MISE À JOUR DU 14 AVRIL 2026
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[ALBANIE
- COMMUNISME] — Les idées du marxisme-léninisme
triompheront du révisionnisme. [Tirana],
[Entreprise d'Éditions de l'État Naim Frasheri],
1962. In-8° (128 x 173 mm.) broché, 239 p.,
feuillet d'errata.
Compilation
d'articles parus dans le journal albanais Zëri i Popullit
en 1962 marquant la rupture sino-albanaise contre l'U.R.S.S.
Sommaire :
- Déclaration
du Comité Central du Parti du Travail d’Albanie.
- Le marxisme-léninisme triomphera.
- Le nom et l’œuvre de J. V.
Staline vivent et vivront dans les siècles.
- Une année de preuves historiques.
- Les relations entre la République
Populaire d’Albanie et l’Union Soviétique (Documents).
- Un acte sans précédent
dans les relations entre pays socialistes.
- Les calomnies et les inventions ne peuvent
pas tenir debout.
- Le nom et les œuvres de J. V. Staline
sont immortels comme est immortel le marxisme-léninisme.
- Toujours plus profondément dans
la lie de l’antimarxisme.
- Les dirigeants révisionnistes
yougoslaves sont des ennemis dangereux du mouvement communiste
et ouvrier international.
- Rudolf Barak, un comploteur démasqué.
- À qui servent les points de vue
et les agissements de N. Khrouchtchev.
- Déclaration du Comité albanais
pour la compréhension balkanique.
- On ne peut pas obtenir la compréhension
balkanique en faisant des concessions aux révisionnistes
yougoslaves.
- N. Khrouchtchev a mené des efforts
pas pour résoudre mais pour aggraver les désaccords
avec notre Parti et notre État.
10 euros (code de commande : 03299).
BAUDOUIN (Piet), COLMAN (Pierre) et GOETHALS (Dorsan) — Orfèvrerie en Belgique. XVIe, XVIIe, XVIIIe siècles. Gembloux, Duculot, 1988. In-4° (257 x 297 mm.) sous reliure toilée, jaquette et étui d'éditeur, 269 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bon état auquel on joint le grand dépliant imprimé à l'occasion de la souscription de l'ouvrage.
Extrait de l'avant-propos
:
Dans
les pays proches du nôtre, l'orfèvrerie ancienne
fait de façon soutenue l'objet de publications de caractère
synthétique ; c'est vrai en France comme en Allemagne,
aux Pays-Bas comme en Grande-Bretagne. En Belgique, l'attention
se concentre sur l'orfèvrerie mosane, celle qui s'épanouit
à l'époque romane et au début de l'époque
gothique dans le bassin de la Meuse moyenne, correspondant en
gros à la principauté de Liège ; son
importance est reconnue dans le monde entier. La production postérieure
à cet apogée n'en est pas là, tant s'en faut.
Elle n'a assurément pas la part qui devrait lui revenir
dans le beau livre que Carl Hernmarck a publié, en anglais
et en allemand, sur l'art de l'orfèvre en Europe de 1450
à 1830 ; exemple récent et tout à fait
probant. Elle avait certes été dûment montée
en épingle, en 1976, par J.F. Hayward ; mais l'ouvrage
de l'éminent spécialiste anglais, Virtuosi Goldsmiths
and the Triumph of Mannerism 1540-1620, ne traitait, excellemment
d'ailleurs, que d'une partie bien délimitée de la
matière.
Cette production a pourtant bénéficié
d'études nombreuses et poussées. Sans citer ici
les articles et les catalogues d'exposition, dont la liste serait
fort longue, on mentionnera l'ouvrage de G. Van Doorslaer sur
Malines (1935), ceux de J. Brassinne (1935-1948), P. Colman (1966),
O. de Schaetzen et P. Colman (1976-1983) sur Liège, tout
particulièrement favorisée, celui de P. Debrabandere
sur Courtrai (1979), celui de G. Poskin et Ph. Stokart sur Namur
(1982), celui de L. Tondreau, R. Stilmant, J. Dugnoille et G.
Duphénieux sur Mons, Ath et Tournai (1985), celui d'E.
Vandermeersch-Lantmeeters sur Audenarde (1988). On ajoutera les
importants travaux de F. Van Molle sur Louvain et de J. Vanwittenbergh
sur Bruxelles, qui n'ont pas encore eu les honneurs de la publication,
et ceux de P. Baudouin et G. Van Hemeldonck sur Anvers, de Chr.
Vandenbussche sur Gand, d'A. Lemeunier sur Huy et de J.J. van
Ormelingen sur les cités du comté de Looz, dont
la préparation se poursuit.
L'ouvrage que voici dépasse le stade,
évidemment indispensable, de l'étude monographique.
Il tend à embrasser l'orfèvrerie civile produite
pendant les trois derniers siècles de l'Ancien Régime
dans toutes les villes qui appartiennent aujourd'hui à
la Belgique. Il a largement profité de l'exposition Chefs-d'œuvre
d'orfèvrerie de collections privées organisée
à Gand en 1985. Il vise à faire, après l'analyse,
la synthèse, et c'est la première du genre.
Aucune délimitation n'est à l'abri
de toute critique. Aucune n'est plus critiquable que l'adoption
des frontières actuelles s'agissant d'une époque
où elles n'existaient point. Si la Flandre zélandaise,
le Brabant septentrional, le Limbourg néerlandais et le
département du Nord n'ont pas été englobés,
c'est pour des raisons d'ordre pratique dont la recherche scientifique
devrait pouvoir tout ignorer. Nos enquêtes ont du moins
souvent franchi les frontières en question.
Mais les limites chronologiques ? Il est
naturel de ne pas dépasser la Révolution dans une
matière où le poinçonnage dont elle a fait
table rase revêt une importance fondamentale ; argument
sans valeur en ce qui concerne l'évolution stylistique,
incontestablement. Au début du XVIe siècle, la tradition
gothique reste vivace dans nos provinces ; mais il est légitime
de ne pas remonter jusqu'à ses sources ; c'est la
matière d'un autre livre, dont les matériaux sont
loin d'être accumulés en suffisance à l'heure
qu'il est.
Il était bien tentant d'englober l'orfèvrerie
religieuse faite par les mêmes exécutants pour les
mêmes donneurs d'ordre, avec les mêmes matériaux
et les mêmes outils, ornée des mêmes motifs
décoratifs ; et son étude est à reprendre,
car la deuxième partie du livre des abbés L. et
F. Crooy, L'orfèvrerie religieuse en Belgique depuis
la fin du XVe siècle jusqu'à la Révolution
française (1911), si méritoire qu'elle soit,
n'a guère moins vieilli que la première, consacrée
aux poinçons. Mais c'eût été trop embrasser.
Renonçant même à l'ambition de scruter l'orfèvrerie
civile dans sa totalité, nous avons laissé de côté
les objets qui relèvent des corps constitués, des
guildes et corporations en particulier, ainsi que les accessoires
du costume et les bijoux ; il s'agit là, en vérité,
de domaines très spécialisés.
La matière ainsi délimitée
a été divisée, après mûre réflexion,
en deux parties. La première correspond en gros au XVIe
et au XVIIe siècle, au temps de Jules II, de Charles
Quint, de François Ier, de Henri VIII, de Louis XIV,
d'Urbain VIII. Elle est sous le signe d'un dévorant
appétit de puissance et de gloire. La seconde coïncide
à peu près avec le XVIIIe siècle, avec le
temps du Régent, de Louis XV, de Mme de Pompadour,
de Marie-Antoinette, de Charles de Lorraine. Elle est sous le
signe d'une inextinguible soif de jouissance. Miroir des couches
les plus élevées de la société, l'orfèvrerie
reflète ce contraste. Elle se voue successivement à
la recherche du faste et à celle de l'agrément.
Sous le règne du faste, quelque grand hanap en or ou en
vermeil constellé de joyaux pourrait en être le type
achevé ; sous celui de l'agrément, ce serait
quelque chocolatière à la fois sémillante
et pratique, entièrement en argent ou discrètement
relevée de dorure de tonalité atténuée.
Certes, il n'y a pas de frontière nette entre les deux
conceptions. La première subsiste jusqu'à la fin.
en particulier dans les ensembles formés d'une aiguière
et d'un bassin. La seconde est présente dès le début,
en particulier dans des gobelets à la fois simples et élégants.
Pour chacune des deux périodes, le cadre
historique est brossé à grands traits, avec le souci
de montrer l'importance relative des différents centres
de production, les influences qu'ils exercent les uns sur les
autres et leurs rapports avec les centres des pays voisins. L'orfèvrerie
est ensuite située dans le cadre de la société ;
les rôles qu'elle assume sont expliqués. Puis les
types d'objets retiennent longuement l'attention ; leurs
forces et leurs fonctions, indissociablement liées l'une
à l'autre, sont montrées dans leur permanence et
dans leur évolution ; l'apparition d'un type nouveau,
d'une forme inédite, d'une caractéristique stylistique
novatrice est cernée avec toute la précision possible ;
l'étude ne se fonde pas seulement sur les objets parvenus
jusqu'à nous, mais aussi sur les textes historiques susceptibles
de livrer des indications à leur sujet ainsi que sur les
représentations, les sources iconographiques. Enfin l'évolution
stylistique est montrée dans ses stades successifs, de
façon synthétique.
Après le texte, sobrement illustré,
vient chaque fois un bloc de reproductions accompagnées
d'une légende qui se veut substantielle ; elle décrit
moins qu'elle ne met en évidence les traits les plus dignes
d'intérêt ; elle fait connaître, s'il
se peut, les modèles et les pièces apparentées.
Le choix fut souvent difficile. Il fallait donner un reflet aussi
fidèle et aussi complet que possible de la réalité.
Mais il ne fut pas toujours possible d'obtenir une bonne photographie
des objets sélectionnés et de leurs poinçons.
En cas de refus, un témoin de remplacement pouvait être
appelé ; mais la réponse s'est quelquefois
fait attendre trop longtemps. L'ouvrage devait par ailleurs garder
des proportions raisonnables, si compréhensifs que se soient
montrés les éditeurs.
Nous nous sommes bien gardés d'accorder
une confiance aveugle aux travaux de nos prédécesseurs ;
mais nous n'avons naturellement pas pu tout reprendre ab ovo.
Nous avons eu le privilège de tenir entre nos mains des
objets qui ne voient presque jamais le jour ; mais nous sommes
prêts à parier que bien d'autres attendent, environnés
d'indifférence et d'ignorance d'être enfin découverts
ou redécouverts. Nous avons mis en œuvre quantité
de documents d'archives ; mais c'est bien peu à côté
de ce qui reste à exploiter. Et de même pour les
tableaux, dessins et gravures. Nul ne pourra cependant nous reprocher
des lacunes inadmissibles, nous nous en flattons, forts de notre
bonne foi, de l'ampleur de l'effort consenti et des concours obtenus.
Dans le but de faciliter les progrès
ultérieurs, deux répertoires ont été
adjoints à l'index général. Celui des objets
sera d'autant plus apprécié, à n'en pas douter,
qu'une grande confusion lexicologique règne en la matière.
Transformer ce maquis en parc à la française serait
faire œuvre de salut public. Le volume récemment paru
sous le titre Objets civils et domestiques dans la collection
Principes d'analyse scientifique, si bienvenue, n'a pas
eu si haute ambition. Le répertoire des poinçons
devrait rendre service aux chercheurs en mal d'un véritable
outil de travail au sujet des marques de l'orfèvrerie créée
sur le territoire de la Belgique actuelle. Déçus
par un essai récent, ils resteront encore une fois sur
leur faim, cependant. Ils peuvent espérer avoir satisfaction
dans un délai raisonnable. Dès qu'il s'est avéré
que le présent volume ne pouvait combler cette grave lacune,
le projet d'un second a pris corps. La petite équipe responsable
du premier s'agrandira autant qu'il le faudra pour forger enfin
un outil tout à fait valable ; cela se fera sous les
auspices de la jeune Académie d'histoire de l'orfèvrerie
en Belgique.
Vendu.
BAXTER
(Glen) — On Safari with Colonal Baxter to Lille. Lille, Alain Buyse, 2001. In-4° (187 x 230 mm.)
en ff. sous chemise, [6] p., illustrations en noir, (collection
« E. A. », n° 20), exemplaire numéroté
sur Rives Classis (n° 201), en très bon état.
Publication
éditée à l’occasion de l’exposition
Safari à Lille avec le colonel Baxter organisée
à la galerie Épreuve d’Artiste à Lille,
du 11 mai au 30 juin 2001.
Impression en sérigraphie par Alain Buyse et en offset par l'Imprimerie Centrale du Nord.
45 euros (code de commande : 03295).
[BELGIQUE - COMMISSION ROYALE D'HISTOIRE]. Compte rendu des séances de la Commission Royale d'Histoire ou Recueil de ses Bulletins. Quatrième série. Tome sixième - Ier bulletin. Bruxelles, Académie Royale de Belgique, 1878. In-8° (150 x 225 mm.) broché, 146, [2 bl.] p.
Table des matières
:
Séance
du 4 novembre 1878.
- Hommage à la
mémoire de M. Barthélemy Du Mortier.
- Nomination et installation
de nouveaux membres - Arrêté royal nommant M. Charles
Piot membre effectif de la Commission.
- Arrêté
ministériel nommant M. Gilliodts-Van Severen membre suppléant.
- Arrêté
royal nommant M. Léopold Devillers membre effectif.
- Correspondance. - Dépêches
de M. le ministre de l'Intérieur : Autorisation d'échanger
les publications de la Commission contre celles de l'École
française de Rome ; Demande faite pour la Bibliothèque
de Londres ; Envoi au ministère des finances de la
Collection des Chroniques ; Manuscrit demandé en prêt
à la Bibliothèque d'Aix ; Manuscrit prêté
par la Bibliothèque nationale, à Paris ; Demande
particulière de quelques volumes des Chroniques.
- Publications de la
Commission. - État de l'impression des ouvrages en cours
de publication.
- Dépôt,
par M. Edm. Poullet, de la copie du 2e volume de la correspondance
de Granvelle.
- Présentation,
par M. Devillers, d'une liste supplémentaire de pièces
pour le Cartulaire des comtes de Hainaut.
- Résolution de
proposer à M. le Ministre de l'Intérieur l'impression
de ce Cartulaire.
- Communications.
I. Notes
sur différentes publications faites à l'étranger
concernant l'histoire de Belgique, par Charles Piot
(p. 9).
II. La
politique de l'Autriche au pays de Liège en 1791, par
Charles Piot (p. 25).
III. Mémoire
dressé en 1592 par le clergé du diocèse de
Ruremonde sur la situation des Pays-Bas et les moyens d'y porter
remède, par Edmond Poullet (p. 85).
IV. Hugues
de Lannoy, 1384-1456, par Charles Potvin (p. 117).
V. Une
page de l'histoire des franchises communales sous Philippe le
Bon, par Arthur Duverger (p. 139).
13 euros (code de commande : 03312).
BOLZANO (Bernard) — Théorie de la science. [Titre original : Wissenschaftslehre.] Édition établie par Friedrich Kambartel. Traduit de l'allemand par Jacques English. Paris, Gallimard, 2011. In-8° (140 x 225 mm.) collé, 478 p., (collection « Bibliothèque de Philosophie »).
En quatrième
de couverture :
La
Théorie de la science est un titre mythique de la
philosophie du XIXe siècle. L'ouvrage est monumental. Il
comporte quatre volumes dans son édition originale de 1837.
À l'époque, il passa à peu près inaperçu.
Il faut dire que la figure de son auteur était
inhabituelle. Bolzano est né à Prague en 1781. Prêtre,
professeur de théologie à l'université, il
en fut destitué pour avoir réclamé la liberté
de conscience dans un sermon. Cette retraite forcée lui
permit de poursuivre les recherches mathématiques qu'il
avait entreprises parallèlement et de mener à bien
la rédaction de la Théorie de la science.
C'est à Husserl qu'est due la réinvention
du livre. Il le salue, dans ses Recherches logiques de
1900, comme l'œuvre d'un des plus grands logiciens de tous
les temps. Depuis lors, la réputation de Bolzano et l'intérêt
pour sa pensée n'ont cessé de grandir. On peut à
bon droit considérer la Théorie de la science,
en effet, comme l'amorce des deux principaux courants de la philosophie
contemporaine. Elle préfigure à la fois la phénoménologie
transcendantale et la philosophie analytique.
Elle se compose de cinq parties : une « Théorie
fondamentale » qui montre qu'il y a des vérités
en soi et que nous pouvons les connaître, une « Théorie
élémentaire » qui, au fondement de la
logique, place des représentations, puis des propositions
et des raisonnements, une « Théorie de la connaissance »
qui analyse comment ces éléments se forment subjectivement
en nous, un « Art de découvrir »
qui énonce les règles permettant d'établir
de nouvelles propositions vraies et, enfin, un examen des méthodes
d'exposition des diverses sciences intitulé « Théorie
propre de la science ».
Ce sont les deux premières de ces parties
qui sont traduites dans le présent volume, d'après
l'édition de Friedrich Kambartel qui a rendu l'ouvrage
accessible.
15 euros (code de commande : 03288).
BURNIAUX (Robert) et FRICKX (Robert) — La littérature belge d'expression française. Deuxième édition mise à jour. 14e mille. Paris, Presses Universitaires de France, 1980. In-12 (113 x 176 mm.) broché, 127 p., (collection « Que Sais-je ? », n° 1540).
Table des matières
:
- Introduction.
Chapitre I. Les précurseurs (1830-1880).
I. Une littérature
nationale.
II. Octave Pirmez.
III. Charles De Coster.
Chapitre II. De la jeune Belgique à l’Académie
(1880-1920).
I. Le printemps de 1880,
II. La prose.
III. La poésie.
IV. Le théâtre.
Chapitre III. L’entre-deux-guerres
(1920-1950).
I. La prose.
II. La poésie.
III. Le théâtre.
Chapitre IV. Les tendances actuelles.
I. La prose.
II. La poésie.
III. Le théâtre.
Chapitre V. L’essai et la critique.
I. Biographes, écrivains
d’Histoire.
II. La critique d’art.
III. La critique littéraire.
IV. L’essai.
V. Une terre de grammairiens.
- Conclusion.
- Bibliographie sommaire.
- Index.
5 euros (code de commande : 03298).
[CHATEAUBRIAND (François-René de)]. Album Chateaubriand. Iconographie choisie et commentée par Jean d'Ormesson. Paris, Gallimard, 1988. In-12 (115 x 180 mm.) sous reliure, Rhodoïd et étui illustré d'éditeur, 359 p, (collection « Albums de la Pléiade », n° 27), exemplaire en très bon état.
Extrait de la préface
:
La
Révolution française constitue une coupure dans
notre histoire littéraire comme dans notre histoire politique.
Nourri de l'Ancien Régime, précurseur du romantisme,
Chateaubriand appartient à deux mondes. Il y a en lui un
libertin, un gentilhomme fidèle, un féodal consterné.
Il y a aussi un génie qui avait de l'avenir dans l'esprit.
Les quelques pages qui suivent et leurs illustrations n'ont pas
d'autre ambition que de mettre un peu d'ordre dans ce tohu-bohu
d'idées, d'événements, de passions et de
femmes – qui n'apparaissent souvent qu'en filigrane
dans ce chef-d'œuvre de sensibilité, d'intelligence
et de drôlerie que sont les Mémoires d'outre-tombe.
30 euros (code de commande : 03281).
[CRASSIER (famille de)]. ROUART-CHABOT (Juliette) — Inventaire des archives de la famille de Crassier et de ses alliés. Bruxelles, Ch. Lauwers (imprimeur), 1960. In-8° (160 x 241 mm.) broché, 237 p., (collection « Archives de l'État à Liège »).
Extrait de l'introduction
:
Les
archives de la famille de Crassier ont été déposées
aux Archives de l'État à Liège, le 7 octobre
1948, par les héritiers du baron William de Crassier. Elles
sont réparties sous 1189 numéros comportant 106
portefeuilles, registres et plans. La documentation historique
et les dossiers professionnels du baron Guillaume-Louis-Dominique
de Crassier, secrétaire général du Ministère
de la Justice et premier président de la Cour de Cassation
de Bruxelles au siècle dernier, constituent l'intérêt
principal du fonds de Crassier. Le manuscrit le plus précieux
est un recueil de coutumes de la ville de Maastricht du début
du XVe siècle. Plus récent, un manuscrit du XVIe
siècle, relatant des coutumes du pays de Liège,
est très intéressant. Les actes les plus anciens,
conservés en original, sont un acte de relief, en 1428,
devant la cour féodale du prince-évêque de
Liège, d'une terre à Waremme et un acte délivré,
en 1459, par Philippe le Bon à Marguerite, veuve de Scheiffart
de Mérode, Seigneur de Borgharen. En copie, c'est un record
des Échevins de Liège au sujet des droits de l'avoué
de Liège, datant de 1317, dont l'original et les copies
sont perdus. Un manuscrit du début du XIXe siècle
contient la transcription d'un diplôme du roi Otton, en
faveur de l'évêque Notger et de la Cathédrale
de Liège, octroyé, selon les éditeurs, vers
987. Vu l'ancienneté de l'acte, cette copie, faite vers
1817, ne peut manquer d'intérêt.
Les archives relatives aux familles alliées
permettent d'établir la généalogie de nombreuses
familles liégeoises et limbourgeoises peu connues bien
qu'investies d'importantes fonctions publiques.
Enfin, le chapitre consacré aux biens
révèle les origines et le caractère de la
fortune de familles bourgeoises depuis le XVIe siècle.
25 euros (code de commande : 03279).
DELILLO (Don) — L'Ange Esmeralda. [Titre original : The Angel Esmeralde : Nine Stories.]. Nouvelles traduites de l'américain par Marianne Véron. Arles, Actes Sud, 2013. In-8° (115 x 217 mm.) collé, 248 p., (collection « Lettres Anglo-Américaines »), exemplaire en très bon état.
En quatrième
de couverture :
On
rencontrera, dans les textes qui composent ce recueil, des hommes
méditatifs pistant, presque malgré eux, des femmes
incompréhensibles (Baader-Meinhof, La Famélique),
un mari fidèle qui, bloqué sur une île caribéenne
par un avion qui n’arrive pas, finit par tuer le temps en
séduisant une passagère comme lui en stand-by (Création),
une jeune femme tétanisée par les répliques
annoncées d’un tremblement de terre en Grèce
(L’Acrobate d’ivoire) ou un banal joggeur dont
l’enlèvement d’un enfant sous les yeux de sa
mère vient perturber l’immuable parcours (Le Coureur).
Ailleurs, dans Le Marteau et la Faucille, la crise des
subprimes et ses conséquences sur le marché
mondial se voient, dans le cadre d’un très surprenant
programme pédagogique, déclinées à
la télévision par deux fillettes devant un parterre
médusé de détenus aux allures de Madoff.
Qu'il lance ses personnages en orbite autour
de la Terre (ainsi des astronautes de Moments humains dans
la Troisième Guerre mondiale), les fasse évoluer
dans les quartiers déshérités de New York
(L’Ange Esmeralda), ou retourne contre eux les divertissements
inoffensifs auxquels ils croyaient se livrer (Dostoïevski
à minuit), Don DeLillo, de dialogues elliptiques et
cryptés en rencontres décalées, met en scène
des individus victimes de silencieuses catastrophes où
s’abîme l’inquiète charade de leurs existences.
Avec ces nouvelles écrites entre 1979
et 2011, Don DeLillo propose une variation aussi magistrale que
singulière sur l’intranquillité à l’œuvre
chez l’homme contemporain tentant de s’adapter, à
travers une paranoïaque recherche de sens, au sentiment d’insécurité
qui gouverne sa vie aussi fragile qu’illisible.
9 euros (code de commande : 03282).
[DESTRÉE (Jules)]. DESTATTE (Philippe) — Jules Destrée, l'antisémitisme et la Belgique. Lettre ouverte à tous ceux qui colportent des mythes éculés sur les Wallons et leur histoire. Charleroi, Éditions de l'Institut Jules Destrée, 1995. In-8° (133 x 210 mm.) agrafé, 30 p.
Extrait :
Quatre
manifestations importantes se sont inscrites depuis juillet 1995
à l’agenda de l’institut Jules Destrée.
Ces événements sont représentatifs de l’action
menée pour la promotion de la personnalité d’une
Wallonie faite à la fois d’héritages et de
projets. Ils nous ont permis d’ouvrir ou de poursuivre des
débats que nous pensons fondamentaux pour l’avenir
de notre région.
- La Treizième Conférence
des Peuples de Langue française, consacrée aux Identités
et à la Citoyenneté, a constitué un moment
important de notre engagement dans une Francophonie des peuples
où la démocratie, plus encore que la langue, doit
constituer notre affinité.
- Le Colloque sur La Décentralisation
et les Droits de l'Homme a permis de mesurer le scénario
du fédéralisme belge à l’aune des attentes
des minorités des pays d’Europe centrale et orientale.
- Le Troisième Congrès La
Wallonie au Futur, élaboration progressive, déterminée
et concrète d’un projet de société pour
la Wallonie, s’est focalisé de manière volontariste
sur les stratégies pour l’emploi.
- La commémoration du Congrès
national wallon de 1945, avec une gamme complète de supports
didactiques – ouvrage scientifique de référence,
pièce de théâtre, cassette vidéo de
témoignages, dossier pédagogique – a permis
de rappeler que, voici cinquante ans, le fédéralisme
avait été revendiqué en Wallonie comme une
ultime faculté de cohabitation.
Tandis que se déroulaient ces activités,
un ouvrage a été publié dont les échos
ont meublé les jours creux des médias. Pour des
raisons qu’il serait intéressant d’analyser de
manière approfondie, certains d’entre eux, essentiellement
à Bruxelles, ont littéralement poussé à
la diffusion de ce livre, sans pour autant s’interroger réellement
sur sa qualité. Plus particulièrement, les parties
où il pouvait atteindre l’idée wallonne et
la personnalité de Jules Destrée ont été
mises en exergue. De nombreux amis nous ont contactés pour
nous mettre en garde à propos de ces dérives. Cependant,
en dehors d’un exposé devant l’Assemblée
générale de l’institut Jules Destrée
et d’une émission Samedi Première organisée
de manière impromptue le 17 juin 1995 où je fus
interrogé sur ce livre Les Grands Mythes de l’histoire
de Belgique, de Flandre et de Wallonie, j’ai considéré
ne pas avoir de temps à consacrer à répondre
à un certain nombre d’errements contenus dans ce livre.
Mais, bientôt, cette agaçante sottise finissait par
s'accréditer avec l’autorité des notions que
l’on ne discute plus. Il fallait réagir.
4 euros (code de commande : 03283).
[DROZ (Gustave)]. NADAR (Félix Tournachon, dit) et DELORME (René) — Gustave Droz. Paris, Baschet, [1877]. In- f° (278 x 380 mm.), 4 p., trois vignettes dans le texte et un fac-similé d'un manuscrit de Gustave Droz, une planche hors texte, (collection « Galerie Contemporaine Littéraire Artistique », 1re série - n° 97), couverture un peu défraîchie mais photographie en parfait état.
Le cliché du portrait de Gustave
Droz par Nadar a été imprimé en photoglyptie
(189 x 238 mm.) par Goupil et Cie et monté sur carton légendé.
Le fac-similé est un extrait du manuscrit
de l'ouvrage de Gustave Droz publié en 1875, Les Étangs
(pp. 107 et 108 de l'édition originale, chez Hetzel).
Extrait du texte de René Delorme :
Aujourd'hui, pour connaître un homme,
il suffit de voir comment il a décoré son appartement,
quels meubles il a choisis pour familiers, quels objets il admet
dans l'intimité de son cabinet de travail. Les moindres
choses trahissent le caractère, les habitudes, les goûts
de leurs maîtres. Chez Gustave Droz, l'ameublement, le bibelot,
les œuvres sculptées ou peintes, indiquent un artiste
épris du XVIIIe siècle. Sa bibliothèque,
en bois de rose, doit avoir été faite par un des
grands ébénistes qui inventèrent le Louis
XVI-Dauphine. Le bureau est du même style. Une belle vitrine,
encadrée dans des cannelures à cloisons métalliques,
solidement assise sur des sabots de bronze doré, laisse
voir une adorable collection de bijoux, de boucles, de bracelets,
de médailles, de coins, de portraits à la cire.
Ce trésor est composé uniquement de souvenirs laissés
par le grand-père de Gustave Droz.
45 euros (code de commande : 03293).
FOCK (Heike) et CNOCKAERT (Laetitia) — La chapelle Saint-Barthélemy de Wiesenbach. De la légende à l'histoire. Namur, Institut du Patrimoine Wallon, 2012. In-4° (210 x 297 mm.) broché, 173 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, planches volantes à déplier, (collection « Études et Documents - Archéologie », n° 26), exemplaire en très bon état, épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième
de couverture :
Lieu
de culte et centre de pèlerinage de temps immémorial,
site d'un ancien sanctuaire païen dédié à
la déesse Visuna, bâtie sur un cimetière
d'époque Franque la chapelle Saint-Barthélemy de
Wiesenbaeh (Saint-Vith) jouit d'une tradition historique emblématique.
Faisant partie des plus anciens édifices classés
de Belgique, décorée de splendides peintures murales
du XVe siècle redécouvertes par hasard en 1982,
son origine remonterait au IXe siècle.
Les fouilles archéologiques et les recherches
pluridisciplinaires menées depuis 1994 ont livré
îles résultats inattendus. Remettant en question
la plupart des données publiées auparavant, ils
permettent de retracer l'évolution complexe de l'édifice
qui – pourtant totalement isolé de tout habitat
jusqu'il y a peu – a constamment fait l'objet d'importants
travaux d'agrandissement et d'embellissement.
La première occupation du site de Wiesenbaeh
remonte au XIe siècle ; le cimetière alors
aménagé est affecté aux hameaux de la vallée
du Prümerbach, situés à trop grande
distance de leur église-mère. Le plus ancien édifice
identifié par les fouilles archéologiques, une petite
chapelle à chevet plat, remonterait au milieu du XIIIe
siècle. Au XIIIe ou au XIVe siècle, cette chapelle
est pour la première fois rénovée :
le chœur est agrandi, puis recouvert d'un enduit portant
un décor de faux-joints ; la nef est en partie reconstruite.
La seconde transformation débute après 1425 et s'achève
peu après le milieu du XVe siècle. On construit
un chœur polygonal et on modifie la nef, qui est pourvue
de fenêtres-hautes. L'autel Saint Bartholomé
est mentionné pour la première fois en 1575-1576,
dans une enquête sur les biens et revenus du clergé
luxembourgeois. La troisième transformation entamée
avant 1680 ne cible cette fois que la nef, partie laïque
de l'édifice. Interrompu par la guerre de Succession d'Espagne,
le chantier s'achève au plus tôt en 1721. Le coût
des travaux est alors probablement déjà financé
grâce au pèlerinage à saint Barthélémy,
dont une supplique inédite de 1730 témoigne indirectement.
L'attachement inaltérable des pèlerins puis, plus
tard, des habitants de Wiesenbaeh à la chapelle Saint-Barthélemy
a ainsi assuré la pérennité tic l'un des
monuments les plus remarquables de la région de l'Eifel.
20 euros (code de commande : 03278).
[FOUCHÉ (Joseph)]. ZWEIG (Stefan) — Joseph Fouché. Traduit de l'allemand par Alzir Hella et Olivier Bournac. Paris, Éditions Bernard Grasset, 1931. In-8° (140 x 210 mm.) pleine toile, 309 p.
Table des chapitres
:
Préface.
I. La montée vers l'autorité (1759-1793).
II. Le mitrailleur de Lyon (1793).
III. La lutte avec Robespierre (1794).
IV. Ministre du Directoire et du Consulat (1799-1802).
V. Ministre de l'Empereur (1804-1811).
VI. La lutte avec l'Empereur (1810).
VII. Intermède involontaire (1810-1815).
VIII. La lutte finale avec l'Empereur (1815,
les Cent-Jours).
IX. Chute et fin (1815-1820).
7 euros (code de commande : 03291).
GERSTER
(Johann Sebastian) et WÄBER (Adolf) — La Suisse.
Atlas politique, historique, géologique, hydrographique,
commercial, industriel, etc. 12 cartes coloriées avec texte
en regard. Neuchâtel,
Librairie Générale Jules Sandoz, [1871]. In-4°
(292 x 214 mm.) sous cartonnage d'éditeur, [1 (titre)],
[1 bl.], [2 (préface, table)] p., 12 cartes en couleurs
et 12 textes, exemplaire en bon état malgré la couverture
salie et quelques rousseurs.
Un ouvrage rare
! Le catalogue de la Bibliothèque Nationale Suisse indique
que le professeur Weber dont le nom figure sur la couverture et
la page de titre est en fait Adolf Wäber.
Johann
Sebastian Gerster (1833-1918) fut un important cartographe
suisse ; il a joué un rôle prépondérant
dans l'établissement des cartes de son pays et de leur
diffusion grâce à ses atlas scolaires.
Préface :
En publiant cet Atlas de la Suisse, notre
premier but est de procurer aux élèves de nos écoles
un moyen simple et intuitif d’apprendre à connaître
leur pays. Il nous a paru que jusqu’ici cette étude,
qui devrait être l’une des premières et des
plus essentielles, a été incomplète et insuffisante.
Quoi de plus nécessaire cependant que d’être
renseigné sur les conditions physiques, géologiques,
climatériques, du coin de terre que l’on appelle la
Patrie ? Quoi de plus utile que la connaissance de ses ressources,
des richesses de son sol, des produits de son industrie ?
Quoi de plus intéressant que de relire son histoire la
carte à la main ?
Tous ces points de vue si divers, si variés,
nous avons cherché à les mettre en lumière
dans un travail modeste d’apparence, mais qui a nécessité
de patientes et minutieuses investigations. Il fallait pour y
réussir toute la science géographique de l'auteur
et une grande expérience des besoins de l’enseignement.
Il serait présomptueux à nous
de compter sur un succès complet et sur une approbation
sans critiques. On nous tiendra compte cependant de notre bonne
volonté. Il n’est pas aisé de créer,
et c’est une véritable création que cet Atlas,
pour lequel nous ne pouvions consulter aucun travail antérieur.
On voudra bien aussi remarquer que nous avions
de grandes difficultés à vaincre pour condenser
dans un format relativement très petit une foule de renseignements
et d’indications. Ce format nous était imposé
par l’obligation de ne pas dépasser le prix d’un
ouvrage d’école. Nous songions d’ailleurs, en
même temps, à faire de cet Atlas et du texte qui
l’accompagne, un ouvrage qui, relié en forme de volume,
pût servir à chacun. Il n’est personne, en effet,
qui ne puisse y recourir avec fruit pour des renseignements de
toute nature. Le touriste y saisira d’un coup-d’œil
ce qu’il lui faudrait chercher à grand’peine
dans des ouvrages spéciaux. L’homme d’études
en fera son vade-mecum, et l’homme d’affaires
son annuaire statistique.
Nous croyons avoir fait une œuvre
patriotique, utile à tous, et nous attendons, sans nous
faire d’illusions sur l’imperfection de cet essai, le
jugement du public et plus spécialement des autorités
scolaires, à la bienveillante attention desquelles nous
osons recommander notre Atlas.
Table des cartes :
1. Temps anciens.
2. Lieux classiques dans l'histoire.
3. Divisions politiques.
4. Division des langues.
5. Églises et écoles.
6. Densité de la population.
7. Commerce et industrie.
8. Géologie et orographie.
9. Hydrographie.
10. Hypsométrie.
11. Cultures - Densité de population
des principales localités.
12. Comparaison des distances.
50 euros (code de commande : 03289).
GODDING
(Philippe) — Note sur le domaine de l'Abbaye du Saint-Sépulcre
de Cambrai à Bruxelles au XIIe siècle. Bruxelles, Cahiers Bruxellois, [1957]. In-8°
(160 x 240 mm.) agrafé, [12] p., deux planches
hors texte, hommage de l'auteur à Félicien Favresse.
Il s'agit d'un
extrait de la revue Cahiers bruxellois, t. II, fasc. III,
pp. 169-180.
Extrait :
Aux
archives du département du Nord, à Lille, dans le
fonds bénédictin et cistercien, repose un document
de la fin du XIIme siècle, fort précieux pour l’histoire
de Bruxelles, car il contient un relevé des cens dus à
l’église Notre-Dame de la Chapelle. Guillaume Des
Matez a écrit au sujet de ce texte, dans une étude
fort attachante, ces lignes suggestives : « à
première vue, on ne voit pas ce que le document peut bien
apprendre de précis, mais à le scruter de près,
à le pétrir avec vigueur, on le voit s’entr’ouvrir
et répandre une vive lueur sur une situation bien caractéristique
: une région encore agricole mais qu’envahira bientôt
l’économie urbaine et qui deviendra un jour la grande
ruche ouvrière peuplée de tisserands, de foulons
et de tondeurs, artisans de la fortune de la draperie bruxelloise. »
Des Marez n’a connu ce document que par
l'édition de Duvivier. Une difficulté d’interprétation
du texte semble lui avoir inspiré quelque doute quant au
soin avec lequel le document avait été édité :
un premier passage, débutant par les mots in primis
illotum qui infra oppidum manent curtilibus, se termine en
effet par : summa de oppido, de his circa capellam.
L’église de la Chapelle se trouvant
à l’extérieur de la ville, il était
anormal de voir situer à l’intérieur de la
ville les tenures disséminées autour de la chapelle.
Mes recherches m'ont amené également
à examiner ce texte, qui constitue non seulement le plus
ancien censier bruxellois parvenu jusqu’à nous (il
faudra attendre le début du XIVe siècle pour en
trouver d’autres), mais l’un des rares documents relatifs
à Bruxelles, datant du XIIe siècle.
7 euros (code de commande : 03296).
GONSETH (Ferdinand) — Science, morale et foi. Textes recueillis, ordonnés et présentés par Éric Émery. Lausanne, L'Âge d'Homme, 1986. In-8° (154 x 224 mm.) collé, 177 p., (collection « Dialectica »), ex-libris manuscrit sur la page de garde, exemplaire en bon état.
En quatrième
de couverture :
L’homme
qui, par la réflexion ou par l'action, prend part à
l'évolution des civilisations du XXème siècle,
se trouve confronté aux problèmes que posent sciences
et arts, morale et foi. Est-il possible de les aborder en suivant
une démarche fiable ?
À cet égard, les études
qui constituent ce livre nous proposent quelques repères
à valeur universelle bien qu'actuelle. Certes, Gonseth
n'y tient pas le discours des sciences, de la morale ou de la
foi. Sa préoccupation est celle du méthodologiste
; elle l'amené à méditer sur les fondements
et l'incite à rechercher, en chaque domaine, des instances
de légitimité que tous puissent accepter.
Il opte donc pour une théorie des mathématiques
et des sciences de la nature sans jamais oublier que ces disciplines
sont étroitement liées à l’homme qui
les pratique.
En sciences humaines, il choisit un cheminement
qui l'amené à dire : non au vide moral, non
à l'absence de tout référentiel moral de
société, oui à l'existence des éthiques
essentielles favorisant l'ouverture et les remises en question.
Enfin, pour Gonseth, il n'existe aucun forum
d'authenticité susceptible de se prononcer sur la légitimité
de la foi aujourd'hui : le lieu où ce problème
peut trouver sa solution, c’est le domaine des univers conjoints
de la subjectivité et de la socialité. Est-il alors
possible de se prononcer avec fermeté en cette matière ?
L'affirmation de foi n’est pas objet de démonstration,
mais affaire de témoignage. Pourtant, ce qu’il importe
de reconnaître, c’est qu’il n'existe rien au monde
qui puisse compenser, pour la créature, l'annulation progressive
de toute foi...
Telles sont les perspectives envisagées
dans cet ouvrage dont le mérite est de mettre en évidence
le jeu conjugué de l'objectivité et de la subjectivité
dans les divers engagements de la personne humaine.
10 euros (code de commande : 03294).
[GRAVURE - ASSASSINAT DU GUILLAUME
LE TACITURNE]. Willem de Eerste, Prins van Oranje, te Delft,
doorschoote, in 't jaar 1584. Illustration
de Simon Fokke, gravée par Isaak Tirion,
extraite de l'édition de 1770 de l'ouvrage de Wagenaar :
Vaderlandsche Historie, vervattende de Geschiedenissen der
nu Vereenigde Nederlanden...
Dimensions :
- Dessin
: 194 x 152 mm.
- Cuvette : 205 x 170 mm.
- Feuille : 234 x 200 mm.
Un épisode du conflit
entre l'Espagne et les Provinces-Unies.
La
gravure montre l'assassinat, au Prinsenhof, à Delft, le
10 juillet 1584, de Guillaume Ier d'Orange-Nassau par Balthazar
Gérard. Ce dernier était un catholique franc-comtois
dont l'espoir était d'encaisser la prime offerte pour la
tête de la victime par Philippe II. Guillaume le Taciturne
fut abattu de trois balles – il s'agissait d'un des premiers
assassinats politiques par arme à feu – ;
le meurtrier fut rapidement capturé et exécuté
le 14 juillet.
Bibliographie :
- Muller (Frederik). De Nederlandsche geschiedenis in
platen, t. I, n° 886.
Vendu.
[GRIS (Juan)]. KAHNWEILER (Daniel-Henry)
— Juan Gris. Sa vie, son œuvre, ses écrits.
Paris, Gallimard, 1946. In-8°
(194 x 232 mm.) sous cartonnage d'éditeur d'après
la maquette de Mario Prassinos, 344 p., illustrations,
50 planches hors texte, un des 500 exemplaires numérotés
sur Plumex (n° 223), exemplaire en bon état muni
de son Rhodoïd.
Cette édition
avec le cartonnage de Mario Prassinos est rare !
Préface :
La
division de ce livre en trois parties n’est pas entièrement
le fait d’une décision volontaire. Elle m’a été
imposée d’abord par les circonstances. Les vicissitudes
de l’exode m’ayant privé temporairement de mes
fiches et de mes notes, j’ai commencé par écrire,
sans leur secours, la deuxième partie, l’Œuvre
de Juan Gris, dans la forme qui, seule, était possible
pour moi dans ces conditions. Pendant ce travail, il m’a
semblé que la division, que je n’avais pu éviter,
n’était pas sans avoir des avantages, permettant dans
la première partie plus de spontanéité, dans
la deuxième l’élaboration d’une base théorique
solide. Au lecteur de dire s’il est de mon avis.
La troisième partie réunissant
les Écrits de Juan Gris se justifie par elle-même.
Louise Leiris m’a aidé pendant des
années à rassembler la documentation et à
dresser des fiches. Michel Leiris a bien voulu relire, à
plusieurs reprises, mon manuscrit. Ses observations et ses objections
m’ont été d’un très grand secours.
Je leur dis merci de tout cœur.
250 euros (code de commande : 03292).
[HAINAUT
- MAISONS DU PEUPLE]. Inventaire visuel des Maisons du Peuple
de Bruxelles et de Wallonie. II. Province du Hainaut -
Borinage. [Bruxelles], Ministère
de la Communauté Française, 1983. A4 (210 x 297 mm.)
collé sous couverture plastifiée, [5], 246 p.,
illustrations, plans, cartes, impression anapistographique dactylographiée,
exemplaire en bon état.
Recherche réalisée
par les Archives d'Architecture Moderne.
Table des matières
:
- La
Maison du Peuple.
- Introduction à 1'inventaire.
- Bibliographie générale.
- Maison du Peuple de Baudour.
- Maison du Peuple de Boussu.
- Maison du Peuple de Boussu-Bois Saint-Antoine.
- Maison du Peuple de Boussu-Bois Saint-Charles.
- Maison du Peuple de Cuesmes.
- Maison du Peuple de Dour.
- Maison du Peuple de Élouges.
- Maison du Peuple de Eugies.
- Maison du Peuple de Frameries.
- Maison du Peuple de Ghlin.
- Maison du Peuple de Hensies.
- Maison du Peuple de Hornu.
- Maison du Peuple de Jemappes.
- Maison du Peuple de La Bouverie.
- Maison du Peuple de Pâturages.
- Maison du Peuple de Quaregnon.
- Maison des Huit Heures de Saint-Ghislain
1.
- Maison des Huit Heures de Saint-Ghislain
2.
- Maison du Peuple de Tertre.
- Maison du Peuple de Thulin.
- Maison du Peuple de Wasmes.
- Maison du Peuple de Petit-Wasmes.
- Maison du Peuple de Wasmuel.
- Maison du Peuple de Wihéries.
Vendu.
HANLEY
(James) — Loin du monde. [Titre
original : Levine.]. Roman. Traduit de l'anglais (Irlande)
par Dominique Mainard. Paris, Éditions Joëlle Losfeld,
1997. In-8° (148 x 210 mm.) collé, 257 p.,
exemplaire en très bon état.
Exemplaire avec
le poinçon du Service de Presse.
En quatrième de
couverture :
Dans
une petite ville d'Angleterre, loin des bombardements qui secouent
Londres et des étendues infinies de l'océan, aux
portes d'un ancien campement de soldats, Felix Levine et Grace
Helling se rencontrent sous le porche de l'église où
ils se sont réfugiés pour tromper leur solitude.
Tous les sépare, et pourtant l'un et l'autre portent les
stigmates des mêmes plaies encore à vif. Levine aspire
à retrouver la mer ; il y songe sans cesse, le répète
inlassablement pour s'en convaincre plus encore que pour convaincre
Grace qui s'ingénie à le retenir. Un sentiment de
passion mêlée de haine le retient auprès de
Grace et seul un geste extrême lui permettra d'éprouver
quelques heures l'impression d'avoir recouvré la liberté.
10 euros (code de commande : 03286).
HEMNGWAY
(Ernest) — Paris est une fête. [Titre original : A Moveable Feast.]
Traduit de l'anglais par Marc Saporta. Paris, Gallimard, 1964.
In-8° (120 x 185 mm.) broché sous couverture à
rabats, 216 p., (collection « Du Monde Entier »),
exemplaire en bon état.
Exemplaire du
tirage courant de l'édition originale (8 mai 1964).
En quatrième de
couverture :
1921
: Un jeune journaliste américain arrive à Paris
avec sa charmante épouse qui l’a suivi dans cette
aventure. Le couple d’amoureux vit de romance et de vin frais...
Mais ce point de départ n’est pas celui d’un
conte bleu. Tout de suite, le cadre s’élargit, les
personnages se multiplient, s’imposent : il y a Gertrude
Stein qui règne en despote sur le petit monde des bohèmes
américains de Paris ; le poète Ezra Pound que
ses enthousiasmes généreux conduisent aux pires
erreurs ; voici que passe, fou et charmant, Scott Fitzgerald...
Est-ce là une chronique ? L’auteur
lui-même nous met en garde, dans une note liminaire, et
autorise son lecteur à tenir le livre pour un roman. Au
demeurant, Hemingway était trop imaginatif pour ne pas
romancer ses souvenirs.
Roman, donc, ou chronique, on en discutera.
Les équipées du narrateur, ses difficultés
matérielles, ses amours, ses amitiés, ses antipathies
forment un savoureux ensemble de notations et de récits
dans la manière la plus hemingwayenne.
Et ce livre prend un sens particulier quand
on songe à la mort étrange du romancier. Pendant
ses quatre dernières années, en effet, cet homme
comblé, entouré d’amis, parvenu au seuil de
la vieillesse après une vie sentimentale agitée,
revit par la pensée et par la plume son grand amour :
celui de la délicieuse Hadley, qu’il décrit
avec une tendresse infinie et une sorte de passion exubérante.
Le livre s’achève sur le prélude de la rupture
qui va séparer les jeunes époux. Hemingway n’a-t-il
pu survivre à cette seconde séparation, tout imaginaire
et revécue trente ans après l’événement ?
Le récit est si prenant que plus d’un lecteur partagera
cette opinion, après avoir suivi les aventures tragi-comiques
du chef de file de cette « génération
perdue » pour qui « le soleil se levait
aussi ».
18 euros (code de commande : 03304).
[LAUTRÉAMONT
(Isidore Lucien Ducasse, comte de)]. BACHELARD (Gaston) —
Lautréamont. Paris,
Librairie José Corti, 1939. In-8° (122 x 182 mm.)
broché, 200 p., exemplaire en très bon état
et non coupé.
Exemplaire du
tirage courant de l'édition originale.
Table des matières
:
Chapitre I : Agression et poésie nerveuse.
Chapitre II : Le bestiaire de Lautréamont.
Chapitre III : La violence humaine et les
complexes de la culture.
Chapitre IV : Le problème de la biographie.
Chapitre V : Le complexe de Lautréamont.
Conclusion.
25 euros (code de commande : 03280).
MASSART (Daniel) — La gobeleterie belge (aperçu économique : de 1923 à nos jours). Seneffe, Société de Recherche Historique et Folklorique de Seneffe, 1989. A4 (210 x 297 mm.) agrafé, 115 p., illustrations, exemplaire en parfait état.
Introduction :
Pendant
les trente premières années du XXe siècle,
vingt-quatre gobeleteries furent fondées. Nous en comptons
vingt et une pour la région du Centre qui détint
ainsi le monopole du « verre creux », alors
que Charleroi garda celui du « verre plat ».
La commune de Manage vit s’ériger
sur son sol le plus grand nombre de gobeleteries. Cette industrie
fit sa prospérité.
Certaines gobeleteries eurent une vie bien éphémère
; d’autres, en général les plus importantes
dès leur érection, celles qui furent dirigées
par des hommes doués d'une grande intelligence et du sens
des affaires (M. Edmond Paul, Edgard Wauty, Georges Sacré,
Gustave Michotte, Léopold Castelain, etc.) fonctionnèrent
jusque dans les années 1970. Les petites verreries, montées
à la hâte, parfois en périodes de crise, périclitèrent
rapidement, favorisèrent le chômage, entrèrent
dans le système des usines mises à l'arrêt
et indemnisées. Dès que l'occasion se présentait,
les entreprises boiteuses étaient reprises et désaffectées ;
la concurrence était ainsi éliminée.
Il n'est pas inutile, pour la compréhension
de cet ouvrage de rappeler ces créations d'entreprises.
En 1901, « Verreries de Scailmont »,
à Manage.
En 1902, « Verrerie et Gobeleterie
de 1'Espérance », à Manage.
En 1905, « Verreries-Gobeleteries
de Braine-le-Comte ».
En 1906, « Verreries Léopold
Castelain », à Manage.
En 1908, « Verreries Saint-Louis »,
à Neufvilles-lez-Mons.
En 1909, « Verreries, Gobeleteries
d'Havré-Ville, C.Rose et Cie ».
En 1909 (?), « Verreries Charles
Bougard », à Manage.
En 1910, « Verreries-Gobeleteries
Nouvelles », à Manage.
En 1915, « Verreries de 1'Alliance »,
à Bois-d'Haine.
En 1919, « Verreries de la Motte »,
à Bois-d'Haine.
En 1919, « Verreries et Gobeleteries
Edmond Paul », à Neufvilles.
En 1920, « Verrerie Cigarette »,
à Manage.
En 1923, « Flaconnerie et Verrerie
de l'Avenir », à Écaussinnes-d'Enghien.
En 1924, « S.A. des Pavillons »,
à Manage.
En 1924, « Verreries du Centre »,
à Houdeng-Goegnies.
En 1927, S.A. « Gobeleterie Nationale »,
à Familleureux.
En 1927, « Les verreries d'Art de
Familleureux ».
En 1927, « Cristallerie et Pâtes
de Verre », à La Louvière.
En 1928, « Compagnie Internationale
de Gobeleterie Inébréchable », à
Soignies.
En 1928, « Glass and Chemical Works »,
à Soignies.
En 1930, « Cristalleries et Gobeleteries
Louviéroises ».
Toutes ces gobeleteries étaient caractérisées
par le fait que l'on y soufflait le verre à la bouche (gobeleteries
manuelles). L'unique gobeleterie mécanique qui vit le jour,
Durobor à Soignies, est encore en activité. Cette
société, dès son apparition, fit naître
la crainte du machinisme chez les ouvriers-verriers, chez les
patrons gobeletiers, eux qui, pour le moins, n'étaient
pas de grands novateurs et qui continuèrent à utiliser
des fours circulaires, grands consommateurs d'énergie et
du matériel digne de l'archéologie industrielle.
Toutes les gobeleteries belges firent partie,
à un moment ou à une autre de leur existence, des
associations professionnelles (U.P.G.B.; G.G.B ; UNIGOBEL).
Ceci justifie le choix du titre de ce livre.
Il y aurait plusieurs histoires de la gobeleterie
à écrire. Chaque histoire dépendrait du fonds
d'archives consulté ; à condition qu'elles
aient toutes été conservées. Nous en doutons !
Les mêmes locaux étant parfois occupés successivement
par de nombreuses sociétés, on fit le nettoyage
par le vide !
Quelles sources avons-nous eu à notre
disposition ?
Nous avons lu des centaines de procès-verbaux
rédigés lors des assemblées ordinaires et
extraordinaires des différents groupements des gobeleteries
belges. Que de verbiage, que de réunions stériles,
que de sages décisions prises après des mois de
discussions et démises souvent quelque temps plus tard !
Mais aussi que d'interventions éclairées, que de
prises de position décisives pour la bonne marche ou, à
la limite, le sauvetage de cette industrie, il faut souligner
que ces documents ont toujours été rédigés
avec le plus grand soin par des personnages de grande envergure,
tels que furent M. R. Meunier (Secrétaire) et M. M. Lintermans
(Président). Leurs interventions ont souvent été
capitales pour la continuation des associations professionnelles,
pour éviter les ruptures toujours dommageables.
De la lecture de tous ces textes, couvrant des
dizaines d’années, se dégage l'impression que
la situation a toujours été pour le moins tendue,
que cette industrie a toujours souffert de la concurrence de la
gobeleterie mécanique, du protectionnisme des états
voisins, du désintérêt chronique des autorités
belges à l’égard des gobeleteries au profit
des autres branches de l’industrie verrière, etc.
Cela n’est sans doute que partiellement
vrai. Les gobeleteries ont connu d’excellentes années ;
l'analyse des bilans le montrerait ! Il y eut des fortunes
faites grâce à la gobeleterie. Cela constituerait
une autre histoire.
L'analyse de documents propres à une
verrerie fournirait la matière première d’une
autre approche historique.
Une remarque s’impose. Nous n'avons pas
retrouvé d’archives antérieures à 1920.
Vendu.
MODIANO (Patrick) — L'herbe des nuits. Roman. Paris, Gallimard, 2012. In-8° (140 x 204 mm.) collé, 177 p., exemplaire avec sa bande d'annonce.
En quatrième
de couverture :
« "Qu'est-ce
que tu dirais si j'avais tué quelqu'un ?"
J'ai cru qu'elle plaisantait ou qu'elle m'avait
posé cette question à cause des romans policiers
qu'elle avait l'habitude de lire. C'était d'ailleurs sa
seule lecture. Peut-être que dans l'un de ces romans une
femme posait la même question à son fiancé.
"Ce que je dirais ? Rien." »
Vendu.
[MONS - CERCLE ARCHÉOLOGIQUE]. Annales du Cercle Archéologique de Mons. Tome 60 - 1946-1947. Mons, Cercle Archéologique de Mons, 1947. In-8° (166 x 253 mm.) broché, XXXI, 274 p., illustrations hors texte, exemplaire en grande partie non coupé.
Table des matières
:
- Liste
des membres, p. VII.
- In memoriam (Paul Quinet, Émile
Dony, Victor de le Curt, Maurice Raucq, Georges Jouret, Maurice
Van Haudenard, Madame Nestor Slotte – née Angèle
de Bert), p. XV.
- La vie du Cercle, p. XXII.
- La Contre-révolution brabançonne
dans la presqu'île de Chimay (1789-1791), par Francis
Dumont, p. 1.
- Quaregnon-Hornu, port d'attache de
la Sambrica ?, par Eugène Cornet, p. 183.
- Un écrivain montois. L'œuvre
de Charles Letellier et sa place dans l'histoire littéraire,
par Maurice Piron, p. 235.
- Documents inédits pour servir
à l'histoire littéraire montoise, par Maurice
A. Arnould, p. 251.
20 euros (code de commande : 03315).
[MONS
- TOURISME]. Mons et sa région. Guide officiel touristique,
folklorique, commercial. Mons,
Office du Tourisme de la Ville de Mons, 1967. In-8° (131 x
215 mm.) broché, 243 p., illustrations, deux
plans à déplier et feuillet d'errata, exemplaire
en bon état.
Un ouvrage qu'il
est peu courant de rencontrer avec ses deux plans.
Table des matières
:
- Mons,
capitale du Hainaut, par Edmond Bovyn.
- Mons, par Christiane Piérard.
- Introduction.
- Aperçu historique,
géographique, topographique, démographique, économique,
intellectuel.
- Bibliothèque.
- Musées.
- Évolution territoriale
et peuplement.
- Architecture (religieuse,
civile, militaire).
- Monuments commémoratifs.
- Fontaines et puits.
- Squares et jardins.
- Folklore.
- Quelques itinéraires.
- Renseignements pratiques.
- Grandes dates de l'histoire
de Mons.
- Liste alphabétique
des rues.
- Bibliographie sommaire.
- Spécialités
culinaires montoises et régionales.
- Jumelages : Vannes
- Mons et Bootle - Mons.
- La région de Mons, texte
fourni par l'IDEA.
- Le Borinage, une ancienne
région houillère du Hainaut qui a commencé
sa mutation économique et sociale.
- Petit guide des sites
et monuments de la région.
- Liste des monuments
et sites classés de la région Mons-Borinage.
- Aller à Mons,
hors des sentiers battus.
- Petits et grands environs
de Mons ou la Belgique en 50 km.
- L'enseignement :
une richesse du Borinage.
- Le Borinage et le Centre,
deux régions carrefours de Belgique, pays sans frontières.
15 euros (code de commande : 03285).
MOULAERT (George) — Vingt années à Kilo Moto. 1920-1940. Bruxelles, Charles Dessart, 1950. In-8° (157 x 213 mm.) broché, 296 p., illustrations hors texte, exemplaire non coupé, quelques rousseurs sur la couverture.
Avant-propos :
Depuis
la libération du pays, de nombreux personnages politiques,
financiers, économistes, ont découvert le Congo.
En 1947, une importante délégation
du Sénat a parcouru la Colonie. Le rapport sénatorial
se caractérise, comme la plupart des reportages et impressions,
par un manque de mise au point.
À presque tous on pourrait répéter
la réponse du Gouverneur-Général Ryckmans
au Conseil de tutelle : « Il ne faut pas écrire
: il n’y a que 35 médecins au Ruanda, mais bien :
il y a déjà 35 médecins. »
Le tableau que M. Ryckmans fait du Ruanda de
1920, il faut le faire également pour le Congo.
Le premier venu voit et signale ce qui manque
au Congo, mais il ne voit pas d’où l’on vient
et ce qui a été réalisé, particulièrement
pendant l’entre-deux-guerres, malgré la dure crise
de 1930-1935.
On oublie, ou plutôt on ignore, qu’en
1920 il n’y avait en tout et pour tout au Congo qu’un
petit tronçon de route de Buta à Titule sur lequel
circulaient péniblement quelques camionnettes Pipe d’une
tonne de capacité. Elles avaient remplacé les horribles
camionnettes à vapeur Panhard-Levassor. En fait, tout le
trafic des produits coloniaux vers les chemins de fer et les voies
navigables se faisait par portage, de même que le ravitaillement
des factoreries de l’intérieur (tissus, articles de
traite, conserves, etc...) au départ des gares et des escales
était transporté par de longues caravanes de porteurs.
En 20 ans, il a été construit
3.000 Km. de chemins de ter et surtout 70.000 Km. de routes, d’abord
grâce à l’initiative des autorités locales
et des sociétés privées et ensuite en exécution
d’un programme gouvernemental. 70.000 Km. de routes en 20
ans, cela représente plus de 10 km. par jour ouvrable ;
mais le portage a été supprimé et le camion
automobile a libéré l’indigène et valorisé
son travail.
Certes, tout n’est pas parfait, ni même
achevé, mais rendons hommage aux pionniers qui ont remis
la construction des routes à l’ordre du jour après
les échecs du Kwango et du Nil.
Le Gouvernement ne croyait pas aux routes, pas
plus qu’il ne croyait à la T.S.F.
La Revue Coloniale Belge, dans son numéro
du 1er février 1949, caractérise excellemment la
myopie des « découvreurs » actuels
du Congo.
« Qu’ils se trouvent en Belgique
ou au Congo, les coloniaux sont toujours et à juste titre
vivement émus par des critiques adressées parfois
trop facilement au travail accompli en terre d’Afrique. Leur
émotion devient de l’irritation quand ces critiques
émanent de personnes n’ayant d’autres titres
à les formuler que celui, tout gratuit, de leur premier
contact avec les choses coloniales. Parmi ces découvreurs,
il s’en trouve qui n’eurent pas le bon esprit (mettons
le bon sens) de modérer leurs diatribes et d’apprécier
la situation à la mesure exacte des contingences locales
et non en fonction de ce qu’ils avaient espéré
trouver ou souhaité découvrir. »
Nos « découvreurs »
ignorent la forte parole de Lyautey : « On ne
s’improvise pas colonial, on le devient par une longue patience
à écouter l’enseignement des maîtres. »
Pour apprécier sincèrement et
équitablement ce qui existe, ce qui se voit aujourd’hui,
il faut avoir présente à l’esprit la situation
initiale. Combien parmi ceux qui jugent en est-il qui par la lecture
des relations des pionniers se sont préparés à
le faire ? Qui revoit le Léopoldville de Liebrechts
sous le Léopoldville d’aujourd’hui ?
Ces jugements manquent de bon sens parce que
basés sur l’ignorance des réalités anciennes
et la méconnaissance des conditions locales.
Les coloniaux ne peuvent admettre que leur travail
ardu et pénible fasse ainsi l’objet de jugements hâtifs
de personnes incompétentes. Ces jugements dénotent,
en général, une excessive et fausse sensiblerie
demandant des conditions sociales réalisables seulement
après de nombreuses décades.
Il faut se rendre compte dans chaque cas des
possibilités économiques. « Le Gouvernement
doit exiger le nécessaire et non le superflu, et les charges
sociales, ont un plafond : la productivité du noir...
Le noir verra sa situation s’améliorer au fur et à
mesure que lui-même fera un effort et produira... »
Depuis quelque vingt ans, on a fait une injuste
réputation aux anciens coloniaux ; cela a commencé
par le célèbre discours de 1933, et peut-être
l’essor remarquable et la brillante situation actuelle sont-ils
en partie responsables de ce que les nouveaux coloniaux ne peuvent
se figurer la situation d’il y a seulement trente ans et
ainsi se rendre compte des efforts déployés et de
la somme de travail qui a été fournie.
Leur grand chef Léopold II, dans
sa lettre aux Secrétaires Généraux, rappelait
en 1906 l’amère parole de Voltaire : « Ce
qui se pardonne le plus difficilement, ce sont les services rendus... »
– et récemment, n’avons-nous pas entendu un colonial
novice, oser déclarer dans un discours au conseil du Gouvernement :
« Dans le domaine de l’économie et de la
prospérité indigène, nous n’avons jusqu’à
présent rien fait. »
Paradoxalement, on pourrait dire que les grandes
réalisations et les résultats que constatent les
visiteurs d’aujourd’hui peu ou pas documentés,
plaident plutôt contre les pionniers, parce que ces visiteurs
sont naturellement amenés à conclure que le point
de départ n’était ni aussi primitif, ni aussi
difficile qu’on veut bien le dire.
Ayant eu l’honneur de diriger pendant plus
de 20 années l’importante exploitation minière
de Kilo-Moto, dont les réalisations font aujourd’hui
l’objet d’appréciations peu favorables, j’ai
jugé utile et nécessaire – pour rendre
un légitime hommage à tous les bons ouvriers de
cette période – de relater le magnifique travail
accompli de 1920 à 1940, malgré toutes les difficultés,
les traverses de tout ordre et les moyens limités à
notre disposition.
Fin décembre 1919, M. Franck, Ministre
des Colonies, me confiait les destinées des mines domaniales
de Kilo et de Moto.
Quelle était la situation en 1920 ?
Les chapitres II, IV et V montrent la situation
politique, technique et économique du Haut-Ituri en 1920 ;
tableau véridique basé sur des documents officiels
: pas un kilomètre de route, les trois quarts du pays en
dissidence, et une exploitation minière conduite, sous
la responsabilité gouvernementale, dans des conditions
techniques, sociales et hygiéniques déplorables.
Peut-on concevoir aujourd’hui cette situation
et se rendre compte des efforts qu’il a fallu déployer
pour transformer tout ce pays en le court laps de temps de dix
années ?
Pour reconnaître la valeur technique et
morale des pionniers de cette œuvre, l’exposé
détaillé de ces efforts doit être fait. Le
souci de la vérité m’a imposé, à
certains moments, de relater des erreurs, des faiblesses, des
fautes et de les imputer à ceux qui les commirent. Je n’ai
pas hésité à le faire tout objectivement
quand, mais alors seulement, ces erreurs, ces faiblesses, ces
fautes, nettement établies, expliquaient les faits et les
situations constatées.
Ceci est un rapport de gestion.
15 euros (code de commande : 03308).
MUSSET
(Alfred de) — Emmeline. Nouvelle
ornée de six pointes-sèche de Charles Edelmann.
Paris, Henri Cols, 1944. In-8° (135 x 201 mm.) broché
sous couverture rempliée, 98 p., exemplaire en très
bon état et bien complet des six gravures.
Un des 320 exemplaires
numérotés sur vélin à la forme de
Johannot (n° 87).
Extrait de l'article
d'Hélène Servaes :
On
entend souvent dire que le silence après Mozart, c'est
toujours du Mozart. Mais un texte après Mozart ? Un
texte qui aurait annexé Don Giovanni dans la narration
fait-il perdurer la tradition juanesque ? Dans Emmeline
(1837) de Musset, on assiste à une représentation
de Don Giovanni. L'opéra est intégré à
un système intersémiotique triangulaire incluant
littérature, théâtre et musique. Toutefois,
la simple introduction du Don Giovanni mozartien dans la nouvelle
n'est pas une condition suffisante pour en faire une version supplémentaire
du mythe du séducteur. Et pourtant... C'est bien de séduction
qu'il s'agit : le récit n'est autre qu'une métaphore
de la séduction des arts. Plus précisément,
l'opéra y remplit à la fois la fonction de pré-texte
et de prétexte à un exposé sous-jacent sur
la fonction non référentielle du signe musical.
Relaté rétrospectivement par un
narrateur anonyme, le récit s'attarde d'abord à
l'histoire d'Emmeline pendant les sept premières années
de son mariage. Mariée à dix-huit ans au comte de
Marsan, elle s'adonne souvent à la rêverie, trouvant
refuge dans la musique, sa grande passion. Le couple vit à
Paris mais, bientôt, le comte part en voyage en Allemagne
et Emmeline s'installe dans leur maison de campagne. Un jour,
Emmeline reçoit la visite de M. de Sorgues, « un
homme à bonnes fortunes » qui lui fait les yeux
doux. Le séducteur tente d'embrasser la jeune femme, qui
le repousse vivement. Débarrassée de son assaillant,
elle décide résolument de ne jamais accepter ni
amours ni conquêtes. De retour à Paris, en proie
à la solitude, elle se livre corps et âme à
sa passion pour la musique. Un soir, aux Italiens, elle assiste
au Don Juan de Mozart, seule dans sa loge. Au moment où
les interprètes de Donna Elvira, Donna Anna et Don Ottavio
chantent le trio des Masques, elle est bouleversée par
un sentiment de solitude et d'isolement. Quelques mois plus tard,
elle se rend à nouveau aux Italiens, cette fois en compagnie
de son mari et de Gilbert, un jeune mélomane qu'elle fréquente
depuis peu. On y donne encore Don Giovanni... Dès
l'apparition des trois Masques, Emmeline ne peut s'empêcher
de songer à l'émotion qu'elle avait ressentie lors
de la représentation précédente. Elle observe
les deux hommes : Gilbert, fasciné, ne quitte pas
les chanteurs des yeux tandis que Marsan sommeille au fond de
la loge. Peu après, Gilbert, épris de la comtesse,
lui déclare son amour. Emmeline résiste deux mois
à la tentation avant de succomber...
Bibliographie :
- Servaes (Hélène), « Emmeline
d'Alfred de Musset, un pré(-)texte musical »,
dans Revue belge de philologie et d'histoire, t. 76, fasc.
3, 1998. pp. 679-685.
45 euros (code de commande : 03287).
[NORMANDIE]. Recueil des ordonnances de Louis XIV. Roy de France et de Navarre. Des mois de Juin 1680, & Juillet 1681. Sur le fait des aides. Troisiéme Edition, augmentée des Edits, Declarations, Arrests & Réglemens rendus en conséquence jusqu'à présent. Tomes I et II (complet). Paris, Saugrain et Prault, 1724. [A Paris, / Chez la Veuve Saugrain & Pierre Prault, / Imprimeur des Fermes & Droits du Roy, Quay / de Gesvres, au Paradis. / M. DCC. XXIV. / Avec Privilege du Roy.] Deux volumes in-12 (105 x 172 mm.), plein veau d'époque, dos lisses ornés de fers et de fleurons dorés, tranches rouges, t. I : [3 (faux-titre : Recueil des reglemens sur le fait des aides de Normandie, avis de l'éditeur, titre)], [1 bl.], XLIII (Table chronologique), [1 bl.], 428 p., t. II : [2 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 460 p., exemplaire en bon état de ce peu courant recueil.
Ce recueil est consacré
à la Normandie.
« Dans l'origine, le mot aides
s'appliquait à toute espèce d'impôt ;
les tailles et les gabelles étaient comprises, comme tout
le reste, sous cette dénomination générale.
Sous Louis XIV, on commença à restreindre la
signification du mot aides et à poser nettement
la distinction entre l'impôt direct et l'impôt indirect.
Les principaux droits désignés sous le noms d'aides
étaient les divers droits perçus sur les boissons,
vins, eaux-de-vie, bières, cidres, poirés, etc.
Les droits d'aides, comme les autres impôts, n'étaient
point levés par des agents directs de l'État. On
réunissait ces droits en entreprises ou fermes générales,
qu'on cédait à forfait, moyennant un prix déterminé,
à des compagnies particulières qui se chargeaient
de la perception d'après des tarifs convenus. Les aides
proprement dites ne constituèrent un impôt général
et permanent qu'à partir de l'année 1360. [...]
Vivement attaqué dès la fin du XVIIe siècle
par Boisguilbert, et au XVIIIe siècle par les économistes,
l'impôt des aides, dont la réforme avait été
vainement proposée par Colbert, par de Boulainvilliers
en 1716, par le fermier général Dupin en 1746, et
par Necker, pendant la durée de son premier ministère,
fut supprimé par la Révolution en 1790. »
Si, au XVIIIe siècle, nous voyons que
les aides étaient restreintes à quelques
produits, l'extrême irrégularité de l'assiette
et de la perception des impôts entraînait qu'elles
étaient encore appliquées dans certaines localités
à plusieurs autres droits. « L'irrégularité
de l'assiette était en effet le caractère général
des impôts établis sous l'Ancien Régime. On
pouvait dire que chaque province, quelquefois même chaque
bailliage, avait son régime à part. Lors de l'établissement
de l'aide générale, en 1360, plusieurs provinces
avaient refusé de s'y soumettre. Pour s'en dédommager,
le roi Jean ordonna que ces provinces seraient traitées
comme pays étrangers, et à ce titre soumises à
l'imposition foraine du sol pour livre, qui se prélevait
aux frontières, à l'entrée et à la
sortie des marchandises. De là vint la distinction des
provinces sujettes aux aides, de celles qui ne l'étaient
pas. »
Avis de l'imprimeur :
Le Titre de ce Recueil ne promet rien que le
Livre ne contienne. Les recherches exactes qu’on a faites,
de quantité de Réglemens sur le Fait des Aides,
qui n’avoient point encore été mis au jour,
ont rendu cet Ouvrage parfait, & d’une grande utilité
au Public. On en sera convaincu par l’usage qu’on en
fera, & en y voïant la distributiori qui a été
faite de chaque Edit, Déclaration ou Arrêt, dans
le Titre qui lui convient. Et comme la plupart de ces Réglemens
renferment chacun plusieurs dispositions, lesquelles ont raport
à diffêrens Titres, on a eu soin de lesy rapeller,
& de renvoïer à celui où ils sont placez
en entier. En sorte qu’on trouvera facilement toutes les
Décisions sur chaque matière des Aides de Normandie.
On doit meme observer que ce Recueil n’est pas seulement
à l’usage dé cette Province ; mais qu’il
est encore très-utile pour les autres lieux du Roiaume
où les Aides ont cours ; puisqu’il renferme au moins
les trois quarts des Réglemens communs aux deux Ordonnances
des Aides de Normandie & de Paris. Enfin, outre l’intention
qu’on a euë,d’y procurer aux Commis la corinoissance
de leur devoir, on s’est encore propôsé de mettre
le Public en état, chacun dans son besoin, de s’instruire
lui-même des formalitez qu’il doit cbserver dans l’acquitement
des Droits, & cela d'une maniéré très
aisee.pour les uns & les autres. C’est ce qui a insensiblement
formé ce Volume d’une grosseur au-delà de ce
qu’il auroit naturellement dû porter ; & nonobstant
cela, on n’a pû se dispenser de.joindre dans cette
seconde Edition, une augmentation de quelques nouveaux Réglemens,
dont il a semblé que le Public ne pouvoit être privé,
malgré lépaisseur du Livre ; mais on ne se
plaindra pas de ce défaut, qui n’étoit visîblement
arrivé, que pour n’avoir voulu rien obmettre de ce
qui y était nécessaire. On a contribué d’ailleurs
à le rendre portatif, en le faisant propre à être
divisé en deux Volumes, afin de persuader le Public, qu’après
avoir travaillé à son utilité, on a aussi
pourvu à sa commodité.
Bibliographie :
- Larousse (Pierre), Grand dictionnaire
universel, t. I, p. 147.
- Coquelin (Charles) et Guillaumin (Gilbert),
Dictionnaire de l'économie politique, t. I, pp.
49-51.
Les deux volumes : 150 euros (code de commande : 03310).
[PARTITION]. KENNEDY (Jimmy) et CARR (Michael)] — On ira pendre notre linge sur la Ligne Siegfried - The Washing on the Siegfried Line. Paroles françaises de Paul Misraki. Paris, Éditions Musicales Peter Maurice s.a., 1939 (date du copyright). Feuillet plié en deux (175 x 262 mm.), [3], [1 bl.] p., illustration de la couverture signée « Momos 39 », air noté aux pp. 2 et 3, 1 pli horizontal et 1 pli vertical.
La Ligne Siegfried était en Allemagne nazie ce qu'était la Ligne Maginot en France. La chanson We're Going to Hang out the Washing on the Siegfried Line reflète l'esprit de dérision qui régnait pendant la période de la « drôle de guerre » qui précéda le début des réelles hostilités en mai 1940 et l'invasion de la France par l'Allemagne.
Vendu.
[PHOTOGRAPHIE
- MATÉRIEL PHOTOGRAPHIQUE HERRMANN]. Catalogue général
de la Maison H. Herrmann Photo-Gros. Bruxelles,
Henri Herrmann, 1935. In-8° (160 x 244 mm.) broché,
223 p., nombreuses illustrations.
Une précieuse
documentation !
Avant-propos :
Le
présent catalogue a été édité
à la demande de la clientèle qui désirait
trouver réuni en un volume, tous les articles employés
en photographie.
Cette publication constitue une innovation qui
sera probablement appréciée par le monde des photographes
et revendeurs. Elle est justifiée par la multitude et la
très diversité des produits mis sur le marché,
surtout en ces derniers temps.
Cette documentation aussi complète que
possible rendra incontestablement des services.
Comme toute chose nouvelle est imparfaite, nous
prions la clientèle de nous communiquer les critiques et
suggestions quelle aurait à faire.
Le présent catalogue n’est pas une
copie quelconque mais le résultat d’une longue recherche
car pour chaque article on a eu recours à un ou des fabricants
spécialisés.
Le nom de Herrmann est connu par les pionniers
de la photographie ; dès 1890 la maison Herrmann exposait
la première machine à satiner « Fernande »,
au Salon de l’Association Belge de Photographie, soit quelques
années après l’invention des plaques sèches
pour la photographie.
Cet exposé prouve que s'adresser à
la maison « Herrmann Photo Gros », c’est
s’adresser à une firme spécialisée en
articles photographiques qui n’exploite pas et qui n’a
jamais exploité un commerce de détail.
Vendu.
POULET
(Robert) — L'Enfer-Ciel. Journal d'un condamné
à mort.
Paris, Librairie Plon, 1952. In-8° (120 x 189 mm.) broché,
252 p., exemplaire non coupé et en parfait état.
Un
ouvrage que l'on ne trouve que très rarement dans un aussi
bon état !
Robert
Poulet (1893-1989) fut un activiste d'extrême droite et,
pendant la Seconde Guerre mondiale, un partisan de Léopold III
et un collaborateur. Il fut condamné à mort par
la justice belge en octobre 1945, sa peine fut commuée
en exil.
Extrait de ce texte
d'un homme qui n'a jamais renié ni regretté ses
engagements... :
18
avril.
D'abord l'épreuve m'enrichit merveilleusement,
m'épura. Jusqu'à ma condamnation à mort,
ma pensée n'a cessé de monter. Ce fut le temps du
pardon, de la sérénité, du courage patient
et paisible. Le sentiment qui dominait en moi était la
pitié. Je plaignais même mes persécuteurs,
je trouvais des excuses à ceux qui m'abandonnent. Si jamais
j'ai fait un pas dans la voie de la sainteté, de l'héroïsme
moral, c'est alors, au moment où pourtant le malheur m'assiégeait,
le chagrin me déchirait à un point indicible. En
même temps, une effusion m'inondait ; je m'avançais
enchanté comme Ali-Baba dans la grotte aux trésors.
Au fond d'un couloir étroit, j'apercevais des merveilles
qui resplendissaient dans l'ombre : la poésie, ma
poésie !... Une musique inattendue s'emparait de mes
blessures, les faisait chanter obscurément, comme les vierges
sanglantes des catacombes. Au milieu du sang et des larmes un
homme nouveau s'éveillait en moi. J'étais pétri
de douceur et de douleur... Ce temps-là est fini. À
la minute où un magistrat haineux m'a dit : « Taisez-vous ! »et
où j'ai compris que toute une société était
complice de cette « justice »-là,
je me suis arrêté net sur la route du perfectionnement
intérieur. L'homme tire mieux parti de la souffrance que
de la colère. J'ai réussi à ne pas haïr ;
j'ai réussi à ne pas désirer, appeler, vouloir
la vengeance : c'est déjà un miracle. Mais
c'est tout ! Ma sérénité s'en tiendra
là. Depuis que j'ai vu tout un peuple de lâches rangé,
consentant, derrière le malheureux qui m'outrageait, la
souffrance ne m'élève plus l'âme : la
colère la fortifie et l'excite. Vous l'aurez voulu, menteurs,
tourmenteurs ! Je ne serai ni un héros, ni un saint.
Rien qu'un combattant ! Et à qui vous avez rendu ses
armes...
25 euros (code de commande : 03297).
[PRESSE HUMORISTIQUE]. L'Assiette au Beurre japonaise. N° 151 - 20 février 1904. Paris, L'Assiette au Beurre, 1904. In-4° (244 x 315 mm.) collé, [16] p., illustrations en couleurs.
Dans son étude citée
ci-dessous, Tanguy Chabry relaie – fort probablement avec
raison – l'hypothèse de Juan Manuel Gonzalez
Martel qui pense que le pseudonyme japonisant d'Adaramakaro dissimule
le peintre et caricaturiste portugais Tomas Júlio Leal
da Câmara (1876-1948). Celui-ci prend fait et cause pour
le Japon dans la guerre qui de 1904 à 1905, l'oppose à
la Russie. En bon anarchiste, Camara « donne une vision
d’un Japon combatif et pragmatique, opposé à
une Russie plus dévote », impérialiste
et prédatrice.
Bibliographie :
- Chabry (Tanguy), Caricaturer les massacres
au loin : représentations de la violence et des guerres
lointaines dans L’Assiette au beurre (1901-1912), 2024,
pp. 105-133.
12 euros (code de commande : 03316).
PRIVAS (Xavier) — La chanson sentimentale. Précédée d'une étude par Laurent Tailhade. Deuxième édition. Paris, Librairie Léon Vanier, 1906. In-8° (128 x 182 mm.) broché, 16, [198] p., airs notés, bon exemplaire non coupé.
Table :
1. La
chanson sentimentale.
2. Rêver.
3. Château en Espagne.
4. Tactique d’amour.
5. Chanson d’hyménée.
6. Vers l’amour.
7. Certitude.
8. Berceuse des Vieilles.
9. Berceuse des Mères.
10. Berceuse des Petits.
11. Aumône.
12. Feux d’amour.
13. Valse chantée : Paris qui chante.
14. La Toussaint de Pierrot.
15. Dons de Baptême.
16. Chanson du Luthier.
17. Le cœur de Pierrot.
18. Noël de Pierrette.
19. Les baisers s’envolent.
20. Contrition d’amour.
21. Amour prodigue.
22. Polichinelle.
23. Les Bébés.
24. Chanson du Poète.
25. Cadeau de Fête.
26. Éveil fleuri.
27. Passé, Présent, Avenir.
28. Le cœur de ma mie.
29. La route heureuse.
30. Un jour finit, un jour commence.
31. Barcarolle des regrets.
32. La vraie bonté.
33. La vraie justice.
34. Pierrette est morte.
35. L’Automne est venu.
36. Pour une blonde.
37. Barcarolle d’amour.
38. Chanson du soir.
39. Rose mystérieuse.
40. Maison d’or.
41. Porte du ciel.
42. Étoile du matin.
43. Arche d’alliance.
44. Tour d’ivoire.
18 euros (code de commande : 03303).
REVEL (Jean-François) — Pourquoi des Philosophes. Paris, Pauvert, 1964. In-8° (90 x 180 mm.) broché, 184 p., (collection « Libertés », n° 1), exemplaire en bon état.
En quatrième
de couverture de l'édition des œuvres de Jean-François
Revel dans la collection « Bouquins » :
La
publication de Pourquoi des philosophes en 1957 suscita
une véritable révolution, aussi bien chez les philosophes
que chez les non-philosophes.
Traîné dans la boue ou porté
aux nues, ce livre constituait, au-delà du pamphlet de
circonstance, une mise en question de l’essence même
de l’activité philosophique.
Revel y explique comment la philosophie a épuisé
son rôle historique qui était de donner naissance
à la science.
Depuis, et après La Cabale des dévots
(1962), qui en constitue la suite et réunit les réponses
aux polémiques soulevées par cet ouvrage, de nombreuses
rééditions sont venues confirmer l’influence
des brillants pamphlets philosophiques de Jean-François
Revel.
9 euros (code de commande : 03290).
RILKE (Rainer Maria) — Chant de l'amour et de la mort du cornette Christoph Rilke. Traduction de Maurice Betz. Frontispice de Jacques Ernotte. Paris, Éditions Émile-Paul Frères, 1948. In-8° (122 x 187 mm.) broché sous couverture rempliée, XXVII, 42 p., exemplaire numéroté sur vélin pur fil Johannot (n° 1460), non coupé et en très bon état.
Notice des Éditions
Allian pour une réimpression en 2013 :
Dans
ce poème en prose, Rilke relate un épisode de la
vie d'un de ses ancêtres, Christoph Rilke, jeune noble parti
en guerre en 1663 ; il est porte-drapeau, engagé volontaire
dans la cavalerie de l'Empire d'Autriche en guerre contre l'Empire
ottoman. Sous la plume du poète, Christoph Rilke devient
l'étendard de la passion amoureuse. Durant le périple
accompli par l'armée impériale, le cornette se lie
d'amitié avec un marquis français qui lui confie
en guise de protection une feuille de rose reçue de son
amante. Une nuit dans un château de Hongrie, le jeune noble
rencontre lui-même l’amour. C'est cependant le moment
que l'armée turque choisit pour attaquer. Les cors résonnent,
les tambours vibrent, mais le drapeau est absent. Le jeune homme
se réveille trop tard, isolé et assailli par les
flammes. Mais il veut encore porter haut son drapeau et court
à la poursuite de son régiment, sa bannière
en feu. Il est malgré tout vite cerné par ses ennemis
et trouve la mort sur le champ de bataille. Il n'a alors que 18
ans. Sa dépouille ne sera jamais retrouvée. C'est
son frère Otto qui héritera de ses biens.
18 euros (code de commande : 03301).
STILMANT (Raymonde) — Orfèvres, joaillers et horlogers en Hainaut au 19e siècle. Mons, Chez l'Auteur, 2008. In-8° (170 x 240 mm.) broché, 190 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire à l'état de neuf.
Avant-propos :
Au départ, cet ouvrage ne devait répertorier
que les maîtres-orfèvres du Hainaut. Cependant, au
fil de nos recherches, il est apparu que bien souvent, «
les petites mains », compagnons et ouvriers-orfèvres
étaient les véritables auteurs des œuvres sur
lesquelles les maîtres ne faisaient qu'apposer leur marque
et les commercialiser. Sortir de l'anonymat ces artisans, les
graveurs, ciseleurs et fondeurs qui ont contribué à
enrichir par leur savoir-faire l'orfèvrerie hainuyère
n'est que justice.
À ceux-ci se sont ajoutés les
joailliers et horlogers soumis aussi au contrôle et à
la taxe sur les matières d'or et d'argent qu'ils mettaient
en œuvre ou revendaient.
La disparition des plaques d'insculpation des
différents centres étudiés ne nous a pas
permis de rendre avec certitude tous les poinçons à
leurs propriétaires et nous sommes conscients que des découvertes
sont encore à faire. Les sacristies d'églises conservent
de nombreux témoins de l'orfèvrerie du XIXe répertoriés
par l'Institut Royal du Patrimoine Artistique mais leurs poinçons
n'ont pas été photographiés et leur accès
requiert de longues et patientes démarches.
Quant à la terminologie rencontrée
dans les documents d'archives, elle a été scrupuleusement
respectée.
Vendu.
THOMAS (Hans) et KLEINOW (Werner) — Deutsches Spielhandbuch. Dritter Band - Findigkeitsspiele. Illustrations par Heiner Rothfuchs. Potsdam, Ludwig Voggenreiter Verlag, 1941. In-8° (120 x 189 mm.) agrafé sous jaquette d'éditeur, 56 p., illustrations, rousseurs.
Ce manuel
de jeux allemand contient des idées d'activités
de groupe en plein air et d'épreuves d'adresse mettant
l'accent sur la réflexion et l'habileté physique.
Ces livres ont été largement publiés en Allemagne
dans les années 1930 et 1940, souvent destinés aux
mouvements de jeunesse de l'époque pour encourager l'esprit
d'équipe et la vie en forêt.
L'illustration de la couverture montre deux
jeunes gens en train de traverser un tronc d'arbre en guise de
pont, illustrant parfaitement le thème de l'aventure et
de la « débrouillardise ».
Après la chute du régime nazi,
ces livres furent interdits en République démocratique
allemande.
Vorwort :
Spiel ist hier Vorbereitung zu einer körperlichen,
geistigen & willensmäßigen Bereitschaft. Die im
Buch enthaltenen Spiele dienen mit der Erarbeitung jenes Menschentyps,
der uns allen heute als Ziel vor Augen steht: Des Mannes, bei
dem Körper, Geist & Wille eine Tatgemeinschaft bilden
& bei dem nicht ein Teil des Menschen zugunsten eines anderen
vernachlässigt wird.
Die Spiele, besonders die Spiele im Gelände,
stellen eine Unterstützung der Arbeit in den Einheiten durch
die Wettkampfleistung dar. Bei den Spielen im Heim wird auf allgemeine
Ausbildung rascher Entschlusskraft, schneller Auffassungsgabe,
gesteigerter Aufmerksamkeit usw. Wert gelegt. Ebenso bei den Spielen
im Lager, die dann allerdings noch mehr Beherrschung des Körpers
verlangen.
Entstanden sind die Spiele durch das Bemühen,
die im früheren Teil 3 des Spielhandbuches enthaltenen Spiels
unseren heutigen Bedürfnissen anzupassen. Dass die Spiele
aber darüber hinaus für jeden, der im heutigen Staat
Erziehungsarbeit leistet, eine wertvolle Unterstützung bedeuten
wird sicher einleuchten.
6 euros (code de commande : 03309).
VAILLAT (Léandre) — Histoire de la danse. Paris, Librairie Plon, 1942. In-8° (184 x 240 mm.) broché, 190 p., illustrations hors texte, (collection « Ars et Historia »), exemplaire un peu défraîchi.
En quatrième
de couverture :
Les
archéologues s’amusent de la... légèreté
avec laquelle les maîtres de ballet écrivent sur
la danse antique. Les maîtres de ballet pourraient aussi
bien s’amuser de la confusion avec laquelle les archéologues
parlent des pas dont ils relèvent la mention, au cours
de leur investigation patiente, sérieuse et méritoire
du passé à travers les textes et les monuments figurés.
Les uns et les autres, cependant, n’ont pas tout à
fait tort. Les uns et les autres apportent leur pierre à
l’édifice que je vois, en rêve seulement, s’élever
dans les airs : une histoire de la danse. À leur suite,
j’essaie de saisir le fil d’Ariane qui peut guider cet
enchaînement des faits auquel on donne le nom d’Histoire.
Mais qu’on sache bien que l’histoire de la danse, ce
ne sont pas des histoires de danseuses.
Table des matières :
- Avant-propos.
- La danse instinctive.
- La danse en Orient. (La Danse en Égypte.
- La danse assyrienne, chaldéenne, judaïque. - La
danse persane.)
- La danse en Extrême-Orient. (La
danse aux Indes. - La danse au Japon. - La danse en Chine.)
- La danse en Grèce.
- La danse a Rome.
- La danse du Moyen Âge et de la
Renaissance.
- De la danse de cour a la danse de théâtre.
- Table des illustrations.
9 euros (code de commande : 03302).
[WALLONIE]. Musée de la Vie Wallonne. Guide du visiteur (local provisoire). Liège, Musée de la Vie Wallonne, 1958. In-8° (149 x 222 mm.) broché, 261 p., illustrations in et hors texte, ces dernières en couleurs, traces d'humidification.
Extrait de l'introduction
:
Le
Musée de la Vie Wallonne juge digne d'être recueilli
– ce qui ne veut pas dire nécessairement exposé,
car il faut tenir compte des questions de place, d'importance,
de proportion et d'opportunité, comme de l'état
de conservation des choses – tout objet se rapportant
à la vie d'autrefois ou d'aujourd'hui en Wallonie. Pour
cela, il suffit qu'il ait été utilisé normalement
chez nous ; s'il y a été fabriqué, il
est certes doublement précieux, mais il ne doit pas être
écarté s'il a été importé du
dehors à date plus ou moins récente. On n'écarte
naturellement pas non plus les objets qui se retrouvent plus ou
moins semblables en dehors de la Wallonie.
En plus de documents de tout genre concernant
l'histoire même des Wallons en Wallonie et à l'extérieur
de celle-ci, sans oublier l'histoire qui se fait et la vie qui
se transforme sous nos yeux, le Musée recherche particulièrement
les objets, documents ou témoignages qui concernent les
domaines qu'on désigne par les noms de folklore et d'ethnographie,
soit qu'on assimile ces deux notions, soit qu'on distingue le
folklore : croyances, coutumes, littérature traditionnelle,
etc., et l'ethnographie : vie traditionnelle, travaux agricoles
et forestiers, industries anciennes et artisanats, arts régionaux,
etc.
Ce serait donc mal comprendre l'activité
du Musée que de s'imaginer qu'il s'intéresse d'abord
et surtout à ce qui est anecdotique ou pittoresque ; sans
exclure ces aspects – « Nous ne cherchons pas
le pittoresque, même si nous le rencontrons à chaque
pas », aimait à dire J. M. Remouchamps –,
on considère bien davantage l'intérêt documentaire
des choses ou des témoignages, comme aussi le caractère
évocateur de l'objet ou du document.
Le Musée n'est pas une collection de
pièces rares ; il n'est point davantage exclusivement consacré
à l'art populaire, quoique bon nombre de nos objets en
constituent des manifestations. Puisqu'il s'agit d'évoquer
la vie telle qu'elle est ou qu'elle était, l'objet commun
doit trouver sa place à côté de l'exemplaire
rarissime, et des pièces de facture malhabile ou dépourvues
de cachet artistique peuvent y voisiner avec de véritables
joyaux d'art traditionnel, avec des objets de luxe ou même
avec d'authentiques œuvres d'art. Qui d'ailleurs oserait
affirmer que les plus humbles reliques ne sont pas parfois les
plus émouvantes ?
On ne choisit pas davantage les pièces
d'après leur valeur marchande. Certains objets des collections
rassemblées ne valaient que quelques centimes ; indignes
de trouver place dans un musée d'art, n'ayant pas assez
d'âge ou d'importance pour entrer dans un musée archéologique,
ce sont les miettes du passé dont personne souvent ne prend
soin, surtout quand il s'agit du passé populaire ; il importe
pourtant de les sauver de la destruction pour que la postérité
puisse, avec quelque précision, se représenter la
vie de jadis et de naguère.
Le Musée de la Vie Wallonne peut s'enorgueillir
de s'être toujours intéressé, beaucoup plus
qu'on ne le fait d'ordinaire et de façon aussi large que
possible, au peuple, à ses traditions, à ses métiers
et au cadre de sa vie tant à la ville qu'à la campagne.
Il n'a jamais été question pour lui cependant de
s'en tenir aux seuls aspects populaires ou rustiques, ce qui n'aurait
été que s'attacher à un seul côté
de la vie des Wallons. Aussi a-t-on recueilli également,
et on continue à le faire, des objets bourgeois ou aristocratiques,
tout comme les produits de nos métiers d'art et les traditions
de ces métiers. À l'occasion, on sauve également
de l'oubli ou de la destruction des documents ou objets officiels,
qui n'appartiennent en propre à aucune classe sociale.
Précisons qu'on n'a pas attendu pour
accueillir une pièce que l'heure de son déclin soit
venue. D'aucuns ont pu naguère trouver prématuré
ce souci, mais le nombre d'objets disparus ou complètement
modifiés depuis l'époque des débuts du Musée,
prouve assez combien il eût été regrettable
d'attendre qu'ils soient devenus à peu près introuvables
pour se les procurer.
Le Musée s'intéresse à
toutes nos provinces wallonnes ; il est d'ailleurs issu du mouvement
même qui, dans les divers domaines de la vie de l'esprit,
a voulu embrasser la « Wallonie » entière,
c'est-à-dire la partie de la Belgique où se parlent
des dialectes romans. Comme musée proprement dit et comme
organisme de recherches, il a assumé la mission de représenter
l'ensemble du pays wallon, sur le plan de la synthèse,
dans les domaines ethnographique et folklorique. En même
temps, il s'est efforcé de révéler aux Wallons,
comme aux étrangers curieux des choses de chez nous, les
caractéristiques de notre vie traditionnelle, ainsi que
de contribuer à faire connaître l'histoire des Wallons
comme tels. Il n'est guère besoin d'insister sur le fait
que nos collections, comme nos publications, sont ouvertes à
tout ce qui intéresse la « vie wallonne »,
de la Flandre wallonne à la Wallonie malmédienne
et de la Hesbaye liégeoise au pays gaumais.
Cependant, par sa présence à Liège,
il est normal que le « Musée wallon », à
côté de son rôle de synthèse pour la
Wallonie, joue le rôle d'un musée régional
et local liégeois. C'est là une mission aussi utile
sur ce plan que celle de tous les musées de nos diverses
régions, mission que nous assumons tout naturellement pour
le profit commun de l'étude du milieu liégeois et
de la Wallonie en général.
Vendu.
aura lieu
le mardi 5 mai 2026
par courriel (b.waterlot@hotmail.com) ou par téléphone ou sms (+32 (0) 472 51 52 63).
Ces livres peuvent être retirés à l'adresse figurant dans l'en-tête du blog.
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