lundi 12 octobre 2026

Les « nouveautés » du 13 octobre 2026.

 

 MISE À JOUR DU 13 OCTOBRE 2026

N'hésitez pas à me contacter
par courriel
(b.waterlot@hotmail.com) ou par téléphone (+32 (0) 472 51 52 63)
pour obtenir d'autres informations à propos de ces livres. 
  

   

 

[ALBERT Ier]. LECLERCQ (Abbé Jacques) — Albert roi des Belges. Bruxelles - Paris, Éditions de la Cité Chrétienne, 1934. In-8° (134 x 200 mm.) broché, 231 p., ex-libris manuscrit sur la page de titre, exemplaire en bon état.
   Un ouvrage rédigé deux mois seulement après la disparition tragique du « Roi Chevalier ».


Avertissement :
   Ce livre tente l’impossible : fixer la physionomie morale du roi Albert deux mois après sa mort. C’est à peine si les témoignages de ceux qui l’ont connu commencent à sortir, et il faudra du temps avant que soient rassemblés les innombrables traits, de vie privée encore plus que de vie publique, qui expriment l’âme d’un homme.
   Mais le peuple demande qu’on le lui raconte. Albert est un grand et noble exemple, et l’on ne doit pas attendre pour le proposer aux hommes. On dira mieux plus tard ; dès aujourd'hui, on doit dire ce qui peut être dit.
   L’auteur de ces pages n’est que « un de la foule », un quelconque des huit millions de sujets du Roi. Il a vu passer le Roi toute sa vie, depuis le temps de son enfance où il apercevait le jeune prince Albert à la messe de huit heures, à l’église Saint-Joseph, sur une chaise empaillée dans la nef latérale de gauche. Il l'a revu se promenant sur les boulevards de Bruxelles ; il l’a acclamé à sa joyeuse entrée avec sa jeune épouse, la princesse Éisabeth ; puis à son avènement. Il l’a revu encore à des cérémonies publiques ; il l’a vu passer en voiture dans les rues de Bruxelles. Le prince et le roi reviennent dans toute sa vie, vie de Belge, parcelle de la vie de la Belgique. Il n’en a su rien d’autre que ce que tout le monde en savait, mais ce peu suffisait à faire grandir en lui, à mesure que le règne se prolongeait, cet attachement où l’affection s’unissait au respect et qui montait de tout le peuple.
   Ce livre essaie donc simplement de dire ce que tout Belge a pu pressentir dans la grande figure du Roi disparu. Mon éditeur exigeant que je fasse vite, je n’ai pu que rassembler à la hâte ce qui a déjà été publié. C’est dire que je n’use que de matériaux qui sont dans le domaine public, et que je n’exprime que ce que tous mes compatriotes sentent plus ou moins confusément.
   Sur la tombe fraîchement ouverte, d’autres ont déposé des couronnes ; j’y dépose ce livre, tout vibrant encore de la grande émotion qui nous a tous étreints à l’annonce imprévue de la mort. Et en classant les témoignages et les notes recueillies de toutes parts, je sens, moi qui n’ai jamais connu le Roi, l’émotion que l’on a lorsqu’on classe des papiers de famille après un deuil récent. Albert s’était identifié à la Belgique au point d’être pour chaque Belge son Roi, avec tout ce que ce mot comporte d’attachement et de confiance. Il était pour chacun d’entre nous le gardien de quelque chose qui est une part très profonde de nous-même, notre pays, notre patrie, notre moi de Belge ; il était dans la vie nationale quelque chose de sûr, et un centre d’affection en même temps que de confiance. La monarchie telle qu’il l’a réalisée est une sorte de paternité nationale ; c'est plus qu’une fonction et plus qu’une majesté ; c’est une affection. Ce livre voudrait l’exprimer.

4 euros (code de commande : 03728).

 

BONDAS (Joseph) — Histoire anecdotique du Mouvement ouvrier au Pays de Liège. Préface par André Renard. Liège, Les Éditions Syndicales, [1955]. In-8° (140 x 217 mm.) broché, XVIII, 399 p., illustrations hors texte, exemplaire bien complet du feuillet d'errata, ex-dono sur la page de garde, quelques rousseurs. 


Table des matières :
   - Préface.
   - Avant-propos.
   Première partie.
      I. La situation des travailleurs au XIXe siècle.
      II. Défense aux ouvriers de se réunir et d'agir.
      III. La Belgique sous le règne de la bourgeoisie.
         A. Le climat politique.
         B. Politique et finance.
         C. Mœurs électorales.
      IV. La mêlée sociale.
      V. Procès et complots.
      VI. Prélude de l'année tragique.
      VII. La crise économique et sociale.
      VIII. Opinions libérale et conservatrice.
      IX. Les travailleurs fondent leur parti.
      X. L'inique censitariat fait place à l'inique vote plural.
   Deuxième partie.
      XI. L'industrie au Pays de Liège.
         A. Le fer.
         B. La houille.
         C. Les armes.
         D. Le verre.
         E. Le zinc.
      XII. Longues heures, bas salaires, alcool, misère.
      XIII. La lutte des classes.
      XIV. Épisodes de grèves.
      XV. Des témoins parlent.
      XVI. La propagande par la chanson.
      XVII. Les syndicats au cours des deux et trois dernières décades du XIXe siècle.
         A. Premiers efforts d'organisation dans les charbonnages.
         B. L'épopée des carriers.
         C. L'unionisme des ouvriers de la métallurgie.
      XVIII. Le Premier Mai.
   Troisième partie.
      XIX. Le siècle de l'organisation ouvrière.
      XX. La coopération.
      XXI. Le groupisme.
      XXII. Le mutualisme.
      XXIII. Les caisses d'usine.
      XXIV. Le mouvement syndical s'enracine.
         A. Les mineurs.
         B. Les métallurgistes.
         C. Les ouvriers de la pierre.
         D. Construction et verreries.
         E. Les employés.
         F. Les paveurs.
         G. Le personnel enseignant.
      XXV. Actions et mouvements.
      XXVI. La Fédération Générale des Syndicats.
      XXVII. La lutte pour les huit heures.
      XXVIII. Briseurs de grèves.
      XXIX. De la crise économique de 1929 à la politique totalitaire du Rexisme.
      XXX. Pourquoi le mouvement syndical n'est-il pas unitaire ?
         A. Les Chrétiens.
         B. Les Communistes.
      XXXI. Pour conclure.
   - Bibliographie.

10 euros (code de commande : 03730).

 

[BORINAGE - LITTÉRATURE DIALECTALE]. DELAUNOY (Josiane, pseudonyme de Lisa Dujardin) — El' rastindeu de l'rue Claqu'dint. Dessins de l'auteur. [Tournai], Claquedent, 1998. In-8° (162 x 240 mm.) broché, 128 p., illustrations, un feuillet volant d'errata, exemplaire à l'état de neuf.


   C'est le brigand Moneuse qui est mis en scène ici pour une réhabilitation...car victime de son époque...
   L'auteur se décrit comme telle :
   « Boraine d'origine, Africaine de cœur,
   Tournaisienne d'adoption,
   Picarde par conviction : Josiane Delaunoy, auteur picarde déjà récompensé par de nombreux prix...
   Née à Wasmes, dans le Borinage, village du dragon, de Vincent Van Gogh, des Carbeniers, elle y demeure le temps de son enfance et de son adolescence. Après une agrégation en Arts plastiques, elle séjourne plusieurs années au Burundi. Elle s'installe ensuite à Tournai. Travail d'écriture tant française que picarde. »

10 euros (code de commande : 03751).

 

[BREYRE (Adolphe)] — Un mot aux boutefeux. [Frameries-Pâturages], Institut National des Mines, 1939. In-8° (138 x 212 mm.) agrafé, 80 p., quelques illustrations.
   Un ouvrage qu'il n'est pas fréquent de trouver en si bon état !


Introduction :
   Une part notable de la sécurité de nos travaux miniers vous est confiée.
   Une négligence dans votre travail peut mettre en danger la vie de nombreux camarades.
   Vous devez donc savoir votre métier, comprendre l'importance de votre mission, avoir conscience de votre responsabilité.
   C'est pour faciliter votre besogne que l'institut National des Mines a préparé ce petit livre où le texte est aussi simple que possible de façon à être compris de tous.
   Trois éditions précédentes ont été rapidement épuisées. Faisant droit à de nombreuses demandes, nous avons révisé et complété cette quatrième édition pour tenir compte des modifications intervenues en 1939 et des études récentes.

 

Vendu.

 

BRUGE (Roger) — Histoire de la ligne Maginot. III. Offensive sur le Rhin. Préface du général d'Esclaibes. Paris, Fayard, 1977. In-8° (153 x 234 mm.) collé, 427 p., (collection « Grands Documents Contemporains »), illustrations hors texte, ex-libris manuscrit sur la page de titre. 


Table des matières :
   - Abréviations françaises et allemandes.
   - Préface du général d’Esclaibes.
   Première partie. L’offensive.
      1. Dollmann et Laure face à face.
      2. Opération Kleiner Bär.
      3. La « division de Strasbourg ».
      4. La « division de Colmar ».
      5. Seuls sur le Rhin.
   Deuxième partie. L’état d’alerte.
      6. Les Stosstrupps prennent position.
      7. La nuit la plus longue.
      8. La matinée du 15 juin.
   Troisième partie. Le franchissement.
      9. Les Sturmboote traversent.
      10. Le sacrifice des casematiers.
      11. Que se passe-t-il sur la berge ?
      12. Les rameurs du Régiment 633.
   Quatrième partie. La bataille.
      13. Les contre-attaques françaises.
      14. Dans le saillant de Rhinau.
      15. Les Stukas attaquent.
      16. La percée de la 239e Infanterie Division.
      17. Les premiers craquements.
   Cinquième partie. La retraite.
      18. L’ordre de repli.
      19. Le décrochage sous le feu.
      20. Mourir à Marckolsheim.
      21. La petite phrase de Pétain.
   - Annexes.
      - Le mot de l’auteur.
      - Les forces en présence.
      - Les sources.
      - On peut visiter les ouvrages de la ligne Maginot.

7 euros (code de commande : 03742).

 

CAZOTTE (Jacques) — Contes de J. Cazotte. Mille et une fadaises - La patte du chat - Contes divers. Avec une Notice bio-bibliographique par Octave Uzanne. Paris, Quantin, 1880. [Paris ÷ A. Quantin, Imprimeur-Éditeur ÷ 7, rue Saint-Benoit, 7 ÷ 1880] In-8° (148 x 213 mm.) broché sous couverture rempliée (quelques rousseurs), [2 bl.], [3 (faux-titre, mention de tirage, titre)], [1 bl.], XXX, [1 (titre)], [1 bl.], 218, [1 (table], [1 bl.], [1 (colophon)], [3 bl.] p., un bandeau gravé par Gaujean d'après Le Mire et une lettrine en tête de page de la notice, bandeaux et culs-de-lampe, deux gravures hors texte (portrait de Cazotte gravé par Lalauze en frontispice et une gravure de Hanriot d'après Eisen), un fac-similé dépliant d'autographe de Cazotte, dos passé.


   Vicaire indique que la gravure de la notice n'est pas signée, dans notre exemplaire, la signature de Gaujean apparaît nettement.
Extrait de la notice d'Octave Uzanne :
   Le Diable amoureux est demeuré le chefd'œuvre de Cazotte dans un domaine fantastique de caractère essentiellement hispano-germanique. La postérité, qui aime à faire son tri dans le fatras du passé, et qui pour y mieux voir clair met souvent de lourdes besicles sur son nez de vieille sibylle, la postérité, qui porte fréquemment ses jugements à l'aventure, ne s'est point trompée cette fois. Parmi les meilleurs romans de notre littérature, l'affabulation étrange de la diabolique Biondetta et du chevalier Alvare doit être classée aux premiers rangs. Biondetta la sirène est bien la créature trois fois femme sous ses diverses apparences d'ange déchu ; femme par son esclavage et sa soumission à l'inflexible volonté du maître qu'elle s'est donné, plus femme encore par sa satanique transfiguration de Béelzébuth, au moment même où l'autorité de son amant faiblit dans un baiser sensuel et un aveu d'amour trop longtemps comprimé.
   La gloire littéraire de Cazotte repose tout entière sur cette nouvelle espagnole si originale de fond et si élégante de facture. En réunissant aujourd'hui dans cette collection une série de petits contes oubliés de Cazotte, dont la plupart sont empreints de l'exquis mauvais goût des mille et une fadaises du siècle dernier, nous ne prétendons pas apporter un élément nouveau à la renommée de l'auteur d'Ollivier, mais simplement rester dans la logique du plan que nous nous sommes tracé, au début de cette publication de petits conteurs.
Bibliographie :

   - 
Vicaire (Georges), Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, t. II, col. 955.


 

25 euros (code de commande : 03740).

 

[COMMISSION ROYALE DES MONUMENTS, SITES ET FOUILLES]. Bulletin de la C.R.M.S.F. - Tome 23 - 2011. Liège, Commission Royale des Monuments, Sites et Fouilles, 2011. In-8° (202 x 250 mm.) broché, 130 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état avec le feuillet volant d'errata.


Table des matières :
   - In memoriam - Bernard Dethier.
   - Le 175e anniversaire de la Commission royale des Monuments, par Robert Tolet et Pierre Gilissen.
   - Les décors peints médiévaux de l'abbatiale Notre-Dame et Saint-Jean de Floreffe, par Aline Wilmet.
   - Étude archéologique et dendrochronologique des charpentes de l'église de la Sainte-Vierge à Chaussée-Notre-Dame (Soignies)
, par Gérard Bavay, Patrick Hoffsummer, Christophe Maggi et Dimitri Preud'homme.
   - Deux petites tours d'artillerie de la fin du XVe siècle à Namur
, par Philippe Bragard.
   - Les décors en plâtre au sein d'un ensemble d'hôtels de maître à Namur au XIXe siècle. Étude technique et analyse des ensembles ornementaux
, par Laura Goedert.

12 euros (code de commande : 03732).

 

DE BEER (Jean) — L'Aventure chrétienne. Trois siècles sans pouvoir face au pouvoir. Récit. Paris, Stock, 1981. In-8° (127 x 220 mm.) collé, 417 p., exemplaire en très bon état.


En quatrième de couverture :
   Comment quelques centaines d'hommes, voyageurs infatigables, conduits par les douze Apôtres et inspirés par Dieu, ont entrepris la mobilisation du monde, sans autres armes que la fraternité, la paix et l'amour. Pas à pas, une société, la nôtre, allait sortir de tant d'ardeur. Seul, Eusèbe, évêque de Césarée, (265-340 après Jésus-Christ), qui détenait des documents et des témoignages irremplaçables a réuni les éléments de cette histoire des premiers siècles de l'Église, de ce temps où celle-ci n'était que souffrante et sans pouvoir.
   Jean de Béer a suivi son itinéraire pour les hommes d'aujourd'hui. Il nous donne un livre remarquablement documenté, vivant, souvent passionné, toujours passionnant.

5 euros (code de commande : 03735).

 

FARRERE (Claude) — Les petites alliées. Illustrations de W. A. Lambrecht. Paris, Flammarion, [1920]. In-12 (124 x 179 mm.) demi-percaline chagrinée bleue à coins, 283 p., 12 illustrations hors texte, exemplaire en bon état et sous une reliure parfaitement saine.
   Exemplaire du tirage courant de la première édition illustrée de cette chronique de mœurs de la Belle Époque dépeignant avec une liberté jugée provocante pour son temps la vie sentimentale, les fumeries d'opium et les liaisons affranchies entre les officiers de marine et les demi-mondaines dans le vieux port de Toulon.


   Le numéro d'ordre (84402) qui figure sous la table des chapitres, permet de confirmer qu'il s'agit d'un exemplaire publié en 1920.
Introduction :
   À Stratonice.
   De tous mes livres, voici, je pense, celui qui me vaudra le plus d'injures, celui qui soulèvera contre moi le plus d'indignations hypocrites ou sincères, celui dont tous mes ennemis se réjouiront, celui que beaucoup de mes amis renieront. C'est un livre malencontreux et malhabile. Je n'y ai point gardé mesure ni prudence, et j'y ai mis ma pensée crue. C'est un livre extravagant et invraisemblable. Peu de gens l'admettront, car les personnages dont je l'ai peuplé diffèrent essentiellement de tout ce qu'on rencontre entre Auteuil et Montmartre, bornes raisonnables du monde. Peu de gens le toléreront, car la morale conventionnelle n'y a point trouvé place. Les femmes, surtout, lui seront sévères ; je veux dire les femmes qui, par droit de mariage, sont appelées honnêtes femmes, les autres ne comptant pas.
   Ce livre d'avance détesté et honni, ce livre qui sera tant attaqué, et que je ne défendrai point, je désire le dédier à toi. J'en mets à tes pieds l'offrande, avec mon respect religieux. Daigne accepter.


 

10 euros (code de commande : 03718).

 

FLEISCHMAN (Théo) — Tapin au soleil d'Austerlitz. Illustrations de Chader. Bruxelles, Éditions Brepols, 1962. In-8° (153 x 210 mm.) sous reliure toilée et Rhodoïd d'éditeur, 156 p., illustrations en couleurs, (collection « Junior Club », n° 10), exemplaire en bon état.
   Chader est le pseudonyme de l'artiste, peintre et illustrateur belge Charles Derbaudrenghien, né à Mouscron en 1929.


   Ce roman historique pour la jeunesse est la suite des aventures de Tapin, tambour de Bonaparte en Égypte paru en 1957.


 


7 euros (code de commande : 03733).

 

GARCIA LORCA (Federico) — Romancero Gitan. Traduction Felix Gattegno. [Alger], Edmond Charlot, 1945. In-8° (123 x 182 mm.) broché, 64 p., (collection « Poésie & Théâtre »), exemplaire numéroté (n° 4054) et non coupé.


   Un des chefs-d'œuvre de la littérature espagnole du XXe siècle : le Romancero gitano fut publié en 1928 ; ce recueil de 18 poèmes célèbre la beauté et la douleur d'un peuple marginalisé et élève le folklore andalou au rang de mythe universel.

 

15 euros (code de commande : 03721).

 

GENET (Jean) — Journal du voleur. Paris, Gallimard, 1949. 15e édition. In-8° (120 x 188 mm.) broché, 286 p., exemplaire en bon état.


En quatrième de couverture d'une réédition :
   « Je nomme violence une audace au repos amoureuse des périls. On la distingue dans un regard, une démarche, un sourire, et c'est en vous qu'elle produit des remous. Elle vous démonte. Cette violence est un calme qui vous agite. On dit quelquefois : "Un gars qui a de la gueule." Les traits délicats de Pilorge étaient d'une violence extrême. Leur délicatesse était violence. »

10 euros (code de commande : 03727).

 

GÉRARD (Édouard) — Guerre de 1914-1918. La mort de Dinant. Histoire d'un crime (21, 23, 24 et 25 août 1914). Dinant, Imprimeur-Éditeur L. Bourdeaux-Capelle, 1919. In-8° (134 x 208 mm.) agrafé, 48 p., couverture un peu salie et fragile.
   Une source mémorielle de premier ordre pour l'étude des crimes de guerre qui ont vu le massacre de 674 civils au début de la Première Guerre mondiale.
   Cet ouvrage fut « vendu au profit des orphelins ».


Avant-propos :
   Les événements tragiques dont la ville de Dinant a été le théâtre en août 1914 appartiennent à l’Histoire.
   Le souci le plus scrupuleux de l’exactitude, l’impartialité la plus absolue, en un mot, le respect de la vérité doivent être la base de toute œuvre qui prétend fixer ce point de l’histoire de la Grande Guerre.
   Des gens de lettres plus soucieux, parait-il, de « monnayer notre désastre » – l’expression n’est pas de moi – que de contribuer à la « mise en lumière de la vérité », ont publié déjà des récits de haute fantaisie. C’est insulter à la mémoire de nos martyrs et c’est pourquoi j’ai résolu de ne pas attendre l’achèvement de l’ouvrage que je mets actuellement au point, pour brosser à grands traits le tableau rigoureusement exact des jours néfastes qui, à tout jamais, ont endeuillé Dinant.

Vendu.

 

GÉRARD (Emmanuel) — Nouvelle histoire de Belgique 1918-1939. La Démocratie rêvée, bridée et bafouée. Avec la collaboration de Frederik Verleden. Traduit du néerlandais par Anne-Laure Vignaux. Bruxelles, Le Cri Édition, 2010. In-8° (154 x 237 mm.) collé, 281 p., (collection « Histoire », série « Nouvelle Histoire de Belgique »), exemplaire en très bon état. 


En quatrième de couverture :
   Ce volume consacré à la période d’entre-deux-guerres, traite de la démocratisation rapide de la politique belge après la Première Guerre mondiale, de la crise parlementaire des années trente, conséquence d’une tentation autoritaire présente dans toute l'Europe, de la dépression économique et de l’intégration problématique des travailleurs dans le système politique. L’auteur s’intéresse également à la nouvelle culture politique qui se met en place après la guerre, aux changements affectant le paysage des partis, aux relations entre mondes politique et financier, à l’impact de la politique étrangère et militaire et, enfin, au rôle de la monarchie.
   Il est difficile de jeter sur cette période un regard impartial. Le souvenir laissé par l’interbellum en général et ses dix dernières années en particulier est sombre. En 1918, beaucoup voulaient en revenir à la Belle Époque, mais en 1945, personne ne souhaite retourner aux années trente. Dans la mémoire collective, l’interbellum représente une période de crise. Cette impression tient en grande partie à L’association presque automatique des années trente au fascisme et à l’issue funeste de cette décennie. Elle ne correspond toutefois pas complètement à la réalité : un large éventail de jeunes, et pas seulement des fascistes, veulent introduire une « nouvelle ère » et poursuivront après la guerre sur cet élan rénovateur. Si l’on regarde l’histoire de façon pragmatique, on doit constater que beaucoup de réformes de la période de la Libération trouvent leur origine dans le creuset et le laboratoire de pensée des années trente.

10 euros (code de commande : 03738).

 

[GOSSEC (François-Joseph)]. DUFRANE (Louis) — Gossec. Sa vie, ses œuvres. Paris - Bruxelles, Librairie Fischbacher - Maurice Lamertin, 1927. In-8° (165 x 250 mm.) broché, 267 p., quelques illustrations hors texte, feuillet volant d'errata, ex-libris de Farnand Martin dessiné par Bertrand Gobbaerts, exemplaire non coupé, couverture un peu défraîchie.


Avertissement :
   Les partitions de Gossec ont disparu depuis longtemps des répertoires. Mais elles n'ont point cessé de retenir l'attention des musicographes, et par là elles nous sont restées plus ou moins familières... En revanche, la vie et la carrière du compositeur nous sont assez mal connues. Bien qu'extrêmement intéressantes à étudier, elles n'ont encore fait l'objet d'aucune biographie détaillée.
   On s'expliquera dès lors, que dans cet ouvrage de vulgarisation, je me sois attaché davantage à dévoiler l'homme qu'à disséquer son œuvre artistique. Aussi bien il n'est pas défendu de penser que le Gossec rénovateur de l'enseignement, éducateur des masses et créateur de la musique concertante populaire, dépasse de beaucoup le Gossec compositeur de menuets et d'opéras-comiques. Si l'art musical s'est démocratisé chez nous dès le début du XIXe siècle ; si plus tard il a pénétré, sous forme d'orphéons, de fanfares et d'harmonies, jusqu'à dans nos moindres bourgades, c'est à l'ancêtre Gossec qu'on le doit, au Gossec de 1789, au « Tyrtée de la Révolution ». C'est à ce Gossec-là que vont notre reconnaissance et notre admiration.
   Cet ouvrage doit être considéré essentiellement comme une biographie qu'on a essayé de rendre aussi complète que possible.
   La vie de Gossec offre aux chercheurs et aux historiens deux périodes nettement tranchées : une période d'obscurité et une période de clarté, pourrait-on dire. Des années antérieures à 1753 on ne connaît presque rien et en tout cas rien de précis. Pas le moindre bout d'écrit sur quoi nous appuyer, si ce n'est un extrait baptistaire, et aussi un acte de mariage, fort troublant mais non décisif, que nous avons retrouvé à Anvers. C'est tout. De longues recherches, de consciencieuses enquêtes poursuivies à Vergnies, à Walcourt et à Maubeuge nous ont cependant permis d'étayer de très solides conjectures, mais ce ne sont que des conjectures...
   Par contre, la carrière de Gossec après 1752, et surtout après 1760, est des plus aisée à retracer. Les documents abondent, qui nous renseignent à souhait : journaux, mémoires, rapports, libelles, pamphlets, les uns très connus, les autres plus ou moins inédits (telle la correspondance du citoyen Durieu). J'ai abondamment tiré parti de ces collections d'imprimés en m'efforçant d'en coordonner de nombreux extraits. C'est dans le même esprit que j'ai cité et commenté les ouvrages consacrés en tout ou en partie à Gossec par les critiques et les musicographes d'hier et d'aujourd'hui. Tous ces ouvrages font l'objet de notes où sont mentionnés auteurs, titres, éditeurs et lieux de publication. Toutefois, je n'ai indiqué aucun éditeur pour la Correspondance littéraire de Grimm, non plus que pour les Mémoires secrets (Bachaumont). Ces deux recueils ayant été écrits au jour le jour, j'y renvoie aux dates et non aux pages, ce qui permettra de consulter indifféremment toutes les éditions qu'on trouve dans les Bibliothèques. Pour les Essais de Grétry, on se référera à l'édition populaire d'Eug. Muller, parue sous le titre : Voyages, études et travaux. (Paris, Delagrave, 1889.)

 

15 euros (code de commande : 03755).

 

GRAINDORGE (Frédéric-Thomas) — L'Entêtement funeste. (Le 9 août 1914). Réflexions critiques d'un contribuable belge sur la situation de son pays. Paris-Bruxelles-Nice, C[ompagn]ie Int[ernationa]le de Publicité Littéraire et Artistique, [ca 1915-1916]. In-8° (108 x 162 mm.) agrafé, 23 p.
   Cette rare brochure est un modèle réduit de la guerre psychologique par l'imprimé : un texte rédigé par un collaborateur belge, commandé et validé par un censeur allemand à Bruxelles, habillé du nom d'un personnage d'Hippolyte Taine, et faussement attribué à des typographes niçois de la rue Pertinax...

   L'Entêtement funeste fait partie des brochures de subversion que les services d'occupation allemands diffusaient dans la population belge. Le but de cette publication était de démontrer que le peuple belge avait été trompé par des dirigeants « ignorants et coupables » face aux ambitions géopolitiques des grandes puissances européennes : la classe politique était accusée d'avoir aveuglément cru en la pérennité de la neutralité belge et d'avoir négligé la défense nationale.
   La propagande allemande en Belgique occupée utilisait massivement de faux auteurs francophones ou de faux profils de « citoyens belges révoltés » pour diviser l'opinion publique. En empruntant le pseudonyme très littéraire de Frédéric-Thomas Graindorge (un personnage fictif créé à l'origine par Hippolyte Taine), les propagandistes cherchaient à donner du crédit et une apparence de respectabilité intellectuelle à un texte destiné à saper le moral des Belges.
   Cette brochure fut l'objet d'une publicité intense – notamment dans le Guide sommaire des chemins de fer et des trains vicinaux de novembre 1916, et dans le numéro de février 1916 du Börsenblatt für den Deutschen Buchhandel).
   Cerise sur le gâteau, pour tromper le lecteur, le Presseabteilung à l'initiative de cette publication poussa la supercherie jusqu'à indiquer une fausse mention d'imprimeur : « Imprimerie de la Revue Internationale, Nice, 16, Rue Pertinax » !
Bibliographie :
   - De Schaepdrijver (Sophie), « Deux patries. La Belgique entre exaltation et rejet, 1914-1918 », dans Cahiers d'Histoire du Temps présent, n° 7, pp. 17-49.
   - Börsenblatt für den Deutschen Buchhandel, n° 26, 2 février 1916, p. 656.

 

20 euros (code de commande : 03752).

 

HASTIER (Louis) — Vieilles histoire. Étranges énigmes. Cinquième série. Madame de Korff et Fersen. - Napoléon faussaire. - Le Rouge et le Noir. Ses personnages originaux. - Feu Paganini. - Le procès de la « Dame de Monsoreau ». Paris, Librairie Arthème Fayard, 1961. In-8° (115 x 183 mm.) broché, 327 p., exemplaire en parfait état. 


En quatrième de couverture :
   Louis Hastier a réussi à conquérir un vaste public grâce à sa façon de nous introduire dans les plus grands mystères de l'histoire et de les renouveler par une moisson de documents inédits.
   Les renseignements que notre auteur a recueillis à bonne source sur Fersen et Mme de Korff, jusqu’à présent demeurée dans l’ombre malgré son importante participation aux préparatifs de la fuite à Varennes, sont d’un intérêt accru par les informations inédites que cette cousine de Fersen a données sur ce personnage.
   Napoléon faussaire présente le grand homme de guerre recourant à des moyens indignes de son génie pour ruiner le crédit de ses ennemis.
   Louis Hastier montre ensuite – et c’est le chapitre capital du livre – ce qu’étaient les personnages originaux du Rouge et le Noir, bien différents de ceux dépeints par Stendhal.
   En lisant ensuite les pérégrinations de feu Paganini, on se croit transporté en plein Moyen Âge, tant paraissent d’une autre époque les mesures vexatoires prises, au milieu du XIXe siècle, par un prélat ultramontain qui s’opposa à l’inhumation en terre chrétienne des restes du grand virtuose.
   Enfin, le Procès de la Dame de Monsoreau nous apprend qu’après un certain délai, les historiens-romanciers peuvent prendre impunément envers la vérité historique les plus grandes libertés. Louis Hastier, qui ne saurait être rangé parmi les écrivains de cette catégorie, a trop le respect de l’Histoire pour se permettre la moindre fantaisie dans ses études.

4 euros (code de commande : 03724).

 

[LANDUYT (Octave) et SZYMKOWICZ (Charles)] — Octave Landuyt - Charles Szymkowicz. À corps perdu corps retrouvé. Mons, Musée des Beaux-Arts, 1996. In-4° (243 x 301 mm.) broché sous couverture à rabats, 254 p., nombreuses reproductions en couleurs à pleine page, très bon exemplaire, peu courant.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée des Beaux-Arts, à Mons, du 17 février au 31 mars 1996.


Table des matières :
   - Les artistes, par Léo Ferré.
   - Fraternellement, par Étienne Van Bastelaer.
   - À Mons. À corps perdu corps retrouvé, par Maurice Lafosse.
   - Les poètes Octave Landuyt et Charles Szymkowicz, par Jan d'Haese.
   - Langsheen Octave Landuyt en Chales Szymkowicz, par Jan d'Haese.
   - Landuyt à vol d'oiseau, par Élie Saegeman.
   - Avec ses yeux d'aigle, par Léo Ferré.
   - Szymkowicz. L'enfant de la mémoire, par Paul Caso.
   - Octave Landuyt.
   - Charles Szymkowicz.

40 euros (code de commande : 03743).

 

[LIGNE (Charles-Joseph Lamoral, prince de)]. Nouvelles Annales Prince de ligne. Tome I. Bruxelles, Hayez, 1986. In-8° (150 x 225 mm.) broché, 158 p., quelques illustrations, couverture frottée.


Table des matières :
- Le Prince de ligne aujourd'hui, par Georges Sion.
- Le Prince et le Maréchal : Ligne et les Rêveries du Maréchal de Saxe, par Guy Basil.
- Portraits perdus ou peu connus du Prince, par Georges Englebert.
- Le Prince de Ligne et Rémond de Sainte-Albine, note bibliographique, par Pierre Gason.
- L'histoire des Préjugés et Fantaisies militaires. Le Prince-écrivain, l'illustrateur, par Jeroom Vercruysse.
- Lectures de la noblesse bruxelloise du XVIIIe siècle, par Bernard Desmaele.
- Bonne nuit, cher Prince, par Georges Sion.
- Comptes rendus, par J.L. De Paepe, P. Muret, J. Vercruysse et R. Wellens.

10 euros (code de commande : 03750).

 

LINDEMANS (Jan) — Toponymie van Opwijk. Brussel, Standaard-Boekhandel, 1930. In-8° (165 x 254 mm.) broché, X, 219 p., une carte à déplier hors texte, (collection « Nomina Geographica Flandrica », Monographieën I), rousseurs.


Table des matières :
   - Voorbericht.
   - Erratum.
   - Inleiding.
      1. Geographische schets der gemeente.
      2. Historische schets.
      3. De naam der gemeente.
      4. Bronnen.
      5. Wijze van bewerking.
   I. Lijst.
   II. Kadastrale ligging der besproken toponiemen.
   III. Overzicht van het materiaal.
      1. Historische aardrijkskunde.
         - Hoogten en laagten.
         - Waterloopen.
         - Bodemgesteldheid.
         - Boschland.
         - Onbebouwd land.
         - Broek-, meersch- en weiland.
         - Akkerland.
         - Heiningen, afsluitingen en slagboomen.
         - Tuinbouwland.
         - Woningen.
         - Gehuchten, wijken en buurtschappen.
         - Verkeerswegen.
         - Vijvers en putten.
      2. Taalstudie.
         - Geschiedenis van het klankstelsel.
         - Verbuiging.
         - Woordvorming.
         - Woordenschat.
      3. Plaatselijke geschiedenis en oudheidkunde.
         - Cultuurgeschiedenis.
         - Dieren.
         - Planten.
         - Folklore.
         - Geslachtnamen.
   - Afbeeldingen
      - Toponymische kaart der gemeente.
      - Drieledige akkers.
      - Tweeledige akkers.
      - Laat ontgonnen akkers.
      - Perceelen die hun naam aan den vorm ontleenden.
      - Oude dorpskom van Opwijk, volgens het kaartboek van 1725.

15 euros (code de commande : 03717).

 

[LODELINSART - CARTE PORCELAINE]. Produits de l'industrie belge. Exportation. (Assortiments ad hoc.) Philippe Loral, Lodelinsart, près Charleroi (Belgique.) Carte-porcelaine (119 x 83 mm.) en couleurs imprimée par le lithographe Gustave Delacre & Sœur, à Gilly, vers 1857.
   
Une rare carte porcelaine imprimée par un lithographe non répertorié par Marie-Christine Claes.

   On ne connaît rien de Philippe Loral sinon une mention dans l'Almanach du commerce et de l'industrie de 1857, où l'on trouve, p. 194, à la rubrique « Ver à vitre » de la section « Lodelinsart », un « P. Loral ».
   Quant à l'imprimeur, Ulysse Capitaine indique : « Il y a environ huit ans que M. Gustave Delacre, de Dunkerque, a créé à Châtelet une seconde imprimerie ; jusqu'aujourd'hui (1865), elle n'a encore produit que de menus ouvrages tels qu'affiches, etc. »
Bibliographie :
   - Capitaine (Ulysse), Recherches sur l'introduction de l'imprimerie dans les localités dépendant de l'ancienne principauté de Liége et de la province actuelle de ce nom, dans Le Bibliophile belge, première année - N° 2 - 1866, p. 106.
   - Claes (Marie-Christine), Répertoire des Lithographes actifs en Belgique sous la période hollandaise et le règne de Léopold Ier (1816-1865), IRPA, 2012 (mise à jour 2024)
   - Tarlier (H.), Almanach du commerce et de l'industrie publié avec le concours du Gouvernement [...] sur les documents fournis par les Administrations communales. Année 1857, p. 194, col. 3.

30 euros (code de commande : 03745).

 

MICHALOWSKI (Kasimierz) — L'art de l'ancienne Égypte. Paris, Mazenod, 1971. In-4° (253 x 320 mm.) sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 601 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, plans, (collection « L'Art et les Grandes Civilisations »), ex-libris manuscrit sur la page de titre, exemplaire en bon état. 



Table des matières :
   - L'énigme du sphinx et des hiéroglyphes.
      - La découverte de l'Art Égyptien.
   - Sur le Nil.
      - Le pays et les hommes.
   - Les signes mystérieux.
      - La langue et la littérature.
   - Les dieux écrivent l'histoire.
      - Les cadres chronologiques.
   - Le ciel et les étoiles.
      - La religion.
   - Le soleil se lève.
      - Les débuts de l'Art, Époque prédynastique et dynasties thinites.
   - L'horizon de Ra.
      - Architecture et art de l'ancien Empire.
   - Khnoum crée l'homme.
      - Le canon de la représentation humaine.
   - Après l'éclipse.
      - Décadence de la période intermédiaire et renaissance sous le Moyen Empire.
   - Le zénith d'Amon et Aton.
      - L'art classique du Nouvel Empire.
   - L'habitat terrestre des dieux.
      - Le canon du temple et l'architecture des grands conquérants.
   - Avant le coucher du soleil.
      - La Basse Époque.
   - Naissance du nouveau dieu.
      - L'Égypte chrétienne.
   - Documentation :
      - Documents photographiques.
      - Légendes des photographies.
      - Les sites archéologiques.
      - Caractères hiéroglyphiques.
      - Couronnes royales et sceptres.
      - Divinités de l'ancienne Égypte.
      - Canons de l'art égyptien.
      - Exemples d'architecture funéraire.
      - Canon du temple classique égyptien.
      - Colonnes et chapiteaux.
      - Cartes.
      - Bibliographie.
      - Noms cités dans l'ouvrage.

15 euros (code de commande : 03746).

 

MOREAU (Marcel) — Incandescences. Égobiographie tordue (L'Ivre Livre). Quintes (Extraits). Préface de Guy Denis. Lecture de Danielle Bajomée. Bruxelles, Éditions Labor, 1984. In-12 (110 x 180 mm.) broché, 268 p., (collection « Espace Nord », n° 10), exemplaire en très bon état. 


Extrait de la préface :
   Je mesure l'importance d’un écrivain à la crainte qu’il m'inspire. Qui a du cran, culot, talent d'écorcher la moraine jusqu'à l'os me fascine. Authenticité, sincérité ?... Certains auteurs déshabillent, ôtent des dentelles, humorisent, nasalisent. D'autres déculottent, défenestrent. D'autres arrachent, beuglent, meuglent. Certains insultent.
   Moreau, lui, véhémente. Il cavale dans la horde des écorcheurs. Il parle de soi, de soi, de soi. Comme ces crucifiés, ces mystiques qui labourent leur âme pour produire des livres vénéneux. « Si ce n’est pas pour parler de soi, à quoi bon écrire ? L'œuvre ou la quête de soi-même, jamais aboutie », dirait Cioran.
   Moreau n'indique ni décors, ni dates, ni bornes, ni tenants, ni aboutissants. La corde des phrases suffit à sa spéléologie intérieure. D'où l'aspect torse et morse de sa biographie. Son sujet n’est point la mémoire mais la langue. Car « seul le verbe en action peut (lui) rendre la mémoire ». Reste donc à savoir comment elle a germé dans sa gorge avant d'enflammer sa tête et quelles ardeurs l'ont conduit au verbe ?
   Les entrailles de Moreau sont boraines. Morves, urine, tampax, crassiers, crachats. Ce carbonivore tire des creux de son enfance les visions des souterrains, des taupinières, des caches. Il y devient un timide aux fureurs rentrées. D'où l'intensité de sa violence.
   Des pistes aux étrons nourrissent son appétit des souillures. Le discours de l'échec, le mutisme, maladies wallonnes, le révoltent. Aux grands mots, il préfère les échelles de son père, le couvreur, et les cerceaux des morveux. Autodidacte comme beaucoup de grands écrivains, il vit « braguette ouverte », aime la bagarre, le vice. Quelles qualités ! Pour prendre de vitesse le ratatinement de la cervelle !
   Prurit, urticaire, érubescence... Rustre, le jeune Moreau aime contre le puritanisme ouvrier mais, pour vivre, se voit obligé de courber l'échine. Ses abaissements l'aideront à lever le degré de sa véhémence. Il s'imagine bientôt que l'écriture l'aidera à juguler le désespoir. Grâce à elle, il brave l'ordre, s'exalte dans les patois des blasphèmes, contracte la manie du contre-dire, un apéritif pour le contre-écrire. De ses humiliations, il tire le goût de la lutte : « un corps pour exister dans l'instant, une phrase pour aller un peu plus loin que l'instant, tel est le sens des combats nouveaux. »
   Voilà saisi l'enjeu de l'égobiographie, ce genre hybride. Roman, essai, poème. Un genre suprême.

Vendu.

 

N’DJOK (Kindengve, pseudonyme du père Jean-Marie Carret) — Kel’lam, fils d’Afrique. Récit. Jaquette de Ch. Lemmel et illustrations intérieures de Pierre Joubert. Paris, Alsatia, 1958. In-8° broché sous jaquette illustrée d'éditeur, 261 p., (collection « Ruban Noir », n° 3), bon exemplaire (malgré quelques petits accrocs à la jaquette), non coupé.


Sur la jaquette :
   Ce livre fait éclater pour nous, au travers des épisodes simples ou tumultueux de le vie d'un enfant du Cameroun, l'étonnante poussée de sève qui transforme jour après jour ce coin de terre africaine.
   Kel'lam, cet enfant heureux, cet écolier modèle, ce fonctionnaire remarquable et remarqué, ce chrétien solide, devient délégué territorial. Il accepte alors le dialogue avec d'autres hommes de bonne volonté, malgré les « questions brûlantes » qui, souvent mal posées, engendrent alors l’incompréhension et la haine.
   Cas pages de vérité, puissantes et lucides, passionneront tous les Français, jeunes et mûrs, que hante le plus grave problème de l'heure présente : celui d’une Union Française enfin vivante et pacifiée.
Bibliographie :
   - Mbouopda (David), Imagerie néocoloniale dans le roman français et francophone contemporain ou expression de la révolte, en ligne sur le site
Mondes francophones.
   - Feze (Yves-Abel) et Mbouopda (David), Le voyage Afrique noire - Occident - Afrique noire : (re)découverte de l’autre et de soi, en ligne sur le site
Mondes francophones.

13 euros (code de commande : 03726).

 

NEUVILLE (Jean) — La C.S.C. en l'an 40. Bruxelles, Vie Ouvrière, 1988. In-8° (155 x 239 mm.) sous reliure et jaquette d'éditeur, 351 p., (collection « Histoire du Mouvement Ouvrier en Belgique », n° 10), exemplaire en très bon état. 


Sur la jaquette :
   On a tenté de ramener les événements qui ont secoué la Confédération des syndicats chrétiens pendant la guerre de 1940 à une simple différence de situations socio-politiques en Flandre et en Wallonie. Jean Neuville, après un travail patient de récolte et d'étude de documents, croit au contraire que l'affrontement des idéologies y joue un rôle capital. Sa conviction, est qu'il s'agit moins d'une opposition entre flamands et wallons qu'entre partisans de la démocratie et victimes de la fascination nationaliste, antichambre du pouvoir fort. Si le conflit est apparu comme opposant les Wallons aux Flamands, c'est que ces derniers se sont trouvés dans des conditions historiques qui ont favorisé l'imprégnation nationaliste.
   L'auteur ne s'est pas borné à relater et analyser le phénomène du déchirement qui s'est produit le 13 novembre 1940. La seconde moitié de l'ouvrage est consacrée à la description du processus de reconstruction de l'unité de la C.S.C. qui permit à celle-ci de se présenter à nouveau comme organisation nationale au lendemain de la libération. C'est l'occasion de tenter de cerner l'impact de la hiérarchie catholique et des aumôniers sur les syndicats chrétiens mais aussi de souligner l'importance des ambitions ou simplement des projets de personnages dont la taille déborde la moyenne. Cette démarche permet également à l'auteur d'évoquer l'origine du malaise ressenti par les wallons dans la C.S.C. telle qu'elle était structurée avant guerre.

18 euros (code de commande : 03729).

 

PALUSTRE (Léon) — La Renaissance en France par Léon Palustre. Deuxième livraison. Île-de-France (Oise). Exemplaire sur papier de Hollande. Paris, Quantin, 1879. [Paris / A. Quantin, Imprimeur-Éditeur / 7, rue Saint-Benoît / M DCCC LXXXIX.] In-f° (330 x 460 mm.) broché, [42 (pp. 51-93)] p., 16 gravures à l'eau-forte dont 12 dans le texte (1 bandeau, 10 vignettes, et 1 cul-de-lampe) et 4 hors texte (en deux états), exemplaire sur papier de Hollande, en bon état malgré un manque au premier feuillet de la couverture.
   Ouvrage magnifiquement illustré de 16 gravures à l'eau-forte sous la direction d’Eugène Sadoux.


Extrait du texte de Jules Guiffrey :
   Afin de donner une idée du contenu du fascicule que nous avons sous les yeux, nous présenterons une liste des monuments qui s'y trouvent décrits et dont les gravures reproduisent l'aspect général ou les parties les plus remarquables. [...]
   L'auteur s'occupe successivement de la cathédrale de Beauvais ou, pour parler plus exactement, des parties de la célèbre église qui appartiennent au seizième siècle, c'est-à-dire les deux bras du transept, la lanterne, dont le sommet atteignait une hauteur de cent cinquante-quatre mètres et qui dura quelques années à peine, les sculptures des deux portes septentrionale et méridionale, enfin, certains vitraux dont l'origine est attribuée avec toute vraisemblance à Nicolas le Prince, fils du célèbre peintre verrier de Beauvais, Engrand le Prince.
   De la cathédrale, nous passons, sans quitter la ville, à l'église Saint- Étienne et aux superbes verrières que la famille des Le Prince a laissées dans ce monument. Les plus remarquables représentent la légende de saint Eustache, un arbre de Jessé et la légende de Notre-Dame-de- Lorette.
   Dans la ville de Beauvais, M. Palustre nous conduit encore devant une maison de la rue Saint-Thomas, décorée de carreaux émaillés, exemple de décoration où il ne voit qu'une fantaisie isolée, et non un « type d'art normal » ; puis à la maison à pans de bois, dite de l'Image Saint-Jean, enfin à une autre habitation particulière, sise rue de la Frette, bâtie en 1562.
   L'église de Meignelay se recommande à l'attention des archéologues par ses voûtes « qui n'ont peut-être pas leurs semblables dans la France entière », et aussi par un petit monument funéraire, rappelant par l'ensemble de la conception le monument de Sidrach de Lalaing à Saint- Omer [...].
   Un retable en pierre, daté de 1549, et un calvaire, conservés à Ravenel, une décoration de porte à Saint- Martin-aux-Bois, ne retiennent notre guide que peu d'instants. Les ornements de la porte-chapelle, les riches vantaux des deux églises de Saint- Antoine et de Saint-Jacques, le banc-d'œuvre daté de 1587, dans l'église de Saint-Germain, sont les seules traces que l'architecture de la renaissance ait laissées dans la ville de Compiègne ; c'est bien peu sans doute, mais il n'y a pas autre chose à signaler. L'hôtel de ville, l'évêché et quelques pierres tombales du cloître de la cathédrale, à Noyon, n'offrent qu'un intérêt secondaire au point de vue qui fait l'objet des recherches de notre auteur.
   Le portail de l'église de Montjavoult, œuvre de l'architecte Jean Graffin, offre matière à un curieux rapprochement. M. Palustre retrouve les principales dispositions de ce portail à la grosse tour de Gisors, et il en conclut que le même architecte a dirigé les deux constructions.
   Quelques fragments du château de Sarcus, sauvé sous la Révolution pour être condamné à la destruction par le dernier de ses propriétaires, fournissent la matière d'une notice fort intéressante. L'auteur examine l'opinion qui attribuait le plan de cet édifice à l'architecte ou ingénieur italien trop vanté, fra Giocondo, et après en avoir démontré l'inanité, il rend à un maître français l'exécution de ce monument dont malheureusement il n'existe plus que des débris épars.
   Le petit château de Chantilly soulève une question bien délicate et que M. Palustre croit pouvoir résoudre. Selon lui, la comparaison d'Écouen et du château de Chantilly prouverait que les deux édifices appartiennent au même architecte, c'est-à-dire à Jean Bullant. L'architecte du connétable de Montmorency aurait été occupé à la construction de Chantilly de 1559 à 1570, période durant laquelle on perd complètement sa trace, tandis que le connétable aurait utilisé les loisirs forcés que lui faisait une seconde disgrâce en employant à cette fantaisie son architecte ordinaire. Si séduisantes que soient de pareilles conjectures, quelque plausibles que paraissent les arguments rassemblés à l'appui de cette thèse, il serait prudent d'attendre la découverte d'un document positif pour faire passer cette ingénieuse hypothèse dans le domaine des faits historiques. Jusqu'à cette heureuse rencontre, que ne nous permettent guère d'espérer les archives du château de Chantilly, nous demandons la permission de rester dans le doute.
   Le château de Verneuil, dont il ne reste plus qu'un souvenir et les planches de Ducerceau, inspire à M. Palustre une observation d'un grand intérêt. Salomon de Brosse est né à Verneuil ; or, on a constaté l'existence à Verneuil, en 1568, d'un certain maître architecteur, nommé Jean Brosse; enfin, le château du Luxembourg présente des analogies incontestables, dans le plan comme dans la décoration, avec celui de Verneuil ; les conclusions sont faciles à tirer : Salomon de Brosse serait fils de Jean Brosse, qui aurait dirigé la construction du château de Verneuil ; Salomon de plus se serait inspiré pour le palais du Luxembourg de l'œuvre paternelle traitée avec une prédilection toute particulière par l'auteur des Plus excellents bastimens de France. Tout cela mérite confirmation ; mais l'hypothèse n'a rien que de très plausible. Elle s'appuie sur un ensemble de petits faits et d'observations qui nous convaincraient entièrement, si nous n'avions fait, et plus d'une fois, l'expérience qu'en pareille matière il faut exagérer la défiance.
   La monographie du département de l'Oise se termine par la description d'une petite habitation rurale, le manoir de Huleux, dans la commune de Néry, remarquable par ses décorations extérieures et deux cheminées monumentales, dont l'une, portant la date de 1551, a perdu ses jambages ; M. Palustre signale enfin un joli encadrement de porte du temps de François Ier, à Crépy-en- Valois, et clôt son travail par une note sur fra Giocondo. Voici maintenant la liste des planches à l'eau- forte consacrées aux monuments décrits dans cette livraison :
   1° Vantaux de la porte méridionale de Beauvais, par E. Sadoux.
   2° Détails des vantaux de Beauvais, par E. Sadoux.
   3° La légende de saint Eustache, vitrail exécuté par Jean le Prince en 1554, à l'église Saint-Étienne de Beauvais.
   4° L'arbre de Jessé, vitrail exécuté par Engrand Le Prince, vers 1518, à l'église Saint-Étienne de Beauvais.
   5° Monument funéraire de Maignelay.
   6° Débris du château de Sarcus, par E. Sadoux.
   7° Portail de l'église de Monjavoult.
   8° Détail du portail de Monjavoult.
   9° Fenêtre du château de Sarcus.
   10° Petit château de Chantilly, par E. Sadoux.
   11° Le petit château de Chantilly, vue prise du côté du jardin.
   12° Manoir de Huleux.
   13° Cheminée du manoir de Huleux.
   14° Porte de 1537, à Crépy-en- Valois.
   15° Mufle de lion, sculpté par Jean le Pot aux vantaux de la cathédrale de Beauvais.
   16° Rinceaux et enfants servant de tête de page.
Bibliographie :
   - Jules Guiffrey, La Renaissance en France, par Léon Palustre. Deuxième livraison. Ile-de-France (Oise), dans Bibliothèque de l'École des chartes, vol. 41, 1880, pp. 260-266.


Petit château de Chantilly (gravure à pleine page en regard de la p. 80).

25 euros (code de commande : 03722).

 

PERREAU (Robert) — La lutte pour le Mort-Homme en 1916. Au 203e Régiment d'Infanterie. Suivi de quelques considérations sur la guerre et sur le Poilu de 1914-1918. Meaux, Éditions de l'Archer, 1979. In-8° (136 x 209 mm.) broché, 79 p., deux illustrations, une carte hors texte. 


Avant-propos :
   La bataille de Verdun, il s’agit bien entendu, du terrible déferlement allemand qui prit son départ le vingt et un février 1916, caractérisé par les énormes effectifs engagés. L’attaque visait à s’emparer de la ville de Verdun, en progressant sur les deux rives de la Meuse et tailler dans l’immense front d’Ostende à Belfort, une brèche qui permît au flux allemand de s’écouler et bouleverser jusqu’à une débâcle décisive, le dispositif français coupé en deux.
   L’Allemagne y mit le prix. On n’avait jamais connu d’aussi fortes concentrations d’artillerie de tous calibres, autant de tonnes d’obus, s’abattant sur les positions françaises. Fréquence, densité et acharnement de bombardements hachant tout pour que rien ne subsistât de vivant.
   Contre toute attente, il en resta quelques-uns qui vivaient encore, des fantômes d’hommes dans une dévastation effroyable, trouvant encore dans leur délabrement, la force de tirer, avant d’être submergés par le nombre. Épaves qui retardaient successivement les vagues de l’assaillant jusqu’à l’arrivée de divisions fraîches. Et, finalement, après des mois d’une lutte acharnée, au prix d’hécatombes, on fit échec à l’armée allemande en la forçant à lâcher prise.
   Il fallut plus de dix mois pour en arriver là, d’abord pour stopper l’assaillant. Des offensives, l’année suivante, en 1917, pour récupérer le terrain perdu.
   Le récit de cette bataille est une œuvre globale de Jacques Péricard et d’hommes de sa trempe, tous ayant combattu à Verdun. Il était encore temps de recueillir leurs témoignages et de les contrôler. Plus de six mille combattants de Verdun, qui en ont connu toutes ses phases, et à tous les niveaux, ont aidé Péricard. Dans l’ouvrage qui résultera de cette collaboration, l’Histoire est à l’échelon de l’Homme. Elle rapporte jusqu’au moindre détail. Le tout se raccorde aux périodes et les lieux, respectant l’ordre chronologique. Verdun. 1914-1918 est un gros livre. Il peut suffire, à lui seul, comme au complément indispensable à la sécheresse des ordres et des documents militaires, ainsi qu’aux historiques d’unités.
   Il ne peut guère avoir de lacunes, mais le hasard des témoignages recueillis, favorise plus ou moins en abondance, tel ou tel secteur ou telle période de cette année 1916. Y a-t-il des vides à combler ? Je ne le crois pas. Mais la densité des textes peut être inégale.
   Il m’est revenu que la période s’étendant du mois de juin au mois de décembre 1916, en ce qui concerne particulièrement le Mort-Homme et la Cote 304, soit moins fournie. On connaît mal ce que fut la lutte pour le Mort-Homme, durant ces six mois.
   J’appartenais, à ce moment-là, au 203e d’infanterie qui, à trois reprises, au cours des mois de juin à décembre, combattit au Mort-Homme. C’est ce qui fera l’objet de cet ouvrage.
   J’ai cru bon d’y ajouter des commentaires, à propos de « Poilu » de 1916, et aussi ce que fut le Poilu-type de la guerre 1914-1918. À quoi dut-il son extraordinaire détermination ? Pourquoi tint-il jusqu’à la sonnerie du clairon de l'Armistice de 1918 ?
   Devant Verdun, en cette année 1916, nous fûmes absolument seuls, les Allemands et nous, seuls face à face, et sans aucun allié. C’était la France qui s’obstinait par ses propres moyens. Comme l’écrivit Jacques Péricard : « C’était à Verdun que les vivants faisaient la relève des morts, mais à Verdun également, que les morts continuaient à se battre avec les vivants. »

Vendu.

 

PFEIFFER (Robert) et LADRIÈRE (Jean) — L'aventure rexiste. Bruxelles, Pierre De Meyere, 1966. In-8° (135 x 213 mm.) broché, 181 p.


En quatrième de couverture :
   Un à un, ils disparaissent, les derniers témoins de la folle aventure rexiste ; ou, comme Camille Huysmans et Fernand Brunfaut, ils sont chassés de la scène politique. L'oubli, le silence et la mort augmentent les distances : elles semblent si loin de nous, les années 35, 36, 37... Et pourtant que d'événements comiques, insolites, grotesques, passionnants, tragiques aussi, se sont passés durant cette époque !
   Robert Pfeiffer et Jean Ladrière ont tenté d'en écrire l'histoire. Ils racontent la vie du mouvement rexiste depuis sa naissance jusqu'à la Libération : l'enfance de Degrelle, Degrelle à Louvain, le Congrès de Courtrai, les élections de 1936, les Rexistes au Parlement, Degrelle contre Van Zeeland et contre le Cardinal Van Roey, les élections de 1939, la guerre de 1940, l'occupation, les collaborateurs et les résistants.
   Il faut que ces années, pendant lesquelles le régime parlementaire a failli être jeté bas, soient mieux connues.
   Les auteurs de ce livre ont eu un but : l'information, un souci : l'objectivité.
   À l'heure où les gouvernements se font et se défont, où d'aucuns ont la nostalgie d'un pouvoir fort, où la Belgique est appelée à se transformer profondément, il est indispensable de lire L'Aventure Rexiste, qui est aussi passionnante qu'un roman.

12 euros (code de commande : 03731).

 

[PROTESTANTISME WALLON]. La Confession de foy des Eglises Reformées des Païs-Bas, représentée en deux colomnes, l'une portant la confession ancienne : et l'autre, La Revision qui en été faite au Synode National de Dordrecht, l'An 1619 : Avec le Jugement du dit Synode sur les 5. Articles & la Discipline Ecclesiastique ; Et une Préface sur l'Histoire de la dite Confession, où est jointe la Lettre écrite a Philippe II. Roy d'Espagne. Le tout publié par ordre du Synode des Eglises Walonnes, tenu a Leyden le 14. septemb. 1667. Leyde, Luzac, 1769. [A Leyde, / Chez Elie Luzac, 1769.] In-4° (222 x 271 mm.) sous brochage d'attente, [22 (titre, avertissement, préface et Actes du Synode et Lettre au Roi d'Espagne), 192, [1 (table], [1 bl.] p., ex-libris manuscrit à la page de titre, dos renforcé avec de l'adhésif, bon exemplaire à grandes marges, exempt de rousseurs et d'ouvrages de vers.
   Cet ouvrage fut édité pour la première fois à Leyde, en 1669. L'édition présentée ici est celle revue par ordre du Synode de Schiedam, en mai 1767, par le pasteur de l'Église wallonne de Leyde Jean Louis Fournoy et celui d'Amsterdam Jacques-Georges de Chaufepié.


Avertissement sur cette nouvelle édition :
   Le Synode de Scbiedam, (May 1767. Art. 18.) en recevant de l'Eglise d'Amsterdam l'exemplaire original de l'ancienne Confession des Eglises Walonnes des Pays-Bas, Chargea Mr. l'Actuaire & Mr. de Cbaufepié, Pasteur d'Amsterdam, de compléter & de corriger exactement la Liste de tous les Pasteurs de nos Eglises, qui ont signé nos Formulaires d'Union, & de la faire imprimer dans la Nouvelle Edition de la Confession de Foi. Cette tâche s'est trouvée plus difficile à remplir, qu'elle ne paroissoit d'abord. Jusqu'en 1663 nous avons comparé les signatures imprimées avec celles du MS. Original, corrigé celles qui étoient défectueuses, & indiqué les pasteurs qui, depuis 1619, n'ont signé que la Confession de Foi, ou le Synode de Dordrecht. Pour la suite, il a fallu comparer les signatures qui se trouvent dans trois Livres différens, où il règne une étrange confusion ; tantôt des noms omis, tantôt des signatures répétées deux ou trois fois tantôt des transportions. Nous avons mis tout en ordre, en indiquant les pasteurs dont la signature ne se trouve point dans les listes manuscrites. En 1708, on commença à faire signer aux Proposans la Confession de Foi, & le Synode de Dordrecht. Nous avons donné cette liste séparement, en en retranchant les signatures de quelques pasteurs, qu'on y avoit mêlées par abus, & que nous avons transportées parmi celles des pasteurs. Nous avons aussi indiqué les pasteurs qui, ayant signé dans des Consistoires particuliers, n'ont point signé dans le Livre Synodal, ayant suivi les listes que quelques Eglises ont fournies. Nous nous flattons que nos Eglises agéeront les soins, que nous nous sommes donnés, pour répondre aux intentions du Synode de Scbiedam ; &, pourvû que dans la suite Mrs. les Actuaires du Synode ayent soin de faire signer les pasteurs & les proposans à leur place séparément, & que l'es Eglises qui recevront quelque signature en donnent avis, pour que l'Actuaire puisse insérer les noms dans la liste où ils appartiennent, on préviendra toute confusion à l'avenir.
Table des matières :
   
1. L'Avertissement sur cette Nouvelle Edition.
   2. La Préface de M. Hulsius, avec les pieces justificatives.
   3. La Lettre au Roi d'Espagne, Philippe II.
   4. La Confession de Foi.
   5. Le Jugement du Synode National de Dordrecht sur les cinq Articles.
   6. Les Signatures des Proposans, précédées d'un Avertissement rélatif.
   7. L'Ordre ou la Discipline Ecclésiastique.
   8. Les Post-Actes du Synode National de Dordrecht.
   9. L'Acte d'Uniformité dressé en 1686, & sous-signé des Ministres Refugiés.
   10. Les Signatures des Pasteurs, depuis leur Commencement en 1580, jusqu'à présent.
   11. Les Formulaires
         - de la Confirmation des Pasteurs.
         - de celle des Anciens & Diacres.
         - de l'Excommunication.
         - de la Reconciliation à la paix de l'Eglise.
         - du Batême des Personnes Agées ou des Adultes.
         - de celui des Anabatistes.
         - [de celui] des Juifs.
         - [de celui] des Mahométans.
         - [de celui] des Payens & des Idolâtres.
Bibliographie
   - Catalogue de la Bibliothèque wallonne, déposée a Leide publié par ordre de la Réunion de Middelbourg en aout 1854, a l'usage des églises wallonnes des Pays-Bas, pp. 4-5.

120 euros (code de commande : 03756).

 

PROUST (Marcel) — Correspondance générale de Marcel Proust. 3. Lettres à M et Mme Sydney Schiff - Paul Souday - J.E. Blanche - Camille Vettard - J. Boulenger - Louis Martin-Chauffier - E.R. Curtius - L. Gautier Vignal. Paris, Plon, 1932. In-8° (143 x 214 mm.) broché, 327 p., (collection « La Palatine », 22), édition originale, un des 41 exemplaires sur Japon (n° J. 29) en bon état et à toutes marges.

Préface de Robert Proust et Paul Brach :
   Les lettres que nous publions dans le présent volume sont adressées – à l'exception de celles de MM. J.-E. Blanche et L. Gautier Vignal – à des critiques, révélant la façon dont naissait l'amitié chez Marcel Proust et comment il se plaisait à échanger des idées avec ceux qui suivaient l'évolution de son œuvre.
   M. et Mme Sydney Schiff sont des Anglais en qui la lecture de Du côté de chez Swann suscita, dès 1915, une curiosité de son auteur, un désir profond de le connaître. M. Schiff profitait alors de ses loisirs pour écrire, sous le pseudonyme de Stephen Hudson, et dirigeait une revue Art and Letters. C’est en demandant à Marcel Proust sa collaboration que M. Schiff entra en relations avec lui. On trouve dans la correspondance de Katherine Mansfield un écho de l'admiration que M. et Mme Schiff témoignèrent à l’auteur d'À la recherche du temps perdu et, à partir de 1919, les lettres devinrent de plus en plus fréquentes et affectueuses. Dans l'Hommage à Marcel Proust, M. Schiff – sous son pseudonyme – a rappelé avec infiniment de grâce la nature de l'impression que lui apporta la révélation de Swann et le chemin que toute l'œuvre fit en lui.
   On sait que Paul Souday fut l'un des premiers à attirer l'attention du public sur l'importance de l'œuvre nouvelle puisqu'il lui consacra, dans le Temps, son feuilleton du 10 décembre 1913. Comme il est naturel, certaines critiques formulées par lui parurent injustes et Marcel, froissé, lui répondit longuement.
   Par la suite, ils se comprirent mieux : un article de Souday de 1917, raillant ceux qui, par faux patriotisme, se détournaient de l'œuvre de Wagner, servit de base à la réconciliation et, jusqu'à la fin, Souday fit preuve à l'égard de Marcel Proust de sentiments d'estime et d'amitié véritable.
   La correspondance de MM. Jacques Boulenger, Vettard, Martin-Chauffier et celle du professeur Ernst Robert Curtius sont plus directement liées aux articles parus dans des revues sous la signature de ces éminents critiques. Il faut se rendre compte qu’à cette époque Marcel commençait à prendre réellement contact avec le public et s'intéressait vivement à la façon dont son œuvre était accueillie.
   Comme on le verra, au cours des pages qui suivent, le moindre détail suscitait chez lui une abondance de pensées, qui sont autant de raisons à des développements sur les thèmes les plus divers.
   Parlant de l'œuvre de Proust, M. Jacques Boulenger écrivait, dès 1919 : « À mon sens elle révèle l’écrivain le plus indépendant et le plus puissamment original qui se soit manifesté depuis de bien longues années. »
   Si grande que fût sa modestie, Marcel se sentit « en confiance » et, dès lors, s'esquissa une amitié épistolaire, si l'on peut dire, dont nous demeurons les témoins. Nul doute que, parmi tant d'expression de son œuvre, ces lettres de Marcel à M. Jacques Boulenger ne demeurent par leur richesse variée, leur ton vivace, un des meilleurs témoignages de l'activité de son esprit.
   Sur un plan différent et, peut-être, avec des touches moins vives et moins poussées, les lettres à MM. Curtius, Martin-Chauffier et Vettard reflètent le même état d'esprit : l’écrivain, sachant qu'on l'a compris, veut continuer la conversation et, puisque la maladie le prive des rencontres les lettres seront le véhicule de son estime et de sa gratitude amicale.
   Presque toutes les lettres de M. J.-E. Blanche ont trait à la préface que Marcel Proust écrivit pour De David à Degas, qui lui était ainsi dédié :
      « Ce livre est dédié à Marcel Proust, en souvenir de l'Auteuil de son enfance et de ma jeunesse et comme un hommage d'admiration pour l'auteur de Du côté de chez Swann.
      Son ami ».
         J.-E. Blanche.
   M. Jacques Blanche avait fait deux portraits de Marcel : un au crayon, qui appartient à M. Reynaldo Hahn, et un à l’huile qui a été reproduit dans l’édition sur papier Bible d'À l'ombre des jeunes filles en fleurs.
   Des souvenirs d'enfance unissaient le peintre et l’écrivain, car Combray, dans son œuvre, n’est pas seulement Illiers mais aussi Auteuil où Marcel et Jacques Blanche passèrent leur enfance.
   Les lettres à M. Louis Gautier Vignal, le délicat romancier du Chant d’Ilse, viennent clore ce troisième volume de la Correspondance générale. Elles apportent d'aimables reflets, de plaisants portraits : une récréation de créateur.

 

90 euros (code de commande : 03741).

 

[PUBLICITÉ RÉTRO DE COLLECTION]. Désinfection nasale Genoline. Buvard publicitaire pharmaceutique (135 x 210 mm.). L'illustration est signée Genetier. Exemplaire en parfait état, le côté buvard est vierge.

   La Genoline était une solution antiseptique prescrite pour la désinfection nasale qui a été développée par les Laboratoires Roland-Marie dans les années 1930. Ce médicament connût l'apogée de son succès dans les années 1950, avant d'être supplanté, à partir des années 1960, par des produits plus modernes et de disparaître complètement dans les années 1990.
   Le nom de Genetier ne semble associé qu'à la production de publicité pour les Laboratoires Roland-Marie ; nous ne possédons aucun élément biographique à propos de lui – il n'est pas impossible que cela soit un pseudonyme utilisé pour la circonstance...

 

4,50 euros (code de commande : 03739).

 

[RENAISSANCE]. Fiamminghi a Roma 1508-1608. Artistes des Pays-Bas et de la principauté de Liège à Rome à la Renaissance. Bruxelles - Gand, Société des Expositions du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles - Snoeck-Ducaju & Zoon, 1995. In-4° (245 x 295 mm.) broché, 478 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, dos ridé, cachet de bibliothèque (radié) la page de titre.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition présentée au Palais des Beaux-Arts, à Bruxelles, du 24 février au 21 mai 1995 puis au Palazzo delle Esposizioni, à Rome, du 7 juin au 4 septembre 1995.


Table des matières :
   - Préface, par Piet Coessens.
   - Pour voir et pour apprendre, par Nicole Dacos.
   - De Spranger à Rubens : vers une nouvelle équivalence, par Bert W. Meijer.
   - Les Flandres. Histoire et géographie d'un pays qui n'existe pas, par Claire Billen.
   - Les institutions flamandes et néerlandaises à Rome durant la Renaissance, par Elisja Schulte van Kessel.
   - Catalogue.
   - Bibliographie.

Vendu.

 

[RÉVOLUTION-EMPIRE - DÉPARTEMENT DES FORÊTS - PLACARD]. État sommaire des arrêts définitifs portant condamnation rendus par la Cour de Justice criminelle du Département des Forêts, tant en matière criminelle que sur appel des Jugemens de Police correctionnelle, pendant le mois d'Avril 1809. Luxembourg, Brück, 1809. [A Luxembourg, chez Pierre Brück, fils, rue de la Constitution, N°. 38.] In-plano, 445 x 570 mm., en bon état.
   Ce placard, signé par Clément, Procureur général impérial en la Cour de Justice criminelle, le 2 mai 1809, indique la date des arrêts, les noms des condamnés, la nature et leiux des délits, les peines prononcées, etc.
   Les condamnés figurant sur ce placard sont Henry-Joseph Bourgeois (boucher et cordonnier à Neufchâteau) ; Michel Mergen (domicilié à Outscheidt) ; Jean Sinner, Pierre Grégoire et Jean Koch (de la commune de Hessingen) ; Pierre Streff (domicilié à Neuheusgen).

70 euros (code de commande : 03753).

 

[REVUE]. L'Infini. Littérature - Philosophie - Art - Science - Politique N° 16 - Automne 1986. Paris, Éditions Denoël, 1986. In-8° (175 x 220 mm.) broché, 128 p., quelques illustrations, trace d'une pastille circulaire sur la première page de la couverture. 


Sommaire :
   - Où en sont les dieux ?, par Marcel Detienne et Philippe Sollers, p. 3.
   - Nouvelles françaises, par Frédéric Berthet, p. 22.
   - L’athéologie de Jean Genet, par Bernard Sichère, p.27
   - Vers quoi le néant, par Betty Rojtman, p. 38.
   - Hypnose et psychanalyse, par Daniel Sibony, p. 52.
   - La biographie comme fiction, par Morris Philipson, p. 77.
   - La leçon de danse, par Benoît Duteurtre, p. 89.
   - Le rêve d’Henriette III, par Antoine Gallien, p. 94.
   - Ce que j’ai vu, par Moshe Ben Shaul, p. 103.
   - L’invitation à Sidi Bishr, par Christine Cladel, p. 105.

7 euros (code de commande : 03725).

 

[SAGA ISLANDAISE]. La saga de Njall le Brûlé. Texte traduit de l'islandais avec introduction, notes et index par Elinborg Stefansdottir et Gérard Chinotti. Paris, Union Générale d'Éditions, 1975. In-12 (107 x 177 mm.) collé, 445 p., (collection « 10/18 », n° 947), exemplaire en très bon état.


En quatrième de couverture :
   Écrite au 13e siècle par un auteur anonyme, La saga de Njall le Brûlé est sans nul doute l’une des plus grandes sagas que l’Islande ait produites. Racontant des faits qui se seraient passés aux alentours de l’an 1000, en pleine civilisation viking, l’auteur va au-delà du fait historique et, dans une langue simple, laconique, ironique, dans des découpages quasiment cinématographiques, nous donne un des chefs-d’œuvre de la littérature mondiale.

10 euros (code de commande : 03736).

 

[SIGNAC (Paul)]. P. Signac. Commissaires de l'exposition : Françoise Cachin et Marina Ferretti-Bocquillon. Martigny, Fondation Pierre Gianadda, 2003. In-4° (220 x 240 mm.) broché, 287 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bon état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la Fondation Pierre Gianadda, à Martigny, du 18 juin au 23 novembre 2003.


Table s des matières :
   - Un quart de siècle plus tard, par Léonard Gianadda.
   - Qui était Paul Signac ?, par Françoise Cachin.
   - Peintures, par Marina Ferretti-Bocquillon.
   - Dessins, par Marina Ferretti-Bocquillon.
   - Aquarelles, par Marina Ferretti-Bocquillon.
   - Chronologie, par Marina Ferretti-Bocquillon.
   - Principales expositions monographiques.
   - Bibliographie essentielle.

12 euros (code de commande : 03744).

 

[TOURNAI]. Mémoires de la Société Royale d'Histoire et d'Archéologie de Tournai. Tome XII - 2007. Tournai, Société Royale d'Histoire et d'Archéologie de Tournai, 2008. In-8° (155 x 240 mm.) broché, 432 p., illustrations. 


Table des matières :
   - In Memoriam Théo Verheyden, par Bernard Desmaele, p. 7.
   - Bibliographie à caractère historique de Théo Verheyden, par Philippe de Ghellinck, p. 10.
   - La vie de la Société Royale d’Histoire et d’Archéologie de Tournai pendant la Seconde Guerre mondiale (1940-1945), par Théo Verheyden, p. 17.
   - Une seigneurie foncière au XIIIe siècle et sa charte de franchises : Brillon (1267), par Michael Depreter, p. 31.
   - Deux sceaux inédits du roi de France Charles VII autrefois conservés dans le chartrier de la Ville de Tournai, par René Laurent, p. 73.
   - Jehan de Tenremonde, capitaine de Tournai, et la conspiration de 1527, par Florian Mariage, p. 85.
   - Environnement, politique municipale et initiatives privées dans deux villes de l’Escaut (Tournai, Valenciennes, 1540-1620), par Yves Junot, p. 119.
   - Les institutions de la Ville de Tournai aux temps modernes, par Philippe Guignet, p. 137.
   - L'influence de Thomas Morgan, négociant-marchand de porcelaine à Londres de 1751 à 1782 et ses relations avec Tournai, par Letizia Pegliasco et Peter Fisher, p. 167.
   - 1932 : La Kermesse, par Thibaut Ghils, p. 181.
   - Persécution sur les rives de l'Escaut. Les Juifs de Tournai face à la législation antisémite, 1940-1942, par Thierry Delplancq et Barbara Dickschen, p. 231.
   - Les épidémies de choléra à Tournai au XIXe siècle, par Willy Janssens, p. 253.

15 euros (code de commande : 03748).

 

TRISTAN (Frédérick) — Journal d'un autre. Roman. Paris, Bourgois, 1975. In-8° (132 x 200 mm.) broché sous couverture à rabats, 252 p., exemplaire jauni.


En quatrième de couverture :
   Après le grand roman libérateur et cosmique du Singe égal du ciel, le Journal d'un autre, sous le masque d'un étrange exercice de style, est la description d'une solitude à l'humour désespéré, l'analyse par l'intérieur d'une maladie très profonde et qui n'est pas seulement celle d'un homme.
   Un monde, ici, réellement bascule et s'effondre dans la poussière. C'est le nôtre naturellement.

9 euros (code de commande : 03719).

 

VERLAINE (Paul) — Sagesse. Paris, Société Générale de Librairie Catholique, 1881. [Paris / Société Générale de Librairie Catholique / Paris / Ancienne Maison Victor Palmé / 76, rue des Saints-Pères, 76 / Bruxelles / Ancienne Maison Henri Goemaere / 29, rue des Paroissiens, 29 / M DCCC LXXXI] In-8° (157 x 237 mm.) sous cartonnage à la Bradel, plats et dos lisse recouverts d'un papier à motif Art nouveau, le même papier a été utilisé pour les doublures et les gardes, pièce de titre, couverture conservée avec un ex-libris manuscrit (reliure de Paul Claessens), [2 bl.], [2 (ouvrages du même auteur et mention de l'imprimeur Charles Hérissey), titre], [1 bl.], [1 (dédicace : À ma mère)], [1 bl.], 106 p., il a été relié sur onglet in fine l'extrait d'un article (4 p.) de Jules Lemaître sur Verlaine, rousseurs.
   Très rare exemplaire de l'édition originale.



   Les poèmes les plus significatifs de ce recueil furent écrits durant l'incarcération de Verlaine à la prison de Mons (du 25 octobre 1873 au 16 janvier 1875) suite à sa condamnation par le tribunal de Bruxelles pour avoir blessé par balle Arthur Rimbaud. Le sixième poème de la troisième partie, p. 85, Le ciel est, par-dessus le toit / Si bleu, si calme ! est probablement l'allusion la plus claire à sa condition de détenu.
   Imprimée au début du mois de décembre 1880, cette édition porte la date de 1881 ; on estime son tirage à environ 500 exemplaires sur papier vélin ordinaire, il n'y a pas eu de grand papier.
   Christian Galantaris précise : « D'après une confidence de Verlaine, qui avait dû verser 550 francs de provision pour que commence l'impression, huit exemplaires seulement furent achetés au moment de la mise en vente. Sept pièces sur quarante-sept du recueil sont d'inspiration réellement catholique. Les autres écrites pour la plupart en prison, à Mons, devaient paraître sous le titre Cellulairement. »
   Sur l'état de l'édition, François Montel indique qu'« on trouve rarement Sagesse en bon état. La vente fut, paraît-il, très lente et la plupart des exemplaires doivent à leur long séjour dans les caves de la maison Palmé les traces d'humidité qui les déparent. »
   L'extrait de presse de Jules Lemaître relié in fine est un extrait de l'article M. Paul Verlaine et les poètes « symbolistes » & « décadents », publié dans la Revue bleue, n° 1 du 7 janvier 1888.
À propos du relieur :
   L'atelier de reliure Claessens fut créé, à Bruxelles, par Laurent en 1854 ; son fils, Paul, commença à collaborer avec lui en 1884 et exerça sous son nom de 1895 à son décès survenu en 1909.




Bibliographie :
   - Vicaire (Georges), Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, t. VII, col. 992.
   - Carteret (Léopold), Le trésor du bibliophile romantique et moderne 1801-1875, tome II, pp. 420-422.
   - Montel (François), Bibliographie de Paul Verlaine, pp. 22-26.
   - Galantaris (Christian), Verlaine, Rimbaud, Mallarmé. Catalogue raisonné d'une collection, n° 42.
   - Bernard (Georges), La reliure en Belgique aux XIXe et XXe siècles, p. 274.

 

1200 euros (code de commande : 03747).

 

WAUTELET (Michel) et DEBACKER (Marie-France) — Ghlin dans les guerres. De 1914 à 1945 et après... Mons, Michel Wautelet, 2020. In-4° (210 x 297 mm.) broché, 74 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs. 


En quatrième de couverture :
   Connaître notre passé permet de mieux apprécier notre présent mais surtout de bien préparer notre futur.
   Ce livre de Michel Wautelet et Marie-France Debacker retrace l'histoire de la commune de Ghlin au travers de ces guerres. Vous y découvrirez des héros et des héroïnes, des habitants amoureux de leur village, des femmes et des hommes empreints de courage et d'aspiration à la liberté...
   Cet ouvrage rend hommage notamment aux victimes de la fameuse bataille du long Coron qui marqua une des dernières épreuves humaines de la Seconde Guerre mondiale dans notre région.
   Puisse ce livre nous permettre de réfléchir et de mieux vivre notre futur.
Table des matières :
   1. Introduction.
   2. Ghlin en 1914.
   3. La Première Guerre mondiale.
   4. L'entre-deux-guerres.
   5. La Seconde Guerre mondiale.
   6. L'après-guerre.
   Annexe 1. Victimes de la guerre 1914-1918.
   Annexe 2. Enfants victimes du drame du 16 janvier 1919.
   Annexe 3. Victimes de la guerre 1940-1945.
   Annexe 4. État-major du groupe A60 de l'Armée secrète.
   Annexe 5. Le camp de prisonniers allemands de Ghlin-Erbisoeul.

15 euros (code de commande : 03749).

 

 

La prochaine mise à jour
aura lieu
le mardi 3 novembre 2026

 

Si vous souhaitez obtenir d'autres informations n'hésitez à pas à me questionner
par courriel
(b.waterlot@hotmail.com) ou par téléphone ou sms (+32 (0) 472 51 52 63).
Ces livres peuvent être retirés à l'adresse figurant dans l'en-tête du blog.
En cas d'envoi postal, veuillez indiquer le pays vers lequel le colis devrait être expédié, cela me permettra de vous indiquer les modalités de livraison et de paiement.