MISE À JOUR DU 15 SEPTEMBRE 2026
par courriel (b.waterlot@hotmail.com) ou par téléphone (+32 (0) 472 51 52 63)
pour obtenir d'autres informations à propos de ces livres.
[ANTISÉMITISME].
La collusion honteuse entre les Arabes et les SS pour une « solution
finale » au Proche-Orient. Bruxelles,
[Union Internationale de la Résistance et de la Déportation],
[1970]. In-8° (135 x 209 mm.) agrafé, 19 p.,
illustrations.
La « Solution
finale » (l'extermination systématique des Juifs
d'Europe) a été théorisée, planifiée
et exécutée exclusivement par l'appareil d'État
de l'Allemagne nazie (conférence de Wannsee en 1942). S'il
est établi qu'Amin al-Husseini partageait la haine antisémite
des nazis et ne souhaitait pas voir les Juifs émigrer au
Proche-Orient, les tentatives politiques récentes visant
à lui attribuer l'origine ou l'inspiration de la Shoah
ont été unanimement rejetées par les historiens
et les institutions mémorielles (comme Yad Vashem).
Extrait :
Si
au lieu de choisir de mourir dans les ruines de Berlin, il y a
25 ans, Hitler avait survécu il se réjouirait, sans
nul doute, en constatant que l'antisémitisme a repris vigueur
et que des forces coalisées ont décidé de
prolonger « la solution finale » en vouant
à la destruction, à la mort lente, l'État
juif né, en terre d'Israël, après 1945, des
cendres d'Auschwitz.
Avant qu'éclate, en 1939, la plus monstrueuse
des guerres qui vit des peuples entiers considérés
comme des races inférieures voués à l'extermination,
le parti nazi disposait de cellules actives en Palestine car la
guerre hitlérienne déclarée au Juifs, en
invoquant Mein Kampf et les Protocoles des Sages de
Sion, était une guerre totale.
20 euros (code de commande : 03686).
[ARCHITECTURE].
La mémoire des pierres. À la découverte
du patrimoine architectural en Wallonie et à Bruxelles.
Bruxelles, Crédit
Communal, 1987. In-4° (210 x 297 mm.) broché,
303 p., nombreuses illustrations.
Publication
éditée à l'occasion de la réalisation
d'une série d'émissions télévisées
réalisées par la Fondation Roi Baudouin.
Table des matières
:
Préface.
Introduction.
Les structures en terre.
- Les tumuli.
- La motte médiévale.
- L'enceinte urbaine
: le cas de Chièvres.
Les ruines.
- Le château comtal
de Mons.
- Le château de
Montquintin.
- Le château d'Havré.
- Le château de
Hauteroche.
- Le château de
Franchimont.
- Le château de
Montaigle.
- Le château de
Fagnolle.
Les tours et donjons.
- La tour Salamandre
à Beaumont.
- Le donjon « Burbant
» à Ath.
- La tour des Sarrasins
à Alvaux.
- La Haute Tour de Villeret.
- La tour d'Anhaive.
- La tour de Poulseur.
- Le Burg Raaf à
Eynatten.
- La tour de Baudignies
à Mourcourt.
- La « Haus
Raeren ».
- Le donjon de Crupet.
- La tour de Nandrin.
- Le charbonnage de Cheratte.
- La tour d'Eben-Ezer.
Les châteaux.
- Le château de
Corroy-le-Château.
- Le château de
Monceau-sur-Sambre.
- Le château de
Mirwart.
- Le château de
Roisin.
- Le château de
Bormenville.
- Le château de
Bassines.
- Le château de
Deulin.
Les fermes-châteaux de la région
du Viroin.
- La ferme-château
de Treignes.
- La ferme-château
de Mazée.
- La ferme-château
de Doische.
- La ferme-château
de Matignolles.
- La ferme-château
de Niverlée.
- La ferme-château
de Samart.
Les chapelles.
- La chapelle Sainte-Marguerite
à Ollomont.
- La chapelle Sainte-Madeleine
à Bende.
- La chapelle Saint-Barthélémy
à Wiesenbach.
- La chapelle Notre-Dame
d'Hastimoulin à Saint-Servais.
- La chapelle du Bouxthay
à Vottem.
- La chapelle Notre-Dame
de Bon-Secours à Uccle-Stalle.
- La chapelle seigneuriale
de Boussu.
- La chapelle Sainte-Marguerite
à La Roche-en-Ardenne.
- La chapelle Saint-Cunebert
à Bizory.
- La chapelle Notre-Dame
de Bon-Secours à Oizy.
- La chapelle Sainte-Anne
à Solre-Saint-Géry.
- La chapelle de la Trinité
à Marche-en-Famenne.
- La chapelle Notre-Dame-au-Chêne
à Irchonwelz.
- La chapelle Saint-Hubert
à Pont.
- La chapelle Notre-Dame
des Sept Douleurs à Marchovelette.
- La chapelle Notre-Dame-de-Forêt
à Taverneux-Houffalize.
- La chapelle Notre-Dame
de Saives à Faimes.
Les églises.
- L'église Saint-Martin
de Leval-Chaudeville.
- L'église de
Cordes.
- L'église Saint-Martin
d'Orp-le-Grand.
- L'église Saint-Pierre
de Lincent.
- L'église Saint-Martin
de Fizet.
Les églises et cimetières fortifiés.
- L'église Saint-Etienne
de Waha.
- L'église de
Mont-Sainte-Marie.
- L'église Notre-Dame
du Rosaire de Wierde.
- L'église de
Biesmes-la-Colonoise.
- L'église Saint-Michel
de Gerpinnes.
- L'église de
la Vierge et Saint-Jean-Baptiste de Hervé.
- L'église des
Saints Hermès et Alexandre de Theux.
- L'église Saint-Pierre
de Bastogne.
Les abbayes.
- L'église priorale
de Saint-Séverin en Condroz.
- L'ancienne abbaye de
Saint-Denis-en-Brocqueroie.
- L'ancienne abbaye de
la Paix-Dieu à Jehay-Bodegnée.
- L'ancienne abbaye du
Val-Saint-Lambert à Seraing.
- La ferme abbatiale
Saint-Laurent à Glons.
Espaces et équipements publics en
site rural.
- Le village de Mazée.
- Clermont-sur-Berwinne.
- La place et le perron
de Mariembourg.
- Les « usoirs
» de Gaume.
Les ponts.
- Le
pont-barrage d'Hyon.
- Le
pont-barrage de Montignies-Saint-Christophe.
Les kiosques.
- Le
kiosque de Boussu.
- Le
kiosque de Cerfontaine.
- Le
kiosque de l'Harmonie à Verviers.
- La
galerie Léopold II et les pavillons à Spa.
Les pompes, abreuvoirs,
lavoirs et fontaines.
- Les
fontaines et le pont de Villers-le-Gambon.
- La
fontaine Rogister à Herve.
- La
pompe de Treignes.
- La
fontaine de la Fraternité à Malmédy.
- Les
pompes de Sainte-Marie-sur-Semois.
- Les
abreuvoirs de Sugny.
- Le
lavoir et l'abreuvoir d'Auby-sur-Semois.
- Le
lavoir de Buzenol.
- Le
lavoir de Fratin.
- Le
lavoir d'Izel.
- Le
lavoir de Meix-devant-Virton.
- Le
lavoir de Villers-devant-Orval.
- Le
lavoir d'Alle-sur-Semois.
- Le
lavoir de Soiron.
- Le
lavoir de Warmifontaine.
- Le
lavoir de Pétigny.
Les écoles, maisons communales, gares
désaffectées.
Les écoles.
- Les
écoles de Chiny.
- L'école
de Cortil-Wodon.
- L'école
de Donstiennes.
- L'école
de Gimnée.
- L'école
de Mirwart.
- L'école
de Hututu.
- L'école
de Nismes.
- L'école
de Sosoye.
- L'école
de Stoumont.
- L'école
de Winamplanche.
Les maisons communales.
- La
maison communale d'Angre.
- La
maison communale de Blaugies.
- La
maison communale de Pétigny.
Les gares.
- La
ligne du chemin de fer de Dendre et Waes.
- La
gare-frontière de Herbesthal.
- La
gare de Cerfontaine.
- La
gare d'Eghezée.
- La
gare de Quevaucamps.
- La
gare de Rêves.
- La
gare de Sivry.
- La
gare de Treignes.
- La
grand-poste de Verviers.
Les Maisons du Peuple.
- La Maison du Peuple
de Victor Horta à Bruxelles.
- La Maison du Peuple
de Dour.
- La Maison du Peuple
de Grâce-Hollogne.
- La Maison du Peuple
de Jemappes.
- La Maison du Peuple
de Montegnée.
- La Maison du Peuple
de Pâturages.
- La Maison du Peuple
de Poulseur.
- La Maison du Peuple
de Wihéries.
Le logement social.
- Le coron de la rue
de Dour à Boussu.
- La cité du «
4 » à Hornu.
- La cour du Val-Saint-Lambert.
- Le coron de Najauje.
- La Cité Fontainas
à Saint-Gilles-lez-Bruxelles.
- Les cités Floréal
et le Logis à Watermael-Boitsfort.
- La Cité Moderne
à Berchem-Sainte-Agathe.
- La cité-jardin
du Kapelleveld à Woluwe-Saint-Lambert.
- La cour Saint-Lazare
à Molenbeek-Saint-Jean.
L'archéologie industrielle.
- Le charbonnage du Crachet-Picquery
à Frameries.
- Les fours à
chaux d'Antoing.
- Les verreries de Fauquez.
- La Fonderie à
Molenbeek-Saint-Jean.
- Les faïenceries
Boch à Bruxelles.
- La brasserie Atlas
à Anderlecht.
- La brasserie Vandenheuvel
à Molenbeek-Saint-Jean.
- Les tanneries Gorin
à Kain.
- Les tanneries de Dourbes.
- Les usines Simonis
à Verviers.
- Les filatures de Leval-Chaudeville.
Conclusion.
Bibliographie générale.
Index des noms de lieux.
Glossaire des termes historiques et architecturaux.
Vendu.
CAPRON
(André) et NISOLLE (Pierre) — Essai d'illustration
du parler borain. Illustré
d'œuvres du peintre borain Marius Carion. Charleroi,
MicRomania, 2003. In-8° (163 x 232 mm.) broché
sous jaquette d'éditeur, 421 p., exemplaire avec sa
bande d'annonce et en très bon état.
La référence
absolue sur le sujet.
Après l'avant-propos, l'introduction,
la bibliographie, l'ouvrage se déroule en dictionnaire,
la liste des œuvres de M. Carion le termine.
Extrait de l'avant-propos
de Jean Lechanteur :
Certains
parlers auraient-ils une plus forte personnalité que d'autres ?
On constate, en tout cas, que dans certaines régions la
conscience et la fierté d'une appartenance à un
lieu par la langue ont été plus largement répandues
qu'ailleurs, et ont suscité une plus riche éclosion
d'œuvres littéraires et de travaux philologiques.
Beaucoup de Borains ont manifesté leur attachement profond
aux traits qui font l'originalité de leur parler, dont
ils veulent bien admettre à la rigueur que c'est une variété
de picard, parce que cette dénomination générale
est peu compromettante, mais qui prennent feu si on s'avise de
le confondre avec le montois tout proche. Dans de tels îlots,
apparemment si bien défendus, les parlers traditionnels
avaient les meilleures chances de survivre, et pourtant, là
aussi, on apprend avec tristesse qu'ils ont régressé,
au point d'être moribonds. Ce n'est donc pas une description
de l'état actuel du borain que les auteurs ont entreprise.
Leur lexique est un travail de mémoire fondé sur
des témoignages écrits remontant pour la plupart
au début du XXe siècle, à l'époque
de leur pleine vitalité.
La particularité de leur démarche
doit être soulignée. Il n'existe pas, à ma
connaissance, pour d'autres parlers de Wallonie, de lexiques semblables
à celui-ci, constitués exclusivement à partir
de textes littéraires. Élisée Legros, en
1959, avait attiré l'attention sur l'intérêt
de cette source, utilisée avec prudence, comme complément
de l'indispensable enquête orale et de l'exploitation des
archives, dans ses très intéressantes Glanures
linguistiques dans les textes littéraires en wallon de
Liège et de Verviers :
Il ne s'agit point de contester que l'enquête
orale constitue la principale et la meilleure source des travaux
de dialectologie ; on ne nie pas non plus le grand intérêt
de la langue des archives, si heureusement mis en lumière
par tant de contributions de ces dernières années.
On voudrait simplement qu'à côté de ces sources
si importantes, on recoure aussi, à l'occasion et avec
la prudence qui s'impose, aux textes littéraires wallons,
même d'une époque assez proche de la nôtre.
Ses Glanures étudiaient avec beaucoup
de finesse et de nuance les variations spatiales et temporelles
d'un nombre limité de mots et d'expressions. L'Essai
d'illustration du patois borain, sans prétendre à
l'exhaustivité, a une visée beaucoup plus large,
mais son approche, purement descriptive, ne peut évidemment
rivaliser avec celle, critique et extrêmement documentée,
d'Élisée Legros. Il n'empêche que l'inventaire
qu'il nous propose est très riche (environ trois mille
mots) et offre un grand intérêt.
Les auteurs qui fournissent la documentation
ont été retenus sur la base d'un critère
géographique étroit : les deux principaux sont
Henry Raveline (de Pâturages) et Henri Tournelle (de Wasmuel).
Joseph Dufrasne (dont la langue mériterait elle aussi un
examen) a été négligé, parce que le
parler de Frameries, dont les habitants pourtant se disent Borains,
présente par rapport au borain strictement dit beaucoup
de variantes qui l'apparentent au wallon (cfr. Pierre Ruelle,
Le vocabulaire professionnel du bouilleur borain).
Les extraits sont reproduits littéralement
dans les graphies de leurs auteurs, ce qui complique la lecture,
mais qui a le mérite de permettre, dans une large mesure,
la vérification de la transposition en graphie Feller et
en alphabet phonétique international qui est proposée
en tête d'article. Un classement raisonné exigeait
le choix d'un mode de transcription uniforme, ce qui n'exclut
pas la présence de formes multiples pour un même
mot, par exemple, « faim » apparaît
sous les formes fagn et fégn, « paille »
sous (è)stragn, -ègn, -ingn,
« dimanche » sous démince,
dinminche, « paupière » sous
pompière et popièle, etc. La localisation
précise de ces variantes doit se deviner par l'origine
des auteurs sous la plume desquelles elles apparaissent.
Malgré un souci manifeste d'être
le plus complet possible, on constate, à la lecture attentive
de quelques articles, que toutes les variantes n'ont pas été
recensées (cfr. sous binéje, aprinti,
var. d'aprintier, « apprenti ») ni
tous les termes intéressants repris à leur place
alphabétique (ne font pas l'objet d'un article, par exemple :
arbisse, « arbitre », qui figure
sous aspêrt, clerc sous corâl,
amigo sous délibérer, tant pire
sous délouyer, dèspinser sous djigue,
baye-m'a-boire, s. m. sous durmené, etc.).
Le lexique est plus riche encore qu'il ne paraît, mais il
reviendra aux lecteurs de découvrir eux-mêmes quelques
trésors cachés.
La plupart des termes sont illustrés
de plusieurs exemples, qui ont le mérite de les montrer
en contexte. C'est la chair et le sang d'un dictionnaire, qui
n'est sans eux qu'un squelette. Comparaisons expressives (pus
dur k'én brèyé, « plus stupide
qu'une buse », ou « très sourd »),
sens figuré (brèles, « ciboulette »,
d'où « moustache » [traditionnel
ou création d'auteur ?]), formules imagées
(mète ses dints su l'guèrnier, « se
passer de manger » ; dë m'in ô t'foute
ène chafe su t'guife kë tes bouyôs vont r'passerpa
tès-orèyes var. sous brayète ;
etc.) foisonnent. La verve et la truculence de ce parler populaire,
fortement marqué par le langage des carbëniers, imprègnent
chaque page du lexique et lui donnent un agréable fumet
épicé. Je suis particulièrement heureux aussi
que les auteurs aient fait une place importante à des formules
courantes, sortes d'idiotismes locaux, que trop souvent les dictionnaires
ignorent : boute toudis « parle toujours »,
il èst bon, « c'est bon comme cela »,
« restons-en là », c'est l' côp
d'tans dë..., « le moment est venu de... »,
in cint côps, « vraisemblablement »,
etc.
L'Essai d'illustration du patois borain
a atteint son objectif : l'essai est marqué. Nos vaillants
travailleurs ont mené à bonne fin leur tâche
« fatale » qui aurait rebuté de plus
fades qu'eux. Leur œuvre apporte à la connaissance
que nous avions du borain par l'Atlas linguistique de la Wallonie,
les travaux de Pierre Ruelle, d'Emmanuel Laurent et d'Émile
Mester, un complément de grande valeur dont il sera désormais
impossible de se passer.
Vendu.
CHARLEVOIX (Pierre François Xavier de) — Histoire du christianisme au Japon. Où l'on voit les différentes révolutions qui ont agité cette monarchie pendant plus d'un siècle. Nouvelle édition, devant servir de complément aux divers recueils de Lettres édifiantes. Tome premier et second (complet en un volume). Liège, Dessain, 1855. [Liége / H. Dessain, Imprimeur-Libraire / Place St.-Lambert. / 1855.] Deux tomes en un volume in-8° (148 x 217 mm.) sous cartonnage romantique d'éditeur aux fers doré appliqué sur les deux plats et à froid sur le dos, XXII, 356, 334 p., vignettes aux pages de titre et deux frontispices gravés, étiquette de prix du pensionnat Saint-Berthuin à Malonne sur la contre-garde, bon exemplaire malgré une rousseur aux frontispice et page de titre du tome II.
Pierre
François-Xavier de Charlevoix (Saint-Quentin, 1682 - La
Flèche, 1761) devint jésuite en 1698. Il fit un
premier voyage en Nouvelle-France où il fut professeur
à Québec de 1705 à 1709. Son second voyage
outre-Atlantique, de 1717 à 1722, fut consacré à
l’exploration : « il remonta le fleuve Saint-Laurent
et les lacs jusqu’à Michillimakinac, fit une excursion
dans le pays des Illinois, descendit le Mississipi jusqu’à
son embouchure [et] visita Saint-Domingue. » À son
retour en France, il collabora pendant vingt-deux années
au Journal de Trévoux.
L’Histoire de l’établissement,
des progrès et de la décadence du christianisme
dans l’empire du Japon est le premier ouvrage de Charlevoix,
il fut publié à Rouen, chez Le Boulenger, en 1715
(3 vol. in-8°) et chez G. Behourt (3 vol. in-16). Une vingtaine
d'années plus tard, il fit éditer, à Paris,
une Histoire et description générale du Japon.
Ses études japonaises furent notamment inspirées
par l'Histoire de l'église du Japon que le jésuite
Jean Crasset a éditée en 1689.
Bibliographie :
- Cordier (Henri), Bibliotheca Japonica
(421-426).
- Godfroid (François), Aspects
inconnus et méconnus de la contrefaçon en Belgique,
pp. 195-25.
50 euros (code de commande : 03704).
CORRIGAN (Gordon) — Sepoys in the Trenches. The Indian Corps on the Western Front 1914-1915. Staplehusrt, Spellmount, 1999. In-8° (164 x 241 mm.) sous reliure et jaquette d'éditeur, XIV, 274 p., illustrations hors texte, exemplaire en très bon état.
Sur la jaquette :
Professionally
excellent though it was, the British Expeditionary Force of August
1914 was tiny compared with the mass conscript armies of the other
European powers. At this stage of the war the only possible reinforcement
by trained regular manpower was the Indian Army.
Four days after declaration of war, an Indian
corps of two infantry divisions and a cavalry brigade was ordered
to mobilise and embark for the Western Front. Commanded by their
British officers, the men of many Indian races began to arrive
in Marseilles in September 1914. They were to endure one of the
bitterest winters Europe had known, clad only in tropical uniforms,
and they remained in France and Belgium until being re-deployed
to Mesopotamia in November 1915.
In a country which they had never seen, against
an enemy of which they knew little and in a cause which was not
their own, the men of the Indian Army fought in all the major
battles of 1914 and 1915. True to their salt, they fought for
the honour of their race and the name of their regiments. They
have rarely been given the credit they deserved.
This book, drawing on a mass of hitherto unpublished
sources and extensive interviews by the author in India and Nepal,
tells the story of that Indian Corps. It describes and explains
their battles, their trials and tribulations and how they dealt
with the many difficulties which, as an army trained and equipped
for skirmishes on the Indian frontiers, they faced in their first
experience of high intensity warfare against a first-class enemy.
This is the first modern history of the Indian
Corps and as such will become the definitive work on its contribution
to the early years of the war on the Western Front.
12 euros (code de commande : 03705).
DAUDET
(Alphonse) — Jack. Illustrations
de Myrbach gravées par Ch. Guillaume. Paris, E.
Dentu - C. Marpon et E. Flammarion, 1889. In-8° demi-simili
bleu-nuit à coins, [3 (faux-titre, catalogue de la collection,
titre)], 716, [1 (colophon)], [1 bl.] p., illustrations,
(collection « Guillaume »), exemplaire en
bon état.
Un Oliver Twist
à la française, par un des géants de la littérature
française du XIXe siècle.
En quatrième de
couverture de la réédition chez Archpoche :
Enfant
chétif, Jack n'a jamais connu son père. Afin d'avoir
les coudées franches, sa mère, Ida de Barancy, fausse
comtesse et vraie « cocotte », cherche à
le placer dans un pensionnat. C'est ainsi que le garçon
échoue au gymnase Moronval.
Ida s'éprend de l'un des professeurs,
le vicomte d'Argenton, poète raté avide de gloire
et de fortune. Égoïste, avare et ombrageux, ce bellâtre
fera de la vie de Jack un enfer : envoyé par son tuteur
aux forges d'Indret, l'enfant est réduit à la misère
et à l'ivrognerie. Et c'est lorsqu'il retrouve sa mère
chérie, dans la bohème parisienne, que se déclare
une maladie de poitrine…
Jack parut en feuilleton en 1875. Ce
livre « de pitié, de colère et d'ironie »
est le roman émouvant et cruel d'un destin gâché
par l'inconséquence d'une mère et la haine d'un
beau-père, mais vengé par la satire dont l'auteur
du Petit Chose accable ses bourreaux, voués au ridicule.
Dans Trente ans de Paris, en 1889, Alphonse Daudet racontera
la genèse de cette histoire inspirée d'un épisode
réel de sa vie.
Vendu.
[DEFUISSEAUX (Alfred)]. DELATTRE (Achille) — Alfred Defuisseaux, un homme, une période. Préface de Léo Collard. [Charleroi], Institut Émile Vandervelde, 1959. In-8° (137 x 183 mm.) broché, 191 p., illustrations hors texte.
Table des matières
:
- Avant-propos.
- Les étapes du Suffrage Universel
en Belgique.
- Alfred Defuisseaux, sa famille.
- La situation sociale en 1870.
- Le peuple est conciliant mais sans résultat.
- Le Procès d'Hornu et Wasmes.
- La vengeance frappe aussitôt.
- Alfred Defuisseaux se lance dans la bataille.
- Les lieutenants d'Alfred Defuisseaux.
- Le Catéchisme de Defuisseaux.
- L'auteur du Catéchisme du Peuple
est sévèrement condamné. Il passe à
l'étranger.
- La manifestation doit remporter la victoire
Alfred Defuisseaux en exil.
- La Chambre censitaire jette du lest.
- Les agents provocateurs entrent en lice.
- L'action, qui va se développant
sans cesse, fait de plus en plus impression.
- Victoire ! Mais le sang a de nouveau
coulé.
- Alfred Defuisseaux rentre et est incarcéré.
Les élections du 14 octobre 1894.
- Le Grand Complot d'un seul homme.
- La Grande Voix du Peuple se fait entendre
au Parlement.
- Apothéose.
Vendu.
DEPASSE (André) — Jemmapes 1792-1992. S.l., Chez l'Auteur, 1991. In-8° (157 x 224 mm.) broché, 220 p., illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bon état.
Table des matières
:
1.
Avant-propos.
2. La bataille.
1. Engagement de Boussu.
2. Rappel de la bataille de
Jemappes.
3. Évocation de la
personne de Dumouriez.
4. Des militaires d'origine
belge dans l'armée française.
5. Essai de réhabilitation
de Dumouriez.
3. Souvenirs de la bataille. Évocation
par...
1. Les sculpteurs.
2. Un petit tour en Autriche.
3. Retour en Belgique et en
France.
4. Les écrivains.
5. La musique.
6. L'affiche.
7. Les peintres.
8. L'armée française.
Les drapeaux.
4. Le monument de Jemappes.
1. L'idée.
2. Les Amitiés françaises.
3. L'inauguration de 1911.
4. Et l'opposition...
5. La guerre 1914-1918.
1. La destruction.
2. Jemappes et la guerre.
3. La reconstruction, l'inauguration
de 1922.
6. La guerre 1940-1945.
7. Les commémorations.
1. Aspect particulier du 160e
anniversaire.
2. Et l'opposition...
3. Autres commémorations
et le Coq aujourd'hui.
8. Les morts de la bataille.
1. Le vide autour de leur
mémoire.
2. Questions et réponses
au sujet des fosses communes.
9. Supplément inédit. Histoire
de la bataille par ceux qui y prirent part.
10. Conclusion.
11. Bibliographie.
- Tables.
12 euros (code de commande : 03695).
[DU
BRŒUCQ (Jacques)]. Jacques Du Brœucq. Sculpteur et
architecte de la Renaissance. Recueil d'études publié
en commémoration du quatrième centenaire du décès
de l'artiste. Mons, Fédération
du Tourisme de la Province de Hainaut - Ville de Mons, 1985. In-8°
(210 x 200 mm.) broché, 298 p., illustrations
en noir, exemplaire en bon état bien complet de son feuillet
volant de 4 p. d'addenda et de corrigenda.
Ouvrage publié
à l'occasion de l'exposition organisée à
la collégiale Sainte-Waudru, à Mons, du 1er octobre
au 24 novembre 1985 dans le cadre des manifestation d'Europalia
85 España.
Table des matières
:
- In
memoriam Jean Huvelle.
- À la (re)découverte
de Jacques du Brœucq, par Michel De Reymaeker.
- Les œuvres du sculpteur Jacques
du Brœucq, par Robert Didier.
- L'altération et le traitement
des albâtres de Jacques du Brœucq, par Chantal
Fontaine-Hodiamont et Pierrik de Henau.
- La conception de l'espace dans les
reliefs de Jacques du Brœucq, par Lydie Hadermann-Misguich.
- Échos de l'antiquité
romaine dans l'œuvre de Jacques du Brœucq, par Jacques
Debergh.
- Incidence de l'œuvre de Jacques
du Brœucq sur la Sculpture hainuyère, par Josée
Mambour, Michel De Reymaeker et Étienne Duyckaerts.
- Une renaissance de l'ornement,
par Ignace Vandevivere.
- Historique et description des châteaux
de Boussu, Binche et Mariemont, par Marcel Capouillez.
- Les « triomphes »
de Binche, en août 1549, par Samuel Glotz.
- L'architecture à Mons, à
l'époque de Jacques du Brœucq, par Christiane
Piérard.
- Les vitraux anciens de la collégiale
Sainte-Waudru à Mons, par Yvette Vandenbemden.
- L'orfèvrerie au XVIe siècle
dans nos régions, par Jean-Marie Lequeux et
Michel De Reymaeker.
- L'imprimé et l'imprimerie à
Mons à l'époque de Jacques du Brœucq, par
Christiane Piérard.
- La vie musicale au XVIe siècle
dans les Pays-Bas du sud, par Michèle Leclercq-Friche.
- L'art à Liège au XVIe
siècle. De l'héritage médiéval aux
premiers souffles baroques, par Marylène Laffineur-Crépin.
15 euros (code de commande : 03689).
ÉNARD (Mathias) — Zone. Roman. Arles, Actes Sud, 2008. In-8° (145 x 240 mm.) collé, 516 p., (collection « Domaine Français »), exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième
de couverture :
Par une nuit décisive, un voyageur lourd
de secrets prend le train de Milan pour Rome, muni d'un précieux
viatique qu'il doit vendre le lendemain à un représentant
du Vatican pour ensuite – si tout va bien –
changer de vie. Quinze années d'activité comme agent
de renseignements dans sa Zone (d'abord l'Algérie puis,
progressivement, tout le Proche-Orient) ont livré à
Francis Servain Mirkovic les noms et la mémoire de tous
les acteurs de l'ombre (agitateurs et terroristes, marchands d'armes
et trafiquants, commanditaires ou intermédiaires, cerveaux
et exécutants, criminels de guerre en fuite... ). Mais
lui-même a accompli sa part de carnage lorsque la guerre
en Croatie et en Bosnie l'a jeté dans le cycle enivrant
de la violence.
Trajet, réminiscences, aiguillages, aller-retour
dans les arcanes de la colère des dieux. Zeus, Athéna
aux yeux pers et Arès le furieux guident les souvenirs
du passager de la nuit. Le train démarre et, avec lui,
commence une immense phrase itérative, circulatoire et
archéologique, qui explore l'espace-temps pour exhumer
les tesselles de toutes les guerres méditerranéennes.
Car peu à peu prend forme une fresque homérique
où se mêlent bourreaux et victimes, héros
et anonymes, peuples déportés ou génocidés,
mercenaires et témoins, peintres et littérateurs,
évangélistes et martyrs. Et aussi les parques de
sa vie intérieure : Intissar l'imaginaire, la paisible
Marianne, la trop perspicace Stéphanie, la silencieuse
Sashka...
S'il fallait d'une image représenter
la violence de tout un siècle, sans doute faudrait-il choisir
un convoi, un transport d'armes, de troupes, d'hommes acheminés
vers une œuvre de mort. Cinquante ans après La
Modification de Michel Butor, le nouveau roman de Mathias
Énard compose un palimpseste ferroviaire en vingt-quatre
« chants » conduits d'un seul souffle et
magistralement orchestrés, comme une Iliade de notre
temps.
9 euros (code de commande : 03701).
FOULON (Roger) — Entre-Sambre-et-Meuse, Thudinie, Chimay, Couvin. Bruxelles, Legrain, 1987. In-8° (150 x 220 mm.) broché, 220 p., illustrations, (collection « Mémoire de la Wallonie »), exemplaire en parfait état.
Table des matières
:
- Une
chanson, une région :
- Le folklore.
- Les mégalithes.
- Les grottes.
- Les grands feux.
- Les carnavals.
- Les marches folkloriques.
- De la naissance à la mort :
- La naissance.
- Le temps de l'école.
- Première communion.
- Le tirage au sort.
- Le temps de l'amour
et du mariage.
- Le temps de la mort.
- Chaque métier est un trésor :
- La batellerie.
- La forêt : une
richesse.
- Le fer gît partout.
- Poésie du verre.
- L'amour de la terre.
- Les mystères
du sous-sol.
- D'autres industries
encore.
- Des petits métiers.
- Habiter.
- À pied, à cheval et en
voiture.
- Les plaisirs et les jeux :
- Les jeux d'enfants.
- Les jeux d'adultes.
- Avec les animaux.
- Les ducasses et autres
plaisirs.
- La cuisine.
15 euros (code de commande : 03696).
FRANCK (Dan) — Tabac. Récit. Paris, seuil, 1995. In-8° (118 x 205 mm.) broché sous couverture à rabats, 120 p., envoi de l'auteur au critique littéraire Pierre Maury.
En quatrième
de couverture :
Si
« je » est un autre, il pourrait bien s'appeler
Tabac. Son parfum est le vôtre, sa saveur est en vous, il
accompagne le moindre de vos gestes et c'est à travers
sa fumée qu'à l'heure des bilans et des évocations
défile toute une vie : grand-mère et Disque Bleu
filtre, Lucky et premières caresses, Boyard et mai 68,
l'écriture, la pipe et les amis, morts d'avoir trop fumé.
Jusqu'au jour où la raison décide
de l'emporter sur la déraison, et « je »
d'éliminer l'autre. Stratagèmes, subterfuges, mensonges,
ruses, c'est peine perdue : le tabac ne peut se passer de
vous, ni vous de lui.
Tendre, drôle, émouvant, plein
de verve et de vie, ce récit est un miroir qui renvoie
un sourire complice à tous ceux qui, un jour, ont décidé
de commencer ou de s'arrêter de fumer.
Vendu.
[GARAUDY (Roger)]. PRAZAN (Michaël) et MINARD (Adrien) — Roger Garaudy. Itinéraire d'une négation. Paris, Calmann-Lévy, 2007. In-8° (150 x 230 mm.) collé, 442 p., exemplaire en très bon état.
En quatrième
de couverture :
On
peut se représenter Roger Garaudy comme un caméléon,
tant il a changé de couleur au cours de sa longue vie d'intellectuel
engagé.
Né à Marseille en 1913 dans une
famille de petits employés, Roger Garaudy commence son
engagement comme militant protestant, ce qui ne l'empêche
pas d'entrer tôt au Parti communiste et d'y faire une ascension
fulgurante après guerre, tout en poursuivant des études
de philosophie. Sa verve et son mordant, sa servilité,
aussi, en font rapidement un de ses porte-parole les plus en vue.
Son témoignage dans le procès Kravchenko marque
le faîte de sa gloire comme stalinien officiel. C'est sa
période rouge vif. Bientôt, il prend ses distances
tout en se posant en victime des « durs »,
et guigne du côté des gauchistes libertaires qui
animent Mai 68. Séquence rouge et noire. Mais voilà
que la thématique tiers-mondiste l'appelle. C'est l'occasion
de se poser en champion de l'anticolonialisme, de fustiger l'arrogance
de l'Occident et d'incarner « le sanglot de l'homme
blanc ». Son engagement va très loin, puisqu'il
se convertit à l'islam et chante les bienfaits de la révolution
khomeinyste. Période verte. Des dizaines de livres émaillent
ces années de retournements successifs, mais aucun d'entre
eux n'est pris véritablement au sérieux. Jusqu'à
sa période brune. En signant Les Mythes fondateurs de la
politique israélienne, Garaudy accède enfin à
la notoriété tant convoitée. Ce livre négationniste
lui vaudra deux procès, qu'il perdra, mais surtout un succès
immense et instantané dans tout le Moyen-Orient. Vilipendé
et méprisé en France, Roger Garaudy devient dans
les années 90 un propagandiste de l'antisémitisme
dans le monde musulman, multipliant interviews, conférences
de presse et débats ayant pour thème le « mythe »
de la Shoah. Invité en grande pompe par les rois, les présidents
à vie et les imams, il est devenu le principal inspirateur
des ayatollahs et des ennemis d'Israël, dont Mahmoud Ahmadinejad
ou Hassan Nasrallah.
Ce livre retrace l'itinéraire en zigzag
d'un intellectuel raté mais exalté et dévoile
l'étendue de son ultime forfaiture, dont peu d'observateurs
occidentaux ont pris la mesure.
Vendu.
GARCÍA
CALDERON (Ventura) —
La Vengeance du Condor. Bois en couleurs de Marcel
Bovis. Édition établie par Henri Jonquières.
Paris, Henri Lefèbvre, 1941. In-8° (150 x 220 mm.)
demi-chagrin brun à coins, tête dorée, couverture
conservée (reliure de René Laurent), 164
p., 20 illustrations en couleurs dans le texte, (collection « La
Renaissance », n° 1), exemplaire numéroté
sur pur chiffon de Lana (n° 710), quelques petites éraflures
au dos passé.
Un bel ouvrage
de bibliophilie de la période de l'Occupation.
Publié pour la première fois en 1925, ce recueil de nouvelles de l’écrivain et diplomate péruvien Ventura García Calderón est un classique de la littérature hispano-américaine de style moderniste et indigéniste. Il dépeint avec une force dramatique et cruelle la réalité des Andes, les conflits sociaux et la vengeance psychologique ou physique des populations autochtones.
Ce recueil contient :
- La Momie, La Vengeance du Condor,
Les Cochons maigres, La Forêt des poisons,
traduits par Francis de Miomandre ;
- Yacou-Mama, La mort de Jacinto
Vargas, Mort dans sa loi, Chamico, L'Aube
ardente, Sacrilège, Le Lama blanc, Don
Vidal Samanès, Amour indigène, Le
noyé, L'Homme aux quarante-huit enfants, L'Homme
qui soulage la mort, Vendredi saint, Ce fut au Pérou,
traduits par Max Daireaux ;
- Histoires de cannibales, Lune
de miel traduits par Victor Flama.
80 euros (code de commande : 03681).
GÉRIN (Louis) — Profondeur 1.400. Roman. [Bruxelles], Club du Livre du Mois, [1954]. In-8° (140 x 210 mm.) sous reliure toilée d'éditeur, 227 p., la maquette de la reliure et l'illustration en frontispice ont été réalisées par Alexis Keunen, exemplaire numéroté (n° 280), en bon état.
Louis
Gérin publia ce livre en 1936 sous le pseudonyme de Ludovic
Lecharolais.
Louis Gérin situe son roman au cœur
du milieu minier et des charbonnages, il plonge le lecteur dans
le quotidien étouffant et périlleux des « gueules
noires ». Il ne s'agit pas ici d'exposer les revendications
politiques ou les luttes des classes : le propos s'attache
à décrire la souffrance individuelle des travailleurs,
le courage des hommes face aux dangers de la mine, et leur résilience
psychologique face à la rudesse de leur condition. Louis
Gérin suscite une profonde émotion : il évoque
avec le même réalisme poignant la vie des ouvriers
et le destin tragique des animaux de trait, en particulier les
chevaux de mine, qui passaient leur existence entière sous
terre sans jamais revoir le jour.
Constant Malva qui partageait avec Louis Gérin
le même souci de documenter la condition des mineurs de
fond, écrit : « je le félicite d’avoir
eu l’audace de s’évader. Quand on vient de la
mine, si l’on ne veut y rester toute sa vie, il faut avoir
assez de sagesse pour partir tout de suite, à la première
occasion. »
Bibliographie :
- Malva (Constant), Ma nuit au jour le jour,
Maspero, 1978, p. 108.
- Martinet (Jean-Luc), La malédiction
de l’écrivain prolétarien : Constant Malva,
p. 20.
Vendu.
GLORIEUX-DE
GAND (Thérèse) — Formules de copiste. Les
colophons des manuscrits datés. Avec
la collaboration de Ann Kelders. Bruxelles, Bibliothèque
Royale Albert Ier, 1991. In-8° (185 x 255 mm.) broché,
151 p., illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bon
état.
Catalogue de
l'exposition éponyme organisée à la Chapelle
de Nassau (Bibliothèque royale Albert Ier), à Bruxelles,
du 7 décembre 1991 au 25 janvier 1992.
Extrait de l'introduction
:
Le
thème de cette exposition est le copiste et son attitude
devant les contraintes de son travail ; paradoxalement, en
ces temps où l'écriture manuelle tend à disparaître,
il était peut-être opportun de lui consacrer une
exposition. Nous avons donc choisi de montrer des colophons c'est-à-dire
des souscriptions finales de textes, le mot est d'ailleurs passé
dans le langage des imprimeurs.
Approche peut-être un peu audacieuse car
comment arriver à un ensemble cohérent de faits
devant la multiplicité des cas, les variations de climat,
de régions ; le travail de copie d'un jeune moine
en Italie est certainement tout différent de celui d'un
étudiant à Vienne ou d'une religieuse à Bruxelles.
Les exemples choisis font revivre des hommes,
des femmes, des jeunes clercs, des chanoines âgés
ou des scribes professionnels, ils recopient des textes durant
une expédition militaire, au fond de leur cellule ou à
Bologne durant les années d'université, après
un repas, un sermon, la nuit ou entre deux corvées quotidiennes.
Leur tâche terminée, ils expriment leur soulagement,
c'est ce moment où peut s'écrire le mot « fin »
que nous nous sommes efforcée de saisir sur le vif. Ce
sentiment de délivrance peut se traduire par des appétits
divers ! ... Le professeur Stiennon le rappelle fort bien
en évoquant la réaction de Georges Simenon à
la fin de la rédaction de chacun de ses romans.
Quant aux copistes de nos manuscrits datés,
ils restent fort modérés dans leurs aspirations.
La raison profonde en est simple, elle s'explique par la nature
et l'histoire des fonds de la Section des manuscrits. Le premier
noyau en est la Bibliothèque de Bourgogne faite de livres
acquis par héritage et par choix personnel, elle comporte
des exemplaires de luxe où les dédicaces sont empreintes
d'une politesse courtisane un peu servile ; des acquisitions
massives de fonds monastiques dispersés à la Révolution
et provenant en majeure partie de la collection Phillipps vinrent
enrichir ensuite les collections. Tous ces manuscrits présentent
un autre style de colophons que ceux des milieux séculiers
ou universitaires. Ils reflètent les préoccupations
religieuses des copistes plus soucieux d'une récompense
dans l'au-delà que d'une satisfaction matérielle
!
Vendu.
GOFFIN (André-M.) — L'imprimerie à Namur de 1616 à 1636. Namur, Librairie-Antiquariat « Au Vieux Quartier », 1981. In-4° (192 x 240 mm.) broché, 44 p., illustrations, cachet ex-libris de la bibliothèque Jacquemin (n° 1503), exemplaire en bon état.
Avant-propos :
Cette
étude constitue le début d'un travail plus vaste.
J'espère le mener à bien, sans trop faire attendre
ceux qui me feront l'honneur de s'y intéresser.
L'histoire de l'imprimerie à Namur a
déjà fait l'objet de diverses recherches. Parmi
elles, la Bibliographie namuroise de F. D. Doyen constitue
l'ouvrage principal. Elle énumère chronologiquement
les impressions de Namur, ayant trait à Namur ou œuvres
d'auteurs namurois. Souvent, Doyen commente savamment le contenu,
donne des notes biographiques. Par contre, il consacre bien peu
de place aux imprimeurs. C'est ce « créneau »
que j'ai voulu explorer.
Cette publication doit beaucoup à feu
Ferdinand Courtoy. Tout au long de sa vie studieuse, il amassa
de nombreuses notes sur tout ce qui touchait à l'histoire
de sa région. Les imprimeurs n'échappèrent
pas à sa savante curiosité. Il m'a été
donné d'avoir accès aux matériaux qu'il avait
réunis sur ce sujet. Elle doit aussi beaucoup à
ceux qui m'ont aidé, encouragé, tout au long de
son élaboration. Qu'ils trouvent ici l'expression de mes
très chaleureux remerciements.
9 euros (code de commande : 03684).
[GRAVURE - POLIORCÉTIQUE].
FOLARD (Jean-Charles de) — Corbeau à griffes avec
lequel on enlevoit les hommes dans les assauts, ou dans les escalades.
Amsterdam, Arkstée
et Merkus, 1774. Gravure sur cuivre d'Antoine de Putter destinée
à figurer dans le tome I (planche XXI) de L'Histoire
de Polybe, [...] Avec un commentaire ou un corps de science militaire,
enrichi de notes critiques et historiques [...] Par M. de Folard.
Sous passe-partout (230 x 300 mm.), un déchirure,
sans perte, restaurée dans la partie inférieure
gauche et une autre, au milieu de la marge supérieure.
Dimensions :
- Cadre
: 137 x 200 mm.
- Cuvette : 156 x 233 mm.
- Feuille : 190 x 254 mm.
Extrait de l'ouvrage du
chevalier de Folard.
« Dion [Cassius, Nicée, ca 163
- ca 235] rapporte que parmi les machines des assiégés
il y avoit des corbeaux (harpagones,) à l'extrémité
desquels étoient des griffes ou des agraffes de fer, qu'on
lançoit & qu'on jettoit sur les assiégeans,
qui s'accochant à tout ce qui pouvoit donner prise, l'enlevoit
d'une vitesse & d'une rapidité surprenante. »
Bibliographie :
- Bois (Jean-Pierre), « Polybe
et le chevalier de Folard », dans La Grèce
et la guerre. Actes du 25e colloque de la Villa Kérylos
à Beaulieu-sur-Mer les 3 et 4 octobre 2014, Paris,
Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 2015, pp.
215-244. (Cahiers de la Villa Kérylos, n° 26).
18 euros (code de commande : 03716).
[HAINAUT]. Haynau. Revue d'histoire religieuse du comté et de la province de Hainaut. N° 7 - Septembre 1993. La Louvière, Willy Staquet, 1993. In-8° (151 x 210 mm.) agrafé, 36 p.
En quatrième
de couverture :
- Guy
de Brès, réformateur montois, par E M. Braekman,
p. 1
- Évolution socio-religieuse
de la région de Charleroi entre 1850 et 1914, par G.
Leroy, p. 12.
- Origine de la Libre Pensée
en Belgique : constances et originalités, par P.
Bolle, p. 25.
8 euros (code de commande : 03707).
HUGO
(Victor) — Châtiments, par Victor Hugo. 1853.
[Bruxelles], [Henri Samuel],
1853. In-32 (77 x 110 mm.) demi-chagrin vert frotté, coins
émoussés, [3 (faux-titre, mention d’imprimeur,
titre)], [1 bl.], III, [1], 392 p.
Un très
beau et rare témoin de l'histoire littéraire et
politique du XIXe siècle.
Exemplaire de la véritable édition
clandestine portant la fausse mention de « Genève
et New-York » en page de titre et celle de l'« Imprimerie
Universelle - Saint-Hélier » au faux-titre. Cette
version recherchée contient l'intégralité
du texte non censuré, contrairement à l’édition
officielle imprimée simultanément à Bruxelles
sous la mention « Henri Samuel et Cie », laquelle
était largement expurgée.
Ce tirage n’est pas cité
par Michaux. Il s’agit de l'édition comportant quelques
modifications d’imposition, notamment pour les dimensions
de quelques filets, pour la mention d’imprimeur au verso
de la page de faux-titre (Imprimerie Universelle est en
gras et Saint-Helier en capitales) et pour une correction
au titre du livre IV (p. 143) : « La religion est glorifiée
» au lieu de « La religion est glorifié ».
À la suite du coup d’État
du 2 décembre 1851 par Louis-Napoléon Bonaparte
(le futur Napoléon III), Victor Hugo s'exile à Jersey.
Réfugié à Marine Terrace, il laisse éclater
sa fureur poétique et rédige une violente satire
politique contre le nouveau régime : Les Châtiments.
L'impression du recueil relève d'une
véritable opération de contrebande. Pour tromper
la censure policière et protéger ses réseaux,
Hugo utilise une double stratégie typographique. Affichée
en page de titre, la mention fictive « Genève
et New-York » servait de bouclier douanier. Les places
suisses et américaines étant neutres, cette feinte
permettait aux ballots de livres de franchir plus facilement les
frontières françaises avant que les douaniers ne
découvrent la nature subversive du texte. La présence
explicite de l’Imprimerie Universelle au verso du faux-titre
n'annulait pas l'efficacité de la ruse, car elle répondait
à une autre logique. Le format in-32 (format « gilet »)
complétait le dispositif. Très facile à dissimuler,
le petit livre était passé sous le manteau, caché
dans le double-fond des valises ou sous les vêtements des
passeurs.
Bibliographie :
- Vicaire (Georges), Manuel de l’amateur
du livres du XIXe siècle, t. IV, col. 311-312.
- Carteret (Léopold), Le trésor
du bibliophile, t. I, pp. 414-415.
- Michaux (Flavien), Essais bibliographiques
concernant les œuvres de Victor Hugo parues pendant l'exil,
pp. 11-26.
Vendu.
[ISABELLE
DE PORTUGAL]. Isabelle de Portugal, duchesse de Bourgogne,
1397-1471. Catalogue par Claudine Lemaire et Michèle
Henry. Étude iconographique par Anne Rouzet.
Bruxelles, Bibliothèque royale Albert Ier, 1991. In-8°
(200 x 260 mm.) broché, 218 p., illustrations en noir
et en couleurs, exemplaire en très bon état.
Ouvrage publié
à l'occasion de l'exposition éponyme organisée
àa la Chapelle de Nassau (Bibliothèque royale Albert
Ier), à Bruxelles, du 5 octobre au 23 novembre 1991.
Table des matières
:
- Avant-propos.
- Introduction.
- Équivalence des unités
monétaires.
I. La vie d'Isabelle de Portugal.
II. Le rôle politique d'Isabelle.
III. La piété d'Isabelle.
IV. Les ressources financières d'Isabelle.
V. Isabelle et la colonisation des Açores.
VI. Annexes.
VII. Catalogue.
VIII. Iconographie d'Isabelle de Portugal.
IX. Documents.
- Tableaux généalogiques.
- Bibliographie.
- Index.
20 euros (code de commande : 03714).
[LETELLIER
(Charles)]. Charles Letellier. Curé, auteur patoisant
et fondateur de l'Armonaque de Mons. El' mariage dé l'fie
Chose. Mons, Anthologie Montoise,
1989. In-8° (159 x 243 mm.) broché, 191 p.
Le timbre postal
édité en 1996, à l'occasion du 150e anniversaire
de la publication du premier volume de l'Armonaque dé
Mons, a été collé sur la page de faux-titre ;
il est oblitéré par l'Union Philatélique
Montoise.
Extrait de la préface
:
Charles
Letellier n'est pas le premier écrivain montois à
s'être exprimé dans notre langue, mais c'est certainement
le premier dont la renommée dépassa largement la
ceinture de nos boulevards. Car il ne fait nul doute que son génie
propre, son inventivité, la richesse de son vocabulaire
authentique, son sens du dialogue populaire, son esprit aussi,
ont donné à notre patois ses lettres de noblesse.
Les Essais de Littérature Montoise
avec El' Mariage dé l'fie Chose, publiés
en 1842-43, rencontrèrent un tel succès qu'ils furent
rapidement « piratés » à Valenciennes
– ce qui ne manquait pas de piquant puisqu'à
la même époque la contrefaçon belge était
régulièrement vilipendée outre-Quiévrain.
Encouragé par l'accueil que les lecteurs lui avaient réservé,
Letellier lança, en 1846, l'Armonaque dé Mons,
le premier almanach de la littérature dialectale. Et durant
de nombreuses années, il assura seul toutes les charges
de sa réalisation : écriture, direction de
l'édition, corrections et même, semble-t-iI, vente.
Puis on vit éclore une série d'auteurs qui prirent
son relais en entretenant pendant près d'un siècle,
d'abord dans l'Armonaque, ensuite dans d'autres gazettes
ou revues, la flamme qu'il avait si vigoureusement allumée.
L'œuvre de Charles Letellier demeure l'une
des plus vivantes et l'une des plus riches de la littérature
montoise. L'une des plus variées aussi puisqu'il aborda
tous les genres : pièces et dialogues, fables, histoires,
petits sujets à caractère historique, chansons,
sans oublier les « avertances », etc.
10 euros (code de commande : 03692).
LINDEMANS (Jan) — Toponymie van Asse. Tongeren, George Michiels, 1952. In-8° (157 x 229 mm.) broché, 223 p., une carte à déplier in fine, (collection « Werken Uitgegeven door de Koninklijke Commissie voor Toponymie en Dialectologie (Vlaamse Afdeling) », n° 6), exemplaire non coupé et en bon état.
Woord vooraf :
Deze
monografie groeide uit de verwerking van een eerste reeks van
330 plaatsnamen in de gemeente Asse, gepubliceerd onder de titel
Brabantse Plaatsnamen, in het tijdschrift Eigen Schoon
en De Brabander, XI-XIII (1929-31), daarna samengebundeld met
plaatsnamen te Alsemberg en Anderlecht, door het Instituut voor
Naamkunde te Leuven, onder de titel Toponymica II, Brabantse
Plaatsnamen 1-3.
Wij werden toen getroffen door het betrekkelijk
groot aantal romaanse plaatsnamen, te Asse en omstreken, en wijdden
dan een studie aan het daar door gestelde probleem (Romaansche
Plaatsnamen te Assche, HCTD IV, 1930, bl. 37-50). Sedert die
tijd zijn wij voortgegaan met het verzamelen van toponymisch materiaal,
betreffende Asse en de omliggende gemeenten, uit diverse bronnen
die beneden aangeduid worden.
Asse is inderdaad een belangrijk en boeiend
studieobject voor de toponymist, wegens de historische betekenis
van die plaats. Reeds bewoond ten tijde van de Romeinen, met Bavai
verbonden door een steenweg, en daarna steeds een voornaam landelijk
centrum gebleven, konden hier concreet en aan de hand van een
overvloedig, betrekkelijk oud materiaal, een aantal geschiedkundige
problemen aan een grondig onderzoek onderworpen worden, waarvan
de uitkomsten verdere navorsingen, op andere plaatsen, kunnen
ten goede komen, zoals de ontwikkeling van de bewoning :
nervisch dorp naast romeins vicus, frankische vestiging in afgezonderde
hoven, ontstaan en verschuiving van het dorpscentrum, enz., de
geleidelijke ontgin­ning van de bodem ; de vroege versnippering
van het grondbezit ; de inwijking van romaanstaligen, en
zo meer. Wij hebben dan ook niet geaarzeld de geschiedenis van
Asse, vooral in de vroegste tijden, enigszins uitvoerig te behandelen
(Inleiding. 2. Historische schets). Wij hebben hier al de gegevens
samengebracht die het toponymisch onderzoek, als hulpwetenschap
van de geschiedenis, kan opleveren ; en deze zijn waarlijk
niet gering !
De plaatsnamen worden in een alphabetische lijst
aangeboden. Bij het opstellen van de artikels volgden wij dezelfde
methode als in onze Toponymie van Opwijk (1931). Elk artikel
werd van een volgnummer voorzien, ook wanneer een zelfde woord
voor verschillende plaatsen voorkomt (die nummers kunnen dan op
de kaart gebracht worden wanneer plaatsruimte ontbreekt om de
naam voluit te schrijven) ; – het titelwoord wordt
in gemoderniseerde spelling opgegeven ; alleen te ver afwijkende
grafieën worden mede op de lijst als titelwoord aangegeven,
met verwijzing dan naar de vorm die we voor de beste houden (b.
v. bij Boskouter wordt verwezen naar Baaskouter) ; worden
niet afzonderlijk behandeld de indelingen van sommige landerijen
aangeduid met een bepaling achterste –, voorste –,
groot –, klein –, enz. (zo zal men b. v.
Overste –, Opperste –, Nederste –, Onderste Baaskouter
alle bij elkaar vinden onder het trefwoord Baaskouter) ;
evenzo de vele kunstmatige benamingen uit de Atlas der Buurtwegen
(b. v. Boskouterweg bij Baaskouter) ; het aantal kopwoorden kon
aldus met een paar honderd verminderd worden. Op het titelwoord
volgt, tussen haakjes, de verwijzing naar de kaart, ingericht
volgens een rastersysteem. Daarna komen de excerpten, tot het
noodzakelijkste minimum herleid, voorafgegaan van de datering
en gevolgd van een sigel die de bron aanduidt. Bij de excerpten
sluit de transcriptie in fonetisch schrift aan, van zulke woorden
die thans nog gangbaar zijn in het plaatselijk dialect. In een
korte nota wordt daarna een beschrijving van de plaats gegeven.
Ten slotte volgen, in een afzonderlijke alinea, de opmerkingen
in verband met de etymologie en de geschiedenis van de plaatsnaam.
In een slotkapittel geven we een overzicht van
het materiaal, ingedeeld onder de gebruikelijke rubrieken van
onze vorige monografieën ; dit gedeelte heeft voor doel
het naslaan te vergemakkelijken bij eventueel latere synthetische
studiën over een of ander toponymisch probleem.
Het is ons een aangename plicht de collega's
van de Waalse afdeling van de Kon. Commissie voor Toponymie en
Dialectologie te bedanken voor hun hulp bij het behandelen van
de vele romaanse plaatsnamen die we hier te verklaren hadden :
eerst wijlen Jean Haust, die ons reeds in 1930 met grote welwillendheid
ter zijde stond, daarna J. Vannérus, J. Herbillon, L. Remacle,
E. Legros. Ook onze collega H. Vangassen zijn we veel dank verschuldigd ;
hij immers bewees ons de onschatbare vriendendienst de huidige
dialectische uitspraak in fonetisch schrift te noteren. De eregemeentesecretaris
van Asse, Frans van Achter, die zo uitstekend zijn gemeente en
het plaatselijk dialect kent, was ons daarbij de zeer dienstvaardige
zegsman. Onze dank gaat ook naar de heer burgemeester van Asse,
G. van Wijnendaele, die ons behulpzaam was bij het tekenen van
de kaarten. Een speciaal woord van dank richten we ook tot Dr.
Tavernier, leider van het Centrum voor Bodemkartering te Gent,
die voor ons de nota opstelde over de bodemgesteldheid te Asse.
Prof. H. J. van de Wijer gelieve de opdracht
te aanvaarden van dit werk, als een dankbare hulde vanwege straks
de oudste onder de Vlaamse toponymisten, die het plaatselijk materiaal
ontgonnen, om de reuzenarbeid door hem in dertig jaren verricht
– bescheiden op de achtergrond – als ongeëvenaarde
leider en organisator van het naamkundig onderzoek alhier ;
ook om de vriendelijke hulp en raadgeving die we, nu al zovele
jaren, van hem mochten ontvangen.
15 euros (code de commande : 03711).
MAHUZIER
(Albert) — Aventures au soleil. Préface
de Jean Nohain. Photos de Jousse, Bossoutrot,
Cherigié, de Comont, Tessler. Paris,
J. Susse, [1949]. In-8° (158 x 210 mm.) broché,
179 p., illustrations hors texte, exemplaire en bon état.
Un ouvrage d'une
autre époque qui s'inscrit dans l'histoire du cinéma,
qui met en scène l'esprit « routard »
originel et qui permet de comprendre comment est né le
mythe de la famille Mahuzier.
Introduction :
À
la découverte de la France et d'ailleurs.
Le soleil d’automne entre parcimonieusement
par ma fenêtre et ses rayons caressent au passage les paysages
d’été dont mon bureau est décoré...
Alors s’illuminent les décors auxquels me rattachent
tant de souvenirs... Ce n’est plus un bel agrandissement
que j’aperçois... Non !... c’est le pays
lui-même et les aventures que j’y ai vécues...
Comment condenser tout cela en un petit livre
tiré noir sur blanc ?
Ce sont des vagues étincelantes, une
bouffée de soleil, la bonne odeur du bois sec brûlant
au bord d’une rivière que je voudrais envoyer à
tous les amis lecteurs qui croiront reconnaître dans ce
livre quelques-uns de leurs beaux souvenirs.
Que suis-je ? Un Copain, rien d’autre...,
un équipier qui, par moment, a pu se donner l’illusion
d’avoir réalisé sa vie, et c’est tout.
Camarades de l’Aventure, arrêtez-vous
de temps en temps sur une des illustrations de cet ouvrage et
laissez vos yeux opérer le mirage.
Que toutes vos aventures à vous ressuscitent
aussi, que tous vos copains apparaissent avec leurs gestes habituels,
leurs tics et leurs manies.
Et puissiez-vous toujours rencontrer des François, des
Robert, des Charles avec lesquels vous édifierez la pyramide
des bons souvenirs, du haut de laquelle quarante années
me contemplent maintenant.
9 euros (code de commande : 03679).
MARABINI
(Andrea) — Le fascisme italien aux colonies. Paris, Bureau d'Éditions, 1939. In-8°
(115 x 176 mm.) broché, 111 p., quelques rousseurs
à la couverture.
Un ouvrage d'une
grande rareté !
Lorsque l'ouvrage paraît, le
régime de Benito Mussolini vient de proclamer l'Empire
après la conquête brutale de l'Éthiopie (1935-1936)
et mène une propagande intense. Marabini écrit ce
livre depuis l'exil pour déconstruire le discours officiel
fasciste qui présentait la colonisation comme une œuvre
civilisatrice ou comme un exutoire social pour les « prolétaires
» italiens à la recherche de terres.
Cet ouvrage a été imprimé
en pleine période de tensions géopolitiques juste
avant la Seconde Guerre mondiale. Le Bureau d'Éditions
a cessé d'exister peu après, rendant les exemplaires
survivants très peu courants.
Table des matières :
- Les colonies italiennes :
- La Libye.
- L'Érythrée.
- La Somalie.
- L'Éthiopie.
- Systèmes agricoles, instruments
de travail et logements des paysans indigènes.
- La vie des indigènes.
- Coup d'œil historique sur la politique
coloniale de l'impérialisme italien.
- La situation de l'économie fasciste
et des masses travailleuses à la veille de l'agression
contre l'Abyssinie.
- L'agression contre l'Éthiopie.
- La « civilisation » que le
fascisme apporte aux colonies.
- La théorie fasciste du racisme.
- La barbarie fasciste en Éthiopie.
- Comment le fascisme supprime l'esclavage.
- Comment on a volé leurs terres
aux paysans indigènes.
- Les impôts comme moyen d'expropriation.
- Les décrets d'expropriation.
- La déportation des paysans de
la Cyrénaïque.
- L'expropriation et l'oppression des populations
du Dodécanèse.
- Comment l'impérialisme fasciste
essaye de dissimuler le vol des terres indigènes.
- Les contrats qu'on impose aux paysans
italiens en Tripolitaine.
- Les travailleurs italiens s'enfuient
de l'Éthiopie.
- Quels sont les voleurs de terres ?
- Le peuple libyen contre l'oppression
impérialiste.
- La lutte du peuple abyssin contre l'impérialisme
fasciste.
- La lutte continue en Éthiopie.
- Les peuples coloniaux rejoignent le front
de lutte contre le fascisme et la guerre.
- Le Parti communiste italien à
la tête du mouvement de libération des peuples coloniaux.
40 euros (code de commande : 03687).
[MOREAU (Édouard)]. CERF (Marcel) — Édouard Moreau : l'âme du Comité Central de la Commune. Centenaire de la Commune, 1871-1971. Paris, Les Lettres Nouvelles, 1971. In-8° (116 x 200 mm.) broché, 317 p., illustrations hors texte, exemplaire avec sa bande d'annonce.
Précieux
exemplaire d'association, enrichi d'un envoi autographe signé
de l'auteur : « à Maurice Dernelle de l'Académie
d'Histoire, un idéaliste dans la tourmente révolutionnaire.
En très cordial hommage. M. Cerf. 25.III.71 ». On
joint une carte de correspondance autographe double-face signée
de l’auteur, datée du même jour, sur papier
à en-tête de l’Académie d’Histoire.
Marcel Cerf y évoque des éléments personnels
(le décès de son père), l'envoi du présent
ouvrage (en en précisant le prix de l'époque) et
rend hommage aux travaux de l’historien Jean Savant. Le dédicataire,
Maurice Dernelle (1929-2016), chercheur, historien et gendarme
belge, est connu pour ses éditions de référence
sur le Premier Empire au Mercure de France.
En quatrième de couverture :
À l’occasion du proche centenaire
de la Commune de 1871, Marcel Cerf a écrit une monographie
de l’une des figures marquantes du Comité central
de la Commune : Édouard Moreau de Bauvière.
Il s’appuie sur une documentation inédite
copieuse, en particulier le journal et la correspondance de Moreau.
Moreau, de parents bourgeois, est élevé
au Petit Séminaire d’où il sort à 16
ans, écœuré par les punitions et la pauvreté
de l’enseignement. La mort de ses parents lui laisse une
confortable aisance et, tournant le dos à toute possibilité
de « faire carrière », il s’en
va monter à Londres une fabrique de fleurs artificielles.
La guerre de 70 le rappelle en France, il se
bat avec enthousiasme mais comprend rapidement que les pouvoirs
en place ne cherchent qu’à pactiser avec Bismarck.
Le 24 février 71 nous le trouvons à l’Assemblée
générale de la Garde Nationale, rédigeant
la proposition (qui sera votée à l’unanimité)
par laquelle les Gardes Nationaux s’engagent à se
battre contre les Prussiens dès leur entrée dans
Paris.
Élu, pendant la Commune, au Comité
central, Moreau se dépense avec ardeur dans les tâches
les plus diverses : ravitaillement, guerre, administration.
Tenace, efficace, Moreau est de ceux qui depuis le début
se battent sans espoir, sachant qu’un État socialiste
n’est pas encore possible en France, mais précisément
ce courage sans illusion fait de lui une figure exemplaire de
la Commune.
Il mourra, fusillé sans jugement, lors
d’une des hécatombes sanglantes de la caserne Lobau.
45 euros (code de commande : 03682).
['PATAPHYSIQUE].
Monitoires du Cymbalum Pataphysicum. N° 32. Sermiers, Cymbalum Pataphysicum, 1994. In-8°
(148 x 210 mm.) agrafé, 48 p., illustrations,
un des 299 exemplaires numérotés sur papier couché
(n° 105), avec sa bande d'annonce, en parfait état
revêtu de deux infâmants escargots.
Ce volume appartient
également à la collection « Expectateur »,
n° 25.
Préambule :
En son temps, le TS Boris Vian avait suggéré
la réalisation d’un « catéchisme »
pataphysique pour l’édification des néophytes,
ce qui fut esquissé par Ruy Launoir à la fin de
ses Clés pour la ’Pataphysique. Le présent
Monitoire-Expectateur vise les mêmes fins, ou plutôt
utilise le même prétexte : didactique. Ce prétexte,
en effet, est au prince de la ’Pataphysique puisque le Collège,
comme son nom l’implique et comme Sa Magnificence le Docteur
Sandomir l’a rappelé dès les origines est éminemment
didactique.
Le catéchisme n’est cependant pas
le seul véhicule propédeutique. L’Histoire
possède les mêmes vertus (« Missions et
vocations » commentait Julien Torma à son propos) :
Bossuet, Spengler et Marx, comme l’Histoire prétendue
objective, l’Histoire à la Seignobos, comme aussi
– et surtout – l’Histoire « primaire »,
l’Histoire des manuels scolaires avec ses « mythes »
nationaux, objet de dénonciations fulminantes ou d’attendrissement
bêlants qui ne sient pas à la Science.
C’est en effet cette Histoire résolument
puérile qui, sans aucun recul, est la matière pataphysique
des pages qui suivent. Une saison au paradis c’est
« L’Histoire de la ’Pataphysique racontée
aux enfants ». Elle a sa thèse, simpliste et
manichéenne, comme il se doit ; elle a ses mythes, comme
l'autre. Loin de prétendre les réduire ou les dénoncer,
elle les magnifie et elle en rajoute. Elle édifie. L’édification
est consubstantielle à l’utilisation du passé.
Enchaîné, le Père Ubu savait que les ruines
doivent servir à « équilibrer de beaux
édifices bien ordonnés ».
15 euros (code de commande : 03708).
PIÉRARD (Christiane) — L'architecture civile à Mons (XIVe-XXe siècles). Gembloux, Duculot, 1974. In-8° (146 x 210 mm.) broché, 72 p., illustrations hors texte, (collection « Wallonie, Art et Histoire », n° 23).
Table des matières
:
- Préface.
- Introduction.
I. Du XIIIe au XVe Siècle.
II. Le XVe siècle et l'hôtel de
ville.
III. Le XVIe siècle : premier âge
d'or de l'architecture privée.
1. Architecture gothique.
2. Architecture dite espagnole.
3. Architecture Renaissance.
IV. Le XVIIe siècle : les grandes
constructions publiques.
1. Architecture « économique ».
2. Architecture classique.
3. Architecture baroque.
4. Architecture à la
française.
V. Le XVIIIe siècle : second âge
d'or de l'architecture privée.
1. Style Louis XIII.
2. Style de transition Louis
XIII - Louis XIV.
3. Style Louis XIV.
4. Style Régence.
5. Style Louis XV.
6. Style Louis XVI.
VI. Le XIXe siècle : les grands
projets d'urbanisme.
VII. Le XXe siècle : tentative de renouveau.
VIII. Architecture militaire.
1. XIIe siècle.
2. XIIIe-XIVe siècles.
3. Du XVe au XIXe siècle.
4. XIXe siècle.
- Conclusion.
- Index des principaux bâtiments
et des rues cités.
- Index des architectes cités.
Vendu.
[PINON (Roger)] — Les cris des marchands de comestibles en Wallonie. Bruxelles, Ministère de la Culture Française, 1977. In-8° (148 x 219 mm.) broché, 228 p., illustrations, (collection « Commission Royale Belge de Folklore - Contributions au Renouveau du Folklore en Wallonie », volume VI), exemplaire en bel état.
Introduction :
C'est
la quatrième fois que j'aborde le problème des cris
de la rue en Wallonie. Une première fois, dans les Chansons
populaires de l'Ancien Hainaut, je tentai de trouver un classement
aux cris et je fournis une bibliographie en vue de leur étude
historique. La deuxième fois, dans les Chansons populaires
de la Flandre wallonne, je mis l'accent sur la nécessité
absolue de noter la mélodie de ces cris. Le motif en était
que la plupart des cris de Mouscron avaient été
publiés par Léon Maes dans son article sur Les
petits métiers en Flandre wallonne, paru dans les Enquêtes
du Musée de la Vie Wallonne ; mais il n'en donnait
pas la mélodie. Par chance, Maurice Vaisière de
Gilly, qui avait enseigné à l'athénée
royal de Mouscron pendant deux années, s'était intéressé
à ces cris, sur mon instigation, et il avait noté
la mélodie de la plupart d'entre eux. Sur le plan méthodologique,
cette insistance, qui va de soi, n'est cependant pas évidente
pour tout le monde : peu d'études consacrées
en France ou en Grande-Bretagne aux plus célèbres
des cris de la rue, ceux de Paris et de Londres, fournissent des
notations musicales ou des indications sur les airs sur lesquels
on profère ces cris. Enfin, une troisième étude
des cris de la rue figure dans mon travail de Contributions
au folklore poético-musical de la ville de Charleroi,
en hommage à son tricentenaire, et que la Commission royale
belge de Folklore a bien voulu publier, en 1972. Dans cette étude,
je déploie quelque érudition historisante sur les
cris de la rue de ma ville natale et je perfectionne quelque peu
le classement des cris de la rue en général.
Je ne suis naturellement pas le premier qui
ait consacré quelque attention aux cris de la rue en Wallonie.
Le premier fut Auguste Hock dans le Bulletin de la Société
liégeoise de Littérature wallonne, dans son
article Us et Coutumes. 1823 à 1833. La rue Neuvice,
à Liège. Puis vint un article d'Auguste Leroy,
dans Les Étrennes Tournaisiennes de 1884, qui contient
des notations musicales. Par contre Joseph Kinable, dans Les
cris des rues de Liège, parus dans le Bulletin de
la Société liégeoise de Littérature
wallonne, ne fournit aucune notation de mélodie, mais
il s'étend sur divers aspects pittoresques et anecdotiques
de ces cris, comme le faisait Auguste Hock. Mais Camille Feller,
de Verviers, fut bien meilleur dans son Ava lès rawes
du Vervî, que publia le même bulletin : il
nota, en effet, les mélodies de huit des cris recueillis.
Si le mérite de cet auteur est grand pour son temps, comme
l'était celui de son prédécesseur tournaisien,
soulignons que la publication des mélodies fait honneur
à la Société de Littérature wallonne,
dont la largeur d'idées en accueillant et peut-être
en suscitant ces notations, est aussi loin en avance sur son temps.
Dans le cadre de mes travaux sur la gastronomie
populaire, j'ai l'intention de faire ressortir ce qu'apporté
l'étude de ces cris sur les plans ethnographique, économique
et sociologique, sans négliger quelques aspects formels
des cris de la rue en général.
15 euros (code de commande : 03693).
PORTIS (Leonardo de) et AQUILA (Johannes) — De Re pecuniaria antiqua :
sestertio, talentis, ponderib., mensuris, stipendiis militarib.
antiq. provinciarum : regumq[ue] populi ro[mani] :
ac Cæsarum reditib. libri duo utilissimi. Auctore Leonhardo
Porcio Vicentino. Item Johannis Aquilae de potestate atq[ue]
utilitate monetarum opusculum his additum. Item priscae monetae
ad nostram supputatio per Mameramnum collecta. Cologne, Mameranus,
1551. [Cum Privilegio Cæs.
ad decennium. ÷ Coloniae Henricus Mameranus excudebit
÷ in platea Iudaica Anno, M.D.L.I.]
In-8° (112 x 175 mm.)
plein veau, dos à 4 nerfs (reliure usagée), 170
(quelques erreurs typographiques de pagination aux derniers feuillets),
[4 (index)], [2 bl.], 130, [6 (index)] p., mouillures et
quelques ouvrages de ver (sans dommage pour le texte), maculatures
médiévales de réemploi (la reliure laisse
apparaître dans ses fonds de cahiers plusieurs bandes de
renfort en parchemin issues d'un manuscrit médiéval
antérieur (XIVe ou XVe siècle), calligraphiées
en caractères gothiques avec lettrines bicolores –
encre rouge et noire), ex-libris de l'avocat et bibliophile montois
Le Tellier.
Ouvrage bien
complet et d'une grande rareté. Exemplaire enrichi de quelques
notes manuscrites à l'encre brune dans les marges, soulignant
notamment les passages sur la fortune des poètes antiques
(Virgile, Horace) et la rémunération des médecins
romains..
La vignette à la page de titre est gravée
aux armes et à la devise de Charles Quint, surmontant celle
de l'éditeur : Sobrie, Iuste et Pie.
Ce traité économique porte sur
les monnaies, les poids et mesures ainsi que sur les soldes des
militaires dans l'Antiquité. Il s'agit de l'une des toutes
premières études qui cherchait à reconstituer
de manière scientifique les systèmes financiers
et monétaires de la Rome et de la Grèce antiques.
Ce traité est suivi de celui que Johannes
Aquila (Johann Adler) a consacré à la puissance
et à l'utilité des monnaies.
La réunion de ces deux textes fait de
cet ouvrage un parfait et précieux exemple de l'érudition
humaniste du XVIe siècle appliquée au droit et à
l'économie, cherchant à jeter des ponts pragmatiques
entre les structures financières de l'Antiquité
et les réalités économiques de la Renaissance.
À propos des rapports entre Guillaume Budé et
Léonard de Portis :
« Ce qui regarde les monnaies romaines
fut traité, presque en même temps, en Italie et en
France, par un Vicentin nommé Leonardo Porzio, et par le
savant Budé. Quand celui-ci eut publié, en 1514,
son traité De Asse, et l'autre son livre sur la
monnaie, les poids et les mesures des anciens (De Re pecuniaria
antiquorum, de ponderibus ac Mensuris), on vit entre ces deux
ouvrages un tel rapport que, suivant l'expression d'Érasme,
dans une lettre écrite à Budé lui-même,
personne ne douta que l'un des deux auteurs n'eût pillé
l'autre. Porzio attaqua, le premier, en plagiat, l'auteur français ;
Budé, non content de se défendre, rétorqua
l'accusation, et se préparait à revenir à
la charge, lorsque Jean Lascaris, ami des deux parties, et ami
de la paix, parvint à les réconcilier. »
Bibliographie :
- Didier (Nikolaus), Nikolaus Mameranus.
Ein Luxemburger Humanist des XVI. Jahrhunderts am Hofe der Habsburger,
sein Leben und seine Werke, p. 289 (n° 1).
- Ginguné (P.L.), Histoire littéraire
d'Italie, tome VII, p. 301.
450 euros (code de commande : 03700).
PRÉVOT (Gérard, sous le pseudonyme de Red Port) — Les aventures de Dan Dubble. Vénus en maison 7. Verviers, Marabout, 1974. In-12 broché, 185 p., illustration de couverture par Henri Lievens, (collection « Poche 2000 », n° 15), exemplaire en très bon état.
En quatrième
de couverture :
Ils
sont venus pour tuer.
Tout a commencé par une analyse astrologique
au contenu pour le moins inquiétant. Et par l'arrivée
de ces sinistres hommes en gris, aux intentions vraiment peu rassurantes.
On dirait qu'ils sont venus tout exprès pour aider la sombre
prédiction à s'accomplir.
Mais les prévisions des astres ne peuvent-elles être
démenties ?
Pour Dan Dubble, cela ne fait aucun doute.
À propos de Gérard Prévot et de ses pseudonymes.
Gérard
Prévot (Binche, 1921- Bruxelles, 1975) fut un écrivain
qui s'attaqua à tous les genres littéraires (poésie,
théâtre, roman, nouvelle fantastique...). En parcourant
les notes bio-bibliographiques à son propos, on peut se
rendre compte de son éclectisme et deviner un personnage
tourmenté. De 1954 à la fin des années soixante,
il vécut à Paris et fréquenta assidûment
les milieux littéraires (il fut notamment lecteur aux éditions
Gallimard).
Les
bibliographies sont peu précises à propos de ses
écrits sous pseudonymes. Il est certain que Gérard
Prévot était bien le Francis Murphy qui publia cinq
romans aux éditions Fleuve Noir (Pour l'amour d'Olivia,
en juin 1963 ; La jeune fille de Rattenberg, en décembre
1963 ; Les tambours de Binche, en mai 1964, Les amants
du Nil, en juin 1965 et L'invitée de Lorelei,
en avril 1969) et le Red Port (officiellement Red Portage, écrivain
australien, né en 1949) qui imagina les Aventures de
Dan Dubble pour les éditions Marabout en 1974 et 1975.
L'attribution du pseudonyme de Diégo Michigan sous lequel
furent publiés de nombreux romans aux Éditions de
la Seine est, quant à elle, beaucoup moins sûre.
C'est
à Françoise d'Eaubonne que l'on doit l'invention
de Diégo Michigan. Gérard Prévot la rencontra
en 1954 chez Henry Certigny chez qui elle habitait. Prévot
avait conçu pour elle un certain amour et c'est lui qu'elle
met en scène, sans le nommer, dans le chapitre «
Arles » de ses Contre-Mémoires.
Françoise
d'Eaubonne est l'auteur de La Belle de Macao puis, écrit-elle,
« j'abandonnai ce pseudonyme à Certigny, Willy de
Spens, à ma sœur Jehanne qui écrivit Comme
deux gouttes de whisky [la couverture du livre porte le pseudonyme
de Richard Morgan mais c'est bien celui de Diégo Michigan
qui figure sur la page de titre...] à G. Prévot
et à quelques autres. »
Ce
pseudonyme fut également utilisé par les Éditions
de la Seine pour un ouvrage de Maurice Limat, On n'a jamais
tué comme ça, « présenté
d'ailleurs de façon lamentable et bourré de coquilles.
Or, écrit Maurice Limat, si mon nom figurait bien sur la
couverture (sous une rubrique « Espions » absolument
erronée) la page de titre portait, en tant que nom d'auteur...
Diégo Michigan. Ce qui laisse entendre que l'éditeur
se réservait de revendre, ou solder, les œuvres de
divers écrivains sous un pseudo collectif, et bien entendu
sans autorisation. »
Michel
Lebrun confirme la pratique des « louse-names » et
précise qu'à celui de Diégo Michigan on peut
ajouter Diego Suarez sous lequel des textes de Françoise
d'Eaubonne et de Maurice Limat on également été
publiés.
Une
grande confusion est donc née de ces pratiques éditoriales
proches de la piraterie et l'exemple de Comme deux gouttes
de whisky montre bien que même l'éditeur n'arrivait
pas à maîtriser son catalogue de pseudonymes.
Gloire
soit donc rendue par avance aux bibliographes et historiens du
livre qui prendront la peine de se pencher sur ces pratiques assez
typiques du monde de l'édition durant les années
1950-1960 !
4 euros (code de commande : 03702).
[ROPS (Félicien)]. BLEI (Franz) — Félicien Rops. Berlin, Brandussche Verlagsbuchhandlung, 1930. In-8° (132 x 180 mm.) broché, 43 p., 19 planches hors texte, (collection « Die Kunstsammlung Brandus », n° 47).
Cette étude fut initialement
publiée à Berlin par la maison d'édition
Bard, Marquardt & Co., en 1906.
L'auteur présente Rops comme l'un des
artistes les plus représentatifs de l'esprit fin de
siècle. Il analyse comment Rops a rompu avec l'art
académique bourgeois pour explorer les recoins sombres,
psychologiques et mystiques de l'âme humaine. L'essai se
concentre longuement sur la manière dont Rops lie intrinsèquement
la sexualité, le désir et la mort.
Blei explore l'obsession de l'artiste pour la
figure de la « femme fatale » : à
la fois tentatrice et créature démoniaque. Il décrypte
la manière dont l'artiste utilise des motifs religieux
dévoyés ou des thèmes occultes (comme dans
sa célèbre série pour Les Diaboliques
de Barbey d'Aurevilly) pour fustiger l'hypocrisie de la société
et de l'Église. Blei insiste sur l'influence des cercles
poétiques parisiens sur l'œuvre de Rops, notamment
sa profonde connexion spirituelle et artistique avec Charles Baudelaire.
7 euros (code de commande : 03709).
RUELLE (Pierre) — Actes d'intérêt privé conservés aux Archives de l'État à Mons (1316-1433). Bruxelles, Palais des Académies, 1962. In-8° (144 x 220 mm.) sous reliure d'éditeur, 256 p., une planche à déplier hors texte, (collection « Commission Royale d'Histoire »), exemplaire en parfait état.
Extrait de l'introduction
:
Les testaments, les avis de père et de
mère, les partages et les contrats de mariage reflètent
des préoccupations différentes. Cependant, ils ont
ceci de commun qu'ils énumèrent et, parfois, décrivent
des biens meubles ou immeubles et les attribuent sans contrepartie,
d'une manière qui ne puisse être contestée,
à des personnes dûment identifiées. Ils offrent
donc au lexicologue, au toponymiste ou à l'historien du
droit des matériaux fort semblables. Aussi m'a-t-il paru
légitime de réunir en une seule publication les
documents de ces différentes natures que m'offraient, dans
une même collection, les Archives de Mons. Ils concernent,
comme on le verra, les diverses catégories sociales :
nobles, bourgeois et gens du peuple.
12 euros (code de commande : 03694).
RUELLE (Pierre) — Pierre Ruelle et le Borinage. Recueil de textes de Pierre Ruelle traitant du parler borain, du Borinage et de ses habitants, suivi de six contes en borain présentés par André Capron. Avant-propos de Daniel Droixhe. Charleroi, MicRomania, 2004. In-8° (157 x 229 mm.) broché sous jaquette d'éditeur, XXXVIII, 329 p., (collection « Lingua », n° 7), exemplaire en très bon état.
Table des matières
:
- Avant-propos :
Pierre Ruelle, du borain à l'ancien français,
par Daniel Droixhe.
- Préface, par Maurice Lapôtre.
- Introduction, par André Capron.
- Références des textes -
Abréviations.
- Notice biographique.
Le borain, les Borains, le Borinage :
1. Le patois borain.
2. Notes sur quelques mots
borains.
3. Notes sur la négation
en borain.
4. Nouvelles notes sur quelques
mots borains.
5. Les proverbes borains.
6. Les dialectes dans le Hainaut.
7. Mots latins en borain.
8. Notes sur des mots borains.
9. Notes sur d'autres mots
borains.
10. Mots borains.
11. Mots borains désignant
des objets indéterminés.
12. Les jurons borains.
13. Dites-moi, d'où
viennent donc ces mots borains ?
14. Les archaïsmes syntaxiques
en borain.
15. Les termes de comparaison
en borain.
16. Les noms des parties du
corps en borain.
17. L'expression du doute,
de l'incrédulité, de l'incertitude en borain.
18. Morphologie et syntaxe
verbales dans le borain : Ça n'li rgâr gné.
19. Le genre grammatical.
Opposition borain-français.
20. Toponymie souterraine
d'un bassin houiller : les noms de veines de charbon dans le Borinage
(XVe-XXe s.).
21. Des noms de famille de
Quaregnon.
22. L'origine du toponyme
« Quaregnon ».
23. Les noms des communes
du Borinage.
24. Une enfance boraine vers
1920.
25. Les warechaix de Pâturages,
une survivance médiévale au XXe siècle ?
26. Le Borinage de 1925 à
1935. Un paysage intellectuel oublié.
27. Introspection d'un intellectuel
patoisant.
28. Le borain. Les Borains.
Le Borinage.
29. Le Borinage au début
du siècle. Croyances et traditions.
Contes en borain :
1. El carbau de mn' onke Lixite.
2. Les sorcières de
Warquegnie.
3. L'ûrée don
Nwâr Bonome.
4. Les twâs leûs-waroûs.
5. Én drole de reveyon.
6. El Créasyon dou
Monde.
Vendu.
SOTTIAUX (Jules) — Le dernier chant des Gardes wallonnes. Illustrations de Jacques de Villenfagne. Bruxelles - Paris, Collection Durendal - P. Lethielleux, 1936. In-8° (120 x 186 mm.) broché, 203 p., 10 illustrations (couverture et 9 bandeaux de tête de chapitre).
Le roman
nous plonge au cœur du XVIIIe siècle, à l'époque
où ce régiment d'infanterie d'élite, composé
de soldats d'origine wallonne, était au service de la couronne
d'Espagne (les Pays-Bas espagnols). L'histoire suit le quotidien,
les valeurs et les combats de ces soldats réputés
pour leur discipline de fer et leur bravoure exceptionnelle sur
les champs de bataille européens. Comme le titre l'indique,
l'œuvre est centrée sur le crépuscule de ce
régiment. Jules Sottiaux y développe une trame romanesque
empreinte de nostalgie et d'héroïsme.
Table des matières :
- Préface.
- Vers les rouges batailles.
- Le tambour Leloup.
- Les fils d’Orphée.
- Les Blancs-Becs à Kollin.
- La débâcle.
- Le duel.
- Le Taiseux.
- L’étoile.
- La camarde.
- Six hommes à Maxen.
- Un soir, chez le prince de Ligne.
- L’embuscade.
- Les trois pipes du roi de Prusse.
- La pipe du mort.
- Leblond, dit Car d’Or, raconte.
- Car d’Or chez le prince de Ligne.
- Un soir, à la porte du Sonneur
de N.-D.
- Binche, mon petit Paris.
- Le dernier chant.
- La dernière revue.
- L’heure était aux souvenirs.
10 euros (code de commande : 03706).
TASSO (Torquato) — La Gerusalemme Liberata. Préface de Cesare Guasti. Firenze, Barbèra, 1859. [Firenze.÷ Barbèra, Bianchi E Comp.÷ 1859.] In-32 (68 x 105 mm.) sous cartonnage de papier gaufré d'éditeur (plats ornés d'un grand décor floral doré (bouquet de pivoines), dos lisse orné de volutes, de motifs géométriques et de fleurs de lys dorées, pièce de titre sombre avec lettrage doré), tranches rouges, 659 p., portrait gravé du Tasse en frontispice, (collection « Diamante »), rousseurs, coupes frottées et bords supérieur et de côté du deuxième plat éraflés.
Cet exemplaire montre
deux provenances distinctes :
- La signature manuscrite à la plume
de « A. Malaussena » sur la page de garde.
- L'ex-libris armorié du duc de
La Rochefoucauld-Doudeauville, gravé par Levasseur à
la devise « C'est mon plaisir », collé
sur le premier contreplat.
30 euros (code de commande : 03685).
[TOURNAI]. Publications extraordinaires de la Société royale d'Histoire et d'Archéologie de Tournai. Tome I - 1984. Tournai, Société Royale d'Histoire et d'Archéologie de Tournai, 1984. In-8° (156 x 240 mm.) broché, 383 p., illustrations en noir.
Table des matières
:
- André
Vormezeele, 20 novembre 1914 - 8 décembre 1977, par
Jean Mercier, p. 7.
- Élisabeth Vormezeele-Willaum,
18 août 1914 - 18 mai 1982, par Christiane Piérard,
p. 9.
- Les marionnettes tournaisiennes
et le relief des Poriginelles, par Georges Grard, p.
13.
- Actes tournaisiens d'intérêt
privé conservés à Mons. XIIIe-XVe siècles,
par Christiane Piérard, p. 27.
- Promenades et cabarets tournaisiens
(XVIe-XXe siècles), par Claude Depauw, p. 37.
- Du danger d'être faussaire au
XVIIe siècle ou l'exécution de Jean de Launay à
Tournai, par Philippe de Ghellinck Vaernewyck, p. 47.
- Le Procès de l'Oiseau à
Commines en 1700-1702 ou la fin d'une coutume au diocèse
de Tournai : la bénédiction de l'oiseau des confréries
de tir, par Jean-Marie Duvosquel, p. 47.
- Esquisse d'une histoire de la loge
« Les Frères Réunis » de Tournai
au XIXe siècle. Achat et vente du bâtiment de la
loge (1820-1861), par André Antoine et Gaston
Preud'homme, p. 85.
- Notice sur les procureurs du Roi près
le Tribunal de première instance de Tournai. 1800-1970,
par Édouard Janssens, p. 135.
- Adelson Castiau, un bourgeois socialiste
au XIXe siècle (1804-1879), par Solange Philippart,
p. 157.
- Un tarif de porcelaines de Tournai
d'usage courant établi au début du XIXe siècle,
par Mireille Jottrand, p. 177.
- Louis Crombez (1818-1895). Esquisse
biographique, par Jean-Luc Soete, p. 187.
- Quelques jalons chronologiques pour
servir à l'histoire de l'enseignement officiel à
Tournai entre 1830 et 1914, par André Uyttebrouck,
p. 193.
- René Lefebvre (1893-1976).
Une fidélité dynamique au libéralisme,
par Jean-Michel Éloi, p. 227.
- Portrait d'une laïque, féministe
et résistante tournaisienne : Germaine Devalet (1898-1945),
par Lucy Hullebroeck, p. 241.
- La mort de Jules Bara et son écho
à Tournai, par Jacqueline Delrot, p. 249.
- Archives et Musées : l'exemple
de la Maison Tournaisienne, par Jacques Nazet, p. 269.
- Enseignes tournaisiennes du XVIIe
siècle, par Lucien Jardez, p. 285.
- Des règlements de fanfares
en Hainaut occidental, par Jacky Legge, Frédéric
Mariage et Marc Secret, p. 313.
- Recherches sur la médecine
populaire. Une enquête consacrée au culte des saints
guérisseurs, par Pierre Mory, p. 371.
Vendu.
TURQUETY (Édouard) — Choix de poésies de Édouard Turquety. Bruxelles, Société Nationale pour la Propagation des bons Livres, 1837. [Bruxelles, / Publié par la Société Nationale / pour la Propagation des Bons Livres. / 1837.] In-16 (94 x 138 mm.) broché, [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre imprimé en bleu)], [1 bl.], [1 (Imprimatur)], [1 bl.], 296 p, couverture défraîchie, rousseurs.
C'est lors de ses études de
droit dans sa ville natale que le poète rennais Édouard
Turquety (1807-1867) se lia d'une durable et profonde amitié
avec Émile Souvestre avec qui il partagea ses premiers
élans romantiques. Profondément influencé
par Alphonse de Lamartine, il se tourna rapidement vers une inspiration
empreinte de ferveur religieuse qui lui valut l'admiration de
Charles Nodier. Son immense notoriété n'eut qu'un
temps : le Parnasse et le Réalisme eurent raison de
sa poésie moralisatrice.
À Bruxelles, en 1837, la contrefaçon
et le piratage de la littérature française battaient
leur plein et la publication des romans parisiens jugés
immoraux persuada la bourgeoisie catholique de créer la
Société Nationale pour la propagation des bons livres
dans le but d'inonder le marché d'œuvres édifiantes.
Édouard Turquety était donc le candidat idéal
pour figurer dans le catalogue de cette maison d'édition.
Introduction :
Mon dessein était de publier ce Recueil
sans réflexions préliminaires. L'intention qui l'a
dicté est si peu douteuse, et revient si fréquemment
dans le cours de l’ouvrage, qu’il me paraissait au moins
inutile de la manifester une fois de plus. Des personnes d’une
autorité grave en ont jugé autrement : elles
ont pensé que je devais au lecteur quelques lignes d'introduction
à mon faible travail. J'obéis à un arrêt
que je respecte ; mais l'explication sera courte. Au lieu
de poursuivre des développements qui sembleraient peut-être
hors de leur place, j'aime mieux renvoyer l'ouvrage à lui-même,
si toutefois on a l'indulgence de le lire.
Le but de ce livre est complètement religieux
: je dis complètement, car les pièces variées
qu’il renferme se rattachent à cette unité
religieuse. Elles sont là pour montrer l’écrivain
sous ses diverses faces : mais l’écrivain est
toujours lui-même, c’est-à-dire catholique avant
tout ; et c’est en cela que le genre de ce volume diffère
de la poésie religieuse telle que l'a créée
en France un poète illustre, doublement sacré par
son rare génie et sa belle âme. Nous avons replié
sur le livre du Dogme des ailes qui ne nous portaient pas jusqu'au
séjour des harmonieuses méditations. Ici la poésie
est de la terre, elle se mêle au mouvement qui entraîne
la société : elle se passionne, elle s'indigne
des obstacles que la vérité rencontre. L'hymne est
moins fréquente ; la défense plus habituelle.
C’est une profession de foi rigoureuse et absolue qu’il
me serait doux de voir répétée par les âmes
dont la croyance ne s'est point altérée au contact
de l'époque ; c’est le catholicisme enfin, le
catholicisme, religion des jours anciens, qui dominera les jours
nouveaux. Le Christ, toujours le Christ, voilà l'idée
première, l'idée unique de l’ouvrage.
Je ne me dissimule pas ce qu'une pareille publication
offre d'inopportun dans les circonstances actuelles. Ce n’est
pas quand la société se délabre comme un
vieil édifice qui tombe, quand l'agonie intérieure
se manifeste de tous les côtés par des crises violentes
et de sourdes rumeurs ; ce n’est pas, dis-je, à
travers ces orages de l'époque qu'une voix obscure peut
espérer bienveillance et attention. Je le sais, et je m'en
console d'avance : c’est qu’il se trouve au fond
du cœur de l’homme un instinct plus puissant que de
vaines considérations, plus fort que la fièvre même
de la gloire, l'instinct de la vérité. Quelle que
soit la destinée de ce livre, il aura du moins témoigne
de mon ardent amour pour l'antique foi de nos pères ;
il aura développé ma conviction la plus sainte,
la plus enracinée ; je veux dire le triomphe du catholicisme
au milieu des ruines qui s'amoncellent. Quant à la sympathie
de ces âmes dont je parlais tout à l'heure, j'avoue
qu'elle a été le but constant, le vœu habituel
de ma pensée : ce serait la récompense la plus
précieuse de mes faibles efforts. Je l'ai rêvée
quelquefois ; mais, comme toutes les choses de la terre,
j’ai bien peur que mon espérance ne soit qu'un songe
de plus à ajouter à tant d'autres songes.
Bibliographie :
- Godfroid (François), Aspects
inconnus et méconnus de la contrefaçon en Belgique,
Académie Royale de Langue et de Littérature Françaises,
1998.
15 euros (code de commande : 03713).
[WALLONIE]. Tradition wallonne. Revue annuelle de la Commission royale belge de Folklore. N° 5 - 1988. Bruxelles, Ministère de la Communauté française de Belgique - Direction générale de la Culture, 1988. In-8° (160 x 240 mm.) broché, 606 p., illustrations, exemplaire en très bon état.
Table des matières
:
I. Colloque : Folklore et Littérature
La littérature française et dialectale (XIXe et
XXe siècles) en Belgique comme source d'information et
reflet du Folklore.
- Introduction générale,
par Jean-Pierre Ducastelle.
- Prologue, par Albert
Doppagne.
- Les écrivains
et les marches militaires de l'Entre-Sambre-et-Meuse, par
Roger Foulon.
- Le Folklore ardennais
dans la littérature, par Léon Marquet.
- Les écrivains
de Wallonie picarde inventent leur pays, par Pierre Mory.
- La vie quotidienne
en région liégeoise dans la littérature en
français dialectal, par Louis Chalon.
- Lès vèsprêyes
walones d'Alphonse Tilkin, par Roger Pinon.
- L'Argayon de Michel
Renard, par Jacques Willemart.
- Le Maugré
de Maurice des Ombiaux, fiction romanesque et réalité
historique, par Jean-Pierre Ducastelle.
- Les marches militaires
et la littérature, par Roger Golard.
- Conclusions, par Albert
Doppagne.
II. Hommage à Albert Doppagne.
- Discours de M. Roger
Foulon, Président de l'Association des Écrivains
belges de langue française.
- Discours de M. Philippe
Moureaux, Ministre-Président de l'Exécutif de
la Communauté française.
- Remerciements de M.
Albert Doppagne.
- Complément à
la liste des souscripteurs du volume des mélanges Albert
Doppagne.
III. Articles et enquêtes.
- Les rites de la
Toussaint et de la mort de 1945 à nos jours à Melen
(pays de Herve), par Renée Baguette.
- Les souvenirs mortuaires
d'enfants, par Michel Boisdequin.
- Rituels magiques
et rituels chrétiens de la naissance, de l'accouchement
dans les sociétés occidentales au siècle
classique, par Jacques Gélis.
- Sainte Julienne
de Cornillon : son iconographie et son culte, par Mady
Hansez.
- Saint Nicolas aux
Pays-Bas et ses antécédents européens,
par Louis Janssen.
- La confrérie
liégeoise du Grand-Saint-Hubert-aux-Ardennes et le pèlerinage
des Liégeois à Sain Hubert, par Léon
Marquet.
IV. Notes et documents.
- Sundeklaas (saint
Nicolas, folklore frison vivant sur l'île d'Ameland).
- Les sabotiers à
Cerfontaine, par Arthur Balle.
- Le battage des faux
dans la région de Sivry, par Jean-Luc Fauconnier.
- Examen critique
du rapport préliminaire (doc. CC/MD/4) émanant de
l'Unesco ainsi que de l'avant-projet de recommandation aux États
membres, sur la sauvegarde du folklore, par Jean Fraikin
et Samuel Glotz.
- Le carnaval traditionnel,
par Samuel Glotz.
- Les traditions de
la Saint-Nicolas en Autriche, par Michel Revelard.
- Les Pierrots et
les Pierrettes de Wavre, par André Sonmereyn.
- L'art de bien danser
d'après les principes du sieur Bacquet-Clavigny, par
Jean-Philippe Van Aelbrouck.
V. Bibliographie.
VI. Filmographie.
VII. Activités de la Commission royale
belge de Folklore.
VIII. Activités du Conseil supérieur
des Arts et Traditions populaires et du Folklore.
IX. Liste des membres.
Vendu.
WÉRY (Alain) — Qué Ducasse. Illustré par Serge Poliart. Ville-sur-Haine, Les Éditions El Batia Moûrt Soû, 2001. In-8° (125 x 205 m.) collé sous couverture à rabats, 127 p., exemplaire en très bon état avec sa bande d'annonce.
En quatrième
de couverture :
Les
patrons de bistrot ont l’habitude de se rassembler, la gazette
sous le bras, le portable à portée de l’oreille,
pour discuter de la météo. Ils effectuent une tournante,
aujourd’hui c’est chez nous. Faut dire que quand tu
joues ton année sur six jours ça met la pression.
Et de pression il en est question, dans les pompes et sur les
Açores. Les patrons de Mons sont les champions du millibar,
les virtuoses de l’hectopascal, ils connaissent les statistiques
depuis la création de l’Observatoire d’Uccle.
Vendu.
aura lieu
le mardi 13 octobre 2026
par courriel (b.waterlot@hotmail.com) ou par téléphone ou sms (+32 (0) 472 51 52 63).
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