lundi 14 septembre 2026

Les « nouveautés » du 15 septembre 2026.

 

 MISE À JOUR DU 15 SEPTEMBRE 2026

N'hésitez pas à me contacter
par courriel
(b.waterlot@hotmail.com) ou par téléphone (+32 (0) 472 51 52 63)
pour obtenir d'autres informations à propos de ces livres. 
  

  

 

[ARTS MOSANS]. Art mosan et arts anciens du pays de Liège. Liège, Le Grand Liège, 1951. In-8° (160 x 241 mm.) broché, 327 p., XCII planches en noir, exemplaire en bon état malgré un trace de mouillure à la couverture.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition internationale éponyme organisée à Liège, en septembre et octobre 1951.

Table des matières :
   - Comité d’honneur.
   - Comité de patronage.
   - Comité d’organisation.
   - Liste des prêteurs.
   - Avertissement.
   - Le Diocèse et le Pays de Liège.
      I. L’âge du diocèse.
      II. L’âge du pays.
      III. Les temps modernes.
   - Le triomphe de l’orfèvrerie et l’évolution des arts au Pays de Liège.
   - Aux origines lointaines de l’art mosan.
   - Le manuscrit à miniatures.
      1. L’âge pré-roman.
      2. L’âge roman.
      3. De l’âge roman à la Renaissance.
      4. La Renaissance.
   - La peinture.
      1. La peinture au Moyen Âge.
      2. La peinture aux Temps modernes.
   - La sculpture au XVIIe siècle.
      - Varin et Del Cour.
   - La gravure.
   - La médaille et les médailleurs aux XVIIe et XVIIIe siècles.
      1. Les médailleurs liégeois au pays.
      2. Les médailleurs liégeois en France.
   - Cloîtres de Saint-Paul.
      - L’âge pré-roman.
         - Monnaies.
         - Orfèvrerie et Ivoires.
         - Manuscrits.
      - L’âge roman.
         - Orfèvreries, ivoires, émaux.
   - Cathédrale Saint-Paul.
      - Vitraux.
      - Sculptures.
      - Cuivre repoussé.
      - Peintures.
   - Musée des Beaux-Arts.
      - Péristyle.
         - Moulages et photographies.
         - Monnaies. Jetons. Sceaux.
         - Sceaux-matrices
      - Salle n“ 1 : L’âge roman.
         - Sculptures.
         - Manuscrits.
         - Plats de reliure.
         - Divers.
      - L’âge gothique.
         - Sculptures.
         - Orfèvrerie.
         - Manuscrits.
         - Peintures.
         - Tissus.
      - La Renaissance.
         - Orfèvrerie.
         - Sculptures.
         - Meubles.
         - Peintures.
         - Gravures et dessins.
      - Salles 4, 5, 6, 7, 8 : Les XVIIe et XVIIIe siècles.
         - Sculptures.
         - Médailles.
         - Monnaies.
         - Peintures.
         - Gravures.
         - Dessins.
         - Mobilier.
         - Argenterie.
         - Dinanderie.
         - Faïences liégeoises.
         - Armes liégeoises.
         - Tissu.

8 euros (code de commande : 03670).

 

[AUTOMOBILE - FIAT]. Fiat mille cent. Normale - Tourisme rapide. Bruxelles, L'Auto-Locomotion, [ca 1954]. In-4° (280 x 200 mm.) agrafé, [8] p., abondantes illustrations en couleurs, exemplaire en très bon état revêtu du cachet de l'agence officielle E. Thierry, à Mons.
   Cette brochure publicitaire a été publiée peu après le lancement de ce modèle révolutionnaire à carrosserie autoporteuse, présenté au Salon de Genève en mars 1953. La mention « tourisme rapide » fait référence à la version de prestige plus performante 1100 TV (Turismo Veloce) introduite à la fin de l'année 1953.


 

20 euros (code de commande : 03671).

 

[BAUDOUIN Ier]. FRALON (José-Alain) — Baudouin. L'homme qui ne voulait pas être roi. Paris, Fayard, 2001. In-8° (154 x 235 mm.) collé, 406 p., illustrations hors texte. 


En quatrième de couverture :
   La mort de Baudouin, le 31 juillet 1993, a suscité en Belgique une manifestation d'émotion populaire d'une ampleur sans précédent, témoignage de l'affection et de l'attachement exceptionnels d'un peuple pour son roi.
   Mais qui était-il donc, ce roi, et pourquoi les Belges lui sont-ils demeurés aussi fidèles ? Pour le comprendre, José-Alain Fralon a mené une enquête de plusieurs années auprès de ses proches collaborateurs ainsi que des femmes et des hommes qui l'ont côtoyé, issus de l'aristocratie belge ou grands témoins de la vie politique, culturelle et sociale du pays.
   Voici un portrait inédit de Baudouin, tel qu'en lui-même, à la fois homme d'État, incarnation de la fonction royale, et homme tout court, personnalité complexe dont l'enfance fut brisée par la fin tragique de sa mère, la belle Astrid, par la guerre ensuite et la mort symbolique d'un père contraint d'abdiquer.
   Viennent alors les années du « roi triste », qui ne renaît véritablement qu'au bras de Fabiola. Mais les épreuves ne manquent pas : la rupture avec un père vénéré et une belle-mère tant aimée, Lilian de Réthy, l'impossibilité d'avoir un enfant, la crise de conscience qui le terrasse lors du vote de la loi dépénalisant l'avortement et qui fut à l'origine d'une des plus graves crises de l'État belge.
   À travers le récit de la vie de Baudouin, c'est également le destin d'une nation qui nous est conté : si ce peuple en permanence au bord de l'éclatement a traversé le XXe siècle dans l'unité, c'est peut-être aussi parce qu'il a vécu sous le long règne de cet homme qui ne voulait pas être roi...

9 euros (code de commande : 03652).

 

[BELGIQUE - REVUE HISTORIQUE]. Bulletin de Dexia Banque. 54e année - N° 214 - 2000/4. Bruxelles, Dexia Banque, 2000. In-4° (210 x 297 mm.) broché, 83 p., illustrations.


   C'est au cours de l'année 2000, à l'occasion du changement de nom de l'institution financière, que le Bulletin de Dexia Banque a succédé au Bulletin trimestriel du Crédit communal de Belgique qui avait été créé en 1947.
   On pouvait lire en préambule à ce numéro : « Fidèle à l’esprit qui à présidé à sa création en 1947, la mission du Bulletin consiste à parcourir d’une manière scientifique et objective le large éventail des activités du monde local, tout en s’adressant à un vaste public. C’est en cela qu’il se conforme à la philosophie de Dexia Banque qui veut, de manière professionnelle et personnalisée, apporter – directement ou indirectement – des produits et des services de qualité à une clientèle de pouvoirs locaux et régionaux, de particuliers et d’entreprises. »
   Cette bonne résolution fut un véritable chant du cygne puisque quelques mois plus tard c'en était terminé de cette revue qui, pendant plus de cinquante ans, avait été le phare intellectuel et scientifique des communes belges, avant que la logique de mondialisation et les restructurations du groupe Dexia ne balayent définitivement ce patrimoine...
Sommaire :
   - Chapelle-lez-Herlaimont. L'architecture de la cité-territoire, par Bertrand Terlinden, p. 5.
   - Les finances communales : évolution de 1995 à 2000, par Frédérick Claerhout, p. 23.
   - Le premier « Rideau de fer » ? La clôture électrisée à la frontière belgo-hollandaise pendant la Première Guerre mondiale, par Alex Vanneste, p. 39.

12 euros (code de commande : 03663).

 

[BELGIQUE - EXPLOITATION DES MINES]. Les lois de 1791 et 1810 régissant les concessions de mines en Belgique. Journée d'études organisée à l'occasion du bicentenaire de ces lois fondatrices, Mons, octobre 1991. Mons, SAICOM, 1993. In-8° (160 x 240 mm.) broché, 89 p., exemplaire en très bon état.


Table des matières :
   
- Introduction, par M. Bruwier.
   - Les fondements juridiques de l'exploitation minière en Belgique, de l'ancien régime au lendemain de la révolution de 1830, par N. Caulier-Mathy.
   - La région du Centre et la législation française sur les mines (1791 et 1810), par J. Liébin.
   - L'application des lois de 1791 et 1810 dans le bassin de Charleroi, par J.L. Delaet.
   - Autour et en marge des lois de 1791 et 1810 : les forfaits du Rieu-du-Cœur, par B. Clerfayt.
   - Modifications et compléments aux lois des 21 avril 1810 et 2 mai 1837 sur les mines en Belgique : la loi du 5 juin 1911, par Ph. Delforge.
   - Les conséquences à long terme de la loi de 1810 si politique sociale des sociétés houillères et leurs rapports à l'État et aux mineurs, en France, par R. Trempé.
   - Les modalités de concession du charbonnage du Grand-Hornu après les lois de 1791 et 1810, par M. Bruwier.

8 euros (code de commande : 03658).

 

[BELGIQUE - HISTOIRE SOCIALE]. On hésite avant d'acheter. Carte-pétition, ca 1920-1924. Format 150 x 105 mm. Document en bon état (non écrit, non voyagé) présentant une légère patine du temps.
   Très rare carte postale de collection.

   Document d'histoire sociale belge du début des années 1920. Il s'agit d'une carte-pétition imprimée à destination du Premier Ministre (rue de la Loi, à Bruxelles) pour protester contre la crise économique d'après-guerre
   Au recto, une illustration photographique d'époque légendée On hésite avant d'acheter, montrant des ménagères examinant des produits sur un étal de marché.
   Au verso, un texte-manifeste intitulé : « Nous, Femmes. Protestons : Contre la vie chère. Contre le truquage de l'index. » La suite du texte exige l'adaptation des salaires, des pensions et des allocations au coût réel de la vie, ainsi que des mesures contre les trusts.
   L'emplacement réservé au timbre mentionne le tarif de 0,10 francs, ce qui permet d'estimer la date.
   Il s'agit d'un témoignage des premières mobilisations féminines et syndicales en Belgique pour la défense du pouvoir d'achat et la consolidation de l'indexation automatique des salaires (instaurée en 1920).

15 euros (code de commande : 03641).

 

BORCHGRAVE D'ALTENA (Joseph) — L'Art roman en Belgique. [Bruxelles], Fédération Archéologique et Historique de Belgique, [1970]. In-8° (175 x 250 mm.) agrafé, [23] p., illustrations en noir, (collection « Notes pour Servir à l'Histoire de l'Art en Belgique », Nouvelle Série, n° V), carte avec envoi de l'auteur agrafée au verso du premier feuillet de la couverture.
   Il s'agit d'un tiré à part des Annales de la Fédération archéologique et historique de Belgique, XLIe Congrès, Malines 1970, réservé aux membres de la Société Royale d'Archéologie de Bruxelles.


   L'auteur indique que cette publication est une introduction au projet de « rédaction d'un dictionnaire de l'Art Roman en Belgique où nous efforcerons de montrer ce qui a été réalisé et ce qui reste encore à faire. »

4 euros (code de commande : 03666).

 

[BORINAGE - HORNU - MÉTALLURGIE]. Vade-mecum des Établissements Édouard François - Produits métallurgiques. Hornu, Édouard François, 1938. In-12 (85 x 132 mm.) agrafé, 62 p.
   Une publication particulièrement rare.

   La gamme des produits proposés dans ce catalogue des Établissements Édouard François était particulièrement bien fournie.
   Cette société était installée à Hornu, route de Mons, et bénéficiait d'un raccordement au chemin de fer Hornu-Route via Saint-Ghislain.


 

Vendu.

 

[CHÂTELET - CARTE PORCELAINE]. Fête de Châtelet donnée dans le Jardin Anglais de l'Hôtel de Ville le dimanche et lundi 25 et 26 juin 1854, à 9 heures du soir. Très rare carton publicitaire lithographié par l'établissent lithographique G[usta]ve Delacre à Châtelet, 82 x 118 mm., le programme des danses est imprimé au verso, le recto est en bon état, quelques taches d'encre bleue au verso.

 

Extrait de l'article d'Ulysse Capitaine :
   « Il y a environ huit ans que M. Gustave Delacre, de Dunkerque, a créé à Châtelet une seconde imprimerie ; jusqu'aujourd'hui (1865), elle n'a encore produit que de menus ouvrages tels qu'affiches, etc. »
Bibliographie :

   - Capitaine (Ulysse), Recherches sur l'introduction de l'imprimerie dans les localités dépendant de l'ancienne principauté de Liége et de la province actuelle de ce nom, dans Le Bibliophile belge, première année - N° 2 - 1866, p. 106.

Vendu.

 

CHAVÉE (Achille) — Blason d'amour. Poèmes. Mons, Haute Nuit, 1950. In-8° (127 x 172 mm.) broché, 57 p., un des quinze exemplaires numérotés sur Hollande Van Gelder (n° VIII), couverture légèrement frottée, en partie non coupé, édition originale rare et en bon état.
   Recueil de vingt-cinq poèmes écrits entre 1938 et 1950.


Notice de René Poupart :
   Dans les recueils qu'Achille Chavée a publiés après 1946, Écorces du temps (1947), De neige rouge (1948), Écrits sur un drapeau qui brûle (1948), Au jour la vie (1950), lorsqu'il évoquait épisodiquement la femme et l'amour, c'était le plus souvent pour exprimer une attente : « ... en attendant / la nuit grisouteuse d'amour ». Blasons d'amour semble témoigner que cette attente a été comblée (« je t'ai cherchée / je t'ai trouvée »), car il est le seul recueil intégralement inspiré par la passion amoureuse. Chavée a une conception très épurée de la femme qu'il désire, cette pureté éclate dans le regard et, dans plusieurs textes, cette aspiration à la pureté s'exprime, une fois de plus, par le symbole de la neige (« tes yeux aux postulats de neige »). Cela ne signifie pas que la sensualité est absente, mais ses domaines les plus intimes et les plus secrets sont suggérés de façon très elliptique : « Dans la vaste nuit usuelle / (...) aux grandes marées de silence / qui s'évase entre deux soleils / une fourrure de caresse... » Le rêve de caresse se métamorphose en « Lourd collier d'oiseaux vivants / sur la poitrine de la chaste ».
   On remarque que Chavée recherche toujours davantage la sobriété et la concision. Celle-ci culminera dans les Quatrains pour Hélène (1958). Le poète, dans sa pleine maturité, économise les mots, mais a soin de les choisir en vertu de leur capacité de toucher les cordes sensibles du lecteur et de les faire vibrer.
Bibliographie :
   - Poupart (René), Blasons (sic) d'amour, dans, Lettres françaises de Belgique. Dictionnaire des œuvres. La poésie, p. 66.
   - Achille Chavée. 1906-1969, catalogue de l'exposition organisée à l'occasion du dixième anniversaire de sa mort, à La Louvière, en 1979, n° 302.


 

Vendu.

 

CHAWAF (Chantal) — Rédemption. Paris, Flammarion, 1988. In-8° (131 x 201 mm.) collé, 164 p., exemplaire en bon état.
   
Exemplaire du Service de Presse enrichi d’un envoi autographe signé de l’Autrice au journaliste et critique littéraire Pierre Maury.


En quatrième de couverture :
   Un « homme-vampire » qui, par une perversion de l’amour et par incapacité à vivre le plaisir des corps, a assassiné au Canada sa compagne, vient errer à Paris. Une jeune femme, dans le parc Monceau, se laisse fasciner par cet « ogre » en devinant peut-être ce qui l’attend : elle comprend que l’acharnement qu’il met à fabriquer des œuvres plastiques où se trouvent désossés des livres, réduits à des cadavres de mots, est une pratique qu’il exerce sur tout ce qui l’attire et l’émeut, tout ce qui, en lui, éveille le désir et lui laisse imaginer un plaisir possible.
   Dans un récit haletant, les corps, les paysages, les géographies atteignent à des intensités purement visionnaires en leur brusquerie expressionniste. Chantal Chawaf, avec une puissance littéraire et des foudroiements lyriques très rares, nous propose un roman de violence et de fureur, qui dessine les figures de l’amour, à la façon d’une irrésistible préparation au meurtre du corps désiré et caressé.


 

10 euros (code de commande : 03649).

 

[HAINAUT]. BRAUN (Georg) et HOGENBERG (Franz) — Nobilis Hannoniae Comitatus Descriptio. Pays de Haynault tenu de Dieu et du Soleil. Gravure extraite de l'ouvrage de Georg Braun et Frans Hogenberg, Theatre des principales villes de tout l'Univers. Liber Tertius. [titre uniforme : Civitates Orbis Terrarum] publié à Cologne, chez Johannes Sinniger, en 1583.
Dimensions :
   - Dessin : 470 x 340 mm.
   - Cuvette : 473 x 342 mm.
   - Feuille : 545 x 404 mm.


Texte français au verso de la gravure.

   Il s'agit de la version gravée de ce qu'on a coutume d'appeler le « jardinet de Hainaut » qui figure une représentation du comté. Le « jardin » de Hainaut est délimité par une palissade faisant office d'enceinte défendue par des tours désignant les vingt-trois bonnes villes du comté qui protègent, au centre, le clergé et la noblesse représentés par leurs blasons.
   Sous la gravure, en latin à gauche et en français, à droite, on peut lire : « Le ioly et plaisant Jardin d'Haynault est doué de si bon air et telle abondance de toutes choses, tant nécessaires à la vie humaine, que servantes au plaisir et delectation d'icelle qu'à bonne raison doit estre préféré aux plus plaisantes et cultivees Regions de L'Europe ; Et combien qu'il ne contienne en son circuit, longueur et largeur, que 17 lieues a toutesfois en son contour vingt et trois Villes, bien munies, de Portes, Bouleverds et Murailles ; Barons portants Banieres en temps de guerre aussi vingt et trois ; Quatre Contes ; Peres, que le vulgaire, appelé Pairs de la Province, douze Abbayes, vingt et deux villages, ayans clocher 2200 sans les Hameaux n'ayants clocher ; une principauté de grande authorité : Nommée, Chimaÿ. »
   Voyez à ce propos le très intéressant
article de Véronique Flammang et Marie Van Eeckenrode.
Bibliographie :
   - Flammang (Véronique) et Van Eeckenrode (Marie), Le jardinet de Hainaut : essai de typologie et clés d'interprétation (XIVe-XVIIIe siècles). Mises en scène d'un comté lors des inaugurations princières en Hainaut, dans : Bulletin de la Commission royale d'histoire. Académie royale de Belgique, tome 177 - 2011. pp. 45-80.
   - Van den Eeckhout (J.-M.), Le premier jardin d'armoiries du Hainaut, dans Le Parchemin, n° 191 - 1977, pp. 241-318.

150 euros (code de commande : 03667).

 

[HARVENT (René)]. DONNAY (Guy) — René Harvent. Mons, Centre de Création Artistique de Mons, 1988. In-4° (220 x 297 mm.) sous reliure et jaquette d'éditeur, 111 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en parfait état.
   Publication réalisée à l'occasion de l'exposition organisée à la Salle Saint-Georges, à Mons, du 3 au 24 décembre 1988.


Prologue :
   C'est en automne 1938, lors des premiers soubresauts prémonitoires de la guerre, que j'ai connu René Harvent.
   Déambulant à grands pas dans la cour du collège des pères jésuites de Mons, il évoquait, avec force gestes, les gloires de l'histoire. Il admirait Napoléon, nom qu'on lui avait d'ailleurs donné.
   Il nous quitta en 1942, poussé vers les études artistiques par son impérieuse vocation, mais aidé dans sa décision par un de nos professeurs, lui-même hors du commun en raison de sa propension à se situer très au-dessus de l'immédiat et à percevoir, avec une clairvoyance quasi surnaturelle, l'accomplissement des choses et des êtres.
   Quelques années plus tard je retrouvais René Harvent, jeune artiste déjà fameux, qui avait reçu plusieurs prix, et je fréquentais ses ateliers successifs : son grenier de l'avenue Wauters à Cuesmes, l'atelier minuscule de la rue Jourdan, proche toutefois de la porte Louise à Bruxelles, celui qu'il installa dans un grand salon Louis XVI, rue Zinner, face à la résidence de l'ambassadeur des États-Unis, et celui qui, majestueux, lui convenait tout à fait, au 21, boulevard du Régent.
   Curieux de tout, il a toujours eu, de l'aigle, l'avidité à appréhender le monde. Sa caractéristique était et reste l'exigence avec lui-même, et corollairement avec chacun non sans qu'une mansuétude certaine vînt tempérer sa rigueur.
   D'aucuns l'ont cru agressif, provoquant, alors qu'il est en fait profondément doux et anticonflictuel, mais, obsédé par la perfection, il est resté fidèle et droit comme le fil de l'épée.
   En toutes choses, seul le meilleur l'intéresse. La facilité, l'à-peu-près, la médiocrité lui font horreur.
   À son propos, je pense souvent à un vers de Mallarmé : « Donner un sens plus pur aux mots de la tribu ». Je pense aussi à un autre vers fameux du même poème, pour le paraphraser : « Telles qu'en elles-mêmes enfin l'éternité les change ». Les œuvres de René Harvent me donnent une sensation d'éternité.
   En cinq décennies, René Harvent n'a pas changé. Il reste l'artiste convaincu enthousiaste, éclectique, fasciné par de grands rêves, et décidé à les traduire, ce qu'ïl réussit superbement, par la grâce de son immense talent et d'un travail d'une profondeur véritablement extraordinaire.
   C'est avec un rare contentement que, pas assez souvent hélas, il m'est donné le temps de flâner avec lui dans l'art et la culture. Quel enrichissement pour moi.
   Et dire que Mons ignore, ou presque, la présence en ses murs de cet artiste hors du commun qui, convenons-en, se montre d'ailleurs très peu. Mais qu'elle l'ignore ou pas, il honore sa ville natale. Il nous est enfin donné la joie de pouvoir y rassembler ses œuvres, en cette magistrale exposition.
   La femme – fascination de l'homme éternellement jeune – aura été et reste l'inspiratrice essentielle de l'œuvre de René Harvent. Plus les années ont passé, plus il est arrivé à cette conjugaison subjuguante de la réalité physique de la jeune femme et du style. Dans ses statues, aucune bavure. Nous sommes en présence d'œuvres d'un seigneur de la sculpture.
   J'ajouterai ceci : René Harvent a permis cette exposition à Mons, il l'a un peu conçue ou admise en réparation des torts qu'il a subis ici, voire comme une réconciliation avec cette cité qui l'a méconnu, mais qu'il n'a jamais cessé d'aimer. 

20 euros (code de commande : 03662).

 

IRISH (William, pseudonyme de Cornell Woolrich) — Fantôme à prendre. [Titre original : Phantom Lady.] Traduction et adaptation de Maurice Bernard Endrèbe. Paris, Presses de la Cité, 1954. In-12 (115 x 173 mm.) broché, 224 p., (collection « Un Mystère », n° 176).
   William Irish (1903-1968), un des plus grands maîtres du suspense et du roman noir du XXe siècle.


   Ce roman fut adapté au cinéma, en 1944, par Robert Siodmak, sous le titre Les Mains qui tuent (Phantom Lady).
   La première édition française fut publiée chez Fournier-Valdès, en 1948 dans une traduction d'Edmond Michel-Tyl.
En quatrième de couverture d'une réédition :
   C'était le 150è jour avant la date fixée pour son exécution. Il était entré par hasard dans un bar aux lumières tamisées. Elle était seule, vêtue de noir, d'apparence discrète. Et pourtant, elle portait un chapeau qui frappait par sa forme et sa couleur, un chapeau qui semblait dire : « Quand j'ai ce chapeau, prenez garde : je suis prête à toutes les audaces. » Elle n'avait pas de projets pour la soirée et avait accepté de l'accompagner au spectacle. Comme deux amis de rencontre, sans échanger ni noms, ni adresses, ni détails personnels. Plus tard, de retour chez lui, il trouvait sa femme morte, assassinée, entourée de trois policiers. Son alibi était un fantôme.

7 euros (code de commande : 03642).

 

[KEMPIS (Thomas a)] — L'Imitation de Jesus-Christ, traduite et paraphrasée en vers françois, par Pierre Corneille, Conseiller du roy. Edition nouvelle, retouchée par l'Auteur avant sa mort. Paris, Durand, 1751. [A Paris, / Chez Durand, rue Saint Jacques. / M. DCC. LI. / Avec Approbation & Privilege du Roy.] In-12 (105 x 172 mm.) plein veau marbré d'époque, dos à 5 nerfs orné de fleurons et de fers dorés, tranches rouges, [2 bl.], [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], [20 (dédicace au pape Alexandre VII, avis au lecteur – repris de l'édition bruxelloise de François II Foppens en 1704 –, approbation et privilège)], 545, [7 (table)] p., 5 gravures hors texte signées Pocquet (1 frontispice général et 4 planches chacune en regard de chaque livre), exemplaire en bon état.


   Les gravures sont des copies en contrepartie de celles de J. Harrewijn pour l'édition bruxelloise de François Foppens en 1704.
   Picot décrit cette édition avec des gravures de Pocquet copiées sur celles de Chauveau, de l'édition in-4° de Rouen et Paris, en 1656.
Bibliographie :
   - Picot (Émile), Bibliographie Cornélienne. Description raisonnée de toutes les éditions des œuvres de Pierre Corneille, n° 770.
   - Adenaert (Willem), Thomas a Kempis, De imitatione Christi en andere werken : een short-title catalogus van de 17de en 18de eeuwse drukken in de bibliotheken van nederlandstalig België, n° 669. 

80 euros (code de commande : 03668).

 

LAURAT (Lucien, pseudonyme d'Otto Maschke) — Problèmes actuels du socialisme. Paris, Les Îles d'Or, 1957. In-8° (143 x 211 mm.) broché, 198 p., exemplaire non coupé et en très bon état auquel on joint le prière d'insérer. 


Texte du prière d'insérer :
   Au moment où les confrontations doctrinales se ravivent dans les publications socialistes, notamment en France, en Italie et en Autriche, et où la crise économique et idéologique s’aggrave dans le bloc oriental en jetant le trouble dans les milieux qui, en Occident, identifiaient abusivement le bolchevisme avec le progrès et la démocratie, ce livre contribuera puissamment à la clarification des idées. Depuis longtemps familiarisé avec tous les problèmes de la doctrine socialiste, l’auteur n’a pas beaucoup de peine à montrer que le bolchevisme est franchement antimarxiste ; il fut en effet répudié dès 1904 par les principaux théoriciens marxistes (dont Rosa Luxembourg).
   M. Laurat se demande ensuite dans quelle mesure les slogans réputés « marxistes » qui ont cours aujourd’hui, correspondent à la doctrine authentique de Marx-Engels et dans quelle mesure cette doctrine elle-même reflète encore la réalité économique et sociale de nos jours. Constatant que le capitalisme analysé par Marx (mort en 1883) n’existe plus, l’auteur analyse les structures nouvelles qui se sont substituées au système capitaliste classique, et il met en relief les tendances saillantes de l’évolution sociale présente : la propriété devenant un no man's land, la dissociation de la classe capitaliste, la différenciation de la classe salariée, la déprolétarisation du travail en fonction d’une évolution générale vers le « pansalariat ». Le problème des pays sous-développés, où cette évolution est à peine amorcée, inspire à l’auteur des réflexions qui justifient la politique actuelle du socialisme français, si vivement attaquée par les partis socialistes des autres pays.
   Dans la dernière partie de son ouvrage, M. Lucien Laurat insiste sur les tâches nouvelles du socialisme et du syndicalisme dans la société en fermentation du milieu du XXe siècle. Il souligne tout particulièrement que l’émancipation du travail a pour condition sine qua non le relèvement continu du niveau intellectuel et moral des classes laborieuses, ce qui implique la répudiation catégorique de tout totalitarisme, qui avilit et dégrade. Il met en garde contre un étatisme abusif, condamné par des théoriciens marxistes éminents comme Émile Vandervelde, Karl Kautsky, Karl Renner et Otto Bauer. Il estime, en conclusion, que l’évolution vers le socialisme implique la substitution de la « prééminence du consommateur », au culte du producteur.

15 euros (code de commande : 03673).

 

[LE QUESNOY - GRAVURE]. DE FER (Nicolas) & GOURNAY (Claude) — Le Quênoy, Ville forte du Comté de Hainaut, située sur la petite Rivière de Rovelle, qui tombe dans L'Escaut a 50 degrez 20 minutes de Latitude, et 24 degrez 50 minutes de Longitude. Les François la prirent sur les Espagnols en 1654 et la possedent encore aujourd'huy. Paris, De Fer, [circa 1693]. Gravure au burin et à l'eau-forte, exemplaire à toutes marges, sans aucun pli central ni trace d'onglet de reliure.
Dimensions :
   - Cadre : 247 x 193 mm.
   - Cuvette : 248 x 195 mm.
   - Feuille : 330 x 284 mm.

   Il s'agit très probablement d'une impression précoce sur papier vergé, ce que confirme l'absence d'adresse d'éditeur gravée sur le cuivre (la mention classique « À Paris, chez le Sr. de Fer... » n'ayant pas encore été ajoutée) et l'absence de toute numérotation ou chiffrement de page dans les angles du cadre. Le texte du cartouche est rédigé au présent (« et la possedent encore aujourd'huy ») sans adjonction de la date de commercialisation (1695). Le beau et net filigrane au « Pot aux Fleurs » (ou pot à deux anses sommé d'une fleur à quatre pétales et d'une fleur de lys) indique que le papier fut fabriqué en France, probablement en Auvergne ou en Angoumois à la fin du XVIIe siècle (période 1680-1700).
   Beau plan gravé au burin et à l'eau-forte représentant les fortifications de la ville du Quesnoy (Nord), réalisées d'après les relevés des ingénieurs militaires du Roi et de Sébastien Le Prestre de Vauban. Le plan détaille avec précision le tissu urbain intérieur, l'organisation défensive (bastions, courtines, demi-lunes, ouvrage à cornes), la Porte de Valenciennes, la Porte de Forêt, le Cavalier, ainsi que le système d'inondation défensive alimenté par l'important « Estang » bordant la chaussée à l'Est. En bas à gauche, présence d'un cartouche avec l'échelle de « trois cens pas communs ».
   Nicolas de Fer inséra cette gravure dans les atlas qu'il publia de 1693 à 1705. Pieter van der Aa, installé à Leyde, racheta ou fit copier très fidèlement de nombreuses planches de Nicolas de Fer ; en 1726 il publia le plan présenté ici dans un atlas monumental intitulé Le Théâtre de la Guerre dans les Pays-Bas, en y apportant des modification (effacement de la signature de Gournay, ajout d'un texte, etc.).
   Le graveur Claude Gournay ne travaillait pas uniquement pour Nicolas de Fer. Les recherches bibliographiques et les registres de la Bibliothèque nationale de France révèlent qu'il mettait son talent au service des plus célèbres éditeurs de l'époque. Pour Nicolas de Fer, il intervient ponctuellement sur les plans des places fortes pour l'atlas des Forces de l'Europe entre 1693 et 1695.
Bibliographie :
   - Pastoureau (Mireille), Les atlas français, XVIe-XVIIe siècles. Répertoire bibliographique et étude, Paris, Bibliothèque nationale, 1984, n° 54.

Le filigrane.
 

 50 euros (code de commande : 03638).

 

[LIGNE (Charles-Joseph de)]. LAMBOTTE (Janine) — Le Prince de Ligne ou la dernière mémoire. Bruxelles, Labor - R.T.B.F., 1990. In-8° (140 x 220 mm.) collé, 212 p., (collection « Les Feuilletons de Point-de-Mire »), quelques rousseurs.


Extrait de l'avant-propos :
   Le prince de ligne a tout vu, tout rencontré durant sa longue vie et sa prodigieuse époque sans toujours, malgré sa finesse et son esprit, vouloir comprendre qu'elle brillait comme seule brille la fin d'un monde.
   Charles de Ligne, riche de contradictions tenant à sa personnalité autant qu'à son état, fut à la fois généreux et égoïste, insolent et respectueux de souverains qui ne lui venaient pas à la cheville, fin diplomate et négligent pour sa propre gloire, fidèle aux hommes et infidèle aux femmes, observateur pointu et aveugle tout à la fois.
   Charmeur toujours, et grand seigneur en chaque circonstance, il est surtout, comme le dit Georges Sion qui m'a soufflé le sous-titre de ce livre, la dernière mémoire d'un siècle après lequel plus rien, jamais, ne sera pareil.

Vendu.

 

[LIGNE MAGINOT]. HOHNADEL (Alain) et TRUTTMANN (Michel) — Guide de la Ligne Maginot. Bayeux, Heimdal, 1988. In-4° (200 x 285 mm.) broché, 96 p., nombreuses illustrations en noir, (collection « 39-45 - Guerres Contemporaines Magazine », Hors Série n° 6 - Août - Septembre 1988).


Sommaire :
   Première partie. Historique et description.
      1. Petit historique de l'organisation défensive en France (1919, 1940).
      2. Description générale de la Ligne Maginot.
      3. Le rôle de la Ligne Maginot pendant la Campagne de 39/40.
      4. La défense des Alpes.
      5. Ligne Maginot, phénomène touristique ?
   Deuxième partie. Le guide des visites.
      - Le petit ouvrage de La Ferté.
      - L'ouvrage de Fermont.
      - Les ouvrages du pays Thionvillois (Zeiterholz, Immerhof, Bois Karre et Sentzich, Guentrange, Galgenberg).
      - Le Hackenberg.
      - La Ligne Maginot en voiture.
      - Le petit ouvrage de Bambesch.
      - La trouée de la Sarre.
      - Le petit ouvrage de Rohrbach.
      - L'ouvrage du Simserhof.
      - Autres fortifications.
      - Marckolsheim.
      - Les Alpes.

Vendu.

 

MAGNY (Claude-Edmonde) — L'âge du roman américain. Paris, Éditions du Seuil, [1968]. In-8° (140 x 205 mm.) broché, 251 p., (collection « Pierres Vives »), exemplaire en très bon état.


En quatrième de couverture :
« Vingt ans après sa publication, l'essai désormais classique de Claude-Edmonde Magny sur le roman américain n'a rien perdu de son intérêt. S'il a aujourd'hui le grand mérite d'être le premier en France à avoir découvert la littérature moderne des États-Unis, ne nous étonnons pas qu'il l'ait fait avec les présupposés idéologiques d'après guerre.
Très influencée par Jean-Paul Sartre, Claude-Edmonde Magny a senti l'importance grandissante du cinéma, de la psychanalyse, du jazz sur les modes de la conscience et de la sensibilité modernes. Elle en a signalé les effets : un éclatement des formes romanesques, qui devait par la suite éclairer la condition générale de notre littérature.
Aujourd'hui l'histoire a fait son choix : elle a consacré Hemingway et Faulkner, oublié Dos Passos et Caldwell, redécouvert Nathanaël West et Scott Fitzgerald. Mais les analyses de Claude-Edmonde Magny sur l'esthétique comparée du roman et du cinéma ou sur la temporalité chez Faulkner demeurent le, modèle d'une réflexion critique intelligente et chaleureuse sur la littérature de son temps. »

18 euros (code de commande : 03664).

 

MAHIEU (Raymond G.W.) — Histoire boraine. La bataille de Jemappes. [Mons], Chez l'Auteur, 1972. In-12 (121 x 158 mm.) agrafé, 29 p., exemplaire portant la signature de l'auteur.
   Un des premiers ouvrages du polygraphe de la région de Mons et du Borinage. 



Table des matières :
   - Préface.
   - Biographies.
   - La bataille de Jemappes.
   - Procès-verbal de l'installation de l'Administration centrale du Département de Jemappes, après la victoire des armées françaises républicaines.
   - Le canon de Jemappes.

Vendu.

 

MAHIEU (Raymond G. W.) — Notice historique illustrée sur l'église Saint Jean-Baptiste de Sars-la-Bruyère. Préface de José Dekoker. Postface de l'abbé Jacques Lebrun. Sars-la-Bruyère, Cercle Culturel Saint Jean-Baptiste, 1986. In-8° (160 x 240 mm.) broché, 37 p., illustrations, exemplaire en bon état. 


Préface :
   À chaque fois que des lèvres d’un enfant studieux tombe le cliché mille fois appris : « Nos ancêtres les Gaulois »... je bondis.
   L’image d’Épinal n’a souvent guère plus de fondement qu’une page d’hebdomadaire à sensations ; car, l’Histoire, la grande Histoire, celle des manuels scolaires, voire celle des feuilletons télévisés n’est qu’une synthèse bien arrangée et encore mieux, bien présentée de toutes nos petites histoires locales, ou familiales.
   Certains l’ont compris, comme Raymond G.W. Mahieu, qui s'efforce de restituer à l’histoire sa dignité originelle.
   Lecteur, je vous invite à une visite guidée d’un monument du passé de Sars : son église.
   Nous sommes des privilégiés.
   Un jour de fin août 1985, le Coq du clocher s’est promené dans les rues de notre village, nous a même rendu visite domiciliaire, comme il ne l'avait plus fait depuis 270 ans, avant de retourner veiller comme depuis des siècles sur les êtres et les choses. C’est son ombre de sentinelle de Dieu, qui nous recouvrira, même quand nous ne serons plus jusqu’à un souvenir.
   Nous n’avons qu’une alternative : ou nous serons « de quelque part » ou nous ne serons plus pour personne.
   Je remercie l’auteur : Raymond G.W. Mahieu, d’avoir encore effeuillé l’histoire pour nous, l’abbé Jacques Le Brun, dernier curé de Sars, pour l’attention constante et personnelle qu’il a accordée à cet ouvrage, dès le moment même où il n’était qu’un projet, et tous ceux et celles sans qui ce second volume n’aurait pu vous être proposé.
   Chaque fois que vous passerez devant notre église si bien restaurée, levez les yeux... voyez-vous, le coq du clocher, c'est un parent...

Vendu.

 

[MARIE D'OIGNIES]. Vie de Marie d'Oignies par Jacques de Vitry. Supplément par Thomas Cantipré. Traduction et préface par André Wankenne. Namur, Société des Études Classiques, 1989. In-8° (163 x 240 mm) broché, XIX, 100 p., une illustration en frontispice, cachet ex-libris (Jacquemin) au verso de la page de faux-titre, exemplaire en bon état. 


En quatrième de couverture :
    Née à Nivelles en 1177, mariée à quatorze ans, Marie mène tout d'abord avec son époux une vie marquée par la chasteté, la pauvreté, l'accueil des pauvres. En 1207, elle gagne Oignies, sur les bords de la Sambre, où quatre frères de Walcourt avaient fondé un prieuré de chanoines réguliers sous le patronage de saint Nicolas. Jusqu'à sa mort en 1213, Marie vivra à Oignies dans l'ascèse la plus rigoureuse, la dévotion à la croix du Christ, le culte de l'eucharistie, le soin des malades, les conseils à ses visiteurs.
   Arrivé à Oignies vers 1208, Jacques de Vitry assiste Marie et apaise ses craintes ; en même temps, il est subjugué par sa sainteté et son autorité. Écrite peu après 1213, la Vita B. Mariae Oignacensis est la première œuvre littéraire de Jacques de Vitry († 1240).
   Grand admirateur de ce dernier qu'il a entendu prêcher la Croisade, Thomas de Cantimprê propose en 1231 un supplément à la Vita B. Mariae Oignacensis. Alors chanoine régulier à l'abbaye de Cantimpré, il raconte ce qu'il a entendu à Oignies : miracles, prédictions, guérisons. C'est là qu'il reproche à Jacques de Vitry d'avoir laissé sa vocation de prédicateur pour appartenir à la Curie romaine.
Bibliographie :
   - Longère (Jean), « Vie de Marie d'Oignies, par Jacques de Vitry », dans Notes bibliographiques, dans Revue d'histoire de l'Église de France, tome 79, n° 202, 1993. pp. 207-208.

Vendu.

 

[MARIEMONT - REVUE]. Les Cahiers de Mariemont. N° 1 - 1970. Morlanwelz, Musée de Mariemont, 1970. In-4° (2255 x 275 mm.) broché, 64 p., illustrations en noir et en couleurs.


Sommaire :
    Articles.
      - Éditorial, par Guy Donnay, p. 5.
      - Raoul Warocqué, le parfait bourgeois, par Maurice Van den Eynde, p. 7.
      - Parures d'époque mérovingienne provenant du Namurois, par Germaine Faider-Feytmans, p. 15.
      - Tableaux et lettres inédites d’Alfred Stevens au Musée de Mariemont, par Mireille Jottrand, p. 23.
      - Sur quelques reliures d’époque à décor doré du « Sacre de Louis XV », par Paul Culot, p. 36.
   - Documents.
      - Le « château » de Mariemont au temps de Raoul Warocqué, p. 52.
   - Acquisitions du Musée en 1969, p. 57.
   - Activités du Musée en 1969, p. 63.
   - L’exposition « Porcelaines de Tournai du XVIIIe siècle », p. 63.
   - Publications du Musée de Mariemont, p. 65.

8 euros (code de commande : 03639).

 

MESNIL (Marianne) — Trois essais sur la fête. Du folklore à l'ethno-sémiotique. Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles, 1974. In-8° (160 x 240 mm.) broché sous couverture à rabats, 62 p., (collection « Cahiers d'Étude de Sociologie Culturelle », n° 3), exemplaire en parfait état.


En quatrième de couverture :
   L'analyse sémiotique, née de la linguistique structurale, se propose de développer le texte « programme » de Ferdinand de Saussure : créer la science qui étudie la vie des signes au sein de la vie sociale.
   Le domaine des faits socio-culturels, habituellement réservé à l'investigation dite folklorique, peut reprendre une partie de ce programme à son compte. Partant de l'hypothèse que la manifestation étudiée correspond à l'un de ces systèmes signifiants dont s'occupe la sémiotique, il est possible de l'assimiler à un « texte », un « message » dont l'analyse consistera à dégager le « code » de signification sur lequel il repose.
   C'est dans cette perspective que se situent ces Trois essais, qui tentent de donner un exemple de ce que peut être une démarche sémiotique appliquée à l'étude des traditions européennes.

8 euros (code de commande : 03665).

 

MONIER (Pierre) — Ciné trucages et effets spéciaux. 8-9, 5-16. [8/Super8/16]. 2e édition. Paris, Publications Photo-Cinéma Paul Montel, 1974. In-8° (160 x 210 mm.) broché, 141 p., illustrations en noir, exemplaire en bon état.


Introduction :
 
  Parmi les plaisirs, et ils sont nombreux, que procure le cinéma, son pouvoir d'illusionniste est l'un de ceux qui nous enchante et nous étonne tout particulièrement.
   C'est bien, en effet, à la magie des truquages que l'on doit la plaisante fantaisie qui préside au déroulement de certains thèmes, de certains sujets. N'est-il pas captivant aussi, pour un cinéaste, d'intriguer, de réaliser d'amusants tours de passe-passe, de jouer d'une manière désinvolte avec la réalité, de faire briller les étranges facettes d'effets inédits ? Devant l'aspect inhabituel qu'offrent ainsi les êtres et les choses, au seuil de ce monde insolite où l'on ne se soucie plus, apparemment, des règles ordinaires, l'amateur de ce singulier cinéma se pose de multiples questions. Il aimerait bien que lui soient dévoilés les procédés employés, les astuces de prises de vues, les performances à exiger du matériel, les accessoires, spécialisés ou non, qu'il faut réunir et la façon de les utiliser.
   Aussi, ce livre vous invite-t-il à passer de l'autre côté de la scène pour y découvrir la recette de ces effets qui piquent votre curiosité et que vous souhaitez reproduire à la première occasion dans vos films.
   Cette documentation concernant uniquement le cinéma d'amateur, où toutes les interventions se produisent, à de rares exceptions près, lors de la prise de vues, nous n'avons retenu, au long des chapitres, que les seuls truquages et effets spéciaux vraiment exécutables avec une caméra de format réduit.
   Imaginer et proposer des truquages est une chose, les réaliser en est une autre. Si les effets classiques, connus depuis longtemps, ne posent généralement aucun problème quant à leur exécution, H n'en est pas de même dès que l'on s'écarte des itinéraires familiers. Afin que vos incursions dans ce domaine si particulier vous procurent d'emblée une complète satisfaction, nous avons expérimenté et contrôlé, caméra en main, la plupart de nos suggestions.
   Les nombreuses illustrations, presque toutes inédites, placées en regard du texte en sont le témoignage et montrent les résultats auxquels vous parviendrez vous aussi. Que le truquage soit simple ou complexe, il est souvent nécessaire de recourir à un complément mécanique ou optique, dont l'installation sur l'appareil de prise de vues pose un problème de fixation. Pour éviter que vous vous transformiez en bricoleur ou que vous fassiez appel au mécanicien spécialiste, nous avons sélectionné parmi les accessoires figurant couramment au catalogue de certains fabricants, ceux qui donnent le moyen d'équiper la caméra en vue de l'effet recherché. La variété des modèles ne permet pas toujours, nous l'avons constaté, de donner au montage un caractère universel. Mais H suffit le plus souvent d'un peu d'ingéniosité pour se tirer d'affaire et, qui sait, pour trouver une meilleure solution.
   Malgré la diversité des documents réunis pour l'élaboration de cet ouvrage, nous n'avons pas la prétention, tant s'en faut, de présenter un panorama exhaustif sur ce sujet. Le monde des truquages n'est-il pas illimité, puisqu'il s'adresse bien souvent à l'imagination ?
   À partir des données techniques fournies, du mode opératoire proposé et des idées à exploiter, vous saurez, nous n'en doutons pas, dépasser rapidement le stade des premiers essais pour parvenir à des résultats originaux.
   Alors, le plus grand plaisir que vous pourriez causer à l'auteur de ces lignes serait de lui faire part de vos découvertes et de vos succès.

5 euros (code de commande : 03672).

 

MOUTARD-ULDRY (Renée) — Saint Éloi patron des orfèvres. Paris, Librairie Henri Lefèbvre, 1944. 2e édition. In-12 (130 x 170 mm.) broché, 22 p., illustré de 3 bois gravés de Jean Chièze (un frontispice, un bandeau et un grand cul-de-lampe), (collection « Les Saints Patrons », n° 9), exemplaire sur vélin chiffon de Lana, non coupé.


Extrait :
   Saint Éloi fut, avant d'être un saint, un artisan. Parce qu'il excella en son métier, qu'il se montra merveilleusement honnête et habile, il devint l'orfèvre et le conseiller de trois rois. Leur amitié lui permit, en outre, de devenir un grand bâtisseur ; l'amour de son art, autant que sa foi, l'incitèrent à fonder ces monastères où les hommes du Moyen Âge se réfugiaient pour prier et travailler. Les monastères furent alors une véritable réserve spirituelle et d'incomparables ateliers d'art. Aux premiers siècles de notre histoire, c'est là que furent préservées et cultivées, telles des plantes fragiles en un jardin silencieux, tout ce que l'intelligence, la sensibilité et l'imagination humaine conservaient de forces créatrices et pures.   

10 euros (code de commande : 03645).

 

MUELLER (John Henry) — Koweit. Cadillac et Coca-Cola. [Titre original : Cadillacs und Coca-Cola.]. Traduit de l'allemand par Caroline Aubry. Paris, Robert Laffont, 1963. In-8° (141 x 201 mm.) broché sous couverture à rabats, 283 p.


En quatrième de couverture :
   Sur l'émirat de Koweit, règnent le Cheikh Sir Abdulla al Salim al Sabah et Sa Majesté le Pétrole. Mais, il y a quatre ans encore, Koweit ne possédait pas de véritable port et c’est en pleine mer, au-delà d'une barrière de corail, que devait s'effectuer le chargement des navires. Percer un chenal, lancer des jetées, c'était pour Koweit s'ouvrir tout grand une porte sur le monde. Les premiers projets prévoyaient cinq ans de travaux, quand une société américaine proposa de les mener à bien en trente mois. Ce pari, d’abord jugé impossible, fut tenu au prix d’un travail gigantesque mené sous un ciel de feu par des machines et des hommes venus des cinq continents. Ce genre d’entreprise, c'est le nouveau et passionnant visage de l'aventure au XXe siècle.

6 euros (code de commande : 03651).

 

PICHON (Jean-Charles) — Il faut que je tue Mr. Rumann. Roman. Paris, Corrêa, 1950. In-8° (141 x 192 mm.) broché, 234 p., (collection « Le Chemin de la Vie »).


   Jean-Charles Pichon n'a pas écrit un roman policier traditionnel ; il s'agit plutôt « de l'analyse clinique d'une obsession : celle d'un modeste ouvrier dont l'idée fixe est de tuer son patron pour la simple raison que celui-ci détient tous les pouvoirs ».
   Le roman décrit minutieusement le glissement progressif d'Emmanuel vers la folie. L'acte de tuer se transforme en une nécessité quasi métaphysique pour se libérer de sa condition de subalterne.
   En 1966, le livre fut remarquablement adapté pour la télévision par Guy Lessertisseur, avec Gérard Blain dans le rôle d'Emmanuel et Valery Inkijinoff dans le rôle de M. Rumann.

15 euros (code de commande : 03659).

 

POHL (Jacques) — Les variétés régionales du français. Études belges (1945-1977). Bruxelles, Université de Bruxelles, 1979. In-8° (161 x 241 mm.) broché, 187 p., (collection « Faculté de Philosophie et Lettres - Sources et Instruments », n° III).


En quatrième de couverture :
   
S'appuyant sur une bibliographie importante, l'ouvrage passe en revue les études que des Belges ont consacrées aux variétés régionales de la langue française.
   La grande majorité de ces études ont trait à la langue parlée en Belgique, considérée moins comme un ensemble d'« écarts » par rapport à un français qui serait celui des Parisiens cultivés, que comme l'écheveau des usages qui peuvent s'observer dans un territoire donné, et où se joignent le social, le dialectal et le politique. L'auteur propose notamment une définition du « belgicisme » qui fait coïncider isoglosse et frontière franco-belge.
   Plusieurs chapitres montrent, rapidement, ce que la connaissance de notre « français régional » doit aux travaux des historiens, des dialectologues, des folkloristes, ainsi qu'à la littérature, et le livre se termine par un panorama des « études belges » relatives au français parlé dans le reste du monde : l'Afrique y occupe une place de choix.
   L'ouvrage présente les travaux, divers et nombreux, qui, depuis la guerre, ont été consacrés à la langue française qui se parle en Belgique : études normatives ou descriptives, concernant le plus souvent le lexique, mais dont un bon nombre ont trait à la phonétique, à la syntaxe ou à ce qui relève de la sociolinguistique.

12 euros (code de commande : 03655).

 

[PRESSE HUMORISTIQUE] Le Rire. Journal humoristique paraissant le samedi. N° 142 - 3e année - 24 juillet 1897. Paris, Le Rire, 1897. In-4° (243 x 309 mm.) broché, 12 p., illustrations en noir et deux lithographies en couleurs (Léandre et Sem) aux première et quatrième pages de couverture, exemplaire en très bon état.
Les dessinateurs ayant participé à ce numéro :
   Guydo (pseudonyme de Guillaume Le Barrois d’Orgeval), Maurice Radiguet, Éloy-Vincent (pseudonyme de Louis Albert Vincent), Benjamin Rabier, Jean Veber, G. Delaw (pseudonyme d'Henri Georges Deleau), Jules Dépaquit, José Engel (pseudonyme de Louis Joseph Paul Jules Engel), Léonce Burret (pseudonyme de Jean Léonce Buret), et Léon Gervais Lebègue, Jean-Louis Fernand Fau, Lucien Métivet, Lustige Blätter, etc.


   La lithographie de la première page de la couverture est intitulée Léopold, roi des Belges et de l'Exposition de Bruxelles ; elle est due au dessin de Charles Léandre (1862-1934) et elle pore le n° V de la série Notre Musée des souverains qui présentait les chefs d'états du moment sous un jour très satirique !
   La lithographie de la quatrième page de la couverture est signée Sem (pseudonyme de Georges Goursat (1863-1934) ; elle est intitulée Quelques célébrités « lyriques », on y voit Polin, Baldy, Sulbac, Paulus et Yvette, cinq immenses vedettes de la chanson et du café-concert de la Belle Époque. Véritables icônes populaires à l'époque, ils se produisaient dans de célèbres cabarets parisiens comme l'Eldorado, l'Alcazar d'Été ou le Moulin Rouge, et constituaient des cibles de choix pour les caricaturistes du journal Le Rire.

12 euros (code de commande : 03676).

 

[PRESSE SATIRIQUE - LE CHARIVARI]. Les justices d'exception. N° 67bis Spécial - Novembre 1963 - Octobre 1964. Paris, Le Charivari, 1964. In-4° (220 x 297 mm.) agrafé, 72 p., illustrations. 


Table des matières :
   - Préface de Victor Hugo.
   I. Le procès des templiers.
   II. Le procès de Jeanne d'Arc.
   III. Les guerres de religion.
   IV. Le supplice de Damiens.
   V. La mort des Girondins.
   VI. Du Directoire à la Restauration, la Presse en prend pour son grade.
   VII. La fin de la Monarchie.
   VIII. La deuxième République.
   IX. Une opération de police un peu rude !
   X. Le procès du Second Empire.
   XI. 1871 : Communards et Versaillais s'entre-massacrent.
   XII. Les juges politiques de la Troisième République.
   XIII. L'épuration : plus de 100.000 morts.
   XIV. Retour à l'épuration.
   XV. Celui qui mourut le chapelet à la main [Jean Bastien-Thiry].

8 euros (code de commande : 03653).

 

[RAPHAËL (Raffaello Sanzio)]. COPPIER (André-Charles) — L'énigme de la Segnatura, étude historique et technique de la collaboration de Raphaël et du Sodoma. Paris, Librairie H. Floury, 1928. In-4° (250 x 328 mm.) broché sous couverture rempliée, 77, [3] p., illustrations en noir, exemplaire en très bon état. 


   Le peintre et graveur André-Charles Coppier (1866-1948) tente de démontrer que la décoration de la Chambre de la Signature, au Vatican, résulte d'une collaboration étroite entre Raphaël et le peintre Il Sodoma. Il remet ainsi en cause le récit de Vasari sur la destruction des œuvres antérieures. Par une analyse technique et architecturale des fresques, Coppier démontre que Raphaël a intégré et complété le travail préalable de Sodoma plutôt que de l'effacer ; il va jusqu'à identifier une signature visuelle conjointe attestant leur collaboration.
   Malgré ses erreurs d'attribution et ses théories parfois jugées hardies l'étude de Coppier conserve aujourd'hui encore une vraie valeur pour les chercheurs et les passionnés d'histoire de l'art.
   Il ne faut plus lire ce livre pour y trouver la « vérité » sur Raphaël, mais pour comprendre comment s'est construite l'expertise technique au début du XXe siècle et pour apprécier une analyse physique très fine des plafonds du Vatican.

20 euros (code de commande : 03640).

 

[RENARD (André)]. TILLY (Pierre) — André Renard. Biographie. Bruxelles, Le Cri, 2005. In-8° (160 x 237 mm.) collé, 809 p., illustrations hors texte, exemplaire en bon état.


En quatrième de couverture :
   Basé sur des sources souvent inédites, belges et étrangères, et sur des témoignages exclusifs, ce livre est la première biographie consacrée à André Renard, l'une des figures marquantes de l'histoire de la Belgique contemporaine.
   Leader syndical belge, européen et international, Renard s'est bâti une réputation d'homme d'action qui a largement dépassé les frontières de la Belgique au travers de son combat pour la participation du monde du travail à la construction européenne.
   Articulant action locale et internationale au départ de Seraing, la ville de son cœur, il reconstruit durant la résistance à l'occupation allemande le syndicalisme liégeois jusqu'à le rendre redoutable et redouté par les responsables politiques de notre pays.
   Régent de la Banque Nationale de Belgique, secrétaire général adjoint de la FGTB, président du comité consultatif de la CECA, Renard participe à tous les débats et événements de l'après-guerre – comme l’affaire royale et la guerre scolaire –, notamment en défendant un grand dessein des réformes de structure de la société belge. Il fréquente les personnalités majeures de la Belgique et de l'Europe de son temps, sans jamais succomber au virus de la politique. Convaincu du caractère vital du combat wallon, André Renard fonde à la fin de sa vie le Mouvement Populaire Wallon (MPW) qui pose des jalons importants dans la réalisation du fédéralisme « à la Belge » dont on souffle cette année les 25 bougies.
   Issu d’une famille ouvrière, André Renard a incarné mieux que quiconque l'âme ouvrière au point d'être élevé au rang de mythe par plusieurs générations de militants de la cause wallonne. Au point d'oublier l’homme dans son temps, avec ses réussites et ses échecs, qui sont au cœur de cette biographie passionnante.

18 euros (code de commande : 03657).

 

[ROBESPIERRE (Maximillien)]. FRÈRE (Jean-Claude) — La victoire ou la mort. Robespierre et la Révolution. Paris, Flammarion, 1983. In-8° (150 x 208 mm.) broché, 457 p, (collection « Histoire de »), dos passé. 


Table des matières :
   - Prélude.
   Première partie. Un bourgeois d'Arras.
      I. Le berceau.
      II. Louis-le-Grand.
      III. L’apprentissage.
      IV. Un galant homme.
      V. Premier succès.
      VI. Cénacles et Académies.
      VII. L’ami du peuple.
      VIII. Solitude et politique.
      IX. Convocation des états généraux.
   Deuxième partie. Révolutions.
      X. La grande fête.
      XI. L’Assemblée nationale.
      XII. Au carrefour des destinées.
      XIII. La marche sur Versailles.
      XIV. Paris.
      XV. L’aventure jacobine.
      XVI. Robespierre au milieu du gué.
      XVII. Le temps des grands principes.
      XVIII. La conquête de l’esprit public.
      XIX. Varennes.
      XX. Le Champ-de-Mars.
      XXI. La fin d’un mandat.
      XXII. L’Europe et la France dans les derniers mois de l’année 1791.
      XXIII. Retour au pays.
      XXIV. L’orage approche.
      XXV. Robespierre et la guerre.
      XXVI. L’année terrible, chronologie de la fin d’un monde.
   Troisième partie. La terreur et la vertu.
      XXVII. Le passage du gué.
      XXVIII. Le salut public.
      XXIX. Du Capitole à la roche Tarpéienne.
      XXX. Tempêtes.
      XXXI. Ouragans.
      XXXII. La mort de la république.
      XXXIII. L’Hôtel de Ville.
      XXXIV. Mourir pour le peuple.
      XXXV. La mystique d’un homme.
   - Bibliographie.

4 euros (code de commande : 03647).

 

[SCUFFLAIRE (Andrée)]. Miscellanea Andrée Scufflaire. Bruxelles, Archives et Bibliothèques de Belgique, 1987. In-8° (160 x 245 mm.) broché, 371 p., illustrations, exemplaire en bon état.
   Il s'agit du tome LVIII, n° 1-2 de la revue Archives et Bibliothèques de Belgique.


Table des matières :
   - Notice biographique, par M. Soenen.
   - The genealogical Society of Utah's Tribute to Andrée Scufflaire on the occasion of her retirement, par T. Powell, M. E. Bell et F. Brouwer
   - Bibliographie d'Andrée Scufflaire.
   - L'utilisation des sceaux dans la chancellerie « judicum curiae regiae » en Hongrie aux XIIIe-XIVe siècles, par I. Bertenyi.
   - The importance of containers for the preservation of paper archives, par A. R. Calmes.
   - El sello en las Cancillerias medievales espanolas segun las Partidas de Alfonso X el Sabio y las Ordenaciones de Pedro IV et Ceremonioso, par C. Crespo Nogueira.
   - Ambition et administration de Charles VII avant son avènement à travers ses sceaux (1417-1422), par M. Dalas-Garrigues.
   - Das grosse Siegel des Kanonissenstiftes St. Ursula zu Köln, par T. Diederich
   - Le colmatage des lacunes des papiers anciens aux Archives Nationales – Automatisation du calcul de la quantité de pâte à papier à utiliser, par L. Favier.
   - Massenrestaurierung – Das Beispiel Bückeburg und die zukünftige Entwicklung, par W. Feindt.
   - Méthodes mécaniques utilisées en France pour la restauration du papier (désacidification, colmatage, doublage), par F. Flieder.
   - Domesday conserved and rebound, 1986, par H. Forde.
   - The application of statistical analysis in evaluation of changes in some properties of aged papers, par J. Hanus et M. Komornikova.
   - Konservierung von Spezialpapieren, par D. Konrad.
   - Les problèmes de la garantie de l'intégrité des documents dans les Archives de l'URSS, par K. V. Krestovskaya.
   - Famous collectors, book collections and the state of the art of preservation of library materials in South Africa, par J. Maree et A. Marais.
   - A proposito del numéro dei sigilli d'oro dell'Archivio Segreto Vaticano, par A. Martini.
   - Il avait trouvé le « moulage inoffensif ». À propos de Henri Gomand (1817-1857), par G. MAY.
   - Measures of control and hygiene of records in repositories, par F. Oprea.
   - L'archivage sur microfilm à codes-à-barres au Parlement européen. La Base ARCO (ARchives Courrier Officiel), par J. Schouller, S. Filling et D. Batazzi.
   - Micrographie et archivistique : vingt ans de coopération internationale, par G. Weill.
   - A guide to the preservation and storage of microfilm, par W. D. Wheeler.

25 euros (code de commande : 03644).

 

THÉTARD (Henry) — La merveilleuse histoire du cirque suivie de Le cirque depuis la guerre, par L.-R. Dauven. Paris, Julliard, 1978. In-8° (185 x 257 mm.) sous reliure et jaquette d'éditeur, 631 p., nombreuses illustrations in et hors texte en noir et en couleurs, ex-libris manuscrit à la page de faux-titre, exemplaire en très bon état.


En quatrième de couverture :
   Voici l'ouvrage le plus complet, le plus pénétrant et le plus chaleureux jamais consacré à l'histoire du cirque. Voici, retracée avec le talent vigoureux d'un des chroniqueurs les plus écoutés de 1'entre-deux-guerres, la glorieuse épopée du Peuple du voyage.
   Historien d'un art qui fut au siècle dernier le plus universellement applaudi de tous les spectateurs, Henry Thétard a su faire revivre dans toute leur vérité et dans tout leur faste les Grandes Heures de la Piste.
   Après avoir relaté la naissance du cirque moderne dans un faubourg de Londres au XVIIIe siècle, il retrace les grandes étapes de son évolution jusqu'aux prodigieuses exhibitions conçues par Phineas Taylor Barnum et ses successeurs.
   Il passe en revue les diverses disciplines du spectacle que nous connaissons aujourd'hui. En évoquant sans excès de lyrisme, sans fausse poésie, les Grandeurs et les Misères des plus fameuses dynasties « banquistes », il ressuscite en d'inoubliables portraits les personnalités les plus originales ou les plus puissantes de ce monde fascinant. Il nous apprend ainsi à découvrir dans l'art de la piste la permanence d'un passé prestigieux.
   Publiée pour la première fois en 1946 à deux mille exemplaires seulement en raison de la pénurie de papier, la Merveilleuse Histoire du cirque était introuvable en librairie depuis de nombreuses années. La présente réédition reproduit le texte intégral de 1946, avec une iconographie largement renouvelée. On s'est contenté d'y apporter quelques menues retouches (dont la plupart figuraient sur l'exemplaire personnel de l'auteur), et d'ajouter un chapitre complémentaire, couvrant la période contemporaine de « la merveilleuse histoire du cirque ».


 

25 euros (code de commande : 03654).

 

[TOURNAI]. Mémoires de la Société royale d'Histoire et d'Archéologie de Tournai. Tome II - 1981. Tournai, Société Royale d'Histoire et d'Archéologie de Tournai, 1981. In-8° (156 x 240 mm.) broché, 407 p., illustrations en noir, couverture frottée.


Table des matières :
   - Statuts de la Société. Modifications, p. 5.
   - Le rôle de l'entourage des évêques de Tournai (1146-1300) dans la chancellerie épiscopale (avec relevé des sceaux), par Cyriel Vleeschouwers et Monique Van Melkebeek, p. 7.
   - Mouvance, dépendances et pouvoirs dans un village tournaisien au XVe siècle, par Claire Billen, p. 77.
   - Extrait des registres des Consaux de la ville de Tournai (1489-1499), par Gaston Preud'homme, p. 91.
   - Une enquête à propos d'un lieu commun, par François Baptiste, p. 107.
   - Les fêtes patronales à Tournai et dans le Tournaisis du 18e siècle à aujourd'hui. Essai d'analyse de leurs fonctions et de leurs significations, par Pierre Mory, p. 119.
   - Tournai dans les dernières années du XVIIIe siècle. Documents inédits. II, par Albert Milet, p. 163.
   - La première époque de la lithographie à Tournai (1822-1826), par Serge Le Bailly de Tilleghem, p. 237.
   - Nouvelles réflexions sur la Révolution de 1830 à Tournai, par Jacques Nazet, p. 305.
   - Les gares de Tournai. Contribution du chemin de fer au développement de la ville, par Dominique Verhaegen, p. 323.
   - Les agents de la politique scolaire du ministère Van Humbeéck dans l'arrondissement de Tournai (1879-1884), par Jean-Luc Soete, p. 397.

Vendu.

 

[WAGNER (Francesca Gaetana Cosima Liszt, dite Cosima)]. GIROUD (Françoise) — Cosima la sublime. Paris, Fayard / Plon, 1996. In-8° (136 x 215 mm.) collé, 281 p., illustrations hors texte, exemplaire en parfait état. 


En quatrième de couverture :
   Cosima est l'héroïne d'une grande histoire d'amour romantique, telle qu'on en connaît peu. Éprise de Richard Wagner, qui avait vingt-quatre ans de plus qu'elle, elle a su le capturer et devenir sa femme malgré les obstacles inouïs qui se dressaient devant elle : le roi de Bavière, Louis II, Franz Liszt, son père, son propre mari, Hans von Bülow, qui lui refusait le divorce.
   Mise au ban de la société de Munich, la force de sa passion et de celle qu'elle a su inspirer à Wagner ont triomphé. Les Wagner ont vécu quatorze ans d'une union sublime qu'elle a soignée comme une plante précieuse, irriguée de tout son talent d'amoureuse.
   Quand la mort lui a enlevé Wagner, elle a failli succomber au désespoir. Mais une œuvre l'attendait : la poursuite du festival de Bayreuth tel que Wagner l'avait créé. Défi formidable en son temps pour une femme, défi qu'elle a relevé avec un succès complet, y trouvant son propre accomplissement.
   Telle est la femme énigmatique à certains égards, irritante parfois, captivante toujours, dont Françoise Giroud a choisi, cette fois, de raconter la vie.

Vendu.

 

YANNART (Philippe) — L'épée de l'Empereur. Mons sous les occupations française, hollandaise et allemande. Roman historique. Arquennes, Memogrames, 2015. In-8° (170 x 240 mm.) broché, 463 p., illustrations, (collection « Arès »), exemplaire en parfait état.

En quatrième de couverture :
   Le Montois Philippe Yannart, amoureux de sa cité et de son prestigieux passé, collectionneur invétéré et historien local avisé, signait, en 2014, deux belles études documentaires, Mons avant la Grande Guerre, publié par l'association des Montois Cayaux, et Mons, la Septième Porte, chez Memogrames. À l'occasion du bicentenaire de la bataille de Waterloo, il renoue avec le genre romanesque, qu'il avait déjà pratiqué en 2012 avec Le Secret du Gouverneur de Mons et nous propose L'Épée de l'Empereur, superbe intrigue ayant pour décor Mons sous les occupations française, hollandaise et allemande, et pour héros les anciens de la Grande Armée.
   Chargé de récolter, pour compte de la Régence montoise, les candidatures des anciens soldats de l'Empire pour l'obtention de la médaille de Sainte-Hélène, instaurée par Napoléon III en souvenir de son oncle Napoléon Ier, Louis Dechembry se retrouve mêlé à un terrible complot qui fixera son destin. Dès sa première rencontre avec le colonel Dumoulin, le futur notaire est fasciné par le récit de la vie mouvementée de son interlocuteur. L'individu a connu, tout jeune, l'arrivée à Mons des Sans-Culottes, suivie du vote en faveur de la réunion de la ville avec la France révolutionnaire, puis de la sinistre parenthèse de la Terreur. Enfin, le Consulat et l'Empire, durant lesquels il sert dans la Grande Armée.
   Simple acteur dans ces luttes gigantesques qui ont marqué le début du 19e siècle, le colonel Dumoulin se proclame fièrement enfant de la Nation, qui en fit un soldat n'ayant que son courage pour tout patrimoine, le monde pour famille, ses blessures comme passeport... Un soldat ayant accepté de n'avoir pour patrie que là où il pouvait se nourrir, pour tout protecteur que le bon Dieu, mais aussi un père : l'Empereur ! ... Jusqu'à ce jour de juin 1815 où, pour lui comme pour tous ses camarades, le Soleil s'était couché définitivement. Alors, abandonnés du Roi et de la Nation, il ne resta à ses Braves que leur demi-solde et leur courage pour survivre.
   Heureusement, les commémorations au sein de l'Association des Anciens Frères d'Armes de l'Empire, qu'ils ont créée et que préside le colonel Dumoulin, leur permettent de trouver un peu de chaleur, un peu de réconfort dans une paix retrouvée. Des circonstances rocambolesques ont mis entre leurs mains un des plus beaux trophées qui soit à leurs yeux, une des plus belles reliques de leur gloire passée – une épée personnelle de l'Empereur. Un précieux trophée pour lequel l'orgueil des hommes et des nations déclenche une longue lutte acharnée qui ne trouvera son épilogue que de nos jours.
   Au fil du roman, le lecteur est invité à revivre tantôt les émeutes survenues durant la Révolution de 1830, qui chassent les Hollandais de la ville et du pays, tantôt l'invasion allemande en août 1914, la bataille de Mons et les quatre ans d'une occupation aussi humiliante que rigoureuse.
   Quant au notaire Dechembry, héritier et dépositaire du secret des anciens vétérans de l'Empire, il se sacrifie à cette noble cause qu'il a fini par embrasser, en mémoire de ces hommes ayant donné leur jeunesse, parfois leur vie, souvent leur santé pour un unique idéal : la défense de la Liberté.
   Tout ce qui est décrit dans ce récit est vrai. Ce qui ne l'est pas aurait pu l'être...

14 euros (code de commande : 03637).

 

La prochaine mise à jour
aura lieu
le mardi 29 septembre 2026

 

Si vous souhaitez obtenir d'autres informations n'hésitez à pas à me questionner
par courriel
(b.waterlot@hotmail.com) ou par téléphone ou sms (+32 (0) 472 51 52 63).
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