lundi 18 mai 2026

Les « nouveautés » du 19 mai 2026

 

MISE À JOUR DU 19 MAI 2026

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ANDRÉ (Francis) — Linogravure de captivité.
Dimensions :

   - Dessin : 85 x 120 mm.
   - Feuille : 210 x 297 mm.


   Francis André (Mons, 1906 - Ixelles, 1972) était le fils de François, avocat, militant du POB, membre très actif des institutions de la province de Hainaut et homme de culture.
   Francis n'était pas fait pour la vie tranquille d'un homme à la carrière linéaire. Il entama sans conviction des études à la faculté de droit de l'Université Libre de Bruxelles. Devenir marin et dessiner étaient ses objectifs. Il s'engagea donc comme cadet dans la marine marchande et, de retour sur la terre ferme, il se mit à publier des récits de mer et de voyages (Le pétrolier maudit, Le charmeur de torpilles, Le matelot angoissé, Le train de la dernière heure, ...), il collabora au journal Le rouge et le Noir, à L'Humoristique et il créa, en 1936, Le Sous-Marin à Voiles, organe indépendant de la navigation dolente et de la petite chanson trouble du contentement maritime, cette revue, tirée à 35 exemplaires, eut 42 numéros !
   Mobilisé, il passa la « drôle de guerre » à la garde du canal Albert. Lorsque le conflit commença, il fut fait prisonnier et passa cinq ans en captivité en oflag (citadelle de Colditz, Eichstad, Fischbeck) où il s'adonna à la linogravure. C'est l'une de celle-ci que nous proposons ici.
Bibliographie :
   - Catteau (Suzanne), Francis André, 1991.
 

Vendu.

 

ARON (Paul) — La littérature prolétarienne en Belgique francophone depuis 1900. Bruxelles, Éditions Labor, 1995. In-12 (110 x 178 mm.) collé, 220 p., (collection « Un Livre, une Œuvre », n° 29), exemplaire en parfait état. 


Table des matières :
   1. Présentation.
    2. L’écriture ouvrière dans le monde socialiste avant 1914.
      - Sander Pierron.
      - Auguste Dewinne.
      - Marius Renard.
      - Neel Doff.
      - Des précurseurs méconnus.
   3. Les années vingt.
      I. Du pacifisme à l’engagement communiste.
         - Autour de Romain Rolland.
         - L’Art libre et Paul Colin.
         - Les choix littéraires de l’extrême-gauche.
         - Engagements littéraires et politiques.
      II. La culture prolétarienne au service de la révolution.
         - Augustin Habaru et les débuts de la littérature prolétarienne en Belgique.
         - Le théâtre prolétarien.
         - Le Manifeste des écrivains prolétariens.
         - Francis André.
         - Pierre Hubermont.
         - L’ambiguïté d'une reconnaissance.
   4. Les années trente.
      I. L’ancrage français de la littérature prolétarienne.
         - Monde.
         - Henri Poulaille.
         - Populistes et prolétariens.
         - Jean Tousseul.
         - Retour du politique.
      IL L’organisation de la littérature prolétarienne en Belgique.
         - Prospections remplace Tentatives.
         - L’affaire Aragon.
         - Esprit du temps.
         - Le Front Littéraire de gauche.
         - Le Plan et le théâtre rouge.
         - Charles Plisnier et les paradoxes de l’engagement.
         - Sous le signe de l’antifascisme.
         - Les lieux de publication.
         - Des ouvriers écrivent.
         - Achille Delattre.
         - En Hainaut, le groupe Rupture.
         - Constant Malva.
         - Louis Gérin.
         - Charles Nisolle.
         - Jean-Louis Vandermaesen.
         - La chute du rideau.
   5. Écrire.
      - L’illusion ascétique.
      - La question du genre.
      - Parler de soi.
      - Créer l’intérêt romanesque.
      - Littérature prolétarienne et naturalisme.
      - Pour une lecture littéraire de la littérature prolétarienne.
   6. Une postérité sans héritage.
      - Le Musée du Soir.
      - Un avatar du populisme.
      - Littératures de l’immigration.
      - Voix en marge.
   7. Conclusion.
   8. Orientation bibliographique.

Vendu.

 

[ATH]. Annales du Cercle royal d'Histoire et d'Archéologie d'Ath et de la Région. Tome LXVII. Ath, Cercle royal d'Histoire et d'Archéologie d'Ath et de la Région, 2020. In-8° (140 x 240 mm.) broché, 288 p., illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bon état.


Table des matières :
   - Insolences et scandales à l'hôpital Notre-Dame et au couvent des Sœurs noires de Lessines au crépuscule du 16e siècle : l'affaire de l'engrossement de trois religieuses professes, par Michel Deltenre, p. 3.
   - Mur d'enceinte et population : la ville d'Ath au début du XVe siècle, par Malika Van Ermen, p. 25.
   - Des Leclercqz aux Declercq... ou cinq siècles d'histoire d'une famille des Acren, par Jacques Declercq, p. 117.
   - Les carrières de Mévergnies et Attre, par Jean-Pierre Ducastelle, p. 237.

12 euros (code de commande : 03366).

 

BERTAUT (Jules) — Villégiatures romantiques. Paris, Le Goupy, 1927. In-8° (168 x 241 mm.) broché, 186 p., illustrations in et hors texte, exemplaire numéroté sur pur fil Lafuma (n° 615), cachet ex-libris de Jean-Marie Bantuelle sur la page de faux-titre, exemplaire en bon état.


Table des matières :
   - En route.
   - À Bade.
   - Sur les bords du Rhin.
   - Aux bains de mer.
   - Chez les Anglais.
   - Dans la montagne.
   - Un tour en Italie.
   - Aux environs de Paris.

25 euros (code de commande : 03391).

 

BONNEFOY (Yves) — La Révolution la nuit. Paris, Yves Bonnefoy, 1946. In-12 (107 x 138 mm.) en ff., 8 p., exemplaire numéroté (n° 428).
   
Une très rare revue témoin de la renaissance du surréalisme d'après-guerre.


En guise de manifeste :
   N'en déplaise à MM. les profiteurs de guerre, qui sont nombreux, et de toutes sortes, il faut se rendre à l'évidence : nous sommes en 1946 devant la même faillite des valeurs intellectuelles et morales qu'en 1919. Devant la même tragique banqueroute d'un monde pourri. Entre 1919 et maintenant, il n'y a qu'une différence : on ne saurait aujourd'hui oublier que vingt ans de Surréalisme n'ont tendu à rien qu'à ruiner les fondements de cette société pétrie de morts et d'artifices, que ce n'est pas sur, mais contre le Surréalisme que le monde a subi son deuxième effondrement, et que ni le fascisme allemand, ni l'impérialisme français ne se réclamaient de Breton ou de Péret.
   Les valeurs surréalistes, les contradictions surréalistes (nous disons bien : les contradictions, entendez-vous, M. Benda ?) sont notre seul espoir. Ce n'est pas notre confiance dans le marxisme qui nous cachera que la révolution n'a pas fait un pas depuis 1919, et que sous ses apparences se masquent souvent les pires conformismes où risquent de s'engluer les meilleures volontés révolutionnaires. Et hors du mouvement révolutionnaire, il serait vain de chercher autre chose que le néant, la mystique, l'art, M. Sartre, la pourriture et le désespoir grégaire. La seule attitude valable à l'heure présente est brutalement, impitoyablement critique.
   Aussi ne pouvons-nous que marquer l'écart qui nous sépare de tous ceux qui, se réclamant du Surréalisme, ne tendraient qu'à ramener leur révolte à la seule exploitation d'expériences que l'on s'accorde à placer sur le plan littéraire ou artistique. Nous ne pouvons concevoir l'exercice de cette critique isolé de notre solidarité totale avec les partis de la Révolution ; nous savons qu'il n'est pas d'homme libre dans une société où des hommes sont asservis et que c'est dans la vie quotidienne en proie au déterminisme économique que la liberté a ses racines. Et nous pensons que l'aide la plus efficace que le Surréalisme peut apporter à la cause de la Révolution est de reprendre en 1946 le procès des valeurs fondamentales de notre société, dont notre seul regret est de voir les militants révolutionnaires insuffisamment dégagés.
        Yves Bonnefoy, Éliane Catoni, Iaroslav Serpan, Claude Tarnaud.
Sommaire :
   - Texte introductif, par Yves Bonnefoy, Éliane Catoni, Iaroslav Serpan et Claude Tarnaud.
   - Les cadavres exquis, par Iaroslav Serpan.
   - Le cœur-espace (fragment), par Yves Bonnefoy.
   - La nouvelle objectivité, par Yves Bonnefoy.
   - L'inflation américaine, par Claude Tarnaud.

 

Vendu.

 

[BOURGOGNE]. Publication du Centre européen d'études bourguignonnes (XIVe-XVIe s) N° 28 - 1988. Rencontres de Milan (1er au 3 octobre 1987) : « Milan et les États bourguignons : deux ensembles princiers entre Moyen Âge et Renaissance (XIVe-XVIe s.) ». Actes publiés sous la direction de Jean-Marie Cauchies. Bâle, Centre Européen d'Études Bourguignonnes, 1988. In-8° (150 x 230 mm.) broché, XVIII, 205 p., exemplaire en très bon état.


Sommaire :
   - Statuts du Centre européen d’études bourguignonnes (XIVe-XVIe s.), p. V.
   - Liste des membres du Centre au 1er juillet 1988, p. IX.
   - Allocution inaugurale, par Jean-Charles Snoy et d’Oppuers, p. 1.
   - Rapport d’activités pour 1986/1987, par Jean-Marie Cauchies, p. 3.
   - La répression de révoltes urbaines comme méthode de centralisation dans les Pays-Bas bourguignons, par Wim Blockmans, p. 5.
   - Les organes du pouvoir ducal et les sujets du duc dans les pays de Bourgogne, par Jean Richard, p. 11.
   - Di alcuni aspetti della crisi dello stato sforzesco, par Giorgio Chittolini, p. 21.
   - Les sources du droit dans les Pays-Bas bourguignons, par Jean-Marie Cauchies, p. 35.
   - Le fonti del diritto nella Lombardia del Quattrocento, par Gian Paolo Massetto, p. 49.
   - Structure et fonctionnement de la cour bourguignonne au XVe siècle, par Werner Paravicini, p. 67.
   - Strutture, funzioni, e funzionamenti della corte milanese nel Quattrocento, par Gregory Lubkin, p. 75.
   - Aspects de la diplomatie des Ligues confédérées à l’époque des guerres de Bourgogne, par Louis-Édouard Roulet, p. 85.
   - I rapporti diplomatici tra Milano e Borgogna con particolare riguardo all’alleanza del 1475-1476, par Riccardo Fubini, p. 95.
   - Universités et principautés : les États bourguignons, par Francis Rapp, p. 115.
   - Note sulla politica ecclesiastica degli Sforza, par Michele Ansani, p. 133.
   - Aspetti dell’amministrazione del ducato di Milano al tempo di Filippo Maria Visconti (dal « Liber tabuli » di Vitaliano Borromeo, 1427), par Gigliola Soldi Rondinini, p. 145.
   - Les modes d’imposition en Hollande, 1477-1515, par Jannis Willem Marsilje, p. 159.
   - Le corporazioni a Milano alla fine del Medioevo. Un’ipotesi di lavoro, par Patrizia Mainoni, p. 173.
   - Milan et la Bourgogne : un couple commercial à la fin du Moyen Âge, par Henri Dubois, p. 185.
   - La letteratura dinastico-encomiastica a Milano nell’età degli Sforza, par Antonia Tissoni Benvenuti, p. 195.

20 euros (code de commande : 03382).

 

[BRUXELLES - CARTE PORCELAINE]. Imprimerie en caractères, Fabrique de registres, Lithographie de la Cour. J. Delfosse, Rue d'Assaut, 16, Bruxelles. Carte porcelaine (178 x 133 mm.), dont la partie centrale est légèrement rosée, d'après un dessin de F. Schier, probablement vers 1855-1860.
   Dans son Répertoire, Marie-Christine Claes écrit qu'« il s'agit sans doute de Julien Alexis Theodore Delfosse (né en 1806), témoin d’un mariage à Bruxelles le 16 avril 1831 (acte 337), qui se dit lithographe, âgé de 25 ans. Il aurait alors débuté à son compte dès l’âge de 20 ans. Jules Alexis Théodore, âgé de 30 ans, est encore témoin d’un mariage le 25 janvier 1837 (acte 53). ».
   Son adresse du n° 16 de la rue d'Assaut est mentionnée de 1836 à 1870.
   Il publia de nombreux livres et produisit des cartes pour l'Établissement géographique de Bruxelles de Philippe Vandermaelen.

   Dans la volute florale inférieure gauche, on trouve la signature « F. Schier ».
   Il s'agit peut-être du lithographe qui participa à l'ouvrage de Johann Ritter von Rittersberg, Biographien der ausgezeichnetesten Feldherren der k. k. österreichischen Armee, publié en 1828-1829.
Bibliographie :

   - Claes (Marie-Christine), « Delfosse, J. (Jeune) [1826 - 1870] », dans Répertoire des lithographes actifs en Belgique sous la période hollandaise et le règne de Léopold Ier (1816-1865), IRPA, 2012 (mise à jour 2024), pp. 140-141.
   - Renoy (Georges), Bruxelles sous Léopold Ier. 25 ans de cartes porcelaine 1840-1865, p. 33.

40 euros (code de commande : 03387).

 

[BRUXELLES - JARDIN BOTANIQUE]. Il faut respecter le « Botanique » parce que... Bruxelles, Les Défenseurs du Jardin Botanique de Bruxelles, 1938. In-8° (160 x 245 mm.) broché, 151 p., illustrations, bon exemplaire, peu courant.
   Le combat pour la défense et la sauvegarde du patrimoine ne date pas d'hier...


Table des matières :
   - Préface.
   - Les groupements protestataires.
   - Pour respecter la mémoire du Roi Albert.
   - Historique montrant comment et pourquoi l'État s'est engagé, vis-à-vis de la Législature, de la Ville de Bruxelles et de la Société d'Horticulture, à conserver le Jardin Botanique.
   - Les déclarations de MM. Spaak et Balthazar au Sénat (séance du 16 novembre 1938) à la lumière des documents de 1870.
   - Historique du Fonds Albert.
   - Le « Botanique » œuvre d'art.
   - Le point de vue de la Sécurité.
   - Un exposé du baron Horta à la classe des Beaux-Arts de l'Académie Royale de Belgique.
   - Les chiffres démentent... (Une mise au point de Pêtre, bourgmestre de Saint-Josse-ten-Noode).
   - Lettres particulières.
   - Voix d'outre-tombe.
   - L'opinion de la Presse.
   - Quelques protestations de groupements.
   - Une lettre à M. Balthazar, ministre des Travaux Publics et de la Résorption du Chômage, avec la liste de tous les signataires.

15 euros (code de commande : 03393).

 

CASTELLAN (Antoine-Laurent) — Lettres sur la Grèce, l'Hellespont et Constantinople, faisant suite aux Lettres sur la Morée ; Par A. L. Castellan. Avec vingt Dessins de l'Auteur, gravés par lui-même, et deux Plans. Première et deuxième parties (complet). Paris, Agasse, 1811. [A Paris,÷ chez H. Agasse, Imprimeur-Libraire,÷ rue des Poitevins, n° 6.÷ 1811.] Deux parties en un volume in-8° (137 x 209 mm.) demi-veau d'époque, dos lisse sobrement orné de roulettes dorées, pièce de titre noire, [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 171, [1 bl.], [1 (faux-titre de la deuxième partie)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 235, [1 bl.] p., bien complet des 20 gravures hors texte et des deux plans à déplier, bel exemplaire.

   Le peintre Antoine-Laurent Castellan (Montpellier, 1772 - Paris, 1838) fut l'élève de Pierre-Henri Valenciennes ; comme son maître, il est essentiellement connu pour ses peintures de paysages. Il était membre de nombreuses sociétés dont l'Académie royale des Beaux-Arts, du Conseil des Musées, etc.
Tables :
Première partie :

   Avant-propos.
   Lettre I. Tableau de l'Archipel ; les îles Macronisi ou Cranaë, Zéa, Gyaros, Négrepont ; digression au sujet de cette île ; rocher du Caloyer ; occupations des matelots grecs à la fin du jour.
   Lettre II : Iles d'Ipsara, Métélin et Ténédos ; côte de Troye ; cap Sigée ; châteaux et canal des Dardanelles ; accident qui nous force à relâcher à Gallipoli.
   Lettre III : Description de la ville de Gallipoli ; bazards, fontaines, mosquées, tombeaux ; ruines de monumens antiques ; visite chez un Grec.
   Lettre IV : Description de Lampsaki ; usages et mœurs de ses habitans ; rencontre d'un derviche ; barbiers turcs.
   Lettre V : Arts mécaniques des Orientaux ; moulins à eau ; moulins à vent.
   Lettre VI : Découverte d'un temple antique ruiné ; aspect développé de l'Hellespont ; souvenirs historiques.
   Lettre VII : Route de Lampsaki au Tchardak ; description de ce bourg ; écurie bâtie avec des fragmens de très-beaux monumens antiques ; traces de plusieurs autres constructions aussi antiques ; opinion sur la véritable place de la ville de Lampsaque.
   Lettre VIII : Effet des vents contraires dans le canal des Dardanelles ; idée d'un autre canal, beaucoup plus praticable en tout tems.
   Lettre IX : Arrivée d'une escadre turque ; évolutions d'un corps de cavalerie sur la côte ; départ de Lampsaki, et retour à Gallipoli ; vaisseau pestiféré.
   Lettre X : Entrée dans la mer de Marmara ; relâche à Koutali ; îles de Marmara ; illuminations du Ramadhan ; événement à Bord ; Grand-Pont, Petit-Pont et San-Stefano.
Deuxième partie :
   Lettre XI : Arrivée à Constantinople ; aspect de la ville, éclairée par les illuminations.
   Lettre XII : Caractère, mœurs et usages des marins grecs.
   Lettre XIII : Description du faubourg de Péra et de notre habitation.
   Lettre XIV : Caïques turques ; échelle du Visir ; fontaine et porte du sérail ; Atmeïdan, ses obélisques ; leur description.
   Lettre XV : Grande citerne ; singularités de sa construction.
   Lettre XVI : Présentation au Capitan-Pacha ; son palais ; détails sur notre réception ; usages comparés ; Isaac Bey.
   Lettre XVII : Promenade aux Eaux-Douces ; jeux et amusemens des Turcs.
   Lettre XVIII : Portrait d'une Princesse grecque.
   Lettre XIX : Incendie à Péra ; manière de l'éteindre.
   Lettre XX : Champs des morts.
   Lettre XXI : Buyukdéré ; rives du Bosphore ; trait de mœurs.
   Lettre XXII : Observations sur la peste.
   Lettre XXIII : Fontaine de Top-Hané ; Sérail ; tour de Léandre ; vue générale du Bosphore.
   Lettre XXIV : Tradition musulmane sur la tour dite de Léandre ou Kiz-Koullessy (Tour de la Fille).
   Lettre XXV : Mœurs et usages des Turcs.
   Lettre XXVI : Départ de Constantinople.

Détail des gravures :
  Première partie :

   - Vue du Château d'Europe aux Dardanelles, en regard de la p. 40.
   - Place de la grande Mosquée et du Bazar de Gallipoli, en regard de la p. 57.
   - Constructions antiques à Gallipoli, en regard de la p. 62.
   - Vue générale de Gallipoli, en regard de la p. 63.
   - Moulin à eau de Lampsaque, en regard de la p. 95.
   - Moulin à Lampsaki, en regard de la p. 98.
   - Moulins à vent Grecs, en regard de la p. 99.
   - Ruines du Temple de Priape, à Lampsaque, en regard de la p. 103.
   - Vue de Lampsaki et de l'Hellespont, en regard de la p. 109.
   - Mosquée de Schardak, en regard de la p. 129.
   - Plan des villages de Tchardak et Lampsaki, en regard de la p. 135.
  Deuxième partie :
   - Plan de Constantinople, en regard de la p. 1.
   - Illumination de la Mosquée dite la Validé (Yeni-djami), en regard de la p. 5.
   - Mosquée du Sultan Achmet, en regard de la p. 7.
   - Vue de Constantinople, prise des fenêtres du Palais de France, en regard de la p. 21.
   - Porte et fontaine du Serail, en regard de la p. 37.
   - Citerne antique à Constantinople, en regard de la p. 49.
   - Tombeau du Sultan Soliman, en regard de la p. 137.
   - Champ des morts, en regard de la p. 143.
   - Prairie de Buyukderé, en regard de la p. 158.
   - Indgirly-Kienschk (le Pavillon des Perles), en regard de la p. 184.
   - Kiz-Koullessy (Tour de la fille), en regard de la p. 187.

Bibliographie :
   - Blackmer (Henry M.), Greece and the Levant : The Catalogue of the Henry Myron Blackmer Collection of Books and Manuscripts, n° 299.
   - Chadenat (Charles), Bibliothèque de feu M. Ch. Chadenat ancien libraire. Géographie - voyages - atlas - ouvrages sur la marine - livres sur l'Asie, l'Afrique, l'Amérique et l'Océanie, n° 787.
   - Gabet (Charles), Dictionnaire des artistes de l'École française, au XIXe siècle, p. 122.
   - Hage Chahine (Carlos et Névine), Levant : Élements pour une bibliographie - Guide du livre orientaliste, n° 821.

 

300 euros (code de commande : 03367).

 

[COLOMB (Christophe)]. ROSELLY DE LORGUES (Antoine) — Christophe Colomb serviteur de Dieu. Son apostolat, sa sainteté par le Cte Roselly de Lorgues. Ouvrage enrichi d'un portrait de Christophe Colomb d'après un tableau attribué à Antonio Del Rincon. Deuxième édition. Paris, Plon, Nourrit et Cie, 1884. [Paris÷ Librairie Plon÷ E. Plon, Nourrit et Cie, Imprimeurs-Éditeurs÷ rue Garancière, 10÷ 1884÷ Tous droits réservés] In-8° (170 x 245 mm.) demi-maroquin rouge à coins, dos à 5 nerfs, tête dorée (reliure de Allô), [1 (faux-titre)], [1 (mentions de dépôt et d'imprimeur)], [1 (titre)], [1 bl.], [3 (avertissement et déclaration de l'auteur)], [1 bl.], [1 (titre de la lettre du cardinal Donnet)], [1 bl.], VII, [1 bl.], 552 p., portrait gravé de Christophe Colomb en frontispice, ex-libris d'Alfred Werlé.

   Antoine-François-Félix Roselly de Lorgues (Grasse, 1805 - Paris, 1898) fit ses études de droit à Aix ; il devint avocat mais abandonna rapidement le barreau pour se livrer à des études historiques et religieuses. Parmi ces études, celles consacrées à Christophe Colomb constituent la part la plus importante. Devenu un spécialiste du navigateur, il fut nommé par Pie IX « postulateur officiel de la cause de béatification de Christophe Colomb près la cour de Rome ».
   L'ouvrage présenté ici parut la première fois, en 1874, sous le titre L'Ambassadeur de Dieu et le pape Pie IX ; il fut réédité sous son titre définitif en 1876.
Extrait de l'article d'Henry Vignaud :
    L'idée que Colomb devait être mis au rang des saints est une idée moderne. Elle est née du courant d'opinion qui s'est formé de notre temps sur la personnalité morale du Découvreur et sur le caractère de son œuvre. Pour une école dont les vues ont été exposées avec talent, et même avec éloquence, Colomb n'était pas un navigateur comme les autres. C'était un homme choisi par la Providence dans un but déterminé, et qui fut conduit par elle jusqu'à l'accomplissement de sa mission. Il avait conscience d'être l'instrument de Dieu et ne douta jamais qu'il accomplirait l'œuvre pour laquelle il avait été désigné. Il ne voulait ni faire des découvertes qui lui seraient profitables, ni ajouter de nouvelles conquêtes aux possessions des Rois Catholiques ; mais faire connaître le Christ à des nations qui vivaient dans l'ignorance de sa loi. L'intérêt de l'Église était la seule chose qu'il eût en vue.
   Cette conception du rôle de Colomb, dont les hommes de son temps n'eurent aucune idée, excepté Las Casas peut-être, appartient au comte Roselly de Lorgues qui la formula avec force dans un livre, publié en 184S, dont le caractère particulier attira l'attention de Pie IX. Ce pape, qui connaissait le Nouveau Monde pour l'avoir parcouru et habité, en avait rapporté des impressions qui le disposaient à accueillir favorablement les idées du comte Roselly ; lui-même s'était déjà publiquement expliqué sur le rôle providentiel de Colomb et sur le but uniquement religieux de son entreprise. Frappé par les considérations développées dans le livre du comte, il pensa que son auteur était l'homme qu'il fallait pour écrire la vie du découvreur de l'Amérique, et il le chargea de ce soin. Roselly de Lorgues se mit à cette œuvre avec ardeur, et en 1836 parut la première édition, bientôt suivie de nombreuses autres, de son Christophe Colomb, qui posa nettement la question de la béatification du célèbre navigateur. C'est par ce livre, écrit dans une langue chaleureuse, un peu emphatique, mais qui n'est pas sans valeur, que s'ouvrit réellement la campagne, poursuivie dès lors avec enthousiasme, pour faire placer Colomb au nombre des saints. [...]
   [Le comte de Lorgues] publia, en 1874, son Ambassadeur de Dieu, où il prit à partie, sans aucun ménagement, tous ceux qui s'étaient montrés contraires à la canonisation de Colomb, ou qui s'étaient exprimés d'une manière sévère sur certains faits de la vie de son héros, notamment sur ses relations avec une dame de Cordoue nommée Beatriz Enriquez. Malgré les violences du langage de l'auteur, le livre était bien fait et faisait valoir avec une grande adresse les rares raisons qu'on pouvait invoquer à l'appui de la thèse qui y était soutenue. C'est à la suite de cette publication que le comte Roselly reçut le titre de « Postulateur de la béatification de Colomb » qui lui permit de prendre officiellement la direction du mouvement, ce dont il était très fier.
À propos du relieur :
   Paul-Charles Allô naquit, en 1824, à Amiens où son père Charles-Aglaé exerçait la profession de relieur. On le retrouve à Paris pour son mariage, en 1849, année vers laquelle il débuta son activité à la rue Dauphine et qu'il transféra ensuite au n° 39 rue du Four-Saint-Germain. Il mourut le 30 septembre 1890. Le bibliophile Octave Uzanne le classe parmi les « principaux relieurs parisiens qui excellent dans le demi-maroquin à coins. »

 

 

À propos d'Alfred Werlé :
   Le Comte Alfred Werlé (1838-1907) était le fils de Mathieu-Édouard à qui Barbe-Nicole Ponsardin – épouse puis veuve Clicquot –, avait confié la direction de sa maison de Champagne. Alfred reprit la fonction de son père et consacra une partie de sa fortune à constituer une collection d'œuvres d'art et une riche bibliothèque qui fut mise aux enchères en 1908. L'ouvrage présenté ici fut mis en vente le vendredi 30 octobre 1908 ; il faisait partie du lot n° 1709 composé de 6 volumes relatifs à l'Amérique.


Bibliographie :
   - Hüe (Christophe), Biographie de Allo (Paul-Charles), relieur, ressource en ligne d'après l'État-civil d'Amiens et de Paris.
   - Uzanne (Octave), La reliure moderne artistique et fantaisiste, 1887, pp. 228, 231.
   - Vicaire (Georges), Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, t. VI, col. 1195-1196.
   - Vignaud (Henry), « L'ancienne et la nouvelle campagne pour la canonisation de Christophe Colomb », dans Journal de la Société des Américanistes, Tome 6, 1909, pp. 17-44.
  -  Catalogue de la bibliothèque de feu M. le comte A*** W*** [Alfred Werlé]. Partie 5, p. 231.

120 euros (code de commande : 03369).

 

COMPÈRE (Gaston) — Dieu dans le trou. Bruxelles, Société de Commercialisation des Éditions Jacques Antoine, 1986. In-8° (146 x 225 mm.) broché, 251 p., exemplaire en très bon état.


En quatrième de couverture :
   Jamais, peut-être, plus qu'en cette seconde moitié du siècle, et particulièrement dans la société qui est la nôtre, le prêtre n'est apparu comme un signe de contradiction. Être prêtre pourquoi ? pour qui ? aujourd'hui ? ici ? là ? dans telle église ? dans l'Église ? Dix, vingt questions viennent aux lèvres de ceux qui le regardent et pour qui il peut être une énigme.
   Josse Rijsberg, prêtre paysan, prêtre de paysans, élu indiciblement et marqué sans qu'il en ait une conscience nette, propose une réponse. Sa réponse, à lui seul, parmi mille réponses. La seule qu'il puisse donner dans cet hôpital, où l'internement, source de paix et de révolte, lui permet par moments une vue supérieure de la vie qu'il a vécue : famille déchirée, vocation surprise et acceptée, amour du Christ et d'une femme indissolublement réunis, Église dont il souffre cruellement la médiocrité dans un siècle au plus bas sur le plan de l'Esprit. Que l'homme passe infiniment l'homme, certes, mais comment le croire sinon par ces hommes et ces femmes qui ont vécu dans le mépris du monde l'expérience de la douleur, de l'humilité et de l'espérance ?

Vendu.

 

COULOUBARITSIS (Lambros) — Aux origines de la philosophie européenne : de la pensée archaïque au néoplatonisme. Édition expérimentale. Bruxelles, De Boeck, 1992. In-4° (207 x 290 mm.) collé, 191 p., impression anapistographique, couverture frottée, quelques soulignements crayonnés.
   
Version universitaire de cet ouvrage majeur du professeur à l'Université libre de Bruxelles.


Avant-propos :
   Les deux fascicules qui sont publiés sous le titre Aux origines de la pensée européenne : de la pensée archaïque au néoplatonisme sont destinés aux étudiants qui suivent, à l’Université Libre de Bruxelles, le cours des « Grands courants de la philosophie de l’Antiquité jusqu’à nos jours », pendant l’année académique 1991-92. Ils constituent en fait une première version, qui doit être encore corrigée et complétée, d’un livre qui paraîtra bientôt sous le même titre et aux mêmes éditions.
   Pour des raisons de commodité, et notamment la parution rapide de notes de cours, l’introduction, la conclusion et plusieurs parties du livre n’ont pas été reprises. Les coupures les plus significatives ont été faites dans les chapitres consacrés au mouvement sophistique, aux philosophes « socratiques », à Platon et à Aristote. Quant à la partie qui suit Aristote, elle n’a été reproduite que très partiellement.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Introduction.
   Chapitre I. L'homme archaïque et son monde.
      § 1. Les facteurs politiques et socio-économiques.
      § 2. Le facteur religieux.
      § 3. Le facteur mythique.
         1. Une thèse erronée le passage du mythe à la raison.
         2. Une logique qui attend son élucidation.
         3. La pratique généalogique du mythe.
         4. Le sens philosophique de la pratique du mythe.
   Chapitre II. La transmutation du mythe.
      § 1. La pensée ionienne et l'unité du fondement.
         1. Penseurs ou philosophes ?
         2. Le devenir et la « physis ».
         3. Les Milésiens.
         4. Héraclite et l’héraclitéisme.
      § 2. Le pythagorisme.
         1. Les premiers « philosophes ».
         2. L’évolution du courant pythagoricien.
      § 3. L’éléatisme.
         1. Xénophane et la purification du « divin ».
         2. Parménide et l’avènement de la pensée.
         3. La destinée de l’École éléate. Zénon et Mélissos.
   Chapitre III. Physique du mélange et physique téléologique.
      § 1. Une dissidence féconde.
         1.Ion de Chios et l’énigme de la triade.
         2. Empédocle et le mythe de l’amour et de la haine.
     § 2. Les atomistes ou le hasard soumis à la nécessité.
         1. Leucippe et les principes du devenir.
         2. L’apport de Démocrite.
         3. La destinée du courant atomiste.
      § 3. La nécessité d'un intellect cosmique.
         1. Anaxagore et le retour à Anaximandre.
         2. Diogène d’Apollonie et le retour à Anaximène
      - Conclusion. En quête d’une maîtrise du devenir.
   Chapitre IV. De la sophistique au socratisme.
      § 1. La sophistique ou le triomphe de la parole.
         1. L’introduction de la philosophie à Athènes.
         2. La naissance du courant sophistique.
         3. Deux modèles opposés Protagoras et Gorgias.
      § 2. Socrate et la naissance de l'éthique.
         1. Une figure énigmatique.
         2. Les divers témoignages.
         3. L’évolution de la pensée de Socrate.
      § 3. Les écoles socratiques.
         1. L’École de Mégare.
         2. Les Écoles d’Élis et d’Érétrie.
         3. L’École Cynique.
         4. L’École cyrénaïque.
      - Conclusion. En quête du bonheur.
   Chapitre V. Le platonisme.
      § 1. Platon et le platonisme.
         1. Platon et la fondation de l’Académie.
         2. Son œuvre écrite et orale.
      § 2. L'œuvre de jeunesse.
         1. Le problème de l’âme.
         2. Le problème du savoir.
         3. Le problème éthique et politique.
      § 3. Les dialogues de transition.
         1. Le problème du savoir.
         2. Le problème éthique et politique.
      § 4. L’œuvre de la maturité.
         1. Le problème de l’âme.
         2. Le problème du savoir.
         5. L’émergence de la métaphysique de l'Un.
         3. Le problème éthique et politique.
         5. La réalisation de la Cité modèle.
      § 5. Les dialogues de vieillesse.
         1. Le problème de l’âme.
         2. Le problème du savoir.
         3. Le problème éthique et politique.
      § 6. Les héritiers de l'Académie platonicienne.

Vendu.

 

CUNNINGHAM (Terry) — 14-18. The Final Word. [London], Terry Cunningham, 1993. In-8° (150 x 210 mm.) collé, 173 p., illustrations, notes manuscrites à la page de titre.


Avant-propos :
   As each day we slip further into the future, very soon the 1914-18 War will be beyond living memory. It will be part of that huge dream we call the past. It will be as far away as The Battles of Trafalgar or Waterloo, and as obscure as the Battle of Hastings in 1066. Anything written then about the years 1914-18 will be pure conjecture and second-hand guess work, probably well informed and carefully researched, but still the work of people who were not even born until decades after the event and who will unconsciously put their own slant or personal interpretation on those years and times. In fact, so much for truthful history.
   This book, dear reader, is then unique because it's a last look at that War, fought by men now near the end of their long lives, who were there. They are talking with the perspective that time always brings. But they are speaking from the heart. The usual war book written by military historians can tell you the exact time abattle started and the correct reason we won or lost that battle. But they cannot tell you about being petrified, cold, wet and starving, or indeed, desperately homesick. But the men you are about to meet can and do tell of those things. I have written their stories exactly as they were told to me, in their own words. If they made a grammatical mistake then it's been left in. I was shocked and saddened by what these foot soldiers told me of their conditions and suffering. I grew up in the air raids of the 1939-45 War, and later was in the Army myself. But even this experience of war and army life could never equip me to write with any real insight into what they called « The Great War ». I travelled far and wide to meet these men, all of them between ninety and one-hundred-years old. I interviewed well over twice this number but their story will not appear in this book. Sadly, old age had taken its toll. Many were too deaf to conduct a proper interview. In others the memory was now too unreliable and times, dates and places had all become blurred. Therefore, the men in this book are like rare gems. They were all in good mental shape and could hold what was at times spellbinding conversation. Their tale has a constant theme of extreme hardship, in every way, fear of being killed, not months but years spent in cold wet rat-infested filthy conditions. Constant hunger and thirst, and the unburied dead for company. These recollections are living proof of how much the human spirit can endure and still come through with dignity.
   As I look back on my meetings with these men I realise they all had something in common. They did not know each other and they came from different walks of life. Was it a certain style ? So many words come to mind but one word that can describe them all is integrity. That's the impression I am left with after getting to know these last few remaining survivors. It's the last time they will talk to anyone face to face about their part in one of the world's greatest tragedies. I feel proud that they were willing to share their experiences with me so that, long after they and us have left the battlefield, others yet to come will know what it was like to be there in 1914-18.

8 euros (code de commande : 03394).

 

DAUSIAS (Charles) — Un siècle d'humour wallon à Mons. Conférence donnée le 20 octobre 1930 aux « Amis du Hainaut ». [Mons], [La Province], [1930]. In-8° (135 x 209 mm.) agrafé, 30 p., texte sur deux colonnes, pli au coin inférieur droit du premier feuillet de la couverture.


Extrait :
   Chers concitoyennes et concitoyens,
   Je ne vous cacherai pas la profonde satisfaction que je ressens à me retrouver ici, bien vivant, sur cette scène où, tout jeune acteur amateur, je débutai, il y a belle lurette, dans Les deux sourds, une amusante comédie de Jules Moineau, qui faisait florès dans notre petit monde dramatique d’alors, et où un trac carabiné faillit me faire rater ma première entrée. Et j’en suis d’autant plus heureux qu’ancien ropïeur montois cayau, c’est de notre vieux patois, toujours bien vivant aussi, que je vais pouvoir vous entretenir cette soirée.
   Le sujet de ma causerie n’est pas bien palpitant, surtout pour les jeunes, par ces temps d'informations mondiales sensationnelles, et d’inventions prodigieuses... Bah ! ça les changera des plaisirs trépidants, des sports à outrance et des courses « à tout squetter », où l’on bouffe les kilomètres, où l’on boit les obstacles, et où les supporters, snobs enragés, conspuent les arbitres en écorchant l’anglais sportif alors qu’ils ont tant de mots français ou wallons clairs et bien à eux.
   Je tiens, d’ailleurs, à dire qu’ancien gymnaste pratiquant toujours, élève d’Henri Pschmatt et d’Henri Denève, délégué officiel, avec mon vieux camarade Alfred Gouche, de la Fédération Belge de gymnastique à la Fête fédérale de Lucerne, en 1888, premier ropïeur montois, sans doute, monté en avion au ciel bleu, après être descendu à 1200 mètres au fond du Grand Hornu, je suis un fervent ami des sports salutaires, bien compris, et je ne saurais trop engager les jeunes à s’exercer, à se faire un esprit sain dans un corps solide.
   Et puis, c’est sur un aspect assez pittoresque de la vie de leurs pères, qu’en ce premier Centenaire de l’indépendance de notre cher pays, je les convie à reporter avec moi leurs regards, et ils leur doivent bien cela, à eux dont le rude labeur a fécondé la Patrie, et dont l’œuvre est assez glorieuse pour qu’ils leur gardent quelque reconnaissance, quelque fierté.

Vendu.

 

DEBAVAY (Salomon Joseph) — Lettre à l'éditeur du Calendrier de la Ville de Valenciennes. Troisiéme Édition. Valenciennes, Jean-Baptiste Henry, 1790. [A Valenciennes.÷ De l'Imprimerie de J. B. Henry, Imprimeur÷ du Roi.÷ 1790.] In-18 (84 x 133 mm.) broché sous une couverture de papier jaune décorée d'un sobre encadrement, exemplaire en très bon état.
   Ouvrage rare, notre exemplaire porte l'ex-libris du bibliophile montois Léon De Sailly.




   Avocat et historien, Salomon Joseph de Bavay (Valenciennes, 1751 - Douai, 1822) fut, notamment, échevin de la Ville de Valenciennes et conseiller à la Cour Royale de Douai.
   Dans cet opuscule, notre magistrat se livre à une charge ironique contre l'auteur anonyme du Calendrier de la Ville de Valenciennes pour l'année 1790, imprimé chez Pierre d'Hennin. Lorsqu'on apprend que l'auteur n'est autre que le beau-frère de son imprimeur, on peut s'interroger sur ses motivations : Salomon Joseph de Bavay avait en effet épousé, en 1783, Anne Marguerite Henry (Valenciennes, 1761-1825), fille de Jean-Baptiste Henry (Valenciennes, ca 1730-1763) et sœur de Jean-Baptiste-Adrien-Joseph Henry (1757-1826).
Bibliographie :
   - Bauchond (Maurice), « Bibliographie des almanachs de Valenciennes », dans Mémoires du Cercle Archéologique et Historique de Valenciennes, volume 3(1), 219-232.

Vendu.

 

DESCARMES (Alain) — Histoire satirique de la femme à travers les âges. Préface de Louis-Charles Royer. Illustration de l'auteur. Hors-textes de Julhes et Dubout. Paris, Les Éditions de Neuilly, 1949. In-8° (143 x 192 mm.) broché, 216 p., illustrations en noir dans le texte et quatre hors textes (1 en couleurs et 1 en bistre de l'auteur, 1 en bistre de Julhes et 1 en noir de Dubout), (collection « Amour et Sourires »).


Préface :
   Suivre une femme est un passe-temps agréable. La suivre pas à pas, depuis les temps préhistoriques jusqu’à nos jours, dénote un tempérament d’acier.
   C’est cependant à quoi s’est attaché mon excellent confrère Alain Descarmes, dont l’ardeur est aussi vive que la sagacité.
   Si vous désires savoir comment se comportèrent Ève, Claudine de Culam, qui avait une passion pour son « chien-chien » – que celui-ci, d’ailleurs, lui rendait bien – les dames galantes, chères à Brantôme, Madame de Rohan, qui dépensait cinquante mille écus (pas des francs-papiers) pour le jeune comte de Sault ; Ninon de Lenclos ; la duchesse de Berry ; la comtesse de Castiglione, etc. Toutes les belles qui enchantèrent leurs contemporains et font encore rêver les historiens, lisez L’Histoire Satirique de la Femme, et vous serez documenté.
   Alain Descarmes ne manque point de malice égrillarde et s’il fustige comme il convient, au nom dé la morale, ces amoureuses dévergondées, on sent qu’il trouve à ses corrections un certain plaisir.
   Le pire est qu’il le fait partager à son lecteur.
   C’est la grâce que je vous souhaite.

13 euros (code de commande : 03363).

 

DESMET (Piet), KLEIN (Jean René) et LAMIROY (Béatrice) — Vous dites ? Répertoire d'erreurs courantes en français chez les néerlandophones. Leuven, Acco, 1993. In-8° (160 x 240 mm.) broché, 136 p., exemplaire en bon état. 



En quatrième de couverture :
   Is het conservatif of conservateur, importeur of importateur, tirer of attirer l'attention ? Hoe zegt u zich iets realiseren : se réaliser quelque chose of réaliser quelque chose ? Kent u het verschil tussen notamment, nommément en à savoir ? Vous dites ?! geeft een handig overzicht van fouten die Nederlandstaligen nog al te vaak maken wanneer ze Frans spreken of schrijven. Dit repertorium beperkt zich niet tot moeilijkheden op het vlak van de woordenschat, maar behandelt tevens een groot aantal grammaticale items. Omdat het hoofdzakelijk gaat om fouten en problemen onder invloed van het Nederlands, is voor een contrastieve aanpak gekozen.
   Dit boek richt zich niet alleen tot leerlingen van het middelbaar onderwijs en studenten van het hoger onderwijs, maar ook tot allen die om beroepsredenen correct en verzorgd Frans willen schrijven en spreken.
Introduction :
   Toute personne qui doit s’exprimer dans une langue autre que sa langue maternelle cherche avant tout à faire passer son message le plus efficacement possible. Pour atteindre cet objectif, il importe de ne pas distraire son interlocuteur par une multiplicité de déviances qui risquent de nuire à la clarté de la communication.
   Il ne faut pas se leurrer : atteindre le niveau de compétence d’un usager natif demande une somme d’efforts considérable et une pratique assidue de l’autre langue. Faut-il pour autant se résigner à s’exprimer de façon approximative et se faire remarquer par des maladresses qu’on peut éviter ? Nous ne le pensons pas, et c’est ce que cet ouvrage, dont le but est essentiellement pratique, voudrait montrer. Depuis de nombreuses années, la fréquentation d’étudiants néerlandophones se préparant eux-mêmes à enseigner le français nous a appris à repérer un important noyau d’erreurs courantes et récurrentes apparaissant dans des productions tant écrites qu’orales. Il s’agit de difficultés qui ressortissent à des domaines variés et dont le repérage dans les grammaires et les dictionnaires peut demander beaucoup de temps. En outre, nous avons pu constater plus d’une fois que certaines questions n’y étaient pas abordées explicitement, telles la différence entre plusieurs et quelques ou encore entre les usages spécifiques du gérondif et du participe présent. Ce répertoire n’a évidemment pas pour ambition de remplacer grammaires et dictionnaires, mais de rassembler une série de formulations inadéquates qui arrivent spontanément sous la plume ou dans la bouche d’un néerlandophone s’exprimant en français.
   Les erreurs relevées sont essentiellement de deux types. La plupart sont de nature contrastive, suscitées par l’influence de la langue d’origine sur le français (constructions verbales, confusions lexicales dues à une parenté formelle entre les mots des deux langues, etc.). Par ailleurs, nous avons également retenu des erreurs qui, tout en n’étant pas induites par le néerlandais, menacent tout usager peu expérimenté du français (on pensera, par exemple, aux confusions entre mots français se ressemblant par leur forme).
   N’ont pas été prises en considération les questions d’orthographe et de prononciation que des dictionnaires français usuels permettent d’éclairer sans peine. Remarquons aussi que nous n’avons pas cherché à refléter un usage puriste du français. Une communication aisée avec des francophones passe par des tournures peut-être encore critiquées par certains, mais devenues tout à fait usuelles en français de nos jours. Ainsi, nous ne signalons ni se rappeler de quelque chose (devenu plus usité que se rappeler quelque chose) ni le subjonctif derrière après que.
   La présentation matérielle des articles vise à faciliter l’utilisation de l’ouvrage qui est divisé en deux parties : lexique et syntaxe. L’ordre alphabétique de l’ouvrage répond à un objectif pratique qu’un ordre thématique ne réaliserait pas. Chaque article est signalé par une entrée qui mentionne soit le ou les mots français, soit la catégorie grammaticale (adverbe, préposition, etc.) ou le phénomène traités (auxiliaires, négation, etc.). La répartition systématique en deux colonnes permet de disposer parallèlement les énoncés corrects néerlandais et français. La forme incorrecte (barrée et entre parenthèses) apparaît dans la colonne du français, suivie éventuellement de la rubrique « à noter » qui explicite brièvement la nature de la difficulté évoquée. Cette disposition devrait permettre à l’utilisateur de se tester de façon autonome en partant des énoncés néerlandais et en cachant la partie droite consacrée aux équivalents français. À la fin de l’ouvrage, on trouvera une bibliographie succincte ainsi qu’un index des termes français et néerlandais traités.
   Ainsi conçu, ce travail s’adresse à un large public qui va des élèves de l’enseignement secondaire aux étudiants du supérieur (universitaire ou non), sans omettre tous ceux qui, pour des raisons professionnelles, souhaitent vérifier leur emploi du français de façon rapide et efficace.

10 euros (code de commande : 03392).

 

DESTATTE (Philippe) — L'identité wallonne. Aperçu historique. Namur, Présidence de l'Exécutif Régional Wallon, 1991. In-8° (209 x 211 mm.) broché, 106 p., nombreuses illustrations en noir et en couleur, bon exemplaire auquel on joint la feuille volante de 4 pages du texte de la préface de Bernard Anselme.


Avant-propos :
   Mon pays, c'est la Wallonie : à cette affirmation qu'il a souvent répétée, Jules Destrée ajoutait que, politiquement, la Wallonie était insérée dans un pays plus grand, appelé la Belgique, qui participait à la civilisation de l'Europe occidentale.
   Aujourd'hui, et depuis dix ans, la Wallonie existe institutionnellement sous la forme d'une Région wallonne disposant de compétences et de moyens tangibles. La Belgique subsiste, l'Europe se structure et constitue la principale référence législative dans de nombreuses matières.
   La notion de « Wallonie » était très nouvelle pour Jules Destrée. En 1886, il n'avait que vingt-trois ans. C'est cette année-là que naît le mot « Wallonie », dans son sens politique d'affirmation culturelle régionale, lorsque le Liégeois Albert Mockel crée une revue littéraire sous ce nom. Le terme prend rapidement toute la force politique que nous lui connaissons, puisqu'en 1897, le même Mockel préconise, pour mettre fin aux querelles entre les deux peuples qui composent la Belgique, la séparation administrative complète de la Flandre et de la Wallonie, avec un parlement pour chacune d'elles et l'union des deux petits États sous une chambre fédérale dont ils éliraient chacun la moitié. Politiquement, des Wallons affirment donc l'existence de la Wallonie depuis un siècle. Il n'est pas inutile de s'en souvenir.
   Les Wallons peuplent pourtant les 15.000 km2 de la terre wallonne depuis bien plus longtemps. L'historien Félix Rousseau nous a appris que ceux-ci représentent les descendants des plus anciennes populations ayant occupé, depuis l'époque néolithique, les territoires qui constituent aujourd'hui la Belgique. Ce sont eux qui ont développé la métallurgie dans nos régions ainsi que le savoir-faire technologique qui, au fil des siècles, des apports extérieurs successifs et des révolutions industrielles, va constituer un des caractères majeurs de la Wallonie.
   L'autre élément déterminant de notre identité, c'est la langue romane et, au-delà, la civilisation française à laquelle nous participons. Hérité de la conquête romaine et des cinq siècles de romanisation qui ont marqué nos régions, ce fait capital de l'histoire des Wallons explique, comme l'a proclamé Félix Rousseau, leur façon de penser, de sentir, de croire.
   Les Wallons n'ont pas d'identité politique commune avant le XIXème siècle. Leur domaine est comme cette France de Fernand Braudel, fait de diversités, cassures, ruptures et émiettements obstinés, qu'ont rapprochés à grands pas l'industrialisation et la prise de conscience sociale. « La Wallonie est-elle née de la grève ? » se sont interrogés les historiens en étudiant la grande convulsion ouvrière – essentiellement wallonne – de cette année 1886 déjà évoquée. Médecin, sociologue et leader ouvrier, César de Paepe a constaté au moment même, c'est-à-dire lors de cette année terrible, que le mouvement gréviste [...] s'est propagé à travers toute la Wallonie depuis la frontière prussienne jusqu'à Tournai. Il faudra pourtant attendre de nombreuses décennies encore pour que l'on puisse voir s'affirmer une conscience wallonne de la classe ouvrière, notamment lors de l'insurrection de 1950, de même qu'à l'occasion de la Grande Grève de 1961 et de l'action du Mouvement populaire wallon.
   Une région comme la Wallonie ne se construit pas sans un mûrissement long et profond de ses différentes composantes politiques, économiques, sociales et culturelles. Les grands précurseurs de l'idée en ont tous été conscients même s'ils ressentaient l'urgence de la démarche, en raison de l'érosion continue de nos structures démographiques et industrielles. Les Wallons d'aujourd'hui portent le bagage des générations toujours enrichies d'apports extérieurs, qui se sont succédé sur cette terre depuis les habitants des marches celtiques, que l'on appelait Walha, au sud et à l'ouest des régions occupées par les Germains. Il ne faut pourtant pas s'y tromper : la Wallonie, si elle existe actuellement dans son autonomie régionale, c'est au peuple wallon et à quelques poignées de militants qu'elle le doit, l'un et les autres profondément attachés aux principes de la liberté et de la démocratie.

12 euros (code de commande : 03370).

 

DEVLIEGHER (Luc) — Rosmolens in de Westvlaamse kuststreek. 2de herziende uitgave. Brugge, 1983. In-8° (130 x 210 mm.) broché, 154 p., nombreuses illustrations en noir, (« Provinciaal Museum van het Bulskampveld te Beernem », katalogen en bijdragen, n° 2).


Inhoud :
   - Inleiding.
   - Inventaris.
   - Alveringem, Oostover 33.
   - Alveringem, Oostover 42.
   - Blankenberge.
   - Bredene, Blauwvoetlaan 2.
   - Bredene, Kwade weg 3.
   - Ettelgem, Klemskerkestraat 5.
   - Gistel, Abdijstraat 75.
   - Gistel, Abdijstraat 88.
   - Hoogstade, Brouwerijstraat 11.
   - Hoogstade, Colaertshillestraat 2.
   - Hoogstade, Hoogstadestraat 16.
   - Houtem, Driekoningenstraat 1.
   - Izenberge, Izenbergestraat 142.
   - Keiem, Dodepaardstraat 40.
   - Koksijde, Burgweg 22.
   - Lampernisse, Zadelstraat 7.
   - Leffinge, Kalkaertsweg 12.
   - Leisele, Beverenstraat 14.
   - Leisele, Izenbergestraat 69.
   - Meetkerke, Oostendse steenweg 53.
   - Nieuwkapelle, Hazewindstraat 13.
   - Oostkerke, Eienbroekstraat 3.
   - Oostkerke, Zuidbroekstraat.
   - Oostkerke Schipdonkvaart.
   - Oostkerke, Sabtsweg 1.
   - Oudenburg, Stationstraat 64.
   - Ramskapelle, Dudzelestraat 84.
   - Sint-Pieters/Brugge, Blankenbergse steenweg 370.
   - Sint-Pieters/Brugge, Blankenbergse steenweg 456.
   - Sint-Rijkers, Burgdreef 3.
   - Stalhille, Cathilleweg 6.
   - Stalhille, Paddegatstraat 3.
   - Steenkerke, Juliaenestraat 1.
   - Uitkerke, Scharebrugstraat 154.
   - Uitkerke, Zeebruggelaan 168.
   - Varsenare, Nachtegaalstraat 29.
   - Vinkem, Zomerweg 7.
   - Westkerke, Vanmassenhoveslag 2.
   - Wilskerke, Fleriskotstraat 15.
   - Wulpen, Wulpendammestraat 11.
   - Zuienkerke, Nieuwe steenweg 140.
   - Herkomst van de foto’s.

10 euros (code de commande : 03396).

 

FAIDER (Paul) et DELANNEY (Henry)Mons. Préface d'Edmond Puissant. Mons et Frameries, Union des Imprimeries, 1928. In-8° (169 x 250 mm.) broché sous couverture à rabats, 191 p., illustrations in et hors texte, un des vingt exemplaires numérotés sur papier de Hollande (n° 20), non coupé et en parfait état.
   Cet ouvrage a été publié à l'occasion du Congrès Archéologique et Historique de Mons.


Table des matières :
      - Préface.
      - Bibliographie.
      Chapitre I. Coup d'œil sur la ville de Mons et l'historique de son développement.
         1. Panorama de Mons.
         2. Les grandes dates de l'histoire de Mons.
         3. Physionomie morale.
      Chapitre II. L'architecture militaire.
         1. Le château des comtes.
         2. Les enceintes fortifiées.
         3. Les établissements militaires.
      Chapitre III. L'architecture religieuse.
         1. Les églises paroissiales (Église Sainte-Waudru - Église Sainte-Élisabeth - Église Saint-Nicolas-en-Havré - Église N.-D. de Messine).
         2. Couvents et monastères.
         3. Refuges d'abbayes.
         4. Chapelles et « capelettes ».
      Chapitre IV. L'architecture civile de caractère public.
         1. L'Hôtel de ville.
         2. La tour du Château, ou beffroi.
         3. Constructions et établissements d'utilité publique (Édifices divers : Palais de Justice, Théâtre, etc. - Squares et jardins - Cimetière - Puits et fontaines - Statues et monuments commémoratifs.
         4. Institutions charitables et hospitalières.
         5. Établissements d'enseignement.
      Chapitre V. L'architecture privée.
         1. Hôtelleries.
         2. Maisons et hôtels privés.
         3. Anciennes enseignes.
         4. Intérieurs.
      Chapitre VI. Institutions scientifiques, musées, collections.
         1. Bibliothèque publique.
         2. Dépôt des Archives de l'État.
         3. Institut provincial et Musée d'hygiène.
         4. Musée d'histoire naturelle.
         5. Musée de peinture.
         6. Musée archéologique.
         7. Collections particulières.
      Conclusion.

 

35 euros (code de commande : 03376).

 

FAUCHER (Daniel) L'Homme et le Rhône. Paris, Gallimard, 1968. In-8 (141 x 223 mm.) broché sous couverture à rabats, 398 p., (collection « Géographie Humaine »).


En quatrième de couverture :
   Le Doyen honoraire Daniel Faucher, de la Faculté des Lettres de Toulouse, après des études géographiques à Grenoble, principalement sous la direction du professeur Raoul Blanchard, a écrit des articles sur la région de Valence et sur la vallée du Rhône moyen.
   Après sa thèse de Doctorat sur cette région, nommé professeur de Géographie à l’Université de Toulouse, il a consacré toute sa carrière au Sud-Ouest de la France et subsidiairement au Bas-Languedoc, sans perdre le contact avec la vallée du Rhône. Il était donc tout désigné pour étudier le Rhône dans ses rapports avec l’activité humaine. C’est ce livre qu’il nous apporte aujourd’hui sous le titre de L’Homme et le Rhône.
   Tout au long de ses 812 kilomètres, le fleuve traversant défilés étroits, plaines étalées, les hommes ont eu à s’adapter à la variété des régions traversées, aux fougueuses violences du fleuve ou à ses pénuries. Le Rhône lui-même s’est laissé utiliser et, progressivement, dominer, puis aménager. Avec son prolongement par la Saône, il deviendra la grande voie par où se raccordera le Sud de l’Europe avec les pays rhénans et les mers du Nord, cependant que leurs eaux fourniront de la force électrique et faciliteront l’irrigation des terres sèches.
   Daniel Faucher a entrepris ainsi d’écrire une sorte d’épopée d'un fleuve et des hommes qui, depuis la préhistoire, ont été attirés sur ses bords jusqu’au jour prochain où ils en seront devenus pleinement les maîtres.

12 euros (code de commande : 03377).

 

FONTEYNE (Jean) — Droit et Justice en U.R.S.S. Bruxelles, Les Amitiés Belgo-Soviétiques, 1946. In-8° (122 x 183 mm.) broché, 103 p., exemplaire non coupé et en très bon état. 


Introduction :
   La présente étude, écrite sous le nom du « Conseiller Y », pendant l'occupation de la Belgique, a été imprimée clandestinement, au début de 1943, au moyen d'une machine Gestettner, à 50 mètres des murs de la prison allemande de Saint-Gilles, dans une chambre réquisitionnée par la commune pour les besoins de l'armée allemande.
   Les quatre cents exemplaires de l'édition, camouflés sous une couverture portant comme titre L'Épargne de la Femme mariée, ont été rapidement épuisés.
   L'arrestation et la déportation de l'auteur en ont empêché la réimpression.
   L'intérêt grandissant que l'on porte généralement aux formes démocratiques d'organisation sociale, paraît en rendre aujourd'hui opportune la publication sous une forme normale.
   Au moment d'autoriser cette publication, nous remercions ceux avec l'aide de qui l'ouvrage a, d'abord et dans des circonstances tragiques, vu le jour : M. Georges Dassesse, avocat à la Cour d'Appel de Bruxelles et Mme Georges Dassesse qui prêtèrent, en 1943, leur toit, M. Raoul Dhaoedt, avocat à la Cour d'Appel de Bruxelles, qui confectionna les clichés et, parmi ceux qui s'attachèrent à la diffusion, Mme Renée Blick-Bouffioux, avocat à la Cour d'Appel de Bruxelles, et M. Robert Lejour, avocat à la Cour d'Appel de Bruxelles, commandant des Partisans de Liège, assassiné par l'ennemi.

7 euros (code de commande : 03361).

 

GALLAND (Paul) — 14-18. Histoire de la Grande guerre. Avant-propos de Maurice Genevois. Illustrations de André Lagrange. 2e édition. Paris, Durassié & Cie Éditeurs, 1974. In-8° (136 x 206 mm.) broché, 252 p., ex-libris manuscrit sur la page de titre, exemplaire en très bon état.


Avant-propos :
   Victor Hugo, si ma mémoire ne m’abuse, a noté je ne sais plus où que l’un des avantages de la vieillesse était d’avoir, outre son âge propre, tous les âges. Il devait être alors sur le retour : car il faut, pour apprécier la justesse de cette mélancolique remarque, être soi-même sur le second versant et pouvoir embrasser des yeux, à l’instant où l’on se retourne, les perspectives de la route parcourue.
   Le recul situe les plans. Cinquante années d’une vie d’homme, cela confère un champ visuel assez ample pour permettre d’être équitable. Ainsi le septuagénaire prend-il comparativement une conscience beaucoup plus juste de ce qu’a été sa jeunesse, de la place et de l’importance qui lui reviennent dans sa vie. Cela vaut pour tous les hommes. Mais ceux que leur destinée a voués, en leurs jeunes années, à une épreuve inattendue, hors de toute proportion avec l’expérience normale, ordinaire, comment n'évalueraient-ils pas l’étrange et douloureux privilège qui fut le leur et dont, bon gré mal gré, ils doivent compte à leurs semblables ?
   Voici dépassé, en effet, le cinquantième anniversaire de cet été de 1914 où toute une civilisation, de proche en proche, d’un bout du monde à l'autre bout, a basculé dans une espèce de nuit sanglante, chaotique, dont on ne savait pas sur quel avenir elle se lèverait. Sur une ère différente, à coup sûr. Meilleure ? Pire ? La réponse nous échappe encore, et d'ailleurs la question n'est pas là, s'agissant des survivants.
   Que cette ère dût être meilleure, ils l'ont cru presque unanimement, parmi et avec ceux qui ne sont pas revenus. Il leur semblait que cela était dû à leurs souffrances, aux sacrifices qu'ils consentaient. Faute d'une telle foi, longtemps, obstinément fervente, leur énergie aurait craqué. On leur a reproché de n'avoir pas su protéger, sauvegarder la paix victorieuse qu'ils avaient si durement conquise. A-t-on suffisamment songé à la saignée terrible, interminable, qui pendant près de cinq années a épuisé une génération tout entière ? A-t-on seulement pensé que pour ces hommes, retranchés de la communauté, fixés, parqués dans une zone infernale, la pluie, la boue, le soleil, les arbres sous le ciel, les maisons, l'air même qu'ils respiraient avaient pris tout à coup une réalité et un sens différents de ceux auxquels ils étaient habitués ? S'est-on dit qu'ils avaient dû faire l'apprentissage d'un métier impitoyable, s'adapter à ses exigences terrible si Et que, de coupe sombre en coupe sombre, leurs rangs s'étaient à ce point clairsemés qu'il ne leur était plus possible, collectivement, de réoccuper leur place, d'assumer intégralement, entre leurs pères et leurs fils, la relève qui attendait aussi, avec eux, les quinze cent mille jeunes Français qui ne reviendraient jamais ?
   Tous les anciens combattants, les vrais, savent le prix douloureux de l'adaptation nouvelle que leur retour allait réclamer d'eux. Ils avaient cru du moins que celle-là serait facile, qu'ils y seraient aidés dès l'accueil. Ils en avaient tant rêvé ! Ne parlons pas de leur déception, encore moins de leur amertume. Ils se retrouvaient dispersés, décimés et davantage, diminués dans leur force physique, déconcertés par des habitudes qui avaient été prises sans eux. On ne leur sut pas bon gré de l'étonnement qu'ils exprimaient, des loyales mises au point qu'ils tentèrent, parce qu'ils les savaient équitables et les estimaient nécessaires. C'était ce qu'on appelle « la vie », avec ses autres luttes, ses lois, son matérialisme tranchant qui ne s'embarrassent point de sentiment.
   Cinquante ans, c'est trop, ou trop peu. Du moins l'occasion est-elle bonne, pour les vieux survivants de 14, de jeter un regard en arrière. S'ils se retournent vers les jeunes hommes qu'ils ont été, leurs capotes bleues, leurs pantalons rouges, leurs lebels et leurs baïonnettes, les souvenirs de leur calvaire les envahissent avec tant de force qu'ils oublient ceux de leur âge mûr, les avatars d'une civilisation nouvelle, incertaine, à travers un monde bouleversé. Du moins s'aperçoivent-ils qu'ils ont dépassé désormais la révolte et la colère, comme aussi la vanité. Ce dont ils sont sûrs, en revanche, c'est de n'avoir point failli à ce qu'ont exigé d’eux, au plus ardent de leur vitalité – c'est-à-dire, individuellement, au moment le plus dur et le plus difficile –, des événements absurdes dont ils n'étaient pas responsables. S’ils interrogent par-delà les années, vivants ou morts, les jeunes guerriers qu'ils ont été, la réponse qu'ils en reçoivent fait un écho intégralement fidèle à celle de leur propre mémoire : « Il nous a été dévolu de combattre et de mourir non au service de telle politique, mais à celui d'une idée de l'homme qui engageait notre vie même. Tels étions-nous à ce moment de la longue histoire humaine, face à l'événement soudain : obligés, et d’ailleurs consentants. »
   Ils pourraient ajouter, sereinement : « Nous aurions préféré, peut-être, que ce destin, en un autre moment, désignât d'autres vivants que nous. Mais l'heure venue, c'est nous qui n'y avons point failli. Pas une fibre de notre être qui ne s'accorde à cette certitude. Elle nous aura suivis jusqu'au bout de notre vie. Nous croyons qu'elle est de nature à nous garder, jusqu’au bout aussi, bonne conscience. »

8 euros (code de commande : 03381).

 

GÉRARD (R.-E.) — Une augmentation de la connaissance humaine réalisée selon le plan prophétique de la Bible. Bruxelles - Liège, Office de Publicité - Thone, 1922. In-8° (128 x 220 mm.) broché, 283 p.


Extrait de l'avant-propos :
   La raison d'être de ce travail est le désir que nous avons d'être utile à ceux qui cherchent impartialement la vérité et à ceux qui, la possédant déjà – nous nous adressons ici aux chrétiens personnellement instruits dans les Écritures – veulent s'en assurer invinciblement contre le doute parfois tentateur : nous voulons par-là signaler un système d'idées capable, selon nous, d'affermir et de consolider à jamais les convictions des uns et de donner aux autres, même à ceux qui, avec raison, exigent le plus de garanties possible au point de vue de la méthode d'investigation scientifique, les principes de salut tant pour leur sérénité intellectuelle que pour leur sauvegarde morale.
   Cet écrit, vu son caractère succinct, ne peut, sans doute, traiter le sujet que dans ses généralités. C'est un compte-rendu rapide qu'après avoir pénétré personnellement dans la Terre Promise de la certitude nous nous empressons d'adresser à ceux qui nous entourent pour leur annoncer la bonne nouvelle, et les inviter, en leur donnant l'itinéraire à suivre, à aller parcourir eux-mêmes les régions sévères mais grandioses que nous avons vues.
   Le but que nous nous proposons : Indiquer la voie qui mène à la vérité, n'en est pas moins d'une singulière élévation et ne peut manquer de paraître excessif aux vivants d'une époque comme la nôtre où tant de penseurs adulés ont tout fait pour ruiner l'autorité même de la raison humaine et pour éliminer par-là du domaine des possibilités l'acquisition de toute certitude. Il faut ramener cela à sa juste portée : la phase, qu'on traverse actuellement, de relativisme, de désagrégation, dans tous les domaines de la connaissance, ne marque nullement un état définitif dans l'orientation de la pensée. Ce désordre maladif de l'esprit humain n'est qu'un fait transitoire faisant partie du développement systématique, prédéterminé, nullement occasionnel de l'Histoire et soumis, comme tout autre phénomène historique, au fonctionnement d'un mécanisme régulateur (Loi de Brück) qui dirige l'Humanité à son insu et sur lequel nous reviendrons plus loin. Si nous éprouvons quelque appréhension en présentant notre témoignage ce ne peut donc être à cause du prestige illusoire et fragile d'une fausse philosophie adverse mais bien à cause de la grandeur incomparable d'un sujet qui, nous le disons en toute humilité mais aussi avec une inébranlable conviction, intéresse au plus profond l'avenir du monde et le sort moral de l'homme.
   Sans doute, les facteurs de connaissance qui seront signalés ici : loi de Brück, système prophétique de la Grande Pyramide de Chéops, descendance Israélite des Anglo-Saxons, Mathématique de l'Histoire et Mathématique Biblique établies par Lagrange, ne peuvent manquer de susciter un sentiment de curiosité intellectuelle. Mais il convient de faire observer que la nature même du sujet interdit de la manière la plus formelle et la plus menaçante de considérer les vérités dont il s'agit présentement comme un simple divertissement de l'esprit. La portée du sujet que nous voulons indiquer dépasse celle d'un simple débat intellectuel : ceux qu'il nous sera permis d'atteindre et qui voudront bien aborder méthodiquement, à leur tour, l'étude suivie des données que nous signalons dans notre court travail, seront sans doute aussi amenés à découvrir par-delà des vérités d'ordre purement scientifique, une Vérité d'un ordre encore beaucoup plus haut.
   Le titre lui-même de cet opuscule suffit à faire pressentir la leçon que nous nous proposons de faire accepter. Il y a certainement des esprits impitoyables à qui ce titre sera un véritable scandale et qui nous estimeront du coup trop peu sage pour bien vouloir consacrer quelque temps à l'examen de nos raisons.

15 euros (code de commande : 03383).

 

HANSE (Joseph) — Naissance d'une littérature. Bruxelles, Éditions Labor, 1992. In-8° (149 x 215 mm.) broché, XX, 320 p., (collection « Archives du Futur »), exemplaire en parfait état.


En quatrième de couverture :
   Après une traversée des débuts de l'histoire littéraire belge qui permet au lecteur de redécouvrir, notamment, ce que fut le romantisme dans les provinces wallonnes, Joseph Hanse aborde l'œuvre essentielle de Charles De Coster, à laquelle il consacra de nombreuses années d'étude d'où sont issues les éditions définitives de La Légende d'Ulenspiegel et des Légendes flamandes, publiées respectivement dans les collections Espace Nord et Archives du futur. L'auteur révèle ensuite ce que représente l'édition critique de l'œuvre d'Emile Verhaeren (dont les premiers tomes vont paraître dans cette collection). Il étudie enfin l'œuvre de Maurice Maeterlinck, à travers trois de ses pièces (La Princesse Maleine, L'Intruse et Sœur Béatrice) et sa poésie, dont il a donné, en 1965, l'édition définitive.

6 euros (code de commande : 03378).

 

HELLENS (Franz) — Le fantastique réel. [Bruxelles], Éditions Labor, 1991. In-8° (124 x 200 mm.) broché, 132 p., (collection « Poteau d'Angle »).
   
Un ouvrage devenu rare !


Table des matières :
   - Avant-propos.
   Première partie. Coup d'œil sur quelques écrivains réels fantastiques.
      - Le fantastique est-il un genre ?
      - Gérard de Nerval.
      - De Baudelaire au Symbolisme et au Surréalisme.
      - Le sens naturel du réel au fantastique.
      - Edgar Poe et Herman Melville.
   Deuxième partie. Essai de définition.
      - Les éléments du fantastique réel, exemples.
      - Rêve et poésie, le rêve.
      - Le merveilleux poétique, rôle de l'imagination.
      - Langage et technique, le réel quotidien.
      - Lewis Carrol, créateur d'images et d'expressions verbales.
      - Les mystiques.
      - Thèmes imposés et autres formes du fantastique réel.
   Troisième partie. Retour sur moi-même – essai de rétrospection.
      - Du présent naturel à l’au-delà de soi-même.
      - D'où vient l'inspiration ?
      - Forme d'une mémoire oublieuse que réclame le lecteur ?
      - Hasard et inactualité.

Vendu.

 

JOANNE (Adolphe) — Géographie de l'Aube avec une carte coloriée et 14 gravures par Adolphe Joanne auteur du Dictionnaire géographique et de l'Itinéraire général de la France. Cinquième édition. Paris, Hachette, 1896. [Paris÷ Librairie Hachette et Cie÷ 79, Boulevard Saint-Germain, 79÷ 1896÷ Droits de traduction et de reproduction réservés] In-8° (117 x 182 mm.) sous cartonnage d'éditeur, 58 p., illustrations en noir et carte en couleurs à déplier in fine, exemplaire en bon état. 


Table des matières :
   - Département de l'Aube.
      I. Nom, formation, situation, limites, superficie.
      II. Physionomie générale.
      III. Cours d’eau.
      IV. Climat.
      V. Histoire.
      VI. Personnages célèbres.
      VII. Population, langue, culte, instruction publique.
      VIII. Divisions administratives.
      IX. Agriculture.
      X. Industrie.
      XI. Commerce, chemins de fer, routes, voies navigables.
      XII. Dictionnaire des communes.
   - Liste des gravures.
      1. Nogent-sur-Seine.
      2. Arcis-sur-Aube.
      3. La Champagne Pouilleuse.
      4. Une rue de Troyes.
      5. Pierre Mignard.
      6. Bar-sur-Aube.
      7. Bar-sur-Seine.
      8. Brienne-le-Château.
      9. Cathédrale de Troyes.
      10. Portail de Saint-André, à Troyes.
      11. Jubé de Sainte-Madeleine, à Troyes.
      12. Intérieur de Saint-Pantaléon, à Troyes.
      13. Saint-Urbain, à Troyes.
      14. Vieilles maisons à Troyes.

 

6 euros (code de commande : 03357).

 

LAVILLE (Laurent) — Nouvelle République. Suivie de Considérations sur Napoléon Bonaparte ; Par Laurent Laville cultivateur à Gaillac (Tarn). Paris, Bonaventure et Ducessois, 1848. [Paris÷ Imprimerie Bonaventure et Ducessois, ÷ 55, quai des Grands-Augustins, 55. ÷ 1848.] [La couverture porte la mention des éditions Garnier]. In-8° (145 x 227 mm.) broché, VIII, 140 p., bon exemplaire de ce très rare ouvrage, malgré une couverture légèrement défraîchie.


   Il ne nous a pas été possible de trouver des informations biographiques sur Laurent Laville. Son rare ouvrage lui donne une place parmi les utopistes, dans l’Avis il écrit :
   Composé depuis quelque temps, ce petit ouvrage av cv ait été laissé plusieurs années dans l'oubli ; des amis, auxquels je l'ai fait voir, m'ont conseillé de le soumettre au public. On y trouvera sans doute des incorrections, mais il suffit que ma pensée soit comprise ; je ne me donne point pour un écrivain bien au courant des règles de l'art.
   J'ai fait prendre naissance à ma Nouvelle République dans la Turquie, pays qui n'en a guère idée ; j'ai fait conquérir aux républicains turcs plusieurs nations qui n'en ont pas entendu parler ; mais, si le cadre est bon, il importe peu que tout y soit supposé.
   J'admets une taxe aux fortunes, et sur cela quelques-uns pourraient me dire communiste, ce mot étant assez à la mode aujourd'hui. Cependant, je prétends, tout au contraire, que le communisme ne saurait exister, car il supposerait dans les hommes plus de vertu qu'ils ne peuvent en avoir. Si l'homme a besoin d'un frein pour contraindre un accaparement déréglé et préjudiciable à la société, il a aussi besoin de quelque chose qui l'excite et l'encourage dans toutes les productions utiles. Une constitution qui n'aurait d'autre excitant que le travail dans un but commun est trop au-dessus des forces humaines. Il faudrait une vertu héroïque dont la trop grande partie des hommes n'est pas capable. Un excitant est donc nécessaire pour donner à l'homme de l'énergie, et pour lui faire prendre goût et plaisir au travail ; cet excitant se trouve dans la propriété : celui qui fait bien fructifier son champ, ou qui travaille à quelque autre production utile, travaille aussi pour la société, et le bien général dérive ainsi d'un travail qui semble n'avoir pour but que le bien particulier.
   Je ne chercherai pas à justifier mon ouvrage par des discours qui n'en changeraient pas la nature ; d'ailleurs je ne l'ai pas écrit pour ceux qui aiment à mordre. En équivoquant sur toutes choses on peut faire dériver le bien et le mal d'où l'on veut, et les sens détournés sont faciles à trouver. Ce n'est donc pas à des critiques prévenus que j'adresse mon livre, mais seulement aux francs républicains, c'est-à-dire à ceux qui comprennent, sentent et pratiquent la fraternité ; c'est aux hommes pénétrés de ce contraste exorbitant qui laisse les uns sans pain et couverts de misérables haillons, tandis que les vaines somptuosités des autres suffiraient pour nourrir grassement un grand nombre de malheureux ; c'est à ceux qui conçoivent que, sans un rapprochement dans ces deux extrêmes, il n'y aura jamais de véritable fraternité.
   Mais, dira-t-on, l'économie, le labeur, l'industrie, mènent à une fortune justement acquise ; sans doute, et une noble aisance doit être le prix de la vertu, tandis que le fainéant, le débauché, le libertin, méritent de croupir dans la misère, suite inévitable de leurs vices. Cependant, la fortune, même justement acquise, devient vice quand elle est outrée ; elle a besoin d'un frein pour ne pas devenir trop pesante en s'accumulant. Il faut que les vicieux, s'ils s'animent d'une noble émulation pour sortir de l'ordure du vice, trouvent quelque élan pour se réhabiliter, et que les enfants vertueux et laborieux aient la facilité de sortir de la boue où les auraient précipités leurs pères : cette facilité se trouvera dans l'absence des grandes et inutiles somptuosités.
   Quelques-uns, j'en suis très-persuadé, rejetteront mes principes, non pas ceux qui aiment véritablement leurs frères, mais ceux qui trouveraient un grand mal à ne pas dépenser vingt, trente, cent mille francs, etc., tandis que l'aspect d'un nombre infini de misérables manquant de tout leur semble fort naturel.
   Si, dans cette ébauche, je n'ai pas réuni les éléments de l'union, de la fraternité, et par conséquent de l'amélioration sociale, que d'autres plus éclairés et plus capables que moi y travaillent ; qu'ils cherchent et trouvent le véritable but. Personne plus que moi n'applaudira des découvertes destinées à donner des bases inébranlables aux principes de la justice et au bonheur de l'humanité.
Bibliographie :
   Lorenz, Catalogue général de la librairie française, t. III, p. 184.

50 euros (code de commande : 03379).

 

LEUVEN (Adolphe de), FORGES (Philippe-Auguste Pittaud de) et DUMANOIR (Philippe) — Sophie Arnould. Comédie en trois actes mêlée de couplets, par MM. Ad De Leuven, De Forges et Ph. Dumanoir ; représentée, pour la première fois, sur le théâtre du Palais-comédienne et cantatrice Sophie Arnould (Paris, 1740Royal, le 11 avril 1833. Bruxelles, Lelong, 1833. [A Bruxelles.÷ J.-A. Lelong, Libraire-Éditeur,÷ rue des Pierres, n° 43.÷ 1833.] In-12 (93 x 140 mm.) broché, 71, [1 bl.] p., (collection « Nouveau Répertoire Dramatique de la Scène Française », 4e série - 1re livraison), bon exemplaire malgré un petit manque au dos et une déchirure, sans perte, au second feuillet de couverture.


   La contrefaçon du théâtre français en Belgique fut une entreprise particulièrement prospère et François Godefroid indique qu'elle « connaîtra son apogée avec la publication du Nouveau Répertoire dramatique de la Scène française publié par J.-A. Lelong, de 1832 à 1854, sans le consentement des auteurs. »
   La cantatrice et comédienne Sophie Arnould (Paris, 1757-1802) connut une carrière remplie de succès et son esprit acéré – qui inspira les frères Goncourt – lui valut une grande notoriété. Sa vie privée fut particulièrement bien remplie et elle inspira plusieurs œuvres dont celle présentée ici, un opéra-comique et un personnage dans la pièce de Sacha Guitry, Chagrin d'amour.
Bibliographie :
   - 
Godfroid (François), Aspects inconnus et méconnus de la contrefaçon en Belgique, pp. 31-54.
   - Marchand (Sophie), « Mademoiselle Clairon et Sophie Arnould vues par les Goncourt ou le théâtre intime des actrices du XVIIIe siècle », dans Cahiers Edmond et Jules de Goncourt, 2006, 13, pp. 23-35.

15 euros (code de commande : 03359).

 

LONDON (Geo, pseudonyme de Samuel Georges London) — La Justice et ses sourires. Illustrations de Mme Favrot-Houllevigue. Paris, Librairie Générale de Droit et de Jurisprudence, 1934. In-8° (119 x 185 mm.) broché, 317 p., nombreuses illustrations en noir, exemplaire en bon état.
   Quarante-deux récits et chroniques judiciaires de l'année 1932.


Table des matières :
   - Le Syndicat des entôlés.
   - Les Graisseurs de Sainte-Opportune.
   - J’ai deux amours.
   - La Vertu d’Aline et la souffrance de Jean.
   - Derrière la caserne.
   - Le Nudiste au balcon.
   - Les Duettistes du bain de vapeur.
   - Quand la prisonnière veut s’échapper.
   - L’Aventure de M. le Marquis.
   - Dieu, le facteur et le nègre.
   - Les Revers d’un roman d’amour à l’envers.
   - C’est la faute à Léa.
   - Les Deux voleurs et la femme nue.
   - L’Amazone au Whisky-soda.
   - Où la mère a passé.
   - Vingt-quatre chevaux et un cheval blanc.
   - Le Mari fidèle et la cartomancienne.
   - Échos correctionnels du réveillon.
   - Deux et une.
   - Le Mariage de Catherine.
   - Quand la concierge fait rôtir le balai.
   - L’Amour en association.
   - La Maîtresse chanteuse.
   - Sombre histoire d’un veau.
   - L’Heure de la justice.
   - Pour la fête d’Adélaïde.
   - Quand le chou-fleur est cher.
   - À bord de 1’ « Arlanza ».
   - Le réchaud de la postière.
   - L’Aventure de M. Léon Blum, catholique pratiquant.
   - Le Front d’un notaire.
   - La Pharmacienne et le pied-bot.
   - L’Adjudant et ses poules.
   - Quand les grenades pleuvent.
   - La vilaine histoire de l’historien.
   - La Mère Michel et son chat.
   - Mado et ses valises.
   - Quand l’amour meurt.

15 euros (code de commande : 03390).

 

[LOUISE-MARIE D'ORLÉANS]. DE GOLESCO (Hélène) ET DE WEISME (Augustine) — L’aïeule de nos rois. Louise d’Orléans reine des Belges 1812-1850. Paris - Courtrai, Éditions Jos. Vermaut, 1936. In-8° (134 x 200 mm.) broché, D, 267 p., illustrations hors texte, cachet à la couverture et à la page de titre.


Préface de Léon van der Essen :
   Voici un beau livre, qui apporte, pour mieux connaître l'émouvante histoire de la première reine des Belges, une documentation recueillie avec soin et interprétée de façon charmante.
   Les auteurs de ce livre, Mesdemoiselles H. de Golesco et A. de Weisme, nous ont donné en 1930 une attachante biographie d'Adélaïde de Bourbon Penthièvre, duchesse d'Orléans, qui fut couronnée par l'Académie française et elles étaient ainsi bien préparées pour entreprendre le travail qu'elles nous offrent aujourd'hui. On sent, en lisant leur récit, qu'elles sont parfaitement au courant des événements historiques sur le fond desquels se détache la belle figure de Louise d'Orléans et c'est sans effort apparent qu'elles situent les faits biographiques qui la concernent dans l'ensemble de l'histoire européenne.
   Rempli de tableaux charmants et très évocateurs, parsemé de portraits dont on apprécie la finesse et l'exactitude, entrecoupé de peintures de mœurs consacrés à des milieux et à des sociétés très différentes, ce livre se lit comme un roman. Nous y apprenons à connaître les vicissitudes de cette famille d'Orléans dont le chef deviendra le roi Louis-Philippe, nous vivons avec eux les étapes successives du malheur, de l'exil en Angleterre, de la rentrée en France et nous ne nous étonnons pas que les « vertus bourgeoises » dont se pare cette famille princière lui font redouter le périlleux honneur auquel le peuple français appelle son chef en 1830. Nous voyons se dérouler dans une atmosphère toute faite de joies simples et familiales, les étapes de l'éducation de la princesse Louise, si timide et si affectueuse, si fine et si intelligente, si douée pour la culture de l'esprit et la pratique des arts et dont le destin fera l'épouse de notre premier roi des Belges. Toute la première partie de ce livre constitue une contribution très appréciable à l'histoire de France après la chute de Napoléon Ier, non certes à l'histoire bataille ou même à l'histoire politique, maïs à l'histoire de la société française du premier quart du XIXe siècle et des personnages de premier plan qui y vivent et y sentent, y jouissent et y souffrent avec toute la profondeur du cœur humain.
   La deuxième partie du récit nous mène en Belgique et nous apprend sur les débuts du règne de Léopold Ier et sur les difficultés qu'il rencontra de la part des Puissances européennes, sur les conspirations que continuèrent pendant quelque temps à tramer les « orangistes », sur l'ascendant que graduellement notre premier Roi parvint à exercer en Europe, des renseignements de réelle valeur. Mais tout cela est vu « de l'intérieur » du ménage royal où Léopold et Louise se comprennent, s'estiment, s'aiment mutuellement de cette affection supérieure qui est la marque des grandes âmes.
   C'est de l'histoire de Belgique vue, non de la rue, non des salons des ambassades, non des bureaux de rédaction des journaux, mais de très près, dans l'intimité de la famille royale et que de choses, tour à tour délicieuses, tristes, angoissantes, elle nous révèle.
   La société belge de 1830 à 1850 nous apparaît ici dans sa diversité, dans ses mesquineries, comme dans son loyalisme, dans ses beautés comme dans ses laideurs. Grâce à un choix judicieux de reproductions de lettres intimes, nous voyons vivre tous ces personnages et, surtout, nous sommes peu à peu amenés à estimer, à admirer, à aimer la délicieuse figure de notre première Reine, à comprendre le rôle aussi discret qu'important qu'elle joua dans le domaine politique international, à soupçonner la place qu'elle devait occuper aussi bien dans notre vie nationale que dans le cœur du roi son époux.
   Ce ne sont pas des espèces de marionnettes qu'on nous montre, comme il arrive quelquefois lorsque les historiens en chambre qui ne se piquent pas de scruter le cœur humain nous imposent leurs sèches « reconstructions ».
   Nous voyons se mouvoir des hommes dont la joie fait vibrer notre cœur, dont la tristesse nous émeut, dont les sentiments élevés nous rendent nous-mêmes meilleurs. Quoi de plus poignant que le passage de cette lettre que Léopold I", alarmé par la grave maladie de la reine, écrit à « sa bien chère Victoria », – Victoria d'Angleterre : – « Dire qu'il faut écrire de pareilles choses, en parlant d'une vie si précieuse et d'une personne encore si jeune, dont l'âme virginale est si forte. Vous me plaindrez, car vous l'aimiez tant ! Dieu vous garde et vous préserve de souffrances aussi faites pour vous briser le cœur ! »
   Le lecteur, en suivant avec émotion le récit de la mort de la reine et des manifestations de douleur qui retentirent alors dans la Belgique entière, ne peut s'empêcher de faire un rapprochement qui s'impose : le souvenir d'une autre Reine, elle aussi jeune et belle, exquise et bonne, et dont la mort provoqua dans le pays le renouvellement de scènes que nos prédécesseurs vécurent en 1850.
   Nous espérons que le beau livre de Mesdemoiselles de Golesco et de Weisme aura comme résultat non seulement de mieux faire apprécier le bienfait de la monarchie, dont l'histoire se mêle si intimement à celle même de la nation, mais de faire désormais associer en une seule mémoire le souvenir de celle dont le départ nous laissa inconsolables. Tant il est vrai qu'entre ces deux belles figures de notre histoire, il y a d'innombrables points de ressemblance.

6 euros (code de commande : 03364).

 

MARIËN (M.E.) — La nécropole à tombelles de Saint-Vincent. Bruxelles, Musées Royaux d'Art et d'Histoire, 1965. In-4° (210 x 269 mm.) broché, 168 p., une illustration en couleurs en frontispice et nombreuses illustrations en noir, planches à déplier in fine, (collection « Monographies d'Archéologie Nationale », n° 3), ex-libris manuscrit à la page de titre, peu courant.


Extrait de l'introduction :
   Exhumés il y a un demi-siècle, les matériaux provenant des fouilles du Grand-Bois de Saint-Vincent constituent toujours un des ensembles les plus cohérents que la section de la Belgique Ancienne puisse présenter comme témoins du Premier Âge du Fer. Toutefois, à part quelques brèves notices, aucune publication n'a été consacrée aux mobiliers de cette importante nécropole. La faute n'en est certes pas aux fouilleurs, car le baron de Loë avait préparé la description des sépultures et des conditions de découverte des pièces, Edm. Rahir avait dressé le plan général de la nécropole et exécuté des plans schématiques et des coupes d'une série de tombelles. Une série de photos, prises lors des fouilles, venait s'ajouter à cette documentation. Enfin, toutes les pièces avaient été pourvues d'un étiquetage minutieux qui permettait le regroupement des mobiliers.
   Dans ces conditions il était permis d'entreprendre la publication des matériaux archéologiques, pour rendre accessible les résultats d'une fouille ancienne, avec ses qualités et ses défauts. La technique des fouilles ne correspond certes plus à nos conceptions. Si les anciennes photos de fouilles ont été jointes ici au texte, c'est qu'elles peuvent parfois révéler quelque détail utile. D'autre part, les fouilles de contrôle, exécutées en 1964, se sont bornées à un seul objectif, vérifier l'absence de fossé d'enceinte à la base de quelques tombelles nettement identifiables. M. M. Couteaux a pu utiliser cette occasion pour prélever quelques échantillons palynologiques qui seront utilisés par lui dans une étude d'ensemble. En ce qui concerne la topographie générale de la nécropole, bien que le plan dressé par Edm. Rahir semble s'écarter quelque peu en certains endroits de la stricte réalité, il ne m'a pas semblé opportun de faire un nouveau relevé, car ceci aurait eu pour résultat de créer des difficultés insurmontables pour l'identification de toutes les tombelles et pour l'attribution des mobiliers y correspondant. Dans ce même ordre d'idées, bien que les fouilles de contrôle aient fait apparaître quelque désaccord avec les constatations anciennes, aucun relevé de coupe n'a été substitué aux anciens dessins.
   Les restes d'ossements incinérés que contiennent actuellement les urnes ou qui sont conservés dans les réserves de la section de la Belgique Ancienne, ont été soumis pour examen au Dr. F. Twiesselmann, Conservateur à l'Institut Royal des Sciences Naturelles, qui les a jugés peu utilisables pour des déterminations pouvant fournir des données sûres. De commun accord, nous avons donc laissé de côté tout examen des restes osseux.

20 euros (code de commande : 03395).

 

[PARTITION - TRENET (Charles)]. Pic... Pic... Pic... Paroles & musique de Charles Trenet. Paris, Éditions Vanelli en dépôt aux Éditions Raoul Breton, 1938 (date du copyright). Feuillet plié en deux (176 x 270 mm.), [4] p., illustration de la couverture par Jacques Margerin, 1 pli horizontal.
  Air noté aux pp. 2 et 3 et catalogue de « quelques succès de Charles Trenet » à la p. 4.

 

5 euros (code de commande : 03365).

 

POSKIN (Arthur) — Traité de sylviculture. Troisième édition revue et complétée. Gembloux-Paris, Duculot-Librairie Agricole, 1949. In-8° (170 x 250 mm.) broché, 530 p., illustrations, (« Encyclopédie Agronomique et Vétérinaire », n° 5), exemplaire en grande partie non coupé.


Introduction à la troisième édition :
   La Sylviculture a pour buts d'assurer la pérennité de la forêt, de à son développement harmonieux et de la former à sa destination économique.
   Ses doctrines et ses méthodes étaient basées autrefois, très judicieusement d'ailleurs, sur une longue suite d'observations. Aujourd'hui encore, reste d'application cette idée directrice, émise avec tant de vérité et de précision, il y a près de un siècle, par Parade, l'un des fondateurs de la science forestière française : « Imiter la nature, hâter son œuvre, telle est la maxime fondamentale de la sylviculture. »
   Dans ces derniers temps, la recherche scientifique a dirigé une attention particulière sur la forêt, sur les espèces végétales qui entrent dans sa composition et sur le milieu où elle vit. La forêt est considérée actuellement comme un organisme complexe dans lequel interviennent non seulement le groupement végétal, c’est-à-dire les arbres, dont le but est utilitaire, ainsi que les autres plantes ligneuses ou herbacées, dont le rôle n’est pas négligeable, mais aussi le milieu, à savoir l'atmosphère et le sol. C’est ce qui explique la place importante que doivent tenir dans la Sylviculture moderne, les sciences qui, directement ou indirectement, ont trait à la biologie de l'arbre et de la forêt, comme la climatologie, la pédologie, l'écologie, la phytosociologie, la phytogéographie, la génétique, etc.
   Certes, les forestiers ont toujours tenu compte des rapports des végétaux ligneux avec le milieu physique. En cette matière, ils ont été d'excellents observateurs, des précurseurs même. Mais les nouvelles disciplines, grâce à leurs doctrines fondées sur la recherche et aux connaissances singulièrement élargies qu'elles apportent, quoiqu'il y existe encore bien des lacunes, donnent à la Sylviculture des bases scientifiques plus solides et plus étendues, lui permettent de perfectionner ses méthodes et d'appliquer d’une façon plus précise ses théories à une situation déterminée, quelle qu'en soit la position géographique.
   Sans aucun doute, partout où elle joue un rôle économique, la forêt doit être adaptée par l’homme, aussi étroitement que possible, au but poursuivi. Par conséquent, elle y diffère plus ou moins de la forêt naturelle. Mais il importe de réduire au minimum le trouble apporté aux lois biologiques et, en tout cas, de ne pas diminuer la productivité du sol. Ce n'est que par l'observation judicieuse de ces lois que la forêt pourra satisfaire aux exigences du présent et de l'avenir.
   La Sylviculture subit donc une évolution sérieuse et féconde en progrès.
   Cette troisième édition conserve le cadre général de l’ouvrage. Je me suis efforcé d'y introduire, dans la mesure du possible et d’une façon condensée, les connaissances nouvelles issues de la recherche, de l’expérience et du mouvement des idées. J’ai donc été amené à revoir tout le texte, à le remanier et à le compléter.
   Pour terminer, j’ai l'agréable devoir d'adresser mes remerciements cordiaux à mes collaborateurs, M. Boudru, chef de travaux, et M. Fouarge, chargé de cours, pour l'aide précieuse qu'ils m'ont prêtée dans la préparation de ce travail.
   Je souhaite vivement que cette troisième édition soit utile à la forêt et aux forestiers.

25 euros (code de commande : 03385).

 

PRÉVOT (Gérard) — Le démon de février et autres contes fantastiques. Verviers, Éditions Gérard & C°, Marabout, 1970. In-8° (115 x 180 mm.) collé, 179 p., illustration de couverture par Henri Lievens, (collection « Bibliothèque Marabout - Série Fantastique », n° 369), exemplaire en bon état.
   
Dédicacé par l'auteur à la poétesse Claire Lejeune. 


En quatrième de couverture :
   Un regard dans un miroir, dans la transparence d’une eau dormante, un mot prononcé à la légère, une lettre écrite à la hâte, une simple distraction, un rien... et voici que brusquement surgissent à nos yeux tout un peuple de spectres et de fantômes...
   Et nous voici aussitôt assaillis par les fantasmes, perdus au milieu des ténèbres, ballottés entre la peur et le délire, hors du temps, hors de la mémoire...
   Avec ses vingt et un contes du Démon de février, dans un style net et percutant, Gérard Prévôt nous impose la vision des mondes innommables...
Table des matières :
   - Le démon de février.
   - L'affaire du Café de Paris.
   - Les amours de Pergolèse.
   - Un jardin dans l'île d'Arran.
   - Les confidences de Gert Verhoeven.
   - Le mathématicien.
   - Le feu purificateur.
   - Le guitariste de minuit.
   - Correspondance.
   - Par temps de pluie et de brouillard.
   - Des lions, un jour.
   - L'amnésique.
   - Le diable dans la forteresse.
   - La valse interdite.
   - Les fous de Damme.
   - Le cadavre de Beachy Head.
   - La doublure.
   - La trajectoire.
   - La petite gare de North Berwick.
   - Étrange éclipse.
   - Le rapport venu du Rhin.

 

Vendu.

 

SARTRE (Jean-Paul) — Critique de la Raison dialectique. Précédé de Questions de méthode. Texte établi et annoté par Arlette Elkaïm-Sartre. Tome I : Théorie des ensembles pratiques. Tome II : L'intelligibilité de l'histoire. Paris, Gallimard, 1985. Deux volumes in-8° (150 x 225 mm.) toilés sous jaquettes d'éditeur, 921 et 469 p., (collection « Bibliothèque de Philosophie »), le tome I est épuisé au catalogue de l'éditeur.
   La première édition est parue en 1960, du vivant de Sartre. Cette dernière édition est établie d'après le manuscrit original.


En quatrième de couverture du tome I :
   Sartre présentait ainsi lui-même cette Critique de la Raison dialectique :
   « Y a-t-il une Vérité de l'homme ? Personne – pas même les empiristes – n'a jamais nommé Raison la simple ordonnance – quelle qu'elle soit – de nos pensées. Il faut, pour un « rationaliste », que cette ordonnance reproduise ou constitue l'ordre de l'Être. Ainsi la Raison est un certain rapport de la connaissance et de l'Être. De ce point de vue, si le rapport de la totalisation historique et de la Vérité totalisante doit pouvoir exister et si ce rapport est un double mouvement dans la connaissance et dans l'Être, il sera légitime d'appeler cette relation mouvante une Raison ; le but de ma recherche sera donc d'établir si la Raison positiviste des sciences naturelles est bien celle que nous retrouvons dans le développement de l'anthropologie ou si la connaissance et la compréhension de l'homme par l'homme impliquent non seulement des méthodes spécifiques mais une Raison nouvelle, c'est-à-dire une relation nouvelle entre la pensée et son objet. En d'autres mots, y a-t-il une Raison dialectique ? »
En quatrième de couverture du tome II :
   Sartre poursuit :
   « L’expérience dialectique, dans son moment régressif, ne peut nous livrer que les conditions statiques de la possibilité d’une totalisation, c’est-à-dire d’une Histoire. Il conviendra donc de procéder à l’expérience inverse et complémentaire : en recomposant progressivement le processus historique à partir des rapports mouvants et contradictoires des formations envisagées, nous ferons l’expérience de l’Histoire : cette expérience dialectique doit pouvoir nous montrer si les contradictions et les luttes sociales, la praxis commune et individuelle, le travail comme producteur d'outils, l'outil comme producteur d'hommes et comme règle des travaux et des relations humaines, etc., composent l'unité d’un mouvement totalisateur intelligible (donc orienté). Mais avant tout... l’expérience critique vise à recomposer l'intelligibilité du mouvement historique à l'intérieur duquel les différents ensembles se définissent par leurs conflits. Elle cherche, à partir des structures synchroniques et de leurs contradictions, l'intelligibilité diachronique des transformations historiques, l'ordre de leurs conditionnements, la raison intelligible de l’irréversibilité de l’Histoire, c’est-à-dire de son orientation. »

Les deux volumes : 40 euros (code de commande : 03386).

 

SHEHU (Mehmet) — Rapport sur les directives du VIIe Congrès du Parti relatives au 6e plan quinquennal (1976-1980) de développement économique et culturel de la République populaire d'Albanie présenté au VIIs Congrès du PTA le 4 novembre 1976. Tirana, Éditions « 8 Nëntori », 1976. In-8° (114 x 164 mm.) broché, 127 p., un portrait en frontispice, exemplaire en très bon état.


   Mehmet Shehu est né en 1913 en Albanie dont il fut le Premier ministre de 1954 à sa mort. À l'issue d'une solide formation militaire, il s'engagea dans les Brigades internationales ; à l'issue de la guerre d'Espagne il fut interné en France d'où il fut expulsé, en 1942, par le régime de Vichy qui le remit aux autorités albanaises des mains desquelles il réussit à s'échapper pour s'engager dans la résistance communiste pour ensuite diriger la libération de Tirana. Cinq années après la publication du livre présenté ici, il fut assassiné par la police politique albanaise suite à ses divergences avec Enver Hoxha qui, après avoir quitté le giron soviétique au début des années 1960, menait une politique isolationniste qui aboutit en 1978 à la rupture avec la Chine et, en 1981, avec la Yougoslavie.
Table des matières :
   - Introduction.
   - Les principaux résultats dans la réalisation des tâches du 5e Plan quinquennal (1971-1975) de développement économique et culturel du pays.
      I. La réalisation des tâches dans le domaine de la production.
         1. La production industrielle.
         2. La production agricole.
         3. Les investissements et les constructions de base.
         4. Les transports et les communications.
      II. L’exécution des tâches pour la répartition de la production sociale, pour l'amélioration du bien-être et le développement culturel du peuple.
   - Le projet de directive du VIIe Congrès du Parti pour le plan quinquennal (1976-1980) de développement de l'économie et de la culture.
      1. Les tâches à remplir pour le développement ultérieur de l’industrie.
      2. Les tâches à remplir pour assurer le vigoureux essor de l’agriculture.
      3. Les investissements et les constructions de base.
      4. Les transports et les communications.
      5. Les tâches à remplir pour améliorer encore le bien-être du peuple.
      6. Les tâches dans le domaine de l’enseignement, de la culture et des sciences.
   - Les tâches fondamentales à remplir pour assurer la réalisation du 6e plan quinquennal.

 

10 euros (code de commande : 03360).

 

VANEIGEM (Raoul) — Pour l’abolition de la société marchande pour une société vivante. Paris, Éditions Payot & Rivages, 2002. In-8° (120 x 194 mm.) collé, 128 p., (collection « Manuels Payot »), exemplaire en bon état. 


En quatrième de couverture :
   Jamais l’histoire n’a permis de porter un regard aussi pénétrant sur le sort inhumain qui nous est réservé, jamais une telle lucidité ne s’est autant aveuglée sur notre chance de le révoquer.
   La tyrannie planétaire du profit mise sur le caractère archaïque des réactions contestataires pour accroître sa puissance en démantelant les secteurs utiles à la société et en propageant une misère existentielle qui multiplie les comportements suicidaires.
   Notre seule chance d’abolir la civilisation marchande consiste à favoriser l’émergence d’une civilisation humaine en nous fondant, avec l’intention de la dépasser, sur la seule et véritable nouvelle économie.
   Le temps est venu d’en prendre conscience : notre richesse réside en une vie affinée par le progrès de la sensibilité et de l’intelligence humaines. Nous n’avons ni à la sacrifier ni à la rembourser au prix de l'infortune. Notre combat n’est plus de survivre dans une société de prédateurs mais de vivre parmi les vivants.

Vendu.

 

VERQUIN (Fernand) — Pou no Catiau. Pougnée d'vîyettes montoises. Mons, Léon Dequesne, 1931. In-8° (160 x 240 mm.) broché, 48 p., exemplaire en bon état sur papier chiffon.


Jeannine Abrassart nous apprend que Fernand Verquin, dit « L'Arsouye » (Landen, 1884 - 1955), né de parents montois, fit carrière au Ministère de l'Instruction publique. On lui doit la publication de vers et de pièces de théâtre.
Advertance :
Liseurs éié liseuses, éj' vos présinte mi-mienme, sisn fée' n'masse dé morgniffes, ém' toisième pétit live patois, el frère dés Cloches Wallonnes qué j' leu z'ai bayé d' l'air in 1912 ét in 1913.
Ej' vos l' baye comme il est : à l' bonne franquette !
Çà s'roit bé' n'atombé qu'ein spépieux ou l'aute – qui séet fère dès nœuds sans queue – én' trouv'roit nié qué ci qué çà... S'i n'ést niè contint, i n'a qu'à prinde dés cartes éié jwer avec !...
Tout c' què j' dèminde, c'èst qu'in l' lisant, i vos botte, vos f'sant rire ou avoir bon !
Qu'il apporte, à les ciens qui n' sont pu à Mons, avé l'écho du carïon éié del grosse cloque, lés mèyeures ramintevances !
Lon dès bords dè la Trouye, lon d' no Singe du Grand'garde, lon d' no cayau,no cœur, in viéyssant, n'a nié, pou çà, roblïé sés bonnes années d' ropïeur ! Co pu qu'à c' temps-là, i boit du lèet quand on palle dé Mons !...
Fidèle comme énne fumelle dé quié-canard, tant qu'i buqu'ra, çà s'ra (margré tous lés léeds porichinelle dé no bieu monde) pou canter, pou cajoler, éié s'i faut, our r'vinger no Catiau !
Sins tambour ni trompette, à la douce comme el marchand d' cérises, èj' viés stiquer dins l' terre, au piéd du Catiau, ein bouquêt d' vîyettes du péys du Lumeçon.
Ej' swéete què l' pougnée d' més p'tités fleurs invouye ès' fine ôdeur tourpiner à l' coupette du Catiau : – ét qué l' vint d' biseinlèeve el flair – avé l'air du Doudou – jusqu'à l' huche du Paradis, pou dèe' r' niffler d' binèesseté, nos tayes, nos ratayes èt tous les Montois-cayau qui, là in-haut, sé l'coulent, comme dès vrées coq-in-pâte, (dès Cos sins choune ét sins arpoche !) déléez saint Georges éié sainte Waudru !
Bibliographie :
- Abrassart (Jeannine), Lettres lumeçonnes. Bio-bibliographie montoise, t. III, p. 233.

13 euros (code de commande : 03362).

 

WAELPUT (Gilbert) — La Ville surprise ou Les Tribulations de Maître Jacques. Ghlin, Éditions du Sablier, 1996. In-8° (134 x 204 mm.) collé, 183 p., exemplaire en parfait état. 

En quatrième de couverture :
   L’histoire d’une ville. L’histoire d’un homme.
   Une ville, envahie par surprise, face à des amis, face à des ennemis. Qui est qui ? Qui l’emportera ?
   Un homme, un artiste humaniste, face à la menace, face à sa conscience. Qu’est-ce qui l’emportera ?
   Ces déchirements se passent à Mons au 16è siècle mais ils sont vrais partout et toujours actuels.
   Au centre de ces événements, Jacques Du Brœucq, son journal supposé, son humanisme, sa confiance inébranlable en l'amour, la tolérance et la paix ; son Saint-Barthélemy aussi, merveilleuse œuvre de maturité.
   Malgré la guerre, la vie continue mêlant le comique au tragique, la joie à la peine, le quotidien à l'exceptionnel. Sans oublier les passions, comblées ou contrariées.
   Un roman passionnant.

Vendu.

 



La prochaine mise à jour
aura lieu
le mardi 2 juin 2026

 

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