MISE À JOUR DU 16 JUIN 2026
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[ACADÉMIE ROYALE DE BELGIQUE]. Mémoires couronnés et mémoires des savants étrangers publiés par l'Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique. Tome XXII - 1846 et 1847. Bruxelles, Hayez, 1848. [Bruxelles,÷ M. Hayez, Imprimeur de l'Académie royale.÷ 1848.] In-4° (227 x 281 mm.) demi-basane fauve à coins (reloure frottée et un peu usagée), [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], [1 (table)], [1 bl.], 25, [1 bl.], 24, 145, [1 bl.], 28, 31, [1 bl.], 14, 6, 204, 12 p., planches hors texte.
Table des matières
:
-
Classe des Sciences.
- Mémoires des
savants étrangers.
- Mémoires
sur les intégrales eulériennes et sur la convergence
d’une certaine classe de séries, par M. Schaar
(25 p.).
- Solution
d’un problème de calcul intégral, par M.
Le François (24 p.).
- Mémoire
sur les tremblements de terre de la Péninsule Italique,
par M. Alexis Perrey (145 p.).
- Mémoire
sur les principales sophistications des farines et du pain,
par M. F. Donny (28 p.).
- Recherches
sur la cause de la phosphorescence de la mer, dans les parages
d’Ostende, par le docteur Verhaeghe (31 p.).
- Note
sur l’organisation de quelques parties de l’appareil
digestif du Python bivittatus, par le docteur C. Poelman
(14 p.).
- Description
d’un quadrumane de la famille des Lémuridés
du genre Maki (Lémur), ou singes à seau de renard,
conservé dans les collections du Musée royal,
par T. Schuermans (6 p.).
- Classe des Lettres.
- Mémoires couronnés.
- Histoire
de l’organisation militaire sous les ducs de Bourgogne,
par M. le capitaine Guillaume (204 p.).
- Mémoires des
savants étrangers.
- Notice
sur les antiquités gallo-romaines trouvées dans
le Hainaut, par M. Alexandre Pinchart (12 p.).
50 euros (code de commande : 03471).
ANDRIEUX (François) — Contes et opuscules, en vers et en prose, suivis de poésies fugitives. Par Andrieux, de l'Institut National. Paris, Renouard, 1800. [A Paris. ÷ Chez Ant. Aug. Renouard, Libraire, rue ÷ St.-André-des-Arts, N°. 42. ÷ VIII - 1800.] In-8° (128 x 205 mm.) demi-basane de l'époque, dos lisse, plats et mors frottés, [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], IV (Avertissement), [1 (errata)], [1 bl.], 184 p.
« Libéral
en politique et classique en littérature »,
François Andrieux (Strasbourg, 1759 - Paris, 1833) était
destiné au barreau. Les événements de la
Révolution en décidèrent autrement et Andrieux
siégea au tribunal de cassation, fit partie du Conseil
des Cinq-Cents puis présida le Tribunat dont il fut évincé
en 1802. Il se voua alors à la littérature, d'abord
comme professeur à l'École Polytechnique puis, de
1814 jusqu'à sa mort, au Collège de France. En 1829,
il devint secrétaire perpétuel de l'Académie
française.
L'édition de ses Contes et opuscules
présentée ici est l'originale, elle contient ses
pièces les plus fameuses : Le Procès du Sénat
de Capoue, Le Doyen de Badajoz, Le Meûnier
de Sans-Souci et le Dialogue entre deux journalistes sur
les mots Monsieur et Citoyen.
Bibliographie :
Cioranescu (Alexandre), Bibliographie de
la littérature française du dix-huitième
siècle, n° 7988.
15 euros (code de commande : 03462).
[BIBLIOPHILIE]. De la matière des livres par un bibliophile. Paris, Rouveyre, 1880. [Paris÷ Librairire ancienne et moderne÷ Édouard Rouveyre÷ I, rue des Saints-Pères, I÷ 1880] In-8° (132 x 205 mm.) broché sous couverture rempliée, 70, [1 (colophon)], [1 bl.], [8 (extrait du catalogue de l'éditeur)], exemplaire non justifié sur papier vergé, manques au dos.
De l'art de puiser dans
les bons auteurs...
Cet ouvrage a été attribué
à Paul Lacroix (dit le Bibliophile Jacob) avant de l'être
à son éditeur Édouard Rouveyre. Dorothée
de Bruchard signale avec raison que ce texte est la version –
légèrement remaniée – de l'article
« Livre » publié dans l'Encyclopédie
de Diderot et d'Alembert qui était lui-même la traduction
de l'article « Book » de la Cyclopaedia
d'Ephraïm Chambers.
Bibliographie :
- Bruchard (Dorothée de), Escritório
do Livro (ressource en ligne).
- Chambers (Ephraïm), « Book »,
dans Cyclopaedia : or an Universal Dictionary of Arts
and Sciences, vol. I, (1741).
- Diderot (Denis, dir) et d'Alembert (Jean
Le Rond d'Alembert, dit, dir.), « Livre »,
dans Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des
Sciences, des Arts et Mériers, par une Société
de gens de lettres, vol. IX (1765), pp. 601-611.
- Fontaine (Jean-Paul), « Connaissance
de Rouveyre », dans https://histoire-bibliophilie.blogspot.com (9 avril 2013).
15 euros (code de commande : 03451).
[BIBLIOPHILIE - CATALOGUE DE VENTE - ENGEL-GROS (Frédéric)]. LAIR-DUBREUIL (Fernand) et LECLERC (Henri) — Catalogue des beaux manuscrits français, flamands et italiens des XIVe et XVe siècles, incunables, riches reliures des XVe et XVIe siècles françaises, vénitiennes, orientales, persanes, etc., nombreux livres d'amis avec dessins et miniatures provenant de la collection Engel-Gros et dont la vente aura lieu à Paris Galerie Georges Petit 8, rue de Sèze, 8 le jeudi 2 juin 1921, à deux heures. Paris, Georges Petit (imprimeur), 1921. In-4° (185 x 272 mm.) broché, 55 p., exemplaire en bon état malgré quelques rousseurs sur la couverture.
Frédéric
Engel-Gros (1843-1918)
fut un important collectionneur d'œuvres d'art de la deuxième
moitié du XIXe siècle. C'est dans sa propriété
du château de Ripaille, près de Thonon-les-Bains,
que sa collection était conservée ; après
sa mort, une partie fut confiée à plusieurs musées
et l'autre fut dispersée dans plusieurs ventes qui eurent
lien de 1921 à 1923. Celle du 2 juin 1921 dont le catalogue
commenté est présenté ici proposait 83 lots
répartis comme suit :
- Manuscrits (n° 1 - 19).
- Incunables et livres du XVIe siècle
(n° 20 - 49).
- Reliures du XVe au XVIIe siècle
(françaises, italiennes, allemandes, persanes et arabes)
(n° 50 - 72).
- Livres d'amies (n° 73 - 83).
10 euros (code de commande : 03457).
[BIBLIOPHILIE
- JAPON]. Estampes et livres japonais des XVIIIe et XIXe siècles
dans les collections de la Bibliothèque royale Albert Ier.
Avant-propos par Martin
Wittek. Bruxelles, Bibliothèque Royale Albert Ier,
1989. In-4° (185 x 255 mm.) broché, 51 p.,
illustrations en couleurs dans le texte et 31 planches en noir
hors texte, exemplaire en très bon état.
Ouvrage publié
à l'occasion de l'exposition éponyme organisée
à la Salle des Donations, à la Bibliothèque
royale Albert Ier, à Bruxelles, du 9 décembre
1989 au 20 janvier 1990, dans le cadre des manifestations « Europalia
89 Japon ».
Avant-propos :
La
Bibliothèque Royale a tenu à s’associer, même
modestement, aux multiples manifestations organisées à
l’occasion d’Europalia 89 Japon.
Cette exposition propose à l’admiration
du public une soixantaine d’estampes et de livres japonais
choisis dans nos collections : celles du Cabinet des Estampes
et de la Réserve Précieuse.
On y trouvera les grands noms de l’école
ukiyo-e et les sujets types de leur répertoire aux
dix-huitième et dix-neuvième siècles.
C’est l’occasion de souligner que
notre institution est l’heureuse bénéficiaire
de deux collections d’art ukiyo-e constituées
au début de ce siècle : celle que Charles de
Royer, conseiller de légation à Tokyo en 1907-1908,
nous a léguée en 1936, soit 35 estampes de qualité
excellente et actuellement de toute rareté, et la bibliothèque
japonaise du Chevalier Hans de Winiwarter (Vienne, 1875-Liège,
1949), professeur à la Faculté de Médecine
de l’Université de Liège ; cette bibliothèque
comportant un millier de livres, dont une grande partie illustrés,
du dix-septième au dix-neuvième siècle, a
été achetée en 1966.
Vendu.
BOUCHOT (Henri) — Les Primitifs français 1292-1500. Complément documentaire au catalogue de l'exposition. Troisième édition. Paris, Librairie de l'Art Ancien et Moderne, 1904. In-8° (151 x 212 mm.) broché, 341 p., exemplaire en bon état.
Table des matières
:
- Avant-propos.
- Introduction.
I. L'École de Paris (XIIIe-XIVe siècle).
II. L'École parisienne de Hesdin. - Les
artistes de Mahaut d'Artois (1295-1329).
III. Le portrait de Jean le Bon et quelques
œuvres perdues du XIVe siècle.
IV. Jean d'Orléans et le parement de
Narbonne. - Les Parisiens de la fin du XIVe siècle.
V. Quelques notes sur les peintres bourguignons.
VI. Le duc de Berry. - Le roi Charles V.
VII. L'ouvraige de Lombardie.
VIII. La question des Van Eyck.
IX. L'École d'Avignon et de la région
du Rhône.
X. L'École de la Loire.
- Conclusion.
- Index alphabétique et analytiques.
20 euros (code de commande : 03463).
CENDRARS (Blaise) — La légende de Novgorode. Illustrations de Pierre Alechinsky. [Saint-Clément-de-Rivière], Fata Morgana, 1997. In-4° (175 x 244 mm.) broché sous couverture à rabats, 57 p., 7 illustrations (une vignette en rouge sur la couverture, cinq en deux couleurs et un cul-de-lampe en noir), cachet ex-libris de la « Bibliotheca Bircyvisiana », exemplaire en bon état.
Présentation
de l'éditeur :
Mes
mains caressaient la gorge souple des plus douces beautés,
et de ces mains je tordais
le cou de mille marchands suants et vaniteux
– et moi aussi j’étais
un puissant marchand, effleurant avec délicatesse
les choses payées de
mes deniers… Mais en réalité, je n’ai
même pas pu frôler
une chair parfumée
et tendre et tiède
comme la neige… ni le creux,
si chaud aussi, tendre et soyeux
vers lequel tendait mon vif animal.
Retrouvée en 1995 en Bulgarie, la mythique
édition russe du tout premier poème de Blaise Cendrars,
écrit et publié à Moscou en 1907, a fait
sensation et suscité de nombreux articles. Notre édition,
illustrée de cinq dessins en couleurs inédits de
Pierre Alechinsky, reproduit intégralement le livre original
russe et en donne une traduction supervisée par Miriam
Cendrars, qui a aussi rédigé l’introduction.
Forme et style du poème annoncent la modernité autant
« qu’il révèle la tragique origine
d’un nom nouveau, issu de feu, de braise et de cendres :
Blaise Cendrars »
Table des matières :
- Blaise Cendrars en devenir, par
Miriam Cendrars.
- La légende de Novgorode,
traduite du français en russe par R.R.
- La légende de Novgorode,
restitution en français.
- Notes, par Miriam Cendrars.
- Comment j'en suis venu à illustrer
Le Volturno puis La légende de Novgorode, par
Pierre Alechinsky.
Vendu.
COOKSON (Catherine) — The Cinder Path. London, Book Club Associates, 1978. In-8° (135 x 205 mm.) sous reliure et jaquette d'éditeur, 255 p.
En quatrième
de couverture :
« You're
a loser ; you were born a loser. »
Was that the whole truth about Charlie Mac Fell ?
Was he just the kind of nice chap who always takes the dirty end
of the stick, lacking the inner strength to take a firm stand
in life or love alike ?
In one of the most powerful and distinctive
novels that this author has yet written, Catherine Cookson brilliantly
portrays a man in search of himself and tells a story of exceptional
dramatic force which carries the reader from the rural Northumberland
of Edwardian times into the holocaust of the Western Front in
the First World War. And at the root of the matter is the cinder
path of Charlie's boyhood home ; a place of harsh associations
that would come to symbolise the struggle with destiny itself.
6 euros (code de commande : 03459).
CORBIN (Alain) — Le village des cannibales. Paris, Aubier, 1990. In-8° (135 x 220 mm.) collé, 204 p., (collection « Historique »), exemplaire en bon état.
En quatrième
de couverture :
16
août 1870. À l'annonce des premières défaites,
l'entrelacs des rumeurs, la simplicité des représentations
du politique, la hantise du retour des ordres anciens et des calamités
passées, l'attachement au souverain suggèrent aux
populations rurales du nord de la Dordogne de recourir à
des formes de cruauté devenues étranges, indicibles,
insupportables.
Sur le foirail du village de Hautefaye, un jeune
noble est supplicié durant deux heures, avant d'être
brûlé par une foule qui l'accuse d'avoir crié :
« Vive la République ! ». Le
soir, les forcenés se dispersent et se vantent d'avoir
« rôti » un Prussien. Ce massacre,
aux formes anachroniques, réactualise la figure éprouvante
du monstre.
Les clivages politiques se révèlent
de peu de poids quand ressurgissent les fantômes des « cannibales ».
Le frémissement d'horreur devant cette béance, rappel
de la nature effrayante de l’homme, qui vient nier le long
et difficile travail d’autocontention opéré
dans le tréfonds des êtres, réunit le corps
social dans une crispation défensive. Le recouvrement de
la cruauté par une apaisante rhétorique républicaine
annonce la réticence de l'histoire politique, sourde à
la logique des sentiments et des comportements clamée dans
la liesse horrible du massacre.
12 euros (code de commande : 03455).
DAILLIEZ (Laurent) — Les chevaliers teutoniques. Paris, Librairie Académique Perrin, 1979. In-8° (138 x 209 mm.) sous reliure et jaquette d'éditeur, 290 p., illustrations hors texte.
Table des matières
:
- Généalogie
des Hohenzollern.
- Introduction.
I. Sainte-Marie-des-Allemands.
II. Les Teutoniques en Terre sainte.
III. Hermann de Salza et Frédéric
II.
IV. La Croisade de Frédéric
II.
V. Les Teutoniques en France.
VI. L’Empire teutonique.
VII. Les Chevaliers Porte-Glaive, de Dobrzin
et de Thymau.
VIII. Les Institutions.
IX. Le Chevalier.
X. La Vie quotidienne du chevalier teutonique.
XI. Les biens teutoniques situés
dans les pays en paix.
XII. Les biens en pays de guerre.
XIII. Diplomatie et finance.
XIV. Caractère et influence de la
chevalerie germanique.
XV. L’Ordre teutonique après
la séparation.
XVI. L’Ordre teutonique aujourd'hui.
XVII. L'héritage de la chevalerie.
- Bibliographie.
Annexe I. Les grands maîtres de l'ordre
de Sainte-Marie-des-Teutoniques. Ordre des chevaliers teutoniques.
Deutscher Order. Domus Hospitalis Sanctae Mariae Teutonicorum
in Jérusalem.
Annexe II. Les maîtres de l'Allemagne
de l’Ordre teutonique. Deutschmeister.
10 euros (code de commande : 03438).
[DASNOY (Albert)]. LEPLAE (Charles) — Albert Dasnoy. Anvers, De Sikkel, 1952. In-8° (187 x 250 mm.) sous reliure et jaquette d'éditeur, 15 p., un frontispice en couleurs, un portrait de l'artiste et 24 planches hors texte, (collection « Monographies de l'Art Belge »), exemplaire numéroté (n° 707), exemplaire en bon état.
Extrait :
Albert
Dasnoy est né à Lierre. Par hasard, pourrait-on
dire, car son père, fonctionnaire des contributions, fit
des séjours dans toute la Belgique. Il finit même,
après avoir entraîné sa famille, qui sans
cesse s'accroissait, à Lillo, à Louvain, à
Courtrai et à Bruges, par terminer sa carrière dans
un poste élevé de l'Administration des Finances :
celui de Directeur de l'Hôtel des Monnaies. C'est dans l'immense
bâtiment, aux couloirs vides et mornes, qu'Albert Dasnoy,
pour qui tout cet argent que l'on fabriquait sous ses yeux fut
sa vie durant un perpétuel problème, passa sa sévère
adolescence. À l'âge, pour d'autres des folies de
la jeunesse, il connut l'austérité. On pourrait
expliquer qu'il vécut à l'envers : sombre et
solitaire à vingt ans, sociable et aimé de tous
à cinquante. Il a dit de moi que sous des apparences sereines
les sculpteurs cachaient souvent beaucoup de tourments et de doutes.
Je pourrais dire de lui que, malgré les airs effacés
qu'il a, sa silhouette un peu désuète et son front
triste (qui préoccupe ceux qui le connaissent mal), il
possède l'esprit le plus ferme et peut-être le plus
heureux qui soit.
Il découvrit pourtant, Dieu sait pourquoi,
la peinture dans l'atelier du peintre Richir. Il est bien curieux
de voir débuter dans le milieu de l'art le plus mondain
celui dont les forces devaient être consacrées aux
audaces, parfois sauvages, de son époque. Je l'ai rencontré
pour la première fois chez Paul Haesaerts, rue de la Charité.
C'était la rue voisine de l'atelier où s'imprimait
Flandre. Dans l'excitation de la correction forcenée
des épreuves, qui ahurissait les garçons de l'imprimerie,
à côté de Luc Haesaerts, qui de ce temps fumait
la pipe sans arrêt, sans barbe encore je pense, et maigre
comme une momie, je vis pour la première fois le grand
front d'Albert Dasnoy et ses cheveux mal coupés. Il portait
une chemise à grand col ouvert qui lui donnait l'air d'un
collégien en vacances. Il était, alors déjà,
partagé entre le désir d'écrire et celui
de peindre. À ce moment, il menait campagne pour les expressionnistes
dans Le Rouge et le Noir (il s'était fait mettre
à la porte d'un grand quotidien pour avoir défendu
Gustave de Smet). Depuis lors, il a été de toutes
les luttes et l'ami de tous. L'ami de Tytgat, de Permeke, de Jean
Brusselmans, le grand ami de Spilliaert et le très grand
ami de Daeye. Il était le plus jeune des Compagnons
de l'Art, ou bien était-ce moi, j'ai oublié.
De ce temps-là, il n'y avait pas seulement
une façon de peindre. Le monde entier et tous ses continents
n'avaient pas encore découvert que le problème de
l'art se résolvait par une formule unique.
Il n'y avait d'intransigeance que dans le courage
que l'on exigeait d'un artiste, car ces aînés, qui
presque tous sont morts, formaient moralement une génération
admirable.
10 euros (code de commande : 03463).
[DEGAS (Edgar)]. VALÉRY (Paul) — Degas Danse Dessin. Paris, Gallimard, 1938. Dixième édition. In-8° (120 x 188 mm.) broché, 178 p., couverture illustrée.
Présentation
de l'éditeur :
Dès
1896, le nom de Degas figure dans une note des Cahiers de Valéry.
L'idée d'écrire sur le peintre va s'accomplir grâce
à Ambroise Vollard : lors d'une rencontre en juin
1929, Valéry lui fait part de son désir de consacrer
un livre à Degas. Le titre est rapidement trouvé :
ce sera Degas Danse Dessin – un livre qui reprendrait
une double ambition puisque ce serait à la fois un portrait
et une réflexion sur le dessin et les tableaux de danseuses.
Texte à la fois intime et universel,
Degas Danse Dessin s'offre comme une évocation fragmentaire
et poétique de la personnalité de Degas et de son
art, et comme une méditation sur la création.
9 euros (code de commande : 03447).
FOURMANOIT (Léon) — Des luttes... des hommes... et du Borinage. 1910-1925. Chronique. [Mons], Impricoop, 1981. In-8° (160 x 240 mm.) broché, 200 p., illustrations.
Avertissement :
J'avais
11 ans ! Comme chaque soir, groupés autour d'une radio
qui figurerait aujourd'hui honorablement parmi les antiquités,
mes parents tendaient l'oreille pour capter au travers du brouillage
ennemi, la voix de Londres. Sur le bord de la table familiale,
je jouais à quelque jeu oublié prêtant une
oreille à ces messages d'un autre monde. Une langue inconnue...
les quatre coups frappés par intervalles, cette voix reconnue
entre toutes : « Ici Londres... Les Français
parlent aux Français ». J'avais le sentiment
merveilleux d'écouter des choses graves, interdites, dangereuses
dont certaines m'étaient destinées. À la
suite de la Voix je chantonnais : « Radio Paris ment,
radio Paris est allemand » ou sur l'air de Saint-Nicolas :
« Mon bon Mussolini la Grèce est bien perdue ».
Un soir cependant la Voix évoqua le besoin
de nickel de l'armée allemande et demanda au monde occupé
pour retenir toute monnaie de ce métal afin de la soustraire
à la réquisition ennemie. Ce fut la révélation !
J'allais enfin entrer dans le jeu, répondre à la
Voix. Ma décision fut prise, je conserverais toute pièce
de nickel qui me passerait par les mains... Ce fut ma petite résistance.
Chaque fois qu'une pièce enrichissait ma collection, je
pesais le tout... Autant que les « Boches »
n'auraient pas ! À la libération j'atteignais
presque le kilo : 980 gr si mes souvenirs sont exacts et
je me retrouvai avec ces pièces désormais sans objet.
Alors, par habitude j’ai continué à collectionner
de-ci de-là de menues monnaies qui devaient être
retirées de circulation ou tout simplement qui me plaisaient.
Bien des années plus tard, à Bruxelles,
au sortir d'un Comité national de la C.G.S.P. Enseignement,
j'étais tombé en arrêt devant une vitrine
exposant quelques pièces rares à la convoitise des
numismates amateurs. Le temps de parcourir du regard ces reliques
d'un passé plus ou moins lointain me valut la remarque
quelque peu impatiente d'une jeune militante de notre délégation
qui pour sa part ne trouvait aucun intérêt à
ces épaves d'un monde oublié car, lui semblait-il,
regarder en arrière, à moins d'être spécialiste
en la matière, était une perte de temps. Pire, ce
passé inévitablement magnifié ne pouvait
agir sur nous qu'à la façon d'un émollient.
Béats et satisfaits, ces gloires d'hier risquaient de nous
aveugler au point de nous rendre inopérants aujourd'hui.
Fort honnêtement à ce jour, je
m'étais bien davantage préoccupé du présent
et du proche avenir que de nos splendeurs d'antan. Cependant,
cette remarque me frappa. Effectivement, extirpé de son
contexte originel, l'intérêt porté à
ces menues monnaies perdait tout son sens, toute signification.
En décembre 1977, la C.G.S.P. Mons-Borinage
organisait une petite réception avec remise d'insigne d'honneur
à ses anciens totalisant quarante années d'affiliation.
La plupart étaient présents hormis Nestor Jacques
de Wasmuël. Sentimentalisme ? Désir de renouer
par-delà les années, je ne sais mais je portai moi-même
l'humble symbole.
Le plaisir de nous retrouver, la chaleur d'un
vin généreux, il n 'en fallut pas plus pour mon
« Maître d'école » évoquer
ses activités de militant syndical durant l'entre-deux-guerres.
Ainsi suscitées les ombres du passé brillèrent
un instant à mes yeux étonnés : nous
qui avions pris la relève ignorions tout de ce qui nous
avait précédé et nous trouvions en quelque
sorte suspendus dans le temps, coupés de nos origines.
La curiosité ainsi mise en appétit, j'entrepris
de combler cette lacune.
Guidé au départ par les témoignages
de nos amis Arthur Bolomé, Marcel Busieau, Roland Coulon,
Nestor Jacques, René Noël, deux années de patientes
recherches, les archives manquant cruellement, permirent la reconstitution
de l'histoire de notre mouvement syndical régional.
Le même phénomène jouant,
s'avéra l'impérieuse nécessité de
replacer les événements dans le cadre de la vie
quotidienne sous peine de ne laisser transparaître qu'un
reflet terne, figé, vidé de toute substance, de
toute signification.
Année par année, au fil des documents
j'ai donc tenté d'évoquer la vie quotidienne et
les luttes des gens de chez nous.
Peut-être l'un et l'autre trouvera-t-il
l'écho d'un événement vécu par ses
parents, ses grands-parents. C’est ce que je souhaite et
espère sans autre prétention.
6 euros (code de commande : 03437).
HERBERT
(Frank) — Les enfants de Dune. [Titre
original : The Children of Dune.]. Traduit de l'américain
par Michel Demuth. Paris, Éditions Robert Laffont, 1978.
In-8° (135 x 215 mm.) collé, 419 p., (collection
« Ailleurs et Demain »), exemplaire en bon
état (le pelliculage aluminium n'est pas décollé
et le dos n'est pas ridé).
Édition
originale de la traduction française.
En quatrième de
couverture :
Sur
Dune, la planète des sables, les anciennes prophéties
sont en train de s’accomplir. La transformation écologique
s’accélère : l’eau, jadis plus coûteuse
que l’or, coule à flots, et les jardins débordent
sur le désert.
Mais la prospérité nouvelle de
Dune menace sa richesse, l’Épice de longévité
et de prescience. Les durs Fremen, qui ont porté aux confins
de l’univers humain la bannière et la parole de Muad’Dib,
s’amollissent. Les vers géants se font rares. Et depuis
que Paul est allé au désert pour y mourir selon
la tradition Fremen parce qu’il a perdu la vue, ses prêtres
ont construit sur son message de paix une théocratie autoritaire
qui régit toute la galaxie.
C’est alors que se jouent les destins des
enfants de Dune. Leto et Ghanima, les jumeaux nés de Paul
et de Chani, se sont éveillés à la conscience
dans le ventre de leur mère et portent en eux les mémoires
héréditaires d’innombrables générations.
Il leur faut les dompter s’ils veulent échapper à
l’Abomination redoutée par les Sœurs du Bene
Gesserit, à la possession par un spectre surgi de ce passé
génétique.
Il leur faut aussi déjouer les complots
s’ils veulent survivre, refondre l’univers humain ébranlé
par le Jihad et régner à leur tour sur Dune.
Voici enfin le troisième volet de l’épopée
îa plus fascinante de toute la science-fiction moderne.
Un grand roman historique situé dans l’avenir lointain.
Dans huit mille ans.
17 euros (code de commande : 03454).
HOYOIS
(Joseph) — Autour de la Presse. Caprice. Troisième édition. Augmentée
de très nombreuses annexes.
Bruxelles, [Société Anonyme Belge d'Imprimerie],
1913. In-8° (165 x 252 mm.) broché, 241 p.,
28 illustrations, rousseurs à la couverture.
Conférence
donnée à l'Union de la Presse périodique,
à Bruxelles, le 12 juillet 1893, et mise à jour.
Table des matières
:
I. Autour
de la Presse.
II. Annexes :
- Origine de l’imprimerie.
- Les lettres moulées.
- La Presse au temps
des Romains.
- La Presse après
les Romains.
- Abraham Verhoeven.
- Les premiers journaux
du monde.
- Les journaux par rang
d’ancienneté.
- Feuilles volantes du
XVIe siècle.
- Le plus ancien journal
de Bruxelles.
- Note sur la découverte,
faite à Hasselt, d’un des plus anciens journaux liégeois,
Le Recueil des Nouvelles.
- Le journalisme belge
à la fin du XVIIIe siècle.
- Comment se faisaient
les annonces en l’an 1778.
- Aux États-Unis.
- En Chine.
- Au Japon.
- En Corée.
- La Presse en Angleterre.
- Les journaux en France.
- Statistiques diverses.
- La Presse européenne
en 1912.
- Les dix commandements
du journaliste.
- Origine du mot Gazette.
- Pensées diverses
à propos de la Presse.
III. Hors textes :
a) Portraits de :
1. Jean
Gutenberg.
2. Laurent
Coster.
3. Abraham
Verhoeven.
b) Spécimens de
caractères employés au début de l’imprimerie
:
1. Fragment
de la Bible de Gutenberg.
2. Fragment
du Miroir du Salut, imprimé en 1430 et attribué
à Laurent Coster.
3. Fragment
du Rationale, de Durand, imprimé avec des caractères
de Schoeffer, en 1459.
4. Fragment
de la Bible, imprimée par Schoeffer, en 1462, avec
de nouveaux caractères die son invention.
5. Fragment
de l'Eusèbe, imprimé par Jenson, avec des
caractères de son invention, en 1470.
c) Spécimens de
presses et de machines d’imprimerie :
1. La
presse de Gutenberg.
2. La
presse de Josse Bade (Judocus Badius, natif d’Assche, en
Brabant).
3. Une
presse en 1564.
4. Une
presse en 1780.
5. La
presse sur laquelle travailla Franklin.
6. Une
presse à bras en fer (de Stanhope).
7. La
première machine de König.
8. Une
presse mécanique en blanc.
9. Une
machine dite « à retiration ».
10. Une
machine dite « à réaction »
à deux cylindres.
11. Une
machine dite en blanc « Planeta » (1912).
12. Une
machine rotative moderne.
d) Spécimens de
journaux :
1.
Nieuwue Tydinghen, d’Abraham Verhoeven (n° du
9 septembre 1622).
2. La
Gazette de France (n° du 6 février 1615).
3. Le
Courrier véritable des Pays-Bas (n° du 23 octobre
1649).
4. La
Feuille sans Titre, premier journal quotidien publié
en Belgique (n° du 5 février 1777).
5. La
Bombe (n° du 25 décembre 1836).
6. Le
Journal de Bruxelles (premier numéro, 1er janvier 1841).
7. Le
Patriote (numéro-programme, 23 décembre 1883).
8. Le
XXe Siècle (premier numéro, 5 juin 1885).
30 euros (code de commande : 03449).
JAMES (Henry) — Daisy Miller. Traduit de l'anglais par Michel Pétris. Paris, Éditions Gérard Lebovici, 1987. In-8° (126 x 214 mm.) broché sous couverture à rabats, 120 p.
Sur le rabat de la couverture
:
Daisy
Miller, publié en 1878, rendit Henry James célèbre.
Daisy, jeune Américaine flirteuse mais
très innocente, vient séjourner à Rome où
elle s'amuse, va danser et accorde des rendez-vous à des
hommes peu recommandables.
Daisy, sûre de sa pureté, est mise
à l'écart par la société romaine qui
réprouve son mépris des conventions ; elle
court d'excès en excès, contracte le paludisme et
en meurt.
Daisy Miller, récit d’une
éducation sentimentale et européenne, se développe
comme une pièce de musique de chambre harmonieuse et fascinante.
6 euros (code de commande : 03443).
LOBO ANTUNES (António) — Bonsoir les choses d'ici-bas. [Titre original : Boa tarde às coisas aqui em baixo.] Traduit du portugais par Carlos Batista. Paris, Christian Bourgois, 2005. In-8° (131 x 201 mm.) collé, 715 p.
En quatrième
de couverture :
– Vous
avez renoncé à un livre sur la guerre en Angola
en vous décidant à écrire Bonsoir les
choses d'ici-bas ?
– Quand j’ai commencé, le livre
n'avait pour ainsi dire rien à voir avec l'Angola. Le sujet,
c'était les sectes religieuses. C'était relativement
inspiré de faits réels. Mais au deuxième
chapitre, le livre s'est modifié et j’ai compris qu’il
ne voulait pas de cette histoire... Avant je me lançais
dans un livre avec des plans très détaillés,
maintenant je m'embarque pratiquement sans rien, celui-ci j’ai
commencé à l'écrire sans rien.
– Que s'est-il passé ensuite ?
– L'idée m'est venue des diamants,
des agents... Un livre m'apparaît toujours davantage comme
un organisme vivant, il fait ce qu’il veut. Et je dois le
suivre à la trace, faire ce qu’il exige. C’est
un organisme indépendant.
– Il y a au moins dix voix principales
dans ce roman. Elles sont apparues au fur et à mesure que
vous écriviez le roman ?
– Exactement.
– Comment faites-vous pour ne pas vous
perdre dans ce carrousel de voix, sans un schéma, sans
un plan ?
– Hum… il se fait tout seul. Toujours
plus.
– Vous venez de dire qu’il s'agissait
d’un Angola inventé...
– Tout comme le Portugal est inventé...
(Lucas Coelho, Milfolhas,
Novembre 2003.)
Vendu.
LOTI (Pierre, pseudonyme de
Louis-Marie-Julien Viaud) — L'Histoire du Spahi.
Phototypie
du manuscrit. [Paris], Champion, 1925. In-8° (163 x 200 mm.)
en ff. sous étui, [48] p., un des 142 exemplaires
numérotés (n° 59) et signés par
son fils Samuel Viaud.
La
phototypie a été réalisée par le célèbre
et talentueux imprimeur Daniel Jacomet.
Commentaire d'une réédition
:
En
1881, Loti a trente et un ans, et signe pour la première
fois de son pseudonyme ce qui est son premier roman véritable.
L'intrigue rendra l'auteur célèbre : un Français,
transplanté dans une contrée lointaine, ici le Sénégal,
y connaît un grand amour. Il meurt ; sa maîtresse
se tue, après avoir tué son enfant. On trouve dans
ce récit l'Afrique, ses plaines, ses forêts, à
l'époque peu connues, et décrites par la sensibilité
d'un poète. On trouve la double aventure de l'amour et
de la guerre. On trouve la grande lamentation de l'amour et de
l'exil, que reconnaissent à la première phrase,
à la première mesure, tous les amoureux de Loti
– qui connaît une nouvelle jeunesse, une renaissance
dans le public.
50 euros (code de commande : 03452).
LOTI (Pierre, pseudonyme de Louis-Marie-Julien Viaud) — Madame Chrysanthème. Deux cent trente et unième édition. Paris, Calmann-Lévy, 1924. In-8° (124 x 188 mm.) broché, II, III, 304 p., exemplaire en bon état.
Notice d'une réédition
chez Kailash :
En
1885, l'officier de marine Julien Viaud arrive à Nagasaki.
Son double en littérature, Pierre Loti, tire de ce séjour
Madame Chrysanthème, l'une des œuvres les plus
étonnantes du japonisme qui marqua si fort la fin du XIXe
siècle.
Plus qu'une simple histoire de mariage exotique,
Madame Chrysanthème, roman d'une grande modernité,
nous révèle avec un rare sens du détail et
de l'atmosphère ce que fut le Japon de l'Ere Meiji.
C'est en lisant ce livre-là que Vincent
van Gogh, admirant les descriptions d'intérieurs japonais,
s'exclama : « Ah ! c'est donc comme ça
qu'il faut regarder une japonaiserie. »
8 euros (code de commande : 03448).
[MONS - CERCLE ARCHÉOLOGIQUE]. Annales du Cercle Archéologique de Mons. Tome XXVIII. Mons, Cercle Archéologique de Mons, 1898. In-8° (182 x 257 mm.) broché, XIX, 376 p.
Table des matières
:
- Liste
des membres du Cercle, au 16octobre 1898, p. V.
- Sociétés savantes avec
lesquelles le Cercle est en relation, p. XVI.
- Ouvrages et notices publiés en
dehors des Annales et des Bulletins du Cercle, en
1897-1898.
- Monographie des communes d'Ogy et
de Ghoy, par Th. Lesneucq, p. 1 et 109.
- Contribution à la Carte archéologique
de la province de Hainaut (Quevaucamps, Stambruges, Grandglise,
Harchies, Sirault, etc.), par Edmond Haubourdin. Œuvre
posthume avec une note de Émile Hublard, p. 73.
- Couplets sur la retraite des Français,
en mars 1793, par Félix Hachez, p. 81.
- Sceaux armoriés de Binche,
par J.-Th. de Raadt, p. 87.
- Extrait du journal d'un prêtre
parisien, (Mons en 1791), par J. Loridan, p. 95.
- Le petit-fils d'une Montoise fondateur
de New-York, par Armand de Behault de Dornon, p. 99.
- Les poupées en costume de chanoinesses
de Sainte-Waudru envoyées à l'impératrice
Marie-Thérèse, par Félix Hachez,
p. 129.
- Démolition de l'église des
ci-devant Jésuites de Mons, par Félix Hachez,
p. 137.
- Dom Gaspard Hanot, de Mons, abbé
d'Hautmont, 1588-1625, par René Minon, p. 141.
- Les canons flamands à la bataille
de Crécy de 1346, par Armand de Behault de Dornon,
p. 169.
- Note sur les anciennes armoiries de
la ville de Fontaine-l'Évêque, par Alphonse
Gosseries, p. 175.
- Le serment des archers du Saint-Sacrement,
à Masnuy-Saint-Jean, par Émile Prud'homme,
p. 177.
- De Mons à Hérenthals,
au XVe siècle, par J. Van Spilbeeck, p. 185.
- La prévôté de Renissart,
à Arquenne, par Ursmer Berlière, p. 193.
- La confrérie de Sainte-Waudru,
à Mons, par Ernest Matthieu, p. 219, 372.
- Le sacrilège de Cambron. Croix
commémorative à Mons, par Gonzalès
Decamps, p. 253.
- Aperçu des collections du dépôt
des archives de l'État, à Mons, par Léopold
Devillers, p. 257, 372.
- Ce que l'on découvre en restaurant
les tableaux anciens, par Clément Stiévenart,
p. 332.
- Relation en langue espagnole d'un
combat à Jemappes et d'une camisade à Harmignies,
en septembre 1572, par Félix Hachez, p. 336.
- Les origines de New-York. Claes Roosevelt,
par Armand de Behault de Dornon, p. 349.
- Une querelle au jeu de paume, à
Mons, le 23 novembre 1551, par Armand de Behault de Dornon,
p. 357.
- Une amulette du Congo, par Jules
Declève, p. 363.
- Errata, p. 372.
- Variétés.
- Armoiries de Fontaine-l'Évêque,
p. 373.
- Ruines des villages
de Villers-Saint-Ghislain et de Vellereille-le-Sec, p. 373
- Incendie de la tour
de l'horloge, à Mons, par Ernest Matthieu, p.
373.
Vendu.
[MONS - CONGRÈS D'HISTOIRE
ET D'ARCHÉOLOGIE - MENU]. Ve d'Aoust CIC.IC.CCCXC.IV.
IXe Congrès Belge d'Histoire et d'Archéologie. Mons, Loret, 1894. [Mons / Établissement Artistique de Léopold
Loret / rue de la Raquette, 14 & 16]
Menu imprimé sur un carton de 316 x 232 mm. plié
en deux, couverture illustrée.
Ce très
rare menu est la preuve qu'on savait recevoir les congressistes
à cette époque !
Poncelet
et Matthieu mentionnent l'adresse de la rue de la Raquette comme
lieu d'habitation et pas d'atelier ; nous la trouvons cependant
dans l'Annuaire du Commerce et de l'Industrie de Mons.
Notice d'Édouard Poncelet et d'Ernest Matthieu :
Léopold Loret, fils de Joseph-Jean et
de Jeanne-Josèphe Van Ranst, naquit à Termonde le
16 juin 1830. La nomination de son père comme organiste
à l'église de Saint-Nicolas-en-Havré en 1846
l'amena à Mons. Léopold avait suivi quelques années
les cours du collège de la Sainte-Vierge à Termonde
et était entré à 14 ans comme apprenti compositeur
dans les ateliers typographiques de Ducaju. À Mons, il
continua sa formation professionnelle à l'imprimerie Masquillier
et Lamir.
Envoyé à Paris pour se perfectionner,
en 1851, il travailla à l'imprimerie Pinot et à
l'établissement Cosse et Dumaine. Il faillit être
victime des fusillades lors des événements qui marquèrent
le coup d'État du 2 décembre 1851.
De retour à Mons, Léopold Loret
fondait, en 1858, rue de la Coupe, 27, un établissement
lithographique auquel était joint un commerce de papeterie,
d'articles de bureau et de fantaisie, sous le titre de Bazar
universel. Il y ajouta, en 1870, une imprimerie. Sa nomination
d'agent principal de la Caisse des Propriétaires et de
receveur provincial du Hainaut l'amena à liquider son établissement.
Loret alla alors habiter rue de la Raquette, n° 16 actuel.
De son côté, Eugène Byr
avait ouvert en 1868, rue de la Chaussée, n° 72, une
librairie et y avait annexé une presse lithographique ;
elle fut transférée en 1880, Grand'PIace, 34. Byr
inscrivit son nom comme éditeur de plusieurs publications
pédagogiques, notamment les Éléments de
géométrie descriptive, par A. Ménétrier,
vol. in-8° de 368 p. avec atlas de 34 planches. Il s'associa,
en octobre 1881, avec Léopold Loret. De commun accord se
fit l'acquisition d'un important matériel typographique
et lithographique.
À la suite du décès de
sa femme, en 1886, Byr se retira de l'association et Loret reprenant
l'imprimerie pour son compte personnel, augmenta notablement son
matériel et fit l'acquisition, à Londres et à
Philadelphie, de vignettes, fleurons et types nouveaux.
Loret adopta comme marque typographique une
vignette portant l'inscription : Li Lavrier av mérite,
allusion à son nom
Plusieurs ouvrages d'une exécution artistique
soignée sortirent de ses presses et vinrent remettre en
honneur l'art typographique en notre ville à la fin du
XIXe siècle. [...]
De sa femme Philippine-Laurence Monoyer, qu'il
avait épousée à Ghlin, le 23 août 1855,
il eut cinq enfants, dont l'un, Georges-Léopold-Joseph,
né à Mons le 31 mars 1869, reprit, en 1899, l'établissement
paternel.
En 1903, Georges Loret acquit la maison sise
rue de Nimy, n° 28, qui avait été occupée
par l'imprimerie d'Edmond Degouy ; il y transféra son établissement
typographique et reste dans la voie artistique que son père
avait tracée.
Bibliographie :
- Poncelet (Édouard) et Matthieu
(Ernest), Les imprimeurs montois, p. 194-196.
- Annuaire du Commerce et de l'Industrie
de Mons. 1892-1893, p. 228.
Vendu.
[MONS
- ENVIRONNEMENT]. L'environnement à Mons et aux alentours.
[Bruxelles], Ministère
de la Culture Française, 1978. In-8° (216 x 230 mm.)
agrafé, 35 p., illustrations hors texte.
Publication
éditée à l'occasion de l'exposition éponyme
organisée au Musée des Beaux-Arts de la ville de
Mons, du 10 janvier au 22 février 1978.
Introduction, L'animation
environnement :
Depuis
octobre 1974, avec l'approbation du Conseil d'Administration de
la Maison de la Culture de la région de Mons, cette dernière
mène sous diverses formes une campagne en faveur de la
sauvegarde de l'environnement pour Mons et la région.
À une époque où il est
de bon ton d'informer le grand public par tous les moyens sur
la nécessité qu’il y a à envisager de
toute urgence les mécanismes de modification du comportement
des êtres humains vis-à-vis de ce qui les entoure,
chacun est conscient de l'ampleur des problèmes et s'estime
sensibilisé à leurs éventuelles conséquences.
Souvent, cependant, on considère que leur résolution
se situe au niveau de grandes actions coûteuses, dépendantes
directement des pouvoirs officiels.
Cette conception passive nie évidemment
l'action individuelle comme si cette dernière n'était
pas le premier chemin vers un comportement global. Dans l'absolu,
cette optique pourrait conduire à un laisser-aller où
chacun calque son attitude sur ce que ne fait pas le voisin.
Le souci de la Maison de la Culture consiste,
à partir de réalisations souvent modestes, à
dépasser le stade de l'information traditionnelle pour
déboucher sur une politique dynamique de travail.
Pendant trois ans, la population par groupes
d'âge devrait être atteinte par une action dont nous
sommes conscients qu'elle ne pourra être concrétisée
qu'avec la collaboration de nombreux organismes.
C’est ainsi que, sous divers aspects, le
Ministère de la Culture Française, la Ville de Mons,
le Centre Culturel du Hainaut, la Fédération Provinciale
du Tourisme, l'intercommunale de développement économique
pour l'arrondissement de Mons, les groupements locaux, etc., participent
intensément à notre travail.
La réciproque est vraie également
car la Maison de la Culture aide, dans la mesure de ses moyens,
des initiatives particulières émanant d'organismes
ou de groupements ayant voulu mettre en œuvre des manifestations
dans le sens évoqué ci-dessus.
Table des matières :
- Maison de la Culture de la région
de Mons.
- L'animation environnement,
par Jean Chalet.
- Liminaire, par
Josée Mambour.
A. Le patrimoine.
- Réflexions
sur l'inventaire monumental de Mons, par Jean Huvelle.
- Exercices de vocabulaire :
rénovation, restauration, réhabilitation, réaménagement,
réaffectation, par Jean Huvelle.
- Monuments en péril,
par Jean Huvelle.
B. Le site urbain.
- Protection des sites
urbains montois, par A. Pion.
- Année du patrimoine
architectural.
A. L'avenir
du passé à Mons, par Jean Barthelemy.
B. Liste
des panneaux exposés.
- La Fondation Claude
de Bettignies, par A. Colart et Jean-Marie Servais.
- Le plan d'aménagement
du secteur « Mons-Borinage », par P.
Gillain.
C. La pollution.
- Eau et pollution
- L'action de l'I.D.E.A., par J. Nonclercq.
- Le Centre de Recherche,
d'Analyse et de Contrôle Chimique « Cerachim »,
par Gh. Lembourg.
- L'Intercommunale
de salubrité publique hennuyère, par P. Quenon.
D. L'environnement et nous.
- Le département
environnement de la Ville de Mons, par Marcel Save.
- La pollution visuelle,
par Jean-Claude Heupgen.
- Les ateliers créatifs,
par Jean Chalet.
Vendu.
MORELLI (Anne) — La presse italienne en Belgique, 1919-1945. Louvain - Paris, Éditions Nauwelaerts - Béatrice Nauwelaerts, 1981. In-8° (160 x 240 mm.) broché, 137 p., (collection « Centre Interuniversitaire d'Histoire Contemporaine - Cahiers », n° 94), envoi de l'auteur au professeur Maurice-A. Arnould.
Extrait de l'avant-propos
:
C’est
l'Italie qui fit apport à la Belgique du plus grand nombre
d’immigrants. En 1977 il y avait 287.000 Italiens en Belgique,
formant de loin la communauté étrangère la
plus nombreuse.
On sait moins bien que les premiers noyaux de
cette communauté s'installèrent très tôt
en Belgique. Des exilés italiens prirent déjà
part, aux côtés des Belges, à la révolution
de 1830 ; d'autres s'installèrent en Belgique dans
la seconde moitié du XIXe siècle.
Cependant, jusqu'en 1918, la communauté
italienne ne reçut d'apport massif ni d'émigrés
politiques ni d'émigrés économiques.
Avec l'avènement du fascisme en Italie,
la situation allait être bouleversée et la petite
communauté italienne allait décupler en quelques
années. Fuyant l'Italie où leurs options politiques
leur rendaient, selon l'expression même du fascisme, « la
vie impossible », de nombreux antifascistes italiens,
de conditions économiques très variables, vinrent
chercher asile et travail en Belgique.
À ces émigrés politiques
vinrent s'ajouter des émigrés économiques
que les autorités fascistes italiennes en Belgique tentèrent
d'encadrer dans des organisations telles que les fasci all’estero.
Entre les deux guerres, les émigrés
italiens de Belgique étaient donc vivement politisés
et la césure entre fascisme et antifascisme créait
deux ghettos s'ignorant entre eux. Il nous a paru intéressant
d'étudier, comme témoins de leur conscience politique
et de leur identification, les journaux à travers lesquels
ces émigrés s'exprimaient.
Nous avons relevé entre 1919 et 1945
non moins de trente-et-un journaux et périodiques publiés
en Belgique par des Italiens ou pour les Italiens. Nous avons
ajouté à cette étude deux chroniques régulières
en italien, ouvertes par des journaux belges (La Wallonie-Le
Peuple et Le Drapeau Rouge) aux réfugiés
antifascistes.
Le sujet nous paraissait relativement vierge.
Lorsqu'en 1977 parut à Rome un livre entièrement
consacré à la presse italienne à l'étranger,
des origines à nos jours, nous avions espéré
trouver enfin dans cet ouvrage, patronné par la Direction
générale de l'émigration, une base d'étude
sur la presse italienne en Belgique.
Notre déception fut grande. Aucun chapitre
n'était consacré à la Belgique. Un journal
italien de Belgique était incidemment signalé en
1908, puis deux publications officielles étaient signalées
pour l'entre-deux-guerres. Le chapitre consacré à
la presse antifasciste ne disait pas un seul mot de l'activité
journalistique très vive dont la Belgique avait été
le siège.
Pour l'après-guerre, l'ouvrage présentait
d'ailleurs les mêmes lacunes. Force nous fut donc de commencer
à zéro cette étude dont nous n'ignorons pas
les lacunes. À partir d’un matériel rarement
conservé et mal répertorié, nous avons tenté
d'établir un premier répertoire de la presse italienne
en Belgique qui ne soit pas seulement une nomenclature, mais qui
permette aussi la compréhension des différentes
tendances idéologiques qui s'exprimèrent dans l'émigration
de 1919 à 1945.
25 euros (code de commande : 03473).
[NAPOLÉON Ier (Napoléon Bonaparte)]. GAUBERT (Henri) — Le sacre de Napoléon Ier. Paris, Flammarion, 1964. In-8° (135 x 215 mm.) broché, 245 p., (collection « L'Histoire »).
En quatrième
de couverture :
« Du
sublime au ridicule, il n'y a qu'un pas », déclara
certain jour, et de manière assez coléreuse, Napoléon Ier,
au cours d'une séance du Conseil d'État où
se discutaient les modalités du sacre et du couronnement.
Du sublime ? Il y en eut, certes. Une liturgie
riche de symboles. La présence auguste du pape Pie VII,
participant effectivement à cet office grandiose. Sans
compter les diverses marches et contremarches du couple impérial,
évoluant avec pompe sous les voûtes de Notre-Dame.
Du ridicule ? Il faut bien s'attendre à voir paraître
ici cet élément indésirable que Napoléon
semblait considérer avec une certaine appréhension.
Rien d'étonnant à cela : la cour impériale
est encore bien jeune pour affronter publiquement de pareilles
manifestations ; et par ailleurs son chef ne possède
guère de dispositions particulières en ce qui concerne
le respect de l'étiquette...
Dans la mise au point très objective
de ces deux notions plutôt opposées – le
sublime, le ridicule – Henri Gaubert a pris bien soin
de ne pas trop accentuer le côté plaisant de l'anecdote :
les faits parlent assez tout seuls. Le livre qu'il nous présente
ici est loyal, et dégagé de tout parti pris. D'autre
part, il apporte nombre de rectifications et, aussi, quelques
compléments d'information sur cette singulière et
imposante journée du 2 décembre 1804.
8 euros (code de commande : 03446).
[NAPOLÉON Ier]. FORSHUFVUD (Sten) — Napoléon a-t-il été empoisonné ? Une enquête judiciaire. Traduit du suédois par Edy Maupoix. Préface par Henri Griffon. Avant-propos de Henry Lachouque. Paris, Plon, [1961]. In-8°() broché, 260 p., illustrations hors texte, pelliculage défraîchi.
En quatrième
de couverture :
Napoléon
serait-il mort empoisonné ? La question, peut-être,
n’est pas si folle. Car enfin, quelles furent, à Saint-Hélène,
les dernières semaines de l’Empereur ? Malade
depuis un fort longtemps – d’un cancer, comme on
se plaît à l'affirmer de nos jours ? d’une
lésion des parois stomacales, comme il semble qu'on l'ait
cru alors ? – un matin brusquement il s'évanouit.
Lorsqu'on fait appel au docteur O’Meara, il souffre depuis
cinq mois déjà. Sa santé, bientôt,
ne cesse de faiblir : chaque jour, sans discontinuer, ce
sont vomissements, maux de tête, fébrilité
mentale et, une fois, inattendue, une sévère hémorragie
gastrique... Inquiets, et comme en désespoir de cause,
les médecins prennent le parti de cesser tout traitement ;
même d'interdire au malade les innocentes tisanes qu'on
avait coutume de lui servir. Vraie surprise, soudain durant quinze
jours, Napoléon ira mieux. Se pourrait-il que ce fût
la guérison ? En ce cas, il faut au plus vite recommencer
les soins. Coïncidence ou conséquence ? Une semaine
plus tard, par une splendide nuit du début de mai, l’Empereur,
soudain paralysé, meurt.
Le docteur Forshufvud, l’auteur de ce livre,
est formel : on a empoisonné Napoléon. Comment ?
À l'arsenic. Les preuves, à vrai dire, ne sont pas
impératives : mais, enfin, les présomptions
sont fortes, les coïncidences singulièrement troublantes.
Un crime odieux, aurait-il été méconnu ainsi ?
Il se pourrait que la patiente enquête du docteur Forshufvud
nous ménageât un des plus sensationnels coups de
théâtre à retardement de l’Histoire...
10 euros (code de commande : 03467).
[PARTITION].
RAYS (Tom) — God Save the King & Rule Britannia. Airs
Nationaux Anglais. Transcription Chant Accordéon. Bruxelles, Éditions Musicales « Tempo »,
s.d. Feuillet plié en deux (175 x 265 mm.), [4] p.,
cachet ex-libris de R. Vanavermaete, rue Saint-Lazare, 108, à
Mons.
Airs notés
aux pp. 2 et 3 et extrait du catalogue de l'éditeur à
la p. 4.
4 euros (code de commande : 03458).
['PATAPHYSIQUE].
Monitoires du Cymbalum Pataphysicum. N° 1. Rilly-la-Montagne, Cymbalum Pataphysicum, 1988.
In-8° (145 x 205 mm.) collé, 48 p., illustrations,
exemplaire numéroté sur vergé bleu (n° CVII),
avec sa bande d'annonce et en parfait état.
Ce volume
est le Guide de l'Expectateur. Us, règles, pratiques,
coutumes, protocoles, habitudes, définitions, standards,
normes et anomalies observés et à observer tant
pour le port extérieur que pour la conduite intérieure
au Cymbalum Pataphysicum et ès Institutions corrélates
en attendant l'an 2000.
Avant-propos :
Le début est le commencement du Tout,
affirme le Tautologue. Mais qu'en est-il de la moitié ?
L'an très vulgaire 1987 marquera le passage de la ligne
qui sépare l'après-Occultation de l'avant-Désoccultation.
Bonne occasion, à l'approche de cet équateur, de
faire le point.
Si la Pataphysique est la fin des fins, l'Occultation
fut le commencement d’une fin. Non certes au sens où
l'entendait Winston Churchill en 1943 ( « Ce n’est
pas encore le commencement de la fin, mais c’est déjà
la fin du commencement »), mais au sens du sens :
en ... (1975 vulg.), le Cymbalum a été créé
afin d'administrer la Science jusqu'à l'an 2000 et, suivant
l'expression de Sa Magnificence Opach, d'assurer la « gestion »
de ce « temps de la patience ».
Alors que la fin de la « gestation »
apparaît désormais plus proche à l'horizon
que son début, et compte tenu que nombreux sont ceux qui
ont pris le bateau en marche, postérieurement à
1975 vulg., il a paru souhaitable de proposer à ceux-ci
un vade-mecum à la fois pratique et inutile. La Commission
des Licéités et Harmonies a décidé
de porter ses efforts en trois directions.
1) Faire le point sur le présent,
i.e. rappeler la bonne règle de l'Occultation ainsi que
les usages qui se sont établis en douze ans, et bien repréciser
les différences entre le Cymbalum et le Collège.
2) Remémorer le passé à
l'usage des « nouvelles couches », i.e.
retracer l'histoire du Collège jusqu'au 29 clinamen 102,
date de l'Occultation. S'il n'y a pas lieu de ressasser les détails
d’une hiérarchie et d’une structure occultées,
la Sous-Commission a cependant décidé de renvoyer
les curieux à quelques publications collégiales
ou extra-collégiales qui permettront au néo-cymbaliste
de se faire une idée précise de ces structures destinées
à demeurer dans l'ombre en attendant l'aurore du prochain
millénaire vulgaire.
3) Car cette nouvelle et deuxième
série des publications du Cymbalum se veut surtout préparation
de l'avenir. Commencement des fins, l'Occultation n'a été
la fin que d’un commencement et non la fin du Collège.
Contrairement à ce qu'annonçait le IIIe Manifeste
à propos du Collège, pour le Cymbalum, « l'ère
des travaux préparatoires » n’est pas terminée.
À l'inverse des cloches qui se taisent
au soir du vendredi saint, le Cymbalum Pataphysicum, en cette
courte parenthèse de cinq lustres, résonne en attendant
la Pâque.
16 euros (code de commande : 03445).
['PATAPHYSIQUE].
Du Vrai, du Beau, du Bien. Chrestomathie élémentaire
de 'Pataphysique. Paris],
Collège de 'Pataphysique, [1965]. In-8° (121 x 210 mm.),
84 p., exemplaire en bon état.
Il s'agit du
n° 0 - 28tatane 92 de la collection Subsidia Pataphysica.
Présentation par
l'éditeur :
Le
numéro zéro des Subsidia Pataphysica inaugure
la nouvelle série par une indispensable Chrestomathie
de textes pataphysiques. Déjà parus dans les Cahiers
ou les Dossiers, ils sont ici réunis pour la formation
du néophyte et le recyclage du vétéran. Groupés
autour des trois enseignes commerciales : Du Vrai,
Du Beau, Du Bien, ils constituent, sans prétention
mais sans complaisance, une petite synopse des thèmes que
le vulgaire prend pour des paradoxes mais dont l’évidence
pataphysique peut servir à structurer la spéculation
de ceux qui se sentent mal garantis contre les contagions du siècle.
Un précieux vade-mecum.
20 euros (code de commande : 03444).
[PEINTURE
HOLLANDAISE]. Personnages et paysages dans la peinture hollandaise
du XVIIème siècle de l'Akademie der Bildenden Künste,
Vienne. [Bruxelles], Ministère
de la Culture Néerlandaise, 1977. In-4° (235 x 235 mm.)
broché sous couverture à rabats, 89 p., illustrations
en noir.
Ouvrage publié
à l'occasion de l'exposition présentée aux
Musées Royaux des Beaux-Arts, à Bruxelles, du 17
novembre 1977 au 15 janvier 1978 à l'occasion du 25e anniversaire
de l'Accord culturel austro-belge.
Introduction :
La
richesse et la variété de la peinture hollandaise
du XVIIe siècle n'ont d'égale que sa qualité
artisanale. Ce siècle d'or, qui voit les genres se diversifier
à l'extrême, s'enrichit aussi des apports étrangers.
L'italianisme, on le sait, marque les Dujardin ou les Wouwerman,
mais les Hollandais innovent également, créant à
Rome même, avec un Pieter van Laer, les « bambochades ».
Cette interaction du décor méridional et de la matérialité
nordique donne aux œuvres – paysages ou scènes
de genre – une saveur particulière et explique
le succès qu'elles connurent dans le monde occidental d'alors.
Le sens de la vie d'autre part, celle de la nature comme celle
des hommes – que les grands maîtres tels Adriaen
van Ostade, Benjamin Cuyp, Pieter de Hooch, Jan Steen ou Jacob
van Ruisdael ont admirablement développé dans leurs
régions – résonne encore aujourd'hui,
par le rendu de l'atmosphère et la chaleur lumineuse. Le
succès de cet art ne serait-il pas aussi le fait des relations
individuelles qui s'établissent entre l'artiste et le spectateur,
et que renforce le format réduit des tableaux ?
L'hypothèse, peut-être audacieuse,
explique sans doute le plaisir des amateurs jusqu'à nos
jours. Ce plaisir, nous l'éprouvons en particulier aujourd'hui
grâce à l'exposition des œuvres appartenant
à l'Académie de Vienne. Le choix qui nous est offert
comporte des aspects divers, de même que des artistes notoires
et d'autres qui le sont moins. Cette sélection fait honneur
à ceux qui ont eu la charge de réunir ces collections
destinées à l'enseignement des arts, et nous remercions
ici nos collègues autrichiens qui nous les prêtent
généreusement.
Table des matières :
- Introductions, par Hertha Firnberg
et Philippe Roberts-Jones.
- Avant-propos, par Heribert R. Hutter.
- Catalogue, par Renate Trnek.
12 euros (code de commande : 03465).
[PREMIÈRE GUERRE MONDIALE]. The Penguin Book of First World War Prose. Edited and with an introduction by Jon Glover and Jon Silkin. London, Penguin, 1990. In-8° (127 x 197 mm.) collé, XV, 619 p., couverture partiellement insolée.
En quatrième
de couverture :
Selections
from the letters, memoirs, autobiographies and fiction of the
First World War.
Edmund Blunden, Vera Brittain, Oskar Kokoschka,
Willa Cather, Jaroslav Hasek, Paul Klee and Ernest Hemingway are
among the contributors to this remarkable anthology, which contains
several translations commissioned especially for it and draws
its riches from Britain, Europe and America. Nearly all of the
authors participated in the Great War, whether in battle or, like
Rebecca West, on the home front. Most would probably have agreed
with Conrad who, when asked what he had believed would happen
after the assassination of Archduke Ferdinand, replied, « Nothing
... It fitted with my ethical sense that an act cruel and absurd
should be also useless. »
Jon Glover and Jon Silkin have arranged their
selection to trace and record an evolving sense of the War's moral,
political and emotional impact. « For all the writers
War seems to have been an intensifying experience out of which
they asked what values, if any, inhered in human life. They asked
what kind of survival was possible – for whom and for what
end. These answers they made – many of them tentative –
remain relevant. »
« Their writing is sumptuous with
blood, shockingly articulate, often marvellously mad, now and
then bewilderingly serene and, seen collectively, a period-piece
extraordinary. The reader is likely to emerge from this glimpse
of it very shaken ... All the contributors, in their highly personal
ways, show that the war stimulated their pens as it ruined their
world. » (Ronald Blythe in the Sunday Times.)
« The editors have ... winnowed out
fresh and arresting memoirs of the holocaust ... Their anthology
can be read today with rapt attention - alas, with tears as well. »
(John Keegan in the Daily Telegraph.)
4 euros (code de commande : 03460).
[PREMIÈRE GUERRE MONDIALE - CARTES POSTALES - DIXMUDE]. Dixmude - Dixmuide - Dixmude. Boyau de la Mort - De Doodengang - The « Trench of Death ». [Bruxelles], Nels, [ca 1920]. Canet de 10 cartes postales (150 x 92 mm.), (collection O.N.I.G. - N.W.O.I. - Sites de Guerre - War Sites - Oorlogsoorden »), bon exemplaire bien complet des dix cartes avec leurs serpentes.
Table des cartes :
1.
Panorama du Boyau de la Mort.
2. L'Yser et les abris allemands.
3. Le Cavalier avec ses postes de guetteurs.
4. Pendant la remise en état.
5. Lieu-dit « La Souricière ».
6. Boyau de la Mort à Dixmude.
7. Intérieur de la tranchée
avec abri bétonné.
8. Entrée d'un abri-galerie - Les deux
abris pour guetteurs.
9. L'entrée de la galerie vers le « Cavalier ».
10. Tranchée du tir.
25 euros (code de commande : 03468).
[PROUST (Marcel)]. BRASSAÏ (pseudonyme de Gyula Halász) — Marcel Proust sous l'emprise de la photographie. 16 photographies de l'auteur. Paris, Gallimard, 1997. In-8° (141 x 205 mm.) broché sous jaquette illustrée d'éditeur, 176 p., illustrations hors texte, exemplaire en bon état.
En quatrième
de couverture :
Brassaï
n'est pas seulement le grand photographe universellement connu.
Ses livres sur Picasso, sur Henry Miller montrent que son esprit
est aussi pénétrant que son regard. Partant du fait
notoire que Proust était, dans la vie, un passionné,
un fou de la photographie, Brassaï a découvert qu'elle
avait une forte influence sur sa formation artistique et sur son
art.
La photographie est partout présente
dans la Recherche. Elle joue souvent un rôle décisif
dans les mille drames qui la composent : de la mésentente
entre le duc et la duchesse de Guermantes révélée
à propos de la photographie géante des monnaies
de l'ordre de Rhodes, jusqu'à la photographie de Charlus
qui suffit à mettre Morel en fuite.
Allant plus loin, Brassaï découvre
une relation entre la photographie et l'art même de Proust.
Il voit dans sa technique narrative des changements de perspective,
d'angle optique, des cadrages. Et surtout il rapproche la mémoire
involontaire de l'image latente, telle qu'elle apparaît
dans le bain du révélateur. Proust lui-même
fait de la photographie une métaphore de la mémoire
involontaire. C'est dans la photographie, née elle aussi
du désir d'arrêter l'instant, pour le fixer à
jamais dans une sorte d'éternité, que Proust a trouvé
sa meilleure alliée.
Vendu.
SALMON (André) — Sylvère ou la vie moquée. Roman. Septième édition. Paris, Gallimard, 1956. In-8° (120 x 190 mm.) broché, 352 p.
En quatrième
de couverture :
Tout
ou rien ! Ça aurait pu être la devise. Sylvère
Garance, né à Paris, rue Saint-Charles, eu 1900,
et qui, contrarié dans ses desseins, s'applique cruellement
à n'être rien, se donnant pour but à faire
de sa vie un chef-d'œuvre de médiocrité. Mais
l'art est difficile.
On exagérerait en soutenant que, passé
du berceau de la rue Saint-Charles ail lit-cage de la rue du Commerce,
Sylvère égalait Pascal enfant. Au moins doué
pour les mathématiques à ce point que son père
le destinait à Polytechnique, mais « tel qu'en
songe », sans comprendre qu'en retirant trop tôt
son fils du collège il lui fermait les portes de l'X. La
mère ? Une dolente créature remarquable par
sa vocation de la dégringolade. Parlons d'Adeline, la chère
petite sœur. Est-elle bonne ? Est-elle méchante ?
N'est-ce pas pour payer des études idiotes à Adeline
que Sylvère fut retiré du collège ?
Volontaire en 1918, revenu d'une guerre qu'il
fit parce que c'était la mode, Svlvère deviendra
compilateur, fournissant de trompe-l'œil scientifique les
candides abonnés d'une revue de vulgarisation. Pas longtemps.
Honnête homme, il s'écœure de trahir à
la fois la science et ses humbles dévots. Il abandonne,
comme il abandonne sa famille après une scène capitale ;
franc tableau d'intérieur que je vous recommande.
Tout ou rien ! Ayant rêvé
d'égaler Henri Poincaré, Sylvère se métamorphose
en Français tout ce qu'il y a de moyen au siècle
de Ravmond Poincaré. Un Julien Sorel à l'envers ?
Presque. Mais qu'il est donc difficile de rompre avec tout. Les
années coulent. Les temps deviennent durs. Par fortune,
le Six Février, Sylvère s'est égaré
à Luna Park..... 1939..... La Guerre !..... Encore
elle..... Juin 1940.
Après un séjour mouvementé
aux États-Unis, une ancienne maîtresse de Sylvère
s'est réfugiée auprès de lui. C'est elle
qui, ingénument, portera à son point de perfection
le désir que put avoir un homme lier de s'anéantir
dans la béatitude des banlieues de nos villes et de l'âme.
Un personnage cher à l'auteur est Tante
Gabrielle qu'un vif esprit de famille dévoyé par
la fièvre patriotique jeta dans les bras de son beau neveu
mobilisé. Quant au père, comptable et peintre du
dimanche, on le connaître soudain révélateur
d'un art sordide. Devenu fou, il étranglera son marchand
de tableaux. C'est bien fait.
7 euros (code de commande : 03441).
SELOSSE (Louis) — L'ile de Serk. Un État féodal au XXe siècle. Illustrations de Charles Berriat. Préface de Jacques Bainville. Lille, G. Sautai (imprimeur), 1928. In-8° (190 x 238 mm.) broché, IV, 349 p., illustrations in et hors texte, un des 100 exemplaires numérotés sur Vergé de Rives (n° 12) avec 8 bois hors texte tirés sur Vieux Japon bien complet de leurs serpentes légendées, cachet ex-libris du professeur Maurice-A. Arnould.
Notice de Marc Bloch
:
Une
survivance du régime seigneurial. L'île de Serk,
– une des plus petites de l'Archipel normand, 6 km.
de long et environ 500 hab. ! – conserve aujourd'hui
encore une constitution singulièrement archaïque.
Chose curieuse, cette constitution n'est cependant point très
ancienne. Elle date, pour partie, du repeuplement de l'île,
sous le règne d'Élisabeth, et, quant au surplus,
d'une réforme administrative opérée par le
Conseil Royal anglais, sous Charles II, après des
troubles religieux et politiques. Mais ces règlements,
relativement modernes par leur date, s'inspiraient du vieux droit
normand, cristallisé, comme l'on sait, dans les îles
détachées, sous Philippe-Auguste, de l'ensemble
du duché : en sorte qu'il s'agit, si j'ose dire, d'une
survivance par imitation, plutôt que par continuité.
Les caractères fondamentaux sont l'existence d'une seigneurie,
avec redevances (mais non corvées domaniales), – de
tenures indivisibles, – d'un juge seigneurial, c'est-à-dire
nommé par le seigneur, mais jugeant indépendamment
de lui (ce dernier trait est conforme aux anciens principes, mais
l'existence d'un juge unique, au lieu d'une cour, ne l'est guère),
– enfin d'une assemblée législative des
« Chefs-Plaids », composée de quarante
tenants (ceci nous ramène à des conceptions qu'il
faudrait qualifier de pré-féodales ; comparez
les antiques cours de comtés ou de centaines anglaises
ou franques). L'isolement judiciaire et politique de l'île
est plus apparent que réel, puisqu'elle dépend à
la fois de la Cour de Guernesey et du Conseil Privé anglais.
On trouvera ces curieuses institutions décrites, avec un
grand luxe de détails, parfois pittoresques, dans un ouvrage
publié une première fois en 1911 par Mr Louis Selosse
et qui, après la mort de l'auteur, tombé pour la
France, a été récemment réédité
et augmenté de quelques textes nouveaux par les soins pieux
de sa sœur. Sans doute, Mr Selosse, s'il avait vécu,
aurait tenu à compléter ce tableau juridique par
des recherches, qui ne manqueraient pas de donner des résultats
curieux, sur la vie économique de ce petit monde, son état
social et peut-être l'histoire du peuplement. La légende
de saint Magloire, rappelée au début de l'ouvrage,
est visiblement sans valeur ; il serait plus intéressant
de savoir si l'île présente des vestiges archéologiques
anciens. C'est sur un sentiment de poignante mélancolie
qu'on ferme le livre. Comme tant de jeunes hommes de sa génération,
l'historien de Serk, dans son glorieux sacrifice, est mort trop
tôt pour nos études.
Bibliographie :
- Bloch (Marc), « Mr Louis Selosse,
L'île de Serk. Un État féodal au XXe siècle »,
dans Annales d'histoire économique et sociale, 2e
année, n° 5, 1930. pp. 135-136.
50 euros (code de commande : 03450).
SUNOU (Philippe) — Les prisonniers de guerre allemands en Belgique et la bataille du charbon, 1945-1947. Préface de Robert Demoulin. Bruxelles, Musée royal de l'armée, 1980. In-8° (157 x 240 mm.) broché, XXVI, 158 p., (collection « Centre d'Histoire Militaire - Travaux », n° 15).
Extrait de l'introduction
:
Au
lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la Belgique utilisa dans
ses charbonnages et sous la surveillance de l'Armée, plusieurs
dizaines de milliers de prisonniers de guerre allemands. Feu le
commandant Hautecler qui avait déposé au Musée
royal de l'Armée les archives des services qui les administrèrent,
nous en avait signalé l'existence. À partir d'elles
et de bien d'autres sources encore, nous avons réalisé
cette étude sur le séjour des prisonniers de guerre
allemands détenus par la Belgique de 1945 à 1947,
et la part qu'ils prirent à la production charbonnière
de notre pays et, par là, à son relèvement
et au passage de son économie de guerre à celle
du temps de paix.
Le sujet pouvait être envisagé
sous trois points de vue : celui du prisonnier lui-même,
celui du gardien, enfin celui de l'employeur. Le premier retint
l'attention du docteur H. Jung, de la Wissenschaftliche Kommission
für deutsche Kriegsgefangenengeschichte à Munich.
Nous nous attacherons à développer les deux autres.
Pour la compréhension du sujet, nous
exposerons brièvement – s'y attarder sortirait
du cadre de ce travail – ce que fut l'accroissement
de notre production houillère, accroissement qu'on appela
à l'époque la « bataille du charbon »,
et dont la mise au travail des prisonniers allemands constitua
une des nombreuses facettes. La documentation rassemblée
pourrait aboutir à une étude plus approfondie de
ce seul sujet ; elle comprend notamment des études
de la Fédération charbonnière de Belgique
et de la Direction générale des mines, des brochures
de circonstance, des rapports présentés à
des congrès de parti et des extraits de presse. On y trouve
aussi, mais incidemment, quantité de renseignements, que
le docteur H. Jung n'a pas retenus.
Nous évoquerons d'abord le contexte historique
au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et le problème
charbonnier tel qu’il se posa dès la libération
du pays. Le transfert des prisonniers de guerre allemands et l'établissement
de leurs camps qui présupposent une organisation dotée
d’une hiérarchie de commandement et d’un système
de garde, retiendront ensuite l'attention. La mise au travail
des Allemands et leur libération, deux ans plus tard, posèrent
d'autres problèmes. Nous verrons dans quelle mesure l'opinion
publique et la presse s'intéressèrent à ces
travailleurs et nous nous demanderons si leur présence
ne fut pas ressentie comme un danger par le monde ouvrier alors
en effervescence. Ensuite nous évaluerons la part qu'ils
prirent au relèvement du pays.
20 euros (code de commande : 03472).
THIERRY (Jean-Michel) — Les arts arméniens. Principaux sites arméniens, par Patrick Donabédian. Notices complétées par Jean-Michel et Nicole Thierry. Paris, Mazenod, 1987. In-4° (258 x 320 mm.) sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 623 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « L'Art et les Grandes Civilisations », n° 17), exemplaire en très bon état.
Sur la jaquette :
Longtemps
connu des seuls voyageurs qui, au XIXe siècle, crurent
y découvrir l'origine de l'art byzantin et l'une des sources
de l'art roman, l'art arménien s'inscrit aujourd'hui en
bonne place dans le musée universel.
Son exceptionnelle longévité – du
Ve au XVIIIe siècle – le nombre élevé
de ses monuments – plusieurs milliers d'églises –
l'abondance de ses manuscrits – plus de vingt mille
répertoriés – suffiraient à lui
conférer une place privilégiée dans l'histoire
de l'art. Peu de peuples connurent une histoire aussi mouvementée
et tragique, un nombre aussi grand d'invasions, et surent traverser
avec plus de courage une série impressionnante d'épreuves.
Mais l'Arménie c'est avant tout la plus ancienne des chrétientés
d'Orient, une civilisation qui a su, entre Anatolie et Caucase,
créer un prototype d'églises reconnaissables à
leur toit conique sur coupole et dont ouvertures et murs sont
décorés d'une véritable calligraphie gravée.
Autre volet original de cet art : les fameux khatchkars – stèles
en forme de croix ouvrées d'entrelacs, de rosaces et de
motifs végétaux. Du temple hellénistique
de Garni aux églises de la Nouvelle Djoufla, des chapiteaux
de Zvarnots aux multiples églises d'Ani, du fameux décor
sculpté de Sainte-Croix d'Alt'amar aux manuscrits d'Ejmiacin,
cet ouvrage fait revivre les grands moments de l'art arménien
et englobe tous les aspects d'une civilisation originale et unique.
Ce large panorama est l'œuvre de deux auteurs :
le docteur Jean-Michel Thierry, chargé de cours de culture
arménienne à l'Institut des langues orientales,
l'un des meilleurs connaisseurs de cet art et de cette culture
et Patrick Donabédian, docteur en histoire de l'art (Paris)
et docteur ès sciences artistiques de l'Académie
des Beaux-Arts de l'U.R.S.S. qui a publié l'un des inventaires
les plus complets de la sculpture arménienne.
45 euros (code de commande : 03461).
TOUSSEUL
(Jean, pseudonyme d'Olivier Degée) — La Parabole
du Franciscain. Bruxelles,
La Renaissance du Livre, 1928. In-8° (125 x 189 mm.)
broché, 205 p., couverture un peu défraîchie.
Bien que la
page de titre porte la date de 1928, l'achevé d'imprimer
est daté du 20 octobre 1927.
Cet
ouvrage fait partie de ceux que Jean Tousseul a situés
dans le décor de la vallée de la Meuse.
Il y met en scène les tourments de Gabriel,
un moine qui a quitté sa femme pour entrer dans les ordres.
Il vit en symbiose avec la nature et les miracles qu'il accomplit
lui valent la vénération de tous. Lors d'une visite
de celle qui fut sa femme, il ne parvint pas à réfréner
son désir, ce qui lui fit perdre ses dons. En guise de
pénitence, il entra dans un processus de mortification
qui l'amènera jusqu'à la mort...
8 euros (code de commande : 03453).
VAN ACKERE (Jules) — L'Europe de la Renaissance du Baroque et du Rococo. Bruxelles, Meddens, 1969. In-4° (258 x 287 mm.) sous reliure et jaquette d'éditeur, 243 p., illustrations en noir et en couleurs, (collection « Atlas »).
Avant-propos :
Cet ouvrage a sa place tout indiquée
dans la collection « Atlas » où parurent déjà
nombre de livres historico-culturels : c'est dire qu'il s'adresse
en tout premier lieu à l'œil du lecteur et que le
texte ne s'y trouve qu'en fonction de l'image. De là, au
fil de l'exposé, les passages descriptifs en marge des
illustrations appelées à donner une image concrète
de ce que sont la Renaissance, le Baroque et le Rococo. Comme
ce fut le cas dans l'ouvrage similaire que le Prof. J. Vercauteren
consacra, dans la même collection, à l'histoire de
l'Europe, nous avons mis l'accent en premier lieu sur les phénomènes
culturels, pour n'aborder l'histoire politique et militaire de
l'Occident que dans la mesure où celle-ci se trouve en
relation directe avec les aspects culturels.
L'éditeur m'avait sollicité un exposé s'adressant
non pas aux spécialistes, mais à un large public.
Dès lors, plutôt que d'ouvrir des aperçus
originaux, cet ouvrage ne songe qu'à présenter une
large synthèse soulignant les caractéristiques essentielles
des époques traitées, attentif surtout aux figures
de premier plan et sans songer un instant à vouloir être
complet, ce qui, en raison de l'ampleur du sujet, et en tenant
compte de la place mesurée dont nous disposions, n'aurait
pu donner à nombre de pages que le caractère d'une
fastidieuse énumération.
Continuation de la Renaissance ou réaction
contre celle-ci, nous avons placé le Baroque dans son prolongement
et, tout comme pour la Renaissance, nous avons serré de
près les notions de « Baroque » et de «
Rococo ». Nous n'entendons nullement identifier le Baroque
avec l'ensemble du XVIIe siècle ou avec « l'époque
baroque ». On ne trouvera donc pas ici des études
sur des figures en marge de ces notions telles que Shakespeare,
Bruegel, Racine et autres, mais bien une vue d'ensemble sur le
Baroque en tant que courant artistique, au sens restreint du terme.
Nous avons cru cependant devoir accorder une bonne place à
la musique, généralement traitée en parente
pauvre sinon complètement ignorée dans les manuels
de culture générale.
En matière d'histoire, l'objectivité est une utopie.
L'imagination autant que l'intuition ont eu leur part, conférant
à maintes pages, surtout là où il s'agit
de normes esthétiques, un caractère forcément
personnel, avec cette « inévitable partialité
sans laquelle ne peut exister un jugement historique ».
(Huizinga, Le déclin du Moyen Âge).
Notre époque, avec son attitude anti-esthétique,
a souligné surtout les défauts et les redondances
formelles de la Renaissance et de l'art baroque ; mais elle a
également montré à quel point on peut considérer
la Renaissance comme le seuil des temps modernes. Entre l'ère
de Dieu, qui va de la chute de l'empire romain jusqu'à
l'aurore du quattrocento et l'ère de la machine et de la
civilisation de masse, qui a débuté à la
fin du siècle dernier et qui nous conduit à une
allure angoissante vers l'inconnu, la Renaissance représente
l'ère par excellence de l'homme et des normes humaines.
Ce que Berenson a écrit sur la Renaissance voici bientôt
soixante-quinze ans, semble avoir été dit pour l'homme
d'aujourd'hui : « Nous aussi – tout comme les gens
de la Renaissance – nous avons une confiance presque aveugle
dans le savoir humain. Nous aussi, nous croyons en un avenir prodigieux
pour l'humanité, et il n'est encore rien arrivé
qui ait pu diminuer notre appétit de découverte
ou mettre un terme à notre confiance en la vie. »
Nous avons consulté avec fruit, outre
les œuvres classiques de Wölfflin, de Burckhardt et
de quelques autres, les travaux de Carli, de Garin, de Chastel,
de Paatz et de Pevsner. En ce qui concerne plus spécialement
le Baroque, Vanuxem, Hautecœur et Pinder nous ont été
des guides précieux. Par ailleurs, nous nous sommes également
servi de nos propres écrits consacrés antérieurement
au même sujet.
12 euros (code de commande : 03466).
[VAN DEN BORREN (Charles)]. Liber Amicorum Charles van den Borren. Anvers, Imprimerie Lloyd Anversois, 1964. In-8° (181 x 264 mm.) broché, 225 p., illustrations.
Texte du bulletin de
souscription :
Le
17 novembre 1964, Charles van den Borren a atteint l'âge
de quatre-vingt-dix ans.
Membre de l'Académie royale de Belgique,
professeur honoraire aux Universités de Bruxelles et de
Liège, ancien bibliothécaire du Conservatoire royal
de musique de Bruxelles, président de la Société
belge de Musicologie, secrétaire général
de l'Institut des Hautes Études de Belgique, Charles van
den Borren a produit une œuvre de critique et d'historien
qui le classe au premier rang des musicologues mondiaux.
Le Liber amicorum publié à
l'occasion de ses quatre-vingt-dix ans contient des articles dus
à la majorité de ses collègues et anciens
élèves honorés de son amitié (seuls
quelques-uns, sollicités de collaborer à ce volume,
ne purent – pour des raisons diverses – envoyer
leur contribution). Mais il est apparu que cet ouvrage se devait
de contenir aussi des témoignages d'amis défunts
de Charles van den Borren : des lettres de ces disparus alternent
avec les articles, dont voici le sommaire :
- Liminaire, par Charles van den Borren.
- Alfonso V d'Aragona, mecenate delia
musica, ed il suo ménestrel Jean Boisard, par Igino
Angles.
- Le insegne viscontee e i testi poetici
dell'ars nova, par Bianca Becherini.
- « In melodia valete »,
par Marcel Boereboom.
- Esprit et formes des cultures musicales
archaïques, par Paul Collaer.
- Una storica mistificazione mensurale
di Josquin des Prés : sue affinità con Leonardo
da Vinci, par Benvenuto Disertori.
- Neue Quellen zum einstimmigen Ordinariumszyklus
des 14. und 15. Jahrhunderts aus Italien, par Kurt Von
Fischer.
- Antiche canzone populari nella « Corona
di Sacre Laudi » di Malteo Coferati (1689), par
Federico Ghisi.
- Reflections on the Origin of the Cyclic
Mass, par Richard Hoppin.
- Ninety Tears of English Musicology,
par Anselm Hughes.
- Four Settings of « Ave
Regina Coelorum », par Sylvia W. Kenney.
- Parodia, Reservata-Kunst en Muzikaal
Symbolisme, par René B. Lenaerts.
- Grétry sur les scènes
russes du XVIIIe siècle, par R. Aloys Mooser.
- Ein Josquin-Zitat bei Henricus Isaac,
par Helmuth Osthoff.
- Le malentendu des concerts, par
Marc Pincherle.
- Faventina, par Dragan Plamenac.
- Die italien ische begleitete Monodie
und das Problem der Entwicklung der italienischen Solokantate,
par Jan Racek.
- Les Silbermann, facteurs d'orgues
alsaciens, et les organistes et organiers français de leur
temps, par Félix Raugel.
- « Mozart auf dem Theater »
in der theaterwissenschaftlichen Abteilung der Internationalen
Stiftung Mozarteum, Salzburg, par Géza Rech.
- Inventaire de la musique de l'église
Saint-Michel, à Gand, au XVIIIe siècle, par
Albert Vander Linden.
- La compréhension historique
d'une œuvre implique-t-elle la connaissance du sens esthétique
authentique, par Floris Van der Mueren.
18 euros (code de commande : 03469).
[VIFQUAIN (Jean-Baptiste)]. LEDERER (André) — Jean-Baptiste Vifquain, grand patriote et grand ingénieur méconnu. Mons, Fédération du Tourisme de la Province de Hainaut, 1986. In-4° (210 x 201 mm.) agrafé, 30 p., illustrations.
Table des matières
:
1. Le
militaire.
2. L'architecte-urbaniste.
3. Le créateur des canaux à
la période hollandaise.
4. Le patriote de 1830.
5. Les voies d'eau à l'époque
belge.
6. Les chemins de fer.
7. Vifquain et sa famille.
8. La fin de J.-B. Vifquain.
8 euros (code de commande : 03439).
aura lieu
le mardi 14 juillet 2026
par courriel (b.waterlot@hotmail.com) ou par téléphone ou sms (+32 (0) 472 51 52 63).
Ces livres peuvent être retirés à l'adresse figurant dans l'en-tête du blog.
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