lundi 31 août 2026

Les « nouveautés » du 1er septembre 2026.

 

 MISE À JOUR DU 1er SEPTEMBRE 2026

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ANCEL (Alfred) — 5 ans avec les ouvriers. Témoignages et réflexions. Lettre de Pierre Gerlier [archevêque de Lyon de 1937 à 1965]. Préface de Pierre Veuillot [archevêque coadjuteur de Paris de 1967 à 1968]. Postface de Gabriel Garrone [archevêque de Toulouse de 956 à 1966.]. Troisième édition. Paris, Éditions du Centurion, 1963. In-8° (136 x 180 mm.) broché, 508 p., cachet ex-libris de la bibliothèque de l'abbaye de Notre-Dame de Scourmont (radié). 


Avant-propos :
   Ayant eu le grand privilège de vivre pendant cinq ans dans une situation de plus grande proximité du monde ouvrier, je ne crois pas avoir le droit de garder pour moi seul ou pour un petit groupe d'amis ce que j'ai appris. C'est la raison pour laquelle je me suis décidé à rédiger et à publier ces pages.
   Après une introduction sur la communauté de Gerland, j'exposerai, dans une première partie, ce que j'ai découvert dans le monde ouvrier.
   Je n'ai pas la prétention de dire ce qu’est le monde ouvrier, mais je voudrais dire ce que j’ai découvert du monde ouvrier pendant ces cinq années.
   Mon exposé ne sera donc pas une étude d'ensemble ; ce sera simplement un témoignage. Voici ce que j'ai vu ; voici ce que j'ai entendu ; voici ce que je crois avoir compris.
   D'autre part, je ne suis pas venu à Gerland, comme un sociologue qui voudrait étudier le monde ouvrier, en lui-même et pour lui-même, ou comme un homme politique qui voudrait travailler à résoudre le problème ouvrier ; je suis venu à Gerland, comme prêtre et évêque, pour l'évangélisation du monde ouvrier. Par conséquent, ce que j'ai surtout cherché, ce sont les aspects du monde ouvrier qui sont, d'une façon ou d'une autre, en rapport avec son évangélisation.
   Ainsi, j'ai essayé de comprendre le tangage ouvrier et les traits caractéristiques de l'âme ouvrière ; j'ai cherché aussi à discerner les influences qui s'exercent sur le monde ouvrier et à connaître son attitude vis-à-vis du Christ et de l'Église.
   Ce que je dirai ne sera pas tellement nouveau et surtout cela ne sera pas universellement valable. Malgré tout, mes affirmations et mes réflexions auront au moins le mérite de s'appuyer sur une expérience vécue.
   Je reviendrai souvent sur le caractère limité de cette expérience ; cependant, je ne pourrai pas le rappeler à chaque phrase ; c'est pourquoi, je voudrais l'affirmer dès maintenant et d'une façon universelle. Si donc un de mes lecteurs n'est pas d'accord avec telle ou telle affirmation et cela, en raison d'une autre expérience qu'il a faite personnellement, je ne m'en étonnerai aucunement. Je lui demanderai simplement de bien vouloir accepter mon témoignage, avec ses limites assez étroites.
   De même, je ne m'étonnerai pas du tout si l'on n'est pas d'accord avec l’interprétation que j'ai donnée aux faits que j'ai pu constater. Il y a certainement d'autres interprétations possibles. Cela ne veut pas dire que mon interprétation ne soit pas valable ; cela veut dire seulement qu'elle ne s'impose pas.
   À partir de ces remarques, on verra mieux à quoi peut servir l'étude du monde ouvrier qui est présentée dans la première partie.
   Elle sera d'abord une invitation à perfectionner la connaissance que l'on a déjà du monde ouvrier. Parfois, on croit le connaître. En réalité, on ne le connaîtra jamais assez.
   De même, mon étude doit amener le lecteur, surtout s'il est prêtre, à se poser des questions sur son comportement et sur le comportement des chrétiens vis-à-vis du monde ouvrier. De fait, malgré les efforts qui ont déjà été accomplis et qui se poursuivent toujours plus en faveur de l'évangélisation du monde ouvrier, on est obligé de constater que beaucoup de chrétiens et de prêtres, parlent et agissent comme s'ils ignoraient les conséquences de leur comportement.
   Je n'ai pas besoin d'ajouter que l'autorité de l'Église n'est aucunement engagée dans cette première partie qui, malgré son but pastoral, est, en elle-même, une étude sociologique. C'est une obligation pour tous les pasteurs de bien connaître leurs troupeaux (Jean, X, 14), mais cette obligation ne leur confère aucune infaillibilité dans les études qu'ils font pour arriver à ce résultat.
   Dans la deuxième partie, je présenterai les réflexions pastorales qui se sont, en quelque sorte, imposées à mon esprit pendant mon séjour à Gerland. Par conséquent, cette deuxième partie ne sera pas un traité de pastorale ouvrière ; elle aura, elle aussi, une valeur de témoignage. Réfléchissant, pendant ce séjour à Gerland qui m'établissait en plus grande proximité du monde ouvrier, sur l'ensemble de la pastorale ouvrière, je voudrais faire connaître le résultat de ces réflexions.
   On se tromperait donc complètement si on cherchait à découvrir dans cette deuxième partie une prise de position vis-à-vis de ce qui se fait actuellement, spécialement dans les secteurs de la mission ouvrière, soit au point de vue paroissial, soit au point de vue de l'Action catholique ouvrière, soit au point de vue des approches réalisées par certains prêtres par rapport au monde ouvrier. Je pense que mes réflexions pourront leur être utiles ; je ne crois pas qu'ils puissent y trouver la moindre critique vis-à-vis de l'effort missionnaire qui s'accomplit aujourd'hui. Autrement, je devrais avouer que mon expression a singulièrement trahi ma pensée. Je ne pense aucunement critiquer ; je voudrais seulement aider les bâtisseurs.
   Malgré tout, on sentira, dans cette deuxième partie, que les réflexions pastorales sont faites à partir de la communauté de Gerland ; quelques-unes même, parmi ces réflexions, viseront directement le rôle de cette communauté à l'intérieur d'un effort missionnaire d'ensemble. – Cette remarque permettra de mieux comprendre la signification et la portée de mes réflexions pastorales.
   Je me suis efforcé, conformément à la méthode que j'exposerai au début de la deuxième partie, de me référer sans cesse à l'enseignement de l'Évangile et à celui de l'Église ; je ne prétends pas, pour autant, donner à mes réflexions la valeur d'un enseignement de l'Église. Je serais désolé si je m'en étais tant soit peu écarté ; mais je ne serais ni étonné, ni scandalisé, si d'autres, ayant le même souci de fidélité que je crois avoir moi-même, aboutissaient à d'autres conclusions. Nous cherchons ensemble, dans des circonstances très complexes, à réaliser un apostolat difficile. Nous aurons toujours intérêt à nous enrichir des apports de tous, même si, dans ces apports, se manifestait quelque divergence.
   La troisième partie, enfin, présente les exigences spirituelles que j'ai éprouvées moi-même par rapport à l'apostolat des non-chrétiens. Parmi les découvertes que j'ai pu faire à Gerland, celle-ci m'a paru comme étant, de beaucoup, la plus neuve et la plus enrichissante : en effet, l'apostolat des non-chrétiens est beaucoup plus exigeant au point de vue spirituel que l'apostolat des chrétiens pratiquants. Cette affirmation est, sans doute, banale en elle-même ; mais ce qui n'est pas banal, c'est de l'avoir éprouvé profondément pendant des mois et des années. Mais peut-on communiquer une expérience ? Je voudrais au moins essayer de le faire.
   Cela ne veut pas dire que je me sois vraiment conformé à ces exigences spirituelles ; mais elles se sont imposées à moi de telle façon qu'il m'est impossible de les oublier.
   Sans doute, on reconnaîtra dans mon exposé l'influence du Prado et de la spiritualité du Père Chevrier. Je ne cherche pas du tout à le dissimuler. – Mais, d'une part, j'ai l'impression d'avoir bien mieux compris, depuis que j'ai vécu à Gerland, la signification du message du Père Chevrier et, d'autre part, j'en ai mieux perçu l'universalité. – Je ne parle pas ici de certaines prescriptions qui sont spécifiquement pradosiennes, mais je parle des grandes orientations spirituelles et apostoliques du Père Chevrier. Il les a puisées dans l'Évangile et il les présente à tous les prêtres d'aujourd'hui, spécialement à ceux dont le ministère est totalement ou partiellement orienté vers les non-chrétiens.
   Enfin, sous forme d'appendices, je présenterai deux études, l'une sur les conditions qu'il faudrait remplir pour que le Saint-Siège puisse étudier de nouveau l'éventualité de la présence de prêtres au travail dans les usines ou les chantiers publics, l'autre sur l'apostolat des frères au travail. – J'ai pensé, en effet, que ces études étaient en relation étroite avec le reste de l'ouvrage. D'un côté, elles en sont un complément ; par ailleurs, elles reçoivent quelque lumière de l'ouvrage tout entier.
   Sans doute, j'ai beaucoup profité, pour la rédaction de mon texte, de l'apport quotidien des autres membres de la communauté de Gerland ; de même, j'ai beaucoup profité non seulement de l'apport occasionnel des ouvriers que j'ai rencontrés pendant mon séjour à Gerland, mais aussi de ma collaboration constante avec des prêtres et des membres de l'A. C. O. jeune ou adulte. Il m'est impossible d'opérer le discernement de ce que je dois aux uns ou aux autres soit dans l'analyse des faits, soit dans leur interprétation. C'est pourquoi j'ai voulu prendre la responsabilité personnelle de la rédaction tout entière. Parfois, je dirai je ; parfois je dirai nous ; parfois, je parlerai d’une façon impersonnelle. Ces différences viendront tantôt du style qui se lasse d'un « je » trop souvent répété, tantôt d'une conscience plus forte du caractère collectif d'une constatation ou d'une interprétation. Mais, quelle que soit la forme employée, je tiens à répéter que cette étude, dans sa totalité, veut surtout être un témoignage personnel. C'est sans doute une cause de ses limites et de sa faiblesse ; cela lui permettra aussi d'être plus facilement utilisée, puisqu'elle ne prétendra jamais s'imposer.

6 euros (code de commande : 03604).

 

ARNOULD (Maurice-A.) — L'histoire du Borinage. Bruxelles, Les Éditions de la Librairie Encyclopédique, 1951. In-8° (157 x 241 mm.) agrafé, 10 p., hommage de l'auteur (le nom du dédicataire a été effacé).
   Il s'agit d'un extrait du n° 2/3 - 1950 de la Revue de l'Institut de Sociologie dans laquelle furent publiées les contributions de la 22e Semaine Sociale Universitaire (du 11 au 16 septembre 1950) consacrée à l'étude du Borinage.


Extrait :
   « Borinage » est le nom d’un canton de convention, situé entre Quiévrain et Mons, qu’on ne trouve mentionné dans aucune géographie, ni délimité sur aucune carte. Selon nous, le « Borinage » n’est pas un pays à frontières fixes, c’est un ensemble d’exploitations de mines de charbons de terres qui peut s’étendre ou se rétrécir suivant des découvertes nouvelles ou des réductions d’extraction ». Tel est l’avis, émis il y a un siècle exactement, par l’érudit valenciennois A. Dinaux, l’un des premiers qui se soient souciés de l’objet même de la présente Semaine Sociale.
   On ne tardera pas à remarquer, en effet, qu’il est un Borinage au sens étroit, à côté d’un autre Borinage, beaucoup plus récent, au sens large. Quel beau sujet de polémique !

8 euros (code de commande : 03628).

 

[AUGIÉRAS (François)]. SANCHEZ (Serge) — François Augiéras. Le dernier primitif. Paris, Grasset, 2006. In-8° (140 x 225 mm.) collé, 455 p., illustrations hors texte.


En quatrième de couverture :
   Ma plus belle œuvre d'art, serait-ce ma vie ? » se demandait François Augiéras. Mais qui connaissait jusqu'ici son existence flamboyante, cette aventure spirituelle qui commence et s'achève dans les grottes du Périgord ?
   Né le 15 juillet 1925 à Rochester, aux États-Unis, d'un père professeur de piano mort avant sa naissance, Augiéras refuse vite l'ennui bourgeois et les valeurs de l'Occident. Une adolescence française vécue en camp de jeunesse, sous le maréchal Pétain, l'étouffe. Le « pilleur mongol » a besoin d'ailleurs. D'abord, le Sud de l'Algérie, où il séjourne chez son oncle, colonel méhariste qui lui inspire un livre mythique et scandaleux, Le Vieillard et l'Enfant, publié sous le pseudonyme d'Abdallah Chaamba. Ensuite, la Grèce et l'Afrique, où il trouve la sauvagerie, la joie de vivre, l'illimité. Il descend fleuves et rivières, Niger, Dordogne, Vézère. Il arpente le mont Athos où il apprend l'art des icônes sur fond d'or qu'il utilisera dans ses propres peintures. Ce jeune homme de bonne famille connaît la misère et les nuits à la belle étoile dans le désert. Disciple de Pan, aux marges de l'homosexualité, il épouse sa très jeune cousine.
   L'ermite de Domme est enfin un ange qui a tout perdu. Il écrit et peint, solitaire au fond des grottes comme au commencement de l'humanité, « Heureux dans une incroyable détresse » ; toujours précoce ! il meurt à l'hospice, parmi les vieillards et les fous, à l'âge de 47 ans.

8 euros (code de commande : 03618).

 

[BELGIQUE - INSTITUTIONS]. Le Parlement au fil de l'Histoire. 1831-1981. Bruxelles, Chambre des Représentants et Sénat, 1981. In-4° (210 x 260 mm.) broché, 114 p., illustrations en noir et en couleurs.


Table des matières :
   - 
Avant-propos.
   Introduction.
   1831-1981 : déjà 150 ans !
   1830, naissance d'un État.
   En 1831, une Constitution que l'Europe nous envie.
   La Constitution, des pouvoirs distincts et équilibrés.
      - Le Pouvoir législatif.
         - En 1831, pourquoi deux Chambres ?
         - En 1831, qui peut siéger au Parlement ?
         - Que font les élus de la Nation ?
         - Les rapports Parlement - Gouvernement.
            - De la révision de la Constitution.
      - Le Pouvoir exécutif.
      - Le Roi.
         - L'évolution du pouvoir royal depuis 1831.
      - Le Gouvernement.
      - Le Pouvoir judiciaire.
   
Notre droit de vote, résultat d'une longue marche.
      - 
Le suffrage censitaire, 1831-1893.
      - Campagnes et villes : des cens différenciés, 1831-1848.
      - 1848 : une révolution évitée, une évolution acquise.
      - Jusqu'en 1893, une situation bloquée.
      - Le suffrage universel mais plural, 1893-1914.
      - L'établissement du système.
      - Les critiques à l'égard du système.
      - L'accession au Sénat.
         - La représentation proportionnelle.
      - Le suffrage universel pur et simple, 1919...
      - 
L'établissement du système.
      - Les « votes problèmes » (les femmes - les jeunes - les étrangers).
      - Les élections.
      - Les campagnes électorales en régime censitaire.
      - Les élections du XXème siècle.
   Le travail parlementaire hier et aujourd'hui.
      - Le Palais de la Nation, cadre du travail parlementaire (les bâtiments - les services).
      - L'organisation interne des Assemblées.
         - Le bureau des Assemblées.
         - Les groupes politiques.
         - Les groupes linguistiques.
         - Les commissions (l'enquête parlementaire).
      - Une séance au Parlement.
      - Le Parlementaire au XIXème et au XXème siècle.
      - Le résultat du travail parlementaire.
         - Bilan d'une session au XIXème siècle : la session ordinaire 1885-1886.
         - Bilan d'une session au XXème siècle : la session ordinaire 1974-1975.
      - La permanence des grands problèmes évoqués devant le Parlement.
         - La Question scolaire : la loi de 1879, la loi de 1959.
         - La Question du Congo : la reprise par la Belgique, le chemin vers l'Indépendance.
   Un Parlement pour qui ? Pour quoi ?
      - De quelques critiques : Le parlementarisme.
         - Le régime parlementaire.
         - L'évolution du régime parlementaire.
      - De quelques critiques : Les parlementaires.
         - Dans leur travail : l'absentéisme, le rendement du travail.
         - Leurs avantages : l'indemnité et les avantages, annexes, les cumuls.
   La Régionalisation.
      - Petite histoire de la réforme de l'État en matière législative.
         - De 1831 à 1970 : un Parlement national.
         - 1970 : un Parlement, des Communautés culturelles, des Régions.
         - De 1971 à 1980 : un Parlement, des essais de création d'institutions communautaires et régionales.
   L'été 1980, un aboutissement ?

5 euros (code de commande : 03612).

 

[BELGIQUE - LOTERIE NATIONALE]. Catalogue des objets composant la loterie des produits de l'industrie nationale, présentés à l'exposition ouverte à Bruxelles, au mois de juillet 1830. [Bruxelles], [Exposition de l'Industrie Nationale], 1831. [Se vend, / au local de l'Exposition de l'Industrie nationale. / M DCCC XXXI.] In-8° (131 x 207 mm.) broché sous une couverture muette, IX, [1 bl.], 69, [1 bl.] p., rousseurs, bon exemplaire.
   Document historique rare et éphémère publié au lendemain de la Révolution belge de 1830. Cette loterie, initialement prévue sous le régime hollandais de Guillaume Ier en juillet 1830, a été finalisée en 1831 après les événements politiques qui ont mené à l'indépendance de la Belgique. Le catalogue liste l'ensemble des pièces d'artisanat, textiles, armes et objets d'art mis en jeu ; 2000 billets gagnants (sur 11135) permirent aux heureux lauréats de se voir attribuer des lots provenant exclusivement de l'industrie belge... !


Réglement :
   La Commission, chargée de la direction de l'Exposition des produits de l'Industrie nationale,
   Ouï le rapport du Comité nommé par elle, pour le choix, l'achat et la répartition des objets destinés à entrer dans la Loterie créée en vertu de l'arrêté royal du 2 avril 1830, et de celui des messieurs les Bourgmestre et Échevins de la ville de Bruxelles, du 18 mai suivant, confirmés par l'arrêté du Gouvernement provisoire, du 16 novembre dernier, duquel rapport il résulte que ces opérations préliminaires sont terminées, et que la Loterie se composera de onze mille cent trente-cinq billets, sur lesquels il y aura deux mille billets gagnans ;
   Voulant régler l'époque et le mode du tirage de cette Loterie, ainsi que l'époque et le mode de la remise des lots aux personnes qui les auront obtenus ;
   A résolu ce que suit :
   Art. 1er. Le tirage de la Loterie aura lieu publiquement dans une des salles du palais de l'Industrie, sous la direction d'un Comité spécial pris dans le sein de la Commission, et en présence des autorités qui seront invitées à y assister.
   2. Il commencera le dix mars 1831 et sera continué les jours suivans, de dix heures du matin à quatre heures de relevée.
   3. Deux roues de fortune, placées en face du public sur une estrade élevée à cet effet, recevront, l'une les numéros des billets de la Loterie qui ont été désignés comme devant concourir au tirage dans l'avis du 6 février, et l'autre deux mille billets de lots et neuf mille cent trente-cinq billets blancs, en manière, telle que chacune renfermera 11,135 billets ; nombre égal à celui qui concourt au tirage.
   Les billets de lots contiendront simplement les numéros indicatifs de ceux-ci.
   Un Catalogue des objets dont sont composés les lots et de leurs numéros respectifs, sera imprimé et rendu public quelques jours avant le tirage.
   4. Les billets seront jetés dans les deux roues, à l'ouverture de la première séance.
   5. Deux enfants appartenant à l'hospice des orphelins de la ville, tireront simultanément un billet de chaque roue, et le remettront à une personne préposée pour en donner lecture.
   Le contenu de chaque billet sera proclamé successivement, et billets gagnants de manière à faire connaître d'abord le n° du billet de Loterie, puis le n° du lot ou billet blanc.
   Les deux billets, après cette formalité remplie, seront remis, pour vérification, aux membres du Comité qui occuperont le bureau.
   6. Un secrétaire et un contrôleur seront chargés de tenir note et contre-note des billets sortis de chaque roue.
   7. À la fin de chaque séance, les scellés seront apposés sur les deux roues, de manière à en empêcher l'ouverture.
   Les scellés seront levés à l'ouverture de la séance suivante, après qu'ils auront été reconnus intacts.
   8. La liste des lots sortis et des billets de Loterie auxquels ils seront échus, sera adressée à messieurs les éditeurs des journaux de Bruxelles, avec prière de les insérer dans ces journaux.
   Indépendamment de cette publicité, la liste générale des lots et des billets qui les auront, obtenus sera, par les soins de la Commission, imprimée après l'achèvement du tirage, et des exemplaires en seront transmis à messieurs les Gouverneurs des provinces, ainsi qu'aux Chambres de commerce et aux Régences des principales villes.
   9. La délivrance des lots se fera aux porteurs des billets qui les auront obtenus et contre la remise de ces billets, trois jours francs après celui du dernier tirage, de dix à quatre heures.
   10. Les lots qui n'auront pas été réclamés dans les six mois qui suivront le jour du dernier tirage, seront vendus au profit des pauvres de Bruxelles.
   11. La présente résolution sera imprimée et affichée.
   Fait en assemblée générale, le 27 février 1831.
      Le président, Frédéric Basse - Le secrétaire, Gachard.

Vendu.

 

BRANDYS (Kazimierz) — Hôtel d'Alsace et autres adresses. Traduit du polonais par Jean-Yves Erhel. Paris, Gallimard, 1992. In-8° (138 x 205 mm.) broché, 188 p., (collection « Le Messager »), exemplaire à l'état de neuf.


En quatrième de couverture :
   Avec Hôtel d'Alsace et autres adresses, trois essais sur Wilde, Gide et Léautaud, Kazimierz Brandys nous offre une démonstration magistrale de ce que peut être un « portrait littéraire », lorsque sont mis à son service le style, la culture et une extrême intelligence des faits et des textes. « Portrait » est bien le mot, non de la vie seulement ou de l'œuvre, selon la vieille distinction scolaire, mais aussi « portrait » de ce qui fait un écrivain, de ce travail énigmatique et continu par lequel la vie et l'œuvre s'échangent.
   Sans doute Kazimierz Brandys ne partage-t-il nullement l'aventure privée des trois hommes. Mais son propre destin d'écrivain polonais depuis dix ans résidant à Paris, et pour qui la culture française fut une ressource, une alliée, un héritage choisi, ne pouvait que le rendre profondément sensible à ces déchirures privées, à ces contradictions publiques, à ces réconciliations dont l'œuvre littéraire est le lieu.

8 euros (code de commande : 03619).

 

[BRAQUE (Georges)]. GIEURE (Maurice) — Braque. Dessins. Paris, Desgrandchamps, 1955. In-8° (135 x 184 mm.) broché, [16] p., 80 planches en noir, (collection « Dessins des Grands Peintres », n° 8).


Extrait :
   L'œuvre de Georges Braque est, plus que tout autre, continu. Il n'a jamais cherché autre chose que le « fait pictural », c'est-à-dire ce qu'est, essentiellement, un tableau : des couleurs rythmiquement associées sur une surface plane, rejetant tout « fait anecdotique » quel qu'il soit. « Le peintre ne tâche pas de reconstituer une anecdote mais de constituer un fait pictural. »
   Cette conception esthétique Braque la veut une « poétique », autrement dit : ayant une signification lyrique de « spiritualité » qu'il oppose à l'idéalité. Ce qui est représenté ce sont des formes haussées à l'essentiel de la signification. « Le peintre pense en formes et en couleurs : l'objet c'est la poétique. » « Il ne faut pas imiter ce que l'on veut créer. » « J'ai souci de me mettre à l'unisson de la nature bien plus que de la copier. » Et ce texte, si important : « Un citron à côté d'une orange cesse d'être citron et l'orange une orange pour devenir fruits. » Le particulier est, ainsi, devenu général.
   Il y a encore un autre texte de G. Braque qui définit bien sa poétique : « L'hirondelle poignarde le ciel. » Entre l'hirondelle qui vole et la forme du poignard – une petite croix – il y a des communautés d'apparences. De ces ressemblances une transposition lyrique naît : celle du poignard – hirondelle qui, dans son vol, perce le ciel. Ainsi la poétique d'une œuvre de G. Braque c'est le passage d'images usuelles, quotidiennes et réelles, à d'autres images d'une nature poétique, essentielle et profonde lyriquement.
   Ce qui est vrai pour les tableaux l'est aussi pour les dessins. Ils offrent des images analogues à l'hirondelle – poignard en vue de semblables métamorphoses : l'hirondelle qui poignarde le ciel. Ils passent donc d'une apparence immédiate à une signification poétique sans les surenchères des couleurs. Le passage de ce qui est regardé à ce qui doit être senti et compris a lieu par des moyens seulement graphiques – puisqu'ils ont perdu le contact sensoriel de la couleur. Ils ne sont jamais – à quelques exceptions près – des préparations pour des tableaux. Ils sont une autre expression plastique de la poétique, une autre « hallucination » de cette poétique, selon les trois mots chers au peintre :
      Imprégnation - Obsession - Hallucination
      ce qui veut dire : savoir ce que l'on veut jusqu'à la nécessité de le faire et pas autrement.

15 euros (code de commande : 03625).

 

CASTERET (Norbert) — Dans la nuit des cavernes. Récits fantastiques écrits sous terre. Paris, Nathan, 1973. In-8° (160 x 210 mm.) broché sous couverture à rabats, 178 p., exemplaire en bon état.


Avant-propos :
   C’est à l’âge de cinq ans que j’ai eu la révélation du monde souterrain à l’occasion d’une visite en famille d’une bien modeste grotte.
   C’est à douze ans que je me suis aventuré seul dans les cavités proches de mon village natal, inaugurant ainsi une carrière ininterrompue de quelque soixante années.
   Je continue toujours à aller sous terre, et c’est à soixante-douze ans que j’ai pu réaliser ce à quoi je pensais depuis longtemps, mais que je n’ avais jamais eu l’occasion ni le loisir de mettre à exécution : écrire sous terre...
   Il ne s’est agi ni d’une originalité, ni d’une innovation, car cela a été fait au cours des âges par des personnages célèbres.
   Sans procéder à une enquête et à une étude approfondie – qui aurait pourtant son intérêt – on sait qu’il y a eu des précédents.
   Saint Jérôme, qui ermita longtemps dans la grotte de la Nativité, à Bethléem, y écrivit son œuvre immense, dont la traduction en latin de la Bible.
   C'est dans la grotte catalane de Manresa que saint Ignace de Loyola rédigea ses fameux Exercices Spirituels base de la fondation de la Compagnie de Jésus.
   Cervantès, lui, avait élu domicile, pour y travailler, dans une petite grotte voisine d'Oran dont il appréciait la fraîcheur.
   Quant à Camoëns, il avait choisi un porche de caverne pittoresque où il attendait l'inspiration poétique.
   En spéléologue chevronné et passionné, nous ne pouvions mieux faire que de choisir un erimi profond et obscur.
   Je cèlerai – car cela importe peu – le nom et le lieu de cette caverne où je me suis rendu souvent en solitaire, n'ayant pour tout accessoire que ma lanterne.
   Là, assis sur un rocher au centre d'une salle intime et secrète j'ai griffonné sur mes genoux dans le silence, la solitude et les ténèbres propices de cette trilogie qui a toute ma dilection.
   C'est là, que bercé dans cette ambiance j'ai rédigé, non pas une œuvre de longue haleine ni un travail important, mais simplement les pages du présent livre.

8 euros (code de commande : 03627).

 

CERTEAU (Michel de) — L'écriture de l'histoire. Paris, Gallimard, 1975. In-8° (140 x 225 mm.) broché, 358 p., (collection « Bibliothèque des Histoires »). 


En quatrième de couverture :
   Faire de l’histoire, c’est marquer un rapport au temps. Ce rapport n’est ni le premier, ni le seul possible. Depuis quatre siècles, l’historiographie occidentale se définit par la coupure qui d’un présent sépare un passé : elle honore des morts, mais elle les enferme dans un tombeau.
   Le geste qui met à distance la tradition vécue pour en faire l’objet d’un savoir est indissociable du destin de l’écriture. Écrire l’histoire, c’est gérer un passé, le circonscrire, organiser le matériau hétérogène des faits pour construire dans le présent une raison ; c’est, pour une société, substituer à l’expérience opaque du corps social le progrès contrôlé d’un vouloir-faire. Ainsi depuis Machiavel, l’histoire se situe-t-elle du côté d’un pouvoir politique qui, lui, fait l’histoire.
   Ce recueil d’études dessine à la fois l’itinéraire d’un historien et le parcours d’une interrogation. À partir d’une expérience de l’histoire religieuse de l’Europe moderne, Michel de Certeau s’attache à caractériser ici les opérations qui règlent l’écriture de l’histoire : la fabrication d’un objet, l’organisation d’une durée, la mise en scène d’un récit.
   Mais l’histoire se définit aussi par ce qu’elle exclut. Solidaire de l’écriture, elle exorcise l’oralité pour en faire l’espace de l’autre, qu’il s’agisse de la voix du sauvage dans les premiers récits ethnographiques ou de la parole de la possédée dans la France du XVIIe siècle. Devenue scientifique, elle refuse la fiction : un essai pour relire l’historiographie freudienne – et le « roman » de Freud sur Moïse – tente pourtant d’articuler théorie et fiction. C’est introduire un autre modèle d’intelligibilité, qui met en cause le travail même de l’historien.

12 euros (code de commande : 03617).

 

COCTEAU (Jean) — Le coq et l'arlequin. Notes autour de la musique. Avec un portrait de l'auteur et deux monogrammes par P. Picasso. Paris, Éditions de la Sirène, 1918. In-8° (104 x 175 mm.) broché sous couverture bleue, 74 p., (« Collection des Tracts », n° 1), la mention « Nouvelle édition » est imprimée sur la page de faux-titre, couverture un peu défraîchie.


   La publication du Coq et l'Arlequin à la fin de l'année 1918 s'inscrit dans un contexte d'effervescence culturelle majeure, marqué par la fin de la Première Guerre mondiale, la naissance d'une nouvelle avant-garde et la création des Éditions de la Sirène.
   En mai 1917, Jean Cocteau créa l'événement – et le scandale ! – avec le ballet Parade. Conçu en collaboration avec Erik Satie (musique), Pablo Picasso (décors et costumes) et Guillaume Apollinaire (qui inventa à cette occasion le mot surréalisme), le spectacle posa les bases d'un esprit nouveau. Cocteau ressentit immédiatement le besoin d'écrire un texte théorique pour expliquer et ériger en système la modernité dépouillée qu'il vient de mettre en scène. Le Coq et l'Arlequin naquit directement de cet élan créateur.
   L'ouvrage est un recueil d'aphorismes et de notes que Cocteau rédigea en 1917-1918 avec l'intention de formuler une rupture esthétique radicale. Il voulait combattre les influences étrangères – en particulier le « sublime » wagnérien et le germanisme artistique en pleine période de guerre –, rejeter le flou de l'impressionnisme français (incarné par Debussy) et prôner la clarté et la simplicité, en prenant pour modèle la musique d'Erik Satie et le cirque ou le music-hall.
   Dédié au jeune compositeur Georges Auric, ce livre devint instantanément le manifeste théorique de ce qui sera baptisé un peu plus tard le « Groupe des Six » (Auric, Poulenc, Milhaud, Honegger, Tailleferre, Durey).
   Pour diffuser cette parole esthétique moderne, Cocteau s'associa à Blaise Cendrars ; ensemble, ils participèrent activement à la création d'une toute nouvelle maison d'édition : La Sirène. Pensées pour être un laboratoire de l'Esprit Nouveau, ces éditions choisirent Le Coq et l'Arlequin pour inaugurer son catalogue. L'ouvrage fut publié en décembre 1918 (et mis en vente en janvier 1919) en tant que numéro 1 de la « Collection des Tracts » dirigée par Cendrars. Ce format de « tract » souligne la volonté d'en faire un outil de combat culturel rapide, incisif et percutant.
   Cocteau souhaitant un objet d'art total en confia l'ornementation à Pablo Picasso qui dessina un portrait de Cocteau en uniforme militaire et deux monogrammes (le coq gaulois et l'arlequin cosmopolite). La correspondance de l'époque montre un Cocteau hyperactif et directif, surveillant de très près le travail de l'imprimeur Protat à Mâcon. Il pinaillait sur les espacements, exigeait une clarté typographique absolue en accord avec le texte.
   Le succès d'estime de ce « tract » plaça immédiatement Cocteau au rang de grand rassembleur et de théoricien de la jeune génération parisienne de l'après-guerre.
Bibliographie :
   - Fermigier (André), « Jean Cocteau et Paris 1920 », dans Annales. Économies, sociétés, civilisations, 22e année, n° 3, 1967. pp. 495-513.
   - Fouché (Pascal), La Sirène, 1984, n° 31.

 

 

 

25 euros (code de commande : 03605).

 

DESPY (Georges) — Les tarifs de tonlieux. Turnhout, Brepols, 1976. In-8° (162 x 240 mm.) broché, 48 p., (collection « Typologie des Sources du Moyen Âge Occidental », fasc. 19), couverture plastifiée, envoi de l'auteur au professeur Jean-Jacques Hoebanx.


Avant-propos :
C'est une entreprise quasiment désespérée que de vouloir définir les tarifs de tonlieux médiévaux, analyser leur genèse et suivre leur évolution, dégager les règles critiques que leur utilisation exige en matière d'histoire économique, indiquer toutes les directions dans lesquelles ces documents peuvent être exploités.
Innombrables sont, en effet, les auteurs qui ont mis en œuvre des tarifs de tonlieux de l'époque médiévale, qu'il s'agisse de spécialistes d'histoire économique, urbaine ou rurale. Fort rares, par contre, sont ceux qui se sont attachés à tenter de définir la typologie de ce genre de documents et la méthodologie qui leur serait propre. On a bien l'impression que, aux yeux de beaucoup de médiévistes, le tarif de tonlieu est un document à ce point noble et prestigieux – en tout cas pour les siècles antérieurs au XIVe, moment où l'on commence de-ci de-là à disposer de comptes de tonlieux – que l'on a coutume de l'exploiter intégralement, sans guère faire de restrictions ou de réserves quant à sa signification concrète et véritable.
Avancer quelques observations sur ce type de sources et proposer quelques réflexions relatives à leur critique et à leur utilisation requiert que l'on retourne aux sources elles-mêmes. Et c'est d'une collecte suffisante de documents que dépend nécessairement l'élaboration d'une méthodologie propre, toute sommaire soit-elle. Il faudrait donc disposer d'un échantillonnage suffisamment représentatif de toutes les époques, de toutes les régions de l'Occident médiéval, de tous les types rédactionnels sous lesquels ces tarifs de tonlieux peuvent se présenter.
Or, on est bien loin du compte à l'heure actuelle. L'on ignore, en effet, le nombre de tarifs de tonlieux encore conservés aujourd'hui pour l'Europe occidentale. Bien plus, nul ne pourrait, dans le moment présent, se flatter de connaître une liste tant soit peu complète de ceux qui auraient été publiés. Un exemple : en 1913, Hermann Bächtold déclarait connaître pour l'Allemagne médiévale quelque deux cents tarifs édités et supposait qu'il devait bien y en avoir près de deux mille autres dont il souhaitait et espérait une publication rapide ; soixante ans plus tard, on en est quasiment au même point en ce qui concerne l'Allemagne. Et mieux vaut ne pas évoquer la situation pour la France, l'Italie ou l'Espagne. À tous les points de vue, les pages qui suivent ne procéderont donc que d'un échantillonnage prélevé essentiellement dans la documentation publiée pour les régions qui vont de l'Elbe jusqu'à la Loire. Ce sera là leur première faiblesse.
Une autre viendra de ce qu'il est impossible d'envisager à l'heure actuelle tous les aspects de la méthodologie propre aux tarifs de tonlieux. La critique de ces sources est à peine entamée. D'abord au plan de la véracité des documents. S'il est des tarifs de tonlieux qui sont incontestablement vrais, il en est qui sont des faux et d'autres dont on s'apercevra un jour ou l'autre qu'ils le sont ; or, les spécialistes de l'histoire économique ne l'ont pas toujours su et, dans plusieurs cas, ils ont continué à utiliser certains documents en ignorant qu'ils avaient été déclarés faux au point de vue de la diplomatique. Ensuite, au plan de leur utilisation : il n'est pas toujours sûr, contrairement à ce que l'on croit généralement, que le contenu d'un tarif de tonlieu reflète fidèlement la vie commerciale à la date qu'il porte et dans la localité où il aurait été rédigé.
On voudra donc bien tenir compte de ce double handicap – la nécessité de procéder par sondages dans la seule documentation publiée ; les incertitudes au plan de la critique et de la mise en œuvre – pour juger avec indulgence les propos qui sont présentés ici. L'auteur sait qu'ils sont forcément partiels, souvent provisoires, quelquefois rudimentaires et parfois même « scolaires ».

10 euros (code de commande : 03626).

 

DOEHAERD (Renée) — Études anversoises. Documents sur le commerce international à Anvers 1488-1514. Tome I : Introduction. Tome II : Certificats 1488-1510. Tome III : Certificats 1512-1513. Lettres échevinales 1490-1514. Paris, S.E.V.P.E.N., 1962-1963. Trois volumes in-8° (162 x 247 mm.) brochés, 282, 309 et 372 p., (collection « École Pratique des Hautes Études - VIe Section Centre de Recherches Historiques - Ports-Routes-Trafics », n° XIV, XIV1, XIV2), hommage de l'auteur au professeur Maurice-A. Arnould, couverture du tome III un peu défraîchie (le deuxième feuillet est froissé).


Préface :
   La connaissance du fonctionnement du système économique de l'Europe occidentale, au cours du bas Moyen Âge et de l'époque moderne, doit plus d'un enrichissement à l'étude des « contrats » passés entre les personnes.
   Ces contrats constituent la matière des collections documentaires généralement inventoriées dans les dépôts d'archives sous le titre d'« Actes des échevins » ou d'« Actes des notaires ».
   Le pouvoir juridictionnel des échevins et des notaires s'étendait en effet au fait de délivrer aux particuliers les titres probatoires de leurs accords.
   La rédaction de ces pièces s'exécutait comme on sait en deux étapes : celle de l'écriture d'une ou de plusieurs minutes et celle de l'écriture d'un acte en forme.
   Comme on reconnut très tôt une même force probante aux écrits correspondant à ces deux étapes de rédaction, les pouvoirs publics imposèrent aux notaires et aux échevins le devoir de conserver leurs minutes.
   On doit à ces mesures, la constitution des vastes collections d'« Actes » citées plus haut.
   Si les historiens de l'économie orientent leurs recherches vers de telles sources, c'est que parmi d'autres, des personnes, spécialement impliquées dans la production et les échanges, sollicitent l'intervention du notaire ou des échevins pour la rédaction d'instruments.
   Banquiers, marchands, entrepreneurs de transport, artisans, leur font souvent constater les promesses et les déclarations qui les engagent ; cette précaution les armait en cas de contestation. Toutefois la diffusion de cet usage – nous pensons plus spécialement aux « promesses de payer » – s'explique par d'autres raisons.
   C'est que les droits dont il constituait la preuve s'intégrèrent très tôt à l'écrit authentique, pour en faire un véritable « porteur » de droits, entraînant pour son détenteur la qualité de bénéficiaire de la promesse qu'il contenait.
   Ce document irréfutable se prêtait dès lors à la circulation du crédit, dans des conditions de particulière sécurité.
   L'appel aux écrits authentiques ne s'imposa cependant jamais dans le cadre des relations commerciales. Le recours aux actes sous seing privé qui triompha d'ailleurs plus tard dans la pratique, occupa en ces matières et même dans le cas des échanges internationaux, une position parallèle à celle des instruments publics.
   Ce n'est point s'abuser cependant que de considérer que c'est dans ce dernier cas que l'usage de documents jouissant de la confiance publique s'étendit le plus largement et conserva le plus longtemps sa signification.
   On entrevoit aussitôt, non seulement la nature mais la portée de l'information que les archives des notaires ou des échevins ayant instrumenté dans les grandes places d'échanges sont susceptibles d'apporter à l'histoire.
   D'ailleurs de multiples travaux, tant d'édition de textes que d'élaboration historique nous le révèlent, qu'il s'agisse par exemple de Gênes, de Venise, de Marseille, des foires de Champagne ou de Flandre au Moyen Âge, de Cologne, de Lubeck ou des ports de Zélande aux XVe et XVIe siècles.
   Les certificats et lettres dont nous présentons ici les regestes sortent des livres minutiers ou « boeken » des échevins de la ville d'Anvers.
   Ce travail ne prétend pas ouvrir une voie nouvelle à la recherche ; les spécialistes du commerce d'Anvers connaissent et utilisent depuis longtemps les archives scabinales de la ville, et J. Strieder éditait voici plus de trente ans ses Sources sur l'histoire économiques du XVIe siècle puisées dans les minutiers des notaires anversois, entre 1525 – date du plus ancien de ces minutiers – et 1550.
   Notre projet s'est formé au départ de ce dernier ouvrage. Il nous a paru possible en effet d'étendre l'enquête de J. Strieder à la période immédiatement antérieure à celle que l'état des sources notariales lui avait permis de prospecter, en tournant cette fois les yeux vers les archives scabinales.
   Il s'agissait donc de maintenir à cette nouvelle enquête les buts qui avaient été ceux de Strieder, de la poursuivre dans une documentation présentant les mêmes caractères, et de rassembler pour cette période, une collection quantitativement comparable à la moisson présentée par cet auteur.
   Il nous a semblé que notre entreprise satisfaisait à ces exigences.
   S'il fallait enfin la justifier autrement que par le contenu des textes eux-mêmes, dont on a compris déjà qu'ils nous renvoyaient une image, sans doute fragmentaire, mais réelle de faits vécus de la distribution et des échanges, nous pourrions ajouter que ces regestes mettront les chercheurs en contact avec des pièces dont la langue – le flamand – limite l'accès.

Les trois volumes : 60 euros (code de commande : 03599).

 

DURY (Jean) — Traité de bonneterie mécanique. Métiers rectilignes et rectilignes à mailles retournées. Technologie des métiers du tricot. Préface de Frédéric Maillard. Paris, Éditions La Maille, 1954. In-8° (170 x 248 mm.) sous reliure de toile bleu-gris d'éditeur, 724 p., illustrations, tableaux à déplier in fine, exemplaire en bon état malgré des décharges d'adhésif aux contreplats et aux pages garde en regard.
   Ce manuel est particulièrement rare : destiné à un public très ciblé d'ingénieurs, de mécaniciens en bonneterie et de chefs d'ateliers textiles, son tirage peut être considéré comme confidentiel et il n'a jamais bénéficié d'une diffusion grand public.


Préface :
   Les métiers rectilignes de bonneterie, malgré la vogue de toutes les machines circulaires, gardent une place importante dans l'outillage de notre industrie car leurs possibilités de production d'articles de fantaisie sont pratiquement illimitées.
   Les métiers à mailles retournées permettent la réalisation d'articles de sport et de layette qu'ils sont les seuls à pouvoir produire dans des conditions intéressantes.
   Les constructeurs français et étrangers ont bien compris le rôle primordial que le matériel rectiligne joue dans l'industrie de la maille et ils rivalisent constamment d'ingéniosité pour présenter des machines toujours plus perfectionnées et aux possibilités techniques accrues.
   Les techniciens, bien souvent aux prises avec des difficultés inhérentes à la complexité des matériels qu'ils ont la charge de faire rendre au maximum, tant en quantité qu'en qualité et diversité des articles produits, ne trouvent pas, actuellement, dans la littérature française, d'ouvrage suffisamment complet pour les éclairer.
   M. Dury a eu le grand mérite de chercher à combler cette lacune et il a réussi à écrire un ouvrage qui fait le point de nos connaissances actuelles en bonneterie rectiligne.
   Après avoir rappelé les principes de base du fonctionnement des tricoteuses rectilignes, il aborde l'étude des métiers rectilignes spéciaux et automatiques et poursuit par la description des métiers à mailles retournées à main, automatiques à simple et double chute.
   Il ne s'est pas borné à une stricte technologie qui aurait pu être, pour un sujet aussi vaste, lassante pour le lecteur. Il s'est toujours efforcé de rendre vivantes et claires ses descriptions des mouvements les plus compliqués et on doit reconnaître qu'il y a parfaitement réussi.
   Mais l'étude du fonctionnement des divers métiers rectilignes, si intéressante soit-elle, ne suffirait pas à satisfaire tous les désirs des praticiens qui s'intéressent en général beaucoup plus aux possibilités de fabrication du matériel.
   M. Dury l'a parfaitement compris et il a complété, pour chaque classe de matériel, son travail par des études d'échantillonnage très poussées. Il a ainsi mené de pair le côté mécanique et le côté fabrication des divers matériels dont il s'est occupé. Il y a là une présentation nouvelle qui aide grandement à la compréhension des développements technologiques.
   Cet ouvrage rendra certainement les plus grands services à tous ceux, et ils sont nombreux, qui cherchent à tirer le maximum des métiers rectilignes de bonneterie de tous genres. Il sera également très apprécié des élèves de notre enseignement technique qui g trouveront les développements que leurs maîtres ne peuvent leur faire durant leurs études.
   M. Dury, en acceptant de mettre ainsi à la disposition d'un public qui sera sûrement très nombreux ses connaissances techniques étendues, a rendu un grand service à tous ceux qui, pour l'exercice de leur profession ou pour leurs études, s'intéressent à l'industrie du tricotage rectiligne.

45 euros (code de commande : 03611).

 

FAUVIEAU (Hector) — L'aube des Samacus. Illustrations de Marius Carion. Frameries, Union des Imprimeries, 1936. In-8° (150 x 215 mm.) broché, 270 p., 22 illustrations à pleine page et 1 vignette dans le texte, exemplaire non coupé et en bon état.


Avant-propos :
   L'Aube des Samacus, publié pour la première fois en feuilleton, dans le Peuple en 1935, sous le pseudonyme Hector de La Buissière, a été composé avec l'aide de documents qui nous ont été obligeamment communiqués par les arrière-petites-filles du Maire Derbaix, avec ceux des Annales du Cercle Archéologique de Mons et ce que nous possédions nous-même de pièces historiques.
   On a bien voulu dire qu'une certaine hardiesse d'imagination ne peut en être exclue. Mais c'est encouragé par quelques amis des lettres et de l'histoire régionale que nous avons publié l'ouvrage sous sa forme actuelle.
   La critique a été plutôt élogieuse. Beaucoup de lecteurs qui nous ont reconnu derrière le pseudonyme, ont bien voulu nous témoigner leur impression heureuse.
   Mais, il s'en est trouvé pour juger L'Aube des Samacus d'un point de vue spécial. Ceux-ci ont déclaré l'ouvrage tendancieux et anti-religieux. Leur critique s'est, ensuite, montrée puérile et procéder plutôt de la chicane.
   Le fait de l'avant-garde de l'armée de Jemmapes constituée par des dragons du Roi ; du général Dumouriez à qui l'on ne dit point « citoyen général » ; d'un colonel à qui l'on ne s'adresse point par « tu » a paru dérouter certains hommes de lettres.
   Car il résulte bien des enseignements de l'histoire que ni le général Dumouriez, ni les officiers qui l'entouraient, n'ont permis à quiconque de leur infliger du « citoyen » et de les « tutoyer ».
   À Paris même, pendant les jours les plus terribles de la Révolution, il paraît bien que le général n'a pas adopté le vocabulaire qui émaillait la phraséologie révolutionnaire.
   Il faut revoir les historiens et les commentateurs les plus autorisés de la Révolution, pour qu'aucun doute ne subsiste à cet égard.
   Louis Blanc, notamment, raconte ainsi la rencontre de Marat et de Dumouriez, le 16 octobre 1792, dans la Maison de Talma :
         « Ce dut être un singulier spectacle que de voir face à face ces deux hommes, doués l'un et l'autre du plus méprisant sang-froid, et qui jamais ne s'étonnèrent de rien. Le dialogue suivant fut court :
         – Je demande des renseignements sur la conduite des bataillons désarmés.
         – Les pièces sont au ministère de la Guerre.
         – J'ai couru les bureaux, et n'ai rien trouvé.
         – Je suis sûr qu'il y a des pièces.
         – Dites donc où elles sont.
         – Je crois, Monsieur, que je mérite croyance, quand je parle.
         – Si vous méritiez une confiance entière, nous ne serions pas ici. On dit que les personnes massacrées étaient des émigrés.
         – Eh bien, Monsieur, quand ce serait des émigrés ?
         – Les émigrés sont des rebelles, et vos procédés à l'égard des bataillons d'une violence impardonnable.
         – Oh ! vous êtes trop vif, Monsieur Marat, pour que je parle avec vous.
         Et Dumouriez tourna le dos. »
   Ainsi donc, Marat, le fameux instigateur des massacres de septembre, le démagogue sanguinaire de la Révolution n'a pas osé interpeller Dumouriez par « citoyen », ni le « tutoyer ». Et si l'on prétendait que le « vous » et le « Monsieur » dans la bouche des interlocuteurs était voulu, comme une manière d'exprimer un mépris réciproque, nous nous en référerions encore aux ouvrages historiques qui font autorité, où l'on trouvera illustrée de façon péremptoire notre affirmation.
   C'est ainsi que nous avons essayé de présenter Dumouriez tel qu'il était lors de son entrée en Belgique : c'est-à-dire plein de mépris pour les extrémistes de la Révolution à raison de leurs excès et visant la restauration de la royauté, seul moyen, suivant lui, de sauver la France. D'ailleurs, tout, dans sa conduite, dans ses efforts et dans sa politique en Belgique indique indubitablement que le général français a voulu y organiser une puissance dont il eut été le maître, pour la tourner contre les exacteurs de Paris, et rétablir l'ordre dans son pays.
   Dès lors, l'étrangeté, l'invraisemblance de l'apparition, le 3 novembre 1792, de dragons du Roi, dans ce coin ignoré de la frontière alors que l'armée pénétrait par les grandes routes de l'ouest s'explique. Car des témoignages en sont restés, irrécusables. Plus de trois années après la nuit du 4 août, et nous n'avons qu'à enregistrer des faits, Dumouriez en bafoue les décisions souveraines comme il en brave les menaces. Dès son arrivée à Wasmes, pour le duc de Chartres qui vivait ouvertement séparé de la famille royale et qui y était suspect, il a des attentions singulières.
   Les souvenirs de son séjour dans la région de Mons permettent de nous représenter Dumouriez, alors passionné dans sa grande entreprise, dont la pensée dirigeante fut, malgré son imprévu, son mystère et son énigme, la grandeur de la France.
   Quelles devaient être, parmi ces appellations de l'ancien abbaye de Wasmes, celle à adopter ? – « Courte à Wasmes », ou « Cour à Wasmes » ? La question peut sembler dénuée d'importance.
   « Court » est d'origine gallo-romaine, et signifie « Courtil », « courtille » et « curtille » avec son diminutif « Curtillot », terre attenant à l'habitation. Ainsi donc, « Courte » désigne non pas l'ancienne abbaye, mais le lieu, le quartier, avec ses jardins, ses prairies et ses habitations. Mais il y a la « Cour à Wasmes » qui est l'ancien bâtiment avec sa tour. Son origine se perd dans la nuit des temps. Plusieurs fois saccagé, puis relevé de ses ruines, son architecture actuelle date de 1771. Le seigneur y jugeait les crimes et délits. A peu de distance, d'ailleurs, se trouvent la « Justice », lieu où les sentences étaient exécutées, puis le « Chemin des Morts » par où l'on aboutissait au cimetière des suppliciés. Il est remarquable qu'à travers les siècles ces appellations aient été conservées.
   Peut-être voudra-t-on reconnaître qu'il y avait quelque témérité à faire revivre une époque et des faits, aidé de la narration aride et sèche des annales de l'archéologie régionale, avec une histoire souvent imprécise et vague sur des points particuliers et des souvenirs passés de générations en générations.
   Néanmoins, cette musique militaire, la Marseillaise, les instruments, les armes à feu ne constituent pas une erreur tendancieuse. Le trombone à coulisse dérive de l'ancienne « saquebute » connue dès le IXe siècle. Il en est de même des cornets à piston connus dès la plus haute antiquité. Ne prétend-on pas que c'est grâce aux cornets à piston et non aux trompettes, que Josué fit s'écrouler les murailles de Jéricho ?
   Et nous nous estimerons suffisamment récompensé, si cet ouvrage, écrit sans autre prétention, avait le don d'éveiller la curiosité de nos contemporains sur une belle page de notre histoire. Qu'ils lisent Arthur Chuquet, dans Dumouriez, Figures du passé et dans Jemmape, qu'ils lisent C. de la Jonquière, dans La Bataille de Jemappes, pour ne citer que ces auteurs. Ils y verront que les Français de la jeune république se sont battus dans un prodigieux concert de leurs musiques jouant la Marseillaise.
   Au reste, Dumouriez lui-même, dans un mémoire impressionnant adressé à l'Assemblée Constituante, s'était plaint de la faiblesse et du délabrement des armées, du manque d'armes, d'habits, de munitions, de chevaux, d'effets de campement et de vivres. Les volontaires de Jemmape, sans expérience, à peine vêtus, avec des armes de fortune, n'avaient pour vaincre que leur fougue et leur passion de la République et de la liberté.
   Nous serions peiné que l'on vit, dans l'évocation du Monastère de Saint-Ghislain, une prévention systématique. Ici encore, nous avons voulu illustrer des faits établis par les chroniques du Monastère lui-même, nous avons voulu donner une faible idée d'une activité multiple dont la grande influence sur l'éveil de la région n'est pas assez connue. Il faut regretter que des ruines et des vestiges du plus grand enseignement historique, encore suffisants pour être conservés, même relevés en partie ; que des documents d'une richesse certaine ; que de nombreux témoignages, enfin, pouvant constituer le fonds précieux de l'étude d'une époque non dépourvue de grandeur en conférant à la ville de Saint-Ghislain une réputation d'art et d'histoire, soient sur la voie de l'anéantissement complet et aient été dispersés sans discernement au gré de quelconques amateurs d'antiquités. Il n'est peut-être pas trop tard pour qu'un petit comité d'hommes éclairés, résolus et amoureux de ces choses du passé, les fassent sortir de leur cachette ou surgir de la terre où elles dorment depuis des siècles.
  On ne pourrait raisonnablement nous reprocher d'avoir exhumé de l'oubli ce bénédictin défroqué, Bouquion le Philosophe. Nous nous sommes efforcé, avec l'aide de références irrévocables, de le montrer comme il a vécu. Il est bien certain que l'institution de Saint-Ghislain, s'était, avant même l'époque révolutionnaire, relâchée des règles sévères de l'ordre de Saint-Benoit. Les vêtements, le régime, la vie intérieure et extérieure avaient changé. Le temporel l'avait emporté sur le spirituel. Ses richesses étaient immenses ; ses revenus atteignaient cinq millions de nos francs. Et le père Étienne, désabusé, s'en était allé, depuis quelques années déjà, lorsque la Révolution Française abolissant le régime féodal avec ses justices seigneuriales et ses impôts, dispersa la maison.
   L'accueil que ce modeste ouvrage a reçu des lecteurs du Peuple, et surtout la faveur de nombreux hommes d'enseignement, sont pour son auteur une récompense trop flatteuse. Nous avons accepté avec gratitude beaucoup de documents nouveaux, qui nous ont été offerts par des amis réunissant un goût charmant, une généreuse ardeur à la recherche de tous les témoignages des temps anciens. Il n'en faut pas davantage pour nous encourager à poursuivre nos investigations.
   Si nous avons prouvé n'être pas indigne de l'intérêt dont le lecteur nous a honoré, notre bonheur est complet.


 

13 euros (code de commande : 03622).

 

FAUVIEAU (Hector) — Le Borinage. Monographie politique, économique, sociale. Frameries, Union des Imprimeries, 1929. In-8° (165 x 250 mm.) broché, 358 p., exemplaire non coupé.


Préambule :
   De belles pages ont été écrites sur le Borinage. On en a donné surtout, de manière charmante, les traditions et usages populaires, les anciennes poésies et les anciennes légendes ; les chants, les proverbes et les jeux. Certes, le travail, le rude labeur de l'ouvrier mineur a été magnifié. Mais, dans toute la littérature ayant pour sujet le Borinage, j'ai vainement cherché une œuvre d'investigation statistique.
   Il m'a semblé qu'un travail qui aurait pour objet l'étude de la population boraine, de sa formation, de son évolution, de ses activités, de ses réalisations dans les divers domaines de l'industrie, du commerce, de l'enseignement, de la politique et de ses organisations économiques et professionnelles devait présenter un attrait tout particulier pour celui qui, Borain lui-même et aimant le Borinage, s'y livrât et y prît goût, ainsi qu'un intérêt irrésistible pour le public.
   Mêlé intimement à sa vie, témoin intéressé de son évolution, l'idée nous en était déjà venue il y a une dizaine d'années.
   Alors, déjà, il nous semblait que, pénétrer profondément dans l'étude de cette région, en examiner la position au point de vue politique et social, eût été d'un incontestable enseignement.
   Les mouvements populaires français, depuis la grande Révolution, ont toujours eu une répercussion immédiate et plus ou moins sérieuse sur le Borinage. Des convulsions, les unes d'apparence bénignes, d'autres plus grandes n'ont pas cessé de le secouer jusqu'aux années 1880 à 1885 qui virent préparer et organiser la grande enquête sur la situation de la classe ouvrière et, au cours de l'année 1893, la Belgique politique subit une modification profonde qui alla s'accentuant comme mue par un rythme puissant. Onze ans plus tard, le Borinage apparaissait à l'esprit attentif considérablement changé. Alors, déjà, l'on pouvait dégager, d'un ensemble de faits, certaines répercussions très marquées sur la population, sur le caractère, sur les rapports sociaux, sur la vie économique et morale. Elles étaient le fait d'une transformation et d'une évolution lentes, mais réelles.
   Il y eut la guerre.
   Dix années nous en séparent. Les événements, les bouleversements de tous ordres se sont opérés avec une rapidité étonnante, mais irrésistible. Qu'on le veuille ou non, le travail participe au pouvoir. Le fait entraîne des conséquences qui rendent plus heureux les uns, et qui terrifient les autres. L'ouvrier est devenu un collaborateur et, dans bien des cas, un associé du patron. Et pour citer un exemple plus typique, la communauté d'intérêt qui unit l'ouvrier mineur du Borinage aux conseils d'administration et à la direction des sociétés anonymes charbonnières est indiscutable.
   Une controverse s'élève à l'heure présente, qui tend à établir un désaccord irrémédiable entre des doctrines économiques qui s'attribuent exclusivement une aussi profonde révolution, oubliant ou négligeant le progrès sous toutes ses formes et dans ses multiples applications, le progrès humain.
   Laissons les philosophes et les économistes à ce jeu d'exégètes et de prophètes. Notre tâche sera plus modeste. Elle consistera à établir comment et dans quelle mesure le Borinage s'est dégagé de l'étreinte de la misère matérielle et morale d'un long passé.
   Pour ce travail, nous avons résolu de ne nous adresser qu'aux faits.
   Et nous sommes mieux en mesure, aujourd'hui, de le réaliser. Notre position dans le monde ouvrier nous a permis, depuis trente années bientôt, d'enregistrer maints faits et constatations qui abondent en enseignements de tous genres. Appelé, le lendemain de l'armistice, à l'administration d'une des plus importantes communes boraines, ayant pu pénétrer plus sûrement encore les faits qui sont propres à la population et à ses phénomènes divers, ayant décelé les problèmes qui occupent la société moderne, voilà ce qui fut déterminant.
   Certes, l'on objectera que, visant un but aussi considérable, une certaine garantie de neutralité est indispensable. Mais, tout homme normal professe, en toute chose, une opinion. La neutralité, spécifiquement, est un non-sens.
   Nous tenons à dire que ce travail est, avant tout, un exposé de faits.
   Nous nous sommes efforcé de dresser, en regard de la situation actuelle, celle d'époques antérieures. Nous ne dissimulons pas l'importance de semblable tentative et cependant, nous devons reconnaître que les matériaux existants sont souvent bien incomplets ; ceux nécessaires à certaines recherches, même d'ordre purement statistique, font aussi trop souvent défaut.
   Néanmoins, nous croyons avoir réuni et situé suffisamment de matériaux pour permettre les comparaisons utiles.
   Nous osons espérer que l'on ne nous accusera pas de les juger et d'en tirer des conclusions à des points de vue qui peuvent être les nôtres, ou d'avoir fait état d'opinions personnelles. Nous croyons avoir réussi à nous en tenir à une objectivité rigoureuse des faits, et les conclusions nécessaires sans lesquelles notre travail n'aurait aucune raison d'être, nous les avons formulées dans la plénitude la plus absolue de notre indépendance.
   Sans doute, l'on pourra nous faire des reproches ; mais nous avons la conviction qu'avec un peu d'impartialité l'on nous accordera un mérite : celui de la franchise et de la sincérité.
   Nous avons contracté, vis-à-vis de fonctionnaires et d'employés de nos administrations publiques, plus rarement vis-à-vis d'amis, une dette de reconnaissance. À défaut des renseignements qui nous ont été prodigués de la manière la plus obligeante, il nous eût été impossible de publier ce travail.
   Que tous ceux qui nous ont fourni les documents, les statistiques et les matériaux utiles, reçoivent ici l'expression de notre gratitude la plus vive et la plus sincère
Table des matières :
   Chapitre I : Définition et origine.

      - Étendue territoriale.
      - Le sous-sol.
      - Historique.
      - L'Homme.
      - Le Patois.
      - L'Habitation.
      - Le Village.
   Chapitre II : Démographie.
      - Mouvement de la population.
      - Densité de la population.
      - État Civil.
      - Les divorces.
      - Répartition d'après les langues parlées.
      - Logements.
      - Abandon d'enfants.
   Chapitre III : État agricole, industriel et commercial.
      - Agriculture.
      - Artisanat.
      - Industrie.
      - Les Mines.
      - Le Commerce.
   Chapitre IV : Organisation sociale du travail.
      - La femme et l'enfant dans l'industrie.
      - La femme et l'enfant dans la législation sociale d'aujourd'hui.
      - L'apprentissage.
      - La durée du travail.
      - Les accidents du travail et leurs suites.
      - La longévité ouvrière.
      - Les grèves.
      - Le Borinage dans la législation industrielle, minière, sociale.
   Chapitre V : La Guerre - Problèmes économiques.
      - La Guerre.
      - Reconstruction et crise.
      - La situation matérielle des travailleurs.
      - Le coût de la vie.
      - Les salaires.
      - Les pensions ouvrières.
   Chapitre VI : La vie économique, politique et sociale.
      - Les sociétés coopératives.
      - Les mutualités.
      - Les unions professionnelles.
      - Les organisations politiques.
      - La position des partis.
      - L'Enseignement.
      - Les activités intellectuelles et éducatives.
      - Situation matérielle et morale.
      - Conclusion.
      - Index.

20 euros (code de commande : 03632).

 

FAVIER (Jean) — L’histoire administrative et financière du Moyen Âge occidental depuis dix ans. Paris, 1969. In-8° (161 x 245 mm.) agrafé, [77] p., envoi de l’auteur au professeur Maurice-A. Arnould.
   Extrait du t. CXXVI, 1968 de la Bibliothèque de l’École des chartes, pp. 427-503 (Bibliographie).


Avant-propos :
   « L'histoire est une, et tout cloisonnement a ses défauts. Mais l'auteur d'un bulletin bibliographique ne saurait tout embrasser, et force lui est de tracer des limites en espérant qu'on les lui pardonnera, pour peu qu'elles soient nettement définies. Avant de passer en revue les principales publications qui nous sont parvenues depuis une dizaine d'années, pour les domaines conjoints de l'histoire administrative et de l'histoire financière médiévales, nous préciserons donc les limites de notre entreprise.
   Il s'agit ici, avant tout, de l'Europe occidentale. Nous n'avons fait état, pour l'Europe centrale et orientale, que de quelques publications ayant attiré notre attention. Quant à Byzance et à l'Islam, nous les avons délibérément exclus. Nous avons également restreint l'extension de ce bulletin en laissant de côté les travaux touchant à la nature de l'État, aux structures féodales et au pouvoir monarchique, pour lesquels on se reportera aux récentes mises au point publiées dans la Revue historique, et ceux qui ressortissent à la numismatique, pour lesquels on se reportera aux revues spécialisées. Ont de même été omises les études relatives au droit médiéval et à la justice, malgré les connexions humaines et institutionnelles qui existent entre les cours de justice et les administrations non judiciaires.
   En sens contraire, nous avons fait place à l'histoire des institutions représentatives et de conseil, bien que cette histoire soit notablement politique. Il nous a semblé que l'on ne pouvait disjoindre des études consacrées à l'impôt celles qui portent sur les conditions de son octroi. »
   La bibliographie est répartie en trois : Les Sources ; Histoire de l'administration ; Les finances publiques.

 

8 euros (code de commande : 03601).

 

GAUTIER (Marthe) et GAUTIER (Christian) — Verrières-le-Buisson. Son histoire. Son église. Verrières, Chez les Auteurs, 1988. In-4° (220 x 304 mm.) sous cartonnage illustré d'éditeur, IX, 218 p., illustrations, (collection « L'Historique de Verrières », n° 6).


Table des matières :
   - Bibliographie.
   - Préface.
   - Introduction.
   - Avant-propos.
   - Notre-Dame de Verrières : son histoire jusqu'à la Révolution.
   - Notre-Dame de Verrières : pendant la Révolution.
   - Notre-Dame de Verrières : après la Révolution.
   - Les curés et les prêtres-fermiers de Notre-Dame de Verrières jusqu'à la Révolution.
   - Jacques Lilamand, curé de 1783 à 1809, Castel et Borne, ses vicaires en 1791, Stanislas, Auguste, Adam Monet en 1792.
   - Les vicaires de Jacques Lilamand pendant la Révolution.
   - Les desservants de 1809 au 1er janvier 1829.
   - Les curés de cette date à nos jours.
   - La vie temporelle des curés jusqu'à la Révolution.
   - La vie temporelle des curés pendant la Révolution et après.
   - Le presbytère - La maison du vicariat. La maison d'école des filles - La maison d'école des garçons.
   - Les marguilliers.
   - Les anciens marguilliers.
   - Les fondations du 25 janvier 1652 au 2 mars 1783.
   - Les fondations au XIXe siècle.
   - L'église.
   - Les vitraux.
   - Les tableaux.
   - L'orgue.
   - Les cloches.
   - Les sage-femmes après la Guerre de Cent Ans.
   - Les coutumes.
   - Les reliques - Les confréries.
   - Les processions - Les bannières.
   - La loi de séparation de l'Église et de l'État du 9 décembre 1905.
   - Les croix.
   - Le cimetière.
   - La visite du cimetière.
   - Annexes :
      1. Les visites archidiaconales de Josas.
      2. Le testament du Sieur de Montqueron - 4 mars 1690.
      3. Les évêques de Paris.

20 euros (code de commande : 03603).

 

[GIRAUDOUX (Jean)]. JOB (André) et TEISSIER (Guy) — Figures juives chez Jean Giraudoux. Avertissement par Pierre d'Almeida. Paris, Bernard Grasset, 1992. In-8° (130 x 205 mm.) broché, 238 p., (collection « Cahiers Jean Giraudoux », n° 21), exemplaire en bon état. 


Avertissement :
   En ces temps exquis où Brasillach, par la grâce d’Éric Neuhoff, se transfigure en héros de roman : où la publication de l’immonde Journal de Drieu suscite, en nombre, de bien subtils articles ; où Céline prend rang de « l’un des plus grands écrivains du siècle, – le plus grand peut-être », cependant que Touvier, la Milice, Vichy sont blanchis, récurés par décision de Justice, il ne se passe guère de mois qu’un folliculaire, ou parfois même un universitaire, ne s’avise, la mine effarouchée, feignant le haut-le-corps, de révéler au public l’antisémitisme de Giraudoux. Les pièces à conviction ? Toujours les mêmes, bien sûr, depuis tant d’années – ou plutôt toujours la même : le chapitre de Pleins pouvoirs intitulé « La France peuplée ». Est-ce à dire qu’on n’en pourrait procurer d’autres qu’en se livrant à la falsification ? On n’y répugne pas toujours... Du moins, grande est l’habileté des giraldophobes : l’un dissémine dans un abondant ouvrage de courtes citations, dont il se garde bien d’avertir le lecteur qu’elles proviennent toutes du même texte ; l’autre laisse entendre que c’est par pure bonté d’âme qu’il s’en tient à ce même opuscule.
   Les Amis de Jean Giraudoux n’ont jamais cherché à le dissimuler ; ainsi le rédacteur de ces lignes lui a-t-il consacré un article qui n’était pas de complaisance, dans un précédent Cahier. Qui nous lit sait donc bien, contrairement à ce que suggère un Jacques Lecarme, qu’il nous « inquiète » : cette fois non plus, nous n’allons pas tenter d’en justifier, d'en absoudre son auteur. Mais observons ceci : l'antisémitisme d’un Céline, d’un Drieu, d’un Brasillach ne se manifeste pas seulement dans un article de circonstance, il rayonne dans beaucoup de leurs œuvres. Et celui de nombre d’autres écrivains, pour être moins obscène, n’est guère moins obsédant. Giraudoux, que l’on sache, n’a écrit ni le Péril juif (Jouhandeau), ni même France-la-Doulce (Morand)...
   Seul en vérité Jeffrey Mehlman a cru pouvoir mettre en évidence un délire antisémite qui structurerait l’œuvre entière de Giraudoux, promu à cette fin « idéologue de la littérature française » ; il conclut en ces termes sa démonstration :
      « Les Juifs, rejetés (Cantique, avec Églantine) ; déportés (Sodome avec Bérénice) ; exterminés (La Folle de Chaillot avec Athalie). Tel est le cortège de textes – en 1938, 1943, 1944, par lesquels Giraudoux défend et illustre l’essence menacée de la littérature française. Le programme implicite de ces pièces – celui d’Holopherne, en fin de compte – se précise de manière de plus en plus lugubre, à mesure qu’il fête secrètement le rôle de la France dans l’enfer européen ».
   Mais comment adhérer à pareille thèse, qui se fonde sur les superpositions les plus gratuites, les déductions les plus hasardeuses, voire des manipulations éhontées ? Quelques exemples : Charles Mauron ayant comparé Sodome et Gomorrhe à Bérénice, cela suffit à Mehlman pour avoir la vision de Giraudoux « à sa maison de campagne à Cusset, à quelques kilomètres de Vichy, ou dans Paris occupé » relisant avec délectation cette tragédie où le spectacle fasciste (« Ces aigles, ces faisceaux, ce peuple, cette armée »...) prépare « l’expulsion-déportation de la Juive », et décidant d’écrire à son tour une Bérénice – à la suite de Brasillach, auteur en 1940 de La Reine de Césarée. Dans Sodome et Gomorrhe, l’Ange ne dit-il pas à Lia : « Ton occupation, c’est toi-même » ? Abraham et Sarah ne marchent-ils pas « entre les décombres » ? Mehlman de se demander sans trembler : « Et si le mot occupation (...) était utilisé au sens de Drieu ? » ; et de rappeler que « Les Décombres était le titre du best-seller antisémite de Rebatet sur l’effondrement de la Troisième République. ». Il est malheureusement plus banal de le voir solliciter outrageusement une interview – celle du 29 avril 1938 dans Je suis partout – ou tronquer certaine phrase de « La France peuplée ».
   Pourtant, ainsi que déjà le suggérait André Job il y a six ans, il faut retenir de Mehlman l’obligation où se trouve tout lecteur de Giraudoux de rendre compte de la situation faite aux Juifs et aux Juives dans l’ensemble de l’œuvre. Car il est vrai que Bella, puis Églantine reposent sur le parallèle d’un grand seigneur champenois, de noblesse « immémoriale », et d’un Juif oriental devenu « le directeur de la banque la plus puissante d’Europe », et que Judith peut être considérée comme « la tragédie des Juifs et du judaïsme », selon la formule de Guy Teissier. Telle est donc la tâche que les collaborateurs de ce Cahier ont entreprise : décrire la vision qu’avait Giraudoux du peuple juif, penser la représentation qu’il s’était formée de l’élection, définir les valeurs affectées dans son univers au judaïsme et à la judéité.
   Nous espérons bien sûr éclairer ainsi d’un autre jour les pages honnies de Pleins pouvoirs, mais surtout esquisser à la fois une lecture nouvelle de l’œuvre de Giraudoux, et une nouvelle approche de la thématique juive dans la littérature de l’entre-deux-guerres. Si en effet la quasi-totalité des accusateurs de Giraudoux, préférant l’invective, consacre l’ineffable méthode dont use le plus célèbre d’entre eux quand il s’avise de transformer Piero délla Francesca en peintre cubiste (tâche pas plus ardue, nous semble-t-il, que celle de transformer Giraudoux en écrivain antisémite) : « Il suffit d’oublier de comprendre », – nous voudrions, quant à nous, donner à chacun quelques éléments pour comprendre.

8 euros (code de commande : 03606).

 

GUÉNON (René) — Aperçus sur l'ésotérisme islamique et le Taoïsme. Avant-propos de Roger Maridort. Paris, Gallimard, 1978. In-8° (118 x 185 mm.) broché, 157 p., (collection « Les Essais », n° CLXXXII), exemplaire en bon état. 


En quatrième de couverture :
   Ce livre réunit un certain nombre d’études que René Guénon a consacrées au Çûfisme. Il y montre que celui-ci n'est nullement une secte, mais le cœur, le noyau de la tradition Islamique. Il s'agit là, bien entendu, du Çûfisme orthodoxe qui implique une transmission initiale remontant au Prophète et non de pseudo-organisations qui ne peuvent revendiquer une filiation valable.
   Le dernier chapitre est consacré au Taoïsme et au Confucianisme de même qu’à la permanence du Tao, en dépit de la destruction plus ou moins complète de l'aspect extérieur de la tradition chinoise.
   Pour René Guénon, quelle que soit la diversité des méthodes, l'ésotérisme est partout et toujours le même. La hiérarchie du Çûfisme, avec son chef, son Pôle, se retrouve à peu près pareille dans les autres formes traditionnelles de l'Orient ainsi que dans la Franc-Maçonnerie.
   Quant à l'influence spirituelle, d'origine non humaine, elle dirige les diverses organisations initiatiques, mais c'est par l'intermédiaire de celles-ci que devra s’opérer la marche descendante du Cycle comme sa remontée finale.

10 euros (code de commande : 03616).

 

[HAINAUT - SOCIÉTÉ DES SCIENCES, DES ARTS ET DES LETTRES DU HAINAUT]. Mémoires et publications de la Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut. 96e volume - 1992. Mons, Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut, 1993. In-8° (160 x 240 mm.) broché, XIV, 207 p., exemplaire en très bon état. 


Table des matières :
   - La Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut.
      - Comité de patronage - Bureau, p. V.
      - Membres, p. VI.
      - Chronique, p. VIII.
      - Nécrologie, p. XIII.
   - L'expression des grands nombres dans l'Arénaire d'Archimède, par Jean-Michel Delire, p. 1.
   - Les seigneurs de Fontaine-l'Évêque des origines au milieu du XIIIe siècle, par Guy Weyn, p. 19.
   - L'édition des fables d'Eudes de Cheriton et de leur traduction française, par Pierre Ruelle, p. 69.
   - Rôle de Jacques De Brœucq dans le monument funéraire de Jean de Hennin-Liétard (Boussu), par Virginie Gossez, p. 79.
   - Mozart et l'originalité créatrice, par Robert Wangermée, p. 95.
   - La formation du réseau routier du Centre, par Roger Darquenne, p. 117.
   - La bibliothèque du château de Seneffe, par Claude Sorgeloos, p. 127.
   - À propos d'un trafic de biens nationaux : l'affaire troublante Warocqué-Lebourgeois 1798-1818, par Jacqueline Lebrun, p. 151.
   - Les « Mémoires » (1780-1843) de Nicolas-Joseph Descamps (1775-1846) et leur publication. Une mise en garde, par Albert Milet, p. 167.
   - Le cadre juridique de l'enseignement gardien en Belgique : les grandes lois organiques de l'enseignement primaire et l'enseignement gardien (1842-1914), par Muriel Leblon, p. 181.
   - Enjeux et spécificités des programmes spatiaux, par René Dejaiffe, p. 193.
   - Nouveaux matériaux : nouveaux défis, par Jean-Luc Brédas, p. 201.

10 euros (code de commande : 03600).

 

HASQUIN (René P.) et MAYENCE (Serge) — Salves sambriennes. Préface de A. Haulot. Avant-propos de Alexandre André. [Charleroi], [Héraly], 1959. In-8° (165 x 225 mm.) broché sous jaquette d'éditeur (papier arraché sur environ 2 cm²), 210 p., illustrations hors texte, un des 300 exemplaires numérotés sur blanc-vélin (n° 79), non coupé.


Table des matières :
   - Préface, par Arthur Haulot.
   - Avant-propos, par Alexandre André.
   - En avant, marche !
   - Marcheur, d'où viens-tu ?
   - Carte des localités où l'on marche.
   - Dates des marches.
   - Sainte-Rolende, Gerpinnes.
   - Saint Roch et ses marcheurs de Thuin.
   - La Trinité à Walcourt.
   - La Saint-Roch à Ham-sur-Heure.
   - La Saint-Pierre à Thy-le-Château.
   - La marche de la Grande Terre à Châtelineau.
   - Saint-Roch et Saint-Grégo à Acoz.
   - La Saint-Roch à Couillet.
   - La marche de Saint-Eloi à Châtelet.
   - Incursion au Royaume des Madeleineux, à Jumet.
   - Le Tour Saint-Jean à Gosselies.
   - La Saint-Pierre à Florennes.
   - La Saint-Pierre à Morialmé.
   - La Saint-Feuillen à Fosse.
   - Les autres marches.
   - Entre deux salves.

Vendu.

 

JACOBI (Jolande) — Complexe, Archétype, Symbole. [Titre original : Komplex, Archetypus, Symbol.] Traduit par Jacques Chavy. Préface de Carl-Gustav Jung. Neuchâtel, Éditions Delachaux & Niestlé, 1961. In-8° (155 x 215 mm.) broché, 167 p., illustrations hors texte, (collection « Actualités Pédagogiques et Psychologiques »), petit cachet ex-libris sur la couverture et la page de titre, dos ridé. 


Préface :
   Le problème traité dans ce livre m'a moi-même longtemps préoccupé. Il y a maintenant exactement cinquante ans que j’ai reconnu, grâce aux résultats des expériences d'association, le rôle que jouent les complexes dans la vie de notre conscience, et ce qui m'a le plus impressionné c’est leur autonomie particulière par rapport aux autres contenus du conscient. Alors que ces derniers, qui sont sous le contrôle de la volonté, vont et viennent selon ses ordres, les complexes ou bien s'imposent à notre conscient en brisant son influence inhibitrice, ou bien de façon tout aussi soudaine, résistent obstinément à notre intention consciente de les reproduire. Les complexes n'ont pas seulement un caractère obsédant, mais souvent aussi un caractère possessif ; ils se comportent alors comme des lutins et se laissent aller à toutes sortes d'actes manqués, lapsus, confusions de souvenirs, erreurs de jugement, toutes choses vexantes, ridicules ou perfides qui contrecarrent l'effort d'adaptation de notre conscient.
   Il n'était pas difficile de voir que si les complexes devaient leur relative autonomie à leur nature émotionnelle, leur expression dépendait toujours d’un nœud d'associations groupées autour d’un centre à charge affective. L'émotion centrale se présentait comme une acquisition de l'individu et par conséquent comme exclusivement personnelle. Toutefois une expérience accrue montrait que les complexes n'étaient pas variables à l'infini, mais que la plupart appartenaient à des catégories bien déterminées, qui reçurent très vite leurs dénominations, si connues du public qu'elles sont pour ainsi dire populaires : complexe d'infériorité, de puissance, complexe de père, de mère, complexe d’angoisse, etc. Le fait qu’il y ait des types de complexes bien caractérisés et facilement reconnaissables montre qu'ils reposent sur des fondements également typiques, c’est-à-dire sur des dispositions émotionnelles ou instincts. Ceux-ci s'expriment chez l’homme par des fantaisies, des attitudes involontaires et des actions ayant entre elles un accord intime et qui sont identiques aux réactions instinctives spécifiques de l’homo sapiens. Les instincts ont un aspect dynamique et un aspect formel. Cet aspect formel s'exprime entre autres dans les représentations de l'imagination qui ont une surprenante similitude en tous lieux et dans tous les temps comme on pouvait s'y attendre et comme on peut le démontrer. De même que les instincts, ces représentations ont aussi un caractère relativement autonome, elles sont « numineuses » : c’est pour cela qu'on les trouve surtout dans le royaume du « numineux » et dans celui des idées religieuses.
   Pour des raisons que je ne peux indiquer ici, j’ai choisi le terme archétype pour désigner cet aspect formel de l'instinct. Le Dr Jacobi s'est donné pour tâche, dans ce livre, d'exposer les relations importantes qui existent entre le complexe individuel et /'archétype instinctif universel d’une part et d'autre part entre celui-ci et le symbole. Ce livre est pour moi d'autant plus le bienvenu que le concept d'archétype a toujours donné lieu à de graves malentendus et, à en juger d'après les critiques, il est à présumer qu’il est très difficile à comprendre. Celui pour qui ce concept est l'occasion de doutes trouvera des apaisements dans cet ouvrage qui tient compte d’une grande part de ce qui a été publié sur le sujet. Mes critiques, à de rares exceptions près, ont l'habitude de ne pas prendre la peine de lire attentivement ce que j’ai écrit sur cette question, mais ils m'imputent, entre autres, l'opinion que l'archétype est une représentation héritée. Il semble plus facile de conserver ses préjugés que de rechercher la vérité. Aussi à cet égard, j'espère que les efforts de l’auteur apporteront tous les éclaircissements désirables, d'autant plus que les considérations théoriques de la première partie sont illustrées dans la seconde partie par les modes de manifestation et d'opération de l'archétype. Je suis reconnaissant au Dr Jacobi de m'épargner la peine de renvoyer constamment mes lecteurs à mes propres écrits.

15 euros (code de commande : 03634).

 

KESSEL (Joseph) — Dames de Californie. 31e édition. Paris, Gallimard, 1929. In-8° (110 x 167 mm.) broché, 137 p.


Extrait :
   Rien n'est plus déplaisant qu'un récit de bonnes fortunes. Pourtant, au cours de ces pages, il ne sera, en apparence, question que de celles qui me sont échues dans le mois de décembre 1918 au bord du Pacifique américain.
   Si, parmi tant de souvenirs qui alourdissent déjà de leur charge mélancolique une vie dont la capacité fut élargie au-delà du normal par le jeu, les circonstances et une ardeur désordonnée, je choisis celui-là, ce n'est pas que je sois tenté de paraître ici en séducteur. On verra que je fus simplement servi par une atmosphère unique et aussi – il faut le dire – par une absence ingénue de règles amoureuses ou sensuelles.
   La combinaison de ces deux éléments fit d'un mois californien une sorte d'éblouissement dionysiaque. J'entreprends de le raconter ici avec une entière bonne foi. Je prends soin d'en avertir le lecteur parce que certains faits que je me propose de transcrire me paraissent à moi-même incroyables. Dix ans ont passé. Le monde n'est plus le même et combien de fois, en ces dix ans, me suis-je renouvelé !
   Aussi me semble-t-il que je vais parler d'une planète disparue où se laissait emporter par sa frénésie un jeune camarade à moi que j'observe certes avec douceur puisqu'il avait mon visage, mais avec un désintéressement entier, puisque les jours et les semaines ont peu à peu rongé toutes les fibres qui le rattachaient à ce que je suis aujourd'hui.
   Peut-être, dans la chaleur de l'écriture, retrouverai-je cette adolescence marquée de guerre, de déchaînement et d'avidité. Mais ce n'est point cela qui me pousse. Il faut, pour que des souvenirs aient un intérêt, se dévoiler avec résolution. Entre toutes les impudeurs celle qui touche au physique me paraît la plus légère, surtout lorsqu'elle fixe un instant d'un pays et d'un peuple qui ne se répétera plus.

10 euros (code de commande : 03624).

 

LE MIRE (Aubert - Aubertus Miraeus)Fasti Belgici et Burgundici. Aubertus Mirœus Bruxellensis, Isabellæ Claræ Eugeniæ Serma Hisp. Infanti à Sacris Oratorij, & S. T. L. publicabat. Bruxelles, Pepermann, [1622]. [Bruxellis, / Apud Ioannem Pepermannum, Bibliopo- / lam iuratum, Typographumque civi- / tatis, sub Biblijs aureis.] In-8° (115 x 170 mm.) plein parchemin à rabats d'époque, dos titré à la plume, [1 (titre avec une vignette gravée)], [1 bl.], [14 (épître dédicatoire, avis au lecteur)], 755 p., [44 (chronologie, index, privilège)], [1 bl.] p., parchemin fendu au dos avec un petit manque.

 

 
   Dans cet ouvrage, Aubert Le Mire (Bruxelles, 1573-1640) dresse le catalogue de près de six cents saints personnages qui vécurent aux Pays-Bas et en Bourgogne.

Notice de B.-C. De Ridder :
   « Les pièces liminaires comprennent l'épître dédicatoire, l'avis au lecteur, la liste des écrivains consultés et deux extraits de Tertullien. L'ouvrage est dédié à François De Rye, grand doyen de Besançon, premier chapelain et grand aumônier de l'Infante Isabelle.
   Cette œuvre est le fruit des loisirs que lui laissaient à la cour ses fonctions de curé. Après avoir fait, dans la dédicace, l'histoire des martyrologes, Miraeus ajoute qu'il suivra les traces de ses devanciers qui ont traité cette matière. Il a mis à profit les sources imprimées et manuscrites qu'il avait à sa disposition pour retracer la vie des saints personnages qui ont vécu dans les Pays-Bas et en Bourgogne. Afin de mieux réaliser son plan, il suit l'ordre du calendrier.
   Tout en donnant la préférence au travail plus complet de Molanus, nous avouerons que l'œuvre de Le Mire contient plusieurs documents et notices qui font défaut dans le livre du docteur de Louvain. Raissius publia, en 1626, un Auctarium à l'ouvrage de Molanus, où il utilisa grandement les Fasti Belgici et Burgundici. »
Bibliographie :
   - Wauters (Alphonse), Miraeus (Aubert Le Mire, dit), dans Biogaphie Nationale, t. XIV, col. 882-895.
   - De Reiffenberg (Frédéric Auguste Ferdinand Thomas), [
Bibliographie des œuvres d'] Aubert le Mire, dans Bulletin du Bibliophile belge, t. II, p. 144, n° 39.
   - De Ridder (B.-C.), Aubert Le Mire, sa vie, ses écrits : mémoire historique et critique, n° XLVIII, p. 82.

Vendu.

 

[LÉOPOLD III]. DUMONT (Georges-H.) — Léopold III Roi des Belges. Bruxelles, Charles Dessart, 1944. In-8° (143 x 215 mm.) broché sous jaquette, 402 p., illustrations hors texte, exemplaire en grande partie non coupé.
   Un ouvrage de jeunesse écrit par Georges-Henri Dumont alors que le roi des Belges était encore aux mains des nazis (il était retenu en captivité par à Strobl, en Autriche, et fut libéré par l'armée des États-Unis la veille de la capitulation allemande). Il convient de considérer ce livre comme une source historique en soi mais non comme une biographie objective de Léopold III. Il illustre parfaitement l'état d'esprit du courant léopoldiste et traditionaliste belge en 1944, cherchant à préserver l'image d'un roi « incompris » et à préparer son retour à la tête du pays.


Table des matières :
   Chapitre I. Continuité.
   Chapitre II. La jeunesse d'un prince.
   Chapitre III. Années de préparation.
   Chapitre IV. Les débuts du règne. Essai de redressement intérieur.
   Chapitre V. La politique d'indépendance.
   Chapitre VI. La neutralité.
   Chapitre VII. La Campagne des Dix-huit jours.
   Chapitre VIII. Prisonnier de Laeken.
   Chapitre IX. À l'aube de la paix

8 euros (code de commande : 03636).

 

[LITTÉRATURE FANTASTIQUE ET DE SCIENCE-FICTION]. Détours dans les ténèbres. Treize récits insolites choisis et présentés par Peter Haining. Tournai, Casterman, 1977. In-8° (139 x 207 mm.) sous reliure et jaquette d'éditeur, 230 p., (collection « Autres Temps, Autres Mondes »), exemplaire avec sa bande d'annonce (partiellement passée).
   
Il s'agit d'une version abrégée de The Lucifer Society réalisée par Peter Haining et publiée en premier lieu par W. H. Allan & c°, à Londres, en 1972. 


Sur la jaquette :
   Le propos de cette anthologie est de montrer que les contes « noirs », les récits dits d'étrangeté, d'horreur, d'épouvante, ne ressortissent pas exclusivement, comme on l'a trop souvent pensé, au domaine d'écrivains spécialisés. Aussi rassemble-t-elle treize nouvelles écrites par des auteurs anglais et américains contemporains qui doivent néanmoins leur célébrité à des œuvres d’un tout autre genre. Ce qui prouve que personne n'échappe jamais entièrement à la fascination des « ténèbres intérieures et extérieures », – et que nous ressentons une sorte d’inquiétant plaisir à en sonder, un jour ou l'autre, les redoutables profondeurs.
   Si les histoires racontées ici possèdent donc une saveur singulière, c’est parce qu'au lieu d'avoir été signées par E.F. Benson, A. Bierce, A. Derleth, C. Jacobi ou H.P. Lovecraft, elles le sont par William Burroughs, Truman Capote, Raymond Chandler, G.K. Chesterton, Agatha Christie, Lawrence Durrell, F. Scott Fitzgerald, Paul Gallico, Graham Greene, Patricia Highsmith, J.B. Priestley, John Steinbeck et John Updike.
Sommaire :
   - Préface, par Peter Haining.
   - Notices sur les auteurs.
   - La Rue en colère, par G. K. Chesterton.
   - Dans un battement d'ailes, par Agatha Christie.
   - Les Cerises, par Lawrence Durrell.
   - Les Gris, par J. B. Priestley.
   - Le Petit cinéma d’Edgware Road, par Graham Greene.
   - Le Bal, par F. Scott Fitzgerald.
   - La Porte de bronze, par Raymond Chandler.
   - L'Affaire du 7 rue de M., par John Steinbeck.
   - L'Amateur d'escargots, par Patricia Highsmith.
   - La Terrible réponse, par Paul Gallico.
   - Miriam, par Truman Capote.
   - L'Exterminateur, par William Burroughs.
   - Au temps du jurassique, par John Updike.

5 euros (code de commande : 03597).

 

MAHIEU (Raymond G.W.) — La douane et les douaniers au royaume de Belgique. Ouverture sur l'Europe. Essai historique sur la douane et les douanier d'hier et d'aujourd'hui. Mons, Chez l'Auteur, 1993. In-8° (158 x 225 mm.) broché, 128 p., nombreuses illustrations et reproductions de cartes postales, exemplaire dédicacé par l'auteur à Simon Letor, en très bon état.


Table des matières :
   1. Avertissement.
   2. La douane. Généralités.
   3. L'armement.
   4. Le cabotage.
   5. Les campagnes sucrières.
   6. Cantons rédimés d'Eupen, de Malmedy et de Saint-Vith.
   7. C.I.D. [Centre d'Instruction Douanière] - Formation - Promotion - Musée.
   8. Compétences des agents de la douane.
   9. Distinctions honorifiques.
   10. Les droits.
   11. Les documents douaniers.
   12. Les enclaves.
   13. Les entrepôts douaniers.
   14. Les fanfares des douanes.
   15. Les franchises douanières.
   16. La fraude et les fraudeurs.
   17. Nos frontières.
   18. La hiérarchie.
   19. Lois et conventions.
   20. Le mariage des employés.
   21. Mouvements douaniers - Destinations des marchandises.
   22. Mutations - Résidence.
   23. Le territoire neutre de Moresnet.
   24. Prestations, repos et congés.
   25. Chambre de recours.
   26. Récompenses.
   27. Le refus d'exercice.
   28. Régime disciplinaire.
   29. La mise à la retraite, disponibilité.
   30. Les salaires de la douane.
   31. Sceaux et cachets.
   32. Le service en campagne.
   33. Le signalement.
   34. Les syndicats.
   35. Les uniformes.
   36. Le rayon réservé.
   37. Les voies mitoyennes
   38. Les voies non autorisées et autorisées.
   39. Sources
   40. Illustration. Les Douaniers (poème d'Arthur Rimbaud).

15 euros (code de commande : 03608).

 

MALVA (Constant, pseudonyme d'Alphonse Bourlard) — La nuit dans les yeux. Préface de Marcel Moreau. Lecture de Daniel Blampain. Bruxelles - Paris, Éditions Labor - Fernand Nathan, 1983. In-8° (110 x 180 mm.) collé, 160 p., illustrations hors texte, (collection « Espace Nord », n° 3), surlignements au fluo bleu, rouge et jaune aux pp. 129-144 et 147-148.


En quatrième de couverture :
   … C’est quand on est seul qu’on voit mieux l’aspect sinistre de la mine, lieux de désolation et d’épouvante ; où un silence de mort plane, où les ténèbres comme des draps funèbres vous enveloppent de toutes parts.
   Quelquefois ce silence est rompu par la chute d’une pierre ou la plainte d’une bête qui cède sous la pression du terrain. Les bois brisés semblent des suppliciés qui se tordent en un tourment sans fin ; certains de ces bois sons phosphorescents : dans l’ombre, on croirait voir des fantômes.

4 euros (code de commande : 03609).

 

MAO ZEDONG — Quatre essais philosophiques. Pékin, Éditions en Langues Étrangères, 1967. In-8° (130 x 185 mm.) broché, 151 p.


Table des matières :
   - De la pratique.
   - De la contradiction.
      I. Les deux conceptions du monde.
      II. L'universalité de la contradiction.
      III. Le caractère spécifique de la contradiction.
      IV. La contradiction principale et l'aspect principal de la contradiction.
      V. L'identité et la lutte des aspects de la contradiction.
      VI. La place de l'antagonisme dans la contradiction.
      VII. Conclusion.
   - De la juste solution des contradictions au sein du peuple.
      I. Deux types de contradictions de caractère différent.
      II. L'élimination des contre-révolutionnaires.
      III. La coopération dans l'agriculture.
      IV. Les industriels et les commerçants.
      V. Les intellectuels.
      VI. Les minorités nationales.
      VII. Planification d'ensemble et dispositions appropriées.
      VIII. « Que cent fleurs s'épanouissent », « Que cent écoles rivalisent » et « Coexistence à long terme et contrôle mutuel ».
      IX. Les troubles créés par un petit nombre de gens.
      X. Une chose mauvaise peut-elle se transformer en une bonne ?
      XI. Le régime de stricte économie.
      XII. La voie de l'industrialisation de la Chine.
   - D'où viennent les idées justes ?

8 euros (code de commande : 03635).

 

MAUROIS (André) — Arabesques. [Paris], Chez Marcelle Lesage, 1925. In-16 (127 x 163 mm.) broché sous couverture rempliée, 72 p, deux reproductions d'extraits manuscrits contrecollés in-fine, (collection « La Folie du Sage », n° 1), un des 225 exemplaires numérotés sur Arches (n° 145), exemplaire en bon état.


   Avec Arabesques, André Maurois, après avoir effectué un voyage en Afrique du Nord et particulièrement au Maroc à l'époque sous protectorat français, nous offre une galerie de portraits, d'impressions et de portraits qui évoquent des figures et des paysages du monde arabe.
   Au milieu des années 1920, Marcelle Lesage avait baptisé sa librairie « À la Folie du Sage » ; elle était établie à Paris, quai de l'Horloge. Elle souhaitait réaliser de belles publications bibliophiliques, à tirages limités, et inaugura la collection qui porte le nom de son établissement par ce texte d'André Maurois.

25 euros (code de commande : 03623).

 

[MONS - LITTÉRATURE DIALECTALE]. Armonaque dé Mons pou l'année 1991. Mons, [Association des Montois Cayaux], 1991. In-8° (162 x 225 mm.) collé, 108 p., illustrations et publicités, exemplaire en bon état. 


Table des matières :
   - Avertance.
   - Paroles de R. Lemur et B. Hambye.
   - Pierre s'ra toudis là.
   - El Gazette à l'méeson Madeion.
   - Ene Pinte.
   - Arsouilleries.
   - J'ai twé m'belle-mère.
   - El mon.nier, ès' fieu èyè l'baudet.
   - El pus belle prière.
   - L'haridelle èyè l'cras beu.
   - M'prumier cabaret.
   - Ramint'vances (Hérings à rouges tiètes).
   - El cat èyè l'mouchon.
   - Des œuvres de Vincent exposées à Mons.
   - Au Waux-hall.
   - Rètour d'Espagne.
   - Ramint'vances d'ein vieux siège.
   - En récette dè cuisine.
   - Péril Jaune.
   - Histoire d'une Maison de Commerce montoise.
   - J'vos présinte.
   - El leup èyè l'bédot.
   - Mi.
   - Rincontre.
   - Lette à Madame Pett-sec.
   - Ein crack.
   - Si vos cachez après ein amoureux.
   - L'apothicaire, èl coiffeur èyè l'canteur.
   - El cat avé les deux piérots.
   - Les biaux slogans.
   - El marche du piétonnier.
   - Réflexions sur le symbolisme du Lumeçon.
   - El timbalier d'èl procession.
   - Les fèmmes èyè l'secret.
   - El grand leup èyè l'pétit bèdot.
   - El téléphone dè Jean l'malin.
   - À l'écoute d'une rue montoise.
   - Ein p'tit richot.
   - El création du monde.
   - El mot d'Ia fin.

2,50 euros (code de commande : 03620).

 

[PHILIPPE II]. PFANDL (Ludwig) — Philippe II 1527-1598. Une époque, un homme, un roi. Traduit de l'allemand par M. E. Lepointe. Paris, Librairie Hachette, 1942. In-8° (142 x 225 mm.) broché, 542 p., illustrations hors texte, rousseurs. 


Avant-propos :
   L'an de grâce 1581 vit propager contre le roi régnant d'Espagne les horreurs que voici :
   Philippe II a fait tenter par le cardinal Granvelle l'empoisonnement de son cousin et beau-frère, le futur empereur Maximilien II. Si cette tentative échoua il y faut voir l'œuvre de la Providence et n'en faire aux assassins aucun mérite. Philippe a épousé sa propre nièce, l'archiduchesse Anna d'Autriche et pour ce mariage incestueux, à très peu de chose près aussi ignominieux que l'union de Jupiter avec sa sœur Junon, il a obtenu dispense du pape de Rome. Ainsi le représentant de Dieu sur la terre a couvert de son autorisation ce que le Dieu du Ciel n'eut jamais approuvé. Afin de pouvoir contracter ce mariage incestueux, Philippe s'est débarrassé par un assassinat de son épouse légitime Isabelle de Valois, mère de ses deux filles et héritières. Philippe a également contracté son premier mariage avec Marie de Portugal en pleine conscience d’une union double, et par conséquent du crime de bigamie, car à cette époque il était déjà, secrètement mais légalement, l'époux d'Isabelle Osorio, qui lui avait donné plusieurs enfants. Philippe a fait disparaître par une main criminelle son fils et héritier don Carlos, parce qu’il ne voulait pas que le rejeton, odieux à ses yeux, d’une union illégale et défendue accédât un jour au trône de ses pères. Philippe a encore entretenu, du vivant de son épouse légitime, Isabelle de Valois, une union irrégulière avec une certaine dona Eufrasia. Lorsqu'elle fut devenue enceinte de ses œuvres il força le prince d’Ascoli à l'épouser et à reconnaître l'enfant comme son héritier. Et dès qu’il eut atteint son but, assuré le sort de sa concubine et de son bâtard, il se débarrassa du prince par le poison.
   Voilà donc, au total et au bas mot, une tentative de meurtre, trois assassinats, un mariage incestueux, un crime de bigamie et un adultère. Notons que des accusations aussi injurieuses et aussi monstrueuses n'étaient pas colportées sous le manteau ou propagées avec précaution de bouche à oreille, mais bel et bien répandues par les officines des libraires, du vivant même de celui qu'elles visaient. Et par-dessus le marché elles étaient adressées, avec les obséquieux compliments de leur auteur, à toutes les cours princières d'Europe, petites ou grandes. Peu importe en l’espèce que l’homme responsable de cette campagne de diffamation eût été l'un des ennemis mortels de Philippe II – il s'appelait Guillaume d'Orange et le libelle imprimé en langue française sous le titre Apologie contre l'Édit de proscription était donc de toute évidence un acte de riposte et de vengeance. Mais il est bien plus important de noter que ces diffamations circulaient par tout le pays, vulgarisées par des réimpressions et des traductions à bon marché, qu'on les lisait avec satisfaction, qu'on les discutait passionnément et qu'on leur accordait créance dans un esprit de complaisance pharisaïque envers soi-même. Bien plus, alimentées au cours des années et des siècles par les sources les plus abondantes et les apports les plus troubles, elles se gonflèrent en un véritable marécage où se confondent la fange et le mensonge, la haine et l’esprit de vengeance, le fanatisme et l'intolérance. De sorte que de nos fours encore les dernières vapeurs de ce cloaque qui va s'asséchant lentement déforment et troublent l'image de ce souverain, dont en réalité l'existence ne fut autre chose qu'un exemple d'abnégation totale au service d'un peuple et d’une idée.
   Sans doute il existe bien telle ou telle biographie de Philippe II où l’auteur s'efforce loyalement de lui rendre justice, mais pour chaque livre de ce genre on en trouvera toujours trois qui ne savent voir en lui que le sombre fanatique, le pécheur hypocrite, le meurtrier sournois, le tortionnaire de la liberté de pensée, l'adversaire de tout progrès, le blême, tortueux et sanguinaire despote. Bien plus, il s'est même rencontré des auteurs qui se sont donné beaucoup de mal pour le ravaler à être le bouc émissaire et le grand responsable de la catastrophe qui s'est de nos jours abattue sur l'Espagne.
   Notre intention n’est nullement d'écrire un « Antibarbarus pro rege Philippo », c’est-à-dire de le débarrasser point par point de toute la boue dont on l'a couvert, de le laver de toutes accusations et d'entreprendre ainsi une réhabilitation du souverain le plus atrocement calomnié, le plus grossièrement méconnu de tous les souverains d'Europe. C’est affaire d'archivistes qui ne redoutent point la poussière des dossiers, la recherche pénible et le déchiffrement de documents enfouis, dispersés et de lecture difficile. Notre but est tout autre. Ce que nous voulons, le voici : élaborer un portrait de Philippe II, tel qu'on peut se le représenter et le peindre en l’état actuel des études historiques; rechercher ce qu’il tient de ses origines ancestrales et en même temps déterminer ce que son père et les éducateurs de sa jeunesse lui ont donné dépannions, de mobiles, de convictions ; faire toucher du doigt l'idée maîtresse de sa vie et, ce faisant, établir en quoi elle diffère de celle de son grand progéniteur et prédécesseur ; faire revivre Philippe en sa double existence d'homme et de roi, montrant d’une part l'époux et le père, le mécène et l'administrateur, le politique et le diplomate, celui qui conçoit et de loin dirige des batailles, l'inexorable mainteneur du droit, l'actif compulseur de documents, le scribe infatigable ; puis les figures de son entourage, ses épouses, ses fils et ses filles, ses conseillers et ses ministres. Ce que nous voulons encore, c’est montrer en action les fidèles sujets qui l'assistent, les adversaires politiques, opposants idéologiques ou ennemis personnels, son humble simplicité dans la prospérité, sa grandeur d'âme dans le malheur, son bel équilibre dans les jours de maladie comme aux heures de bonne santé, son triomphe sur la mort. Ce que nous voulons, c’est ne méconnaître ou ne pallier ni ses faiblesses, ni ses défauts, ni les limites de son esprit ; en un mot c’est l'appréhender tout entier et lui rendre justice à tous points de vue.
   Et ce faisant toutes inégalités et tous contrastes se compenseront d'eux-mêmes, et l'on verra s'écrouler comme châteaux de cartes toutes les calomnies inventées pour lui faire tort. Ce qui émergera des brumes qui se lèveront et se dissiperont, ce ne sera ni un ange, ni un génie, ni un héros, mais ce sera toutefois un homme dont la vie, en une grande et difficile époque, aura valu d'être vécue.

Vendu.

 

PIÉRARD (Christiane) — Xylotypes, incunables, post-incunables conservés à la Bibliothèque de Mons. Préface de Maurice-A. Arnould. Mons, Université de Mons-Hainaut, 1989. In-8° (178 x 258 mm.) broché, XXXVI, 259 p., illustrations, (collection « Éditions Universitaires de Mons - Répertoires », n° 2).


Extrait de l'introduction :
   Trois périodes ont favorisé la naissance ou l'accroissement des bibliothèques publiques et privées belges ; Mons a profité largement de certains de ces événements. À la fin du XVIIIe s., la Révolution française, avec pour conséquence la sécularisation et la nationalisation des biens des communautés religieuses et des grandes institutions de l'Ancien Régime, favorisa la création du noyau autour duquel maintes bibliothèques, aujourd'hui réputées, se sont développées ; Mons en est un exemple typique. L'Armistice du 1l novembre 1918 et l'occupation de l'Allemagne par les armées alliées, la dévaluation du mark et la crise économique qui suivirent le conflit, permirent à des bibliophiles, belges entre autres, d'acquérir à bon compte des livres soigneusement conservés dans de riches bibliothèques rhénanes, mosellanes ou d'ailleurs et ceci explique, sans doute, le nombre important d'incunables d'origine allemande (notamment de Tréves) conservés dans le Fonds Puissant, le chanoine ayant été en relations suivies avec une famille seigneuriale (qu'il nous sera permis de ne pas nommer) ayant des propriétés allemandes. Le troisième événement qui permit d'accroître les collections des bibliophiles d'Europe Occidentale, est la fin de la guerre 1940-1945 et la seconde occupation de l'Allemagne par les Alliés. Des collections, abandonnées ou vendues à un prix suffisamment avantageux pour l'acquéreur, ont été dispersées ou éparpillées ; les États-Unis ont absorbé une large part de cette offre mais aussi des pays européens et le Hainaut est, grâce à un bibliophile avisé, l'heureux dépositaire de dix-neuf incunables dont plusieurs n'étaient ni repris dans Polain, ni représentés dans les collections belges. Ces incunables faisaient partie d'une bibliothèque privée mais des dispositions testamentaires furent prises en faveur d'un dépôt public.
   [...]
   En juin 1968, au cours d'une réunion de l'Association des bibliothécaires de Belgique, section des livres précieux, il fut décidé de réaliser une idée déjà ancienne : compléter et revoir le catalogue de Polain. Il est certain que les pertes causées par la guerre 1940-1945 ont modifié la répartition des incunables dans les collections publiques et que les collections privées ont subi les mutations propres au sort de telles bibliothèques (ventes, dispersions, héritages, ...) ; d'autres collections particulières hainuyères sont nées au hasard des occasions et notamment à la suite de la vente de bibliothèques allemandes après la défaite nazie de 1945. Des incunables entrèrent ainsi dans des collections belges. Cette décision de revoir « le Polain » étant prise, chaque bibliothèque belge qui possédait des incunables fut chargée de réaliser le contrôle et l'inventaire de ses collections. C'est ce que nous avons entrepris dès la fin de l'année 1968. Ce fut l'occasion de réaliser un inventaire aussi exhaustif que possible des incunables conservés dans les dépôts publics de Mons.
   D'aucuns pourront s'étonner de voir figurer dans ce catalogue quelques titres ignorés dans le Catalogue de Polain et dans son Supplément, étant considérés là comme des post-incunables ; nous avons pris le parti de les citer chaque fois qu'ils figuraient ailleurs en tant qu'incunables, dans l'un des répertoires anciens ou chaque fois qu'ils étaient signalés en tant que post-incunables dans le Gesamikatalog der Wiegenckucke. L 'ensemble des post-incunables conservés à Mons n'est donc pas répertorié de manière exhaustive dans le présent catalogue ; un répertoire particulier pourrait leur être consacré au sein de l'inventaire des éditions du XVIe siècle en cours d'élaboration. 

10 euros (code de commande : 03613).

 

[REVUE LITTÉRAIRE]. Magazine littéraire. Mars 1977 - n° 122. Paris, Magazine Littéraire, 1977. In-4° (215 x 270 mm.) agrafé, 78 p., illustrations.
   L'écologie en 1977 : un dossier pionnier sous ses angles historique, philosophique et politique.


Sommaire :
   - Chroniques.
      - Le moi littéraire de Jacques Sternberg, p. 7.
      - Le roman du mois : L’œil de fer, de Georges Thinès, par Frantz-André Burguet, p. 43.
      - Littérature étrangère : retour à Selma Lagerlöf, par Alain Bosquet, p. 64.
      - La chronique du Capricorne : lecture critique, par Jean-Jacques Brochier, p. 69.
      - Poche-sélection, par Raymond Manuel, p. 74.
   - Dossier.
      - Écologie : histoire, philosophie et politique, p. 8.
      - Changer ou disparaître, entretien avec René Dumont, p. 9.
      - Les pionniers de l’écologie, par Frédéric de Towarnicki, p. 12.
      - Écologie et politique, par Christian Huglo, p. 20.
      - La pollution au village, par Jean Plumyène, p. 23.
      - Militer pour l’écologie, entretien avec Monique Cazeaux, p. 24.
      - Un état hydrocéphale, entretien avec Alain Peyrefitte, p. 25.
      - Les dangers du manichéisme, par Jean-Michel Varenne, p. 28.
      - Une conscience écologique, par Marc de Smedt, p. 30.
      - Essai de bibliographie, par Vincent Bardet, p. 31.
   - Événements.
      - Je ne cherche pas, je trouve - L’anagramme de love - Point de départ - Guizot et les gares - À propos de Auden - Dossier radio - Roumanie - Roman féminin - Apollinaire et André Level - Paris - Le globe - Nazisme - Beckett - Brûler les livres ? - Histoire de France - Dialogue - Juristes - Hersant - Catalogue - Mc Cullers - Symbolisme - Anacharsis - Marionnettes - Baudelaire, p. 34.
   - Romans.
      - Un livre qui rêve, par Robert Louit, p. 44.
   - Souvenirs.
      - Théâtre-souvenirs, par Pierre Ysmal, p. 50.
   - Science-fiction.
      - S.F.-panorama, par Antoine Griset, p. 53.
   - Humour.
      - Patron ! et trois pastiches..., par Jean-Didier Wolfromm, p. 56.
   - Histoire-documents.
      - Qu’est-ce que la parapsychologie, par J.-D. Jullien, p. 59.
   - Essais.
      - Éloge de l’aliénation, par Robert Louit, p. 65.
   - Musique.
      - De Schumann à Mahler, par Jean-Baptiste Baronian, p. 69.
   - Poésie.
      - Cinq poètes d’aujourd’hui, par Hubert Juin, p. 72.
   - Inédit.
      - Mort constante au-delà de l’amour, par Gabriel Garcia Marquez, p. 76.

4 euros (code de commande : 03602).

 

SAXE (Maurice, comte de) — Lettre de sauvegarde en blanc de Maurice de Saxe, imprimée à l'occasion de la Guerre de Succession d'Autriche (1740-1748). Feuille au format 237 x 364 mm., ornée de vignettes royale et aux armes.

   Ce formulaire a été imprimé et utilisé pendant la guerre de Succession d'Autriche (entre 1744 et 1748), période durant laquelle Maurice de Saxe commandait les armées françaises en Flandre.
   De Montam, le signataire de ce formulaire resté blanc, était probablement un secrétaire ordinaire du cabinet ou un commis à la signature attaché à l'état-major du Maréchal ; il faisait partie de la véritable chancellerie ambulante composée de scribes, de comptables et de secrétaires qui accompagna Maurice de Saxe pendant les campagnes de Flandre. Cette signature semble apparaître assez régulièrement sur des sauf-conduits, passeports militaires et lettres de sauvegarde similaires émis par l'armée de Flandre entre 1745 et 1748.   
Extrait de l'article de Sandrine Picaud-Monnerat :
   Une sauvegarde, c’était une protection accordée par des généraux, moyennant une taxe, à des personnes ou à des communautés ; cette protection les garantissait théoriquement contre la violence, les pillages, les fourrages inconsidérés des troupes.
   Les sauvegardes étaient le plus souvent couplées à des exigences de contributions. Les contributions, c’étaient ces fournitures en argent ou en nature (en grains, en bétail, en fourrages) qui étaient réclamées aux communautés villageoises sous obédience ennemie pour l’approvisionnement de l’armée, selon un montant qui ne pouvait excéder celui qui était prélevé par le souverain légitime en temps de paix (des traités de contributions étaient passés à cet effet par les puissances belligérantes). C’était le gouverneur de la place au profit de laquelle devait s’effectuer la levée de contributions qui notifiait aux communautés villageoises situées en territoire ennemi les quantités à livrer ; ces quantités ayant fait l’objet d’une négociation avec l’intendant.
   Quand des sauvegardes étaient accordées, c’étaient de bien piètres protections. [...] Le comte de Beausobre, colonel de hussards, fut témoin des abus et laisse sans illusions les lecteurs de ses souvenirs militaires. À l’été 1745, il participa activement avec son régiment à des manœuvres de diversion et de harcèlement qui permirent de lever des contributions au profit de l’armée française en Hainaut, en Brabant et dans le Namurois. Beausobre ajoute que ces provinces furent aussi soumises aux lettres de sauvegarde du maréchal de Saxe. Or ces lettres, aux dires de Beausobre, « ne sauvoient rien » ; Maurice de Saxe s’en servait cependant beaucoup... pour apurer ses dettes ! Le passage vaut d’être recopié :
      « Cette opération étant complette, je fus ailleurs, pour faire vivre mes troupes et leurs chevaux, pour obliger le Brabant, le Namurois et la Hainaut d’envoyer au Roy et traitter des contributions ; et pour favoriser la distribution des innombrables lettres de sauvegarde du Maréchal ; qui le desiroit beaucoup, qui avoit beaucoup de dettes à aquitter, et qui avoit besoin de monter sa maison et de se faire un fond: mais je refusay de me charger de ses lettres de sauvegarde qui ne sauvoient rien, et d’en recevoir les sommes. Je luy proposay d’en charger le baron de Diesckau Colonel de son régiment, excellent officier, et de luy adjoindre un de ses secrétaires pour compter, enquaisser, et distribuer ces patentes. Il trouva mon idée juste, d’autant que je l’assuray que je ferois toutes les maneuvres nécessaires à la plus grande extension possible de ses droits ; et je luy tins parole comme je le devois, en soumettant pourtant ces maneuvres à celles que je devois faire pour n’etre pas battu, et pour étendre la gloire et le succès des armes du Roy. »
Bibliographie :
   - Picaud-Monnerat (Sandrine), « Accommodements locaux, sauvegardes, contributions : le cas des campagnes de Flandre de la guerre de Succession d’Autriche (1744-1748) », dans Les ressources des faibles. Neutralités, sauvegardes, accommodements en temps de guerre (XVIe-XVIIIe siècle), pp. 339-360 (§§ 30-41).

40 euros (code de commande : 03631).

 

[SOILLE (Jean)]. PAGNOUL (Anne-Marie) — Inventaire des papiers Soille. Bruxelles, Archives Générales du Royaume, 1969. In-8° (158 x 245 mm.) broché, 94 p., exemplaire en très bon état.

 


Table des matières :
   - Introduction.
      - Historique.
      - Documentation.
      - Classement.
   - Inventaire.
      A. Documents anciens.
         I. Pièces d’archives.
         II. Brochures imprimées : datées non datées.
      B. Notes et publications.
         I. Corneille Stevens.
         II. Le Stévenisme.
         III. Prêtres soumis ; Stévenistes et autres dissidents.
         IV. Le « Stévenisme » jusqu’en 1958.
      - Annexe.
   - Index des noms de lieux et de personnes.

10 euros (code de commande : 03614).

 

[THUDINIE - RANCE]. Publications de la Société d'Histoire Régionale de Rance. 1970-1975. Tome VIII. Rance, Société d'Histoire Régionale de Rance, 1976. In-8° (157 x 240 mm.) broché, IX, 171 p., tableaux, illustrations, exemplaire en très bon état.


Table des matières :
   - Comité de la Société d'Histoire Régionale de Rance, p. I.
   - Renseignements administratifs - Listes de membres, p. I.
   - La vie de la Société, p. VI.
   I. Beaumont, ville forte sous les seigneurs de Croÿ, par Anne-Marie Tournay, p. 3.
   II. Moustier-en-Fagne, le monastère de Wallers, par Réginald-Ferdinand Poswick, p. 59.
   III. Chimay, ses princes et les Français, par Charles De Clercq, p. 85.
   IV. Prélude à Waterloo. Les cent-jours d'Avesnes à Charleroi, par Michel Carly, p. 113.
   V. Les carrières de pierres de la région de Beaumont-Chimay au XVIIIe siècle, par Claire Dujardin, p. 129.
   VI. L'église collégiale de Chimay affiliée à la basilique Saint-Pierre de Rome, par Henri Dessart, p. 157.

10 euros (code de commande : 03615).

 

VANDENDRIESSCHE (Olivier) et RIGOT (José) — 1830-1976. Gilly, son histoire, sa population, ses bourgmestres. Préface de Jacques Van Gompel. Gilly, Christian Renard [Ville de Charleroi], 2006. In-8° (200 x 250 mm.) agrafé, 71 p., illustrations, exemplaire en très bon état. 


Préface :
   Depuis près de quinze ans, le Cercle d'Histoire de Gilly a accompli un travail remarquable qu'il nous a heureusement fait partager.
   Ses membres ne se lassent pas de fouiller les archives et de nous faire part de toutes les richesses qui en ressortent. En spécialistes, ils continuent à nous replonger dans l'histoire de notre légendaire commune puisque, une fois encore, ils se sont livrés à de formidables recherches historiques afin de nous retracer le parcours des différents bourgmestres de Gilly... Ces Hommes, qui depuis 1830, ont contribué à l'expansion de notre cité !
   L'initiative n'est pas à négliger car nous savons tous que pour bien préparer l'avenir, une bonne connaissance du passé est indispensable. Cet ouvrage, réalisé avec beaucoup de passion et de méticulosité, nous permet, au rythme des pages, de découvrir, une fois encore, notre Histoire – à nous les Gilliciens – grave, amusante, troublante parfois... Je suis convaincu qu'il éveillera même chez certains, une foule de souvenirs !

3 euros (code de commande : 03598).

 

[WALLONIE]. Les Dialectes de Wallonie. Tome double 21-22 (1993-1994). Liège, Société de Langue et de Littérature Wallonnes, 1996. In-8° (157 x 237 mm.) broché, 309 p., illustrations hors texte, exemplaire non coupé.


Ce volume contient :
   - 
Lessive et repassage traditionnels à Jauchelette (Ni 67), par Jean-Jacques Gaziaux ;
   - Le jubilé de Marie-Jeanne Pondant, par Martine Willems ;
   - Les noms belgoromans de la rougeole, par Marie-Guy Boutier ;
   - wall. Mosselète, par Jean Lechanteur ;
   - Le nom du sculpteur Rutxhiel, par Louis Remacle ;
   - absoute : singulier ou pluriel ?, par Louis Chalon ;
   - Remarques sur l'étymologie de quelques mots bastognards, par Jean Lechanteur ;
   - De houille à Hullos, par André Goosse ;
   - sotdwèrmant ou sosdwèrmant ou sodwèrmant ?, par André Goosse.

12 euros (code de commande : 03607).

 

WOOLLARD (Claude) — Les flottilles de Harwich 1914-1918 sous les ordres du commodore Tyrwhitt. Traduit de l'anglais par le capitaine de frégate H. Pelle des Forges. Préface du duc de Montrose. Paris, Payot, 1932. In-8° (145 x 226 mm.) broché, 218 p., (« Collection de Mémoires, Études et Documents pour servir à l'Histoire de la Guerre Mondiale »), ex-libris manuscrit à la page de titre. 


Table des matières :
   - Préface.
   -Avant-propos.
   - Organisation des Forces Navales de Harwich a la déclaration de guerre.
   - Le combat de la baie de Héligoland.
   - L'engagement du Texel.
   - Les signaux en temps de guerre.
   - Le raid de Noël sur Cuxhaven.
   - L'affaire du Dogger Bank.
   - La première flottille.
   - Une tentative aérienne contre Borkum.
   - La patrouille auxiliaire de Harwich.
   - La fin du mouilleur de mines allemand « Meteor ».
   - Les raids de Zeppelins sur Harwich.
   - Une histoire de Zeppelins.
   - L'escadre des croiseurs légers de Harwich.
   - Capture de chalutiers ennemis au large de la cote allemande.
   - La perte du sous-marin britannique « E-17 ».
   - Perte de l'« Arethusa ».
   - Le raid aérien du Schleswig-Holstein.
   - La remise en état d'un destroyer en temps de guerre.
   - Le raid sur Lowestoft.
   - La bataille du Jutland.
   - Le premier raid ennemi sur Douvres.
   - Les permissions et la vie de société a Harwich.
   - Un épisode de mouillage et de dragage de mines.
   - Les corvées de bœuf.
   - Nouvelle méthode d'attaque des Zeppelins.
   - Le remorquage d'un ballon captif.
   - Sorties en mer du Nord.
   - Un incident amusant du temps de guerre.
   - Les aéroplanes en mer.
   - Mise en service des vedettes a moteur cotières.
   - Arraisonnement de chalutiers suspects.
   - L'attaque contre les navires de patrouille allemands.
   - La perte du « Scott » et de l'« Ulleswater ».
   - Les phases finales de la guerre.

12 euros (code de commande : 03621).

 

La prochaine mise à jour
aura lieu
le mardi 15 septembre 2026

 

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