MISE À JOUR DU 13 OCTOBRE 2026
par courriel (b.waterlot@hotmail.com) ou par téléphone (+32 (0) 472 51 52 63)
pour obtenir d'autres informations à propos de ces livres.
[ALBERT
Ier]. LECLERCQ (Abbé Jacques) — Albert roi des
Belges. Bruxelles - Paris,
Éditions de la Cité Chrétienne, 1934. In-8°
(134 x 200 mm.) broché, 231 p., ex-libris manuscrit
sur la page de titre, exemplaire en bon état.
Un ouvrage rédigé
deux mois seulement après la disparition tragique du « Roi
Chevalier ».
Avertissement :
Ce
livre tente l’impossible : fixer la physionomie morale
du roi Albert deux mois après sa mort. C’est à
peine si les témoignages de ceux qui l’ont connu commencent
à sortir, et il faudra du temps avant que soient rassemblés
les innombrables traits, de vie privée encore plus que
de vie publique, qui expriment l’âme d’un homme.
Mais le peuple demande qu’on le lui raconte.
Albert est un grand et noble exemple, et l’on ne doit pas
attendre pour le proposer aux hommes. On dira mieux plus tard ;
dès aujourd'hui, on doit dire ce qui peut être dit.
L’auteur de ces pages n’est que « un
de la foule », un quelconque des huit millions de sujets
du Roi. Il a vu passer le Roi toute sa vie, depuis le temps de
son enfance où il apercevait le jeune prince Albert à
la messe de huit heures, à l’église Saint-Joseph,
sur une chaise empaillée dans la nef latérale de
gauche. Il l'a revu se promenant sur les boulevards de Bruxelles ;
il l’a acclamé à sa joyeuse entrée avec
sa jeune épouse, la princesse Éisabeth ; puis
à son avènement. Il l’a revu encore à
des cérémonies publiques ; il l’a vu passer
en voiture dans les rues de Bruxelles. Le prince et le roi reviennent
dans toute sa vie, vie de Belge, parcelle de la vie de la Belgique.
Il n’en a su rien d’autre que ce que tout le monde en
savait, mais ce peu suffisait à faire grandir en lui, à
mesure que le règne se prolongeait, cet attachement où
l’affection s’unissait au respect et qui montait de
tout le peuple.
Ce livre essaie donc simplement de dire ce que
tout Belge a pu pressentir dans la grande figure du Roi disparu.
Mon éditeur exigeant que je fasse vite, je n’ai pu
que rassembler à la hâte ce qui a déjà
été publié. C’est dire que je n’use
que de matériaux qui sont dans le domaine public, et que
je n’exprime que ce que tous mes compatriotes sentent plus
ou moins confusément.
Sur la tombe fraîchement ouverte, d’autres
ont déposé des couronnes ; j’y dépose
ce livre, tout vibrant encore de la grande émotion qui
nous a tous étreints à l’annonce imprévue
de la mort. Et en classant les témoignages et les notes
recueillies de toutes parts, je sens, moi qui n’ai jamais
connu le Roi, l’émotion que l’on a lorsqu’on
classe des papiers de famille après un deuil récent.
Albert s’était identifié à la Belgique
au point d’être pour chaque Belge son Roi, avec tout
ce que ce mot comporte d’attachement et de confiance. Il
était pour chacun d’entre nous le gardien de quelque
chose qui est une part très profonde de nous-même,
notre pays, notre patrie, notre moi de Belge ; il était
dans la vie nationale quelque chose de sûr, et un centre
d’affection en même temps que de confiance. La monarchie
telle qu’il l’a réalisée est une sorte
de paternité nationale ; c'est plus qu’une fonction
et plus qu’une majesté ; c’est une affection.
Ce livre voudrait l’exprimer.
4 euros (code de commande : 03728).
BONDAS (Joseph) — Histoire anecdotique du Mouvement ouvrier au Pays de Liège. Préface par André Renard. Liège, Les Éditions Syndicales, [1955]. In-8° (140 x 217 mm.) broché, XVIII, 399 p., illustrations hors texte, exemplaire bien complet du feuillet d'errata, ex-dono sur la page de garde, quelques rousseurs.
Table des matières
:
- Préface.
- Avant-propos.
Première partie.
I. La situation des travailleurs
au XIXe siècle.
II. Défense aux ouvriers
de se réunir et d'agir.
III. La Belgique sous le règne
de la bourgeoisie.
A. Le climat
politique.
B. Politique
et finance.
C. Mœurs
électorales.
IV. La mêlée
sociale.
V. Procès et complots.
VI. Prélude de l'année
tragique.
VII. La crise économique
et sociale.
VIII. Opinions libérale
et conservatrice.
IX. Les travailleurs fondent
leur parti.
X. L'inique censitariat fait
place à l'inique vote plural.
Deuxième partie.
XI. L'industrie au Pays de
Liège.
A. Le fer.
B. La houille.
C. Les armes.
D. Le verre.
E. Le zinc.
XII. Longues heures, bas salaires,
alcool, misère.
XIII. La lutte des classes.
XIV. Épisodes de grèves.
XV. Des témoins parlent.
XVI. La propagande par la
chanson.
XVII. Les syndicats au cours
des deux et trois dernières décades du XIXe siècle.
A. Premiers
efforts d'organisation dans les charbonnages.
B. L'épopée
des carriers.
C. L'unionisme
des ouvriers de la métallurgie.
XVIII. Le Premier Mai.
Troisième partie.
XIX. Le siècle de l'organisation
ouvrière.
XX. La coopération.
XXI. Le groupisme.
XXII. Le mutualisme.
XXIII. Les caisses d'usine.
XXIV. Le mouvement syndical
s'enracine.
A. Les mineurs.
B. Les métallurgistes.
C. Les ouvriers
de la pierre.
D. Construction
et verreries.
E. Les employés.
F. Les paveurs.
G. Le personnel
enseignant.
XXV. Actions et mouvements.
XXVI. La Fédération
Générale des Syndicats.
XXVII. La lutte pour les huit
heures.
XXVIII. Briseurs de grèves.
XXIX. De la crise économique
de 1929 à la politique totalitaire du Rexisme.
XXX. Pourquoi le mouvement
syndical n'est-il pas unitaire ?
A. Les Chrétiens.
B. Les Communistes.
XXXI. Pour conclure.
- Bibliographie.
10 euros (code de commande : 03730).
[BORINAGE - LITTÉRATURE DIALECTALE]. DELAUNOY (Josiane, pseudonyme de Lisa Dujardin) — El' rastindeu de l'rue Claqu'dint. Dessins de l'auteur. [Tournai], Claquedent, 1998. In-8° (162 x 240 mm.) broché, 128 p., illustrations, un feuillet volant d'errata, exemplaire à l'état de neuf.
C'est
le brigand Moneuse qui est mis en scène ici pour une réhabilitation...car
victime de son époque...
L'auteur se décrit comme telle :
« Boraine d'origine, Africaine de
cœur,
Tournaisienne d'adoption,
Picarde par conviction : Josiane Delaunoy, auteur
picarde déjà récompensé par de nombreux
prix...
Née à Wasmes, dans le Borinage,
village du dragon, de Vincent Van Gogh, des Carbeniers, elle y
demeure le temps de son enfance et de son adolescence. Après
une agrégation en Arts plastiques, elle séjourne
plusieurs années au Burundi. Elle s'installe ensuite à
Tournai. Travail d'écriture tant française que picarde. »
10 euros (code de commande : 03751).
[BREYRE
(Adolphe)] — Un mot aux boutefeux. [Frameries-Pâturages], Institut National
des Mines, 1939. In-8° (138 x 212 mm.) agrafé,
80 p., quelques illustrations.
Un ouvrage qu'il
n'est pas fréquent de trouver en si bon état !
Introduction :
Une
part notable de la sécurité de nos travaux miniers
vous est confiée.
Une négligence dans votre travail peut
mettre en danger la vie de nombreux camarades.
Vous devez donc savoir votre métier,
comprendre l'importance de votre mission, avoir conscience de
votre responsabilité.
C'est pour faciliter votre besogne que l'institut
National des Mines a préparé ce petit livre où
le texte est aussi simple que possible de façon à
être compris de tous.
Trois éditions précédentes
ont été rapidement épuisées. Faisant
droit à de nombreuses demandes, nous avons révisé
et complété cette quatrième édition
pour tenir compte des modifications intervenues en 1939 et des
études récentes.
Vendu.
BRUGE (Roger) — Histoire de la ligne Maginot. III. Offensive sur le Rhin. Préface du général d'Esclaibes. Paris, Fayard, 1977. In-8° (153 x 234 mm.) collé, 427 p., (collection « Grands Documents Contemporains »), illustrations hors texte, ex-libris manuscrit sur la page de titre.
Table des matières
:
- Abréviations
françaises et allemandes.
- Préface du général
d’Esclaibes.
Première partie. L’offensive.
1. Dollmann et Laure
face à face.
2. Opération Kleiner
Bär.
3. La « division
de Strasbourg ».
4. La « division
de Colmar ».
5. Seuls sur le Rhin.
Deuxième partie. L’état d’alerte.
6. Les Stosstrupps
prennent position.
7. La nuit la plus longue.
8. La matinée
du 15 juin.
Troisième partie. Le franchissement.
9. Les Sturmboote
traversent.
10. Le sacrifice des
casematiers.
11. Que se passe-t-il
sur la berge ?
12. Les rameurs du Régiment
633.
Quatrième partie. La bataille.
13. Les contre-attaques
françaises.
14. Dans le saillant
de Rhinau.
15. Les Stukas
attaquent.
16. La percée
de la 239e Infanterie Division.
17. Les premiers craquements.
Cinquième partie. La retraite.
18. L’ordre de repli.
19. Le décrochage
sous le feu.
20. Mourir à Marckolsheim.
21. La petite phrase
de Pétain.
- Annexes.
- Le mot de l’auteur.
- Les forces en présence.
- Les sources.
- On peut visiter les
ouvrages de la ligne Maginot.
7 euros (code de commande : 03742).
CAZOTTE (Jacques) — Contes de J. Cazotte. Mille et une fadaises - La patte du chat - Contes divers. Avec une Notice bio-bibliographique par Octave Uzanne. Paris, Quantin, 1880. [Paris ÷ A. Quantin, Imprimeur-Éditeur ÷ 7, rue Saint-Benoit, 7 ÷ 1880] In-8° (148 x 213 mm.) broché sous couverture rempliée (quelques rousseurs), [2 bl.], [3 (faux-titre, mention de tirage, titre)], [1 bl.], XXX, [1 (titre)], [1 bl.], 218, [1 (table], [1 bl.], [1 (colophon)], [3 bl.] p., un bandeau gravé par Gaujean d'après Le Mire et une lettrine en tête de page de la notice, bandeaux et culs-de-lampe, deux gravures hors texte (portrait de Cazotte gravé par Lalauze en frontispice et une gravure de Hanriot d'après Eisen), un fac-similé dépliant d'autographe de Cazotte, dos passé.
Vicaire
indique que la gravure de la notice n'est pas signée, dans
notre exemplaire, la signature de Gaujean apparaît nettement.
Extrait de la notice d'Octave Uzanne :
Le Diable amoureux est demeuré
le chefd'œuvre de Cazotte dans un domaine fantastique de
caractère essentiellement hispano-germanique. La postérité,
qui aime à faire son tri dans le fatras du passé,
et qui pour y mieux voir clair met souvent de lourdes besicles
sur son nez de vieille sibylle, la postérité, qui
porte fréquemment ses jugements à l'aventure, ne
s'est point trompée cette fois. Parmi les meilleurs romans
de notre littérature, l'affabulation étrange de
la diabolique Biondetta et du chevalier Alvare doit être
classée aux premiers rangs. Biondetta la sirène
est bien la créature trois fois femme sous ses diverses
apparences d'ange déchu ; femme par son esclavage
et sa soumission à l'inflexible volonté du maître
qu'elle s'est donné, plus femme encore par sa satanique
transfiguration de Béelzébuth, au moment même
où l'autorité de son amant faiblit dans un baiser
sensuel et un aveu d'amour trop longtemps comprimé.
La gloire littéraire de Cazotte repose
tout entière sur cette nouvelle espagnole si originale
de fond et si élégante de facture. En réunissant
aujourd'hui dans cette collection une série de petits contes
oubliés de Cazotte, dont la plupart sont empreints de l'exquis
mauvais goût des mille et une fadaises du siècle
dernier, nous ne prétendons pas apporter un élément
nouveau à la renommée de l'auteur d'Ollivier,
mais simplement rester dans la logique du plan que nous nous sommes
tracé, au début de cette publication de petits conteurs.
Bibliographie :
- Vicaire
(Georges), Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle,
t. II, col. 955.
25 euros (code de commande : 03740).
[COMMISSION ROYALE DES MONUMENTS, SITES ET FOUILLES]. Bulletin de la C.R.M.S.F. - Tome 23 - 2011. Liège, Commission Royale des Monuments, Sites et Fouilles, 2011. In-8° (202 x 250 mm.) broché, 130 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état avec le feuillet volant d'errata.
Table des matières
:
- In memoriam - Bernard Dethier.
- Le 175e anniversaire de la Commission
royale des Monuments, par Robert Tolet et Pierre
Gilissen.
- Les décors peints médiévaux
de l'abbatiale Notre-Dame et Saint-Jean de Floreffe, par Aline
Wilmet.
- Étude archéologique et
dendrochronologique des charpentes de l'église de la Sainte-Vierge
à Chaussée-Notre-Dame (Soignies), par Gérard
Bavay, Patrick Hoffsummer, Christophe Maggi
et Dimitri Preud'homme.
- Deux petites tours d'artillerie de la
fin du XVe siècle à Namur, par Philippe Bragard.
- Les décors en plâtre au
sein d'un ensemble d'hôtels de maître à Namur
au XIXe siècle. Étude technique et analyse des ensembles
ornementaux, par Laura Goedert.
12 euros (code de commande : 03732).
DE BEER (Jean) — L'Aventure chrétienne. Trois siècles sans pouvoir face au pouvoir. Récit. Paris, Stock, 1981. In-8° (127 x 220 mm.) collé, 417 p., exemplaire en très bon état.
En quatrième
de couverture :
Comment quelques centaines d'hommes, voyageurs
infatigables, conduits par les douze Apôtres et inspirés
par Dieu, ont entrepris la mobilisation du monde, sans autres
armes que la fraternité, la paix et l'amour. Pas à
pas, une société, la nôtre, allait sortir
de tant d'ardeur. Seul, Eusèbe, évêque de
Césarée, (265-340 après Jésus-Christ),
qui détenait des documents et des témoignages irremplaçables
a réuni les éléments de cette histoire des
premiers siècles de l'Église, de ce temps où
celle-ci n'était que souffrante et sans pouvoir.
Jean de Béer a suivi son itinéraire
pour les hommes d'aujourd'hui. Il nous donne un livre remarquablement
documenté, vivant, souvent passionné, toujours passionnant.
5 euros (code de commande : 03735).
FARRERE
(Claude) — Les petites alliées. Illustrations de W. A.
Lambrecht. Paris, Flammarion, [1920]. In-12 (124 x 179 mm.)
demi-percaline chagrinée bleue à coins, 283 p., 12 illustrations hors texte, exemplaire en
bon état et sous une reliure parfaitement saine.
Exemplaire du
tirage courant de la première édition illustrée
de cette chronique de mœurs de la Belle Époque dépeignant
avec une liberté jugée provocante pour son temps
la vie sentimentale, les fumeries d'opium et les liaisons affranchies
entre les officiers de marine et les demi-mondaines dans le vieux
port de Toulon.
Le
numéro d'ordre (84402) qui figure sous la table des chapitres,
permet de confirmer qu'il s'agit d'un exemplaire publié
en 1920.
Introduction :
À Stratonice.
De tous mes livres, voici, je pense, celui qui
me vaudra le plus d'injures, celui qui soulèvera contre
moi le plus d'indignations hypocrites ou sincères, celui
dont tous mes ennemis se réjouiront, celui que beaucoup
de mes amis renieront. C'est un livre malencontreux et malhabile.
Je n'y ai point gardé mesure ni prudence, et j'y ai mis
ma pensée crue. C'est un livre extravagant et invraisemblable.
Peu de gens l'admettront, car les personnages dont je l'ai peuplé
diffèrent essentiellement de tout ce qu'on rencontre entre
Auteuil et Montmartre, bornes raisonnables du monde. Peu de gens
le toléreront, car la morale conventionnelle n'y a point
trouvé place. Les femmes, surtout, lui seront sévères ;
je veux dire les femmes qui, par droit de mariage, sont appelées
honnêtes femmes, les autres ne comptant pas.
Ce livre d'avance détesté et honni,
ce livre qui sera tant attaqué, et que je ne défendrai
point, je désire le dédier à toi. J'en mets
à tes pieds l'offrande, avec mon respect religieux. Daigne
accepter.
10 euros (code de commande : 03718).
FLEISCHMAN
(Théo) — Tapin au soleil d'Austerlitz. Illustrations de Chader. Bruxelles, Éditions
Brepols, 1962. In-8° (153 x 210 mm.) sous reliure toilée
et Rhodoïd d'éditeur, 156 p., illustrations en
couleurs, (collection « Junior Club », n° 10),
exemplaire en bon état.
Chader est le
pseudonyme de l'artiste, peintre et illustrateur belge Charles
Derbaudrenghien, né à Mouscron en 1929.
Ce roman historique pour la jeunesse est la suite des aventures de Tapin, tambour de Bonaparte en Égypte paru en 1957.
7 euros (code de commande : 03733).
GARCIA LORCA (Federico) — Romancero Gitan. Traduction Felix Gattegno. [Alger], Edmond Charlot, 1945. In-8° (123 x 182 mm.) broché, 64 p., (collection « Poésie & Théâtre »), exemplaire numéroté (n° 4054) et non coupé.
Un des chefs-d'œuvre de la littérature espagnole du XXe siècle : le Romancero gitano fut publié en 1928 ; ce recueil de 18 poèmes célèbre la beauté et la douleur d'un peuple marginalisé et élève le folklore andalou au rang de mythe universel.
15 euros (code de commande : 03721).
GENET (Jean) — Journal du voleur. Paris, Gallimard, 1949. 15e édition. In-8° (120 x 188 mm.) broché, 286 p., exemplaire en bon état.
En quatrième
de couverture d'une réédition :
«
Je nomme violence une audace au repos amoureuse des périls.
On la distingue dans un regard, une démarche, un sourire,
et c'est en vous qu'elle produit des remous. Elle vous démonte.
Cette violence est un calme qui vous agite. On dit quelquefois
: "Un gars qui a de la gueule." Les traits délicats
de Pilorge étaient d'une violence extrême. Leur délicatesse
était violence. »
10 euros (code de commande : 03727).
GÉRARD
(Édouard) — Guerre de 1914-1918. La mort de Dinant.
Histoire d'un crime (21, 23, 24 et 25 août 1914). Dinant, Imprimeur-Éditeur L. Bourdeaux-Capelle,
1919. In-8° (134 x 208 mm.) agrafé, 48 p.,
couverture un peu salie et fragile.
Une source mémorielle
de premier ordre pour l'étude des crimes de guerre qui
ont vu le massacre de 674 civils au début de la Première
Guerre mondiale.
Cet ouvrage fut « vendu au profit
des orphelins ».
Avant-propos :
Les
événements tragiques dont la ville de Dinant a été
le théâtre en août 1914 appartiennent à
l’Histoire.
Le souci le plus scrupuleux de l’exactitude,
l’impartialité la plus absolue, en un mot, le respect
de la vérité doivent être la base de toute
œuvre qui prétend fixer ce point de l’histoire
de la Grande Guerre.
Des gens de lettres plus soucieux, parait-il,
de « monnayer notre désastre » – l’expression
n’est pas de moi – que de contribuer à la
« mise en lumière de la vérité »,
ont publié déjà des récits de haute
fantaisie. C’est insulter à la mémoire de nos
martyrs et c’est pourquoi j’ai résolu de ne pas
attendre l’achèvement de l’ouvrage que je mets
actuellement au point, pour brosser à grands traits le
tableau rigoureusement exact des jours néfastes qui, à
tout jamais, ont endeuillé Dinant.
Vendu.
GÉRARD (Emmanuel) — Nouvelle histoire de Belgique 1918-1939. La Démocratie rêvée, bridée et bafouée. Avec la collaboration de Frederik Verleden. Traduit du néerlandais par Anne-Laure Vignaux. Bruxelles, Le Cri Édition, 2010. In-8° (154 x 237 mm.) collé, 281 p., (collection « Histoire », série « Nouvelle Histoire de Belgique »), exemplaire en très bon état.
En quatrième
de couverture :
Ce
volume consacré à la période d’entre-deux-guerres,
traite de la démocratisation rapide de la politique belge
après la Première Guerre mondiale, de la crise parlementaire
des années trente, conséquence d’une tentation
autoritaire présente dans toute l'Europe, de la dépression
économique et de l’intégration problématique
des travailleurs dans le système politique. L’auteur
s’intéresse également à la nouvelle
culture politique qui se met en place après la guerre,
aux changements affectant le paysage des partis, aux relations
entre mondes politique et financier, à l’impact de
la politique étrangère et militaire et, enfin, au
rôle de la monarchie.
Il est difficile de jeter sur cette période
un regard impartial. Le souvenir laissé par l’interbellum
en général et ses dix dernières années
en particulier est sombre. En 1918, beaucoup voulaient en revenir
à la Belle Époque, mais en 1945, personne ne souhaite
retourner aux années trente. Dans la mémoire collective,
l’interbellum représente une période de crise.
Cette impression tient en grande partie à L’association
presque automatique des années trente au fascisme et à
l’issue funeste de cette décennie. Elle ne correspond
toutefois pas complètement à la réalité
: un large éventail de jeunes, et pas seulement des fascistes,
veulent introduire une « nouvelle ère » et
poursuivront après la guerre sur cet élan rénovateur.
Si l’on regarde l’histoire de façon pragmatique,
on doit constater que beaucoup de réformes de la période
de la Libération trouvent leur origine dans le creuset
et le laboratoire de pensée des années trente.
10 euros (code de commande : 03738).
[GOSSEC (François-Joseph)]. DUFRANE (Louis) — Gossec. Sa vie, ses œuvres. Paris - Bruxelles, Librairie Fischbacher - Maurice Lamertin, 1927. In-8° (165 x 250 mm.) broché, 267 p., quelques illustrations hors texte, feuillet volant d'errata, ex-libris de Farnand Martin dessiné par Bertrand Gobbaerts, exemplaire non coupé, couverture un peu défraîchie.
Avertissement :
Les
partitions de Gossec ont disparu depuis longtemps des répertoires.
Mais elles n'ont point cessé de retenir l'attention des
musicographes, et par là elles nous sont restées
plus ou moins familières... En revanche, la vie et la carrière
du compositeur nous sont assez mal connues. Bien qu'extrêmement
intéressantes à étudier, elles n'ont encore
fait l'objet d'aucune biographie détaillée.
On s'expliquera dès lors, que dans cet
ouvrage de vulgarisation, je me sois attaché davantage
à dévoiler l'homme qu'à disséquer
son œuvre artistique. Aussi bien il n'est pas défendu
de penser que le Gossec rénovateur de l'enseignement, éducateur
des masses et créateur de la musique concertante populaire,
dépasse de beaucoup le Gossec compositeur de menuets et
d'opéras-comiques. Si l'art musical s'est démocratisé
chez nous dès le début du XIXe siècle ;
si plus tard il a pénétré, sous forme d'orphéons,
de fanfares et d'harmonies, jusqu'à dans
nos moindres bourgades, c'est à l'ancêtre Gossec
qu'on le doit, au Gossec de 1789, au « Tyrtée
de la Révolution ». C'est à ce Gossec-là
que vont notre reconnaissance et notre admiration.
Cet ouvrage doit être considéré
essentiellement comme une biographie qu'on a essayé de
rendre aussi complète que possible.
La vie de Gossec offre aux chercheurs et aux
historiens deux périodes nettement tranchées :
une période d'obscurité et une période de
clarté, pourrait-on dire. Des années antérieures
à 1753 on ne connaît presque rien et en tout cas
rien de précis. Pas le moindre bout d'écrit sur
quoi nous appuyer, si ce n'est un extrait baptistaire, et aussi
un acte de mariage, fort troublant mais non décisif, que
nous avons retrouvé à Anvers. C'est tout. De longues
recherches, de consciencieuses enquêtes poursuivies à
Vergnies, à Walcourt et à Maubeuge nous ont cependant
permis d'étayer de très solides conjectures, mais
ce ne sont que des conjectures...
Par contre, la carrière de Gossec après
1752, et surtout après 1760, est des plus aisée
à retracer. Les documents abondent, qui nous renseignent
à souhait : journaux, mémoires, rapports, libelles,
pamphlets, les uns très connus, les autres plus ou moins
inédits (telle la correspondance du citoyen Durieu). J'ai
abondamment tiré parti de ces collections d'imprimés
en m'efforçant d'en coordonner de nombreux extraits. C'est
dans le même esprit que j'ai cité et commenté
les ouvrages consacrés en tout ou en partie à Gossec
par les critiques et les musicographes d'hier et d'aujourd'hui.
Tous ces ouvrages font l'objet de notes où sont mentionnés
auteurs, titres, éditeurs et lieux de publication. Toutefois,
je n'ai indiqué aucun éditeur pour la Correspondance
littéraire de Grimm, non plus que pour les Mémoires
secrets (Bachaumont). Ces deux recueils ayant été
écrits au jour le jour, j'y renvoie aux dates et non aux
pages, ce qui permettra de consulter indifféremment toutes
les éditions qu'on trouve dans les Bibliothèques.
Pour les Essais de Grétry, on se référera
à l'édition populaire d'Eug. Muller, parue sous
le titre : Voyages, études et travaux. (Paris,
Delagrave, 1889.)
15 euros (code de commande : 03755).
GRAINDORGE
(Frédéric-Thomas) — L'Entêtement funeste.
(Le 9 août 1914). Réflexions critiques d'un contribuable
belge sur la situation de son pays. Paris-Bruxelles-Nice,
C[ompagn]ie Int[ernationa]le de Publicité Littéraire
et Artistique, [ca 1915-1916]. In-8° (108 x 162 mm.)
agrafé, 23 p.
Cette rare brochure
est un modèle réduit de la guerre psychologique
par l'imprimé : un texte rédigé par
un collaborateur belge, commandé et validé par un
censeur allemand à Bruxelles, habillé du nom d'un
personnage d'Hippolyte Taine, et faussement attribué à
des typographes niçois de la rue Pertinax...
L'Entêtement
funeste fait partie
des brochures de subversion que les services d'occupation allemands
diffusaient dans la population belge. Le but de cette publication
était de démontrer que le peuple belge avait été
trompé par des dirigeants « ignorants et coupables »
face aux ambitions géopolitiques des grandes puissances
européennes : la classe politique était accusée
d'avoir aveuglément cru en la pérennité de
la neutralité belge et d'avoir négligé la
défense nationale.
La propagande allemande en Belgique occupée
utilisait massivement de faux auteurs francophones ou de faux
profils de « citoyens belges révoltés »
pour diviser l'opinion publique. En empruntant le pseudonyme
très littéraire de Frédéric-Thomas
Graindorge (un personnage fictif créé à
l'origine par Hippolyte Taine), les propagandistes cherchaient
à donner du crédit et une apparence de respectabilité
intellectuelle à un texte destiné à saper
le moral des Belges.
Cette brochure fut l'objet d'une publicité
intense – notamment dans le Guide sommaire des chemins
de fer et des trains vicinaux de novembre 1916, et dans le
numéro de février 1916 du Börsenblatt für
den Deutschen Buchhandel).
Cerise sur le gâteau, pour tromper le
lecteur, le Presseabteilung à l'initiative de cette publication
poussa la supercherie jusqu'à indiquer une fausse mention
d'imprimeur : « Imprimerie de la Revue Internationale,
Nice, 16, Rue Pertinax » !
Bibliographie :
- De Schaepdrijver (Sophie), « Deux
patries. La Belgique entre exaltation et rejet, 1914-1918 »,
dans Cahiers d'Histoire du Temps présent, n°
7, pp. 17-49.
- Börsenblatt für den Deutschen
Buchhandel, n° 26, 2 février 1916, p. 656.
20 euros (code de commande : 03752).
HASTIER (Louis) — Vieilles histoire. Étranges énigmes. Cinquième série. Madame de Korff et Fersen. - Napoléon faussaire. - Le Rouge et le Noir. Ses personnages originaux. - Feu Paganini. - Le procès de la « Dame de Monsoreau ». Paris, Librairie Arthème Fayard, 1961. In-8° (115 x 183 mm.) broché, 327 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième
de couverture :
Louis
Hastier a réussi à conquérir un vaste public
grâce à sa façon de nous introduire dans les
plus grands mystères de l'histoire et de les renouveler
par une moisson de documents inédits.
Les renseignements que notre auteur a recueillis
à bonne source sur Fersen et Mme de Korff, jusqu’à
présent demeurée dans l’ombre malgré
son importante participation aux préparatifs de la fuite
à Varennes, sont d’un intérêt accru par
les informations inédites que cette cousine de Fersen a
données sur ce personnage.
Napoléon faussaire présente
le grand homme de guerre recourant à des moyens indignes
de son génie pour ruiner le crédit de ses ennemis.
Louis Hastier montre ensuite – et
c’est le chapitre capital du livre – ce qu’étaient
les personnages originaux du Rouge et le Noir, bien différents
de ceux dépeints par Stendhal.
En lisant ensuite les pérégrinations
de feu Paganini, on se croit transporté en plein
Moyen Âge, tant paraissent d’une autre époque
les mesures vexatoires prises, au milieu du XIXe siècle,
par un prélat ultramontain qui s’opposa à l’inhumation
en terre chrétienne des restes du grand virtuose.
Enfin, le Procès de la Dame de Monsoreau
nous apprend qu’après un certain délai, les
historiens-romanciers peuvent prendre impunément envers
la vérité historique les plus grandes libertés.
Louis Hastier, qui ne saurait être rangé parmi les
écrivains de cette catégorie, a trop le respect
de l’Histoire pour se permettre la moindre fantaisie dans
ses études.
4 euros (code de commande : 03724).
[LANDUYT
(Octave) et SZYMKOWICZ (Charles)] — Octave Landuyt - Charles
Szymkowicz. À corps perdu corps retrouvé. Mons, Musée des Beaux-Arts, 1996. In-4°
(243 x 301 mm.) broché sous couverture à rabats,
254 p., nombreuses reproductions en couleurs à pleine page,
très bon exemplaire, peu courant.
Ouvrage publié
à l'occasion de l'exposition éponyme organisée
au Musée des Beaux-Arts, à Mons, du 17 février
au 31 mars 1996.
Table des matières
:
- Les
artistes, par Léo Ferré.
- Fraternellement, par Étienne
Van Bastelaer.
- À Mons. À corps perdu
corps retrouvé, par Maurice Lafosse.
- Les poètes Octave Landuyt et
Charles Szymkowicz, par Jan d'Haese.
- Langsheen Octave Landuyt en Chales
Szymkowicz, par Jan d'Haese.
- Landuyt à vol d'oiseau,
par Élie Saegeman.
- Avec ses yeux d'aigle, par Léo
Ferré.
- Szymkowicz. L'enfant de la mémoire,
par Paul Caso.
- Octave Landuyt.
- Charles Szymkowicz.
40 euros (code de commande : 03743).
[LIGNE (Charles-Joseph Lamoral, prince de)]. Nouvelles Annales Prince de ligne. Tome I. Bruxelles, Hayez, 1986. In-8° (150 x 225 mm.) broché, 158 p., quelques illustrations, couverture frottée.
Table des matières
:
- Le Prince de ligne
aujourd'hui, par Georges Sion.
- Le Prince et le Maréchal : Ligne et les Rêveries
du Maréchal de Saxe, par Guy Basil.
- Portraits perdus ou peu connus du Prince, par Georges Englebert.
- Le Prince de Ligne et Rémond de Sainte-Albine, note bibliographique,
par Pierre Gason.
- L'histoire des Préjugés et Fantaisies militaires.
Le Prince-écrivain, l'illustrateur, par Jeroom Vercruysse.
- Lectures de la noblesse bruxelloise du XVIIIe siècle,
par Bernard Desmaele.
- Bonne nuit, cher Prince, par Georges Sion.
- Comptes rendus, par J.L. De Paepe, P. Muret, J. Vercruysse et
R. Wellens.
10 euros (code de commande : 03750).
LINDEMANS (Jan) — Toponymie van Opwijk. Brussel, Standaard-Boekhandel, 1930. In-8° (165 x 254 mm.) broché, X, 219 p., une carte à déplier hors texte, (collection « Nomina Geographica Flandrica », Monographieën I), rousseurs.
Table des matières
:
- Voorbericht.
- Erratum.
- Inleiding.
1. Geographische schets der
gemeente.
2. Historische schets.
3. De naam der gemeente.
4. Bronnen.
5. Wijze van bewerking.
I. Lijst.
II. Kadastrale ligging der besproken toponiemen.
III. Overzicht van het materiaal.
1. Historische aardrijkskunde.
- Hoogten
en laagten.
- Waterloopen.
- Bodemgesteldheid.
- Boschland.
- Onbebouwd
land.
- Broek-,
meersch- en weiland.
- Akkerland.
- Heiningen,
afsluitingen en slagboomen.
- Tuinbouwland.
- Woningen.
- Gehuchten,
wijken en buurtschappen.
- Verkeerswegen.
- Vijvers
en putten.
2. Taalstudie.
- Geschiedenis
van het klankstelsel.
- Verbuiging.
- Woordvorming.
- Woordenschat.
3. Plaatselijke geschiedenis
en oudheidkunde.
- Cultuurgeschiedenis.
- Dieren.
- Planten.
- Folklore.
- Geslachtnamen.
- Afbeeldingen
- Toponymische kaart
der gemeente.
- Drieledige akkers.
- Tweeledige akkers.
- Laat ontgonnen akkers.
- Perceelen die hun naam
aan den vorm ontleenden.
- Oude dorpskom van Opwijk,
volgens het kaartboek van 1725.
15 euros (code de commande : 03717).
[LODELINSART - CARTE PORCELAINE].
Produits de l'industrie belge. Exportation. (Assortiments ad
hoc.) Philippe Loral, Lodelinsart, près Charleroi (Belgique.)
Carte-porcelaine (119 x 83
mm.) en couleurs imprimée par le lithographe Gustave Delacre
& Sœur, à Gilly, vers 1857.
Une rare carte
porcelaine imprimée par un lithographe non répertorié
par Marie-Christine Claes.
On ne connaît
rien de Philippe Loral sinon une mention dans l'Almanach du
commerce et de l'industrie de 1857, où l'on trouve,
p. 194, à la rubrique « Ver à vitre »
de la section « Lodelinsart », un « P.
Loral ».
Quant à l'imprimeur, Ulysse Capitaine
indique : « Il y a environ huit ans que M. Gustave
Delacre, de Dunkerque, a créé à Châtelet
une seconde imprimerie ; jusqu'aujourd'hui (1865), elle n'a encore
produit que de menus ouvrages tels qu'affiches, etc. »
Bibliographie :
- Capitaine (Ulysse), Recherches sur l'introduction
de l'imprimerie dans les localités dépendant de
l'ancienne principauté de Liége et de la province
actuelle de ce nom, dans Le Bibliophile belge, première
année - N° 2 - 1866, p. 106.
- Claes (Marie-Christine), Répertoire
des Lithographes actifs en Belgique sous la période hollandaise
et le règne de Léopold Ier (1816-1865), IRPA,
2012 (mise à jour 2024)
- Tarlier (H.), Almanach du commerce
et de l'industrie publié avec le concours du Gouvernement
[...] sur les documents fournis par les Administrations communales.
Année 1857, p. 194, col. 3.
30 euros (code de commande : 03745).
MICHALOWSKI (Kasimierz) — L'art de l'ancienne Égypte. Paris, Mazenod, 1971. In-4° (253 x 320 mm.) sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 601 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, plans, (collection « L'Art et les Grandes Civilisations »), ex-libris manuscrit sur la page de titre, exemplaire en bon état.
Table des matières
:
- L'énigme du sphinx et des hiéroglyphes.
- La découverte
de l'Art Égyptien.
- Sur le Nil.
- Le pays et les hommes.
- Les signes mystérieux.
- La langue et la littérature.
- Les dieux écrivent l'histoire.
- Les cadres chronologiques.
- Le ciel et les étoiles.
- La religion.
- Le soleil se lève.
- Les débuts de
l'Art, Époque prédynastique et dynasties thinites.
- L'horizon de Ra.
- Architecture et art
de l'ancien Empire.
- Khnoum crée l'homme.
- Le canon de la représentation
humaine.
- Après l'éclipse.
- Décadence de
la période intermédiaire et renaissance sous le
Moyen Empire.
- Le zénith d'Amon et Aton.
- L'art classique du
Nouvel Empire.
- L'habitat terrestre des dieux.
- Le canon du temple
et l'architecture des grands conquérants.
- Avant le coucher du soleil.
- La Basse Époque.
- Naissance du nouveau dieu.
- L'Égypte chrétienne.
- Documentation :
- Documents photographiques.
- Légendes des
photographies.
- Les sites archéologiques.
- Caractères hiéroglyphiques.
- Couronnes royales et
sceptres.
- Divinités de
l'ancienne Égypte.
- Canons de l'art égyptien.
- Exemples d'architecture
funéraire.
- Canon du temple classique
égyptien.
- Colonnes et chapiteaux.
- Cartes.
- Bibliographie.
- Noms cités dans
l'ouvrage.
15 euros (code de commande : 03746).
MOREAU (Marcel) — Incandescences. Égobiographie tordue (L'Ivre Livre). Quintes (Extraits). Préface de Guy Denis. Lecture de Danielle Bajomée. Bruxelles, Éditions Labor, 1984. In-12 (110 x 180 mm.) broché, 268 p., (collection « Espace Nord », n° 10), exemplaire en très bon état.
Extrait de la préface
:
Je
mesure l'importance d’un écrivain à la crainte
qu’il m'inspire. Qui a du cran, culot, talent d'écorcher
la moraine jusqu'à l'os me fascine. Authenticité,
sincérité ?... Certains auteurs déshabillent,
ôtent des dentelles, humorisent, nasalisent. D'autres déculottent,
défenestrent. D'autres arrachent, beuglent, meuglent. Certains
insultent.
Moreau, lui, véhémente. Il cavale
dans la horde des écorcheurs. Il parle de soi, de soi,
de soi. Comme ces crucifiés, ces mystiques qui labourent
leur âme pour produire des livres vénéneux.
« Si ce n’est pas pour parler de soi, à
quoi bon écrire ? L'œuvre ou la quête de
soi-même, jamais aboutie », dirait Cioran.
Moreau n'indique ni décors, ni dates,
ni bornes, ni tenants, ni aboutissants. La corde des phrases suffit
à sa spéléologie intérieure. D'où
l'aspect torse et morse de sa biographie. Son sujet n’est
point la mémoire mais la langue. Car « seul
le verbe en action peut (lui) rendre la mémoire ».
Reste donc à savoir comment elle a germé dans sa
gorge avant d'enflammer sa tête et quelles ardeurs l'ont
conduit au verbe ?
Les entrailles de Moreau sont boraines. Morves,
urine, tampax, crassiers, crachats. Ce carbonivore tire des creux
de son enfance les visions des souterrains, des taupinières,
des caches. Il y devient un timide aux fureurs rentrées.
D'où l'intensité de sa violence.
Des pistes aux étrons nourrissent son
appétit des souillures. Le discours de l'échec,
le mutisme, maladies wallonnes, le révoltent. Aux grands
mots, il préfère les échelles de son père,
le couvreur, et les cerceaux des morveux. Autodidacte comme beaucoup
de grands écrivains, il vit « braguette ouverte »,
aime la bagarre, le vice. Quelles qualités ! Pour
prendre de vitesse le ratatinement de la cervelle !
Prurit, urticaire, érubescence... Rustre,
le jeune Moreau aime contre le puritanisme ouvrier mais, pour
vivre, se voit obligé de courber l'échine. Ses abaissements
l'aideront à lever le degré de sa véhémence.
Il s'imagine bientôt que l'écriture l'aidera à
juguler le désespoir. Grâce à elle, il brave
l'ordre, s'exalte dans les patois des blasphèmes, contracte
la manie du contre-dire, un apéritif pour le contre-écrire.
De ses humiliations, il tire le goût de la lutte :
« un corps pour exister dans l'instant, une phrase
pour aller un peu plus loin que l'instant, tel est le sens des
combats nouveaux. »
Voilà saisi l'enjeu de l'égobiographie,
ce genre hybride. Roman, essai, poème. Un genre suprême.
Vendu.
N’DJOK (Kindengve, pseudonyme du père Jean-Marie Carret) — Kel’lam, fils d’Afrique. Récit. Jaquette de Ch. Lemmel et illustrations intérieures de Pierre Joubert. Paris, Alsatia, 1958. In-8° broché sous jaquette illustrée d'éditeur, 261 p., (collection « Ruban Noir », n° 3), bon exemplaire (malgré quelques petits accrocs à la jaquette), non coupé.
Sur la jaquette :
Ce
livre fait éclater pour nous, au travers des épisodes
simples ou tumultueux de le vie d'un enfant du Cameroun, l'étonnante
poussée de sève qui transforme jour après
jour ce coin de terre africaine.
Kel'lam, cet enfant heureux, cet écolier
modèle, ce fonctionnaire remarquable et remarqué,
ce chrétien solide, devient délégué
territorial. Il accepte alors le dialogue avec d'autres hommes
de bonne volonté, malgré les « questions
brûlantes » qui, souvent mal posées, engendrent
alors l’incompréhension et la haine.
Cas pages de vérité, puissantes
et lucides, passionneront tous les Français, jeunes et
mûrs, que hante le plus grave problème de l'heure
présente : celui d’une Union Française
enfin vivante et pacifiée.
Bibliographie :
- Mbouopda (David), Imagerie néocoloniale
dans le roman français et francophone contemporain ou expression
de la révolte, en ligne sur le site Mondes francophones.
- Feze (Yves-Abel) et Mbouopda (David),
Le voyage Afrique noire - Occident - Afrique noire : (re)découverte
de l’autre et de soi, en ligne sur le site Mondes francophones.
13 euros (code de commande : 03726).
NEUVILLE (Jean) — La C.S.C. en l'an 40. Bruxelles, Vie Ouvrière, 1988. In-8° (155 x 239 mm.) sous reliure et jaquette d'éditeur, 351 p., (collection « Histoire du Mouvement Ouvrier en Belgique », n° 10), exemplaire en très bon état.
Sur la jaquette :
On
a tenté de ramener les événements qui ont
secoué la Confédération des syndicats chrétiens
pendant la guerre de 1940 à une simple différence
de situations socio-politiques en Flandre et en Wallonie. Jean
Neuville, après un travail patient de récolte et
d'étude de documents, croit au contraire que l'affrontement
des idéologies y joue un rôle capital. Sa conviction,
est qu'il s'agit moins d'une opposition entre flamands et wallons
qu'entre partisans de la démocratie et victimes de la fascination
nationaliste, antichambre du pouvoir fort. Si le conflit est apparu
comme opposant les Wallons aux Flamands, c'est que ces derniers
se sont trouvés dans des conditions historiques qui ont
favorisé l'imprégnation nationaliste.
L'auteur ne s'est pas borné à
relater et analyser le phénomène du déchirement
qui s'est produit le 13 novembre 1940. La seconde moitié
de l'ouvrage est consacrée à la description du processus
de reconstruction de l'unité de la C.S.C. qui permit à
celle-ci de se présenter à nouveau comme organisation
nationale au lendemain de la libération. C'est l'occasion
de tenter de cerner l'impact de la hiérarchie catholique
et des aumôniers sur les syndicats chrétiens mais
aussi de souligner l'importance des ambitions ou simplement des
projets de personnages dont la taille déborde la moyenne.
Cette démarche permet également à l'auteur
d'évoquer l'origine du malaise ressenti par les wallons
dans la C.S.C. telle qu'elle était structurée avant
guerre.
18 euros (code de commande : 03729).
PALUSTRE
(Léon) — La Renaissance en France par Léon
Palustre. Deuxième
livraison. Île-de-France (Oise). Exemplaire sur papier
de Hollande. Paris, Quantin,
1879. [Paris / A. Quantin,
Imprimeur-Éditeur / 7, rue Saint-Benoît / M DCCC
LXXXIX.] In-f° (330 x 460 mm.)
broché, [42 (pp. 51-93)] p., 16 gravures à
l'eau-forte dont 12 dans le texte (1 bandeau, 10 vignettes, et
1 cul-de-lampe) et 4 hors texte (en deux états), exemplaire
sur papier de Hollande, en bon état malgré un manque
au premier feuillet de la couverture.
Ouvrage magnifiquement
illustré de 16 gravures à l'eau-forte sous la direction
d’Eugène Sadoux.
Extrait du texte de Jules
Guiffrey :
Afin
de donner une idée du contenu du fascicule que nous avons
sous les yeux, nous présenterons une liste des monuments
qui s'y trouvent décrits et dont les gravures reproduisent
l'aspect général ou les parties les plus remarquables.
[...]
L'auteur s'occupe successivement de la cathédrale
de Beauvais ou, pour parler plus exactement, des parties de la
célèbre église qui appartiennent au seizième
siècle, c'est-à-dire les deux bras du transept,
la lanterne, dont le sommet atteignait une hauteur de cent cinquante-quatre
mètres et qui dura quelques années à peine,
les sculptures des deux portes septentrionale et méridionale,
enfin, certains vitraux dont l'origine est attribuée avec
toute vraisemblance à Nicolas le Prince, fils du célèbre
peintre verrier de Beauvais, Engrand le Prince.
De la cathédrale, nous passons, sans
quitter la ville, à l'église Saint- Étienne
et aux superbes verrières que la famille des Le Prince
a laissées dans ce monument. Les plus remarquables représentent
la légende de saint Eustache, un arbre de Jessé
et la légende de Notre-Dame-de- Lorette.
Dans la ville de Beauvais, M. Palustre nous
conduit encore devant une maison de la rue Saint-Thomas, décorée
de carreaux émaillés, exemple de décoration
où il ne voit qu'une fantaisie isolée, et non un
« type d'art normal » ; puis à
la maison à pans de bois, dite de l'Image Saint-Jean,
enfin à une autre habitation particulière, sise
rue de la Frette, bâtie en 1562.
L'église de Meignelay se recommande à
l'attention des archéologues par ses voûtes « qui
n'ont peut-être pas leurs semblables dans la France entière »,
et aussi par un petit monument funéraire, rappelant par
l'ensemble de la conception le monument de Sidrach de Lalaing
à Saint- Omer [...].
Un retable en pierre, daté de 1549, et
un calvaire, conservés à Ravenel, une décoration
de porte à Saint- Martin-aux-Bois, ne retiennent notre
guide que peu d'instants. Les ornements de la porte-chapelle,
les riches vantaux des deux églises de Saint- Antoine et
de Saint-Jacques, le banc-d'œuvre daté de 1587, dans
l'église de Saint-Germain, sont les seules traces que l'architecture
de la renaissance ait laissées dans la ville de Compiègne ;
c'est bien peu sans doute, mais il n'y a pas autre chose à
signaler. L'hôtel de ville, l'évêché
et quelques pierres tombales du cloître de la cathédrale,
à Noyon, n'offrent qu'un intérêt secondaire
au point de vue qui fait l'objet des recherches de notre auteur.
Le portail de l'église de Montjavoult,
œuvre de l'architecte Jean Graffin, offre matière
à un curieux rapprochement. M. Palustre retrouve les principales
dispositions de ce portail à la grosse tour de Gisors,
et il en conclut que le même architecte a dirigé
les deux constructions.
Quelques fragments du château de Sarcus,
sauvé sous la Révolution pour être condamné
à la destruction par le dernier de ses propriétaires,
fournissent la matière d'une notice fort intéressante.
L'auteur examine l'opinion qui attribuait le plan de cet édifice
à l'architecte ou ingénieur italien trop vanté,
fra Giocondo, et après en avoir démontré
l'inanité, il rend à un maître français
l'exécution de ce monument dont malheureusement il n'existe
plus que des débris épars.
Le petit château de Chantilly soulève
une question bien délicate et que M. Palustre croit pouvoir
résoudre. Selon lui, la comparaison d'Écouen et
du château de Chantilly prouverait que les deux édifices
appartiennent au même architecte, c'est-à-dire à
Jean Bullant. L'architecte du connétable de Montmorency
aurait été occupé à la construction
de Chantilly de 1559 à 1570, période durant laquelle
on perd complètement sa trace, tandis que le connétable
aurait utilisé les loisirs forcés que lui faisait
une seconde disgrâce en employant à cette fantaisie
son architecte ordinaire. Si séduisantes que soient de
pareilles conjectures, quelque plausibles que paraissent les arguments
rassemblés à l'appui de cette thèse, il serait
prudent d'attendre la découverte d'un document positif
pour faire passer cette ingénieuse hypothèse dans
le domaine des faits historiques. Jusqu'à cette heureuse
rencontre, que ne nous permettent guère d'espérer
les archives du château de Chantilly, nous demandons la
permission de rester dans le doute.
Le château de Verneuil, dont il ne reste
plus qu'un souvenir et les planches de Ducerceau, inspire à
M. Palustre une observation d'un grand intérêt. Salomon
de Brosse est né à Verneuil ; or, on a constaté
l'existence à Verneuil, en 1568, d'un certain maître
architecteur, nommé Jean Brosse; enfin, le château
du Luxembourg présente des analogies incontestables, dans
le plan comme dans la décoration, avec celui de Verneuil ;
les conclusions sont faciles à tirer : Salomon de
Brosse serait fils de Jean Brosse, qui aurait dirigé la
construction du château de Verneuil ; Salomon de plus
se serait inspiré pour le palais du Luxembourg de l'œuvre
paternelle traitée avec une prédilection toute particulière
par l'auteur des Plus excellents bastimens de France. Tout cela
mérite confirmation ; mais l'hypothèse n'a
rien que de très plausible. Elle s'appuie sur un ensemble
de petits faits et d'observations qui nous convaincraient entièrement,
si nous n'avions fait, et plus d'une fois, l'expérience
qu'en pareille matière il faut exagérer la défiance.
La monographie du département de l'Oise
se termine par la description d'une petite habitation rurale,
le manoir de Huleux, dans la commune de Néry, remarquable
par ses décorations extérieures et deux cheminées
monumentales, dont l'une, portant la date de 1551, a perdu ses
jambages ; M. Palustre signale enfin un joli encadrement
de porte du temps de François Ier, à Crépy-en-
Valois, et clôt son travail par une note sur fra Giocondo.
Voici maintenant la liste des planches à l'eau- forte consacrées
aux monuments décrits dans cette livraison :
1° Vantaux de la porte méridionale
de Beauvais, par E. Sadoux.
2° Détails des vantaux de Beauvais,
par E. Sadoux.
3° La légende de saint Eustache,
vitrail exécuté par Jean le Prince en 1554, à
l'église Saint-Étienne de Beauvais.
4° L'arbre de Jessé, vitrail exécuté
par Engrand Le Prince, vers 1518, à l'église Saint-Étienne
de Beauvais.
5° Monument funéraire de Maignelay.
6° Débris du château de Sarcus,
par E. Sadoux.
7° Portail de l'église de Monjavoult.
8° Détail du portail de Monjavoult.
9° Fenêtre du château de Sarcus.
10° Petit château de Chantilly, par
E. Sadoux.
11° Le petit château de Chantilly,
vue prise du côté du jardin.
12° Manoir de Huleux.
13° Cheminée du manoir de Huleux.
14° Porte de 1537, à Crépy-en-
Valois.
15° Mufle de lion, sculpté par Jean
le Pot aux vantaux de la cathédrale de Beauvais.
16° Rinceaux et enfants servant de tête
de page.
Bibliographie :
- Jules Guiffrey, La Renaissance en
France, par Léon Palustre. Deuxième livraison. Ile-de-France
(Oise), dans Bibliothèque de l'École des
chartes, vol. 41, 1880, pp. 260-266.
![]() |
| Petit château de Chantilly (gravure à pleine page en regard de la p. 80). |
25 euros (code de commande : 03722).
PERREAU (Robert) — La lutte pour le Mort-Homme en 1916. Au 203e Régiment d'Infanterie. Suivi de quelques considérations sur la guerre et sur le Poilu de 1914-1918. Meaux, Éditions de l'Archer, 1979. In-8° (136 x 209 mm.) broché, 79 p., deux illustrations, une carte hors texte.
Avant-propos :
La
bataille de Verdun, il s’agit bien entendu, du terrible déferlement
allemand qui prit son départ le vingt et un février
1916, caractérisé par les énormes effectifs
engagés. L’attaque visait à s’emparer
de la ville de Verdun, en progressant sur les deux rives de la
Meuse et tailler dans l’immense front d’Ostende à
Belfort, une brèche qui permît au flux allemand de
s’écouler et bouleverser jusqu’à une débâcle
décisive, le dispositif français coupé en
deux.
L’Allemagne y mit le prix. On n’avait
jamais connu d’aussi fortes concentrations d’artillerie
de tous calibres, autant de tonnes d’obus, s’abattant
sur les positions françaises. Fréquence, densité
et acharnement de bombardements hachant tout pour que rien ne
subsistât de vivant.
Contre toute attente, il en resta quelques-uns
qui vivaient encore, des fantômes d’hommes dans une
dévastation effroyable, trouvant encore dans leur délabrement,
la force de tirer, avant d’être submergés par
le nombre. Épaves qui retardaient successivement les vagues
de l’assaillant jusqu’à l’arrivée
de divisions fraîches. Et, finalement, après des
mois d’une lutte acharnée, au prix d’hécatombes,
on fit échec à l’armée allemande en
la forçant à lâcher prise.
Il fallut plus de dix mois pour en arriver là,
d’abord pour stopper l’assaillant. Des offensives, l’année
suivante, en 1917, pour récupérer le terrain perdu.
Le récit de cette bataille est une œuvre
globale de Jacques Péricard et d’hommes de sa trempe,
tous ayant combattu à Verdun. Il était encore temps
de recueillir leurs témoignages et de les contrôler.
Plus de six mille combattants de Verdun, qui en ont connu toutes
ses phases, et à tous les niveaux, ont aidé Péricard.
Dans l’ouvrage qui résultera de cette collaboration,
l’Histoire est à l’échelon de l’Homme.
Elle rapporte jusqu’au moindre détail. Le tout se
raccorde aux périodes et les lieux, respectant l’ordre
chronologique. Verdun. 1914-1918 est un gros livre. Il
peut suffire, à lui seul, comme au complément indispensable
à la sécheresse des ordres et des documents militaires,
ainsi qu’aux historiques d’unités.
Il ne peut guère avoir de lacunes, mais
le hasard des témoignages recueillis, favorise plus ou
moins en abondance, tel ou tel secteur ou telle période
de cette année 1916. Y a-t-il des vides à combler ?
Je ne le crois pas. Mais la densité des textes peut être
inégale.
Il m’est revenu que la période s’étendant
du mois de juin au mois de décembre 1916, en ce qui concerne
particulièrement le Mort-Homme et la Cote 304, soit moins
fournie. On connaît mal ce que fut la lutte pour le Mort-Homme,
durant ces six mois.
J’appartenais, à ce moment-là,
au 203e d’infanterie qui, à trois reprises, au cours
des mois de juin à décembre, combattit au Mort-Homme.
C’est ce qui fera l’objet de cet ouvrage.
J’ai cru bon d’y ajouter des commentaires,
à propos de « Poilu » de 1916, et
aussi ce que fut le Poilu-type de la guerre 1914-1918.
À quoi dut-il son extraordinaire détermination ?
Pourquoi tint-il jusqu’à la sonnerie du clairon de
l'Armistice de 1918 ?
Devant Verdun, en cette année 1916, nous
fûmes absolument seuls, les Allemands et nous, seuls
face à face, et sans aucun allié. C’était
la France qui s’obstinait par ses propres moyens. Comme l’écrivit
Jacques Péricard : « C’était
à Verdun que les vivants faisaient la relève des
morts, mais à Verdun également, que les morts continuaient
à se battre avec les vivants. »
Vendu.
PFEIFFER (Robert) et LADRIÈRE (Jean) — L'aventure rexiste. Bruxelles, Pierre De Meyere, 1966. In-8° (135 x 213 mm.) broché, 181 p.
En quatrième
de couverture :
Un
à un, ils disparaissent, les derniers témoins de
la folle aventure rexiste ; ou, comme Camille Huysmans et
Fernand Brunfaut, ils sont chassés de la scène politique.
L'oubli, le silence et la mort augmentent les distances :
elles semblent si loin de nous, les années 35, 36, 37...
Et pourtant que d'événements comiques, insolites,
grotesques, passionnants, tragiques aussi, se sont passés
durant cette époque !
Robert Pfeiffer et Jean Ladrière ont
tenté d'en écrire l'histoire. Ils racontent la vie
du mouvement rexiste depuis sa naissance jusqu'à la Libération :
l'enfance de Degrelle, Degrelle à Louvain, le Congrès
de Courtrai, les élections de 1936, les Rexistes au Parlement,
Degrelle contre Van Zeeland et contre le Cardinal Van Roey, les
élections de 1939, la guerre de 1940, l'occupation, les
collaborateurs et les résistants.
Il faut que ces années, pendant lesquelles
le régime parlementaire a failli être jeté
bas, soient mieux connues.
Les auteurs de ce livre ont eu un but :
l'information, un souci : l'objectivité.
À l'heure où les gouvernements
se font et se défont, où d'aucuns ont la nostalgie
d'un pouvoir fort, où la Belgique est appelée à
se transformer profondément, il est indispensable de lire
L'Aventure Rexiste, qui est aussi passionnante qu'un roman.
12 euros (code de commande : 03731).
[PROTESTANTISME WALLON].
La Confession de foy des Eglises Reformées des Païs-Bas,
représentée en deux colomnes, l'une portant la confession
ancienne : et l'autre, La Revision qui en été
faite au Synode National de Dordrecht, l'An 1619 : Avec le
Jugement du dit Synode sur les 5. Articles & la Discipline
Ecclesiastique ; Et une Préface sur l'Histoire de
la dite Confession, où est jointe la Lettre écrite
a Philippe II. Roy d'Espagne. Le tout publié par ordre
du Synode des Eglises Walonnes, tenu a Leyden le 14. septemb.
1667. Leyde, Luzac, 1769. [A
Leyde, / Chez Elie Luzac, 1769.] In-4°
(222 x 271 mm.) sous brochage d'attente, [22 (titre, avertissement,
préface et Actes du Synode et Lettre au Roi d'Espagne),
192, [1 (table], [1 bl.] p., ex-libris manuscrit à
la page de titre, dos renforcé avec de l'adhésif,
bon exemplaire à grandes marges, exempt de rousseurs et
d'ouvrages de vers.
Cet ouvrage fut édité pour la première
fois à Leyde, en 1669. L'édition présentée
ici est celle revue par ordre du Synode de Schiedam, en mai 1767,
par le pasteur de l'Église wallonne de Leyde Jean Louis
Fournoy et celui d'Amsterdam Jacques-Georges de Chaufepié.
Avertissement sur cette
nouvelle édition :
Le
Synode de Scbiedam, (May 1767. Art. 18.) en recevant de l'Eglise
d'Amsterdam l'exemplaire original de l'ancienne Confession
des Eglises Walonnes des Pays-Bas, Chargea Mr. l'Actuaire
& Mr. de Cbaufepié, Pasteur d'Amsterdam, de compléter
& de corriger exactement la Liste de tous les Pasteurs de
nos Eglises, qui ont signé nos Formulaires d'Union, &
de la faire imprimer dans la Nouvelle Edition de la Confession
de Foi. Cette tâche s'est trouvée plus difficile
à remplir, qu'elle ne paroissoit d'abord. Jusqu'en 1663
nous avons comparé les signatures imprimées avec
celles du MS. Original, corrigé celles qui étoient
défectueuses, & indiqué les pasteurs qui, depuis
1619, n'ont signé que la Confession de Foi, ou le
Synode de Dordrecht. Pour la suite, il a fallu comparer
les signatures qui se trouvent dans trois Livres différens,
où il règne une étrange confusion ;
tantôt des noms omis, tantôt des signatures répétées
deux ou trois fois tantôt des transportions. Nous avons
mis tout en ordre, en indiquant les pasteurs dont la signature
ne se trouve point dans les listes manuscrites. En 1708, on commença
à faire signer aux Proposans la Confession de Foi,
& le Synode de Dordrecht. Nous avons donné cette
liste séparement, en en retranchant les signatures de quelques
pasteurs, qu'on y avoit mêlées par abus, & que
nous avons transportées parmi celles des pasteurs. Nous
avons aussi indiqué les pasteurs qui, ayant signé
dans des Consistoires particuliers, n'ont point signé dans
le Livre Synodal, ayant suivi les listes que quelques Eglises
ont fournies. Nous nous flattons que nos Eglises agéeront
les soins, que nous nous sommes donnés, pour répondre
aux intentions du Synode de Scbiedam ; &, pourvû que
dans la suite Mrs. les Actuaires du Synode ayent soin de faire
signer les pasteurs & les proposans à leur place séparément,
& que l'es Eglises qui recevront quelque signature en donnent
avis, pour que l'Actuaire puisse insérer les noms dans
la liste où ils appartiennent, on préviendra toute
confusion à l'avenir.
Table des matières :
1. L'Avertissement sur cette Nouvelle Edition.
2. La Préface de M. Hulsius, avec
les pieces justificatives.
3. La Lettre au Roi d'Espagne, Philippe II.
4. La Confession de Foi.
5. Le Jugement du Synode National de Dordrecht
sur les cinq Articles.
6. Les Signatures des Proposans, précédées
d'un Avertissement rélatif.
7. L'Ordre ou la Discipline Ecclésiastique.
8. Les Post-Actes du Synode National de
Dordrecht.
9. L'Acte d'Uniformité dressé
en 1686, & sous-signé des Ministres Refugiés.
10. Les Signatures des Pasteurs, depuis
leur Commencement en 1580, jusqu'à présent.
11. Les Formulaires
- de
la Confirmation des Pasteurs.
- de
celle des Anciens & Diacres.
- de
l'Excommunication.
- de
la Reconciliation à la paix de l'Eglise.
- du
Batême des Personnes Agées ou des Adultes.
- de
celui des Anabatistes.
- [de
celui] des Juifs.
- [de
celui] des Mahométans.
- [de
celui] des Payens & des Idolâtres.
Bibliographie
- Catalogue de la Bibliothèque
wallonne, déposée a Leide publié par ordre
de la Réunion de Middelbourg en aout 1854, a l'usage des
églises wallonnes des Pays-Bas, pp. 4-5.
120 euros (code de commande : 03756).
PROUST
(Marcel) —
Correspondance générale de Marcel Proust.
3. Lettres à M et Mme Sydney Schiff
- Paul Souday - J.E. Blanche - Camille Vettard - J. Boulenger
- Louis Martin-Chauffier - E.R. Curtius - L. Gautier Vignal. Paris,
Plon, 1932. In-8° (143 x 214 mm.) broché, 327
p., (collection « La Palatine », 22), édition
originale, un des 41 exemplaires sur Japon (n° J.
29) en bon état et à toutes marges.
Préface de Robert
Proust et Paul Brach :
Les
lettres que nous publions dans le présent volume sont adressées
– à l'exception de celles de MM. J.-E. Blanche
et L. Gautier Vignal – à des critiques, révélant
la façon dont naissait l'amitié chez Marcel Proust
et comment il se plaisait à échanger des idées
avec ceux qui suivaient l'évolution de son œuvre.
M. et Mme Sydney Schiff sont des Anglais en
qui la lecture de Du côté de chez Swann suscita,
dès 1915, une curiosité de son auteur, un désir
profond de le connaître. M. Schiff profitait alors de ses
loisirs pour écrire, sous le pseudonyme de Stephen Hudson,
et dirigeait une revue Art and Letters. C’est en demandant
à Marcel Proust sa collaboration que M. Schiff entra en
relations avec lui. On trouve dans la correspondance de Katherine
Mansfield un écho de l'admiration que M. et Mme Schiff
témoignèrent à l’auteur d'À
la recherche du temps perdu et, à partir de 1919, les
lettres devinrent de plus en plus fréquentes et affectueuses.
Dans l'Hommage à Marcel Proust, M. Schiff – sous
son pseudonyme – a rappelé avec infiniment de
grâce la nature de l'impression que lui apporta la révélation
de Swann et le chemin que toute l'œuvre fit en lui.
On sait que Paul Souday fut l'un des premiers
à attirer l'attention du public sur l'importance de l'œuvre
nouvelle puisqu'il lui consacra, dans le Temps, son feuilleton
du 10 décembre 1913. Comme il est naturel, certaines critiques
formulées par lui parurent injustes et Marcel, froissé,
lui répondit longuement.
Par la suite, ils se comprirent mieux :
un article de Souday de 1917, raillant ceux qui, par faux patriotisme,
se détournaient de l'œuvre de Wagner, servit de base
à la réconciliation et, jusqu'à la fin, Souday
fit preuve à l'égard de Marcel Proust de sentiments
d'estime et d'amitié véritable.
La correspondance de MM. Jacques Boulenger,
Vettard, Martin-Chauffier et celle du professeur Ernst Robert
Curtius sont plus directement liées aux articles parus
dans des revues sous la signature de ces éminents critiques.
Il faut se rendre compte qu’à cette époque
Marcel commençait à prendre réellement contact
avec le public et s'intéressait vivement à la façon
dont son œuvre était accueillie.
Comme on le verra, au cours des pages qui suivent,
le moindre détail suscitait chez lui une abondance de pensées,
qui sont autant de raisons à des développements
sur les thèmes les plus divers.
Parlant de l'œuvre de Proust, M. Jacques
Boulenger écrivait, dès 1919 : « À
mon sens elle révèle l’écrivain le plus
indépendant et le plus puissamment original qui se soit
manifesté depuis de bien longues années. »
Si grande que fût sa modestie, Marcel
se sentit « en confiance » et, dès
lors, s'esquissa une amitié épistolaire, si l'on
peut dire, dont nous demeurons les témoins. Nul doute que,
parmi tant d'expression de son œuvre, ces lettres de Marcel
à M. Jacques Boulenger ne demeurent par leur richesse variée,
leur ton vivace, un des meilleurs témoignages de l'activité
de son esprit.
Sur un plan différent et, peut-être,
avec des touches moins vives et moins poussées, les lettres
à MM. Curtius, Martin-Chauffier et Vettard reflètent
le même état d'esprit : l’écrivain,
sachant qu'on l'a compris, veut continuer la conversation et,
puisque la maladie le prive des rencontres les lettres seront
le véhicule de son estime et de sa gratitude amicale.
Presque toutes les lettres de M. J.-E. Blanche
ont trait à la préface que Marcel Proust écrivit
pour De David à Degas, qui lui était ainsi
dédié :
« Ce livre est dédié
à Marcel Proust, en souvenir de l'Auteuil de son enfance
et de ma jeunesse et comme un hommage d'admiration pour l'auteur
de Du côté de chez Swann.
Son ami ».
J.-E. Blanche.
M. Jacques Blanche avait fait deux portraits
de Marcel : un au crayon, qui appartient à M. Reynaldo
Hahn, et un à l’huile qui a été reproduit
dans l’édition sur papier Bible d'À l'ombre
des jeunes filles en fleurs.
Des souvenirs d'enfance unissaient le peintre
et l’écrivain, car Combray, dans son œuvre, n’est
pas seulement Illiers mais aussi Auteuil où Marcel et Jacques
Blanche passèrent leur enfance.
Les lettres à M. Louis Gautier Vignal,
le délicat romancier du Chant d’Ilse, viennent
clore ce troisième volume de la Correspondance générale.
Elles apportent d'aimables reflets, de plaisants portraits : une
récréation de créateur.
90 euros (code de commande : 03741).
[PUBLICITÉ RÉTRO DE COLLECTION]. Désinfection nasale Genoline. Buvard publicitaire pharmaceutique (135 x 210 mm.). L'illustration est signée Genetier. Exemplaire en parfait état, le côté buvard est vierge.
La Genoline était une solution
antiseptique prescrite pour la désinfection nasale qui
a été développée par les Laboratoires
Roland-Marie dans les années 1930. Ce médicament
connût l'apogée de son succès dans les années
1950, avant d'être supplanté, à partir des
années 1960, par des produits plus modernes et de disparaître
complètement dans les années 1990.
Le nom de Genetier ne semble associé
qu'à la production de publicité pour les Laboratoires
Roland-Marie ; nous ne possédons aucun élément
biographique à propos de lui – il n'est pas impossible
que cela soit un pseudonyme utilisé pour la circonstance...
4,50 euros (code de commande : 03739).
[RENAISSANCE].
Fiamminghi a Roma 1508-1608. Artistes des Pays-Bas et de la
principauté de Liège à Rome à la Renaissance. Bruxelles - Gand, Société des
Expositions du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles - Snoeck-Ducaju
& Zoon, 1995. In-4° (245 x 295 mm.) broché,
478 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs,
dos ridé, cachet de bibliothèque (radié)
la page de titre.
Ouvrage publié
à l'occasion de l'exposition présentée au
Palais des Beaux-Arts, à Bruxelles, du 24 février
au 21 mai 1995 puis au Palazzo delle Esposizioni, à Rome,
du 7 juin au 4 septembre 1995.
Table des matières
:
- Préface, par Piet Coessens.
- Pour voir et pour apprendre, par
Nicole Dacos.
- De Spranger à Rubens :
vers une nouvelle équivalence, par Bert W. Meijer.
- Les Flandres. Histoire et géographie
d'un pays qui n'existe pas, par Claire Billen.
- Les institutions flamandes et néerlandaises
à Rome durant la Renaissance, par Elisja Schulte
van Kessel.
- Catalogue.
- Bibliographie.
Vendu.
[RÉVOLUTION-EMPIRE - DÉPARTEMENT
DES FORÊTS - PLACARD]. État sommaire des arrêts
définitifs portant condamnation rendus par la Cour de Justice
criminelle du Département des Forêts, tant en matière
criminelle que sur appel des Jugemens de Police correctionnelle,
pendant le mois d'Avril 1809.
Luxembourg, Brück, 1809. [A Luxembourg, chez Pierre Brück,
fils, rue de la Constitution, N°. 38.] In-plano, 445 x 570
mm., en bon état.
Ce placard,
signé par Clément, Procureur général
impérial en la Cour de Justice criminelle, le 2 mai 1809,
indique la date des arrêts, les noms des condamnés,
la nature et leiux des délits, les peines prononcées,
etc.
Les condamnés figurant sur ce placard
sont Henry-Joseph Bourgeois (boucher et cordonnier à
Neufchâteau) ; Michel Mergen (domicilié
à Outscheidt) ; Jean Sinner, Pierre Grégoire
et Jean Koch (de la commune de Hessingen) ; Pierre
Streff (domicilié à Neuheusgen).
70 euros (code de commande : 03753).
[REVUE]. L'Infini. Littérature - Philosophie - Art - Science - Politique N° 16 - Automne 1986. Paris, Éditions Denoël, 1986. In-8° (175 x 220 mm.) broché, 128 p., quelques illustrations, trace d'une pastille circulaire sur la première page de la couverture.
Sommaire :
- Où
en sont les dieux ?, par Marcel Detienne et Philippe
Sollers, p. 3.
- Nouvelles françaises, par
Frédéric Berthet, p. 22.
- L’athéologie de Jean Genet,
par Bernard Sichère, p.27
- Vers quoi le néant, par
Betty Rojtman, p. 38.
- Hypnose et psychanalyse, par Daniel
Sibony, p. 52.
- La biographie comme fiction, par
Morris Philipson, p. 77.
- La leçon de danse, par
Benoît Duteurtre, p. 89.
- Le rêve d’Henriette III,
par Antoine Gallien, p. 94.
- Ce que j’ai vu, par Moshe
Ben Shaul, p. 103.
- L’invitation à Sidi Bishr,
par Christine Cladel, p. 105.
7 euros (code de commande : 03725).
[SAGA ISLANDAISE]. La saga de Njall le Brûlé. Texte traduit de l'islandais avec introduction, notes et index par Elinborg Stefansdottir et Gérard Chinotti. Paris, Union Générale d'Éditions, 1975. In-12 (107 x 177 mm.) collé, 445 p., (collection « 10/18 », n° 947), exemplaire en très bon état.
En quatrième
de couverture :
Écrite
au 13e siècle par un auteur anonyme, La saga de Njall
le Brûlé est sans nul doute l’une des plus
grandes sagas que l’Islande ait produites. Racontant des
faits qui se seraient passés aux alentours de l’an
1000, en pleine civilisation viking, l’auteur va au-delà
du fait historique et, dans une langue simple, laconique, ironique,
dans des découpages quasiment cinématographiques,
nous donne un des chefs-d’œuvre de la littérature
mondiale.
10 euros (code de commande : 03736).
[SIGNAC
(Paul)]. P. Signac. Commissaires
de l'exposition : Françoise Cachin et Marina
Ferretti-Bocquillon. Martigny, Fondation Pierre Gianadda,
2003. In-4° (220 x 240 mm.) broché, 287 p.,
nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en
très bon état.
Ouvrage publié
à l'occasion de l'exposition éponyme organisée
à la Fondation Pierre Gianadda, à Martigny, du 18
juin au 23 novembre 2003.
Table s des matières
:
- Un
quart de siècle plus tard, par Léonard Gianadda.
- Qui était Paul Signac ?,
par Françoise Cachin.
- Peintures, par Marina Ferretti-Bocquillon.
- Dessins, par Marina Ferretti-Bocquillon.
- Aquarelles, par Marina Ferretti-Bocquillon.
- Chronologie, par Marina Ferretti-Bocquillon.
- Principales expositions monographiques.
- Bibliographie essentielle.
12 euros (code de commande : 03744).
[TOURNAI]. Mémoires de la Société Royale d'Histoire et d'Archéologie de Tournai. Tome XII - 2007. Tournai, Société Royale d'Histoire et d'Archéologie de Tournai, 2008. In-8° (155 x 240 mm.) broché, 432 p., illustrations.
Table des matières
:
- In
Memoriam Théo Verheyden, par Bernard Desmaele,
p. 7.
- Bibliographie à caractère
historique de Théo Verheyden, par Philippe de Ghellinck,
p. 10.
- La vie de la Société
Royale d’Histoire et d’Archéologie de Tournai
pendant la Seconde Guerre mondiale (1940-1945), par Théo
Verheyden, p. 17.
- Une seigneurie foncière au
XIIIe siècle et sa charte de franchises : Brillon (1267),
par Michael Depreter, p. 31.
- Deux sceaux inédits du roi
de France Charles VII autrefois conservés dans le chartrier
de la Ville de Tournai, par René Laurent, p. 73.
- Jehan de Tenremonde, capitaine de
Tournai, et la conspiration de 1527, par Florian Mariage,
p. 85.
- Environnement, politique municipale
et initiatives privées dans deux villes de l’Escaut
(Tournai, Valenciennes, 1540-1620), par Yves Junot,
p. 119.
- Les institutions de la Ville de Tournai
aux temps modernes, par Philippe Guignet, p. 137.
- L'influence de Thomas Morgan, négociant-marchand
de porcelaine à Londres de 1751 à 1782 et ses relations
avec Tournai, par Letizia Pegliasco et Peter Fisher,
p. 167.
- 1932 : La Kermesse, par Thibaut
Ghils, p. 181.
- Persécution sur les rives de
l'Escaut. Les Juifs de Tournai face à la législation
antisémite, 1940-1942, par Thierry Delplancq
et Barbara Dickschen, p. 231.
- Les épidémies de choléra
à Tournai au XIXe siècle, par Willy Janssens,
p. 253.
15 euros (code de commande : 03748).
TRISTAN (Frédérick) — Journal d'un autre. Roman. Paris, Bourgois, 1975. In-8° (132 x 200 mm.) broché sous couverture à rabats, 252 p., exemplaire jauni.
En quatrième
de couverture :
Après
le grand roman libérateur et cosmique du Singe égal
du ciel, le Journal d'un autre, sous le masque d'un
étrange exercice de style, est la description d'une solitude
à l'humour désespéré, l'analyse par
l'intérieur d'une maladie très profonde et qui n'est
pas seulement celle d'un homme.
Un monde, ici, réellement bascule et
s'effondre dans la poussière. C'est le nôtre naturellement.
9 euros (code de commande : 03719).
VERLAINE (Paul) —
Sagesse. Paris, Société
Générale de Librairie Catholique, 1881. [Paris / Société Générale
de Librairie Catholique / Paris / Ancienne Maison Victor Palmé
/ 76, rue des Saints-Pères, 76 / Bruxelles / Ancienne Maison
Henri Goemaere / 29, rue des Paroissiens, 29 / M DCCC LXXXI] In-8° (157 x 237 mm.) sous cartonnage
à la Bradel, plats et dos lisse recouverts d'un papier
à motif Art nouveau, le même papier a été
utilisé pour les doublures et les gardes, pièce
de titre, couverture conservée avec un ex-libris manuscrit
(reliure de Paul Claessens), [2 bl.], [2 (ouvrages du même
auteur et mention de l'imprimeur Charles Hérissey), titre],
[1 bl.], [1 (dédicace : À ma mère)], [1 bl.],
106 p., il a été relié sur onglet
in fine l'extrait d'un article (4 p.) de Jules Lemaître
sur Verlaine, rousseurs.
Très
rare exemplaire de l'édition originale.
Les
poèmes les plus significatifs de ce recueil furent écrits
durant l'incarcération de Verlaine à la prison de
Mons (du 25 octobre 1873 au 16 janvier 1875) suite à sa
condamnation par le tribunal de Bruxelles pour avoir blessé
par balle Arthur Rimbaud. Le sixième poème de la
troisième partie, p. 85, Le ciel est, par-dessus le
toit / Si bleu, si calme ! est probablement l'allusion
la plus claire à sa condition de détenu.
Imprimée au début du mois de décembre
1880, cette édition porte la date de 1881 ; on estime
son tirage à environ 500 exemplaires sur papier vélin
ordinaire, il n'y a pas eu de grand papier.
Christian Galantaris précise : «
D'après une confidence de Verlaine, qui avait dû
verser 550 francs de provision pour que commence l'impression,
huit exemplaires seulement furent achetés au moment de
la mise en vente. Sept pièces sur quarante-sept du recueil
sont d'inspiration réellement catholique. Les autres écrites
pour la plupart en prison, à Mons, devaient paraître
sous le titre Cellulairement. »
Sur
l'état de l'édition, François Montel indique
qu'« on trouve rarement Sagesse en bon état.
La vente fut, paraît-il, très lente et la plupart
des exemplaires doivent à leur long séjour dans
les caves de la maison Palmé les traces d'humidité
qui les déparent. »
L'extrait de presse de Jules Lemaître
relié in fine est un extrait de l'article M.
Paul Verlaine et les poètes « symbolistes »
& « décadents », publié
dans la Revue bleue, n° 1 du 7 janvier 1888.
À propos du relieur :
L'atelier de reliure Claessens fut créé,
à Bruxelles, par Laurent en 1854 ; son fils, Paul,
commença à collaborer avec lui en 1884 et exerça
sous son nom de 1895 à son décès survenu
en 1909.
Bibliographie :
- Vicaire (Georges), Manuel de l'amateur
de livres du XIXe siècle, t. VII, col. 992.
- Carteret (Léopold), Le trésor
du bibliophile romantique et moderne 1801-1875, tome II,
pp. 420-422.
- Montel (François), Bibliographie
de Paul Verlaine, pp. 22-26.
- Galantaris (Christian), Verlaine,
Rimbaud, Mallarmé. Catalogue raisonné d'une collection,
n° 42.
- Bernard (Georges), La reliure en Belgique
aux XIXe et XXe siècles, p. 274.
1200 euros (code de commande : 03747).
WAUTELET (Michel) et DEBACKER (Marie-France) — Ghlin dans les guerres. De 1914 à 1945 et après... Mons, Michel Wautelet, 2020. In-4° (210 x 297 mm.) broché, 74 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
En quatrième
de couverture :
Connaître
notre passé permet de mieux apprécier notre présent
mais surtout de bien préparer notre futur.
Ce livre de Michel Wautelet et Marie-France
Debacker retrace l'histoire de la commune de Ghlin au travers
de ces guerres. Vous y découvrirez des héros et
des héroïnes, des habitants amoureux de leur village,
des femmes et des hommes empreints de courage et d'aspiration
à la liberté...
Cet ouvrage rend hommage notamment aux victimes
de la fameuse bataille du long Coron qui marqua une des dernières
épreuves humaines de la Seconde Guerre mondiale dans notre
région.
Puisse ce livre nous permettre de réfléchir
et de mieux vivre notre futur.
Table des matières :
1. Introduction.
2. Ghlin en 1914.
3. La Première Guerre mondiale.
4. L'entre-deux-guerres.
5. La Seconde Guerre mondiale.
6. L'après-guerre.
Annexe 1. Victimes de la guerre 1914-1918.
Annexe 2. Enfants victimes du drame du 16 janvier
1919.
Annexe 3. Victimes de la guerre 1940-1945.
Annexe 4. État-major du groupe A60 de
l'Armée secrète.
Annexe 5. Le camp de prisonniers allemands de
Ghlin-Erbisoeul.
15 euros (code de commande : 03749).
aura lieu
le mardi 3 novembre 2026
par courriel (b.waterlot@hotmail.com) ou par téléphone ou sms (+32 (0) 472 51 52 63).
Ces livres peuvent être retirés à l'adresse figurant dans l'en-tête du blog.
En cas d'envoi postal, veuillez indiquer le pays vers lequel le colis devrait être expédié, cela me permettra de vous indiquer les modalités de livraison et de paiement.













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