lundi 16 février 2026

Les « nouveautés » du 17 février 2026.

 

  MISE À JOUR DU 17 FÉVRIER 2026

N'hésitez pas à me contacter
par courriel
(b.waterlot@hotmail.com) ou par téléphone (+32 (0) 472 51 52 63)
pour obtenir d'autres informations à propos de ces livres. 


 

[ACADÉMIE ROYALE D'ARCHÉOLOGIE DE BELGIQUE]. Annales de l'Académie d'Archéologie de Belgique. XXV. 2e Série - Tome V - 1re, 2e, 3e et 4e livraisons (complet). Anvers, Buschmann, 1869. Quatre volumes in-8° (146 x 230 mm.) brochés, 934 p., planches hors texte dont certaines à déplier et en couleurs, dos des premier et second volumes cassés.


Table des matières :
   - Hospice des orphelines à Anvers, par Louis Torfs, p. 5
   - Broderies et tissus anciens trouvés à Tongres, par Ch.-M.-T. Thys, p. 17.
   - Anvers au dixième siècle, par Louis Torfs, p. 27.
   
Sandraudiga, une des divinités de la Toxandrie, son nom commenté et expliqué, par Louis Torfs, p. 51.
   - J.-B.Van Helmont, ad judicem neutrum causam appellat suam et suorum Philadelphus, par C. Broeckx, p. 65.
   - Ambassade de sir Thomas Challoner aux Pays-Bas et en Espagne sous Elisabeth, reine d'Angleterre, par J. Felsenhart, p. 139.
   - Les relations des Pays-Bas avec le Portugal et l'Espagne, d'après un écrivain du XVIIe siècle
, par Émile Varenbergh, p. 157.
   - Feesten en Feestijden. Natuur-, kerk- en volksfeesten in oorsprong en beteekenis, par D. Buddingh', p. 349.
   - Néologismes archéologiques. - Dolmen, Menhir, Cromlech, etc.
, par H. Schuermans, p 426.
   
Époque d'Odin, législateur Scandinave, par P.-C. Van der Elst, p. 435.
   - Antwerpen's naamreden, par Louis Torfs, p 442.
   
Barthélémy Tort de Lasoude ou le négociant-négociateur, par Louis Torfs (en collaboration avec L. Galesloot), p. 454.
   - Oude schependom van Antwerpen, par Louis Torfs, p. 519.
   - De l'orientation symbolique des églises chrétiennes
, par A. Kempeneers, p. 555.
   - Afgescheidene gemeenten in Anhverpen
, par Louis Torfs, p. 668.

L'ensemble : 30 euros (code de commande : 03150).

 

ANDRÉ (Robert) et GYSELINGS (René) — La mortalité infantile en Belgique. Études démographiques. Bruxelles, Éditions de l'Institut de Sociologie - Université Libre de Bruxelles, 1971. In-8° (160 x 241 mm.) broché, 169 p. 


En quatrième de couverture :
   L'objet de ce livre est de mesurer le comportement selon l'âge (jours et mois) de la mortalité infantile des régions du pays et de dégager les âges et les causes des surmortalités. Dans un premier chapitre, les auteurs situent la mortalité infantile de la Belgique par rapport aux taux les plus faibles enregistrés dans le monde. Le deuxième chapitre étudie par des méthodes statistiques, notamment par la méthode Bourgeois-Pichat, le comportement des décès des enfants âgés de moins d'un an dans les provinces et les arrondissements, déterminant les taux exogène et endogène. Le chapitre suivant analyse les causes de décès et contient une discussion du contenu médical des notions de mortalités endogène et exogène. Enfin, l'ouvrage se termine par la détermination des taux exogène et endogène des arrondissements grâce à l'application de la définition médicale retenue, à des décès enregistrés dans tout le pays. Les auteurs ont traité deux mille fiches qui ont été réparties selon différents groupes de causes. On a alors comparé ces résultats à ceux déterminés par la méthode statistique de Bourgeois-Pichat. La conclusion du livre est avant tout un appel pressant en faveur de l'implantation d'hôpitaux d'enfants en Belgique. Il souhaite que les grands ensembles régionaux puissent chacun obtenir dans un bref délai son hôpital d'enfants. L'ouvrage est illustré par 10 cartes et 25 figures.

10 euros (code de commande : 03120).

 

[AUBIGNÉ (Agrippa d')]. DESCHODT (Éric) — Agrippa d'Aubigné. Le guerrier inspiré. Paris, Robert Laffont, 1995. In-8° (154 x 241 mm.) collé, 358 p., exemplaire en très bon état.


En quatrième de couverture :
   Cet homme, l'un des plus grands poètes français, a vécu avec une folle passion l'une des plus folles et passionnées époques de l'histoire de France : les guerres de Religion. Cet homme, l'auteur des Tragiques, est un héros, tout droit sorti des chants homériques.
   D'un personnage de cette envergure, on ne peut écrire une biographie académique. Lui-même s'y oppose, qui bouscule tous les genres établis. Pour lui redonner vie, on ne peut que s'identifier à lui, épouser sa foi (protestante), ses élans, ses combats (innombrables : grand homme de guerre, il fut de cent batailles et de mille escarmouches), sa rigueur, sa fidélité (envers Henri de Navarre, demain Henri IV), ses excès – sa grandeur et sa noblesse hors du commun.
   Pour dire ce que fut la vie d'Agrippa d'Aubigné, Eric Deschodt a dû quitter les chemins de la biographie traditionnelle et rejoindre la grande voie du récit historique à la Dumas. Et c'est là qu'il retrouve la vérité d'un homme et d'une époque dignes des grands tragiques.

Vendu.

 

[BONAPARTE (Joseph)]. BERTIN (Georges) — 1815-1832. Joseph Bonaparte en Amérique. Paris, La Nouvelle Revue, 1893. [Paris / Librairie de la Nouvelle Revue / 18, Boulevard Montmartre, 18 / 1893 / (Droits de traduction et de reproduction réservés)] In-8° (121 x 187 mm.) broché, XV, [1 bl.], 422, [1 (table)], [1 bl.], 10, [2] p., un portrait d'après une gravure de Rodolphe Piguet en frontispice, cachet ex-libris du professeur Maurice-A. Arnould à la page de garde.
   
Édition originale de cet ouvrage d'une grande rareté ! 


Table des matières :
   - Dédicace.
   - Index des noms cités dans le volume.
   I. L'arrivée aux États-Unis.
   II. Tâtonnements du début.
   III. Premier établissement.
   IV. Point- Breeze.
   V. Le propriétaire.
   VI. Le comte de Survilliers.
   VII. Amitiés américaines.
   VIII. Les exilés français.
   IX. La politique.
   X. La princesse Charlotte.
   XI. Vie de famille.
   XII. Correspondance.
   XIII. Devant l'opinion.
   XIV. Le chef de famille.
   XV. Vue d'ensemble.
   - Appendice A. État des titres originaux du domaine de Point-Breeze, état de New-Jersey, États-Unis d'Amérique.
   - Appendice B. Liste des tableaux de la galerie de Joseph, avec prix d'estimation faits par lui-même.


 

95 euros (code de commande : 03151).

 

[BORINAGE - ALMANACH]. Armonak borin 1926. Dixième Année. Mons - Frameries - Bruxelles, Union des Imprimeries, 1926. In-8° (118 x 170 mm.) agrafé, 55 p., quelques publicités, exemplaire en bon état.
   
Ouvrage peu courant, surtout en bon état !


Tâbe :
   - Tâbes des armonaks dè d’vant c’ticé.
   - Callindier.
   - Les saisons.
   - Les Ponts.
   - Les fiètes qui cange-té tous l’s ans.
   - Les esclipes.
   - Avertissemint.
   - Les vièls dictons.
   - Prose.
      - El gaillette Sainte-Barbe.
      - L’autruche dou général Kaumal.
      - Dou blanc vîn à bon markî.
      - El corps n’in put nî.
      - Pou les înfants.
      - A l’Clinique de Turlupu.
      - Couyonades mussenées à gauche et droite.
   - Vers.
      - El kerton philosophe.
      - In homme bî inl’vé.
      - El fwan et les lapins (fauke).
      - L’Idem.
      - Canson du bon buveu d’gènéve.
      -  I faut awo é fiér toupet !
      - Em pée est sot.
      - Cynique naïveté.
      - L’indésirable colis.
   - Thèyate.
      - El testament Madame Boncwèr.

15 euros (code de commande : 03140).

 

CLAUDEL (Paul) — L'Annonce faite à Marie. Mystère en quatre actes et un prologue. 9me édition. Paris, Éditions de la Nouvelle Revue Française, 1914. In-8° (132 x 195 mm.) broché, 210, [2 bl.], [4 (catalogue de l'éditeur)], [1 bl.], [1 (achevé d'imprimer)] p.
   
Ex-libris manuscrit du docteur Charles Dupuis, de Quaregnon, sur la couverture et petit cachet ex-libris du même sur la page de faux-titre.


Extrait de la notice du site internet des éditions Gallimard :
   Paul Claudel confie en 1912 L’Annonce faite à Marie aux Éditions de la NRF dont L’Otage a inauguré le catalogue l’année précédente. Troisième version de La Jeune Fille Violaine (la pièce sera encore remaniée à deux reprises par la suite), mise en scène dès l’année de sa parution à la NRF par Lugné-Poe au Théâtre de l'Œuvre, L’Annonce faite à Marie connaît un succès éclatant et devient pour l’auteur « l’œuvre capitale de sa vie ».
   L’inspiration de ce drame, que Claudel a retravaillé pendant plus d’un demi-siècle, remonte au temps où il vivait dans sa campagne natale, en Tardenois. L’intrigue, il dit l’avoir puisée dans ce pays « de Haut-de-Hurle-vent » ; dans les histoires de famille qu’on lui racontait ; dans le rapport de ses deux sœurs… Ce qui est difficile à vérifier. On peut juste affirmer qu’à vingt-quatre ans, en 1892, il rédige une version « purement villageoise » du texte sous le titre La Jeune fille Violaine. À ce moment, il travaille à Paris au ministère des Affaires étrangères. De façon confidentielle, sans nom d’auteur, il a déjà publié une pièce au souffle rimbaldien, Tête d’or, à la Librairie de l’Art indépendant ; La Ville est en instance de publication dans les mêmes conditions. Il n’est donc lu que par des amis proches, des condisciples de lycée : Daudet, Rolland, ou le providentiel André Suarès qui lui a fait connaître Gide et d’autres « mardistes », comme on nomme ceux qui fréquentent l’appartement de Mallarmé au 89 de la rue de Rome.
   Aussitôt nommé, en octobre 1898, consul à Fou-Tchéou, en Chine, il reprend son drame pour mettre au point une deuxième version, qu’il publie en 1901 au Mercure de France dans un volume intitulé L’Arbre qui réunit tout son théâtre. Un sommeil de presque dix ans tombe ensuite sur la pièce. En février 1909, désormais reconnu pour ses poèmes (Connaissance de l’Est, en particulier), Claudel reçoit une lettre de Gide qui lui présente la requête de deux acteurs du Théâtre d’art, lesquels tiennent absolument à jouer La Jeune fille Violaine. Il s’y oppose. Il argue qu’il lui faut d’abord la rendre plus scénique en accentuant ses aspects solennels. Il transforme l’ancien drame paysan en « mystère », rajoute, entre les pages, un miracle : la résurrection par Violaine de l’enfant de sa sœur Mara. Puis, en 1910-1911 à Prague, au couvent d’Emmaüs, il a soudain l’idée que son drame prendrait sa forme définitive à une époque qui ne serait pas celle de nos jours, mais plutôt celle d’un moyen-âge de convention, baigné de cette liturgie qu’il redécouvre alors avec fascination. Après quelques remaniements, il rebaptise sa pièce : L’Annonce faite à Marie.
   Il en remet les feuillets à André Gide, à qui il sait gré d’avoir choisi L’Otage comme premier titre des Éditions de la NRF en juin 1911. L’Annonce paraît d’abord en cinq livraisons dans la revue, de décembre 1911 à avril 1912. Le 7 janvier, après en avoir colligé avec Rivière le premier acte, Gide est extraordinairement ému par une scène (le départ du père en Palestine) ; les larmes lui montent aux yeux : « Il faut, écrit-il, qu’on porte cela au théâtre… et bientôt. » L’Annonce est d’ailleurs la première pièce de Claudel à être représentée, avant Le Partage de midi (dont la première version date de 1905), avant L’Otage… À la fin de décembre, Lugné-Poe s’en empare au mythique Théâtre de l’Œuvre, où furent donnés les grands drames symbolistes dont L’Annonce est d’évidence le fruit. C’est un gros succès. Émues par la respiration du verset claudélien, plusieurs troupes portent la pièce dans le monde entier.


 

7 euros (code de commande : 03141).

 

CORAN (Pierre, pseudonyme d'Eugène Delaisse) — La Belle Amour. Préface de Maurice Carême. Photographie de Luc Freché. Bruxelles, Louis Musin, 1978. In-8° (185 x 270 mm.) broché sous couverture à rabats, 29 p., exemplaire sur Arches, rousseurs à la couverture.
   
Avec une dédicace au couple Maigret de Priches, de Saint-Symphorien.


Extrait de la préface :
   Saint-Exupéry déclarait : « S'aimer, ce n’est pas se regarder l'un l'autre, c'est regarder ensemble dans la même direction. » Or, Pierre et Irène se sont admirablement entendus pour réaliser ensemble une œuvre qui a déjà enchanté des générations d'enfants.
   C’est l'ensemble de tout cela que Pierre Coran a voulu intégrer dans La Belle Amour. Je n'imiterai pas les préfaciers qui crient au génie quand ils présentent un livre. Coran s'est attaqué au sujet le plus difficile à réussir. Les poèmes d'amour demandent un tel équilibre entre la sincérité des sentiments et l'art de les exprimer qu’il est extrêmement hasardeux d'en écrire après Ronsard, Racine, Lamartine, Hugo, Musset, Baudelaire, Apollinaire et combien d'autres. J'en ai fait moi-même l'expérience. Puisse Pierre Coran avoir réussi cette merveilleuse exégèse d’un amour accompli, lui qui a eu cette chance exceptionnelle d'avoir mené à bien une œuvre spirituelle et une œuvre charnelle et de devenir ainsi un homme dans la plus belle acception que l'on puisse donner à ce mot.

 

13 euros (code de commande : 03128).

 

CRICKILLON (Jacques)Au bord des fonderies mortes. Roman. Lausanne, L'Âge d'Homme, 1998. In-8° (141 x 210 mm.) collé, 175 p., (collection « Contemporains »), exemplaire en très bon état.


En quatrième de couverture :
   Dans ce livre dérangeant, profondément tonique, se conjuguent des vers et des proses, des hymnes et des sketches, des prières et des farces et sarcasmes, une mythologie qui associe la spiritualité himalayenne, le jour à jour des basses terres, et Auschwitz, et la cave de l’enfant martyr. Crickillon, « l’Indien » comme on le surnomme, repart en guerre avec l’humain comme il ne va pas. On rit beaucoup, on frémit, et par la souveraine cruauté de l’évidence on se retrouve investi de la lumière de l’amour.
Poète, romancier, essayiste, critique littéraire, Jacques Crickillon est l’auteur d’une œuvre vaste et tentaculaire dont la cohérence suscite depuis longtemps l’admiration.
   Professeur d’histoire des littératures, membre de l’Académie Royale de Langue et de Littérature française de Belgique, ce poète incessamment inspiré a désormais des partisans comme le mystère peut avoir des fidèles.

5 euros (code de commande : 03134).

 

[CUMMINGS (Edward Estlin)]. E. E. Cummings. Dossier rassemblé par Thierry Gillybœuf. Traductions de Thierry Gillybœuf et Jacques Demarcq. Bassac, Plein Chant, 2002. In-8° (146 x 225 mm.) broché, 254 p., quelques illustrations, exemplaire en bon état.
   Il s'agit du n° 74-75 - Hiver-printemps 2002 de la revue Plein Chant.


Table des matières :
   - Quelque part où je n’ai jamais voyagé..., par E.E. Cummings.
   - Je, par E.E. Cummings.
   - Chronologie.
   - Cummings et la Tradition Moderniste, par Norman Friedman.
   - De l’impression de langue étrangère, par Isabelle Alfandary.
   - Cummings ; ponctuer, par Christophe Marchand-Kiss.
   - Que les gens s’écarquillent soigneusement, par Marianne Moore.
   - Une fois un, par Marianne Moore.
   - Cummings et Miss Moore, par Jacques Demarcq.
   - Ezra Pound et le « Kamarade », par Jacques Demarcq.
   - E.E. Cummings vivant, par Ezra Pound.
   - E.E. Cummings / Examental, par Ezra Pound.
   - La poésie de E.E. Cummings, par Salvatore Quasimodo.
   - Introduction / Poèmes, par E.E. Cummings
   - Cummings en bas de casse, par William Carlos Williams.
   - Cummings vs Williams, par Jacques Demarcq.
   - « le chant est silence », par Michael Webster.
   - Le Personnel Amour, par Philippe Blanchon.
   - N’importe qui peut être n’importe qui, par Tero Valkonen.
   - La Berceuse pour Ernest Hemingway, par Richard S. Kennedy.
   - Le symbole de la pluie dans la poésie de Cummings, par Thierry Gillybœuf.
   - La Correspondance Cummings-Grossman, 946-1962, par Jacques Demarcq.
   - Cummings Pourquoi peignez-vous ?, par E.E. Cummings
   - Him, par E.E. Cummings
   - Bibliographie 245
   - Protagonistes.

Vendu.

 

DEMARGNE (Pierre) — Naissance de l'art grec. Par Pierre Demargne. Paris, Gallimard, 1974. In-4° (230 x 280 mm.) sous reliure et jaquette d'éditeur, 335 p., nombreuses héliogravures et autres illustrations en couleurs, cartes (collection « L'Univers des Formes », n° 6), exemplaire en bon état. 


Table des matières :
   - Avant-propos.
   Première partie. Arts préhelléniques, arts mycéniens.
      I. La découverte des civilisations préhelléniques.
      II. Les cadres géographiques et chronologiques de l'art égéen. - Tableau de la chronologie préhellénique.
      III. La préhistoire égéenne : l'Âge de la Pierre, le Chalcolithique et le Bronze ancien.
      IV. Le Bronze moyen et la civilisation des premiers palais crétois.
      V. Le Bronze récent et la civilisation des seconds palais crétois.
      VI. Le Bronze récent et la civilisation mycénienne.
      VII. L'élargissement du monde mycénien : la naissance de civilisations composites.
      VIII. Homère, Mycènes et les écritures mycéniennes. Conclusions sur l'art préhellénique.
   Deuxième partie. Le haut archaïsme grec.
      IX. La découverte du haut archaïsme, géométrique et orientalisant.
      X. Les cadres géographiques et chronologiques du haut archaïsme grec. - Tableau de la chronologie du haut archaïsme.
      XI. Du mycénien au géométrique : héritages et nouveautés.
      XII. Grèce et Orient.
      XIII. Le haut archaïsme grec : l'art orientalisant.
      XIV. Le haut archaïsme grec et les domaines périphériques : orientalisation et hellénisation.
   - Conclusion.
   Troisième partie. Mise a jour 1974.

      - La préhistoire égéenne. Le Bronze moyen et les premiers palais crétois. Le Bronze récent et les seconds palais crétois. Le Bronze récent et la civilisation mycénienne. L'élargissement du monde mycénien. Homère, Mycènes et les écritures mycéniennes. Du mycénien au géométrique. L'art orientalisant.
   Quatrième partie. Documentation générale.
      - Plans et reconstitutions.
      - Bibliographie.
      - Dictionnaire-index.
      - Cartes.

Vendu.

 

DE MULDER (L.) — Causeries littéraires. Esquisses-critiques-portraits par L. De Mulder Professeur à l'Athénée royal de Mons. Lettre-préface d'Antoine Clesse. Frameries, Dufrane-Friart, 1887. [Frameries / Typographie Dufrane-Friart, Libraire-Éditeur / 36, rue de Jemappes, 36 / 1887] In-8° (147 x 230 mm.) broché, 158 p., exemplaire bien complet du petit feuillet d'errata, cachet ex-libris de Paul de Sadeleer sur la page de garde
  
 Un ouvrage peu courant !

 
Table des matières :
   - Dédicace.
   - Lettre d'Antoine Clesse.
   - Écrivains belges.
      - Pierre Moutrieux.
      - Camille Lemonnier.
      - Antoine Clesse.
      - Benoit Quinet.
      - Edmond Picard et Lucien Solvay.
      - Edmond Picard.
      - Camille Desguin.
      - Octave Pirmez.
      - Octave Gillion.
      - Adolphe Mathieu.
      - Jean-Baptiste Descamps.
      - Hippolyte Laroche.
      - Louis Hymans.
      - Charles Potvin.
      - Émile Valentin.
      - Henri Conscience.
      - Émile Greyson.
      - Georges Rodenbach.
      - André Van Hasselt.
      - Jean d'Ardenne (Léon Dommartin).
   - Écrivains français.
      - Corneille.
      - Gambetta, orateur.
      - Béranger.
      - Mirabeau.
      - Alphonse de Lamartine.
      - Alfred de Musset.
      - Chateaubriand.
      - Henri Murger.
      - Victor Hugo.
      - Zola et l'École Réaliste.
   - Écrivains étrangers.
      - Le Dante, l'Aristote et le Tasse.
      - Shakespeare.
   - Conclusion.

Vendu.

 

DERONCHÊRE (Jean-Marie) — Les mains tristes. Illustrations de Jean-T. Debattice Bruxelles - Namur - Paris, La Cité Moderne, 1941. In-8° (203 x 213 mm.) broché, 82 p., 9 bois gravés, ex-libris manuscrit de Georges Dumont daté de 1942 sur la page de titre, exemplaire en très bon état. 


Article de presse signé Jean de la Lune (7 décembre 1941) :
   Un jeune poète wallon, Jean-Marie Deronchêne, auquel l'on doit déjà Chansons de mes vingt ans et À mi-voix, vient de nous offrïr Les mains tristes, une suite de poèmes qu'il écrivit, l'an passé, durant sa captivité en Allemagne. Le recueil est illustré de bois gravés par Jean Debattice qui fut, comme Deronchêre, prisonnier de longs mois. Ainsi, les premiers recueils de poèmes de ces jeunes soldats, rentrés depuis peu de captivité, nous parviennent déjà, chargés de strophes où palpite leur âme et se confie leur peine. Ces vers, ils les écrivirent au long des soirées mornes qui n'en finissaient plus en leur lointain stalag.
   Comme on sent, en lisant ces poèmes, que des fantômes rôdaient sans cesse autour de ces jeunes hommes en exil ! Une mère, un enfant, le visage aimé de cette jeune fille, ce corps de femme plus enivrant que tous les parfums. Tout au long des pages que voici palpite un jeune amour au cœur battant, un amour autour duquel planent les ailes de la mort. Avoir vingt ans, être celui qui aime et qui espère, et n'être point sûr de vivre encore demain !
   Nous avons été particulièrement sensible à cette « Ballade von Stablack », datée du 22 juin 1940, qui est un beau chant d'espérance et de foi. D'ailleurs, tandis que nous tournons les pages de ce livre, les espoirs du poète chantent en nous, et ses silences résignés, et ses retours cent fois rêvés au long de ses nuits voyageuses.
   Les illustrations, elles aussi, dessinent de beaux rêves. Visage de cette jeune fille aux longs cheveux clairs ; ce grand garçon, pareil un peu au Grand Meaulnes, qui écarte les branches d'un taillis afin de mieux contempler le toit fumeux de sa maison; cette colline au sommet de laquelle un arbuste et un jeune garçon résistent tous deux au vent mauvais qui les emporte ; ces visages de soldats marqués par la douleur, ces dos ployés vers des' mâts et des voilures ; cette porte entr'ouverte sur un retour si longtemps attendu; toute cette imagerie sombre de la vie des exilés, on la voit et la sent se dresser à travers les pages de ce recueil où deux jeunes artistes ont laissé le meilleur d'eux-mêmes.
   Ces mains tristes, on souhaite les serrer fortement dans les siennes. À ces hommes que la douleur, si longtemps, habita (mobilisation, guerre, captivité), l'on voudrait dire : « Pour vous, voici venue la fin du cauchemar. Ces mains, qui connurent le poids du fusil, de la bêche et de la pioche, ces mains qui ont soigné des camarades blessés, ces mains tristes d'avoir frôlé la mort cent fois et lourdes aussi de l'expérience humaine, levez-les dans la lumière
      Car voici la saison nouvelle
      Et les amours seront plus belles
      Puisque les femmes ont pleuré.


 

10 euros (code de commande : 03123).

 

DUNAN (Renée) — Le prix Lacombyne. Illustré par J. Oberlé. Dixième édition. Paris, Mornay, 1924 (achevé d'imprimer 30 juillet 1924). In-8° (133 x 188 mm.) broché, X, 256 p., exemplaire en bon état.


Extrait de la préface :
   J'ai lu le Prix Lacombyne. Certes je ne reprocherai point à l'auteur le subtil calembour de son titre. Il rappelle les plus délicates épigrammes de l'Anthologie grecque. Mais je dois avouer qu'un tel livre met les nerfs à rude épreuve.
   Non point que l'horreur sacrée décrite pas le poète m'ait envahi à la lecture des aventures de Paul Le Raive et de sa douce amante Dany Cysthe ; muse nouvelle unissant la Science aux savoirs ménagers.
   Non point encore que j'aie connu – il s'en faut peut-être de trop... la lourdeur du sommeil à lire le Prix Lacombyne... [...]
   Mais tant d'émois, et des plus redoutables ; d'amours, et de toutes les amours ; d'argent et d'orgueils, tant de secousses en l'âme des héros du Prix Lacombyne ont retentit sur la mienne, et j'ai amèrement regretté de n'avoir plus l'âge qui permet ces assauts, tant et des plus doux assauts, contre toutes choses désirables, et que je me sentais désirant encore malgré le temps.
   Ce livre, lecteur, mon ami, et vous lectrice, pour qui le mot amie serait trop léger, ce livre est la fleur parfumée et gracieuse, cueillie par la nymphe en un pré.
   Le charme en est grand, la langue est souple comme le corps de ces danseuses qui émurent parfois le doux Platon. Plenum rimrum sum pourrait-il dire. Et son style harmonieux fait songer au reflet balancé du soleil sur la mer.
   Certes, c'est une œuvre délicieuse et qui renoue une magnifique tradition d'art, de satire, de grâce et d'ironie. Tout, comme sur le front de la déesse, y est serti dans l'or d'une forme pure.
   Cela doit être dit.
   Mademoiselle Renée Dunan, au milieu de notre civilisation violente, hargneuse et dure, apporte le souriant visage qui apaise les flots.
   Ainsi, sous sa plume, les plus tragiques remous de quelques groupes humains secoués par l'ambition, le désir et l'orgueil, s'attestent burlesques et restent vrais.
   On y voit la fortune jouer avec le destin.
   Et c'est bien là toute l'histoire des hommes.

Table :
   - Le Prix Lacombyne.
      - Présentation du Prix Lacombyne.
      I. Réveils.
      II. La Combyne.
      III. Chez Siegrid Lumages.
      IV. Les candidats.
      V. Éditeurs.
      VI. Jalousie.
      VII. Apetyl Zinge, critique.
      VIII. En allant chez Isyne Thalassiou.
      IX. Chez Isyne.
      X. Le Comité se réunit.
      XI. La folie Lacombyne.
      XII. L'outsider.
      XIII. Derniers efforts.
      XIV. La combinaison Lacombyne.
   - Le coq dû à Esculape.
      I. Un début littéraire.
      II. Nocturne.
      III. Le voyageur perdu.
      IV. La belle ivrogne.
      V. La nuit est close.

18 euros (code de commande : 03143).

 

[ENGHIEN - CERCLE ARCHÉOLOGIQUE D'ENGHIEN]. Annales du Cercle Archéologique d'Enghien. Tome XXVI. Enghien, Cercle Royal Archéologique d'Enghien, 1990. In-8° (160 x 238 mm.) broché, 174 p., illustrations en noir et en couleurs. 


Table des matières :
   - Hommage à Monsieur Raoul Dufour, par Yves Delannoy, p. 5.
   - À propos des beaux jardins du duc d'Arenberg. Deux visiteurs de marque : le prince Guillaume III d'Orange et l'architecte Nicodème Tessin (1676 et 1687), par Erik-A. de Jong, p. 13.
   - Un dessin des murailles d'Egnhien en 1678, par Yves Delannoy, p. 25.
   - Le Mail du Parc d'Enghien, par Yves Delannoy, p. 29.
   - De quelques aspects d'Enghien sous l'occupation française, par J. Reygaerts, p. 55.
   - Les roses de Louis Parmentier (1782-1847), par Fr. Mertens.
   - À propos des œuvres d'art du musée d'Arenberg à Enghien, par J.-P. Tytgat, p. 97.
   - Rapport d'activité de l'exercice 1990, par Yves Delannoy, p 161.
   - Liste des membres du Cercle archéologique d'Enghien, p. 164.
   - Liste des sociétés et organismes avec lesquels le Cercle échange ses publications, p. 171.

10 euros (code de commande : 03118).

 

ÉROUBE (Pierre Jean) — Le voyage érotique de lady Margret. Paris, Nouvelle Société des Éditions Encre, 1982. In-8° (136 x 215 mm.) collé, 177 p., couverture et 10 illustrations en noir à pleine page par Yvana Stella


Extrait :
   « La route m'appelle et m'attire, de l'Est à l'Ouest, au Sud au Nord »... Il suffit d'une chanson, et la route de Bénarès devient une sorte de chemin des sortilèges. Les femmes en sari paraissent beaucoup plus belles, et Herbert entreprend leur description, comme s'il décrivait un fruit mystérieux, un parfum jamais connu :
   — Regarde ! Leurs saris cachent des dou­ceurs fabuleuses. Elles n'ont pas peur des caresses. Elles savent que les caresses ne sont pas un péché, mais une ivresse, quelque chose qui bouleverse à la fois l'âme et le corps.
   Herbert s'assied sur le bord du chemin, observe les femmes qui viennent sans doute du village voisin, et ses yeux se mettent à briller.
   Je ne suis pas jalouse. Comment pourrai-je être jalouse de son ivresse, puisque cette ivresse ne m'appartient pas, qu'elle appar­tient à tous ?
   À bien y réfléchir, je comprends un peu pourquoi j'ai quitté Cottage House. Pour découvrir cette nouvelle forme de vie qu'Herbert appelle « l'Ivresse ».
   Nous nous sommes arrêtés près d'un temple en ruine, ou plutôt ce qu'il en reste, c'est-à-dire un pan de mur éboulé, entouré d'une végétation noircie, calcinée.
   — C'est là que les saddhous de Patna brûlent leurs morts, quand ils remontent sur Bénarès. Mais vois-tu, Margret, ce n'est pas un lieu de mort. C'est là aussi qu'ils méditent sur les mystères de l'amour, sur les secrets de la vie !
   L'exaltation d'Herbert ne me surprend plus, pas plus qu'il ne me surprend lorsqu'il m'attire contre lui.
   — Margret, tu es plus belle que toutes ces femmes en sari, plus vivante, plus réelle. Regarde la cendre... tu es la vie dans cet espace de mort. Relève ta robe... je veux voir tes cuisses briller au soleil.
   Une fois de plus la magie des mots, et tout devient possible, et les obstacles disparaissent. J'imaginais la tête de maman, si elle pouvait me voir allongée sur l'herbe brûlée, là où les shaddous font brûler les corps, ma jupe relevée jusqu'au ventre, les cuisses ouvertes, offerte aux caresses d'Herbert, au soleil, à l'Inde toute entière.

6 euros (code de commande : 03125).

 

EURIPIDE — Les Troyennes. - Iphigénie en Tauride. - Électre. Traduction de Léon Parmentier et Henri Grégoire. Hélène. Traduction de Henri Grégoire. Le Cyclope. - Les Phéniciennes. - Oreste. Traduction de Louis Méridier. Iphigénie à Aulis. Traduction de Gustave Hinstin. Les Bacchantes. Traduction de Yves Florenne. Introduction et notes par Yves Florenne. Paris, Le Club Français du Livre, 1969. In-8° (145 x 214 mm.) sous reliure d'éditeur réalisée d'après les maquettes de Jacques Daniel, XVI, 592 p., un portrait en frontispice, (collection « Les Portiques », n° 71), exemplaire numéroté (n° 5748).


Extrait de l'introduction :
   Il y a une beauté des nombres, et toute beauté a un sens. Est-il tout à fait indifférent pour l'esprit que la création dramatique d'Euripide tienne dans les bornes exactes d'un demi-siècle ; que ce demi-siècle soit décisif pour la Grèce ; et que sur les quelque quatre-vingt-dix drames du poète, il nous en reste deux fois neuf ? — Vestige recueilli moins par l'effet d'un hasard malheureux que par celui d'une sélection, puisque ceux des ouvrages que nous ne connaîtrons vraisemblablement jamais n'ont pas été à proprement parler perdus, mais éliminés par un choix, ou une suite de choix, dont la postérité a dû se contenter.
   Ce n'est pas non plus exactement un hasard ou la plus élémentaire division par deux, mais les lois de la symétrie, de l'équilibre, les exigences d'un partage plus profond, qui ont distribué neuf tragédies dans chacun des deux tomes de notre Théâtre d'Euripide. Chacun des deux groupes de neuf pièces, en effet, correspond à deux périodes distinctes et fortement caractérisées de la vie et de la pensée du poète tragique. Dans leur unité, cette vie et cette pensée portent la même marque que les tragédies : elles sont, elles aussi, à deux versants.
   Neuf tragédies, donc, sur chacun de ces versants, l'un et l'autre très irrégulièrement mesurés par la ligne de partage du temps. Le premier monte en pente douce tout au long de huit lustres, le second tombe abruptement du haut de neuf années. Perspective en trompe-l'œil, d'ail­leurs, pour l'activité créatrice d'Euripide et qui n'en reproduit nullement les proportions : en effet, les pièces perdues appartiennent presque toutes à la plus longue période, et nous possédons la plupart de celles composées durant la plus courte. Mais je ne verrais, là encore, qu'un demi-hasard, si l'on se souvient que les pièces conservées l'ont été par choix. Et ce choix souligne à quel point l'image des deux versants – ascendant, descendant – ne vaut que pour le temps, nullement pour la fécondité et la vigueur créatrices. Tout au contraire, chez Euripide, à ce déclin de l'âge correspond une étonnante ascension de l'âme et de l'art. Il se trouve que dans ces neuf dernières années son génie dramatique, sa pensée, sa conscience, son humanité ont atteint une pléni­tude, une hauteur, un sens pathétique et prophétique qu'ils n'avaient pas encore connus. C'est au terme d'une longue vie et d'une carrière commencée à vingt-quatre ans, achevée à soixante-quatorze, que le poète donne quelques-uns de ses chefs-d'œuvre ; c'est dans l'ombre de la mort qu'il écrit son chef-d'œuvre tout court : ces admirables, mystérieuses, magiques Bacchantes, toutes baignées, jusque dans l'horreur, d'une aube étrange d'espérance et de résurrection.
   Du reste, la dernière tragédie d'Euripide est moins insolite dans son œuvre qu'on l'a souvent dit. Elle apparaît au contraire comme la spirale extrême, scellée par la mort, de cette ascèse plus fermement soutenue et tendue à la fin, mais qui entraîna toute la vie et la pensée de l'ami de Socrate.

10 euros (code de commande : 03144).

 

FAUVIEAU (Hector) — Le Borinage. Monographie politique, économique, sociale. Frameries, Union des Imprimeries, 1929. In-8° (165 x 250 mm.) broché, 358 p., exemplaire non coupé.


Préambule :
   De belles pages ont été écrites sur le Borinage. On en a donné surtout, de manière charmante, les traditions et usages populaires, les anciennes poésies et les anciennes légendes ; les chants, les proverbes et les jeux. Certes, le travail, le rude labeur de l'ouvrier mineur a été magnifié. Mais, dans toute la littérature ayant pour sujet le Borinage, j'ai vainement cherché une œuvre d'investigation statistique.
   Il m'a semblé qu'un travail qui aurait pour objet l'étude de la population boraine, de sa formation, de son évolution, de ses activités, de ses réalisations dans les divers domaines de l'industrie, du commerce, de l'enseignement, de la politique et de ses organisations économiques et professionnelles devait présenter un attrait tout particulier pour celui qui, Borain lui-même et aimant le Borinage, s'y livrât et y prît goût, ainsi qu'un intérêt irrésistible pour le public.
   Mêlé intimement à sa vie, témoin intéressé de son évolution, l'idée nous en était déjà venue il y a une dizaine d'années.
   Alors, déjà, il nous semblait que, pénétrer profondément dans l'étude de cette région, en examiner la position au point de vue politique et social, eût été d'un incontestable enseignement.
   Les mouvements populaires français, depuis la grande Révolution, ont toujours eu une répercussion immédiate et plus ou moins sérieuse sur le Borinage. Des convulsions, les unes d'apparence bénignes, d'autres plus grandes n'ont pas cessé de le secouer jusqu'aux années 1880 à 1885 qui virent préparer et organiser la grande enquête sur la situation de la classe ouvrière et, au cours de l'année 1893, la Belgique politique subit une modification profonde qui alla s'accentuant comme mue par un rythme puissant. Onze ans plus tard, le Borinage apparaissait à l'esprit attentif considérablement changé. Alors, déjà, l'on pouvait dégager, d'un ensemble de faits, certaines répercussions très marquées sur la population, sur le caractère, sur les rapports sociaux, sur la vie économique et morale. Elles étaient le fait d'une transformation et d'une évolution lentes, mais réelles.
   Il y eut la guerre.
   Dix années nous en séparent. Les événements, les bouleversements de tous ordres se sont opérés avec une rapidité étonnante, mais irrésistible. Qu'on le veuille ou non, le travail participe au pouvoir. Le fait entraîne des conséquences qui rendent plus heureux les uns, et qui terrifient les autres. L'ouvrier est devenu un collaborateur et, dans bien des cas, un associé du patron. Et pour citer un exemple plus typique, la communauté d'intérêt qui unit l'ouvrier mineur du Borinage aux conseils d'administration et à la direction des sociétés anonymes charbonnières est indiscutable.
   Une controverse s'élève à l'heure présente, qui tend à établir un désaccord irrémédiable entre des doctrines économiques qui s'attribuent exclusivement une aussi profonde révolution, oubliant ou négligeant le progrès sous toutes ses formes et dans ses multiples applications, le progrès humain.
   Laissons les philosophes et les économistes à ce jeu d'exégètes et de prophètes. Notre tâche sera plus modeste. Elle consistera à établir comment et dans quelle mesure le Borinage s'est dégagé de l'étreinte de la misère matérielle et morale d'un long passé.
   Pour ce travail, nous avons résolu de ne nous adresser qu'aux faits.
   Et nous sommes mieux en mesure, aujourd'hui, de le réaliser. Notre position dans le monde ouvrier nous a permis, depuis trente années bientôt, d'enregistrer maints faits et constatations qui abondent en enseignements de tous genres. Appelé, le lendemain de l'armistice, à l'administration d'une des plus importantes communes boraines, ayant pu pénétrer plus sûrement encore les faits qui sont propres à la population et à ses phénomènes divers, ayant décelé les problèmes qui occupent la société moderne, voilà ce qui fut déterminant.
   Certes, l'on objectera que, visant un but aussi considérable, une certaine garantie de neutralité est indispensable. Mais, tout homme normal professe, en toute chose, une opinion. La neutralité, spécifiquement, est un non sens.
   Nous tenons à dire que ce travail est, avant tout, un exposé de faits.
   Nous nous sommes efforcé de dresser, en regard de la situation actuelle, celle d'époques antérieures. Nous ne dissimulons pas l'importance de semblable tentative et cependant, nous devons reconnaître que les matériaux existants sont souvent bien incomplets ; ceux nécessaires à certaines recherches, même d'ordre purement statistique, font aussi trop souvent défaut.
   Néanmoins, nous croyons avoir réuni et situé suffisamment de matériaux pour permettre les comparaisons utiles.
   Nous osons espérer que l'on ne nous accusera pas de les juger et d'en tirer des conclusions à des points de vue qui peuvent être les nôtres, ou d'avoir fait état d'opinions personnelles. Nous croyons avoir réussi à nous en tenir à une objectivité rigoureuse des faits, et les conclusions nécessaires sans lesquelles notre travail n'aurait aucune raison d'être, nous les avons formulées dans la plénitude la plus absolue de notre indépendance.
   Sans doute, l'on pourra nous faire des reproches ; mais nous avons la conviction qu'avec un peu d'impartialité l'on nous accordera un mérite : celui de la franchise et de la sincérité.
   Nous avons contracté, vis-à-vis de fonctionnaires et d'employés de nos administrations publiques, plus rarement vis-à-vis d'amis, une dette de reconnaissance. À défaut des renseignements qui nous ont été prodigués de la manière la plus obligeante, il nous eût été impossible de publier ce travail.
   Que tous ceux qui nous ont fourni les documents, les statistiques et les matériaux utiles, reçoivent ici l'expression de notre gratitude la plus vive et la plus sincère
Table des matières :
   Chapitre I : Définition et origine.

      - Étendue territoriale.
      - Le sous-sol.
      - Historique.
      - L'Homme.
      - Le Patois.
      - L'Habitation.
      - Le Village.
   Chapitre II : Démographie.
      - Mouvement de la population.
      - Densité de la population.
      - État Civil.
      - Les divorces.
      - Répartition d'après les langues parlées.
      - Logements.
      - Abandon d'enfants.
   Chapitre III : État agricole, industriel et commercial.
      - Agriculture.
      - Artisanat.
      - Industrie.
      - Les Mines.
      - Le Commerce.
   Chapitre IV : Organisation sociale du travail.
      - La femme et l'enfant dans l'industrie.
      - La femme et l'enfant dans la législation sociale d'aujourd'hui.
      - L'apprentissage.
      - La durée du travail.
      - Les accidents du travail et leurs suites.
      - La longévité ouvrière.
      - Les grèves.
      - Le Borinage dans la législation industrielle, minière, sociale.
   Chapitre V : La Guerre - Problèmes économiques.
      - La Guerre.
      - Reconstruction et crise.
      - La situation matérielle des travailleurs.
      - Le coût de la vie.
      - Les salaires.
      - Les pensions ouvrières.
   Chapitre VI : La vie économique, politique et sociale.
      - Les sociétés coopératives.
      - Les mutualités.
      - Les unions professionnelles.
      - Les organisations politiques.
      - La position des partis.
      - L'Enseignement.
      - Les activités intellectuelles et éducatives.
      - Situation matérielle et morale.
      - Conclusion.
      - Index.

20 euros (code de commande : 03138).

 

GIDDINGS (J. Louis)10 000 ans d'histoire arctique. [Titre original : Ancient Men of the Arctic.] Traduit de l'américain par Liliane Princet. Préface de Jean Malaurie. Paris, Fayard, 1973. In-8° (145 x 224 mm.) sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 496 p., illustrations in et hors texte, cartes (collection « Civilisations du Nord »), bon exemplaire.


Sur la jaquette :
   Il a fallu attendre le « siècle des lumières » pour que l'histoire de la terre et l'origine des hommes perde son caractère légendaire et entre dans une phase scientifique. En établissant les relations nécessaires entre les phénomènes géologiques, l'évolution de la vie et l'histoire de l'homme, une nouvelle génération d'anthropologues et de géohistoriens en U.R.S.S., aux U.S.A. et maintenant en France, prend acte des origines boréales de nombre des principales civilisations.
   Nul n'est allé plus loin que J. Louis Giddings dans l'exploration des sites arctiques et dans l'étude des cultures successives qui, dès la fin de la dernière glaciation, se sont développées entre le Groenland et le Détroit de Bering. Ses recherches devaient être couronnées de succès, puisque c'est à lui que l'on doit trois des découvertes les plus importantes dans ce domaine : celle, en 1948, du complexe microlithique de Denbigh Flint qui remonte aux environs de l'an 3000 av. J.-C. et marque vraisemblablement le début des cultures esquimaudes ; la révélation, en 1958, des plages du Cap Krusenstern, grâce auxquelles on put établir la chronologie des anciennes civilisations de l'Alaska ; la découverte enfin, à Onion Portage, d'objets qui, par leur parenté avec les ustensiles des Aléoutiennes et du site de Shirataki au Japon, permettraient de retracer l'histoire des civilisations du nord de l'Amérique jusqu'aux abords de l'an 11000 av. J.-C.
   Le dernier ouvrage de J. Louis Giddings - publié après sa mort par sa femme et ses proches collaborateurs - nous fait connaître ces découvertes et les événements, souvent drôles et toujours passionnants, qui les ont précédées et parfois provoquées.

12 euros (code de commande : 03139).

 

[GIVRY]. Les livrets givryens - Revue du Cercle « Le Vieux Givry ». N° 12 - Juin 1995. Givry, Cercle Le Vieux Givry, 1995. In-4° (210 x 296 mm.) agrafé, 48 p., nombreuses illustrations en noir, exemplaire en parfait état.


Sommaire :
   - Éditorial, par Bernard Cornut, p. 1.
   - Le crash du Lancaster W.4317, par Raynald Penant, p. 2.
   - La chapelle Notre-Dame de Pitié à Givry, par Bernard Cornut, p. 11.
   - Chronique des pompiers de chez nous, par Raynald Penant, p. 16.
   - La vie du Cercle, p. 35.
   - L'autre camps de Givry en mai 1693, par Bernard Cornut, p. 37.
   - Les Tahon de la Motte, Seigneurs de Vellereille-le-Sec, par Raynald Penant, p. 43.

Vendu.

 

HEERINGA (Klaas) — De rekeningen en andere stukken in 1607 uit de Hollandsche rekenkamer naar de Zeeuwsche overgebracht. Het Henegouwsch-Beiersche tijdvak. 1319-1432. 'S-Gravenhage, Nijhoff, 1913. In-8° (182 x 273 mm.) broché, 106 p., (collection « Rijks Archief-Depôt in de Provincie Zeeland »).


Table des matières :
   - Inleiding.
   - Inventaris.
      - Eerste gedeelte : Rekeningen van de rentmeesters van Zeeland, van Bewesten en van Beoosten Schelde. Met bijlagen.
         I. Rekeningen van den rentmeester van Zeeland.
         II. Rekeningen van de rentmeesters van Bewesten en van Beoosten Schelde. 1330-1390.
         III. Rekeningen van den rentmeester van Bewesteu Schelde. 1390-1431.
         IV. Rekeningen van den rentmeester van Beoosten Schelde. 1390-1431.
      - Tweede gedeelte : Andere rekeningen met bijlagen.
         I. Rekening van den ontvanger der jaarbede in Walcheren.
         II. Rekeningen van den ontvanger der beden in Beoosten Schelde.
         III. Rekeningen van den rentmeester der goederen in Beoosten Schelde, den graaf toegevallen door den dood van graaf Gwy van Bloys.
         IV. Rekening van den baljuw van Reimerswaal.
         V. Rekening van den baljuw van Zierikzee.
         VI. Rekeningen van den pachter van den tol te Yersekeroord.
   - Regestelijst.
   - Bijlagen.
      I. Lijst van de in 1607 uit de Hollandsche rekenkamer overgebrachte stukken met aanwijzing der nummers, waaronder zij thans beschreven zijn.
      II. Overzicht van de beden, in Zeeland opgebracht in het Henegouwsch-Beiersch tijdvak, voor zoover uit de bewaarde rekeningen kan worden opgemaakt.
   - Alphabetische indices.
      A. Index der persoonsnamen (Voornamen - Bij- en familienamen - Ambten en waardigheden).
      B. Index der plaatsnamen.
   - Bijvoegsel en verbeteringen.

Vendu.

 

HENNEBERT (Henri) — L'Hôtel de Ville de Mons. Mons, Éditions Saint-Georges, 1949. In-8° (140 x 200 mm.) broché, 71 p., illustrations, exemplaire en parfait état.


Historique :
   À l'origine de son organisation communale, Mons avait un Hôtel de Ville appelé « Maison de la Paix ». Les échevins siégeaient auparavant au Château des Comtes de Hainaut. Le Général de Haene rappelle que c'est la communauté de Sainte-Waudru qui a institué l'échevinage, et se demande s'il ne faudrait pas plutôt supposer que le siège de la magistrature locale était situé non loin de l'enclos du Chapitre, et en tout cas, à l'intérieur de l'enceinte de Baudouin V, là où se trouvait le noyau de la cité.
   Déjà, en 1292, plusieurs comptes mentionnent la Maison de la Paix comme étant située à front de la rue de Nimy.
   Augustin Lacroix, citant des textes de 1292, conclut que ces mentions fournissent la preuve qu'il existait en même temps deux Hôtels de la Paix, l'un dans la rue de Nimy, qui est le plus ancien, le second sur le marché.
   Par acte daté du 25 juillet 1295, Jean dit Vilains dou Markiet, bourgeois de Mons et Maroie des Peis, sa femme, donnèrent à la ville de Mons leur manoir et deux pièces de terre, pour y ériger un hôpital après leur décès. C'est à peu près à l'endroit où se trouve la cour intérieure de l'Hôtel de ville actuel que fut installé un établissement hospitalier pour héberger les pèlerins et les étrangers pauvres, de passage à Mons.
   Guillaume Ier, comte de Hainaut, par un acte de 1323, constate l'inutilité de cette maladrerie et accorde aux échevins l'autorisation d'ériger sur son emplacement la Maison de la Paix.
   De 1323 à 1348, on constate la construction d'une maison dite « Maison de Ville » sur l'emplacement précité. Un de nos chroniqueurs pense que la première Maison de la Paix du Markiet aurait été rectangulaire, située presque à front de rue et perpendiculaire à celle-ci. Elle aurait occupé à peu près l'emplacement de la Salle des Sacquiaux et de la Salle du Conseil communal d'aujourd'hui. Il s'agissait d'un bâtiment construit en pierres et briques à la base, la superstructure étant en bois.  

10 euros (code de commande : 03119).

 

[HISTOIRE]. Annales. Économies - Sociétés - Civilisations. 6e année - Octobre-décembre 1951 - N° 4. Paris, Armand Colin, 1952. In-8° (165 x 253 mm.) broché, [142 (pp. 433-575)] p., couverture partiellement insolée.


Sommaire :
   - Études.
      - « Ars moriendi », par Alberto Tenenti, p. 433.
      - Le galion de Manille, par Pierre Chaunu, p. 447.
      - Un siècle dans un village, par Georges Becker, p. 463.
   - Essais
      - Terroirs et seigneurs du haut Atlas, par J. Berque, p. 474.
   - Débats et combats.
      - La géographie face aux sciences humaines, par Fernand Braudel, p. 485.
   - Mises au point.
      - Un moment avec Huizinga, par Lucien Febvre, p. 493.
      - Ethnologie et histoire : à propos des Basques, par Henri Lapeyre, p 496.
      - Le terroir des « Parisii », par Lucien Febvre, p. 504.
      - Gresham et la controverse sur le change au XVIe sièce, par Henri Lapeyre, p 507.
      - L'Oural au XVIIIe siècle, par Claude Fohlen, p. 510.
      - Problèmes d'origines et remarque de méthode, par Paul Leuilliot, p. 513.
      - La Terreur, par Lucien Febvre, p. 520.
      - Les débuts du catholicisme social, par M.-H. Vicaire, p. 523.
   - Outillage et documentation.
      - Dans la Grèce franque, par J. Longnon, p 528.
      - Sociologie, bibliographie, biographie, etc., par P Leuilliot, p. 530.
      - Réactions de lecteurs, par Lucien Febvre, p. 539.
   - Notes et comptes rendus.
      - Moyen Âge, par Y. Renouard, R. Boutruche, M. Mollat, Lucien Febvre, C. Cahen et É. Perroy, p. 544.
      - Économies, par R. Schnerb et R. Portal, p. 554.
      - Afrique du Nord, par L. Febvre et F. Jabre, p. 561.

9 euros (code de commande : 03145).

 

HUYS (Bernard) — Trésors Musicaux de la Bibliothèque royale Albert 1er. 1220-1800. Bruxelles, Bibliothèque Royale Albert Ier, 1975. In-8° (185 x 255 mm.) broché, 49 p., illustrations.
   Ce catalogue a été publié à l'occasion de l'exposition présentée, du 6 au 27 septembre 1975, comme complément au cycle de concerts Trésors musicaux de la Bibliothèque Royale Albert Ier organisé dans le cadre du Festival de Flandre Bruxelles-Louvain, 1975.

 


Extrait de l'introduction :
   Cette exposition rassemble incontestablement les documents musicaux les plus prestigieux conservés à la Bibliothèque Royale. De précieux manuscrits appartenant depuis des siècles à la Bibliothèque de Bourgogne y voisinent avec des pièces uniques qui sont venues récemment compléter nos collections.
   La présente exposition souhaite mettre le visiteur en face du document musical authentique légué par le passé et qui doit rester pour chaque génération la base de toute recherche d'une interprétation fidèle à la fois à l'histoire et au style de l'époque. Chronologiquement toutes les pièces se situent entre 1220 et 1800, c'est-à-dire qu'elles vont de l'Ars antiqua à l'époque classique en passant par l'Ars nova, la Renaissance et le Baroque. Les œuvres exposées sont réunies d'après leur genre en six groupes. Le premier d'entre eux, le plus riche et le plus attachant, rassemble les manuscrits et les imprimés les plus anciens illustrant la polyphonie vocale. Le plus ancien document exposé est une pièce à deux voix, De Sainte Leochade qui date des environs de 1220. Du XIVe siècle proviennent un rouleau de compositions à trois voix ayant fait partie de la collection de Jan Frans Willems, ainsi que le célèbre Fragment Coussemaker qui se compose d'œuvres religieuses également à trois voix. De la bibliothèque des ducs de Bourgogne provient un manuscrit du XVe siècle (MS. 5557) qui est une source de valeur inestimable pour l'œuvre de Dufay et de ses contemporains. Au même groupe appartiennent quelques manuscrits du XVIe siècle sur par­chemin copiés pendant la période autrichienne et surtout sous Marguerite d'Autriche. Parmi les imprimés comprenant de la musique polyphonique sacrée ou profane, il faut mentionner spécialement les noms de Jacob Obrecht, de Tielman Susato, de Hermann Matthias, de Jacob Van Kerle, de Pierre Phalèse, de Giovanni Animuccia, de Roland de Lassus, de Philippus de Monte, de Georgius de La Hèle, de Francisco Guerrero, de Cipriano de Rore et de Jan Van der Wielen.
   Le deuxième groupe présente quelques exemples significatifs de monodie accompagnée. Ce style nouveau a transformé de manière radicale le cours de l'histoire musicale. Il est illustré par quelques impressions originales de Sigismondo d'India, de Johannes Hieronymus Kapsberger, de Giulio Caccini, d'Antonio Brunelli et de Domenico Belli.
   Le troisième groupe traite des sources originales de la musique de luth. Cette musique est notée selon divers systèmes ou tablatures d'après le pays d'origine. Nous retrouvons la tablature italienne dans le manuscrit 11 275 de la collection Coussemaker et dans des recueils de Joanambrosio Dalza, de Antonio Rotta, de Vincenzo Galilei et de Johannes Hieronymus Kaps­berger. Le manuscrit n 276, provenant aussi de la collection Coussemaker, le manuscrit 111 1037 et des recueils imprimés d'Alberto da Rippa, de Valentin Bakfark, d'Emmanuel Adriaenssen et de Jacques Bittner offrent des modèles de tablature de luth française. Sont notés en tablature allemande les recueils imprimés de Hans Judenkùnig, de Hans Neusiedler, de Melchior Neusiedler et de Wolff Heckel. La tablature espagnole, elle, est représentée par le Libro de musicapara vihuela de Miguel de Fuenllana. Enfin le manuscrit autographe de la Suite en sol mineur pour luth de Jean-Sébastien Bach est déjà écrit en notation moderne.
   Au quatrième groupe appartiennent d'anciens documents avec de la musique pour orgue ou clavecin. La musique baroque pour clavier est particulièrement bien représentée dans ce groupe. Un manuscrit est noté en tablature d'orgue allemande (MS. ni 899); d'autres manuscrits écrits en notation moderne contiennent de la musique pour clavier des XVIIe et XVIIIe siècles en grande partie inédite. Il faut mentionner spécialement le manuscrit de musique pour orgue d'Abraham Van den Kerckhoven. Parmi les compositions de recueils imprimés de musique pour clavier, nous citerons les œuvres de Bernhard Schmid (une tablature d'orgue im­primée), de Giovanni Maria Radino, de Claudio Merulo, de Francisco Correa de Arauxo, de Girolamo Frescobaldi, de Giovanni Maria Casini et de François Joseph de Trazegnies.
   Le cinquième groupe rassemble quelques œuvres de musique de chambre intéressantes et assez rares. À l'exception de Pièces de viole avec la basse continue d'Antoine Forqueray et de XII Sonatas in three parts de Jean-Baptiste Loeillet, tous les recueils exposés ont été acquis durant les dix dernières années. Bornons-nous à citer les noms de Johann Christoph Petz, de Giuliano Tiburtino, de Giovanni Battista Bassani, de Marin Marais, de Jean-Baptiste Senaillé, de Jean-Marie Leclair, de Louis Francoeur, de Guillaume Gom-maire Kennis et de Luigi Boccherini. On pourrait à bon droit s'étonner qu'un aussi petit nombre seulement de ces œuvres pour musique de chambre soit accessible en édition moderne.
   Le dernier groupe de l'exposition est consacré aux œuvres pour orchestre de chambre et concerne essentiellement le XVIIIe siècle. Mis à part un recueil manuscrit avec des œuvres de Franz-Joseph Haydn, dont une pièce, la Concertante en si bémol majeur est considérée comme autographe, il s'agit aussi dans ce cas d'acquisitions de la dernière décennie. Il faut mettre en vedette un manuscrit de la partie de flûte solo du Concerto del Sigr Romanesco copié par Jean-Jacques Rousseau, un manuscrit avec une symphonie de Giovanni Vanduzzi, deux concertos pour violon et orchestre de chambre de Giovanni Mane Giornovichi imprimés par J.-J. Hummel et la prestigieuse bibliothèque musicale du Collegium musicum Audi et Tace de Leeuwarden.

Vendu.

 

[JACOB (Louis)]. Mélanges offerts à Louis Jacob Doyen de la Faculté des Lettres de Lille à l'occasion de son 70e anniversaire. Lille, Faculté des Lettres, 1954. In-8° (162 x 240 mm.) broché, [335] p., un portrait en frontispice.
   Il s'agit de la livraison spéciale de la Revue du Nord, tome XXXVI, pp. 97-431.


Table des matières :
   - Avant-propos, par M. Souriau.
   - Louis Jacob, par Roger Portal.
   - En témoignage, par Jacques Estienne.
   I. Antiquité.
      - À propos des commentaires de Thucydide sur la Guerre de Troie, par Jacqueline de Romilly.
      - Socrate et la sagesse indienne, par Olivier Lacombe.
      - Le mariage d'Énée et de Didon et la causalité historique, par Jean Beaujeu.
      - Polybe, Scipion l'Africain et le titre de « Roi », par André Aymard.
      - La conception de la « nobilitas » dans la Rome républicaine, par J.-M. Hellegouarc'h.
      - Amiens, ville militaire romaine, par Ernest Will.
      - Note sur un butoir antique découvert à Amiens, par Jacques Heurgon.
   II. Moyen Âge et XVIe siècle.
      - À propos d'un millénaire. Les recherches archéologiques en Pologne, par Wladimir Godlewski.
      - Quatre lettres du Cardinal Guy de Boulogne, par Édouard Perroy.
      - Bruges ou Anvers? La notion de liberté commerciale au début du XVIe siècle, par Michel Mollat.
      - Créations de villages sur le plateau de Rocroi au XVIe siècle, par Pierre Brunet.
      - Henri III a-t-il vendu la ville de Boulogne aux Anglais ?, par Henri Roussel.
      - Voyages des mots et Histoire, par Henri Henne.
   III. Période moderne.
      - Un point de droit élizabéthain sur la scène dramatique, par A. José Axelard.
      - Loys du Cardin, médecin, humaniste et poète douaisien (1572-1633), par Albert-Marie Schmidt.
      - Les fondements du Pouvoir absolu chez Hobbes et ses interprétations, par Raymond Polin.
      - Note sur quelques problèmes d'histoire du XVIIe siècle russe, par Victor-L. Tapié.
      - Français et idées françaises en Irlande de Louis XIV à Napoléon, par René Fréchet.
      - Le pays des Sœurs Brontë et la révolution industrielle, par Jean Blondel.
   IV. Révolution-Empire.
      - La France et les problèmes de l'Atlantique à la veille de la Révolution, par Jacques Godechot.
      - La production et le commerce des graines oléagineuses dans le Nord au début de la Révolution, par Louis Machu.
      - Mirabeau et les Liégeois, par Paul Harsin.
      - Aux origines de la Première Coalition : le Ministre Le Brun Tondu, par Suzanne Tassier.
      - La première mission de Florent Guiot dans le Nord (An II), par Marcel Gillet.
      - Danton vu par Büchner, par Claude David.
      - Quelques exemples du vandalisme « révolutionnaire » dans le Nord de la France, par Georges Gaillard.
      - La Révolution française vue d'Angleterre :
         I. Burke contre Rousseau, par Jacques Voisine.
         II. Un ami de la Révolution française : Sir James Mackintosh (1765-1832), par Jean Simon.
      - Notes sur les ouvriers industriels gantois à l'époque française, par Jan Dhondt.
      - Sucre et betterave dans le département du Nord à la fin du Premier Empire, par Fernand Lentacker.
   V. Époque contemporaine.
      - L'évolution démographique du département du Nord dans la première moitié du XIXe siècle, par Charles H. Pouthas.
      - Troubles sociaux à Roubaix en juillet 1819, par Pierre Reboul.
      - La pétition « réunioniste » de Jemappes en 1830, par Maurice-A. Arnould.
      - Une lettre inédite de Victor Considérant (1838), par Paul Leuilliot.
      - Industrie et crédit dans la région lilloise (1815-1870), par Claude Fohlen.
      - La Banque de Lille et les premières grandes banques du Nord, par Bertrand Gille.
      - Villiers de l'Isle-Adam, historien de sa Maison, par Pierre-Georges Castex.
      - Une petite revue née à Lille en 1900 : L'Hémicycle, par Michel Décaudin.
      - Gabriele D'Annunzio député, par Guy Tosi.
      - Le toponymiste dans la mine, par Jean Babin.
      - Le dynamisme urbain dans le Nord, par Jacqueline Beaujeu-Garnier.
      - Les listes nominatives des recensements de population, par Philippe Pinchemel.

10 euros (code de commande : 03124).

 

KARR (Alphonse) — La Maison close par Alphonse Karr. Paris, Lévy, 1870. [Paris / Michel Lévy Frères, Éditeurs / Rue Vivienne, 2 bis, et Boulevard des Italiens, 15 / A la Librairie Nouvelle / 1870 / Droits de reproduction et de traduction réservés.] In-8° (128 x 196 mm.) demi-simili brun moderne, dos lisse, titre doré, couverture (défraîchie) conservée, [3 (faux-titre, liste des œuvres de l'auteur, titre)], [1 bl.], 320 (la dernière page est erronément numérotée « 220 »), 36 (Catalogue de Michel Lévy frères Libraires Éditeurs et de la Librairie Nouvelle) p., une carte à déplier de La Pologne après le traité de Polanow, rousseurs.
   Rare édition originale dont la couverture porte la date de 1869.


   À propos de sa villa la Maison close, le célèbre journaliste écrivait : « Saint-Raphaël se distingue des autres stations de la Méditerranée par une circonstance particulière. Nice, Cannes, Menton, etc., ont leur saison – quelques mois d’hiver – Saint-Raphaël, la saison d’hiver terminée, lorsque ses voisines et rivales se reposent et s’endorment en attendant l’autre hiver, voit arriver d’autres voyageurs qui, de Lyon, de Nice, de Draguignan, etc., viennent prendre les bains de mer sur ses plages de sable doux et ferme : Saint-Raphaël est à la fois station d’hiver et station d’été. J’ai donc installé la Maison close dans une situation à peu près inexpugnable : notre jardin, au sud, est bordé par la mer, au nord par le talus le plus élevé de la voie ferrée, à l’est par le torrent de Rébori, l’ouest seul restait menacé, mais j’y ai planté tant d’eucalyptus, de mimosas, de genêts épineux (...) qu’il ne peut entrer de ce côté que des rossignols... Depuis seize ans, je suis allé plusieurs fois à Gênes, à Naples, à Venise, j’ai visité tous les beaux endroits... Eh ! bien, chaque fois, en revenant au nid, j’ai choisi de nouveau Saint-Raphaël. »


Table des articles :
   I. Le luxe.
   II. Évocation.
   III. La liberté.
   IV. Communiqué amical à un journaliste.
   V. Sur l'Académie française.
   VI. Le déshérité.
   VII. Avec quoi l'on fait la grandeur d'un roi.
   VIII. L'auberge de la vie.
   IX. L'exposition d'horticulture de Nice.
   X. M. et Mme Gagne.
   XI. La peine de mort.
   XII. Réponse à quelques femmes libres.
   XIII. M. Dupanloup, évêque et feuilletoniste.
   XIV. Te Deum laudamus.
   XV. L'auteur vivement houspillé.
   XVI. Échantillon de foudres.
   XVII. Voltaire a failli inventer les fusils Chassepot.
   XVIII. Parenthèse.
   XIX. Les fleurs à Paris.

 

 30 euros (code de commande : 03142).

 

LEBAS (Jacques, dit Ragalette III)Gailles montoises. [Soignies], [Chez l'Auteur], [2013]. A4 (213 x 297 mm.) sous reliure à pince, 84 p., illustrations en couleurs.


Jacques, fils d'Émile (Ragalette I) et frère d'Albert (Ragalette II), précise en liminaire :
   À l'heure où Mons va entrouvrir ses trésors culturels à la foule des amateurs de tourisme intelligent et des passionnés d'Histoire et de beauté, voici quelques modestes gailles ; ce vieux mot picard subsiste dans la rue des Gailliers, celle qui débouche du Cras Monciau dans la rue des Dominicains.
   Ces gailles, cueillies vers 1930, furent soigneusement conservées pour qu'aujourd'hui le visiteur ou le touriste découvrant Mons puisse les casser, les décortiquer et les croquer à l'aise tout en flânant dans la ville pour se laisser gagner par son charme.
Panier de gailles :
   I. Journal de guerre.
   II. À l'écoute des rues de Mons.
   III. Juché sur le Car d'or.
   IV. Des statues... qui parlent patois.
   V. Que veut-dire le mot « beubeu... » ?
   VI. Un écrivain montois, Émile Lebas.
   VII. Une femme parfaite.
   VIII. Nostalgie.
   IX. Petit poème.

12 euros (code de commande : 03133).

 

LECLAIR (Edmond) — Histoire de la pharmacie à Dunkerque de 1631 à l'an XI (1803). Lille, Imprimerie H. Morel, 1927. In-8° (165 x 258 mm.) broché, XI, 126 p., V planches hors texte, exemplaire non coupés, petits manques à la couverture fragile.
   
Cet ouvrage constitue le 23e recueil de la Société d'Études de la Province de Cambrai (Histoire de Flandre, Tournaisis, Cambrésis, Hainaut, Artois) ; comme indiqué sur la couverture « Le recueil est réservé aux seuls membres perpétuels »


Introduction :
   Le présent recueil contient la première série des armoiries des familles et des institutions de la région, mentionnées dans l'Épigraphie du Nord et dans les autres publications de la Société d'Études.
   Il sera complété, si Dieu nous prête vie, par plusieurs autres séries, actuellement préparées et que nous livrerons à l'impression aussitôt que l'occasion favorable s'en présentera.
   Toutes ces armoiries sont reproduites telles qu'elles sont énoncées par les documents cités dans les diverses publications de la Société d'Études. Un certain nombre d'entre elles doivent donner lieu à des observations et à des notes explicatives, parfois même à des rectifications. Celles-ci seront imprimées en même temps que l'introduction générale, les concordances et les tables.
   D'ici là, nous recevrons avec reconnaissance toute commu­nication que voudront bien nous adresser ceux de nos aimables collègues s'intéressant spécialement à l'héraldique.

25 euros (code de commande : 03152).

 

[LÉNINISME]. Vive le léninisme. Pékin, Éditions en Langues Étrangères, 1960. In-8° (147 x 210 mm.) sous reliure d'éditeur, 114 p.


Table des matières :
   - Vive le léninisme, pour le 90ème anniversaire de la naissance de Lénine, par le Bureau de rédaction de la revue Hongqi.
   - En avant sur la voie du grand Lénine, par le Bureau de rédaction du Renmin Ribao.
   - Unissons-nous sous le drapeau révolutionnaire de Lénine. Rapport présenté le 22 avril 1960 au meeting organisé à Pékin par le Comité central du Parti communiste chinois pour la commémoration du 90ème anniversaire de la naissance de Lénine, par Lou Ting-yi.

10 euros (code de commande : 03135).

 

LUXEMBOURG (Jean de) — Le triomphe et les gestes de Mgr Anne de Montmorency Connétable Grand Maître et Premier Baron de France. Poème de Jean de Luxembourg publié d'après le manuscrit original de l'ancienne librairie de Chantilly appartenant à M. le marquis de Lévis. Préface par L. Delisle. Paris, Imprimerie Nationale, 1904. In-4° (250 x 317 mm.) sous plein simili d'éditeur, XXVI, 65 p., une grande planche en héliogravure (Dujardin) hors texte.



Table des matières :
   - Préface.
      I. Le Triomphe d'honneur du Connétable de Montmorency : poème de Jean de Luxembourg.
      II. Notes sur la vie de Jean de Luxembourg.
      III. Œuvres de Jean de Luxembourg. Traduction des Verrines de Cicéron.
      IV. Épître en vers sur la beauté de l'âme et du corps.
      V. Traduction du Phédon de Platon.
      VI. La Remontrance d'Anne de Clèves, indûment appelée Marie de Clèves.
      VII. Les impressions datées de Larrivour. L'Institution du Prince, de Guillaume Budé.
      VIII. Oraison funèbre datée de 1547.
      IX. Deux romans attribués à Jean de Luxembourg.
   - Texte du Triomphe et les gestes...

 

Vendu.

 

MAHIEU (Raymond G. W.) — L'Affaire des douaniers assassinés. En 1922, deux braves douaniers belges étaient sauvagement abattus au hameau d'Offignies à Petit-Dour à la limite de Blaugies. En complément : Notices historiques sur Blaugies/Offignies et les Douanes. Mons, R.G.W. Mahieur, 1984. In-8° (160 x 240 mm.) broché, 35 p., illustrations, envoi de l'auteur au professeur Maurice-A. Arnould.


Avertissement :
   Le récit que vous allez lire retrace un épisode tragique de l’histoire douanière.
   Le samedi 24 juin 1922, vers les deux heures du matin, deux douaniers belges de la brigade de Blaugies étaient lâchement abattus en pleine campagne au hameau d’Oftignies à Dour.
   Le ou les auteurs de cet horrible crime ne furent jamais identifiés, pourtant l’affaire souleva bien des passions et bien des « cancans » populaires, aussi je me suis efforcé de traiter l’événement dans le respect des choses et des personnes.
   La plupart des noms cités dans ce petit travail sont complètement fantaisistes. En effet, il n’aurait pas été élégant de divulguer les noms exacts des anciens prévenus, et des gens impliqués dans ladite affaire.
   Seule l’orthographe des noms administratifs, des membres de la magistrature, de la police ou des personnes publiques a été respectée, la renommée de ces gens ne pouvant être atteinte.
   Le récit du double crime est court et rehaussé de quelques photos, mon but n’étant pas de le romancer ni d’en faire une histoire à sensations. Il était bon de rappeler cette triste affaire qui coûta la vie à deux braves douaniers de chez nous et de sauver leur mémoire de l’oubli infâme dans lequel sont parfois plongés certains épisodes de la vie publique.
   Ce travail n’est donc rien d’autre qu’un reportage fait par un curieux de l’histoire exerçant la profession de douanier du service actif.
   Si justice n’a pu être rendue aux victimes et à leurs familles, l’histoire, elle, ne peut les oublier, c’est l'orientation de cette plaquette.

 

10 euros (code de commande : 03137).

 

MESSAROVITCH (Yves) — Le grand gâchis. L'État contre les classes moyennes. Paris, Grasset, 1996. In-8° (140 x 225 mm.) collé, 258 p., exemplaire en très bon état.


En quatrième de couverture :
   Vous avez aujourd'hui, plus que jamais, le sentiment d'un ras-le-bol, d'une grande lassitude. Vous appartenez sans doute à cette « France du milieu », fatiguée de travailler sous la menace du chômage, flouée par un programme politique qui ne tient pas ses promesses, écrasée par une fiscalité record. Les classes moyennes, ce cœur social et économique de la nation, ne battent plus à l'unisson des élites. Pourquoi ? Parce que la société est ainsi faite qu'on récompense en haut de l'échelle ceux qui améliorent la productivité des entreprises, laquelle s'obtient en multipliant les suppressions d'emploi, les délocalisations et les préretraites. Les victimes ? Toujours les classes moyennes.
   De l'émergence des pays d'Asie du Sud-Est à l'expatriation des cols blancs, du système des élites à l'incurie de l'État, du scandaleux Crédit Lyonnais à l'affaissement du pouvoir d'achat, de la mondialisation des échanges au traité de Maastricht, les raisons sont nombreuses de s'inquiéter. À l'écoute des mille et une revendications des citoyens, en observateur attentif de l'économie du pays, Yves Messarovitch a écrit un plaidoyer pour la France qui travaille. Ou, si l'on veut, un réquisitoire sans complaisance contre le grand gâchis.

6 euros (code de commande : 03129).

 

[MINDSZENTY (József)]. József Mindszenty devant le tribunal du peuple. Budapest, Éditions d'État, 1949. In-8° (148 x 204 mm.) sous reliure d'éditeur, 205 p., reproductions photographiques et fac-similés hors texte.
   Arrêté fin décembre 1948 et après de dures séances d'interrogatoires et de tortures, le cardinal Mindszenty fut condamné à l'emprisonnement à perpétuité par le régime hongrois pour trahison et conspiration...


Table des matières :
   - Préface.
   - Acte d'accusation.
   - Lettre de Mindszenty au ministre de la Justice.
   - Interrogatoire de Jusztin Baranyai.
   - Interrogatoire de András Zakar.
   - Interrogatoire de József Mindszenty.
   - Interrogatoire de Pál Esterházy.
   - Interrogatoire de Miklós Nagy.
   - Interrogatoire de Béla Ispánky.
   - Mindszenty rétracte les affirmations d'une de ses lettres.
   - Interrogatoire de László Tóth.
   - Réquisitoire.
   - Texte abrégé du plaidoyer de Me Kálmán Kiezkó, défenseur de Mindszenty.
   - Déclaration que fit József Mindszenty, usant de son droit à la dernière parole.
   - Déclarations que firent les autres accusés, usant de leur droit à la dernière parole.
   - Jugement.
   - Attendus du jugement.
   - Appendice :
      - Procédure des tribunaux du peuple.
      - Teneur textuelle des articles de lois et d'ordonnances ministérielles, cités dans l'acte d'accusation.

Vendu.

 

[MONS]. Le Mons d'hier. Évolution de six quartiers. Mons, Association des Montois Cayaux, 2003. In-4° (210 x 297 mm.) broché, VII, 83, [8 (planches en couleurs)], [4 (table)] p., (collection « À la Recherche du Temps Passé... »), exemplaire en très bon état.


Article paru dans Sud-Presse du lundi 1er décembre :
   Beaucoup d'habitants de la cité du Doudou et des environs découvriront avec ravissement et émotion la dernière-née des publications de l'Association des Montois Cayaux. Dans la collection « À la recherche du temps passé... », l'asbl vient en effet de sortir un très beau livre intitulé Le Mons d'hier : évolution de six quartiers. Comportant 150 illustrations puisées dans le Fonds d'Archives iconographiques (photos, cartes postales, plans, affiches, etc.) de l'association précitée ou encore prêtées par le Cercle des Cartophiles du Borinage et de Mons, cet ouvrage de 100 pages a bénéficié des commentaires fouillés et éclairés de l'historienne Christiane Piérard, Conservateur honoraire de la Bibliothèque publique de Mons.
   « Il s'agit en quelque sorte du catalogue de luxe de l'exposition « Arsouv'nances » (conçue par Odon Dupire, Lucette François et René Lemur) organisée à l'occasion de la Ducasse 2002 », explique Claude Gérin, Président des Montois Cayaux. [...] Ce livre est aussi le fruit d'une collaboration efficace établie avec d'autres associations telles que le Cercle des Cartophiles de Mons-Borinage et le Photo-Club Montois. « Cet ouvrage ne livre pas le portrait complet des transformations intervenues dans la ville. Nous n'avons retenu que six quartiers en fonction du nombre et de la qualité des documents mis à notre disposition », souligne Claude Gérin.
   Pour Christiane Piérard, au lieu de parler d'une « évolution de six quartiers », il aurait été plus exact de qualifier cette démarche... d'« évocation ». « Nous avons choisi ces sites en nous basant sur des documents inédits ou fort peu connus, des photos bien sûr, mais également des dessins, des peintures, des gravures... Nous les avons regroupés pour obtenir quelque chose de cohérent », note l'historienne. Le résultat ne décevra pas.

Vendu.

 

MOREAU (Robert) — Combat syndical et conscience wallonne. Du syndicalisme clandestin au Mouvement Populaire Wallon. 1943-1963. Liège - Bruxelles - Mont-sur-Marchienne, Fondation A. Renard - Vie Ouvrière - Institut Jules Destrée, 1984. In-8° (l35 x 210 mm.) collé, 357 p., illustrations hors texte. 


En quatrième de couverture :
   Qu'est-ce donc, cet ouvrage de trois cents pages ?
   Un pan d'histoire, de vie syndicale.
   Une fresque vivante, saisissante d'objectivité, de simplicité, de vérité.
   Tout y est mouvement, action, volonté.
   L'animateur ? André Renard, le grand leader syndical wallon d'après-guerre.
   Il est là, il parle, il agit, dirige, combat.
   Avec lui, tous les militants qui, à des titres divers, ont fait de ces deux décades une grande époque d'action ouvrière et d'action wallonne.
   Fait absolument nouveau, rarissime. Le lecteur vit ces événements historiques par l'intérieur, il pénètre au dedans des rouages des organisations.
   Il y trouve la relation des débats internes, secrets parfois. Étayés, irréfutables.
   1943, la clandestinité, le MSU, l'indépendance syndicale, la recherche vaine, hélas, de l'unité ouvrière ;
   1945, la naissance de la F.G.T.B. ;
   1950, la « Question royale », le Congrès wallon ;
   1954-1956, les grandes options économiques de la F.G.T.B., les « Réformes de structure » encore à l'ordre du jour en 1984 ;
   1960-1961, la grève du siècle, le « Mouvement Populaire Wallon », l'hebdomadaire Combat ; un manuscrit authentique, la déclaration du 15 janvier 1961 signée par 40 militants de toutes les régionales wallonnes, André Renard en tête, et réclamant la fédéralisation de la F.G.T.B. ;
   1962, le 20 juillet, un homme est mort, André Renard ; 1963... l'action wallonne continue.
   Quel vivant hommage, inédit, à André Renard et à tous les militants syndicaux qui ont, sans conteste, joué un rôle déterminant, donné l'impulsion à l'action syndicale d'après-guerre et replanté sur ses ergots, le coq wallon, à tout jamais...
   Syndicalistes, hommes politiques, enseignants, historiens, jeunes et moins jeunes, combattants de la cause wallonne, y puiseront les éléments méconnus d'un combat syndical d'une rare intensité, d'une contribution décisive au processus de formation de la conscience wallonne.
   À lire, à faire lire et... à méditer.

12 euros (code de commande : 03146).

 

[PRESSE HUMORISTIQUE] Le Rire. Journal humoristique paraissant le samedi. N° 153 - 3e année - 9 octobre 1897. Paris, Le Rire, 1897. In-4° (238 x 310 mm.) broché, 12 p., illustrations en noir et deux lithographies en couleurs (Léandre et Does) aux première et quatrième page de couverture, exemplaire en très bon état. 


Les dessinateurs ayant participé à ce numéro :
   Charles Huard, Charles Léandre, Jules Dépaquit, Lucien Métivet, G. Delaw, Henry Somm, Tilly, Lebègue, A. Faivre, G. Trilleau, Heidbrinck, etc.
   La lithographie de la première page de la couverture est intitulée S.M. François-Joseph, Empereur de toutes les Autriches ; elle est due au dessin de Charles Léandre (1862-1934) et elle pore le n° X de la série Notre Musée des souverains qui présentait les chefs d'états du moment sous un jour très satirique !
   La lithographie de la quatrième page de la couverture est signée Louis Does (1859-1944) ; elle est intitulée Madrigal et la légende : « – Que ce bouquet, ma chère fiancée, soit le symbole de mes sentiments. Ils seront durables : ce sont des fleurs artificielles. »

12 euros (code de commande : 03147).

 

[PUBLICITÉ - ÉLECTROMÉNAGER]. Alma. La marque de confiance. Dépliant publicitaire imprimé à Malines, par l'imprimerie Van Riet, [ca 1950] au format 430 x 278 mm. plié en deux.
   Catalogue de la société Alma présentant un choix de lessiveuses et d'essoreuses.
   La couverture est recouverte du cachet de la société de matériel électrique Eugène Descamps, rue Neuve 71, Boussu-lez-Mons.


 

5 euros (code de commande : 03121).

 

REVAULT D'ALLONNES (Fabrice) — La lumière au cinéma. Paris, Cahiers du Cinéma, 1991. In-8° (149 x 210 mm.) broché, 205 p., illustrations, (collection « Essais »), pli au premier feuillet de la couverture.


En quatrième de couverture :
   Au commencement du cinéma était la lumière. La lumière ou les lumières ? L'analyse du cinéma découpe de grandes écoles esthétiques : lumière classique ou baroque d'une part, lumière moderne d'autre part. Autour de ces catégories se forment des constellations d'auteurs : Murnau, Lang, Dreyer, Sternberg, Welles, Visconti, Bergman, Tarkovski, Bresson, Godard... Et l'histoire du cinéma devient aussi celle des principaux styles photographiques, des pionniers à nos jours, suivant l'évolution de la pratique et de la technique.
   L'auteur élabore ici une analyse inédite et systématique du langage lumineux, sériant ses diverses fonctions. Il dessine l'évolution de ce langage, s'appuyant sur l'étude très concrète de films aussi divers que L'Aurore, L'Atalante, Quai des brumes, Pickpocket, Citizen Kane, Persona ou Boy Meets Girl.
   Dans un même mouvement, il enquête sur la pratique de ceux qui « font » la lumière tout au long de la genèse d'un film, dégageant les contraintes et les choix qui la déterminent, depuis le scénario et le tournage jusqu'au laboratoire.

10 euros (code de commande : 03148).

 

RIESEBERG (Harry E.) — 600 milliards sous les mers (I dive for Treasure). Traduit de l'anglais par Francis Cusset. Préface de La Varende. Paris, Les Éditions de Paris, 1948. In-8° (133 x 202 mm.) broché, VI, 316 p., illustration de couverture par Léon Haffner, exemplaire non coupé et en très bon état.
   
Un recueil d'affabulations digne de figurer dans toute bibliothèque d'archéologue subaquatique !


Traduction du résumé de l'étude de Gary Pinkerton :
   Les écrits autobiographiques de Harry E. Rieseberg sont trépidants : il nous raconte qu'il a été attaqué par une pieuvre géante alors qu'il récupérait un trésor englouti, qu'il a repoussé une attaque d'un méchant requin de 15 pieds avec un couteau de plongée, qu'il a survécu à un ouragan alors qu'il avait une jambe cassée...
   La biographie de Harry E. Rieseberg nous dresse le portrait d'un auto-promoteur éhonté qui se faisait passer pour le plus grand sauveur de trésors du monde mais qui ne s'est jamais mouillé. Toute sa personnalité publique était basée sur des histoires qu'il racontait dans des dizaines de livres et des milliers d'articles dans lesquels il revendiquait des exploits qui étaient fantastiques mais vendus comme des faits. De Sir Robert Marx à Robert Stenuit, malgré l'évidence de la supercherie, ses livres ont influencé une génération de plongeurs et d'archéologues subaquatiques.
Bibliographie :
   Pinkerton (Gary L.), Paper Diver : How the World's Greatest Underwater Treasure Hunter Never Got Wet.

12 euros (code de commande : 03130).

 

[VALENCIENNES]. Deux grands plans manuscrits originaux du siège de la ville de Valenciennes en 1793, dessinés à la plume avec des rehauts d'aquarelle.
   Le siège de la ville de Valenciennes se déroula entre le 25 mai et le 28 juillet 1793, dans la période troublée de la trahison du général Dumouriez. Ce dernier, à la fin du mois de mars, lorsqu'il était encore commandant en chef de l'armée du Nord, avait ordonné au général Becays Ferrand de quitter ville de Mons vers Valenciennes qui, au début du mois d'avril fut presque encerclée par les troupes de la coalition. Des affrontements eurent lieu jusqu'au combat de la localité de Marly, au sud-est de Valenciennes, qui tomba le 26 mai et qui fut totalement incendiée (comme indiqué sur le premier plan). Les plans montrent, avec beaucoup de détails, le dispositif de l'artillerie alliée entre de la porte Cardon et celle de Mons, à l'est de la ville.

1. Projet preliminaire sur l'attaque de Valenciennes, depuis l'ouverture de la tranchée jusqu'y compris la seconde paralelle, avec l'emplacement des batteries de mortir, ricochet et de plein fouet.
Dimensions :
   - Dessin : 657 x 510 mm.
   - Feuille : 690 x 540 mm.
   Petites déchirures dans les marges salies, sans pertes importantes, une mouillure dans le coin supérieur gauche.


2. Plan de la premiere et seconde paralleles du siege de Valenciennes avec leurs communications et batteries telles qu'elles ont été execütees depuis la nuit du 23 au 24 de juin que la tranchée fût ouverte jusu'au 28 de juin que la seconde parallele fût prete......... a recevoir ses batteries.
Dimensions :
   - Dessin : 638 x 468 mm.
   - Feuille : 650 x 490 mm.
   Marges un peu salies et une mouillure dans le coin supérieur gauche.


Les deux plans : 1000 euros (code de commande : 03117).

 

WILSON (Robert) — Great Houses of Australia. Photography Douglass Baglin. Sydney - Auckland - London - New York, Lansdowne, [ca 1986]. In-4° (267 x 369 mm.) sous reliure et jaquette d'éditeur, 207 p., nombreuses reproductions en couleurs, ex-dono sur la page de titre.


Sur la jaquette :
   The mansions and homesteads that appear through the pages of Great Houses of Australia are a vital part of our heritage. Many influences and styles of living are evident in these beautiful houses, which vary from the charming yet unadorned practicality of a rural home such as Wonnerup House, to the elegant Regency townhouse showpiece that is Elizabeth Bay House, to the flamboyance and extravagance of architecture displayed in Rippon Lea.
   Some of the finest houses are in the country, where the nation's prosperity on the land enabled settlers who had often begun with the rudest of dwellings to build themselves more distinguished and commodious homes. Yet, whether in town or country, Australia's great houses form a rich history, and are reminders in many cases of a style of living long disappeared.
   Although many houses have been demolished or have tumbled down through neglect, others have been saved by governments, bodies like the National Trusts, and diligent and caring owners, all increasingly aware in recent years of the need to preserve and protect these structures. Many are open to the public, in order that we can all enjoy them.

12 euros (code de commande : 03153).


  

 La prochaine mise à jour
aura lieu
le mardi 3 mars 2026

 

Si vous souhaitez obtenir d'autres informations n'hésitez à pas à me questionner
par courriel
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