lundi 13 juillet 2026

Les « nouveautés » du 14 juillet 2026.

 

 MISE À JOUR DU 14 JUILLET 2026

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(b.waterlot@hotmail.com) ou par téléphone (+32 (0) 472 51 52 63)
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BEGHIN (Jean-Luc) et SPARACO (Pierre) — Le F-16 vedette de l'aviation américaine. Marcinelle-Charleroi - Paris - Montréal - Bruxelles -Sittard, Éditions J. Dupuis, 1978. In-4° (216 x 298 mm.) sous cartonnage illustré d'éditeur, 45 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, une bande de 15 mm. a été découpée à la partie supérieure du feuillet de titre pour masquer le nom du propriétaire. 


Extrait :
   Le General Dynamics F-16 constitue un cas particulier dans l’histoire contemporaine de l’aviation. Né d’un programme américain de « développement technologique », à l’origine, cet avion de combat devait tout au plus servir à démontrer ce que permettent les techniques modernes, ceci en écartant un certain nombre de préjugés solidement ancrés dans la plupart des grands bureaux d’études.
   À la suite d’un concours de circonstances tout à fait exceptionnelles, et parce que les prototypes YF-16 étaient de toute évidence une réussite brillante, en 1974, cette opération, que l’on disait précédemment sans lendemain industriel ou commercial, s’est transformée en un programme international dont les proportions et l’impact sont véritablement extraordinaires.

5 euros (code de commande : 03515).

 

[BELGIQUE]. Annales de l'Académie Royale d'Archéologie de Belgique. LXVI. 6e Série - Tome VI - 1re, 2e, 3e et 4e livraisons (complet). Anvers, Van Hille et Marien, 1914. Quatre livraisons en 2 volumes in-8° (155 x 228 mm.) broché, XII, 312 p., planches hors texte et un tableau à déplier, exemplaire en bon état.


Table des matières :
   - Composition du Bureau et liste des membres de l'Académie pour l'exercice 1914, p. I.
   - Étienne de Tournai et les pouvoirs politiques en Flandre, par J. B. Warichez, p. 5.
   - Congrès archéologique de Moulins-Nevers. 23 juin 1 1er juillet 19i3 (avec planches), par le vicomte de Ghellinck Vaernewyck, p. 50.
   - Les Hals à Malines, par H. Coninckx, p. 145.
   - Un artiste ecclésiastique : le chanoine Comperis, par F. Bonnet, p. 185.
   - Herry Bredemers, organiste et maître de musique, 1472-1522, par G. Van Doorslaer, p. 209.
   - Jean et Philippe Moermans, orfèvres-ciseleurs anversois (seconde moitié du XVIIe siècle), par E. Dilis, p. 257.

30 euros (code de commande : 03488).

 

BENAMOU (Georges-Marc) — C'était un temps déraisonnable. Les premiers résistants racontent. Paris, Robert Laffont, 1999. In-8° (153 x 239 mm.) collé, 358 p., exemplaire en bon état.

 

En quatrième de couverture :
   « Les premiers résistants, il n'en reste plus beaucoup. Ils s'en vont en silence. De temps en temps, une brève dans Le Monde, le plus souvent rien, ou une simple réunion d'anciens dans un cimetière du Limousin ou au Père-Lachaise. Si c'est un Compagnon de la Libération, une messe pompeuse aux Invalides avec les officiels obligés. Ils n'intéressent personne. Ils n'ont été à la mode que le temps d'un été 44 et ils s'en vont dans l'indifférence. »
   Ils s'appellent Claude Bouchinet-Serreulles, Pierre Messmer, Jean-Pierre Vernant, Serge Ravanel, André Dewavrin, André Postel-Vinay, Hélie de Saint Marc, Alain Le Ray, José Aboulker, Lucien Neuwirth, Germaine Tillion, Pierre Lefranc, Stéphane Hessel, Daniel Cordier... En rupture autant avec la mode Vichy qu'avec l'histoire officielle de la Résistance, Georges-Marc Benamou a voulu mettre au jour les ressorts intimes de leur engagement. Non-conformisme et goût de la liberté ? Patriotisme et refus de la défaite ? Conscience politique et antifascisme ?
   Georges-Marc Benamou a rencontré un à un ces premiers résistants, les a interrogés sur leur combat, leurs rapports avec de Gaulle, leurs ambitions, leurs rivalités. Écrite d'une plume à la fois distante et vibrante, cette somme de témoignages qui vise à restituer le vrai visage de la Résistance fourmille de détails inédits.
   Un voyage sensible dans le passé qui remonte aux sources de ceux qui ont dit non en 1940.

4 euros (code de commande : 03490).

 

[BLOY (Léon)]. TERMIER (Pierre) — Introduction à Léon Bloy. Paris, Desclée De Brouwer & Cie, [1930]. In-8° (135 x 174 mm.) broché, 140 p., rousseurs.
   
Exemplaire du Service de Presse auquel on joint le feuillet de la notice de l'éditeur.


Texte de la notice :
   C’est un très beau portrait de Léon Bloy qui nous est tracé dans ce petit livre. La lumière d’une compréhension pleine d'amour détaille les traits essentiels de cette grande figure, la foi, la force et la tendresse du magnifique artiste altéré d'Absolu, pamphlétaire par nécessité dans une époque « ignoblement futile ».
   Peu de souvenirs personnels et d'anecdotes. Pourquoi distinguer l’homme de l’écrivain quand une âme ardente a su fondre l'œuvre et la vie ? À travers la prose limpide et transparente de Pierre Termier, c’est l'âme même de Léon Bloy qui nous apparaît, comme naguère les énigmes de la Géologie ou tel paysage enchanteur du monde. C’est sur cet hommage à Léon Bloy à qui l'a lié depuis 1906 une amitié ardente et presque célèbre, que s'est achevée la vie très noble de Pierre Termier.

 

10 euros (code de commande : 03479).

 

BRASILLACH (Robert) — L'enfant de la nuit. Roman. Mention de 7e mille à la couverture. Paris, Plon, 1934. In-8° (122 x 187 mm.) plein demi-simili gris, tête dorée, couverture conservée, 254 p., exemplaire en bon état.


Notice d'une réimpression aux éditions Pardès :
   L'Enfant de la nuit (1934) est le deuxième roman de Robert Brasillach, paru deux ans après Le Voleur d'étincelles. Loin de l'optimisme méditerranéen de celui-ci, L'Enfant de la nuit dresse le tableau plutôt sombre d'un quartier de Paris ainsi que de ses habitants.
   Le passage de 1933 à 1934 n'est pas ressenti en France comme une période faste : janvier 1933, Adolf Hitler est devenu chancelier de l'Allemagne nationale-socialiste ; la même année, l'affaire Violette Nozière défraye la chronique judiciaire et criminelle, avec son histoire de stupre et de jeunesse dévoyée. Brasillach a suivi les péripéties du procès, comme journaliste. Des aspects de la personnalité de cette parricide libertine se retrouvent d'ailleurs, sous une forme atténuée, chez son héroïne, la petite Anne. En 1933, toujours, les sœurs Papin ont assassiné et affreusement mutilé leur patronne et sa fille. Enfin, les émeutes de février 1934 viennent apposer leur sceau sur cette nouvelle ère, quand la désorientation sociale s'associe à une forte inquiétude politique. Tout ceci, dans un monde où la situation des femmes est de plus en plus remise en question, surtout depuis la Grande Guerre.
   Au hasard d'une séance de cartomancie, le narrateur, Robert B., ensemblier, rencontre la petite Anne, abandonnée par ses parents, figure centrale du roman. Quelques amis, plus ou moins engageants et bienveillants, se réunissent dans le but de soustraire Anne à la mauvaise influence d'un voyou qu'elle aime et, ainsi, cherchent à infléchir son destin, potentiellement tragique. Repêchée dans la Seine, après une tentative de suicide, Anne mènera une existence plus stable et plus heureuse. Peut-être.
   Brasillach se révèle ici le poète des petites gens de Paris, agglomération de « villages » urbains.
   Chantre de la jeunesse éphémère, le romancier peint avec une réelle tendresse la vie des Parisiens et surtout celle d'Anne, qui a le diable au corps.

10 euros (code de commande : 03489).

 

[CALLAS (Marie)]. REMY (Pierre-Jean) — Callas. Une vie. Paris, Albin Michel, 1997. In-8° (145 x 225 mm.) collé, 280 p.


En quatrième de couverture :
   La vie de Callas n'a peut-être été qu'une histoire d'amour dont nous avons fait une légende. Et si c'était pourtant vrai ? Si la légende dorée – rouge et or : la couleur des rideaux de scène, celle des loges à la Scala – n'était que le reflet, le miroir de sa vie ? Ou, mieux encore, si la vie de Callas avait fini par se plier aux détours les plus flamboyants de sa légende ?
   Il suffit qu'on veuille le croire, et dès lors tout paraît très simple. Oui, elle a fait passer avant tout le reste son chant, son art, sa voix, sa volonté aveugle de réinventer l'opéra. Pour être la première chanteuse, la première tragédienne de son temps, elle s'est abandonnée à un destin qu'elle s'était choisi tout autant qu'il l'avait désignée. 

5 euros (code de commande : 03505).

 

CLOQUET (Martial) — Rapport sur Santo-Thomas de Guatemala, adressé à M. le Ministre des Affaires Étrangères par M. Martial Cloquet, Consul de Belgique, Commissaire du Roi, près de la Communauté de l'Union. S.l., 1843. In-f° (327 x 423 mm.), 4 p., un pli horizontal et un pli vertical, petites déchirures aux plis.
   Rarissime publication.
   Quatre tentatives de colonisation belge eurent lieu au XIXe siècle. Celle de Santo-Thomas fut menée dès 1841 par la Compagnie belge de colonisation, fondée par Théophile de Hompesch et Félix de Mérode. La colonie « se désagrégea peu à peu » et, en 1858, il ne substait plus sur place qu'une petite cinquantaine de Belges.
   La publication présentée ici est celle du tout premier rapport rédigé par Martial Cloquet, le 20 décembre 1843.

Table des matières :
   Chapitre I. Météorologie.
      § 1. Température.
      § 2. Salubrité.
      § 3. Saisons, pluies, humidité - Durée des jours et des nuits.
   Chapitre II. Brises, vents, côtes, marées, port, mouillage, profondeurs.
      § 1. Vents, côte jusqu'à Omoa, port d'Omoa, Marées.
      § 2. Mouillage.
   Chapitre III. Qualités et produits du sol, produits de commerce.
      § 1. Le sol de Santo-Thomas.
      § 2. Poissons, gibier.
      § 3. Animaux féroces.
      § 4. Plantes rares et fleurs.
      § 5. Minéraux.
      § 6. Eaux minérales.
   Chapitre IV. Bois de construction et d'ébénisterie, plantes médicinales et de commerce.
      § 7. Bois de construction.
         - Des arbres fruitiers de Truxillo.
         - Arbres et arbustes connus à Truxillo, possédants des qualités médicales.
         - Bois de teinture.
         - Bois de construction.
      Chapitre V. Travaux exécutés.
         - Défrichement - Plantation.
Bibliographie :
   - Defays (Fritz), « Essais de colonisation belge au XIXe siècle », dans Revue de l'Université de Bruxelles, Quatrième année, 1898-1899, Bruxelles, Viselé, 1899, pp. 677-697.

75 euros (code de commande : 03514).

 

COMBLEZ (Pascal) — Les ailes de l'espoir. Nimy, Hainaut, Culture et Démocratie, 2014. In-8° (150 x 220 mm.) collé, 215 p. 


En quatrième de couverture :
   23 août 1914 : la Première Guerre mondiale vient de débuter. Le corps expéditionnaire britannique déployé en Belgique se trouve alors encerclé près de Mons. Sa situation est catastrophique et seul un miracle semble en mesure d’inverser le cours de l’histoire...
   Soudain, peu avant minuit et alors que beaucoup ont perdu foi et espoir, à l’image du sergent Gallagher, la terre se met à trembler et une intense lueur envahit la nuit. Devant les combattants des deux camps, désemparés, la puissance des cieux se manifeste...
   Cet inoubliable récit d’intervention surnaturelle a vu le jour en août 1914, au cœur des champs de bataille de la « poche de Mons. Nés des combats, les récits de certains soldats du corps expéditionnaire anglais ont inspiré une nouvelle à succès d’Arthur Machen, The Bowmen (les Archers), publiée dans le London Evening News dès le 29 septembre. Peu après, les témoignages se sont mis à affluer et la légende des Anges, de Mons a pris corps dans l’engouement populaire...
   Passionné d’histoire militaire, Pascal Comblez plongé aujourd’hui le lecteur au beau milieu de l’un des événements les plus mystérieux de la Première Guerre mondiale. Cette fiction, qu’il a souhaitée aussi proche que possible de la réalité historique retrace l’incroyable aventure d’un groupe d’hommes qui, plongés dans des combats atroces, se sont soudain retrouvés confrontés à l’inexplicable.
   Une fresque captivante enrichie d’une réflexion troublante sur la foi et d’un émouvant message de réconciliation et de paix.

12 euros (code de commande : 03506).

 

[COMMUNISME]. La Révolution prolétarienne. Revue syndicaliste révolutionnaire. N° 492 - Mars 1964. Paris, Révolution Prolétarienne, 1964. In-8° (184 x 268 mm.) agrafé, 23 p.


Sommaire :
   - Saint-Nazaire et le matériel humain, par Paul Malnoë.
   - Rassemblement des socialistes, par Roger Hagnauer.
   - Chronique de l’Union des Syndicalistes, par Raymond Guillore.
      - Le traitement binôme, mot d'ordre dynamique de la fonction publique.
      - Pauvreté et inégalité des salaires.
      - Notre coopérative et le développement de l'Union des Syndicalistes.

   - Pour l’Espagne libre.
   - La voix des syndicalistes de la Loire :
      - Moins de constructions sous la Ve République.
      - Bravo, la jeunesse paysanne ! Entorses au plan de stabilisation.
      - Un aspect du néo-socialisme russe.
      - L’évolution de la condition prolétarienne.
      - L’organisation du travail, temporaire
.
   - Une mise au point de Georges Lefranc.
   - Vers un quatrième cycle de la civilisation, par Robert Louzon.
   - Ni pour, ni contre la baisse des prix : pour l’échelle mobile, par Maurice Lime.
   - La réforme de l’entreprise à l’usine, par Jean Guibé.
   - Impressions de Tunisie, par Pierre Imbert.
   - L’expérience socialiste yougoslave, par E. Chovet.
   - Encore sur les impôts, par Louis Simon.
   - L’histoire de la Commune a été escamotée, par J. Pera.
   - La force des choses, celle des mots et celle des origines, par Jules Vitry.
   - Trente ans après : « La Pravda » parle des crimes de Staline, par F. Charbit.
   - Albert Thierry et Marcel Martinet.
   - Marcelot.

5 euros (code de commande : 03484).

 

DOEHAERD (Renée) — L'expansion économique belge au Moyen Âge. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1946. In-8° (128 x 184 mm.) broché, 120 p., 2 planches hors texte, (collection « Notre Passé », cinquième série, tome II), exemplaire en bon état.
   Envoi de l'auteur au professeur Maurice-A. Arnould.


Table des matières :
Avant-propos.
Introduction : Le commerce extérieur de la Belgique à l'époque romaine.
I. L'expansion domaniale.
1. Époque mérovingienne.
2. Époque carolingienne.
3. Invasions normandes et leurs conséquences.
II. L'expansion urbaine.
1. La conjoncture sociale et économique du XIe au début du XIIe siècle.
2. L'essor du XIIe et du XIIIe siècle.
3. La décadence du XIVe et du XVe siècle.
4. L'émigration d'artisans belges du XIIe au XVe siècle.
Bibliographie.

8 euros (code de commande : 03510).

 

EALLOT (Edmund W.) — Le Japon à l'heure américaine. Adaptation française de François Brigneau. Avant-propos par R. Dermée. Paris, Nouvelles Presses Mondiales, 1954. In-8° (177 x 227 mm.) sous jaquette illustrée (défraîchie) d'éditeur, 188 p., nombreuses illustrations hors texte en noir, (collection « Documents du Monde »).
   Un ouvrage peu courant !


En guise de préface :
   Le récit qu'on va lire n'est ni un reportage de style « choses vues », ni une histoire, ni un essai, mais la découverte du « Japon à l'ère américaine » faite par un journaliste américain et racontée par lui.
   C'est dire qu'il ne faut pas s'attendre à trouver une œuvre pensée, composée, agencée avec art, une étude construite à partir d'un plan établi. Au contraire, l'intérêt de ce livre réside dans l'authenticité d'un témoignage spontané, mais qui ne va pas sans désordre, confusion, redites, contradictions, toutes choses que nous avons conservées, car elles donnent à l'ensemble sa qualité maî­tresse qui est le mouvement même de la vie.
   E.W. Eallot arrive à Tokyo en 1952, au moment où le Japon va retrouver sa souveraineté. Il est reçu par un de ses amis, le capitaine Eric Van S..., qui fut, pendant la guerre, un des cerveaux du F.B.I. (Fédéral Bureau of Investigation). Il commence à ouvrir les yeux sur un monde étrange et surprenant. Il écoute. Il épie. Il note ses découvertes, au jour le jour. Avec une fougue de jeune chiot, il gambade autour de la réalité japonaise. Rien ne le rebute. Il veut tout voir. Il passe des anciens kamikazés, ces pilotes des avions-suicides aux nouvelles geishas. La religion Zen l'attire comme les chaya, c'est-à-dire les bordels. Il brasse les témoignages, mêle aux descriptions des réflexions d'un tour plus élevé, dont certaines frappent par leur pertinence, dont d'autres retiennent par leur naïveté. Les certitudes qu'il acquiert à un chapitre sont détruites au chapitre suivant. Il va toujours sans rien perdre de son enthousiasme ni de son humour.
   En terminant, je voudrais remercier Mlle P. Lanher, dont les recherches et les travaux de documentation ont permis l'adaptation française de cet ouvrage. En effet, pour mettre l'expérience de E.W. Eallot à la portée du lecteur français, je l'ai quelquefois éclairée par des exemples pris dans : Les Japonais, d'André Duboscq (Editions S.E.F.I.) ; Ces voix qui nous viennent de la mer (Gallimard) ; Jean Stœzel : Jeunesse sans sabre ni chrysanthème (Plon) ; Elizabeth Gary Winin : Windows for the crown Prince ; Ruth Bénédict : The Chrysanthenum and the Sword ; Wein Sneider : L'Honorable maison de thé (Hachette), etc. Qu'ils veuillent trouver ici l'expression de ma reconnaissance.

13 euros (code de commande : 03503).

 

FAEHRÈS (André) — Messines notre quartier en photographies d'hier et d'aujourd'hui. Éditorial par Jean Schils. Introduction par Katia Martoye et Gérard Gobert. Mons, Maison de la Mémoire, 2022. In-4° (212 x 297 mm.) agrafé, 48 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Cahiers de la Maison de la Mémoire », n° 10), exemplaire à l'état de neuf.
   Ce numéro parut à l'occasion de l'exposition éponyme organisée aux Ateliers des FUCaM, à Mons, du 12 mars au 16 avril 2022.


Extrait de l'éditorial :
   Ce dixième Cahier de la Maison de la Mémoire de Mons était attendu par nombre de personnes ayant visité l'exposition « Messines, notre quartier, en photographies d'hier et d'aujourd'hui » aux Ateliers des FUCaM, du 12 mars au 16 avril 2022. Il en est en quelque sorte le catalogue, le fidèle reflet. Comme l'exposition, ce Cahier a pour auteur principal André Faehrès.
   Membre très actif du Groupe Porteur de notre Maison de la Mémoire, André se passionne depuis toujours pour le passé de sa ville. Profitant de sa bijouterie établie dans la Grand-Rue, il invitait les Montois et Montoises à déposer dans son magasin leurs photos anciennes se rapportant à Mons qu'il reproduisait avant de les rendre à leurs propriétaires.
   Au fil des années, il a accumulé un fonds d'archives photographiques de plus de 11.000 clichés. Contrairement aux cartes postales, très connues du public, le Fonds d'André Faehrès se compose de photos inédites. Les huit expositions qu'il a présentées dans le cadre de la Maison de la Mémoire de Mons ont donc toujours été très attendues car elles constituaient une vraie découverte.
   En juxtaposant ces clichés anciens, originaux, argentiques, avec des photos contemporaines, ce Cahier nous invite à découvrir les mutations du quartier de Messines, le plus vaste de la ville, depuis un siècle et demi.
   S'y ajoutent des commentaires explicatifs mais aussi des jugements portés sur l'évolution du bâti. Ses appréciations sont évidemment subjectives car chacun pourra, de son point de vue, apprécier ou regretter telle ou telle transformation architecturale.
   La diversité des regards vaut aussi pour l'identité du quartier : qu'est-ce qui fait la spécificité de Messines ? Elle s'attache également aux jugements que chacun peut porter sur ce qui fait sa cohérence ou son incohérence, sur sa beauté ou sa laideur, sur son attractivité constante ou en régression.

7 euros (code de commande : 03507).

 

FOULON (Léon) — L'Enseignement Primaire et les Bibliothèques Publiques dans la Province de Hainaut. Préface de Georges Jouret. La Louvière, Labor, 1929. In-8° (128 x 189 mm.) broché, 169 p., une planche hors texte.


Préface :
   Le nouveau livre de M. Léon Foulon n'est assurément de ceux qu'il convient de signaler à la curiosité futile du grand public : il s'adresse à l'élite des ouvriers intellectuels.
   C'est l'œuvre d'un spécialiste, d'un archiviste admirablement averti des choses du passé, d'un bibliothécaire manifestement épris de l'amour du livre. Elle témoigne d'un magnifique travail de recherches et d'élaboration auquel nous ne pourrions rendre un hommage trop reconnaissant.
   Le livre de M. Foulon est, par excellence, un précieux répertoire de faits et surtout de documents relatifs à la brillante histoire du Hainaut : à l'histoire de tout et de tous, des événements, des hommes, des choses ; à l'histoire de toute la vie, de toutes les œuvres de tous les siècles ; à l'histoire – envisagée de haut ou de bas – de ce qui fut, de ce qui est chez nous dans tous les domaines, de plus grand et de plus petit, de plus général et de plus particulier.
   Le livre de M. Foulon doit être l'ami, le conseil de tous ceux qui s'intéressent au passé et – c'est tout un – au présent, à l'avenir de notre patrie provinciale : non seulement du bibliophile, de l'artiste, de l'archéologue, de l'historien, mais surtout de tous ceux qui ont pris charge de l'âme de nos enfants. L'instituteur de notre moindre village, notamment, y trouvera les éléments de la seule documentation dont il puisse enrichir et féconder les œuvres de son magistère.
   Le livre de M. Foulon est un bon livre, une bonne action. 

10 euros (code de commande : 03481).

 

[FRANCE (Anatole)]. MAURRAS (Charles) — Anatole France. Politique et poète. (À propos d'un jubilé.). Paris, Librairie Plon, 1924. In-8° (119 x 168 mm.) broché sous couverture rempliée, 54 p., exemplaire en très bon état. 


L'étude que Guillaume Métayer a consacrée à Anatole France décrit bien le contexte du livre de Maurras :
   « Avant d’être l’une des plus grandes voix du dreyfusisme et un compagnon de route du socialisme, France a surtout été considéré comme l’écrivain français par excellence, capable de cristalliser et de fixer dans la littérature le prestige de la Nation, au long des décennies de doute culturel qui ont suivi la défaite de 1870. La réception enthousiaste d’Anatole France dans la mouvance du nationalisme français, Barrès et Maurras en tête, le confirme. Des tendances nostalgiques, une écriture et des idées néo-classiques, une posture sceptique face aux excès de la Révolution française donnent l’image d’un écrivain sinon de la tradition, du moins de l’« évolution », à distance du mythe révolutionnaire. France apparaît alors comme une sorte de « lieu de mémoire » vivant, capable de concentrer en lui nombre de « lieux de mémoire » nationaux (« la conversation », « la coupole », « la visite au maître »…). Il s’impose comme la figure transitionnelle d’une France inquiète, en quête de pérennité symbolique et le miroir littéraire d’une IIIe République avide de légitimité historique. »
Bibliographie :
   - Métayer (Guillaume), Anatole France et le nationalisme littéraire, Éditions du Félin, 2011.

7 euros (code de commande : 03491).

 

[GRAVURE - ALGÉRIE FRANÇAISE]. Débarquement de l'armée française en Afrique. (14 juin 1830). Gravure sur acier d'Édouard-Henri Girardet d'après Denis-Auguste-Marie Raffet, extraite du Musée de Versailles ou Tableaux de l'histoire de France, quelques rousseurs.
Dimensions :
   - Image : 221 x 155 mm.
   - Feuille : 297 x 221 mm.


Commentaire de la gravure dans Musée de Versailles... :
   Le dey d'Alger, dans sa colère au sujet d'une réclamation pécuniaire à laquelle on n'avait pas fait droit assez promptement, s'était emporté jusqu'à insulter la France dans la personne de son consul, en frappant cet agent d'un coup de chasse-mouches. Ce fut là le prétexte ; il en fallait un et la gloire même devait être de complicité dans le projet que le roi Charles avait conçu sous l'inspiration malheureuse de ses idées rétrogrades.
   La France arma en 1830 contre Alger, et bientôt une expédition formidable, montée par trente-cinq mille hommes de troupes et abondamment pourvue de tout ce qui est nécessaire à des attaques par terre et par mer, mit à la voile du port de Toulon. L'amiral Duperré commandait la flotte ; le comte de Bourmont, ministre de la Guerre, prit le commandement général. L'expédition entra le 13 juin dans la rade de Sidi Ferruch, à vingt kilomètres d'Alger, Hussein dey d'Alger, se tenait prêt à défendre sa capitale, mais ne fit rien pour empêcher le débarquement des troupes françaises, qui commença, le lendemain, à Torre-Chica.
   Le 19, l'armée française emporta à la baïonnette le camp de Staouëli. Le 24, on se battit à Sidi-Kalef, et cinq jours après, lorsque toute l'artillerie eut été débarquée, nos soldats enlevèrent les batteries érigées sur les hauteurs de Sidi-Benati. De là on se porta sur Alger. Des redoutes furent bientôt établies pour battre le fort l'Empereur. Dès lors rien ne pouvait soustraire Alger au sort qui l'attendait. Les habitants, au désespoir, envoyèrent, le 3 juillet, un parlementaire à M. de Bourmont ; mais il leur fut répondu que si la ville ne se rendait pas, on allait la réduire en cendres. Cependant les travaux continuaient avec la plus grande activité ; ils furent terminés dans la nuit du 3 au 4, et, dès trois heures et demie du matin, nos batteries, démasquées simultanément, commencèrent à bombarder le fort.
   « La nuit était belle, l'air agité seulement par une légère brise. Tout à coup la détonation de quelques fusées à la Congrève donne le signal de l'attaque. Toutes nos batteries éclatent à la fois ; le fort répond par le feu des siennes. Des nuages de fumée s'élèvent au-dessus de la forteresse et l'environnent de toutes parts, mais à chaque instant des masses de feu viennent en percer l'obscurité. De tous les points du cercle formé par notre artillerie partent des éclairs et des détonations dont la force égale celle de la foudre. Des lignes de feux paraboliques marquent le passage de nos bombes et vont toutes converger vers le même point. Mais le soleil se lève ; alors la scène change, et bientôt on ne peut plus distinguer que la fumée qui s'élève et se condense.
   « À dix heures, une épouvantable explosion se fait entendre, et, en jetant les yeux du côté du fort, on voit un nuage immense de fumée et de poussière poussé lentement vers le sud. C'était le fort l'Empereur que les Turcs ne pouvaient défendre et qu'ils avaient eux-mêmes fait sauter. »
   Hussein-Dey, n'attendant plus rien de la résistance, conclut une capitulation par laquelle il consentait à livrer aux Français, dans la même matinée, la citadelle de la Casauba, les autres forts et le port d'Alger, et à se retirer, avec son trésor particulier, dans la résidence qu'il choisirait. Il stipula que les propriétés des habitants et des soldats turcs seraient respectées, ainsi que la liberté de tous les individus et l'exercice du culte musulman. Peu d'heures après, les Français étaient maîtres de la ville et comptaient un maréchal de plus, dont le nom, placé entre deux grands souvenirs, ne fit point oublier Waterloo par la prise d'Alger.
Bibliographie :
   - Musée de Versailles ou tableaux de l'histoire de France : avec un texte explicatif d'après nos meilleurs historiens Henri-Martin, Michaud, Burette, etc., Paris, Furne, 1856, cahier 52.

12 euros (code de commande : 03486).

 

[GRAVURE - PÉRELLE]. Gravure à l'eau-forte sans titre ni date exécutée par Pérelle et éditée à Paris par Nicolas Langlois.
   
Cette gravure est probablement un tirage avant la lettre : seule la mention du marchand Nicolas Langlois et du graveur figure dans le bas de la marge inférieure, laissant la place à une légende à insérer sous l'image.
Dimensions :
   - Dessin : 167 x 95 mm.
   - Cuvette : 173 x 114 mm.
   - Feuille : 247 x 183 mm.

   Cette gravure fait sans doute référence à un événement de la guerre de Hollande qui se déroula en 1672.
   Pour contourner la ligne de défense hollandaise, les troupes françaises, sous le commandement du prince de Condé et du vicomte de Turenne, franchirent le Rhin en profitant d'un gué en face du bourg de Tolhuis, le 12 juin 1672. La gravure montre, protégée par l'artillerie positionnée sur la rive du fleuve, la cavalerie, menée par le comte de Guiche, qui progresse vers le fort assiégé.
   Le style de l'illustration fait songer à la manière d'Adam, membre de la famille des Pérelle qui s'illustra dans la production de quelques gravures de sièges et de batailles dans lesquelles les canons fumants, les volutes cotonneuses et les cavaliers à moitié immergés sont assez typiques.
Bibliographie :
   - Rocolle (Pierre), « Le Passage du Rhin par Louis XIV, 12 juin 1672 », dans Revue Historique des Armées, 21e année, n° 4, 1965. pp. 5-26.

35 euros (code de commande : 03485).

 

[GRÈCE ANTIQUE]. Hommes et Dieux de la Grèce antique. Bruxelles, [Crédit Communal de Belgique], 1982. In-4° (208 x 275 mm.) broché, 291 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition organisée au Palais des Beaux-Arts, à Bruxelles, du 1er octobre au 2 décembre 1982 lors du festival « Europalia 82 Hellas-Grèce »).


Table des matières :
   - Avant-propos, par François Narmon.
   - Préface, par H.F. Mussche.
   - Le message de la Grèce, par V. Scotti.
   - La période géométrique.
   - La période archaïque La période classique.
   - La période hellénistique.
   - Les monnaies grecques.
   - Catalogue.
   - Glossaire.
   - Formes de vases.
   - Chronologie générale.
   - Liste chronologique.

15 euros (code de commande : 03504).

 

GROULART (Claude de) — Ulster : l'Irlande des fous de Dieu. Bruxelles, Rossel, 1976. In-8° (156 x 240 mm.) broché sous couverture à rabats, 301 p., illustrations hors texte, (collection « Des Temps et des Hommes »).


En quatrième de couverture :
   L'Irlande est un pays tragique. Et la révolte des modérés ulstériens en 1967 n'est qu'un acte de cette tragédie, confisqué par les Fous de dieu qui ont ainsi précipité à nouveau ce pays dans l'engrenage de l'intolérance dont toute l'Histoire irlandaise est le fidèle écho.
   Ce livre se veut une explication profonde de ce drame insolite, anachronique et déroutant qui laisse le monde contemporain effaré et perplexe. Car la tragédie ulstérienne échappe aux idées reçues et au prêt-à-porter des idéologies du moment, malgré les efforts des acteurs tels Bernadette Devlin, Ian Paisley, William Craig, pour décrire leurs antagonismes dans le langage d'aujourd'hui.
   Leur haine, leur peur et leur rancune plongent trop leurs racines dans la nuit des temps.
   L'Irlande des Fous de dieu retrace les dernières années de cette lutte vieille de huit siècles, des siècles auxquels se reporte l'auteur, quand il le faut, pour projeter leur indispensable lumière sur un présent convulsé.
   Claude de Groulart passe en revue toutes les causes, religieuse, historique, ethnique, économique et sociale de ce drame, et s'efforce de localiser chacune d'elles dans une réalité extraordinairement complexe.
   L'Irlande des Fous de Dieu, c'est le voyage au bout de la nuit d'un peuple martyrisé par son Histoire, accablé par son présent. 

8 euros (code de commande : 03499).

 

[HAINAUT - ÉLECTIONS PROVINCIALES DE 1925]. L'administration du Hainaut. Le Socialisme au pouvoir. Faits et promesses. [Tournai], [Casterman (imprimeur)], [1925]. Brochure in-8° (156 x 235 mm.) agrafée, 16 p., rousseurs et papier fragile. 


   Les élections provinciales de 1925 en Belgique eurent lieu le 8 novembre ; ce fut la première fois que les femmes avaient le droit d'y participer.
   Les partis libéral et catholique traditionnellement au pouvoir craignaient la montée de la gauche socialiste et du jeune parti communiste mais se rassuraient en espérant que le vote des femmes la limiterait. Cela ne fut pas le cas : le Parti Ouvrier Belge sortit grand vainqueur du scrutin et obtint la majorité absolue au Conseil provincial, surtout grâce à ses résultats dans les régions industrielles (le Borinage, le Centre et Charleroi).
   Le Parti Catholique mena une campagne assez rude – comme le montre notre fascicule – et limita les dégâts en restant la deuxième force politique de la province.

25 euros (code de commande : 03492).

 

[HAINAUT - PATRIMOINE]. Archéologie et patrimoine industriels en Hainaut bilan et perspectives. Colloque de Mariemont 7 et 8 septembre 1985. La Louvière, Centre Hennuyer d'Histoire et d'Archéologie Industrielles, 1985. In-8° (199 x 241 mm.) collé, 135 p., illustrations en noir, exemplaire en très bon état.
   Ouvrage publié à l'occasion du dixième anniversaire du Centre Hennuyer d'Histoire et d'Archéologie Industrielles. 


Table des matières :
   - In Memoriam Raoul Fey (1906-1985), Président d'honneur du C.H.A.I.
   - Le Centre hennuyer d'Histoire et d'Archéologie industrielles, dix ans d'activité, par P. Beaussart.
   - Rétrospective et prospective : l'archéologie industrielle et les carrières de Soignies, par G. Bavay.
   - Projet de restauration des bâtiments du Siège d'Harchies de la S.A. des Charbonnages de Bernissart, par L. Bodart.
   - Chauffours en Tournaisis, vestiges d'un passé industriel, par F. Chantry.
   - Archéologie et patrimoine industriels au Pays de Charleroi, 1975-1985. Les objectifs de l'A.I.S. - « Archéologie industrielle de la Sambre », par J.-L. Delaet.
   - Mouscron, un passé industriel méconnu, par Cl. Depauw.
   - Le marbre et la marbrerie : une richesse du patrimoine industriel hennuyer d'hier et d'aujourd'hui, par P. Ducarme.
   - Perspectives nouvelles pour le site des carrières de Maffle (Ath), par J.-P. Ducastelle.
   - Le Musée de la Mine « Les Wagnaux » à Wasmes (Colfontaine), témoignage des charbonnages borains, par A. Dufrasne.
   - Huit ans de persévérance au service du Canal du Centre, par J.-P. Gailliez.
   - L'exploitation des carrières de marbre noir à Basècles, par J. Leblois.
   - L'action du Vieux Châtelet en matière d'histoire et d'archéologie industrielle dans la région de Charleroi, par B. Tomasi.
   - Comines, douze générations de rubaniers, par S. Vanhee.
   - Le Musée de la Route à Mons, par B. Van Mol.
   - Archives de Wallonie, Centre de Recherche et de Documentation sur la Wallonie et Bruxelles, par J. Vercheval-Vervoort.

12 euros (code de commande : 03511).

 

[HUGO (Victor)]. Victor Hugo. Paris, Arts et Métiers Graphiques, 1935. In-4° (245 x 308 mm.) agrafé, 77 p., très nombreuses illustrations en noir, 6 hors texte en noir et en couleurs, quelques pages de publicités.


Sommaire :
   - L'artiste, par Raymond Escholier, p. 5.
   - Les éditions originales, par G. Brito, p. 15.
   - Les illustrateurs, par Bertrand Guégan, p. 23.
   - Hugo et le théâtre, par Louis Jouvet, p. 35.
   - Les manuscrits, par G. Heilbrun, p. 45.
   - L'imagerie, par Pierre Noriey, p. 51.
   - Hugo politique.
   - Guernesey, par Jean Sergent, p. 60.
   - Victor Hugo et le cinéma, par G. Rhum, p. 67.
   - Histoire des « Misérables » et de leur éditeur, par Bertrand Guégan, p. 73.

13 euros (code de commande : 03497).

 

JEAN D'OUTREMEUSE — Épisodes historiques extraits des chroniques inédites de Jean d'Outre-Meuse. Publiés par Antoine Vasse. La Bataille de la Warde de Steppes. An 1213. Bruxelles, Deltombe, 1854. [Bruxelles÷ Imprimerie de Deltombe,÷ Rue N.-D.-aux-Neiges, 36.÷ 1854.] In-8° (145 x 217 mm) broché sous une couverture muette de papier bleu ciel, [1 (titre)], [1 bl.], 37, [1 bl.] p., exemplaire non coupé et en bon état. 


En quatrième de couverture :
   Depuis la mise à sac de la Cité par les troupes de Henri Ier de Brabant en 1212, les Liégeois aspirent à la revanche. Avec le soutien actif des milices populaires liégeoises, les troupes du prince-évêque mettent en déroute les armées de son rival. Dans les plaines de Steppes, près de Montenaken, le succès liégeois est total le 13 octobre 1213. Emportés par leur victoire, les Liégeois déferlent sur Tirlemont, Léau, Landen et Hannut, avant de s'arrêter aux portes de Louvain. Contraints et forcés, les Brabançons se réconcilient avec le vainqueur, obtiennent de l'empereur une partie de Maastricht en fief, mais ne renoncent pas à leur projet. L'empereur, quant à lui, renonce à intervenir dans l'élection du prince-évêque. Quant au peuple liégeois, il a pris conscience de sa force vis-à-vis du prince-évêque Hugues de Pierrepont.
Bibliographie :
   - Delforge (Paul), « Bataille de Steppes (Montenaken) », dans
Connaître la Wallonie (ressource en ligne).

Vendu.

 

[KIES (Albert)] — Sardines à l'instar. Pastiches littéraires par un Escholier de Louvain. Louvain - Paris, E. Nauwelaerts - Desclée De Brouwer, [1953]. In-8° (161 x 250 mm.) broché sous couverture rempliée, 44 p., exemplaire numéroté (n° 587), on joint le feuillet d'annonce.
   
Une note de la main du professeur Maurice-A. Arnould précise que Roland Crahay a renseigné que « L'auteur est M. Albert Kies, professeur à l'Athénée de Tirlemont, licencié en phil. romane de Louvain. » 


Table des auteurs pastichés :
   I. Montaigne.
   II. Théophile de Viau.
   III. Saint François de Sales.
   IV. La Rochefoucauld.
   V. Pascal.
   VI. La Fontaine.
   VII. La Bruyère.
   VIII. Bernardin de Saint-Pierre.
   IX. Baudelaire.
   X. Renan.
   XI. J.-K. Huysmans.
   XII. E. Verhaeren.
   XIII. Henri de Régnier.
   XIV. Marcel Proust.
   XV. André Gide.
   XVI. Julien Benda.
   XVII. Valéry Larbaud.
   XVIII. Un poète d'aujourd'hui.

 

12 euros (code de commande : 03477).

 

LA FONTAINE (Jean de)Contes. Illustrations de Suzanne Ballivet. [Paris], Éditions de la Madeleine, 1953. In-8° (169 x 234 mm.) broché sous couverture rempliée, 122 p., illustrations en noir dans le texte et bien complet des 12 planches hors texte en couleurs (y compris le frontispice), exemplaire numéroté sur vergé Chesterfield (n° 301), non coupé et en bon état.


Table des contes :
   - Joconde.
   - La Servante justifiée.
   - Le villageois qui cherche son veau.
   - Le baiser rendu.
   - Le Gascon puni.
   - La courtisane amoureuse.
   - Comment l’esprit vient aux filles.
   - Les oies de Frère Philippe.
   - Le roi Candaule et le Maître en Droit.
   - Nicaise.
   - Les lunettes.
   - Le diable de Papefiguière.
   - Le tableau.
   - Le cas de conscience.
   - L’anneau d’Hans Carvel.
   - Le cuvier.
   - L’Abbesse malade.
   - La clochette.


 

45 euros (code de commande : 03500).

 

LIGNE (Charles-Joseph-Lamoral de) — Coup d'œil sur Belœil et sur une grande partie des jardins de l'Europe. Introduction et notes par Ernest de Ganay. Un portrait gravé sur bois par Achille Ouvré. Paris, Éditions Bossard, 1922. In-8° (137 x 191 mm.) broché, 331 p., (« Collection des Chefs-d'Œuvre Méconnus »), exemplaire numéroté (n° 1337), exemplaire en partie non coupé. 


Notice de Georges Doutrepont :
   L'ouvrage que j'ai l'honneur de présenter à la Classe est une réédition de pages bien connues aujourd'hui du Prince de Ligne, mais il réserve pourtant une agréable surprise aux lecteurs du célèbre écrivain belge, car il renferme telles autres pages qui ont presque une valeur d'inédit.
   Le Coup d'œil sur Belœil a paru pour la première fois en 1781. Il avait été imprimé à Belœil même, sur les presses du château, par les soins de l'auteur (in-8°, 150 pp.). D'autres éditions ont été publiées de son vivant, en 1786 et en 1795 : ce sont deux éditions revues et augmentées, surtout la seconde, qui occupe deux tomes entiers des Mélanges militaires, littéraires et sentimentaires. « C'est assez dire combien le texte du Coup d'œil y a été augmenté de nombreuses descriptions et réflexions, tant sur les jardins de Belœil que sur les jardins de l'Europe. » Le comte Ernest de Ganay, dont nous reproduisons ici les termes, a pensé qu'une nouvelle édition de ce texte s'imposait et « que les admirateurs du Prince de Ligne, comme les amateurs de jardins, y trouveraient du plaisir ». Mais, craignant d'alourdir le volume qu'il destinait à la Collection des chefs-d'œuvre méconnus, il a choisi la rédaction de 1786, rédaction qui, selon lui, a l'avantage de nous présenter un Prince de Ligne non encore désabusé ou revenu de cette « philosophie dont il devait être, comme tant d'autres, la victime ». Toutefois, étant donné que (le nombreuses variantes de 1795 n'ont jamais été réimprimées, variantes qui constituent « des additions infiniment curieuses à l'ouvrage de 1786 », il a cru devoir les reproduire en Appendice. Il a cependant laissé de côté les longues descriptions de certains jardins des Empires centraux.
   On voit tout l'intérêt et tout le prix de sa publication. Mais elle a d'autres mérites qui la recommandent à l'attention du public lettré : c'est qu'elle est soigneusement annotée aux endroits où le texte requiert des éclaircissements, et c'est qu'elle est précédée d'une introduction où revit, en des traits dessinés d'une main sûre, la physionomie de l'original amateur de jardins qu'était le Prince. Le livre du comte de Ganay occupera donc une place de choix dans la précieuse Collection des chefs-d'œuvre méconnus, de même que parmi les rééditions qui, en ces dernières années, ont été faites de certaines œuvres de notre illustre compatriote. Nous avons dans cette publication une preuve nouvelle des heureux résultats du mouvement d'études et de recherches provoqué par M. Félicien Leuridant. On sait ce que la mémoire du seigneur de Belœil doit à sa propagande distinguée. On connaît les services que ses Annales Prince de Ligne ont déjà rendus et peuvent rendre encore. M. Leuridant est l'auteur, lui aussi, d'une édition du Coup d'œil, mais elle était principalement destinée à guider le visiteur à Belœil. On ne s'étonnera pas que, dans la présente circonstance, il ait mis, avec son obligeance habituelle, ses notes et son savoir étendu à la disposition du comte de Ganay.
Bibliographie :
   - Doutrepont (Georges), Le Prince de Ligne - Coup d'œil sur Belœil, dans Académie Royale de Belgique - Bulletins de la Classe des Lettres et des Sciences morales et politiques, 5e Série - Tome VIII, pp. 83-84.



 

15 euros (code de commande : 03480).

 

MACCIOCCHI (Maria Antonietta) — La femme à la valise. Voyage intellectuel d'une femme en Europe. [Titre original : Di là dalle porte di bronzo.] Traduit de l'italien par Françoise Brun. Paris, Bernard Grasset, 1988. In-8° (154 x 240 mm.) collé, 406 p.


En quatrième de couverture :
   Depuis longtemps, Maria Antonietta Macciocchi a voulu se battre et rêver, sur tous les fronts où l'Occident est au contact de ses songes et de sa mémoire. Aujourd'hui, elle choisit donc de raviver son ardente passion pour une Europe dont le destin culturel sera l'un des enjeux du prochain siècle. L'Europe ? À vrai dire, il ne s'agit pas – seulement – de celle qui s'édifie à Bruxelles grâce à quelques technocrates, mais plutôt de celle qui, par-delà les tarifs douaniers, rassemble ses traditions pour offrir « deux mille ans de bonheur » aux peuples qui la composent. Dans cette Europe-là, la Macciocchi a rencontré Goethe et Voltaire, Julien Benda, Malaparte et Braudel, Frédéric II, Sartre ou Umberto Eco, et c’est avec eux qu'elle essaie d'en retrouver le génie singulier. La voici donc, avec sa valise d'intellectuelle nomade, courant de Rome à Paris, de Mai 68 à l'horizon de 1992, et du Moyen Âge à nos lendemains, dans la seule intention de ressusciter une longue histoire sans laquelle cette Europe n'existera jamais.
   Dans ce livre, tout de fougue et d'humour, on verra ainsi Maria Antonietta Macciocchi aux prises avec tous les débats, avec tous les acteurs – y compris le pape Jean-Paul II, qui lui fait ici de longues confidences... – d’une Europe en gestation. Histoire des idées ? Grand reportage ? Chronique ? Roman vrai ? Tous les genres, ici, se mobilisent au service d’une idée et d’une espérance qui devraient, désormais, inspirer un avenir impatient...

4 euros (code de commande : 03482).

 

[MONS - LITTÉRATURE PATOISANTE]. Armonaque dé Mons pou l'année 1984. Mons, [Association des Montois Cayaux], 1984. In-8° (147 x 203 mm.) collé, 160 p., illustrations et publicités, exemplaire en bon état. 


En quatrième de couverture :
   - El calendier d’el nature.
   - Ein départ.
   - Quand on s’marie.
   - El cagnotte.
   - On ira co in car à Vannes.
   - Chronique horticologique.
   - Au conservatoire.
   - El danse des pinsionnés.
   - Ein oreille n’est nié l’aute.
   - Mossieu Ange.
   - Déprim’.
   - L'cinténére dé l'école d'el rue dés Arbalestriers.
   - Qu'est-ce qué tu m'as fait, Mons ?
   - Toinette éyé l’jumint.
   - Ein carillon d’souv’nis.
   - El coin des gaffiards.
   - Les yards dé Mons.
   - Ainmons les animaux - Enne trouvaille estraordinaire - Ducasse 83. On vit d’espoir.
   - El tir tunnel.
   - La soupe à la Rumford à Mons.
   - À Aramis Tournay, St-Georges pindant 30 ans.
   - Hommage à Aramis Tournay.
   - Les cousines.
   - El braderie.
   - Les grandes surfaces.
   - Deux-tois escaudries.
   - L’après-bal.
   - Concours dé l’Armonaque.
   - El quié.
   - Vacances.
   - Maurice, ein vieux Montois.
   - El' rouffiant.
   - Ainmer.
   - Des Montgolfières à Mons au XVIIIe siècle.
   - Les insectes.
   - Les fies.
   - Prière à Sainte Waudru.
   - El chinchin.
   - Lundi d’el Ducasse 1983.
   - El marchand d’pétrole.
   - El farce d’el cuvelle.
   - Souv’ni d’el Guerre dé 1914.
   - Eyé in v’Ià co pou les femmes.
   - Souvenirs dé Vannes.
   - À l’gériatrie.
   - C’étoit l’bon temps (1912).
   - Donnez.
   - Palma.
   - Introduction et finale pou l'Cabaret Wallon.
   - El Vieux Marché.
   - Bouboule éyé l’chiard.
   - Au conservatoire... royal.
   - Enn'nuit à Vannes... in 1983.
   - Le coin des poètes.
   - Nos bonnes recettes régionales.
   - El mot d'la fin.

2.50 euros (code de commande : 03516).

 

[PARIS - LIBÉRATION AOÛT 1944]. Sept photographies originales de l'Agence L.A.P.I. [Les Actualités Photographiques Internationales]. Tirages au gélatino-bromure d’argent, format 240 x 185 mm., tampon de l'agence de presse et numéro d'inventaire au verso.

1. Rue de Rivoli.
Après le passage du général de Gaulle, la foule est la cible de tireurs embusqués sur les toits.

 

2. Angle de l'avenue de l'Opéra et de la rue du 4 Septembre.
Le siège de la Kommandantur.

3. Avenue de l'Opéra.
Prise de la Kommandantur, reddition de soldats allemands.

4. Rue de Castiglione, au niveau de la rue du Mont-Thabor.
Officiers allemands prisonniers des F.F.I.

5. Place de l'Opéra - rue Auber.
Le même groupe d'officiers allemands prisonniers des F.F.I.

6. Avenue de l'Opéra, à l'angle de la rue Louis le Grand.
Attaque de la Kommandantur par les blindés du général Leclerc.

7. Avenue des Champs- Élysées.
Défilé de chars de la 2e division blindée, du groupement tactique Langlade (G.T.L.) de la Division Leclerc.

 

Sources des légendes des photographies :
   - Musée Carnavalet (ressource en ligne), pour les n° 3 (n° PH11026), 5 (n° PH10987), 7 (n° PH9816).
   - Paris en Images - La Libération de Paris vue par l'Agence LAPI (ressource en ligne), pour les n° 1, 3, 6.

À propos de l'agence LAPI :
   Les photographies des Actualités photographiques internationales (LAPI), qui reprennent le fonds de la première coopérative de photographes, Les Photographes associés (fondée en 1937 par deux photographes, André Roumanes et Pierre Hermans), sont conservées à l’agence Roger-Viollet.
   LAPI a travaillé avec la presse sportive : L’Auto, Miroir des sports, Le Yatch et avec la presse parisienne. Très active à Paris pendant l’Occupation, l’agence possède un bureau à Vichy. En 1944, son photographe Maurice Aubry assure les reportages privés du cabinet du maréchal Pétain et couvre des opérations de la Milice contre les résistants. Le 22 août 1944, les photographes de l’agence sont requis par Henri Membré, un photographe indépendant, sur ordre du Comité de libération de la presse. Ils photographient la libération de la capitale et réalisent quatre cents clichés. En 1950, Roger Delhay transfert son agence à Stains et poursuit ses activités. Dans les années 1960, sa veuve vend l’ensemble du fonds à l’agence Roger-Viollet.
Bibliographie :
   - Denoyelle (Françoise), Archives et fonds photographiques, dans Vingtième Siècle. Revue d'histoire, vol. 129, n° 1, 2016, pp. 159-160.

Les sept photographies : 100 euros (code de commande : 03487).

 

Revue du Nord. Tome XL - N° 160 - Octobre-Décembre 1958. Lille, Université de Lille, 1958. In-8° (159 x 240 mm.) broché, [150 (pp. 437-586)] p., illustrations in et hors-texte.


Sommaire :
   - Articles :
      - Les chœurs successifs de l’ancienne abbatiale d’Ham-en-Artois, par H. Bernard, p.437.
      - À propos d’inscriptions trouvées à Marœuil-en-Artois, par J. Lestocquoy, p. 453.
      - Les soulèvements des 54 dans le Nord de la Gaule et la véracité de César, par J. Beaujeu, p. 459.
      - L’enceinte du Bas-Empire et l’histoire de la ville d’Amiens, par F. Vasselle et E. Will, p. 467.
      - L’exploration archéologique de Bavai : Les stucs peints des cryptoportiques bavaisiens, par H. Biévelet, p. 483.
      - Cryptoportiques de Bavai et d’ailleurs, par E. Will, p. 493.
      - La Cité des Atrébates : documents et problèmes, par A. Derolez, p. 505.
   - Chronique :
      - Note sur le trésor de Graincourt-lès-Havrincourt, par E. Will, p. 535.
      - Bulletin critique de l’historiographie néerlandaise en 1957, par E. et J. Kossmann, p. 537.
   - Enquêtes et recherches :
      - Le sel dans les pays de la Somme, par J. Godard, p. 559.
      - Région et développement économique, par J. Gentil da Silva, p. 560.
   - Comptes rendus, notes et nouvelles :
      - P.-M. Duval, Les dieux de la Gaule, par E. Will, p. 563.
      - R. E. M. Wheler et K. M. Richardson, Hill-Forts of Northern France, par E. Will, p. 563.
      - G. Faider-Feytmans, Recueil des bronzes de Bavai, par E. Will, p. 564.
      - H. Stern, Recueil général des Mosaïques de la Gaule, I. Prov. Belgique, par E. Will, p. 565.
      - J. Lestocquoy, Nécropoles et civilisations en Artois et Boulonnais, par E. Will, p. 565.
      - A. Leduque, Étude sur l’ancien réseau routier du Boulonnais, par E. Will, p. 565.
      - F. L. Ganshof, La Belgique carolingienne, par E. Will, p. 567.
      - J. Vasse, Contribution à l’histoire des Apothicaires du Comté et de la Prévôté~le~Comte de Valenciennes, p. 567.
      - Handelingen der Maatschapp voor Geschiedenis en oudheidfaunde te Gent, par J. Godard, p. 568.
      - L. Génicot, Nobiles, milites et villici du XIe siècle ; Un lignage chevaleresque aux derniers siècles du Moyen Âge, p. 569.
      - R. C. Van Caeneghem, Geschiedenis van het stafrecht in Vlaanderen van de XIe tôt de XIVe eeuw, par P. F., p. 569.
      - R. C. Van Caeneghem, Geschiedenis van het stafprocesrecht in Vlaanderen van de XIe tôt de XIVe eeuw, par A. Vandenbossche, p. 569.
      - P. Bonenfant, Du meurtre de Montereau au traité de Troyes, par M. Mollat, p. 569.
      - J. Ellül, J. Imbert et collaborateurs, Hist. des Institutions ; G. Lepointe, Hist. des Institutions et des Faits Sociaux ; G. Lepointe et A. Vandenbossche, Éléments de bibliographie sur l’hist. des Institutions ; F. Lot et R. Fawtier, Hist. des Institutions françaises au Moyen Âge ; t. l, Inst. seigneuriales ; t. II, Inst, royales, par M. Mollat, p. 571.
      - C. Terlinden et J. Bolsée, Recueil des Ordonnances des Pays-Bas, tome VII : règne de Philippe II, par L. Trénard, p. 573.
      - M. Mollat, Les Jésuites à Rouen, par L. Trénard, p. 573.
      - G. Coolen, Les Jésuites à Saint-Omer. Le Collège wallon, par L. Trénard, p. 574.
      - P. Lenders, Die Politieke Crisisin Vlaanderen omstreefe het mid-den der achttiende eeuw, par L. Trénard, p. 575.
      - J. Droz, Les révolutions allemandes de 1848, par L. Trénard, p. 576.
   - Notes et Nouvelles, p. 577.

9 euros (code de commande : 03478).

 

ROBERT (René) — [Un ancien du XVe C.R.A.B.raconte...] L'aventure de l'an 40. Préface de Paul Demaret. Binche, René Robert, 1985. In-8° (210 x 200 mm.) collé, 108 p., illustrations, exemplaire en bon état.
   
Le C.R.A.B. est l'acronyme de Centre de Recrutement de l'Armée Belge ; le XVe était stationné à Nîmes (département du Gard). 


Table des matières :
   - Préface.
   1. Avant-guerre.
   2. 10 mai 1940.
   3. L'exode.
   4. Ribaute.
   5. L'hôpital.
   6. Retour à Ribaute.
   7. Retour au pays.
   8. « L'an 40 » continue.
   9. Nous sommes libérés... - Notes de l'auteur.
   10. La libération en photos :
      A. la voie de la liberté.
      B. la Brigade belge Piron.
      C. Spécial Binche.
   11. Les horreurs de la guerre :
      A. Oradour.
      B. Les camps nazis.
   12. Remember « de Gaulle ».
   13. Addendum - articles de presse.

10 euros (code de commande : 03502).

 

SANSEN (René) — La Maison-forte d'Huissignies. [Bruxelles], Commission Royale des Monuments et des Sites, [1970]. In-4° (200 x 250 mm.) agrafé, 17 p., illustrations.
   Extrait du Bulletin de la Commission Royale des Monuments et des Sites. I-70/71.


Extrait :
   L'histoire de l'architecture militaire en Belgique est encore à faire. La Belgique, éternelle terre de conflit, a, moins qu'une autre nation, négligé les ressources de l'architecture stratégique. Or les témoins des époques troublées deviennent de plus en plus rares, et, s'il s'en révèle, il importe d'en extraire toute la valeur documentaire.
   À côté des grands ensembles, comme le château de Bouillon ou le château des Comtes à Gand, subsistent de nombreuses forteresses plus modestes, mais, en général, tellement remaniées qu'il devient difficile d'y discerner l'intention première des constructeurs. Le Hainaut possède cependant une série d'ouvrages militaires restés dans leur ordonnance originelle. Nous pourrions citer entre autres, rien que pour le nord-ouest de la province, le donjon de Burbant à Ath, la maison-forte d'Irchonwelz, le château d'Antoing, les remparts de Chièvres et la forteresse de Néchin.
   Si le donjon de Burbant est le plus bel exemple, et le plus ancien de ce sommaire inventaire, on ne devrait pas ignorer la maison-forte d'Huissignies.
   Située tout à proximité de la route qui mène d'Ath à Belœil, par Tongre-Notre-Dame et Ladeuze, la construction qui nous occupe s'érige au milieu des prés. Elle pose d'emblée au chercheur d'épineuses questions. Et tout d'abord, s'agit-il, à proprement parler, d'une maison-forte ? Les textes citent cette construction sous des vocables qui entretiennent la confusion. Tour à tour la maison est reprise sous les noms de « bastionnet », « thour », « maison du seigneur », « doignon », « chasteau dudit Hunchenie » et, plus récemment, « château Malaise ». Notre perplexité grandit lorsque nous trouvons des mentions telles que celle-ci. « ... un journel de jardin gisant au haut doignon tenant à la ruelle descendant au bastion ». Or il existe toujours à Huissignies une « rue des Hauts Doignons ».
   Ce pluriel semble confirmer le texte précédent qui fait état de deux ouvrages distincts. Pourtant l'examen des riches archives de la commune est formel : la maison-forte d'Huissignies, plus connue aujourd'hui sous le nom de « Château Malaise » est la seule résidence seigneuriale de l'endroit.
   Charles Dens avait naguère tenté une approche archéologique sur ce curieux édifice. N'ayant sans doute pu l'examiner sous tous ses aspects, il nous en a donné des conclusions incomplètes et erronées. Vers 1960, l'immeuble devenu inhabitable pour cause de vétusté, nous avons pu sonder les murailles et entreprendre les relevés du plus étonnant ouvrage qu'il nous ait été donné de découvrir. Malheureusement nous avons été interrompu en plein travail par l'entreprise d'un aménagement moderne commandé par un nouvel acquéreur qui n'avait pas nos préoccupations.
   Extérieurement le bastionnet a gardé ses caractères essentiels, mais l'intérieur est maintenant recouvert d'enduits et de matériaux appliqués. Sans trop d'amertume cela nous porte à espérer qu'un jour un autre propriétaire aura la curiosité de dégager le document pour le faire revivre sous un aspect plus proche de sa vérité première.

5 euros (code de commande : 03501).

 

SANTEUL (Jean de, dit aussi Jean-Baptiste Santeul ou Santeuil) — Hymni Sacri et Novi. Autore Santolio Victorino. Paris, Thierry, 1689. [Parisiis,÷ Apud Dionysium Thierry, viâ Jacobea,÷ sub signo Urbis Litetiae.÷ M. DC. LXXXIX.÷ Cum privilegio Regis.] In-16 (90 x 134 mm.) plein veau d'époque, tranches dorées, dos à 4 nerfs orné, reliure frottée, mors du plat supérieur fendu, [1 (titre avec une vignette gravée)], [1 bl.], [14], pp. 1-224, 224-225, 225-248, [(index et privilège)], 249-374, [2 (errata)], 375-382 p., ex-libris de l'avocat montois Le Tellier recouvrant partiellement celui du littérateur et érudit montois Henri Delmotte.


   Jean-Baptiste Santeul (Paris, 1630 - Dijon, 1697) fut probablement le plus grand poète latin du XVIIe siècle. Il fut le chantre des exploits de Louis XIV en latin avant d'être chargé par l'archevêque de Paris de réformer les bréviaires en remplaçant les anciennes hymnes par de nouvelles écrites dans un style plus moderne et plus clair. Au XIXe siècle, on considérait déjà que les éditions des œuvres de Santeul étaient « devenues excessivement rares ». 
   Henri Delmotte (Mons, 1798 - 1836) fut un des intellectuels qui marquèrent la vie de la ville de Mons au XIXe siècle. Il succéda à son père, Philibert, à la tête de la bibliothèque de la ville, fut conservateur des archives du Hainaut et fut l'un des fondateurs de la Société des Bibliophiles belges séant à Mons dont il fut le premier président.
Bibliographie :
   - Perrault (Charles), Des hommes illustres qui ont paru en France pendant ce siècle, avec leurs portraits au naturel, 1700, t. II, pp. 15-16.

60 euros (code de commande : 03494).

 

Scaldis. Escaut - Schelde. [Art et civilisation.] Tournai, 1956. In-8° (155 x 215 mm.) broché sous jaquette d'éditeur, 212 p., XXXI planches hors texte in-fine, coupures de presse et quelques photos, quelques soulignements.
   Catalogue de l'exposition éponyme organisée à tournai (Halle aux Draps - Casino communal - Musée d'Histoire et d'Archéologie - Musée des Beaux-Arts), du 15 juillet au 10 septembre 1956.


Table des matières :
   - 
Introduction, par le comte J. de Borchgrave d'Altena.
   - Architecture scaldienne, par le chanoine Jean Cassart.
   - Sculpture scaldienne, par le chanoine Jean Cassart.
   - Métaux, par le chanoine Jean Cassart.
   - Manuscrits à miniatures, par L. Fourez, J. Délaisse, A. Boutemy.
   - Tapisseries, par Georges Platteau.
   - Imprimés, estampes et iconographie.
   - Orfèvrerie, par G. Duphénieux.
   - Peinture, par le comte Philippe de Limburg-Stirum et le colonel Joly.
   - Porcelaine, par G. Duphénieux.
   - Héraldique, par Lucien Fourez et Pierre Dubuisson.

12 euros (code de commande : 03509).

 

STIRLING (Matthew W.) — Concepts of the Sun among American Indians. Washington, United States Government Printing Office, 1946. In-8° (157 x 242 mm.) broché, [14 (pp. 387-400)] p., six planches hors texte, (Publication 3835), exemplaire non coupé.
   Tiré à part du Smithsonian Report for 1945.


Extrait :
   Webster’s dictionary defines the sun as “The luminous heavenly body, the light of which constitutes day, and absence of the light of which constitutes night.” Astronomers might object that this rather oversimplifies the subject, but it has the advantage, at least, that primitive people all over the world would agree with it.
   The American Indian was concerned much more with the effects of the sun than he was with the nature of the sun itself. Apparently the average man did little if any thinking about the matter. He accepted, vaguely, explanatory information as given in myths. Such inconsistencies and conflicts as might appear to a person of another culture did not bother him since most of it was in the realm of the supernatural. He interpreted the universe just as it appeared to him. The earth was a flat disk covered with a hemispherical blue dome or firmament which fitted over it like a bell jar. Attached to it or moving across it like flies on a ceiling were the various heavenly bodies. These as a rule were personified.
   We might infer from the sun myth of the California Indians that, because Coyote stole the sun and put it in a sack which he carried off on his back, the sun was considered to be of a size that a man could carry. However, in the same myth, when Coyote paused to dig up a worm, Mount Diablo was formed by the back dirt. In fact, in Indian myths generally, there is a rather complete abandonment of all dimensional concepts. As supernatural beings, the cricket can engage in combat with the elk on equal terms.

10 euros (code de commande : 03498).

 

TERNES (Charles-Marie) — Répertoire archéologique du Grand-Duché de Luxembourg. I. Texte. II. Planches. Bruxelles, Centre National de Recherches Archéologiques en Belgique, 1970. Deux volumes in-8° (165 x 256 mm.) brochés, 207 et 255 p., 228 planches comprenant 404 figures, index, (Série C), exemplaire non coupé et en très bon état.


Extrait de l'introduction :
   L'ouvrage qu'on s'apprête à consulter, s'insère dans le cadre général de nos recherches sur la topographie antique du Grand-Duché de Luxembourg ; c'est pourquoi il adopte le point de vue géographique comme principe de subdivision et cherche à donner pour chaque localité les objets découverts et publiés.
   Du point de vue chronologique il couvre l'immense période qui va du paléolithique à l'époque mérovingienne ; du point de vue de la géographie moderne, il se limite grosso modo au territoire actuel du Grand-Duché bien que l'auteur sache pertinemment que ces frontières modernes ne signifient rien en archéologie ; toujours est-il que les voisins du Grand-Duché disposent déjà d'inventaires partiels ou systématiques, et qu'il est donc urgent d'apporter à cet effort international la quote-part luxembourgeoise.
   L'auteur est pleinement conscient des limites du présent ouvrage : il n'a pu contrôler les quelques 150 000 objets répertoriés, et se voit contraint de refuser toute responsabilité notamment quant aux attributions chronologiques ou typologiques : celle-ci retombe sur les auteurs dont les coordonnées sont citées dans les chapitres bibliographiques. Aussi paradoxal que cela paraisse, plus on corrigera le présent ouvrage et mieux cela vaudra pour l'archéologie luxembourgeoise et internationale !
   Le Musée d'Histoire de Luxembourg n'ayant pu mettre à notre disposition l'illustration nécessaire, nous avons décidé de recourir aux dessins autographes qu'Alexandre Wiltheim a insérés dans son manuscrit ainsi qu'aux planches concomitantes dessinées en vue d'une publication qui n'a pas eu lieu du vivant de notre premier grand archéologue. De la juxtaposition des deux exécutions d'un même objet résulte une description souvent adéquate de celui-ci, et la valeur artistique de certains de ces croquis est indéniable.

Les deux volumes : 25 euros (code de commande : 03513).

 

THIRY (abbé Marc) — Mariembourg. Notre-Dame de la Brouffe. Bruxelles-Paris, Éditions Universitaires, 1954. In-8° (143 x 193 mm.) broché, XIV, 253 p., illustrations in et hors texte, exemplaire en bon état.


Préface :
  C'est pour moi un véritable plaisir de présenter aux lecteurs un ouvrage décrivant l'histoire d'une dévotion mariale célèbre, composé avec un réel souci critique, et une objectivité au-dessus de tout soupçon.
   Notre-Dame de la Brouffe préside depuis plusieurs siècles à un culte fervent et enthousiaste, né au lendemain des troubles religieux du XVIe siècle. Ce culte surgit vraisemblablement dans le climat de la contre-réforme, qui voulut renouer la tradition séculaire, rejetée par les Protestants, de la vénération de Notre-Dame et des Saints.
   L'auteur du livre est un curé laborieux, qui a voulu consacrer ses rares loisirs à un travail d'ordre historique intense et persévérant. Il a étudié les origines du culte de la Madone mariembourgeoise, ainsi que son évolution, marquée par des moments tour à tour heureux et malheureux, tragiques et même, parfois... un tantinet comiques. Il a poussé ses recherches jusqu'à la préhistoire de la dévotion : la maison des Prémontrés de Vérofle, jadis une dépendance de l'abbaye de Lobbes et signalée déjà au IXe siècle. Il a conduit son exposé jusqu'à l'époque contemporaine, décrivant les faits et gestes des derniers pasteurs de Mariembourg, avec le sentiment de l'ouvrier d'élite qui éprouve un véritable émoi en abandonnant sa table de travail.
   J'ajouterai que le lecteur se méprendrait souverainement s'il croyait ouvrir un livre dévotieux, un ouvrage où la lumière a été concentrée dans une seule direction.
   L'auteur a élargi son horizon. En reconstituant les fastes du sanctuaire marial de la Brouffe, il a apporté une contribution marquante au passé de Mariembourg, la ville-forte construite en 1546, sur une propriété de l'abbaye de Floreffe, par la sœur de Charles-Quint, Marie de Hongrie, pour arrêter la politique expansionniste de la France. Il n'a pas reculé devant l'effort supplémentaire de recueillir toutes les données capables d'expliquer la psychologie peu banale des Mariembourgeois. Résultant d'un brassage continu de diverses nationalités, française, suisse, rhénane, voire italienne, elle se caractérise par un esprit d'indépendance farouche, un sens communautaire très prononcé, un chauvinisme très exaltant.
   L'étude de l'auteur est largement illustrée et s'appuie sur une documentation souvent de première main.

10 euros (code de commande : 03512).

 

THOMAS (Willy) et AUQUIER (André) — Quaregnon-Wasmuel. Bruxelles, Alan Sutton Uitgeverij, 1999. In-8° (165 x 235 mm.) broché, 128 p., très nombreuses illustrations, (collection « Mémoire en Images »), exemplaire en parfait état.


En quatrième de couverture :
   À travers une sélection de 200 photographies anciennes, le plus souvent d'auteurs anonymes, Willy Thomas et André Auquier vous invitent à découvrir quelques aspects de la vie d'autrefois des communes de Quaregnon et Wasmuel, aujourd'hui réunies en une même entité.
   Un peu plus d'un siècle est ainsi parcouru par l'illustration et le texte. Les années évoquées ont été le théâtre de nombreux bouleversements dans le cadre et le mode de vie. Les lieux de cultes, les bâtiments officiels et des voies de communication importantes, qui ont traversé ou traversent maintenant les deux communes, ont évolué. Des associations à but musical, sportif, culturel, folklorique ou religieux ont apporté des joies simples à toute la population.
   Les vies économique, industrielle et commerciale ont été bien différentes dans les deux localités, ce qui transparait dans les principales activités évoquées ici.
   Cet ouvrage permet à nos aînés de retrouver des souvenirs et aux plus jeunes de découvrir ce que fut la vie passée.
   Chacun y trouvera matière à son goût.

18 euros (code de commande : 03508).

 

[WALLONIE - ARCHITECTURE]. Le patrimoine civil public de Wallonie. Sous la coordination de Pierre Paquet et de Catherine Dhem. Liège, Région Wallonne, 1995. In-4° (260 x 306 mm.) sous reliure et jaquette d'éditeur, 543 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bon état.


Table des matières :
   - Le patrimoine civil public de Wallonie.
   - Omniprésence et exigence du patrimoine civil public.
   - Liste des auteurs.
   - Avertissement.
   Les lieux de pouvoir.
      - Généralités.
      - Les pouvoirs législatif et exécutif.
         - Les communes.
         - Les provinces.
         - La Région.
      - Le pouvoir judiciaire.
         - Les symboles de la justice médiévale.
         - Les symboles de la justice moderne.
         - Les prisons.
         - La gendarmerie.
   Les lieux publics de négoce.
      - Généralités.
         - Les marchés et les foires.
         - Du commerce artisanal à l'industrie alimentaire : le cas de la boucherie.
         - De nouveaux lieux de négoce à partir du XIXe siècle.
      - Les lieux publics de négoce en Wallonie.
         - Les places de marchés et les rues piétonnières en Wallonie.
         - Les halles et les abattoirs.
         - Les passages et les marchés couverts.
      - Conclusions.
   Les lieux de mémoire.
      - Les cimetières.
         - La conception à travers l'histoire et la législation.
         - La situation et la configuration.
         - La typologie des monuments.
         - L'évolution stylistique de l'architecture funéraire.
         - La thématique de la sculpture funéraire.
         - La sauvegarde du patrimoine funéraire.
      - Les monuments commémoratifs.
      - Les bornes ou la mémoire des lieux.
   Les lieux de savoir.
      - Les lieux scolaires.
         - L'enseignement maternel et primaire.
         - L'enseignement secondaire et supérieur non universitaire.
         - L'enseignement artistique.
         - Les universités.
      - Les musées.
         - La collection.
         - Le musée.
      - Les bibliothèques, centres et dépôts d'archives.
   Les lieux de loisirs et les espaces publics.
      - Les lieux de loisirs.
         - Les organismes touristiques.
         - Les centres culturels.
         - Les théâtres et les salles de spectacle.
         - Les cinémas.
         - Les kiosques à musique.
         - Les lieux de sports.
      - Les parcs et les jardins publics.
         - Les promenades publiques.
         - Les parcs des centres urbains.
         - Les parcs des villes fortifiées.
         - Les parcs liés aux expositions internationales.
         - Les parcs créés à l'origine par des sociétés privées.
         - Les parcs communaux.
         - Les cités-jardins.
         - Les jardins botaniques.
         - Les arboretums.
         - Les jardins-musées.
         - Les nouveaux domaines publics.
         - Les nouveaux espaces verts.
      - Les places publiques.
   Les lieux de convivialité et de rencontre.
      - Les équipements d'utilité publique.
         - Les puits.
         - Les abreuvoirs.
         - Les fontaines.
         - Les lavoirs.
         - Les pompes et les bornes-fontaines.
         - Les fours banaux.
      - Les maisons du peuple.
   Les lieux de communication.
      - La gare.
      - La gare et la poste : éléments de composition urbaine.
      - Histoire et évolution des chemins de fer belges.
      - L'architecture des gares au XIXe siècle.
      - Les styles et les types de gare.
      - Le patrimoine ferroviaire.
      - La poste.
   Les lieux de santé.
      - Les hôpitaux et les hospices.
         - Des origines au XVe siècle.
         - Du XVIe au XVIIIe siècles.
         - De la Révolution française à 1945.
         - De 1945 à nos jours.
      - Spa et le thermalisme.
         - Spa entre tourisme et santé.
         - L'architecture, reflet de l'histoire de la station.

30 euros (code de commande : 03496).

 

WITTE (Els, dir.) et DE PRETER (René, dir.) — Histoire de l'épargne sociale à travers l'évolution de la banque d'épargne Codep et de ses prédécesseurs. Bruxelles, Éditions Labor, 1989. In-4° (250 x 318 mm.) sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 534 p., nombreuses illustrations en noir. 


Sur la jaquette :
   Lorsqu’en 1985, la banque d’épargne CODEP a fêté ses cinquante années d’existence, elle a voulu laisser, au-delà des manifestations prévues pour cet anniversaire, « une trace plus tangible » afin de témoigner de cet événement. C’est ainsi que le présent ouvrage est né de la collaboration de plusieurs auteurs, professeurs et chercheurs scientifiques qui ont participé, avec une totale liberté d’approche et de style, chacun dans leur spécialisation propre et sous la direction de Els Witte et René De Preter, à sa réalisation.
   À travers l’histoire d’une banque d’épargne, sujet passionnant s’il en est, c’est en fait toute l’histoire de l’épargne socialiste et ses prémices, depuis le début du XIXe siècle, en Wallonie, en Flandre et à Bruxelles qui sont ici abordés d’une manière très approfondie. Parmi les nombreux sujets analysés, citons la naissance de l’épargne solidaire du prolétariat, l’avènement des coopératives, la naissance et le déclin de la Banque belge du Travail, les cinquante premières années de l’existence de Coop-Dépôts/coDEP, les liens des socialistes avec le monde financier, l’évolution du mouvement coopératif. Au fil de cette étude historique, le lecteur est ainsi transporté d’espoirs en déceptions et de succès en défaites, là où le mouvement socialiste a laissé ses empreintes.
   L’histoire de l’épargne sociale est donc une œuvre complète, totale, dévoilant des éléments et des aspects inédits de l’histoire socio-économique de la Belgique. Par des textes très analytiques, par le choix sélectif d’une importante et très riche iconographie de près de sept cents documents, dont certains inédits, par une présentation suggestive, ce livre, d’une grande valeur scientifique, acquiert la dimension d’un témoignage humain vivant, particulièrement intéressant et attachant.
Table des matières :
   - Introduction, par Raymond Bavay.
   - Avant-propos, par Els Witte.
   Première partie. La préhistoire de Codep (1830-1935).
      1. L'épargne ouvrière et son contexte, par Jos De Belder.
      2. Le cadre idéologique, politique et organisationnel de l'épargne socialiste, par Els Witte.
      3. L'épargne socialiste dans la province de Liège (1830-1914), par Claude Desame et Catherine Herla.
      4. L'épargne socialiste dans le Hainaut, par Marinette Bruwier.
      5. L'épargne socialiste à Bruxelles avant 1914, par Freddy Joris.
      6. L'épargne socialiste en Flandre, par Jos De Belder et Wouter Steenhaut.
      7. Des caisses d'épargne régionales à Coop-Dépôts, par Guy Vanthemsche.
      8. Conclusion de la première partie, par Els Witte.
   Deuxième partie. De la caisse d'épargne à la banque d'épargne.
      1. 1935-1940 : débuts difficiles, par René De Preter.
      2. Sous l'occupation allemande, par Wouter Steenhaut.
      3. Coop-Dépôts et le mouvement coopératif, par Robert Flagothier et René De Preter.
      4. PS-Codep : le long cheminement vers l'adoption, par René De Preter.
      5. Les socialistes et le monde bancaire, par René De Preter.
      6. Le mouvement et sa caisse d'épargne, par René De Preter.
      7. Les structures administratives et l'organisation interne, par René De Preter.
      8. Le développement de la Caisse d'Épargne socialiste sur le plan commercial et financier depuis 1945, par Herman Verwilst et Adelheid Van Cauwenberge.
      9. Conclusion de la seconde partie, par René De Preter.
   - Documentation.
      - Organes de gestion 1935-1989.
      - Liste des administrateurs de 1935 à 1989.
      - Liste des abréviations.
      - Index des noms.
      - Index des lieux.

30 euros (code de commande : 03495).

 

[WOOLF (Virginia)]. BISHOFS (Maris) — Rire avec Virginia Woolf. Préfacé par Jacques A. Bertrand. Paris, Éditions Bernard Barrault, 1988. In-8° (190 x 249 mm.) broché, 97 p., exemplaire en bon état. 


Préface :
   Maris Bishofs est né. On ne sait pas exactement quand. Peut-être vers 1940. À une période indécise en tout cas – un de ces moments où le monde retient sa respiration, ce qui ne laisse généralement présager rien de bon. On ne sait pas davantage où il est né. Nous avancerions Nulle Part si Jarry n'y avait pas déjà situé la Pologne. Il pourrait s'agir de la Lithuanie. Donc Maris Bishofs est né ; pas très loin de Nulle Part.
   Maris Bishofs a dessiné très tôt. Dans sa tête en tout cas (son père – ou son tuteur ? – ne tolérait pas de l'entendre chanter dans la salle de bains). Et plus tard à Moscou, à Tel Aviv, à Paris. Il est de passage à New York depuis plusieurs années. La plupart de ses dessins ont été reproduits sur du papier de mauvaise qualité (ordinairement appelé papier-journal : New York Times, Washington Post, Village Voice, Yediot Ahronot, Libération).
   Maris Bishofs vit dans un univers peuplé de célébrités. La plupart de ces célébrités sont mortes et celles qui ne le sont pas sont tellement célèbres que ça revient à peu près au même. De toute façon, ce sont des écrivains. Et ils ne sont qu’à peine dessinés. Très petits. Parce qu'ils sont loin. On dirait de minuscules parapluies auxquels on aurait passé des ceintures pour marquer la taille. On sait que ce sont des écrivains parce qu’il y a des noms écrits au-dessus de leurs têtes et que ce sont des noms d'écrivains. Homère, Kafka, Joyce, Poe, Proust... Les écrivains ne sont que des noms. On voit bien toute la métaphysique qu'on pourrait en tirer mais on n'en fera rien car la métaphysique se fait par le vide et les dessins de Bishofs en sont pleins, de vide.
   Maris Bishofs adore le rangement. À côté des petits parapluies célèbres bien répertoriés, on trouvera dans ce livre la liste de ses écrivains préférés (parmi lesquels Hamlet, Madame Bouvary – sic – et Lolita, l’auteur de « Nabokov »), une liste d'autres écrivains et même une liste d'auteurs non publiés, des tableaux électroniques, des casiers...
   Maris Bishofs n'a pas peur de Virginia Woolf qui est le parapluie vedette du livre. Ni du mouvement. Quand les petits parapluies ont des bras et des jambes, ils font des choses étonnantes. Proust et Whitman se promènent dans Central Park. Shakespeare et Hamlet pêchent à la ligne. Hemingway, au milieu d’une arène, plante des banderilles dans un énorme poisson. Walt Whitman (1819-1892) attend Godot à la terrasse du Café Dante, 79-81, Mac Dougal Street, Greenwich Village, N.Y.. Bishofs n'a pas peur de Ronald Reagan, ni de la mort de Truman Capote (qui, lors de la parution de ce livre aux États-Unis, était encore bien vivant).
   On peut se demander si Maris Bishofs dessine vraiment. On pourrait presque dire qu’il écrit. En fait, il prend des notes. Comme pour un inventaire hâtif. Ou comme un dieu « aquoiboniste » qui, sur le point de faire jaillir la lumière, entreverrait déjà l'apocalypse et préférerait laisser le monde à l’état de croquis.
   Maris Bishofs vous donne le sourire et le vertige. Le croquis où Saul Bellow écrit au gouvernement soviétique pour lui demander de venir en aide au dissident Alexandre Pouchkine ! Ce sont des choses qui vous donnent à penser que la vie pourrait bien, finalement, valoir la peine d'être vécue et que vous avez tout un tas de courrier en retard.
   Maris Bishofs n'est pas mort. Il nous a envoyé une photo. Mais devant cet air à la fois dubitatif et goguenard – genre écossais bon vivant, jeune mais déjà légèrement marqué par ce qui pourrait être quelque chose comme le souvenir d’un climat tropical ou d’un marathon – nous avons pensé que ce n'était pas une photo de lui.

 

12 euros (code de commande : 03493).

 

La prochaine mise à jour
aura lieu
le mardi 28 juillet 2026

 

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