégèse d’un
amour accompli, lui qui a eu cette chance exceptionnelle d'avoir
mené à bien une œuvre spirituelle et une œuvre
charnelle et de devenir ainsi un homme dans la plus belle acception
que l'on puisse donner à ce mot.
13 euros (code de commande : 03128).
CRICKILLON (Jacques) — Au bord des fonderies mortes. Roman. Lausanne, L'Âge d'Homme, 1998. In-8° (141 x 210 mm.) collé, 175 p., (collection « Contemporains »), exemplaire en très bon état.
En quatrième
de couverture :
Dans
ce livre dérangeant, profondément tonique, se conjuguent
des vers et des proses, des hymnes et des sketches, des prières
et des farces et sarcasmes, une mythologie qui associe la spiritualité
himalayenne, le jour à jour des basses terres, et Auschwitz,
et la cave de l’enfant martyr. Crickillon, « l’Indien »
comme on le surnomme, repart en guerre avec l’humain comme
il ne va pas. On rit beaucoup, on frémit, et par la souveraine
cruauté de l’évidence on se retrouve investi
de la lumière de l’amour.
Poète, romancier, essayiste, critique littéraire,
Jacques Crickillon est l’auteur d’une œuvre vaste
et tentaculaire dont la cohérence suscite depuis longtemps
l’admiration.
Professeur d’histoire des littératures,
membre de l’Académie Royale de Langue et de Littérature
française de Belgique, ce poète incessamment inspiré
a désormais des partisans comme le mystère peut
avoir des fidèles.
5 euros (code de commande : 03134).
[CUMMINGS
(Edward Estlin)]. E. E. Cummings. Dossier
rassemblé par Thierry Gillybœuf. Traductions
de Thierry Gillybœuf et Jacques Demarcq. Bassac, Plein Chant,
2002. In-8° (146 x 225 mm.) broché, 254 p.,
quelques illustrations, exemplaire en bon état.
Il s'agit du
n° 74-75 - Hiver-printemps 2002 de la revue Plein
Chant.
Table des matières
:
- Quelque
part où je n’ai jamais voyagé..., par E.E.
Cummings.
- Je, par E.E. Cummings.
- Chronologie.
- Cummings et la Tradition Moderniste,
par Norman Friedman.
- De l’impression de langue étrangère,
par Isabelle Alfandary.
- Cummings ; ponctuer, par
Christophe Marchand-Kiss.
- Que les gens s’écarquillent
soigneusement, par Marianne Moore.
- Une fois un, par Marianne Moore.
- Cummings et Miss Moore, par Jacques
Demarcq.
- Ezra Pound et le « Kamarade »,
par Jacques Demarcq.
- E.E. Cummings vivant, par Ezra
Pound.
- E.E. Cummings / Examental, par
Ezra Pound.
- La poésie de E.E. Cummings,
par Salvatore Quasimodo.
- Introduction / Poèmes,
par E.E. Cummings
- Cummings en bas de casse, par
William Carlos Williams.
- Cummings vs Williams, par Jacques
Demarcq.
- « le chant est silence »,
par Michael Webster.
- Le Personnel Amour, par Philippe
Blanchon.
- N’importe qui peut être
n’importe qui, par Tero Valkonen.
- La Berceuse pour Ernest Hemingway,
par Richard S. Kennedy.
- Le symbole de la pluie dans la poésie
de Cummings, par Thierry Gillybœuf.
- La Correspondance Cummings-Grossman,
946-1962, par Jacques Demarcq.
- Cummings Pourquoi peignez-vous ?,
par E.E. Cummings
- Him, par E.E. Cummings
- Bibliographie 245
- Protagonistes.
Vendu.
DEMARGNE (Pierre) — Naissance de l'art grec. Par Pierre Demargne. Paris, Gallimard, 1974. In-4° (230 x 280 mm.) sous reliure et jaquette d'éditeur, 335 p., nombreuses héliogravures et autres illustrations en couleurs, cartes (collection « L'Univers des Formes », n° 6), exemplaire en bon état.
Table des matières
:
- Avant-propos.
Première partie. Arts préhelléniques,
arts mycéniens.
I. La découverte des
civilisations préhelléniques.
II. Les cadres géographiques
et chronologiques de l'art égéen. - Tableau de la
chronologie préhellénique.
III. La préhistoire
égéenne : l'Âge de la Pierre, le Chalcolithique
et le Bronze ancien.
IV. Le Bronze moyen et la
civilisation des premiers palais crétois.
V. Le Bronze récent
et la civilisation des seconds palais crétois.
VI. Le Bronze récent
et la civilisation mycénienne.
VII. L'élargissement
du monde mycénien : la naissance de civilisations composites.
VIII. Homère, Mycènes
et les écritures mycéniennes. Conclusions sur l'art
préhellénique.
Deuxième partie. Le haut archaïsme
grec.
IX. La découverte du
haut archaïsme, géométrique et orientalisant.
X. Les cadres géographiques
et chronologiques du haut archaïsme grec. - Tableau de la
chronologie du haut archaïsme.
XI. Du mycénien au
géométrique : héritages et nouveautés.
XII. Grèce et Orient.
XIII. Le haut archaïsme
grec : l'art orientalisant.
XIV. Le haut archaïsme
grec et les domaines périphériques : orientalisation
et hellénisation.
- Conclusion.
Troisième partie. Mise a jour 1974.
- La préhistoire
égéenne. Le Bronze moyen et les premiers palais
crétois. Le Bronze récent et les seconds palais
crétois. Le Bronze récent et la civilisation mycénienne.
L'élargissement du monde mycénien. Homère,
Mycènes et les écritures mycéniennes. Du
mycénien au géométrique. L'art orientalisant.
Quatrième partie. Documentation générale.
- Plans et reconstitutions.
- Bibliographie.
- Dictionnaire-index.
- Cartes.
Vendu.
DE
MULDER (L.) — Causeries littéraires. Esquisses-critiques-portraits
par L. De Mulder Professeur à l'Athénée royal
de Mons. Lettre-préface
d'Antoine Clesse. Frameries, Dufrane-Friart, 1887. [Frameries / Typographie Dufrane-Friart,
Libraire-Éditeur / 36, rue de Jemappes, 36 / 1887] In-8° (147 x 230 mm.) broché,
158 p., exemplaire bien complet du petit feuillet d'errata,
cachet ex-libris de Paul de Sadeleer sur la page de garde
Un ouvrage peu
courant !
Table des matières
:
- Dédicace.
- Lettre d'Antoine Clesse.
- Écrivains belges.
- Pierre Moutrieux.
- Camille Lemonnier.
- Antoine Clesse.
- Benoit Quinet.
- Edmond Picard et Lucien
Solvay.
- Edmond Picard.
- Camille Desguin.
- Octave Pirmez.
- Octave Gillion.
- Adolphe Mathieu.
- Jean-Baptiste Descamps.
- Hippolyte Laroche.
- Louis Hymans.
- Charles Potvin.
- Émile Valentin.
- Henri Conscience.
- Émile Greyson.
- Georges Rodenbach.
- André Van Hasselt.
- Jean d'Ardenne (Léon
Dommartin).
- Écrivains français.
- Corneille.
- Gambetta, orateur.
- Béranger.
- Mirabeau.
- Alphonse de Lamartine.
- Alfred de Musset.
- Chateaubriand.
- Henri Murger.
- Victor Hugo.
- Zola et l'École
Réaliste.
- Écrivains étrangers.
- Le Dante, l'Aristote
et le Tasse.
- Shakespeare.
- Conclusion.
Vendu.
DERONCHÊRE (Jean-Marie) — Les mains tristes. Illustrations de Jean-T. Debattice Bruxelles - Namur - Paris, La Cité Moderne, 1941. In-8° (203 x 213 mm.) broché, 82 p., 9 bois gravés, ex-libris manuscrit de Georges Dumont daté de 1942 sur la page de titre, exemplaire en très bon état.
Article de presse signé
Jean de la Lune (7 décembre 1941) :
Un
jeune poète wallon, Jean-Marie Deronchêne, auquel
l'on doit déjà Chansons de mes vingt ans
et À mi-voix, vient de nous offrïr Les mains
tristes, une suite de poèmes qu'il écrivit,
l'an passé, durant sa captivité en Allemagne. Le
recueil est illustré de bois gravés par Jean Debattice
qui fut, comme Deronchêre, prisonnier de longs mois. Ainsi,
les premiers recueils de poèmes de ces jeunes soldats,
rentrés depuis peu de captivité, nous parviennent
déjà, chargés de strophes où palpite
leur âme et se confie leur peine. Ces vers, ils les écrivirent
au long des soirées mornes qui n'en finissaient plus en
leur lointain stalag.
Comme on sent, en lisant ces poèmes,
que des fantômes rôdaient sans cesse autour de ces
jeunes hommes en exil ! Une mère, un enfant, le visage
aimé de cette jeune fille, ce corps de femme plus enivrant
que tous les parfums. Tout au long des pages que voici palpite
un jeune amour au cœur battant, un amour autour duquel planent
les ailes de la mort. Avoir vingt ans, être celui qui aime
et qui espère, et n'être point sûr de vivre
encore demain !
Nous avons été particulièrement
sensible à cette « Ballade von Stablack »,
datée du 22 juin 1940, qui est un beau chant d'espérance
et de foi. D'ailleurs, tandis que nous tournons les pages de ce
livre, les espoirs du poète chantent en nous, et ses silences
résignés, et ses retours cent fois rêvés
au long de ses nuits voyageuses.
Les illustrations, elles aussi, dessinent de
beaux rêves. Visage de cette jeune fille aux longs cheveux
clairs ; ce grand garçon, pareil un peu au Grand Meaulnes,
qui écarte les branches d'un taillis afin de mieux contempler
le toit fumeux de sa maison; cette colline au sommet de laquelle
un arbuste et un jeune garçon résistent tous deux
au vent mauvais qui les emporte ; ces visages de soldats
marqués par la douleur, ces dos ployés vers des'
mâts et des voilures ; cette porte entr'ouverte sur
un retour si longtemps attendu; toute cette imagerie sombre de
la vie des exilés, on la voit et la sent se dresser à
travers les pages de ce recueil où deux jeunes artistes
ont laissé le meilleur d'eux-mêmes.
Ces mains tristes, on souhaite les serrer fortement
dans les siennes. À ces hommes que la douleur, si longtemps,
habita (mobilisation, guerre, captivité), l'on voudrait
dire : « Pour vous, voici venue la fin du cauchemar.
Ces mains, qui connurent le poids du fusil, de la bêche
et de la pioche, ces mains qui ont soigné des camarades
blessés, ces mains tristes d'avoir frôlé la
mort cent fois et lourdes aussi de l'expérience humaine,
levez-les dans la lumière
Car voici la saison nouvelle
Et les amours seront plus
belles
Puisque les femmes ont pleuré.
10 euros (code de commande : 03123).
DUNAN (Renée) — Le prix Lacombyne. Illustré par J. Oberlé. Dixième édition. Paris, Mornay, 1924 (achevé d'imprimer 30 juillet 1924). In-8° (133 x 188 mm.) broché, X, 256 p., exemplaire en bon état.
Extrait de la préface
:
J'ai lu le Prix Lacombyne. Certes je
ne reprocherai point à l'auteur le subtil calembour de
son titre. Il rappelle les plus délicates épigrammes
de l'Anthologie grecque. Mais je dois avouer qu'un tel livre met
les nerfs à rude épreuve.
Non point que l'horreur sacrée décrite
pas le poète m'ait envahi à la lecture des aventures
de Paul Le Raive et de sa douce amante Dany Cysthe ; muse
nouvelle unissant la Science aux savoirs ménagers.
Non point encore que j'aie connu – il s'en
faut peut-être de trop... la lourdeur du sommeil à
lire le Prix Lacombyne... [...]
Mais tant d'émois, et des plus redoutables ;
d'amours, et de toutes les amours ; d'argent et d'orgueils,
tant de secousses en l'âme des héros du Prix Lacombyne
ont retentit sur la mienne, et j'ai amèrement regretté
de n'avoir plus l'âge qui permet ces assauts, tant et des
plus doux assauts, contre toutes choses désirables, et
que je me sentais désirant encore malgré le temps.
Ce livre, lecteur, mon ami, et vous lectrice,
pour qui le mot amie serait trop léger, ce livre est la
fleur parfumée et gracieuse, cueillie par la nymphe en
un pré.
Le charme en est grand, la langue est souple
comme le corps de ces danseuses qui émurent parfois le
doux Platon. Plenum rimrum sum pourrait-il dire. Et son
style harmonieux fait songer au reflet balancé du soleil
sur la mer.
Certes, c'est une œuvre délicieuse
et qui renoue une magnifique tradition d'art, de satire, de grâce
et d'ironie. Tout, comme sur le front de la déesse, y est
serti dans l'or d'une forme pure.
Cela doit être dit.
Mademoiselle Renée Dunan, au milieu de
notre civilisation violente, hargneuse et dure, apporte le souriant
visage qui apaise les flots.
Ainsi, sous sa plume, les plus tragiques remous
de quelques groupes humains secoués par l'ambition, le
désir et l'orgueil, s'attestent burlesques et restent vrais.
On y voit la fortune jouer avec le destin.
Et c'est bien là toute l'histoire des
hommes.
Table :
- Le Prix Lacombyne.
- Présentation
du Prix Lacombyne.
I. Réveils.
II. La Combyne.
III. Chez Siegrid Lumages.
IV. Les candidats.
V. Éditeurs.
VI. Jalousie.
VII. Apetyl Zinge, critique.
VIII. En allant chez Isyne
Thalassiou.
IX. Chez Isyne.
X. Le Comité se réunit.
XI. La folie Lacombyne.
XII. L'outsider.
XIII. Derniers efforts.
XIV. La combinaison Lacombyne.
- Le coq dû à Esculape.
I. Un début littéraire.
II. Nocturne.
III. Le voyageur perdu.
IV. La belle ivrogne.
V. La nuit est close.
18 euros (code de commande : 03143).
[ENGHIEN - CERCLE ARCHÉOLOGIQUE D'ENGHIEN]. Annales du Cercle Archéologique d'Enghien. Tome XXVI. Enghien, Cercle Royal Archéologique d'Enghien, 1990. In-8° (160 x 238 mm.) broché, 174 p., illustrations en noir et en couleurs.
Table des matières
:
- Hommage
à Monsieur Raoul Dufour, par Yves Delannoy,
p. 5.
- À propos des beaux jardins
du duc d'Arenberg. Deux visiteurs de marque : le prince Guillaume III
d'Orange et l'architecte Nicodème Tessin (1676 et 1687),
par Erik-A. de Jong, p. 13.
- Un dessin des murailles d'Egnhien
en 1678, par Yves Delannoy, p. 25.
- Le Mail du Parc d'Enghien, par
Yves Delannoy, p. 29.
- De quelques aspects d'Enghien sous
l'occupation française, par J. Reygaerts, p.
55.
- Les roses de Louis Parmentier (1782-1847),
par Fr. Mertens.
- À propos des œuvres d'art
du musée d'Arenberg à Enghien, par J.-P.
Tytgat, p. 97.
- Rapport d'activité de l'exercice
1990, par Yves Delannoy, p 161.
- Liste des membres du Cercle archéologique
d'Enghien, p. 164.
- Liste des sociétés et organismes
avec lesquels le Cercle échange ses publications, p. 171.
10 euros (code de commande : 03118).
ÉROUBE (Pierre Jean) — Le voyage érotique de lady Margret. Paris, Nouvelle Société des Éditions Encre, 1982. In-8° (136 x 215 mm.) collé, 177 p., couverture et 10 illustrations en noir à pleine page par Yvana Stella.
Extrait :
«
La route m'appelle et m'attire, de l'Est à l'Ouest, au
Sud au Nord »... Il suffit d'une chanson, et la route de
Bénarès devient une sorte de chemin des sortilèges.
Les femmes en sari paraissent beaucoup plus belles, et Herbert
entreprend leur description, comme s'il décrivait un fruit
mystérieux, un parfum jamais connu :
— Regarde ! Leurs saris cachent des dou­ceurs
fabuleuses. Elles n'ont pas peur des caresses. Elles savent que
les caresses ne sont pas un péché, mais une ivresse,
quelque chose qui bouleverse à la fois l'âme et le
corps.
Herbert s'assied sur le bord du chemin, observe
les femmes qui viennent sans doute du village voisin, et ses yeux
se mettent à briller.
Je ne suis pas jalouse. Comment pourrai-je être
jalouse de son ivresse, puisque cette ivresse ne m'appartient
pas, qu'elle appar­tient à tous ?
À bien y réfléchir, je
comprends un peu pourquoi j'ai quitté Cottage House. Pour
découvrir cette nouvelle forme de vie qu'Herbert appelle
« l'Ivresse ».
Nous nous sommes arrêtés près
d'un temple en ruine, ou plutôt ce qu'il en reste, c'est-à-dire
un pan de mur éboulé, entouré d'une végétation
noircie, calcinée.
— C'est là que les saddhous de Patna
brûlent leurs morts, quand ils remontent sur Bénarès.
Mais vois-tu, Margret, ce n'est pas un lieu de mort. C'est là
aussi qu'ils méditent sur les mystères de l'amour,
sur les secrets de la vie !
L'exaltation d'Herbert ne me surprend plus,
pas plus qu'il ne me surprend lorsqu'il m'attire contre lui.
— Margret, tu es plus belle que toutes
ces femmes en sari, plus vivante, plus réelle. Regarde
la cendre... tu es la vie dans cet espace de mort. Relève
ta robe... je veux voir tes cuisses briller au soleil.
Une fois de plus la magie des mots, et tout
devient possible, et les obstacles disparaissent. J'imaginais
la tête de maman, si elle pouvait me voir allongée
sur l'herbe brûlée, là où les shaddous
font brûler les corps, ma jupe relevée jusqu'au ventre,
les cuisses ouvertes, offerte aux caresses d'Herbert, au soleil,
à l'Inde toute entière.
6 euros (code de commande : 03125).
EURIPIDE — Les Troyennes. - Iphigénie en Tauride. - Électre. Traduction de Léon Parmentier et Henri Grégoire. Hélène. Traduction de Henri Grégoire. Le Cyclope. - Les Phéniciennes. - Oreste. Traduction de Louis Méridier. Iphigénie à Aulis. Traduction de Gustave Hinstin. Les Bacchantes. Traduction de Yves Florenne. Introduction et notes par Yves Florenne. Paris, Le Club Français du Livre, 1969. In-8° (145 x 214 mm.) sous reliure d'éditeur réalisée d'après les maquettes de Jacques Daniel, XVI, 592 p., un portrait en frontispice, (collection « Les Portiques », n° 71), exemplaire numéroté (n° 5748).
Extrait de l'introduction
:
Il
y a une beauté des nombres, et toute beauté a un
sens. Est-il tout à fait indifférent pour l'esprit
que la création dramatique d'Euripide tienne dans les bornes
exactes d'un demi-siècle ; que ce demi-siècle
soit décisif pour la Grèce ; et que sur les
quelque quatre-vingt-dix drames du poète, il nous en reste
deux fois neuf ? — Vestige recueilli moins par l'effet
d'un hasard malheureux que par celui d'une sélection, puisque
ceux des ouvrages que nous ne connaîtrons vraisemblablement
jamais n'ont pas été à proprement parler
perdus, mais éliminés par un choix, ou une suite
de choix, dont la postérité a dû se contenter.
Ce n'est pas non plus exactement un hasard ou
la plus élémentaire division par deux, mais les
lois de la symétrie, de l'équilibre, les exigences
d'un partage plus profond, qui ont distribué neuf tragédies
dans chacun des deux tomes de notre Théâtre d'Euripide.
Chacun des deux groupes de neuf pièces, en effet, correspond
à deux périodes distinctes et fortement caractérisées
de la vie et de la pensée du poète tragique. Dans
leur unité, cette vie et cette pensée portent la
même marque que les tragédies : elles sont,
elles aussi, à deux versants.
Neuf tragédies, donc, sur chacun de ces
versants, l'un et l'autre très irrégulièrement
mesurés par la ligne de partage du temps. Le premier monte
en pente douce tout au long de huit lustres, le second tombe abruptement
du haut de neuf années. Perspective en trompe-l'œil,
d'ail­leurs, pour l'activité créatrice d'Euripide
et qui n'en reproduit nullement les proportions : en effet,
les pièces perdues appartiennent presque toutes à
la plus longue période, et nous possédons la plupart
de celles composées durant la plus courte. Mais je ne verrais,
là encore, qu'un demi-hasard, si l'on se souvient que les
pièces conservées l'ont été par choix.
Et ce choix souligne à quel point l'image des deux versants
– ascendant, descendant – ne vaut que pour
le temps, nullement pour la fécondité et la vigueur
créatrices. Tout au contraire, chez Euripide, à
ce déclin de l'âge correspond une étonnante
ascension de l'âme et de l'art. Il se trouve que dans ces
neuf dernières années son génie dramatique,
sa pensée, sa conscience, son humanité ont atteint
une pléni­tude, une hauteur, un sens pathétique
et prophétique qu'ils n'avaient pas encore connus. C'est
au terme d'une longue vie et d'une carrière commencée
à vingt-quatre ans, achevée à soixante-quatorze,
que le poète donne quelques-uns de ses chefs-d'œuvre ;
c'est dans l'ombre de la mort qu'il écrit son chef-d'œuvre
tout court : ces admirables, mystérieuses, magiques
Bacchantes, toutes baignées, jusque dans l'horreur,
d'une aube étrange d'espérance et de résurrection.
Du reste, la dernière tragédie
d'Euripide est moins insolite dans son œuvre qu'on l'a souvent
dit. Elle apparaît au contraire comme la spirale extrême,
scellée par la mort, de cette ascèse plus fermement
soutenue et tendue à la fin, mais qui entraîna toute
la vie et la pensée de l'ami de Socrate.
10 euros (code de commande : 03144).
FAUVIEAU (Hector) — Le Borinage. Monographie politique, économique, sociale. Frameries, Union des Imprimeries, 1929. In-8° (165 x 250 mm.) broché, 358 p., exemplaire non coupé.
Préambule :
De belles pages ont été écrites
sur le Borinage. On en a donné surtout, de manière
charmante, les traditions et usages populaires, les anciennes
poésies et les anciennes légendes ; les chants,
les proverbes et les jeux. Certes, le travail, le rude labeur
de l'ouvrier mineur a été magnifié. Mais,
dans toute la littérature ayant pour sujet le Borinage,
j'ai vainement cherché une œuvre d'investigation statistique.
Il m'a semblé qu'un travail qui aurait
pour objet l'étude de la population boraine, de sa formation,
de son évolution, de ses activités, de ses réalisations
dans les divers domaines de l'industrie, du commerce, de l'enseignement,
de la politique et de ses organisations économiques et
professionnelles devait présenter un attrait tout particulier
pour celui qui, Borain lui-même et aimant le Borinage, s'y
livrât et y prît goût, ainsi qu'un intérêt
irrésistible pour le public.
Mêlé intimement à sa vie,
témoin intéressé de son évolution,
l'idée nous en était déjà venue il
y a une dizaine d'années.
Alors, déjà, il nous semblait
que, pénétrer profondément dans l'étude
de cette région, en examiner la position au point de vue
politique et social, eût été d'un incontestable
enseignement.
Les mouvements populaires français, depuis
la grande Révolution, ont toujours eu une répercussion
immédiate et plus ou moins sérieuse sur le Borinage.
Des convulsions, les unes d'apparence bénignes, d'autres
plus grandes n'ont pas cessé de le secouer jusqu'aux années
1880 à 1885 qui virent préparer et organiser la
grande enquête sur la situation de la classe ouvrière
et, au cours de l'année 1893, la Belgique politique subit
une modification profonde qui alla s'accentuant comme mue par
un rythme puissant. Onze ans plus tard, le Borinage apparaissait
à l'esprit attentif considérablement changé.
Alors, déjà, l'on pouvait dégager, d'un ensemble
de faits, certaines répercussions très marquées
sur la population, sur le caractère, sur les rapports sociaux,
sur la vie économique et morale. Elles étaient le
fait d'une transformation et d'une évolution lentes, mais
réelles.
Il y eut la guerre.
Dix années nous en séparent. Les
événements, les bouleversements de tous ordres se
sont opérés avec une rapidité étonnante,
mais irrésistible. Qu'on le veuille ou non, le travail
participe au pouvoir. Le fait entraîne des conséquences
qui rendent plus heureux les uns, et qui terrifient les autres.
L'ouvrier est devenu un collaborateur et, dans bien des cas, un
associé du patron. Et pour citer un exemple plus typique,
la communauté d'intérêt qui unit l'ouvrier
mineur du Borinage aux conseils d'administration et à la
direction des sociétés anonymes charbonnières
est indiscutable.
Une controverse s'élève à
l'heure présente, qui tend à établir un désaccord
irrémédiable entre des doctrines économiques
qui s'attribuent exclusivement une aussi profonde révolution,
oubliant ou négligeant le progrès sous toutes ses
formes et dans ses multiples applications, le progrès humain.
Laissons les philosophes et les économistes
à ce jeu d'exégètes et de prophètes.
Notre tâche sera plus modeste. Elle consistera à
établir comment et dans quelle mesure le Borinage s'est
dégagé de l'étreinte de la misère
matérielle et morale d'un long passé.
Pour ce travail, nous avons résolu de
ne nous adresser qu'aux faits.
Et nous sommes mieux en mesure, aujourd'hui,
de le réaliser. Notre position dans le monde ouvrier nous
a permis, depuis trente années bientôt, d'enregistrer
maints faits et constatations qui abondent en enseignements de
tous genres. Appelé, le lendemain de l'armistice, à
l'administration d'une des plus importantes communes boraines,
ayant pu pénétrer plus sûrement encore les
faits qui sont propres à la population et à ses
phénomènes divers, ayant décelé les
problèmes qui occupent la société moderne,
voilà ce qui fut déterminant.
Certes, l'on objectera que, visant un but aussi
considérable, une certaine garantie de neutralité
est indispensable. Mais, tout homme normal professe, en toute
chose, une opinion. La neutralité, spécifiquement,
est un non sens.
Nous tenons à dire que ce travail est,
avant tout, un exposé de faits.
Nous nous sommes efforcé de dresser,
en regard de la situation actuelle, celle d'époques antérieures.
Nous ne dissimulons pas l'importance de semblable tentative et
cependant, nous devons reconnaître que les matériaux
existants sont souvent bien incomplets ; ceux nécessaires
à certaines recherches, même d'ordre purement statistique,
font aussi trop souvent défaut.
Néanmoins, nous croyons avoir réuni
et situé suffisamment de matériaux pour permettre
les comparaisons utiles.
Nous osons espérer que l'on ne nous accusera
pas de les juger et d'en tirer des conclusions à des points
de vue qui peuvent être les nôtres, ou d'avoir fait
état d'opinions personnelles. Nous croyons avoir réussi
à nous en tenir à une objectivité rigoureuse
des faits, et les conclusions nécessaires sans lesquelles
notre travail n'aurait aucune raison d'être, nous les avons
formulées dans la plénitude la plus absolue de notre
indépendance.
Sans doute, l'on pourra nous faire des reproches ;
mais nous avons la conviction qu'avec un peu d'impartialité
l'on nous accordera un mérite : celui de la franchise
et de la sincérité.
Nous avons contracté, vis-à-vis
de fonctionnaires et d'employés de nos administrations
publiques, plus rarement vis-à-vis d'amis, une dette de
reconnaissance. À défaut des renseignements qui
nous ont été prodigués de la manière
la plus obligeante, il nous eût été impossible
de publier ce travail.
Que tous ceux qui nous ont fourni les documents,
les statistiques et les matériaux utiles, reçoivent
ici l'expression de notre gratitude la plus vive et la plus sincère
Table des matières :
Chapitre I : Définition et origine.
- Étendue territoriale.
- Le sous-sol.
- Historique.
- L'Homme.
- Le Patois.
- L'Habitation.
- Le Village.
Chapitre II : Démographie.
- Mouvement de la population.
- Densité de la
population.
- État Civil.
- Les divorces.
- Répartition
d'après les langues parlées.
- Logements.
- Abandon d'enfants.
Chapitre III : État agricole,
industriel et commercial.
- Agriculture.
- Artisanat.
- Industrie.
- Les Mines.
- Le Commerce.
Chapitre IV : Organisation sociale du
travail.
- La femme et l'enfant
dans l'industrie.
- La femme et l'enfant
dans la législation sociale d'aujourd'hui.
- L'apprentissage.
- La durée du
travail.
- Les accidents du travail
et leurs suites.
- La longévité
ouvrière.
- Les grèves.
- Le Borinage dans la
législation industrielle, minière, sociale.
Chapitre V : La Guerre - Problèmes
économiques.
- La Guerre.
- Reconstruction et crise.
- La situation matérielle
des travailleurs.
- Le coût de la
vie.
- Les salaires.
- Les pensions ouvrières.
Chapitre VI : La vie économique,
politique et sociale.
- Les sociétés
coopératives.
- Les mutualités.
- Les unions professionnelles.
- Les organisations politiques.
- La position des partis.
- L'Enseignement.
- Les activités
intellectuelles et éducatives.
- Situation matérielle
et morale.
- Conclusion.
- Index.
20 euros (code de commande : 03138).
GIDDINGS (J. Louis) — 10 000 ans d'histoire arctique. [Titre original : Ancient Men of the Arctic.] Traduit de l'américain par Liliane Princet. Préface de Jean Malaurie. Paris, Fayard, 1973. In-8° (145 x 224 mm.) sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 496 p., illustrations in et hors texte, cartes (collection « Civilisations du Nord »), bon exemplaire.
Sur la jaquette :
Il
a fallu attendre le « siècle des lumières »
pour que l'histoire de la terre et l'origine des hommes perde
son caractère légendaire et entre dans une phase
scientifique. En établissant les relations nécessaires
entre les phénomènes géologiques, l'évolution
de la vie et l'histoire de l'homme, une nouvelle génération
d'anthropologues et de géohistoriens en U.R.S.S., aux U.S.A.
et maintenant en France, prend acte des origines boréales
de nombre des principales civilisations.
Nul n'est allé plus loin que J. Louis
Giddings dans l'exploration des sites arctiques et dans l'étude
des cultures successives qui, dès la fin de la dernière
glaciation, se sont développées entre le Groenland
et le Détroit de Bering. Ses recherches devaient être
couronnées de succès, puisque c'est à lui
que l'on doit trois des découvertes les plus importantes
dans ce domaine : celle, en 1948, du complexe microlithique
de Denbigh Flint qui remonte aux environs de l'an 3000 av. J.-C.
et marque vraisemblablement le début des cultures esquimaudes ;
la révélation, en 1958, des plages du Cap Krusenstern,
grâce auxquelles on put établir la chronologie des
anciennes civilisations de l'Alaska ; la découverte
enfin, à Onion Portage, d'objets qui, par leur parenté
avec les ustensiles des Aléoutiennes et du site de Shirataki
au Japon, permettraient de retracer l'histoire des civilisations
du nord de l'Amérique jusqu'aux abords de l'an 11000 av.
J.-C.
Le dernier ouvrage de J. Louis Giddings - publié
après sa mort par sa femme et ses proches collaborateurs
- nous fait connaître ces découvertes et les événements,
souvent drôles et toujours passionnants, qui les ont précédées
et parfois provoquées.
12 euros (code de commande : 03139).
[GIVRY]. Les livrets givryens - Revue du Cercle « Le Vieux Givry ». N° 12 - Juin 1995. Givry, Cercle Le Vieux Givry, 1995. In-4° (210 x 296 mm.) agrafé, 48 p., nombreuses illustrations en noir, exemplaire en parfait état.
Sommaire :
- Éditorial,
par Bernard Cornut, p. 1.
- Le crash du Lancaster W.4317,
par Raynald Penant, p. 2.
- La chapelle Notre-Dame de Pitié
à Givry, par Bernard Cornut, p. 11.
- Chronique des pompiers de chez nous,
par Raynald Penant, p. 16.
- La vie du Cercle, p. 35.
- L'autre camps de Givry en mai 1693,
par Bernard Cornut, p. 37.
- Les Tahon de la Motte, Seigneurs de
Vellereille-le-Sec, par Raynald Penant, p. 43.
Vendu.
HEERINGA (Klaas) — De rekeningen en andere stukken in 1607 uit de Hollandsche rekenkamer naar de Zeeuwsche overgebracht. Het Henegouwsch-Beiersche tijdvak. 1319-1432. 'S-Gravenhage, Nijhoff, 1913. In-8° (182 x 273 mm.) broché, 106 p., (collection « Rijks Archief-Depôt in de Provincie Zeeland »).
Table des matières
:
- Inleiding.
- Inventaris.
- Eerste gedeelte :
Rekeningen van de rentmeesters van Zeeland, van Bewesten en van
Beoosten Schelde. Met bijlagen.
I. Rekeningen
van den rentmeester van Zeeland.
II. Rekeningen
van de rentmeesters van Bewesten en van Beoosten Schelde. 1330-1390.
III. Rekeningen
van den rentmeester van Bewesteu Schelde. 1390-1431.
IV. Rekeningen
van den rentmeester van Beoosten Schelde. 1390-1431.
- Tweede gedeelte :
Andere rekeningen met bijlagen.
I. Rekening
van den ontvanger der jaarbede in Walcheren.
II. Rekeningen
van den ontvanger der beden in Beoosten Schelde.
III. Rekeningen
van den rentmeester der goederen in Beoosten Schelde, den graaf
toegevallen door den dood van graaf Gwy van Bloys.
IV. Rekening
van den baljuw van Reimerswaal.
V. Rekening
van den baljuw van Zierikzee.
VI. Rekeningen
van den pachter van den tol te Yersekeroord.
- Regestelijst.
- Bijlagen.
I. Lijst van de in 1607 uit
de Hollandsche rekenkamer overgebrachte stukken met aanwijzing
der nummers, waaronder zij thans beschreven zijn.
II. Overzicht van de beden,
in Zeeland opgebracht in het Henegouwsch-Beiersch tijdvak, voor
zoover uit de bewaarde rekeningen kan worden opgemaakt.
- Alphabetische indices.
A. Index der persoonsnamen
(Voornamen - Bij- en familienamen - Ambten en waardigheden).
B. Index der plaatsnamen.
- Bijvoegsel en verbeteringen.
Vendu.
HENNEBERT (Henri) — L'Hôtel de Ville de Mons. Mons, Éditions Saint-Georges, 1949. In-8° (140 x 200 mm.) broché, 71 p., illustrations, exemplaire en parfait état.
Historique :
À l'origine de son organisation communale,
Mons avait un Hôtel de Ville appelé « Maison
de la Paix ». Les échevins siégeaient
auparavant au Château des Comtes de Hainaut. Le Général
de Haene rappelle que c'est la communauté de Sainte-Waudru
qui a institué l'échevinage, et se demande s'il
ne faudrait pas plutôt supposer que le siège de la
magistrature locale était situé non loin de l'enclos
du Chapitre, et en tout cas, à l'intérieur de l'enceinte
de Baudouin V, là où se trouvait le noyau de
la cité.
Déjà, en 1292, plusieurs comptes
mentionnent la Maison de la Paix comme étant située
à front de la rue de Nimy.
Augustin Lacroix, citant des textes de 1292,
conclut que ces mentions fournissent la preuve qu'il existait
en même temps deux Hôtels de la Paix, l'un dans la
rue de Nimy, qui est le plus ancien, le second sur le marché.
Par acte daté du 25 juillet 1295, Jean
dit Vilains dou Markiet, bourgeois de Mons et Maroie des Peis,
sa femme, donnèrent à la ville de Mons leur manoir
et deux pièces de terre, pour y ériger un hôpital
après leur décès. C'est à peu près
à l'endroit où se trouve la cour intérieure
de l'Hôtel de ville actuel que fut installé un établissement
hospitalier pour héberger les pèlerins et les étrangers
pauvres, de passage à Mons.
Guillaume Ier, comte de Hainaut, par un acte
de 1323, constate l'inutilité de cette maladrerie et accorde
aux échevins l'autorisation d'ériger sur son emplacement
la Maison de la Paix.
De 1323 à 1348, on constate la construction
d'une maison dite « Maison de Ville » sur
l'emplacement précité. Un de nos chroniqueurs pense
que la première Maison de la Paix du Markiet aurait été
rectangulaire, située presque à front de rue et
perpendiculaire à celle-ci. Elle aurait occupé à
peu près l'emplacement de la Salle des Sacquiaux et de
la Salle du Conseil communal d'aujourd'hui. Il s'agissait d'un
bâtiment construit en pierres et briques à la base,
la superstructure étant en bois.
10 euros (code de commande : 03119).
[HISTOIRE]. Annales. Économies - Sociétés - Civilisations. 6e année - Octobre-décembre 1951 - N° 4. Paris, Armand Colin, 1952. In-8° (165 x 253 mm.) broché, [142 (pp. 433-575)] p., couverture partiellement insolée.
Sommaire :
- Études.
- « Ars
moriendi », par Alberto Tenenti, p. 433.
- Le galion de Manille,
par Pierre Chaunu, p. 447.
- Un siècle
dans un village, par Georges Becker, p. 463.
- Essais
- Terroirs et seigneurs
du haut Atlas, par J. Berque, p. 474.
- Débats et combats.
- La géographie
face aux sciences humaines, par Fernand Braudel, p.
485.
- Mises au point.
- Un moment avec Huizinga,
par Lucien Febvre, p. 493.
- Ethnologie et histoire :
à propos des Basques, par Henri Lapeyre, p 496.
- Le terroir des « Parisii »,
par Lucien Febvre, p. 504.
- Gresham et la controverse
sur le change au XVIe sièce, par Henri Lapeyre,
p 507.
- L'Oural au XVIIIe
siècle, par Claude Fohlen, p. 510.
- Problèmes
d'origines et remarque de méthode, par Paul Leuilliot,
p. 513.
- La Terreur,
par Lucien Febvre, p. 520.
- Les débuts
du catholicisme social, par M.-H. Vicaire, p. 523.
- Outillage et documentation.
- Dans la Grèce
franque, par J. Longnon, p 528.
- Sociologie, bibliographie,
biographie, etc., par P Leuilliot, p. 530.
- Réactions
de lecteurs, par Lucien Febvre, p. 539.
- Notes et comptes rendus.
- Moyen Âge,
par Y. Renouard, R. Boutruche, M. Mollat,
Lucien Febvre, C. Cahen et É. Perroy,
p. 544.
- Économies,
par R. Schnerb et R. Portal, p. 554.
- Afrique du Nord,
par L. Febvre et F. Jabre, p. 561.
9 euros (code de commande : 03145).
HUYS
(Bernard) — Trésors Musicaux de la Bibliothèque
royale Albert 1er. 1220-1800.
Bruxelles, Bibliothèque Royale Albert Ier, 1975. In-8°
(185 x 255 mm.) broché, 49 p., illustrations.
Ce catalogue
a été publié à l'occasion de l'exposition
présentée, du 6 au 27 septembre 1975, comme complément
au cycle de concerts Trésors musicaux de la Bibliothèque
Royale Albert Ier organisé dans le cadre du Festival
de Flandre Bruxelles-Louvain, 1975.
Extrait de l'introduction :
Cette
exposition rassemble incontestablement les documents musicaux
les plus prestigieux conservés à la Bibliothèque
Royale. De précieux manuscrits appartenant depuis des siècles
à la Bibliothèque de Bourgogne y voisinent avec
des pièces uniques qui sont venues récemment compléter
nos collections.
La présente exposition souhaite mettre
le visiteur en face du document musical authentique légué
par le passé et qui doit rester pour chaque génération
la base de toute recherche d'une interprétation fidèle
à la fois à l'histoire et au style de l'époque.
Chronologiquement toutes les pièces se situent entre 1220
et 1800, c'est-à-dire qu'elles vont de l'Ars antiqua à
l'époque classique en passant par l'Ars nova, la Renaissance
et le Baroque. Les œuvres exposées sont réunies
d'après leur genre en six groupes. Le premier d'entre eux,
le plus riche et le plus attachant, rassemble les manuscrits et
les imprimés les plus anciens illustrant la polyphonie
vocale. Le plus ancien document exposé est une pièce
à deux voix, De Sainte Leochade qui date des environs
de 1220. Du XIVe siècle proviennent un rouleau de compositions
à trois voix ayant fait partie de la collection de Jan
Frans Willems, ainsi que le célèbre Fragment Coussemaker
qui se compose d'œuvres religieuses également à
trois voix. De la bibliothèque des ducs de Bourgogne provient
un manuscrit du XVe siècle (MS. 5557) qui est une source
de valeur inestimable pour l'œuvre de Dufay et de ses contemporains.
Au même groupe appartiennent quelques manuscrits du XVIe
siècle sur par­chemin copiés pendant la période
autrichienne et surtout sous Marguerite d'Autriche. Parmi les
imprimés comprenant de la musique polyphonique sacrée
ou profane, il faut mentionner spécialement les noms de
Jacob Obrecht, de Tielman Susato, de Hermann Matthias, de Jacob
Van Kerle, de Pierre Phalèse, de Giovanni Animuccia, de
Roland de Lassus, de Philippus de Monte, de Georgius de La Hèle,
de Francisco Guerrero, de Cipriano de Rore et de Jan Van der Wielen.
Le deuxième groupe présente quelques
exemples significatifs de monodie accompagnée. Ce style
nouveau a transformé de manière radicale le cours
de l'histoire musicale. Il est illustré par quelques impressions
originales de Sigismondo d'India, de Johannes Hieronymus Kapsberger,
de Giulio Caccini, d'Antonio Brunelli et de Domenico Belli.
Le troisième groupe traite des sources
originales de la musique de luth. Cette musique est notée
selon divers systèmes ou tablatures d'après le pays
d'origine. Nous retrouvons la tablature italienne dans le manuscrit
11 275 de la collection Coussemaker et dans des recueils de Joanambrosio
Dalza, de Antonio Rotta, de Vincenzo Galilei et de Johannes Hieronymus
Kaps­berger. Le manuscrit n 276, provenant aussi de la collection
Coussemaker, le manuscrit 111 1037 et des recueils imprimés
d'Alberto da Rippa, de Valentin Bakfark, d'Emmanuel Adriaenssen
et de Jacques Bittner offrent des modèles de tablature
de luth française. Sont notés en tablature allemande
les recueils imprimés de Hans Judenkùnig, de Hans
Neusiedler, de Melchior Neusiedler et de Wolff Heckel. La tablature
espagnole, elle, est représentée par le Libro
de musicapara vihuela de Miguel de Fuenllana. Enfin le manuscrit
autographe de la Suite en sol mineur pour luth de Jean-Sébastien
Bach est déjà écrit en notation moderne.
Au quatrième groupe appartiennent d'anciens
documents avec de la musique pour orgue ou clavecin. La musique
baroque pour clavier est particulièrement bien représentée
dans ce groupe. Un manuscrit est noté en tablature d'orgue
allemande (MS. ni 899); d'autres manuscrits écrits en notation
moderne contiennent de la musique pour clavier des XVIIe et XVIIIe
siècles en grande partie inédite. Il faut mentionner
spécialement le manuscrit de musique pour orgue d'Abraham
Van den Kerckhoven. Parmi les compositions de recueils imprimés
de musique pour clavier, nous citerons les œuvres de Bernhard
Schmid (une tablature d'orgue im­primée), de Giovanni
Maria Radino, de Claudio Merulo, de Francisco Correa de Arauxo,
de Girolamo Frescobaldi, de Giovanni Maria Casini et de François
Joseph de Trazegnies.
Le cinquième groupe rassemble quelques
œuvres de musique de chambre intéressantes et assez
rares. À l'exception de Pièces de viole avec
la basse continue d'Antoine Forqueray et de XII Sonatas
in three parts de Jean-Baptiste Loeillet, tous les recueils
exposés ont été acquis durant les dix dernières
années. Bornons-nous à citer les noms de Johann
Christoph Petz, de Giuliano Tiburtino, de Giovanni Battista Bassani,
de Marin Marais, de Jean-Baptiste Senaillé, de Jean-Marie
Leclair, de Louis Francoeur, de Guillaume Gom-maire Kennis et
de Luigi Boccherini. On pourrait à bon droit s'étonner
qu'un aussi petit nombre seulement de ces œuvres pour musique
de chambre soit accessible en édition moderne.
Le dernier groupe de l'exposition est consacré
aux œuvres pour orchestre de chambre et concerne essentiellement
le XVIIIe siècle. Mis à part un recueil manuscrit
avec des œuvres de Franz-Joseph Haydn, dont une pièce,
la Concertante en si bémol majeur est considérée
comme autographe, il s'agit aussi dans ce cas d'acquisitions de
la dernière décennie. Il faut mettre en vedette
un manuscrit de la partie de flûte solo du Concerto del
Sigr Romanesco copié par Jean-Jacques Rousseau, un
manuscrit avec une symphonie de Giovanni Vanduzzi, deux concertos
pour violon et orchestre de chambre de Giovanni Mane Giornovichi
imprimés par J.-J. Hummel et la prestigieuse bibliothèque
musicale du Collegium musicum Audi et Tace de Leeuwarden.
Vendu.
[JACOB
(Louis)]. Mélanges offerts à Louis Jacob Doyen de la Faculté des Lettres de Lille
à l'occasion de son 70e anniversaire.
Lille, Faculté des Lettres, 1954. In-8° (162 x 240 mm.)
broché, [335] p., un portrait en frontispice.
Il s'agit de
la livraison spéciale de la Revue du Nord, tome
XXXVI, pp. 97-431.
Table des matières
:
- Avant-propos,
par M. Souriau.
- Louis Jacob, par Roger Portal.
- En témoignage, par Jacques
Estienne.
I. Antiquité.
- À propos
des commentaires de Thucydide sur la Guerre de Troie, par
Jacqueline de Romilly.
- Socrate et la sagesse
indienne, par Olivier Lacombe.
- Le mariage d'Énée
et de Didon et la causalité historique, par Jean
Beaujeu.
- Polybe, Scipion
l'Africain et le titre de « Roi », par André
Aymard.
- La conception de
la « nobilitas » dans la Rome républicaine,
par J.-M. Hellegouarc'h.
- Amiens, ville militaire
romaine, par Ernest Will.
- Note sur un butoir
antique découvert à Amiens, par Jacques Heurgon.
II. Moyen Âge et XVIe siècle.
- À propos
d'un millénaire. Les recherches archéologiques en
Pologne, par Wladimir Godlewski.
- Quatre lettres du
Cardinal Guy de Boulogne, par Édouard Perroy.
- Bruges ou Anvers?
La notion de liberté commerciale au début du XVIe
siècle, par Michel Mollat.
- Créations
de villages sur le plateau de Rocroi au XVIe siècle,
par Pierre Brunet.
- Henri III a-t-il
vendu la ville de Boulogne aux Anglais ?, par Henri Roussel.
- Voyages des mots
et Histoire, par Henri Henne.
III. Période moderne.
- Un point de droit
élizabéthain sur la scène dramatique,
par A. José Axelard.
- Loys du Cardin,
médecin, humaniste et poète douaisien (1572-1633),
par Albert-Marie Schmidt.
- Les fondements du
Pouvoir absolu chez Hobbes et ses interprétations,
par Raymond Polin.
- Note sur quelques
problèmes d'histoire du XVIIe siècle russe,
par Victor-L. Tapié.
- Français
et idées françaises en Irlande de Louis XIV à
Napoléon, par René Fréchet.
- Le pays des Sœurs
Brontë et la révolution industrielle, par Jean
Blondel.
IV. Révolution-Empire.
- La France et les
problèmes de l'Atlantique à la veille de la Révolution,
par Jacques Godechot.
- La production et
le commerce des graines oléagineuses dans le Nord au début
de la Révolution, par Louis Machu.
- Mirabeau et les
Liégeois, par Paul Harsin.
- Aux origines de
la Première Coalition : le Ministre Le Brun Tondu,
par Suzanne Tassier.
- La première
mission de Florent Guiot dans le Nord (An II), par Marcel
Gillet.
- Danton vu par Büchner,
par Claude David.
- Quelques exemples
du vandalisme « révolutionnaire »
dans le Nord de la France, par Georges Gaillard.
- La Révolution
française vue d'Angleterre :
I. Burke
contre Rousseau, par Jacques Voisine.
II. Un
ami de la Révolution française : Sir James Mackintosh
(1765-1832), par Jean Simon.
- Notes sur les ouvriers
industriels gantois à l'époque française,
par Jan Dhondt.
- Sucre et betterave
dans le département du Nord à la fin du Premier
Empire, par Fernand Lentacker.
V. Époque contemporaine.
- L'évolution
démographique du département du Nord dans la première
moitié du XIXe siècle, par Charles H. Pouthas.
- Troubles sociaux
à Roubaix en juillet 1819, par Pierre Reboul.
- La pétition
« réunioniste » de Jemappes en 1830, par
Maurice-A. Arnould.
- Une lettre inédite
de Victor Considérant (1838), par Paul Leuilliot.
- Industrie et crédit
dans la région lilloise (1815-1870), par Claude
Fohlen.
- La Banque de Lille
et les premières grandes banques du Nord, par Bertrand
Gille.
- Villiers de l'Isle-Adam,
historien de sa Maison, par Pierre-Georges Castex.
- Une petite revue
née à Lille en 1900 : L'Hémicycle, par
Michel Décaudin.
- Gabriele D'Annunzio
député, par Guy Tosi.
- Le toponymiste dans
la mine, par Jean Babin.
- Le dynamisme urbain
dans le Nord, par Jacqueline Beaujeu-Garnier.
- Les listes nominatives
des recensements de population, par Philippe Pinchemel.
10 euros (code de commande : 03124).
KARR
(Alphonse) — La Maison close par Alphonse Karr. Paris, Lévy, 1870. [Paris / Michel Lévy Frères, Éditeurs
/ Rue Vivienne, 2 bis, et Boulevard des Italiens, 15 / A la Librairie
Nouvelle / 1870 / Droits de reproduction et de traduction réservés.] In-8° (128 x 196 mm.) demi-simili brun
moderne, dos lisse, titre doré, couverture (défraîchie)
conservée, [3 (faux-titre, liste des œuvres de l'auteur,
titre)], [1 bl.], 320 (la dernière page est erronément
numérotée « 220 »), 36 (Catalogue
de Michel Lévy frères Libraires Éditeurs
et de la Librairie Nouvelle) p., une carte à déplier
de La Pologne après le traité de Polanow,
rousseurs.
Rare édition
originale dont la couverture porte la date de 1869.
À propos de sa villa la Maison close, le célèbre journaliste écrivait : « Saint-Raphaël se distingue des autres stations de la Méditerranée par une circonstance particulière. Nice, Cannes, Menton, etc., ont leur saison – quelques mois d’hiver – Saint-Raphaël, la saison d’hiver terminée, lorsque ses voisines et rivales se reposent et s’endorment en attendant l’autre hiver, voit arriver d’autres voyageurs qui, de Lyon, de Nice, de Draguignan, etc., viennent prendre les bains de mer sur ses plages de sable doux et ferme : Saint-Raphaël est à la fois station d’hiver et station d’été. J’ai donc installé la Maison close dans une situation à peu près inexpugnable : notre jardin, au sud, est bordé par la mer, au nord par le talus le plus élevé de la voie ferrée, à l’est par le torrent de Rébori, l’ouest seul restait menacé, mais j’y ai planté tant d’eucalyptus, de mimosas, de genêts épineux (...) qu’il ne peut entrer de ce côté que des rossignols... Depuis seize ans, je suis allé plusieurs fois à Gênes, à Naples, à Venise, j’ai visité tous les beaux endroits... Eh ! bien, chaque fois, en revenant au nid, j’ai choisi de nouveau Saint-Raphaël. »
Table des articles :
I. Le luxe.
II. Évocation.
III. La liberté.
IV. Communiqué amical à un journaliste.
V. Sur l'Académie française.
VI. Le déshérité.
VII. Avec quoi l'on fait la grandeur d'un roi.
VIII. L'auberge de la vie.
IX. L'exposition d'horticulture de Nice.
X. M. et Mme Gagne.
XI. La peine de mort.
XII. Réponse à quelques femmes
libres.
XIII. M. Dupanloup, évêque et feuilletoniste.
XIV. Te Deum laudamus.
XV. L'auteur vivement houspillé.
XVI. Échantillon de foudres.
XVII. Voltaire a failli inventer les fusils
Chassepot.
XVIII. Parenthèse.
XIX. Les fleurs à Paris.
30 euros (code de commande : 03142).
LEBAS (Jacques, dit Ragalette III) — Gailles montoises. [Soignies], [Chez l'Auteur], [2013]. A4 (213 x 297 mm.) sous reliure à pince, 84 p., illustrations en couleurs.
Jacques, fils d'Émile
(Ragalette I) et frère d'Albert (Ragalette II), précise
en liminaire :
À
l'heure où Mons va entrouvrir ses trésors culturels
à la foule des amateurs de tourisme intelligent et des
passionnés d'Histoire et de beauté, voici quelques
modestes gailles ; ce vieux mot picard subsiste dans la rue
des Gailliers, celle qui débouche du Cras Monciau dans
la rue des Dominicains.
Ces gailles, cueillies vers 1930, furent soigneusement
conservées pour qu'aujourd'hui le visiteur ou le touriste
découvrant Mons puisse les casser, les décortiquer
et les croquer à l'aise tout en flânant dans la ville
pour se laisser gagner par son charme.
Panier de gailles :
I. Journal de guerre.
II. À l'écoute des rues de Mons.
III. Juché sur le Car d'or.
IV. Des statues... qui parlent patois.
V. Que veut-dire le mot « beubeu... »
?
VI. Un écrivain montois, Émile
Lebas.
VII. Une femme parfaite.
VIII. Nostalgie.
IX. Petit poème.
12 euros (code de commande : 03133).
LECLAIR
(Edmond) — Histoire de la pharmacie à Dunkerque
de 1631 à l'an XI (1803). Lille,
Imprimerie H. Morel, 1927. In-8° (165 x 258 mm.) broché,
XI, 126 p., V planches hors texte, exemplaire non coupés,
petits manques à la couverture fragile.
Cet ouvrage
constitue le 23e recueil de la Société d'Études
de la Province de Cambrai (Histoire de Flandre, Tournaisis, Cambrésis,
Hainaut, Artois) ; comme indiqué sur la couverture
« Le recueil est réservé aux seuls membres
perpétuels »
Introduction :
Le
présent recueil contient la première série
des armoiries des familles et des institutions de la région,
mentionnées dans l'Épigraphie du Nord et
dans les autres publications de la Société d'Études.
Il sera complété, si Dieu nous
prête vie, par plusieurs autres séries, actuellement
préparées et que nous livrerons à l'impression
aussitôt que l'occasion favorable s'en présentera.
Toutes ces armoiries sont reproduites telles
qu'elles sont énoncées par les documents cités
dans les diverses publications de la Société
d'Études. Un certain nombre d'entre elles doivent donner
lieu à des observations et à des notes explicatives,
parfois même à des rectifications. Celles-ci seront
imprimées en même temps que l'introduction générale,
les concordances et les tables.
D'ici là, nous recevrons avec reconnaissance
toute commu­nication que voudront bien nous adresser ceux
de nos aimables collègues s'intéressant spécialement
à l'héraldique.
25 euros (code de commande : 03152).
[LÉNINISME]. Vive le léninisme. Pékin, Éditions en Langues Étrangères, 1960. In-8° (147 x 210 mm.) sous reliure d'éditeur, 114 p.
Table des matières
:
- Vive
le léninisme, pour le 90ème anniversaire de
la naissance de Lénine, par le Bureau de rédaction
de la revue Hongqi.
- En avant sur la voie du grand Lénine,
par le Bureau de rédaction du Renmin Ribao.
- Unissons-nous sous le drapeau révolutionnaire
de Lénine. Rapport présenté le 22
avril 1960 au meeting organisé à Pékin par
le Comité central du Parti communiste chinois pour la commémoration
du 90ème anniversaire de la naissance de Lénine,
par Lou Ting-yi.
10 euros (code de commande : 03135).
LUXEMBOURG (Jean de) — Le triomphe et les gestes de Mgr Anne de Montmorency Connétable Grand Maître et Premier Baron de France. Poème de Jean de Luxembourg publié d'après le manuscrit original de l'ancienne librairie de Chantilly appartenant à M. le marquis de Lévis. Préface par L. Delisle. Paris, Imprimerie Nationale, 1904. In-4° (250 x 317 mm.) sous plein simili d'éditeur, XXVI, 65 p., une grande planche en héliogravure (Dujardin) hors texte.
Table des matières
:
- Préface.
I. Le Triomphe d'honneur du
Connétable de Montmorency : poème de Jean de
Luxembourg.
II. Notes sur la vie de Jean
de Luxembourg.
III. Œuvres de Jean de
Luxembourg. Traduction des Verrines de Cicéron.
IV. Épître en
vers sur la beauté de l'âme et du corps.
V. Traduction du Phédon
de Platon.
VI. La Remontrance d'Anne
de Clèves, indûment appelée Marie de Clèves.
VII. Les impressions datées
de Larrivour. L'Institution du Prince, de Guillaume Budé.
VIII. Oraison funèbre
datée de 1547.
IX. Deux romans attribués
à Jean de Luxembourg.
- Texte du Triomphe et les gestes...
Vendu.
MAHIEU (Raymond G. W.) — L'Affaire des douaniers assassinés. En 1922, deux braves douaniers belges étaient sauvagement abattus au hameau d'Offignies à Petit-Dour à la limite de Blaugies. En complément : Notices historiques sur Blaugies/Offignies et les Douanes. Mons, R.G.W. Mahieur, 1984. In-8° (160 x 240 mm.) broché, 35 p., illustrations, envoi de l'auteur au professeur Maurice-A. Arnould.
Avertissement :
Le
récit que vous allez lire retrace un épisode tragique
de l’histoire douanière.
Le samedi 24 juin 1922, vers les deux heures
du matin, deux douaniers belges de la brigade de Blaugies étaient
lâchement abattus en pleine campagne au hameau d’Oftignies
à Dour.
Le ou les auteurs de cet horrible crime ne furent
jamais identifiés, pourtant l’affaire souleva bien
des passions et bien des « cancans » populaires,
aussi je me suis efforcé de traiter l’événement
dans le respect des choses et des personnes.
La plupart des noms cités dans ce petit
travail sont complètement fantaisistes. En effet, il n’aurait
pas été élégant de divulguer les noms
exacts des anciens prévenus, et des gens impliqués
dans ladite affaire.
Seule l’orthographe des noms administratifs,
des membres de la magistrature, de la police ou des personnes
publiques a été respectée, la renommée
de ces gens ne pouvant être atteinte.
Le récit du double crime est court et
rehaussé de quelques photos, mon but n’étant
pas de le romancer ni d’en faire une histoire à sensations.
Il était bon de rappeler cette triste affaire qui coûta
la vie à deux braves douaniers de chez nous et de sauver
leur mémoire de l’oubli infâme dans lequel sont
parfois plongés certains épisodes de la vie publique.
Ce travail n’est donc rien d’autre
qu’un reportage fait par un curieux de l’histoire exerçant
la profession de douanier du service actif.
Si justice n’a pu être rendue aux
victimes et à leurs familles, l’histoire, elle, ne
peut les oublier, c’est l'orientation de cette plaquette.
10 euros (code de commande : 03137).
MESSAROVITCH (Yves) — Le grand gâchis. L'État contre les classes moyennes. Paris, Grasset, 1996. In-8° (140 x 225 mm.) collé, 258 p., exemplaire en très bon état.
En quatrième
de couverture :
Vous
avez aujourd'hui, plus que jamais, le sentiment d'un ras-le-bol,
d'une grande lassitude. Vous appartenez sans doute à cette
« France du milieu », fatiguée de
travailler sous la menace du chômage, flouée par
un programme politique qui ne tient pas ses promesses, écrasée
par une fiscalité record. Les classes moyennes, ce cœur
social et économique de la nation, ne battent plus à
l'unisson des élites. Pourquoi ? Parce que la société
est ainsi faite qu'on récompense en haut de l'échelle
ceux qui améliorent la productivité des entreprises,
laquelle s'obtient en multipliant les suppressions d'emploi, les
délocalisations et les préretraites. Les victimes ?
Toujours les classes moyennes.
De l'émergence des pays d'Asie du Sud-Est
à l'expatriation des cols blancs, du système des
élites à l'incurie de l'État, du scandaleux
Crédit Lyonnais à l'affaissement du pouvoir d'achat,
de la mondialisation des échanges au traité de Maastricht,
les raisons sont nombreuses de s'inquiéter. À l'écoute
des mille et une revendications des citoyens, en observateur attentif
de l'économie du pays, Yves Messarovitch a écrit
un plaidoyer pour la France qui travaille. Ou, si l'on veut, un
réquisitoire sans complaisance contre le grand gâchis.
6 euros (code de commande : 03129).
[MINDSZENTY
(József)]. József Mindszenty devant le tribunal
du peuple. Budapest, Éditions
d'État, 1949. In-8° (148 x 204 mm.) sous reliure
d'éditeur, 205 p., reproductions photographiques et
fac-similés hors texte.
Arrêté
fin décembre 1948 et après de dures séances
d'interrogatoires et de tortures, le cardinal Mindszenty fut condamné
à l'emprisonnement à perpétuité par
le régime hongrois pour trahison et conspiration...
Table des matières
:
- Préface.
- Acte d'accusation.
- Lettre de Mindszenty au ministre de la
Justice.
- Interrogatoire de Jusztin Baranyai.
- Interrogatoire de András Zakar.
- Interrogatoire de József Mindszenty.
- Interrogatoire de Pál Esterházy.
- Interrogatoire de Miklós Nagy.
- Interrogatoire de Béla Ispánky.
- Mindszenty rétracte les affirmations
d'une de ses lettres.
- Interrogatoire de László
Tóth.
- Réquisitoire.
- Texte abrégé du plaidoyer
de Me Kálmán Kiezkó, défenseur de
Mindszenty.
- Déclaration que fit József
Mindszenty, usant de son droit à la dernière parole.
- Déclarations que firent les autres
accusés, usant de leur droit à la dernière
parole.
- Jugement.
- Attendus du jugement.
- Appendice :
- Procédure des
tribunaux du peuple.
- Teneur textuelle des
articles de lois et d'ordonnances ministérielles, cités
dans l'acte d'accusation.
Vendu.
[MONS]. Le Mons d'hier. Évolution de six quartiers. Mons, Association des Montois Cayaux, 2003. In-4° (210 x 297 mm.) broché, VII, 83, [8 (planches en couleurs)], [4 (table)] p., (collection « À la Recherche du Temps Passé... »), exemplaire en très bon état.
Article paru dans Sud-Presse
du lundi 1er décembre :
Beaucoup
d'habitants de la cité du Doudou et des environs découvriront
avec ravissement et émotion la dernière-née
des publications de l'Association des Montois Cayaux. Dans la
collection « À la recherche du temps passé... »,
l'asbl vient en effet de sortir un très beau livre intitulé
Le Mons d'hier : évolution de six quartiers. Comportant
150 illustrations puisées dans le Fonds d'Archives iconographiques
(photos, cartes postales, plans, affiches, etc.) de l'association
précitée ou encore prêtées par le Cercle
des Cartophiles du Borinage et de Mons, cet ouvrage de 100 pages
a bénéficié des commentaires fouillés
et éclairés de l'historienne Christiane Piérard,
Conservateur honoraire de la Bibliothèque publique de Mons.
« Il s'agit en quelque sorte du catalogue
de luxe de l'exposition « Arsouv'nances »
(conçue par Odon Dupire, Lucette François et René
Lemur) organisée à l'occasion de la Ducasse 2002 »,
explique Claude Gérin, Président des Montois Cayaux.
[...] Ce livre est aussi le fruit d'une collaboration efficace
établie avec d'autres associations telles que le Cercle
des Cartophiles de Mons-Borinage et le Photo-Club Montois. « Cet
ouvrage ne livre pas le portrait complet des transformations intervenues
dans la ville. Nous n'avons retenu que six quartiers en fonction
du nombre et de la qualité des documents mis à notre
disposition », souligne Claude Gérin.
Pour Christiane Piérard, au lieu de parler
d'une « évolution de six quartiers »,
il aurait été plus exact de qualifier cette démarche...
d'« évocation ». « Nous
avons choisi ces sites en nous basant sur des documents inédits
ou fort peu connus, des photos bien sûr, mais également
des dessins, des peintures, des gravures... Nous les avons regroupés
pour obtenir quelque chose de cohérent », note
l'historienne. Le résultat ne décevra pas.
Vendu.
MOREAU (Robert) — Combat syndical et conscience wallonne. Du syndicalisme clandestin au Mouvement Populaire Wallon. 1943-1963. Liège - Bruxelles - Mont-sur-Marchienne, Fondation A. Renard - Vie Ouvrière - Institut Jules Destrée, 1984. In-8° (l35 x 210 mm.) collé, 357 p., illustrations hors texte.
En quatrième
de couverture :
Qu'est-ce
donc, cet ouvrage de trois cents pages ?
Un pan d'histoire, de vie syndicale.
Une fresque vivante, saisissante d'objectivité,
de simplicité, de vérité.
Tout y est mouvement, action, volonté.
L'animateur ? André Renard, le grand
leader syndical wallon d'après-guerre.
Il est là, il parle, il agit, dirige,
combat.
Avec lui, tous les militants qui, à des
titres divers, ont fait de ces deux décades une grande
époque d'action ouvrière et d'action wallonne.
Fait absolument nouveau, rarissime. Le lecteur
vit ces événements historiques par l'intérieur,
il pénètre au dedans des rouages des organisations.
Il y trouve la relation des débats internes,
secrets parfois. Étayés, irréfutables.
1943, la clandestinité, le MSU, l'indépendance
syndicale, la recherche vaine, hélas, de l'unité
ouvrière ;
1945, la naissance de la F.G.T.B. ;
1950, la « Question royale »,
le Congrès wallon ;
1954-1956, les grandes options économiques
de la F.G.T.B., les « Réformes de structure »
encore à l'ordre du jour en 1984 ;
1960-1961, la grève du siècle,
le « Mouvement Populaire Wallon », l'hebdomadaire
Combat ; un manuscrit authentique, la déclaration
du 15 janvier 1961 signée par 40 militants de toutes les
régionales wallonnes, André Renard en tête,
et réclamant la fédéralisation de la F.G.T.B. ;
1962, le 20 juillet, un homme est mort, André
Renard ; 1963... l'action wallonne continue.
Quel vivant hommage, inédit, à
André Renard et à tous les militants syndicaux qui
ont, sans conteste, joué un rôle déterminant,
donné l'impulsion à l'action syndicale d'après-guerre
et replanté sur ses ergots, le coq wallon, à tout
jamais...
Syndicalistes, hommes politiques, enseignants,
historiens, jeunes et moins jeunes, combattants de la cause wallonne,
y puiseront les éléments méconnus d'un combat
syndical d'une rare intensité, d'une contribution décisive
au processus de formation de la conscience wallonne.
À lire, à faire lire et... à
méditer.
12 euros (code de commande : 03146).
[PRESSE HUMORISTIQUE] Le Rire. Journal humoristique paraissant le samedi. N° 153 - 3e année - 9 octobre 1897. Paris, Le Rire, 1897. In-4° (238 x 310 mm.) broché, 12 p., illustrations en noir et deux lithographies en couleurs (Léandre et Does) aux première et quatrième page de couverture, exemplaire en très bon état.
Les dessinateurs ayant
participé à ce numéro :
Charles
Huard, Charles Léandre, Jules Dépaquit, Lucien Métivet,
G. Delaw, Henry Somm, Tilly, Lebègue, A. Faivre, G. Trilleau,
Heidbrinck, etc.
La lithographie de la première page de
la couverture est intitulée S.M. François-Joseph,
Empereur de toutes les Autriches ; elle est due au dessin
de Charles Léandre (1862-1934) et elle pore le n° X
de la série Notre Musée des souverains qui
présentait les chefs d'états du moment sous un jour
très satirique !
La lithographie de la quatrième page
de la couverture est signée Louis Does (1859-1944) ;
elle est intitulée Madrigal et la légende :
« – Que ce bouquet, ma chère fiancée,
soit le symbole de mes sentiments. Ils seront durables :
ce sont des fleurs artificielles. »
12 euros (code de commande : 03147).
[PUBLICITÉ - ÉLECTROMÉNAGER].
Alma. La marque de confiance. Dépliant
publicitaire imprimé à Malines, par l'imprimerie
Van Riet, [ca 1950] au format 430 x 278 mm. plié en
deux.
Catalogue
de la société Alma présentant un choix de
lessiveuses et d'essoreuses.
La couverture est recouverte du cachet de la
société de matériel électrique Eugène
Descamps, rue Neuve 71, Boussu-lez-Mons.
5 euros (code de commande : 03121).
REVAULT D'ALLONNES (Fabrice) — La lumière au cinéma. Paris, Cahiers du Cinéma, 1991. In-8° (149 x 210 mm.) broché, 205 p., illustrations, (collection « Essais »), pli au premier feuillet de la couverture.
En quatrième
de couverture :
Au commencement du cinéma était
la lumière. La lumière ou les lumières ?
L'analyse du cinéma découpe de grandes écoles
esthétiques : lumière classique ou baroque d'une
part, lumière moderne d'autre part. Autour de ces catégories
se forment des constellations d'auteurs : Murnau, Lang, Dreyer,
Sternberg, Welles, Visconti, Bergman, Tarkovski, Bresson, Godard...
Et l'histoire du cinéma devient aussi celle des principaux
styles photographiques, des pionniers à nos jours, suivant
l'évolution de la pratique et de la technique.
L'auteur élabore ici une analyse inédite
et systématique du langage lumineux, sériant ses
diverses fonctions. Il dessine l'évolution de ce langage,
s'appuyant sur l'étude très concrète de films
aussi divers que L'Aurore, L'Atalante, Quai des
brumes, Pickpocket, Citizen Kane, Persona
ou Boy Meets Girl.
Dans un même mouvement, il enquête
sur la pratique de ceux qui « font » la lumière
tout au long de la genèse d'un film, dégageant les
contraintes et les choix qui la déterminent, depuis le
scénario et le tournage jusqu'au laboratoire.
10 euros (code de commande : 03148).
RIESEBERG
(Harry E.) — 600 milliards sous les mers
(I
dive for Treasure).
Traduit de l'anglais par Francis Cusset. Préface de La
Varende. Paris, Les Éditions de Paris, 1948. In-8°
(133 x 202 mm.) broché, VI, 316 p., illustration
de couverture par Léon Haffner, exemplaire non coupé
et en très bon état.
Un
recueil d'affabulations digne de figurer dans toute bibliothèque
d'archéologue subaquatique !
Traduction du résumé
de l'étude de Gary Pinkerton :
Les
écrits autobiographiques de Harry E. Rieseberg sont trépidants
: il nous raconte qu'il a été attaqué par
une pieuvre géante alors qu'il récupérait
un trésor englouti, qu'il a repoussé une attaque
d'un méchant requin de 15 pieds avec un couteau de plongée,
qu'il a survécu à un ouragan alors qu'il avait une
jambe cassée...
La biographie de Harry E. Rieseberg nous dresse
le portrait d'un auto-promoteur éhonté qui se faisait
passer pour le plus grand sauveur de trésors du monde mais
qui ne s'est jamais mouillé. Toute sa personnalité
publique était basée sur des histoires qu'il racontait
dans des dizaines de livres et des milliers d'articles dans lesquels
il revendiquait des exploits qui étaient fantastiques mais
vendus comme des faits. De Sir Robert Marx à Robert Stenuit,
malgré l'évidence de la supercherie, ses livres
ont influencé une génération de plongeurs
et d'archéologues subaquatiques.
Bibliographie :
Pinkerton (Gary L.), Paper Diver : How
the World's Greatest Underwater Treasure Hunter Never Got Wet.
12 euros (code de commande : 03130).
[VALENCIENNES]. Deux grands plans
manuscrits originaux du siège de la ville de Valenciennes
en 1793, dessinés à
la plume avec des rehauts d'aquarelle.
Le siège
de la ville de Valenciennes se déroula entre le 25 mai
et le 28 juillet 1793, dans la période troublée
de la trahison du général Dumouriez. Ce dernier,
à la fin du mois de mars, lorsqu'il était encore
commandant en chef de l'armée du Nord, avait ordonné
au général Becays Ferrand de quitter ville de Mons
vers Valenciennes qui, au début du mois d'avril fut presque
encerclée par les troupes de la coalition. Des affrontements
eurent lieu jusqu'au combat de la localité de Marly, au
sud-est de Valenciennes, qui tomba le 26 mai et qui fut totalement
incendiée (comme indiqué sur le premier plan). Les
plans montrent, avec beaucoup de détails, le dispositif
de l'artillerie alliée entre de la porte Cardon et celle
de Mons, à l'est de la ville.
1. Projet preliminaire sur l'attaque
de Valenciennes, depuis l'ouverture de la tranchée jusqu'y
compris la seconde paralelle, avec l'emplacement des batteries
de mortir, ricochet et de plein fouet.
Dimensions :
- Dessin
: 657 x 510 mm.
- Feuille : 690 x 540 mm.
Petites déchirures dans les marges salies,
sans pertes importantes, une mouillure dans le coin supérieur
gauche.
2. Plan de la premiere et seconde
paralleles du siege de Valenciennes avec leurs communications
et batteries telles qu'elles ont été execütees
depuis la nuit du 23 au 24 de juin que la tranchée fût
ouverte jusu'au 28 de juin que la seconde parallele fût
prete......... a recevoir ses batteries.
Dimensions :
- Dessin
: 638 x 468 mm.
- Feuille : 650 x 490 mm.
Marges un peu salies et une mouillure dans le
coin supérieur gauche.
Les deux plans : 1000 euros (code de commande : 03117).
WILSON (Robert) — Great Houses of Australia. Photography Douglass Baglin. Sydney - Auckland - London - New York, Lansdowne, [ca 1986]. In-4° (267 x 369 mm.) sous reliure et jaquette d'éditeur, 207 p., nombreuses reproductions en couleurs, ex-dono sur la page de titre.
Sur la jaquette :
The mansions and homesteads that appear through
the pages of Great Houses of Australia are a vital part
of our heritage. Many influences and styles of living are evident
in these beautiful houses, which vary from the charming yet unadorned
practicality of a rural home such as Wonnerup House, to the elegant
Regency townhouse showpiece that is Elizabeth Bay House, to the
flamboyance and extravagance of architecture displayed in Rippon
Lea.
Some of the finest houses are in the country,
where the nation's prosperity on the land enabled settlers who
had often begun with the rudest of dwellings to build themselves
more distinguished and commodious homes. Yet, whether in town
or country, Australia's great houses form a rich history, and
are reminders in many cases of a style of living long disappeared.
Although many houses have been demolished or
have tumbled down through neglect, others have been saved by governments,
bodies like the National Trusts, and diligent and caring owners,
all increasingly aware in recent years of the need to preserve
and protect these structures. Many are open to the public, in
order that we can all enjoy them.
12 euros (code de commande : 03153).
La prochaine mise
à jour
aura lieu
le mardi 3 mars 2026
par courriel (b.waterlot@hotmail.com) ou par téléphone ou sms (+32 (0) 472 51 52 63).
Ces livres peuvent être retirés à l'adresse figurant dans l'en-tête du blog.
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