lundi 13 avril 2026

Les « nouveautés » du 14 avril 2026

 

 MISE À JOUR DU 14 AVRIL 2026

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[ALBANIE - COMMUNISME] — Les idées du marxisme-léninisme triompheront du révisionnisme. [Tirana], [Entreprise d'Éditions de l'État Naim Frasheri], 1962. In-8° (128 x 173 mm.) broché, 239 p., feuillet d'errata.
   Compilation d'articles parus dans le journal albanais Zëri i Popullit en 1962 marquant la rupture sino-albanaise contre l'U.R.S.S.


Sommaire :
   - Déclaration du Comité Central du Parti du Travail d’Albanie.
   - Le marxisme-léninisme triomphera.
   - Le nom et l’œuvre de J. V. Staline vivent et vivront dans les siècles.
   - Une année de preuves historiques.
   - Les relations entre la République Populaire d’Albanie et l’Union Soviétique (Documents).
   - Un acte sans précédent dans les relations entre pays socialistes.
   - Les calomnies et les inventions ne peuvent pas tenir debout.
   - Le nom et les œuvres de J. V. Staline sont immortels comme est immortel le marxisme-léninisme.
   - Toujours plus profondément dans la lie de l’antimarxisme.
   - Les dirigeants révisionnistes yougoslaves sont des ennemis dangereux du mouvement communiste et ouvrier international.
   - Rudolf Barak, un comploteur démasqué.
   - À qui servent les points de vue et les agissements de N. Khrouchtchev.
   - Déclaration du Comité albanais pour la compréhension balkanique.
   - On ne peut pas obtenir la compréhension balkanique en faisant des concessions aux révisionnistes yougoslaves.
   - N. Khrouchtchev a mené des efforts pas pour résoudre mais pour aggraver les désaccords avec notre Parti et notre État.

10 euros (code de commande : 03299).

 

BAUDOUIN (Piet), COLMAN (Pierre) et GOETHALS (Dorsan)Orfèvrerie en Belgique. XVIe, XVIIe, XVIIIe siècles. Gembloux, Duculot, 1988. In-4° (257 x 297 mm.) sous reliure toilée, jaquette et étui d'éditeur, 269 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bon état auquel on joint le grand dépliant imprimé à l'occasion de la souscription de l'ouvrage.


Extrait de l'avant-propos :
   Dans les pays proches du nôtre, l'orfèvrerie ancienne fait de façon soutenue l'objet de publications de caractère synthétique ; c'est vrai en France comme en Allemagne, aux Pays-Bas comme en Grande-Bretagne. En Belgique, l'attention se concentre sur l'orfèvrerie mosane, celle qui s'épanouit à l'époque romane et au début de l'époque gothique dans le bassin de la Meuse moyenne, correspondant en gros à la principauté de Liège ; son importance est reconnue dans le monde entier. La production postérieure à cet apogée n'en est pas là, tant s'en faut. Elle n'a assurément pas la part qui devrait lui revenir dans le beau livre que Carl Hernmarck a publié, en anglais et en allemand, sur l'art de l'orfèvre en Europe de 1450 à 1830 ; exemple récent et tout à fait probant. Elle avait certes été dûment montée en épingle, en 1976, par J.F. Hayward ; mais l'ouvrage de l'éminent spécialiste anglais, Virtuosi Goldsmiths and the Triumph of Mannerism 1540-1620, ne traitait, excellemment d'ailleurs, que d'une partie bien délimitée de la matière.
   Cette production a pourtant bénéficié d'études nombreuses et poussées. Sans citer ici les articles et les catalogues d'exposition, dont la liste serait fort longue, on mentionnera l'ouvrage de G. Van Doorslaer sur Malines (1935), ceux de J. Brassinne (1935-1948), P. Colman (1966), O. de Schaetzen et P. Colman (1976-1983) sur Liège, tout particulièrement favorisée, celui de P. Debrabandere sur Courtrai (1979), celui de G. Poskin et Ph. Stokart sur Namur (1982), celui de L. Tondreau, R. Stilmant, J. Dugnoille et G. Duphénieux sur Mons, Ath et Tournai (1985), celui d'E. Vandermeersch-Lantmeeters sur Audenarde (1988). On ajoutera les importants travaux de F. Van Molle sur Louvain et de J. Vanwittenbergh sur Bruxelles, qui n'ont pas encore eu les honneurs de la publication, et ceux de P. Baudouin et G. Van Hemeldonck sur Anvers, de Chr. Vandenbussche sur Gand, d'A. Lemeunier sur Huy et de J.J. van Ormelingen sur les cités du comté de Looz, dont la préparation se poursuit.
   L'ouvrage que voici dépasse le stade, évidemment indispensable, de l'étude monographique. Il tend à embrasser l'orfèvrerie civile produite pendant les trois derniers siècles de l'Ancien Régime dans toutes les villes qui appartiennent aujourd'hui à la Belgique. Il a largement profité de l'exposition Chefs-d'œuvre d'orfèvrerie de collections privées organisée à Gand en 1985. Il vise à faire, après l'analyse, la synthèse, et c'est la première du genre.
   Aucune délimitation n'est à l'abri de toute critique. Aucune n'est plus critiquable que l'adoption des frontières actuelles s'agissant d'une époque où elles n'existaient point. Si la Flandre zélandaise, le Brabant septentrional, le Limbourg néerlandais et le département du Nord n'ont pas été englobés, c'est pour des raisons d'ordre pratique dont la recherche scientifique devrait pouvoir tout ignorer. Nos enquêtes ont du moins souvent franchi les frontières en question.
   Mais les limites chronologiques ? Il est naturel de ne pas dépasser la Révolution dans une matière où le poinçonnage dont elle a fait table rase revêt une importance fondamentale ; argument sans valeur en ce qui concerne l'évolution stylistique, incontestablement. Au début du XVIe siècle, la tradition gothique reste vivace dans nos provinces ; mais il est légitime de ne pas remonter jusqu'à ses sources ; c'est la matière d'un autre livre, dont les matériaux sont loin d'être accumulés en suffisance à l'heure qu'il est.
   Il était bien tentant d'englober l'orfèvrerie religieuse faite par les mêmes exécutants pour les mêmes donneurs d'ordre, avec les mêmes matériaux et les mêmes outils, ornée des mêmes motifs décoratifs ; et son étude est à reprendre, car la deuxième partie du livre des abbés L. et F. Crooy, L'orfèvrerie religieuse en Belgique depuis la fin du XVe siècle jusqu'à la Révolution française (1911), si méritoire qu'elle soit, n'a guère moins vieilli que la première, consacrée aux poinçons. Mais c'eût été trop embrasser. Renonçant même à l'ambition de scruter l'orfèvrerie civile dans sa totalité, nous avons laissé de côté les objets qui relèvent des corps constitués, des guildes et corporations en particulier, ainsi que les accessoires du costume et les bijoux ; il s'agit là, en vérité, de domaines très spécialisés.
   La matière ainsi délimitée a été divisée, après mûre réflexion, en deux parties. La première correspond en gros au XVIe et au XVIIe siècle, au temps de Jules II, de Charles Quint, de François Ier, de Henri VIII, de Louis XIV, d'Urbain VIII. Elle est sous le signe d'un dévorant appétit de puissance et de gloire. La seconde coïncide à peu près avec le XVIIIe siècle, avec le temps du Régent, de Louis XV, de Mme de Pompadour, de Marie-Antoinette, de Charles de Lorraine. Elle est sous le signe d'une inextinguible soif de jouissance. Miroir des couches les plus élevées de la société, l'orfèvrerie reflète ce contraste. Elle se voue successivement à la recherche du faste et à celle de l'agrément. Sous le règne du faste, quelque grand hanap en or ou en vermeil constellé de joyaux pourrait en être le type achevé ; sous celui de l'agrément, ce serait quelque chocolatière à la fois sémillante et pratique, entièrement en argent ou discrètement relevée de dorure de tonalité atténuée. Certes, il n'y a pas de frontière nette entre les deux conceptions. La première subsiste jusqu'à la fin. en particulier dans les ensembles formés d'une aiguière et d'un bassin. La seconde est présente dès le début, en particulier dans des gobelets à la fois simples et élégants.
   Pour chacune des deux périodes, le cadre historique est brossé à grands traits, avec le souci de montrer l'importance relative des différents centres de production, les influences qu'ils exercent les uns sur les autres et leurs rapports avec les centres des pays voisins. L'orfèvrerie est ensuite située dans le cadre de la société ; les rôles qu'elle assume sont expliqués. Puis les types d'objets retiennent longuement l'attention ; leurs forces et leurs fonctions, indissociablement liées l'une à l'autre, sont montrées dans leur permanence et dans leur évolution ; l'apparition d'un type nouveau, d'une forme inédite, d'une caractéristique stylistique novatrice est cernée avec toute la précision possible ; l'étude ne se fonde pas seulement sur les objets parvenus jusqu'à nous, mais aussi sur les textes historiques susceptibles de livrer des indications à leur sujet ainsi que sur les représentations, les sources iconographiques. Enfin l'évolution stylistique est montrée dans ses stades successifs, de façon synthétique.
   Après le texte, sobrement illustré, vient chaque fois un bloc de reproductions accompagnées d'une légende qui se veut substantielle ; elle décrit moins qu'elle ne met en évidence les traits les plus dignes d'intérêt ; elle fait connaître, s'il se peut, les modèles et les pièces apparentées. Le choix fut souvent difficile. Il fallait donner un reflet aussi fidèle et aussi complet que possible de la réalité. Mais il ne fut pas toujours possible d'obtenir une bonne photographie des objets sélectionnés et de leurs poinçons. En cas de refus, un témoin de remplacement pouvait être appelé ; mais la réponse s'est quelquefois fait attendre trop longtemps. L'ouvrage devait par ailleurs garder des proportions raisonnables, si compréhensifs que se soient montrés les éditeurs.
   Nous nous sommes bien gardés d'accorder une confiance aveugle aux travaux de nos prédécesseurs ; mais nous n'avons naturellement pas pu tout reprendre ab ovo. Nous avons eu le privilège de tenir entre nos mains des objets qui ne voient presque jamais le jour ; mais nous sommes prêts à parier que bien d'autres attendent, environnés d'indifférence et d'ignorance d'être enfin découverts ou redécouverts. Nous avons mis en œuvre quantité de documents d'archives ; mais c'est bien peu à côté de ce qui reste à exploiter. Et de même pour les tableaux, dessins et gravures. Nul ne pourra cependant nous reprocher des lacunes inadmissibles, nous nous en flattons, forts de notre bonne foi, de l'ampleur de l'effort consenti et des concours obtenus.
   Dans le but de faciliter les progrès ultérieurs, deux répertoires ont été adjoints à l'index général. Celui des objets sera d'autant plus apprécié, à n'en pas douter, qu'une grande confusion lexicologique règne en la matière. Transformer ce maquis en parc à la française serait faire œuvre de salut public. Le volume récemment paru sous le titre Objets civils et domestiques dans la collection Principes d'analyse scientifique, si bienvenue, n'a pas eu si haute ambition. Le répertoire des poinçons devrait rendre service aux chercheurs en mal d'un véritable outil de travail au sujet des marques de l'orfèvrerie créée sur le territoire de la Belgique actuelle. Déçus par un essai récent, ils resteront encore une fois sur leur faim, cependant. Ils peuvent espérer avoir satisfaction dans un délai raisonnable. Dès qu'il s'est avéré que le présent volume ne pouvait combler cette grave lacune, le projet d'un second a pris corps. La petite équipe responsable du premier s'agrandira autant qu'il le faudra pour forger enfin un outil tout à fait valable ; cela se fera sous les auspices de la jeune Académie d'histoire de l'orfèvrerie en Belgique.

Vendu.

 

BAXTER (Glen) — On Safari with Colonal Baxter to Lille. Lille, Alain Buyse, 2001. In-4° (187 x 230 mm.) en ff. sous chemise, [6] p., illustrations en noir, (collection « E. A. », n° 20), exemplaire numéroté sur Rives Classis (n° 201), en très bon état.
   Publication éditée à l’occasion de l’exposition Safari à Lille avec le colonel Baxter organisée à la galerie Épreuve d’Artiste à Lille, du 11 mai au 30 juin 2001.


   Impression en sérigraphie par Alain Buyse et en offset par l'Imprimerie Centrale du Nord.


 

45 euros (code de commande : 03295).

 

[BELGIQUE - COMMISSION ROYALE D'HISTOIRE]. Compte rendu des séances de la Commission Royale d'Histoire ou Recueil de ses Bulletins. Quatrième série. Tome sixième - Ier bulletin. Bruxelles, Académie Royale de Belgique, 1878. In-8° (150 x 225 mm.) broché, 146, [2 bl.] p.


Table des matières :
   Séance du 4 novembre 1878.
      - Hommage à la mémoire de M. Barthélemy Du Mortier.
      - Nomination et installation de nouveaux membres - Arrêté royal nommant M. Charles Piot membre effectif de la Commission.
      - Arrêté ministériel nommant M. Gilliodts-Van Severen membre suppléant.
      - Arrêté royal nommant M. Léopold Devillers membre effectif.
      - Correspondance. - Dépêches de M. le ministre de l'Intérieur : Autorisation d'échanger les publications de la Commission contre celles de l'École française de Rome ; Demande faite pour la Bibliothèque de Londres ; Envoi au ministère des finances de la Collection des Chroniques ; Manuscrit demandé en prêt à la Bibliothèque d'Aix ; Manuscrit prêté par la Bibliothèque nationale, à Paris ; Demande particulière de quelques volumes des Chroniques.
      - Publications de la Commission. - État de l'impression des ouvrages en cours de publication.
      - Dépôt, par M. Edm. Poullet, de la copie du 2e volume de la correspondance de Granvelle.
      - Présentation, par M. Devillers, d'une liste supplémentaire de pièces pour le Cartulaire des comtes de Hainaut.
      - Résolution de proposer à M. le Ministre de l'Intérieur l'impression de ce Cartulaire.
      - Communications.
         I. Notes sur différentes publications faites à l'étranger concernant l'histoire de Belgique, par Charles Piot (p. 9).
         II. La politique de l'Autriche au pays de Liège en 1791, par Charles Piot (p. 25).
         III. Mémoire dressé en 1592 par le clergé du diocèse de Ruremonde sur la situation des Pays-Bas et les moyens d'y porter remède, par Edmond Poullet (p. 85).
         IV. Hugues de Lannoy, 1384-1456, par Charles Potvin (p. 117).
         V. Une page de l'histoire des franchises communales sous Philippe le Bon, par Arthur Duverger (p. 139).

13 euros (code de commande : 03312).

 

BOLZANO (Bernard) — Théorie de la science. [Titre original : Wissenschaftslehre.] Édition établie par Friedrich Kambartel. Traduit de l'allemand par Jacques English. Paris, Gallimard, 2011. In-8° (140 x 225 mm.) collé, 478 p., (collection « Bibliothèque de Philosophie »).


En quatrième de couverture :
   La Théorie de la science est un titre mythique de la philosophie du XIXe siècle. L'ouvrage est monumental. Il comporte quatre volumes dans son édition originale de 1837. À l'époque, il passa à peu près inaperçu.
   Il faut dire que la figure de son auteur était inhabituelle. Bolzano est né à Prague en 1781. Prêtre, professeur de théologie à l'université, il en fut destitué pour avoir réclamé la liberté de conscience dans un sermon. Cette retraite forcée lui permit de poursuivre les recherches mathématiques qu'il avait entreprises parallèlement et de mener à bien la rédaction de la Théorie de la science.
   C'est à Husserl qu'est due la réinvention du livre. Il le salue, dans ses Recherches logiques de 1900, comme l'œuvre d'un des plus grands logiciens de tous les temps. Depuis lors, la réputation de Bolzano et l'intérêt pour sa pensée n'ont cessé de grandir. On peut à bon droit considérer la Théorie de la science, en effet, comme l'amorce des deux principaux courants de la philosophie contemporaine. Elle préfigure à la fois la phénoménologie transcendantale et la philosophie analytique.
   Elle se compose de cinq parties : une « Théorie fondamentale » qui montre qu'il y a des vérités en soi et que nous pouvons les connaître, une « Théorie élémentaire » qui, au fondement de la logique, place des représentations, puis des propositions et des raisonnements, une « Théorie de la connaissance » qui analyse comment ces éléments se forment subjectivement en nous, un « Art de découvrir » qui énonce les règles permettant d'établir de nouvelles propositions vraies et, enfin, un examen des méthodes d'exposition des diverses sciences intitulé « Théorie propre de la science ».
   Ce sont les deux premières de ces parties qui sont traduites dans le présent volume, d'après l'édition de Friedrich Kambartel qui a rendu l'ouvrage accessible.

15 euros (code de commande : 03288).

 

BURNIAUX (Robert) et FRICKX (Robert) — La littérature belge d'expression française. Deuxième édition mise à jour. 14e mille. Paris, Presses Universitaires de France, 1980. In-12 (113 x 176 mm.) broché, 127 p., (collection « Que Sais-je ? », n° 1540). 


Table des matières :
   - Introduction.
   Chapitre I. Les précurseurs (1830-1880).
      I. Une littérature nationale.
      II. Octave Pirmez.
      III. Charles De Coster.
   Chapitre II. De la jeune Belgique à l’Académie (1880-1920).
      I. Le printemps de 1880,
      II. La prose.
      III. La poésie.
      IV. Le théâtre.
   Chapitre III. L’entre-deux-guerres (1920-1950).
      I. La prose.
      II. La poésie.
      III. Le théâtre.
   Chapitre IV. Les tendances actuelles.
      I. La prose.
      II. La poésie.
      III. Le théâtre.
   Chapitre V. L’essai et la critique.
      I. Biographes, écrivains d’Histoire.
      II. La critique d’art.
      III. La critique littéraire.
      IV. L’essai.
      V. Une terre de grammairiens.
   - Conclusion.
   - Bibliographie sommaire.
   - Index.

5 euros (code de commande : 03298).

 

[CHATEAUBRIAND (François-René de)]. Album Chateaubriand. Iconographie choisie et commentée par Jean d'Ormesson. Paris, Gallimard, 1988. In-12 (115 x 180 mm.) sous reliure, Rhodoïd et étui illustré d'éditeur, 359 p, (collection « Albums de la Pléiade », n° 27), exemplaire en très bon état.


Extrait de la préface :
   
La Révolution française constitue une coupure dans notre histoire littéraire comme dans notre histoire politique. Nourri de l'Ancien Régime, précurseur du romantisme, Chateaubriand appartient à deux mondes. Il y a en lui un libertin, un gentilhomme fidèle, un féodal consterné. Il y a aussi un génie qui avait de l'avenir dans l'esprit. Les quelques pages qui suivent et leurs illustrations n'ont pas d'autre ambition que de mettre un peu d'ordre dans ce tohu-bohu d'idées, d'événements, de passions et de femmes – qui n'apparaissent souvent qu'en filigrane dans ce chef-d'œuvre de sensibilité, d'intelligence et de drôlerie que sont les Mémoires d'outre-tombe.

30 euros (code de commande : 03281).

 

[CRASSIER (famille de)]. ROUART-CHABOT (Juliette) — Inventaire des archives de la famille de Crassier et de ses alliés. Bruxelles, Ch. Lauwers (imprimeur), 1960. In-8° (160 x 241 mm.) broché, 237 p., (collection « Archives de l'État à Liège »). 


Extrait de l'introduction :
   Les archives de la famille de Crassier ont été déposées aux Archives de l'État à Liège, le 7 octobre 1948, par les héritiers du baron William de Crassier. Elles sont réparties sous 1189 numéros comportant 106 portefeuilles, registres et plans. La documentation historique et les dossiers professionnels du baron Guillaume-Louis-Dominique de Crassier, secrétaire général du Ministère de la Justice et premier président de la Cour de Cassation de Bruxelles au siècle dernier, constituent l'intérêt principal du fonds de Crassier. Le manuscrit le plus précieux est un recueil de coutumes de la ville de Maastricht du début du XVe siècle. Plus récent, un manuscrit du XVIe siècle, relatant des coutumes du pays de Liège, est très intéressant. Les actes les plus anciens, conservés en original, sont un acte de relief, en 1428, devant la cour féodale du prince-évêque de Liège, d'une terre à Waremme et un acte délivré, en 1459, par Philippe le Bon à Marguerite, veuve de Scheiffart de Mérode, Seigneur de Borgharen. En copie, c'est un record des Échevins de Liège au sujet des droits de l'avoué de Liège, datant de 1317, dont l'original et les copies sont perdus. Un manuscrit du début du XIXe siècle contient la transcription d'un diplôme du roi Otton, en faveur de l'évêque Notger et de la Cathédrale de Liège, octroyé, selon les éditeurs, vers 987. Vu l'ancienneté de l'acte, cette copie, faite vers 1817, ne peut manquer d'intérêt.
   Les archives relatives aux familles alliées permettent d'établir la généalogie de nombreuses familles liégeoises et limbourgeoises peu connues bien qu'investies d'importantes fonctions publiques.
   Enfin, le chapitre consacré aux biens révèle les origines et le caractère de la fortune de familles bourgeoises depuis le XVIe siècle.

25 euros (code de commande : 03279).

 

DELILLO (Don) — L'Ange Esmeralda. [Titre original : The Angel Esmeralde : Nine Stories.]. Nouvelles traduites de l'américain par Marianne Véron. Arles, Actes Sud, 2013. In-8° (115 x 217 mm.) collé, 248 p., (collection « Lettres Anglo-Américaines »), exemplaire en très bon état. 


En quatrième de couverture :
   On rencontrera, dans les textes qui composent ce recueil, des hommes méditatifs pistant, presque malgré eux, des femmes incompréhensibles (Baader-Meinhof, La Famélique), un mari fidèle qui, bloqué sur une île caribéenne par un avion qui n’arrive pas, finit par tuer le temps en séduisant une passagère comme lui en stand-by (Création), une jeune femme tétanisée par les répliques annoncées d’un tremblement de terre en Grèce (L’Acrobate d’ivoire) ou un banal joggeur dont l’enlèvement d’un enfant sous les yeux de sa mère vient perturber l’immuable parcours (Le Coureur). Ailleurs, dans Le Marteau et la Faucille, la crise des subprimes et ses conséquences sur le marché mondial se voient, dans le cadre d’un très surprenant programme pédagogique, déclinées à la télévision par deux fillettes devant un parterre médusé de détenus aux allures de Madoff.
   Qu'il lance ses personnages en orbite autour de la Terre (ainsi des astronautes de Moments humains dans la Troisième Guerre mondiale), les fasse évoluer dans les quartiers déshérités de New York (L’Ange Esmeralda), ou retourne contre eux les divertissements inoffensifs auxquels ils croyaient se livrer (Dostoïevski à minuit), Don DeLillo, de dialogues elliptiques et cryptés en rencontres décalées, met en scène des individus victimes de silencieuses catastrophes où s’abîme l’inquiète charade de leurs existences.
   Avec ces nouvelles écrites entre 1979 et 2011, Don DeLillo propose une variation aussi magistrale que singulière sur l’intranquillité à l’œuvre chez l’homme contemporain tentant de s’adapter, à travers une paranoïaque recherche de sens, au sentiment d’insécurité qui gouverne sa vie aussi fragile qu’illisible.

9 euros (code de commande : 03282).

 

[DESTRÉE (Jules)]. DESTATTE (Philippe) — Jules Destrée, l'antisémitisme et la Belgique. Lettre ouverte à tous ceux qui colportent des mythes éculés sur les Wallons et leur histoire. Charleroi, Éditions de l'Institut Jules Destrée, 1995. In-8° (133 x 210 mm.) agrafé, 30 p. 


Extrait :
   Quatre manifestations importantes se sont inscrites depuis juillet 1995 à l’agenda de l’institut Jules Destrée. Ces événements sont représentatifs de l’action menée pour la promotion de la personnalité d’une Wallonie faite à la fois d’héritages et de projets. Ils nous ont permis d’ouvrir ou de poursuivre des débats que nous pensons fondamentaux pour l’avenir de notre région.
   - La Treizième Conférence des Peuples de Langue française, consacrée aux Identités et à la Citoyenneté, a constitué un moment important de notre engagement dans une Francophonie des peuples où la démocratie, plus encore que la langue, doit constituer notre affinité.
   - Le Colloque sur La Décentralisation et les Droits de l'Homme a permis de mesurer le scénario du fédéralisme belge à l’aune des attentes des minorités des pays d’Europe centrale et orientale.
   - Le Troisième Congrès La Wallonie au Futur, élaboration progressive, déterminée et concrète d’un projet de société pour la Wallonie, s’est focalisé de manière volontariste sur les stratégies pour l’emploi.
   - La commémoration du Congrès national wallon de 1945, avec une gamme complète de supports didactiques – ouvrage scientifique de référence, pièce de théâtre, cassette vidéo de témoignages, dossier pédagogique – a permis de rappeler que, voici cinquante ans, le fédéralisme avait été revendiqué en Wallonie comme une ultime faculté de cohabitation.
   Tandis que se déroulaient ces activités, un ouvrage a été publié dont les échos ont meublé les jours creux des médias. Pour des raisons qu’il serait intéressant d’analyser de manière approfondie, certains d’entre eux, essentiellement à Bruxelles, ont littéralement poussé à la diffusion de ce livre, sans pour autant s’interroger réellement sur sa qualité. Plus particulièrement, les parties où il pouvait atteindre l’idée wallonne et la personnalité de Jules Destrée ont été mises en exergue. De nombreux amis nous ont contactés pour nous mettre en garde à propos de ces dérives. Cependant, en dehors d’un exposé devant l’Assemblée générale de l’institut Jules Destrée et d’une émission Samedi Première organisée de manière impromptue le 17 juin 1995 où je fus interrogé sur ce livre Les Grands Mythes de l’histoire de Belgique, de Flandre et de Wallonie, j’ai considéré ne pas avoir de temps à consacrer à répondre à un certain nombre d’errements contenus dans ce livre. Mais, bientôt, cette agaçante sottise finissait par s'accréditer avec l’autorité des notions que l’on ne discute plus. Il fallait réagir.

4 euros (code de commande : 03283).

 

[DROZ (Gustave)]. NADAR (Félix Tournachon, dit) et DELORME (René) — Gustave Droz. Paris, Baschet, [1877]. In- f° (278 x 380 mm.), 4 p., trois vignettes dans le texte et un fac-similé d'un manuscrit de Gustave Droz, une planche hors texte, (collection « Galerie Contemporaine Littéraire Artistique », 1re série - n° 97), couverture un peu défraîchie mais photographie en parfait état.


   Le cliché du portrait de Gustave Droz par Nadar a été imprimé en photoglyptie (189 x 238 mm.) par Goupil et Cie et monté sur carton légendé.
   Le fac-similé est un extrait du manuscrit de l'ouvrage de Gustave Droz publié en 1875, Les Étangs (pp. 107 et 108 de l'édition originale, chez Hetzel).
Extrait du texte de René Delorme :
   Aujourd'hui, pour connaître un homme, il suffit de voir comment il a décoré son appartement, quels meubles il a choisis pour familiers, quels objets il admet dans l'intimité de son cabinet de travail. Les moindres choses trahissent le caractère, les habitudes, les goûts de leurs maîtres. Chez Gustave Droz, l'ameublement, le bibelot, les œuvres sculptées ou peintes, indiquent un artiste épris du XVIIIe siècle. Sa bibliothèque, en bois de rose, doit avoir été faite par un des grands ébénistes qui inventèrent le Louis XVI-Dauphine. Le bureau est du même style. Une belle vitrine, encadrée dans des cannelures à cloisons métalliques, solidement assise sur des sabots de bronze doré, laisse voir une adorable collection de bijoux, de boucles, de bracelets, de médailles, de coins, de portraits à la cire. Ce trésor est composé uniquement de souvenirs laissés par le grand-père de Gustave Droz.

45 euros (code de commande : 03293).

 

FOCK (Heike) et CNOCKAERT (Laetitia) — La chapelle Saint-Barthélemy de Wiesenbach. De la légende à l'histoire. Namur, Institut du Patrimoine Wallon, 2012. In-4° (210 x 297 mm.) broché, 173 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, planches volantes à déplier, (collection « Études et Documents - Archéologie », n° 26), exemplaire en très bon état, épuisé au catalogue de l'éditeur.


En quatrième de couverture :
   Lieu de culte et centre de pèlerinage de temps immémorial, site d'un ancien sanctuaire païen dédié à la déesse Visuna, bâtie sur un cimetière d'époque Franque la chapelle Saint-Barthélemy de Wiesenbaeh (Saint-Vith) jouit d'une tradition historique emblématique. Faisant partie des plus anciens édifices classés de Belgique, décorée de splendides peintures murales du XVe siècle redécouvertes par hasard en 1982, son origine remonterait au IXe siècle.
   Les fouilles archéologiques et les recherches pluridisciplinaires menées depuis 1994 ont livré îles résultats inattendus. Remettant en question la plupart des données publiées auparavant, ils permettent de retracer l'évolution complexe de l'édifice qui – pourtant totalement isolé de tout habitat jusqu'il y a peu – a constamment fait l'objet d'importants travaux d'agrandissement et d'embellissement.
   La première occupation du site de Wiesenbaeh remonte au XIe siècle ; le cimetière alors aménagé est affecté aux hameaux de la vallée du Prümerbach, situés à trop grande distance de leur église-mère. Le plus ancien édifice identifié par les fouilles archéologiques, une petite chapelle à chevet plat, remonterait au milieu du XIIIe siècle. Au XIIIe ou au XIVe siècle, cette chapelle est pour la première fois rénovée : le chœur est agrandi, puis recouvert d'un enduit portant un décor de faux-joints ; la nef est en partie reconstruite. La seconde transformation débute après 1425 et s'achève peu après le milieu du XVe siècle. On construit un chœur polygonal et on modifie la nef, qui est pourvue de fenêtres-hautes. L'autel Saint Bartholomé est mentionné pour la première fois en 1575-1576, dans une enquête sur les biens et revenus du clergé luxembourgeois. La troisième transformation entamée avant 1680 ne cible cette fois que la nef, partie laïque de l'édifice. Interrompu par la guerre de Succession d'Espagne, le chantier s'achève au plus tôt en 1721. Le coût des travaux est alors probablement déjà financé grâce au pèlerinage à saint Barthélémy, dont une supplique inédite de 1730 témoigne indirectement. L'attachement inaltérable des pèlerins puis, plus tard, des habitants de Wiesenbaeh à la chapelle Saint-Barthélemy a ainsi assuré la pérennité tic l'un des monuments les plus remarquables de la région de l'Eifel.

20 euros (code de commande : 03278).

 

[FOUCHÉ (Joseph)]. ZWEIG (Stefan) — Joseph Fouché. Traduit de l'allemand par Alzir Hella et Olivier Bournac. Paris, Éditions Bernard Grasset, 1931. In-8° (140 x 210 mm.) pleine toile, 309 p.


Table des chapitres :
   Préface.
   I. La montée vers l'autorité (1759-1793).
   II. Le mitrailleur de Lyon (1793).
   III. La lutte avec Robespierre (1794).
   IV. Ministre du Directoire et du Consulat (1799-1802).
   V. Ministre de l'Empereur (1804-1811).
   VI. La lutte avec l'Empereur (1810).
   VII. Intermède involontaire (1810-1815).
   VIII. La lutte finale avec l'Empereur (1815, les Cent-Jours).
   IX. Chute et fin (1815-1820).

 

 7 euros (code de commande : 03291).

 

GERSTER (Johann Sebastian) et WÄBER (Adolf) — La Suisse. Atlas politique, historique, géologique, hydrographique, commercial, industriel, etc. 12 cartes coloriées avec texte en regard. Neuchâtel, Librairie Générale Jules Sandoz, [1871]. In-4° (292 x 214 mm.) sous cartonnage d'éditeur, [1 (titre)], [1 bl.], [2 (préface, table)] p., 12 cartes en couleurs et 12 textes, exemplaire en bon état malgré la couverture salie et quelques rousseurs.
   
Un ouvrage rare ! Le catalogue de la Bibliothèque Nationale Suisse indique que le professeur Weber dont le nom figure sur la couverture et la page de titre est en fait Adolf Wäber.


   Johann Sebastian Gerster (1833-1918) fut un important cartographe suisse ; il a joué un rôle prépondérant dans l'établissement des cartes de son pays et de leur diffusion grâce à ses atlas scolaires.
Préface :
   En publiant cet Atlas de la Suisse, notre premier but est de procurer aux élèves de nos écoles un moyen simple et intuitif d’apprendre à connaître leur pays. Il nous a paru que jusqu’ici cette étude, qui devrait être l’une des premières et des plus essentielles, a été incomplète et insuffisante. Quoi de plus nécessaire cependant que d’être renseigné sur les conditions physiques, géologiques, climatériques, du coin de terre que l’on appelle la Patrie ? Quoi de plus utile que la connaissance de ses ressources, des richesses de son sol, des produits de son industrie ? Quoi de plus intéressant que de relire son histoire la carte à la main ?
   Tous ces points de vue si divers, si variés, nous avons cherché à les mettre en lumière dans un travail modeste d’apparence, mais qui a nécessité de patientes et minutieuses investigations. Il fallait pour y réussir toute la science géographique de l'auteur et une grande expérience des besoins de l’enseignement.
   Il serait présomptueux à nous de compter sur un succès complet et sur une approbation sans critiques. On nous tiendra compte cependant de notre bonne volonté. Il n’est pas aisé de créer, et c’est une véritable création que cet Atlas, pour lequel nous ne pouvions consulter aucun travail antérieur.
   On voudra bien aussi remarquer que nous avions de grandes difficultés à vaincre pour condenser dans un format relativement très petit une foule de renseignements et d’indications. Ce format nous était imposé par l’obligation de ne pas dépasser le prix d’un ouvrage d’école. Nous songions d’ailleurs, en même temps, à faire de cet Atlas et du texte qui l’accompagne, un ouvrage qui, relié en forme de volume, pût servir à chacun. Il n’est personne, en effet, qui ne puisse y recourir avec fruit pour des renseignements de toute nature. Le touriste y saisira d’un coup-d’œil ce qu’il lui faudrait chercher à grand’peine dans des ouvrages spéciaux. L’homme d’études en fera son vade-mecum, et l’homme d’affaires son annuaire statistique.
    Nous croyons avoir fait une œuvre patriotique, utile à tous, et nous attendons, sans nous faire d’illusions sur l’imperfection de cet essai, le jugement du public et plus spécialement des autorités scolaires, à la bienveillante attention desquelles nous osons recommander notre Atlas.
Table des cartes :

   1. Temps anciens.
   2. Lieux classiques dans l'histoire.
   3. Divisions politiques.
   4. Division des langues.
   5. Églises et écoles.
   6. Densité de la population.
   7. Commerce et industrie.
   8. Géologie et orographie.
   9. Hydrographie.
   10. Hypsométrie.
   11. Cultures - Densité de population des principales localités.
   12. Comparaison des distances.

 50 euros (code de commande : 03289).

 

GODDING (Philippe) — Note sur le domaine de l'Abbaye du Saint-Sépulcre de Cambrai à Bruxelles au XIIe siècle. Bruxelles, Cahiers Bruxellois, [1957]. In-8° (160 x 240 mm.) agrafé, [12] p., deux planches hors texte, hommage de l'auteur à Félicien Favresse.
   Il s'agit d'un extrait de la revue Cahiers bruxellois, t. II, fasc. III, pp. 169-180. 


Extrait :
   Aux archives du département du Nord, à Lille, dans le fonds bénédictin et cistercien, repose un document de la fin du XIIme siècle, fort précieux pour l’histoire de Bruxelles, car il contient un relevé des cens dus à l’église Notre-Dame de la Chapelle. Guillaume Des Matez a écrit au sujet de ce texte, dans une étude fort attachante, ces lignes suggestives : « à première vue, on ne voit pas ce que le document peut bien apprendre de précis, mais à le scruter de près, à le pétrir avec vigueur, on le voit s’entr’ouvrir et répandre une vive lueur sur une situation bien caractéristique : une région encore agricole mais qu’envahira bientôt l’économie urbaine et qui deviendra un jour la grande ruche ouvrière peuplée de tisserands, de foulons et de tondeurs, artisans de la fortune de la draperie bruxelloise. »
   Des Marez n’a connu ce document que par l'édition de Duvivier. Une difficulté d’interprétation du texte semble lui avoir inspiré quelque doute quant au soin avec lequel le document avait été édité : un premier passage, débutant par les mots in primis illotum qui infra oppidum manent curtilibus, se termine en effet par : summa de oppido, de his circa capellam.    L’église de la Chapelle se trouvant à l’extérieur de la ville, il était anormal de voir situer à l’intérieur de la ville les tenures disséminées autour de la chapelle.
   Mes recherches m'ont amené également à examiner ce texte, qui constitue non seulement le plus ancien censier bruxellois parvenu jusqu’à nous (il faudra attendre le début du XIVe siècle pour en trouver d’autres), mais l’un des rares documents relatifs à Bruxelles, datant du XIIe siècle.

 

7 euros (code de commande : 03296).

 

GONSETH (Ferdinand) — Science, morale et foi. Textes recueillis, ordonnés et présentés par Éric Émery. Lausanne, L'Âge d'Homme, 1986. In-8° (154 x 224 mm.) collé, 177 p., (collection « Dialectica »), ex-libris manuscrit sur la page de garde, exemplaire en bon état. 


En quatrième de couverture :
   L’homme qui, par la réflexion ou par l'action, prend part à l'évolution des civilisations du XXème siècle, se trouve confronté aux problèmes que posent sciences et arts, morale et foi. Est-il possible de les aborder en suivant une démarche fiable ?
   À cet égard, les études qui constituent ce livre nous proposent quelques repères à valeur universelle bien qu'actuelle. Certes, Gonseth n'y tient pas le discours des sciences, de la morale ou de la foi. Sa préoccupation est celle du méthodologiste ; elle l'amené à méditer sur les fondements et l'incite à rechercher, en chaque domaine, des instances de légitimité que tous puissent accepter.
   Il opte donc pour une théorie des mathématiques et des sciences de la nature sans jamais oublier que ces disciplines sont étroitement liées à l’homme qui les pratique.
   En sciences humaines, il choisit un cheminement qui l'amené à dire : non au vide moral, non à l'absence de tout référentiel moral de société, oui à l'existence des éthiques essentielles favorisant l'ouverture et les remises en question.
   Enfin, pour Gonseth, il n'existe aucun forum d'authenticité susceptible de se prononcer sur la légitimité de la foi aujourd'hui : le lieu où ce problème peut trouver sa solution, c’est le domaine des univers conjoints de la subjectivité et de la socialité. Est-il alors possible de se prononcer avec fermeté en cette matière ? L'affirmation de foi n’est pas objet de démonstration, mais affaire de témoignage. Pourtant, ce qu’il importe de reconnaître, c’est qu’il n'existe rien au monde qui puisse compenser, pour la créature, l'annulation progressive de toute foi...
   Telles sont les perspectives envisagées dans cet ouvrage dont le mérite est de mettre en évidence le jeu conjugué de l'objectivité et de la subjectivité dans les divers engagements de la personne humaine.

10 euros (code de commande : 03294).

 

[GRAVURE - ASSASSINAT DU GUILLAUME LE TACITURNE]. Willem de Eerste, Prins van Oranje, te Delft, doorschoote, in 't jaar 1584. Illustration de Simon Fokke, gravée par Isaak Tirion, extraite de l'édition de 1770 de l'ouvrage de Wagenaar : Vaderlandsche Historie, vervattende de Geschiedenissen der nu Vereenigde Nederlanden...
Dimensions :
   - Dessin : 194 x 152 mm.
   - Cuvette : 205 x 170 mm.
   - Feuille : 234 x 200 mm.

Un épisode du conflit entre l'Espagne et les Provinces-Unies.
   La gravure montre l'assassinat, au Prinsenhof, à Delft, le 10 juillet 1584, de Guillaume Ier d'Orange-Nassau par Balthazar Gérard. Ce dernier était un catholique franc-comtois dont l'espoir était d'encaisser la prime offerte pour la tête de la victime par Philippe II. Guillaume le Taciturne fut abattu de trois balles – il s'agissait d'un des premiers assassinats politiques par arme à feu – ; le meurtrier fut rapidement capturé et exécuté le 14 juillet.
Bibliographie :
- Muller (Frederik). De Nederlandsche geschiedenis in platen, t. I, n° 886.

Vendu.

 

[GRIS (Juan)]. KAHNWEILER (Daniel-Henry) — Juan Gris. Sa vie, son œuvre, ses écrits. Paris, Gallimard, 1946. In-8° (194 x 232 mm.) sous cartonnage d'éditeur d'après la maquette de Mario Prassinos, 344 p., illustrations, 50 planches hors texte, un des 500 exemplaires numérotés sur Plumex (n° 223), exemplaire en bon état muni de son Rhodoïd.
   
Cette édition avec le cartonnage de Mario Prassinos est rare !


Préface :
   La division de ce livre en trois parties n’est pas entièrement le fait d’une décision volontaire. Elle m’a été imposée d’abord par les circonstances. Les vicissitudes de l’exode m’ayant privé temporairement de mes fiches et de mes notes, j’ai commencé par écrire, sans leur secours, la deuxième partie, l’Œuvre de Juan Gris, dans la forme qui, seule, était possible pour moi dans ces conditions. Pendant ce travail, il m’a semblé que la division, que je n’avais pu éviter, n’était pas sans avoir des avantages, permettant dans la première partie plus de spontanéité, dans la deuxième l’élaboration d’une base théorique solide. Au lecteur de dire s’il est de mon avis.
   La troisième partie réunissant les Écrits de Juan Gris se justifie par elle-même.
   Louise Leiris m’a aidé pendant des années à rassembler la documentation et à dresser des fiches. Michel Leiris a bien voulu relire, à plusieurs reprises, mon manuscrit. Ses observations et ses objections m’ont été d’un très grand secours. Je leur dis merci de tout cœur.


 

250 euros (code de commande : 03292).

 

[HAINAUT - MAISONS DU PEUPLE]. Inventaire visuel des Maisons du Peuple de Bruxelles et de Wallonie. II. Province du Hainaut - Borinage. [Bruxelles], Ministère de la Communauté Française, 1983. A4 (210 x 297 mm.) collé sous couverture plastifiée, [5], 246 p., illustrations, plans, cartes, impression anapistographique dactylographiée, exemplaire en bon état.
   
Recherche réalisée par les Archives d'Architecture Moderne.


Table des matières :
   - La Maison du Peuple.
   - Introduction à 1'inventaire.
   - Bibliographie générale.
   - Maison du Peuple de Baudour.
   - Maison du Peuple de Boussu.
   - Maison du Peuple de Boussu-Bois Saint-Antoine.
   - Maison du Peuple de Boussu-Bois Saint-Charles.
   - Maison du Peuple de Cuesmes.
   - Maison du Peuple de Dour.
   - Maison du Peuple de Élouges.
   - Maison du Peuple de Eugies.
   - Maison du Peuple de Frameries.
   - Maison du Peuple de Ghlin.
   - Maison du Peuple de Hensies.
   - Maison du Peuple de Hornu.
   - Maison du Peuple de Jemappes.
   - Maison du Peuple de La Bouverie.
   - Maison du Peuple de Pâturages.
   - Maison du Peuple de Quaregnon.
   - Maison des Huit Heures de Saint-Ghislain 1.
   - Maison des Huit Heures de Saint-Ghislain 2.
   - Maison du Peuple de Tertre.
   - Maison du Peuple de Thulin.
   - Maison du Peuple de Wasmes.
   - Maison du Peuple de Petit-Wasmes.
   - Maison du Peuple de Wasmuel.
   - Maison du Peuple de Wihéries.

Vendu.

 

HANLEY (James) — Loin du monde. [Titre original : Levine.]. Roman. Traduit de l'anglais (Irlande) par Dominique Mainard. Paris, Éditions Joëlle Losfeld, 1997. In-8° (148 x 210 mm.) collé, 257 p., exemplaire en très bon état.
   
Exemplaire avec le poinçon du Service de Presse.


En quatrième de couverture :
   Dans une petite ville d'Angleterre, loin des bombardements qui secouent Londres et des étendues infinies de l'océan, aux portes d'un ancien campement de soldats, Felix Levine et Grace Helling se rencontrent sous le porche de l'église où ils se sont réfugiés pour tromper leur solitude. Tous les sépare, et pourtant l'un et l'autre portent les stigmates des mêmes plaies encore à vif. Levine aspire à retrouver la mer ; il y songe sans cesse, le répète inlassablement pour s'en convaincre plus encore que pour convaincre Grace qui s'ingénie à le retenir. Un sentiment de passion mêlée de haine le retient auprès de Grace et seul un geste extrême lui permettra d'éprouver quelques heures l'impression d'avoir recouvré la liberté.

10 euros (code de commande : 03286).

 

HEMNGWAY (Ernest) — Paris est une fête. [Titre original : A Moveable Feast.] Traduit de l'anglais par Marc Saporta. Paris, Gallimard, 1964. In-8° (120 x 185 mm.) broché sous couverture à rabats, 216 p., (collection « Du Monde Entier »), exemplaire en bon état.
   
Exemplaire du tirage courant de l'édition originale (8 mai 1964).


En quatrième de couverture :
   1921 : Un jeune journaliste américain arrive à Paris avec sa charmante épouse qui l’a suivi dans cette aventure. Le couple d’amoureux vit de romance et de vin frais... Mais ce point de départ n’est pas celui d’un conte bleu. Tout de suite, le cadre s’élargit, les personnages se multiplient, s’imposent : il y a Gertrude Stein qui règne en despote sur le petit monde des bohèmes américains de Paris ; le poète Ezra Pound que ses enthousiasmes généreux conduisent aux pires erreurs ; voici que passe, fou et charmant, Scott Fitzgerald...
   Est-ce là une chronique ? L’auteur lui-même nous met en garde, dans une note liminaire, et autorise son lecteur à tenir le livre pour un roman. Au demeurant, Hemingway était trop imaginatif pour ne pas romancer ses souvenirs.
   Roman, donc, ou chronique, on en discutera. Les équipées du narrateur, ses difficultés matérielles, ses amours, ses amitiés, ses antipathies forment un savoureux ensemble de notations et de récits dans la manière la plus hemingwayenne.
   Et ce livre prend un sens particulier quand on songe à la mort étrange du romancier. Pendant ses quatre dernières années, en effet, cet homme comblé, entouré d’amis, parvenu au seuil de la vieillesse après une vie sentimentale agitée, revit par la pensée et par la plume son grand amour : celui de la délicieuse Hadley, qu’il décrit avec une tendresse infinie et une sorte de passion exubérante. Le livre s’achève sur le prélude de la rupture qui va séparer les jeunes époux. Hemingway n’a-t-il pu survivre à cette seconde séparation, tout imaginaire et revécue trente ans après l’événement ? Le récit est si prenant que plus d’un lecteur partagera cette opinion, après avoir suivi les aventures tragi-comiques du chef de file de cette « génération perdue » pour qui « le soleil se levait aussi ».

 

18 euros (code de commande : 03304).

 

[LAUTRÉAMONT (Isidore Lucien Ducasse, comte de)]. BACHELARD (Gaston) — Lautréamont. Paris, Librairie José Corti, 1939. In-8° (122 x 182 mm.) broché, 200 p., exemplaire en très bon état et non coupé.
   
Exemplaire du tirage courant de l'édition originale.


Table des matières :
   Chapitre I : Agression et poésie nerveuse.
   Chapitre II : Le bestiaire de Lautréamont.
   Chapitre III : La violence humaine et les complexes de la culture.
   Chapitre IV : Le problème de la biographie.
   Chapitre V : Le complexe de Lautréamont.
   Conclusion.

25 euros (code de commande : 03280).

 

MASSART (Daniel) — La gobeleterie belge (aperçu économique : de 1923 à nos jours). Seneffe, Société de Recherche Historique et Folklorique de Seneffe, 1989. A4 (210 x 297 mm.) agrafé, 115 p., illustrations, exemplaire en parfait état. 


Introduction :
   Pendant les trente premières années du XXe siècle, vingt-quatre gobeleteries furent fondées. Nous en comptons vingt et une pour la région du Centre qui détint ainsi le monopole du « verre creux », alors que Charleroi garda celui du « verre plat ».
   La commune de Manage vit s’ériger sur son sol le plus grand nombre de gobeleteries. Cette industrie fit sa prospérité.
   Certaines gobeleteries eurent une vie bien éphémère ; d’autres, en général les plus importantes dès leur érection, celles qui furent dirigées par des hommes doués d'une grande intelligence et du sens des affaires (M. Edmond Paul, Edgard Wauty, Georges Sacré, Gustave Michotte, Léopold Castelain, etc.) fonctionnèrent jusque dans les années 1970. Les petites verreries, montées à la hâte, parfois en périodes de crise, périclitèrent rapidement, favorisèrent le chômage, entrèrent dans le système des usines mises à l'arrêt et indemnisées. Dès que l'occasion se présentait, les entreprises boiteuses étaient reprises et désaffectées ; la concurrence était ainsi éliminée.
   Il n'est pas inutile, pour la compréhension de cet ouvrage de rappeler ces créations d'entreprises.
   En 1901, « Verreries de Scailmont », à Manage.
   En 1902, « Verrerie et Gobeleterie de 1'Espérance », à Manage.
   En 1905, « Verreries-Gobeleteries de Braine-le-Comte ».
   En 1906, « Verreries Léopold Castelain », à Manage.
   En 1908, « Verreries Saint-Louis », à Neufvilles-lez-Mons.
   En 1909, « Verreries, Gobeleteries d'Havré-Ville, C.Rose et Cie ».
   En 1909 (?), « Verreries Charles Bougard », à Manage.
   En 1910, « Verreries-Gobeleteries Nouvelles », à Manage.
   En 1915, « Verreries de 1'Alliance », à Bois-d'Haine.
   En 1919, « Verreries de la Motte », à Bois-d'Haine.
   En 1919, « Verreries et Gobeleteries Edmond Paul », à Neufvilles.
   En 1920, « Verrerie Cigarette », à Manage.
   En 1923, « Flaconnerie et Verrerie de l'Avenir », à Écaussinnes-d'Enghien.
   En 1924, « S.A. des Pavillons », à Manage.
   En 1924, « Verreries du Centre », à Houdeng-Goegnies.
   En 1927, S.A. « Gobeleterie Nationale », à Familleureux.
   En 1927, « Les verreries d'Art de Familleureux ».
   En 1927, « Cristallerie et Pâtes de Verre », à La Louvière.
   En 1928, « Compagnie Internationale de Gobeleterie Inébréchable », à Soignies.
   En 1928, « Glass and Chemical Works », à Soignies.
   En 1930, « Cristalleries et Gobeleteries Louviéroises ».
   Toutes ces gobeleteries étaient caractérisées par le fait que l'on y soufflait le verre à la bouche (gobeleteries manuelles). L'unique gobeleterie mécanique qui vit le jour, Durobor à Soignies, est encore en activité. Cette société, dès son apparition, fit naître la crainte du machinisme chez les ouvriers-verriers, chez les patrons gobeletiers, eux qui, pour le moins, n'étaient pas de grands novateurs et qui continuèrent à utiliser des fours circulaires, grands consommateurs d'énergie et du matériel digne de l'archéologie industrielle.
   Toutes les gobeleteries belges firent partie, à un moment ou à une autre de leur existence, des associations professionnelles (U.P.G.B.; G.G.B ; UNIGOBEL). Ceci justifie le choix du titre de ce livre.
   Il y aurait plusieurs histoires de la gobeleterie à écrire. Chaque histoire dépendrait du fonds d'archives consulté ; à condition qu'elles aient toutes été conservées. Nous en doutons ! Les mêmes locaux étant parfois occupés successivement par de nombreuses sociétés, on fit le nettoyage par le vide !
   Quelles sources avons-nous eu à notre disposition ?
   Nous avons lu des centaines de procès-verbaux rédigés lors des assemblées ordinaires et extraordinaires des différents groupements des gobeleteries belges. Que de verbiage, que de réunions stériles, que de sages décisions prises après des mois de discussions et démises souvent quelque temps plus tard ! Mais aussi que d'interventions éclairées, que de prises de position décisives pour la bonne marche ou, à la limite, le sauvetage de cette industrie, il faut souligner que ces documents ont toujours été rédigés avec le plus grand soin par des personnages de grande envergure, tels que furent M. R. Meunier (Secrétaire) et M. M. Lintermans (Président). Leurs interventions ont souvent été capitales pour la continuation des associations professionnelles, pour éviter les ruptures toujours dommageables.
   De la lecture de tous ces textes, couvrant des dizaines d’années, se dégage l'impression que la situation a toujours été pour le moins tendue, que cette industrie a toujours souffert de la concurrence de la gobeleterie mécanique, du protectionnisme des états voisins, du désintérêt chronique des autorités belges à l’égard des gobeleteries au profit des autres branches de l’industrie verrière, etc.
   Cela n’est sans doute que partiellement vrai. Les gobeleteries ont connu d’excellentes années ; l'analyse des bilans le montrerait ! Il y eut des fortunes faites grâce à la gobeleterie. Cela constituerait une autre histoire.
   L'analyse de documents propres à une verrerie fournirait la matière première d’une autre approche historique.
   Une remarque s’impose. Nous n'avons pas retrouvé d’archives antérieures à 1920.

Vendu.

 

MODIANO (Patrick) — L'herbe des nuits. Roman. Paris, Gallimard, 2012. In-8° (140 x 204 mm.) collé, 177 p., exemplaire avec sa bande d'annonce.


En quatrième de couverture :
   « "Qu'est-ce que tu dirais si j'avais tué quelqu'un ?"
   J'ai cru qu'elle plaisantait ou qu'elle m'avait posé cette question à cause des romans policiers qu'elle avait l'habitude de lire. C'était d'ailleurs sa seule lecture. Peut-être que dans l'un de ces romans une femme posait la même question à son fiancé.
   "Ce que je dirais ? Rien." »

Vendu.

 

[MONS - CERCLE ARCHÉOLOGIQUE]. Annales du Cercle Archéologique de Mons. Tome 60 - 1946-1947. Mons, Cercle Archéologique de Mons, 1947. In-8° (166 x 253 mm.) broché, XXXI, 274 p., illustrations hors texte, exemplaire en grande partie non coupé.


Table des matières :
   - Liste des membres, p. VII.
   - In memoriam (Paul Quinet, Émile Dony, Victor de le Curt, Maurice Raucq, Georges Jouret, Maurice Van Haudenard, Madame Nestor Slotte – née Angèle de Bert), p. XV.
   - La vie du Cercle, p. XXII.
   - La Contre-révolution brabançonne dans la presqu'île de Chimay (1789-1791), par Francis Dumont, p. 1.
   - Quaregnon-Hornu, port d'attache de la Sambrica ?, par Eugène Cornet, p. 183.
   - Un écrivain montois. L'œuvre de Charles Letellier et sa place dans l'histoire littéraire, par Maurice Piron, p. 235.
   - Documents inédits pour servir à l'histoire littéraire montoise, par Maurice A. Arnould, p. 251.

20 euros (code de commande : 03315).

 

[MONS - TOURISME]. Mons et sa région. Guide officiel touristique, folklorique, commercial. Mons, Office du Tourisme de la Ville de Mons, 1967. In-8° (131 x 215 mm.) broché, 243 p., illustrations, deux plans à déplier et feuillet d'errata, exemplaire en bon état.
   
Un ouvrage qu'il est peu courant de rencontrer avec ses deux plans.


Table des matières :
   - Mons, capitale du Hainaut, par Edmond Bovyn.
   - Mons, par Christiane Piérard.
      - Introduction.
      - Aperçu historique, géographique, topographique, démographique, économique, intellectuel.
      - Bibliothèque.
      - Musées.
      - Évolution territoriale et peuplement.
      - Architecture (religieuse, civile, militaire).
      - Monuments commémoratifs.
      - Fontaines et puits.
      - Squares et jardins.
      - Folklore.
      - Quelques itinéraires.
      - Renseignements pratiques.
      - Grandes dates de l'histoire de Mons.
      - Liste alphabétique des rues.
      - Bibliographie sommaire.
      - Spécialités culinaires montoises et régionales.
      - Jumelages : Vannes - Mons et Bootle - Mons.
   - La région de Mons, texte fourni par l'IDEA.
      - Le Borinage, une ancienne région houillère du Hainaut qui a commencé sa mutation économique et sociale.
      - Petit guide des sites et monuments de la région.
      - Liste des monuments et sites classés de la région Mons-Borinage.
      - Aller à Mons, hors des sentiers battus.
      - Petits et grands environs de Mons ou la Belgique en 50 km.
      - L'enseignement : une richesse du Borinage.
      - Le Borinage et le Centre, deux régions carrefours de Belgique, pays sans frontières.

15 euros (code de commande : 03285).

 

MOULAERT (George) — Vingt années à Kilo Moto. 1920-1940. Bruxelles, Charles Dessart, 1950. In-8° (157 x 213 mm.) broché, 296 p., illustrations hors texte, exemplaire non coupé, quelques rousseurs sur la couverture. 


Avant-propos :
   Depuis la libération du pays, de nombreux personnages politiques, financiers, économistes, ont découvert le Congo.
   En 1947, une importante délégation du Sénat a parcouru la Colonie. Le rapport sénatorial se caractérise, comme la plupart des reportages et impressions, par un manque de mise au point.
   À presque tous on pourrait répéter la réponse du Gouverneur-Général Ryckmans au Conseil de tutelle : « Il ne faut pas écrire : il n’y a que 35 médecins au Ruanda, mais bien : il y a déjà 35 médecins. »
   Le tableau que M. Ryckmans fait du Ruanda de 1920, il faut le faire également pour le Congo.
   Le premier venu voit et signale ce qui manque au Congo, mais il ne voit pas d’où l’on vient et ce qui a été réalisé, particulièrement pendant l’entre-deux-guerres, malgré la dure crise de 1930-1935.
   On oublie, ou plutôt on ignore, qu’en 1920 il n’y avait en tout et pour tout au Congo qu’un petit tronçon de route de Buta à Titule sur lequel circulaient péniblement quelques camionnettes Pipe d’une tonne de capacité. Elles avaient remplacé les horribles camionnettes à vapeur Panhard-Levassor. En fait, tout le trafic des produits coloniaux vers les chemins de fer et les voies navigables se faisait par portage, de même que le ravitaillement des factoreries de l’intérieur (tissus, articles de traite, conserves, etc...) au départ des gares et des escales était transporté par de longues caravanes de porteurs.
   En 20 ans, il a été construit 3.000 Km. de chemins de ter et surtout 70.000 Km. de routes, d’abord grâce à l’initiative des autorités locales et des sociétés privées et ensuite en exécution d’un programme gouvernemental. 70.000 Km. de routes en 20 ans, cela représente plus de 10 km. par jour ouvrable ; mais le portage a été supprimé et le camion automobile a libéré l’indigène et valorisé son travail.
   Certes, tout n’est pas parfait, ni même achevé, mais rendons hommage aux pionniers qui ont remis la construction des routes à l’ordre du jour après les échecs du Kwango et du Nil.
   Le Gouvernement ne croyait pas aux routes, pas plus qu’il ne croyait à la T.S.F.
   La Revue Coloniale Belge, dans son numéro du 1er février 1949, caractérise excellemment la myopie des « découvreurs » actuels du Congo.
   « Qu’ils se trouvent en Belgique ou au Congo, les coloniaux sont toujours et à juste titre vivement émus par des critiques adressées parfois trop facilement au travail accompli en terre d’Afrique. Leur émotion devient de l’irritation quand ces critiques émanent de personnes n’ayant d’autres titres à les formuler que celui, tout gratuit, de leur premier contact avec les choses coloniales. Parmi ces découvreurs, il s’en trouve qui n’eurent pas le bon esprit (mettons le bon sens) de modérer leurs diatribes et d’apprécier la situation à la mesure exacte des contingences locales et non en fonction de ce qu’ils avaient espéré trouver ou souhaité découvrir. »
   Nos « découvreurs » ignorent la forte parole de Lyautey : « On ne s’improvise pas colonial, on le devient par une longue patience à écouter l’enseignement des maîtres. »
   Pour apprécier sincèrement et équitablement ce qui existe, ce qui se voit aujourd’hui, il faut avoir présente à l’esprit la situation initiale. Combien parmi ceux qui jugent en est-il qui par la lecture des relations des pionniers se sont préparés à le faire ? Qui revoit le Léopoldville de Liebrechts sous le Léopoldville d’aujourd’hui ?
   Ces jugements manquent de bon sens parce que basés sur l’ignorance des réalités anciennes et la méconnaissance des conditions locales.
   Les coloniaux ne peuvent admettre que leur travail ardu et pénible fasse ainsi l’objet de jugements hâtifs de personnes incompétentes. Ces jugements dénotent, en général, une excessive et fausse sensiblerie demandant des conditions sociales réalisables seulement après de nombreuses décades.
   Il faut se rendre compte dans chaque cas des possibilités économiques. « Le Gouvernement doit exiger le nécessaire et non le superflu, et les charges sociales, ont un plafond : la productivité du noir... Le noir verra sa situation s’améliorer au fur et à mesure que lui-même fera un effort et produira... »
   Depuis quelque vingt ans, on a fait une injuste réputation aux anciens coloniaux ; cela a commencé par le célèbre discours de 1933, et peut-être l’essor remarquable et la brillante situation actuelle sont-ils en partie responsables de ce que les nouveaux coloniaux ne peuvent se figurer la situation d’il y a seulement trente ans et ainsi se rendre compte des efforts déployés et de la somme de travail qui a été fournie.
   Leur grand chef Léopold II, dans sa lettre aux Secrétaires Généraux, rappelait en 1906 l’amère parole de Voltaire : « Ce qui se pardonne le plus difficilement, ce sont les services rendus... » – et récemment, n’avons-nous pas entendu un colonial novice, oser déclarer dans un discours au conseil du Gouvernement : « Dans le domaine de l’économie et de la prospérité indigène, nous n’avons jusqu’à présent rien fait. »
   Paradoxalement, on pourrait dire que les grandes réalisations et les résultats que constatent les visiteurs d’aujourd’hui peu ou pas documentés, plaident plutôt contre les pionniers, parce que ces visiteurs sont naturellement amenés à conclure que le point de départ n’était ni aussi primitif, ni aussi difficile qu’on veut bien le dire.
   Ayant eu l’honneur de diriger pendant plus de 20 années l’importante exploitation minière de Kilo-Moto, dont les réalisations font aujourd’hui l’objet d’appréciations peu favorables, j’ai jugé utile et nécessaire – pour rendre un légitime hommage à tous les bons ouvriers de cette période – de relater le magnifique travail accompli de 1920 à 1940, malgré toutes les difficultés, les traverses de tout ordre et les moyens limités à notre disposition.
   Fin décembre 1919, M. Franck, Ministre des Colonies, me confiait les destinées des mines domaniales de Kilo et de Moto.
   Quelle était la situation en 1920 ?
   Les chapitres II, IV et V montrent la situation politique, technique et économique du Haut-Ituri en 1920 ; tableau véridique basé sur des documents officiels : pas un kilomètre de route, les trois quarts du pays en dissidence, et une exploitation minière conduite, sous la responsabilité gouvernementale, dans des conditions techniques, sociales et hygiéniques déplorables.
   Peut-on concevoir aujourd’hui cette situation et se rendre compte des efforts qu’il a fallu déployer pour transformer tout ce pays en le court laps de temps de dix années ?
   Pour reconnaître la valeur technique et morale des pionniers de cette œuvre, l’exposé détaillé de ces efforts doit être fait. Le souci de la vérité m’a imposé, à certains moments, de relater des erreurs, des faiblesses, des fautes et de les imputer à ceux qui les commirent. Je n’ai pas hésité à le faire tout objectivement quand, mais alors seulement, ces erreurs, ces faiblesses, ces fautes, nettement établies, expliquaient les faits et les situations constatées.
   Ceci est un rapport de gestion.

15 euros (code de commande : 03308).

 

MUSSET (Alfred de) — Emmeline. Nouvelle ornée de six pointes-sèche de Charles Edelmann. Paris, Henri Cols, 1944. In-8° (135 x 201 mm.) broché sous couverture rempliée, 98 p., exemplaire en très bon état et bien complet des six gravures.
   
Un des 320 exemplaires numérotés sur vélin à la forme de Johannot (n° 87).


Extrait de l'article d'Hélène Servaes :
   On entend souvent dire que le silence après Mozart, c'est toujours du Mozart. Mais un texte après Mozart ? Un texte qui aurait annexé Don Giovanni dans la narration fait-il perdurer la tradition juanesque ? Dans Emmeline (1837) de Musset, on assiste à une représentation de Don Giovanni. L'opéra est intégré à un système intersémiotique triangulaire incluant littérature, théâtre et musique. Toutefois, la simple introduction du Don Giovanni mozartien dans la nouvelle n'est pas une condition suffisante pour en faire une version supplémentaire du mythe du séducteur. Et pourtant... C'est bien de séduction qu'il s'agit : le récit n'est autre qu'une métaphore de la séduction des arts. Plus précisément, l'opéra y remplit à la fois la fonction de pré-texte et de prétexte à un exposé sous-jacent sur la fonction non référentielle du signe musical.
   Relaté rétrospectivement par un narrateur anonyme, le récit s'attarde d'abord à l'histoire d'Emmeline pendant les sept premières années de son mariage. Mariée à dix-huit ans au comte de Marsan, elle s'adonne souvent à la rêverie, trouvant refuge dans la musique, sa grande passion. Le couple vit à Paris mais, bientôt, le comte part en voyage en Allemagne et Emmeline s'installe dans leur maison de campagne. Un jour, Emmeline reçoit la visite de M. de Sorgues, « un homme à bonnes fortunes » qui lui fait les yeux doux. Le séducteur tente d'embrasser la jeune femme, qui le repousse vivement. Débarrassée de son assaillant, elle décide résolument de ne jamais accepter ni amours ni conquêtes. De retour à Paris, en proie à la solitude, elle se livre corps et âme à sa passion pour la musique. Un soir, aux Italiens, elle assiste au Don Juan de Mozart, seule dans sa loge. Au moment où les interprètes de Donna Elvira, Donna Anna et Don Ottavio chantent le trio des Masques, elle est bouleversée par un sentiment de solitude et d'isolement. Quelques mois plus tard, elle se rend à nouveau aux Italiens, cette fois en compagnie de son mari et de Gilbert, un jeune mélomane qu'elle fréquente depuis peu. On y donne encore Don Giovanni... Dès l'apparition des trois Masques, Emmeline ne peut s'empêcher de songer à l'émotion qu'elle avait ressentie lors de la représentation précédente. Elle observe les deux hommes : Gilbert, fasciné, ne quitte pas les chanteurs des yeux tandis que Marsan sommeille au fond de la loge. Peu après, Gilbert, épris de la comtesse, lui déclare son amour. Emmeline résiste deux mois à la tentation avant de succomber...
Bibliographie :
   - Servaes (Hélène), « Emmeline d'Alfred de Musset, un pré(-)texte musical », dans Revue belge de philologie et d'histoire, t. 76, fasc. 3, 1998. pp. 679-685.


 

45 euros (code de commande : 03287).

 

[NORMANDIE]. Recueil des ordonnances de Louis XIV. Roy de France et de Navarre. Des mois de Juin 1680, & Juillet 1681. Sur le fait des aides. Troisiéme Edition, augmentée des Edits, Declarations, Arrests & Réglemens rendus en conséquence jusqu'à présent. Tomes I et II (complet). Paris, Saugrain et Prault, 1724. [A Paris, / Chez la Veuve Saugrain & Pierre Prault, / Imprimeur des Fermes & Droits du Roy, Quay / de Gesvres, au Paradis. / M. DCC. XXIV. / Avec Privilege du Roy.] Deux volumes in-12 (105 x 172 mm.), plein veau d'époque, dos lisses ornés de fers et de fleurons dorés, tranches rouges, t. I : [3 (faux-titre : Recueil des reglemens sur le fait des aides de Normandie, avis de l'éditeur, titre)], [1 bl.], XLIII (Table chronologique), [1 bl.], 428 p., t. II : [2 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 460 p., exemplaire en bon état de ce peu courant recueil.


Ce recueil est consacré à la Normandie. 
   « Dans l'origine, le mot aides s'appliquait à toute espèce d'impôt ; les tailles et les gabelles étaient comprises, comme tout le reste, sous cette dénomination générale. Sous Louis XIV, on commença à restreindre la signification du mot aides et à poser nettement la distinction entre l'impôt direct et l'impôt indirect. Les principaux droits désignés sous le noms d'aides étaient les divers droits perçus sur les boissons, vins, eaux-de-vie, bières, cidres, poirés, etc. Les droits d'aides, comme les autres impôts, n'étaient point levés par des agents directs de l'État. On réunissait ces droits en entreprises ou fermes générales, qu'on cédait à forfait, moyennant un prix déterminé, à des compagnies particulières qui se chargeaient de la perception d'après des tarifs convenus. Les aides proprement dites ne constituèrent un impôt général et permanent qu'à partir de l'année 1360. [...] Vivement attaqué dès la fin du XVIIe siècle par Boisguilbert, et au XVIIIe siècle par les économistes, l'impôt des aides, dont la réforme avait été vainement proposée par Colbert, par de Boulainvilliers en 1716, par le fermier général Dupin en 1746, et par Necker, pendant la durée de son premier ministère, fut supprimé par la Révolution en 1790. »
   Si, au XVIIIe siècle, nous voyons que les aides étaient restreintes à quelques produits, l'extrême irrégularité de l'assiette et de la perception des impôts entraînait qu'elles étaient encore appliquées dans certaines localités à plusieurs autres droits. « L'irrégularité de l'assiette était en effet le caractère général des impôts établis sous l'Ancien Régime. On pouvait dire que chaque province, quelquefois même chaque bailliage, avait son régime à part. Lors de l'établissement de l'aide générale, en 1360, plusieurs provinces avaient refusé de s'y soumettre. Pour s'en dédommager, le roi Jean ordonna que ces provinces seraient traitées comme pays étrangers, et à ce titre soumises à l'imposition foraine du sol pour livre, qui se prélevait aux frontières, à l'entrée et à la sortie des marchandises. De là vint la distinction des provinces sujettes aux aides, de celles qui ne l'étaient pas. »
Avis de l'imprimeur :
   Le Titre de ce Recueil ne promet rien que le Livre ne contienne. Les recherches exactes qu’on a faites, de quantité de Réglemens sur le Fait des Aides, qui n’avoient point encore été mis au jour, ont rendu cet Ouvrage parfait, & d’une grande utilité au Public. On en sera convaincu par l’usage qu’on en fera, & en y voïant la distributiori qui a été faite de chaque Edit, Déclaration ou Arrêt, dans le Titre qui lui convient. Et comme la plupart de ces Réglemens renferment chacun plusieurs dispositions, lesquelles ont raport à diffêrens Titres, on a eu soin de lesy rapeller, & de renvoïer à celui où ils sont placez en entier. En sorte qu’on trouvera facilement toutes les Décisions sur chaque matière des Aides de Normandie. On doit meme observer que ce Recueil n’est pas seulement à l’usage dé cette Province ; mais qu’il est encore très-utile pour les autres lieux du Roiaume où les Aides ont cours ; puisqu’il renferme au moins les trois quarts des Réglemens communs aux deux Ordonnances des Aides de Normandie & de Paris. Enfin, outre l’intention qu’on a euë,d’y procurer aux Commis la corinoissance de leur devoir, on s’est encore propôsé de mettre le Public en état, chacun dans son besoin, de s’instruire lui-même des formalitez qu’il doit cbserver dans l’acquitement des Droits, & cela d'une maniéré très aisee.pour les uns & les autres. C’est ce qui a insensiblement formé ce Volume d’une grosseur au-delà de ce qu’il auroit naturellement dû porter ; & nonobstant cela, on n’a pû se dispenser de.joindre dans cette seconde Edition, une augmentation de quelques nouveaux Réglemens, dont il a semblé que le Public ne pouvoit être privé, malgré lépaisseur du Livre ; mais on ne se plaindra pas de ce défaut, qui n’étoit visîblement arrivé, que pour n’avoir voulu rien obmettre de ce qui y était nécessaire. On a contribué d’ailleurs à le rendre portatif, en le faisant propre à être divisé en deux Volumes, afin de persuader le Public, qu’après avoir travaillé à son utilité, on a aussi pourvu à sa commodité.
Bibliographie :
   - Larousse (Pierre), Grand dictionnaire universel, t. I, p. 147.
   - Coquelin (Charles) et Guillaumin (Gilbert), Dictionnaire de l'économie politique, t. I, pp. 49-51.

Les deux volumes : 150 euros (code de commande : 03310).

 

[PARTITION]. KENNEDY (Jimmy) et CARR (Michael)] — On ira pendre notre linge sur la Ligne Siegfried - The Washing on the Siegfried Line. Paroles françaises de Paul Misraki. Paris, Éditions Musicales Peter Maurice s.a., 1939 (date du copyright). Feuillet plié en deux (175 x 262 mm.), [3], [1 bl.] p., illustration de la couverture signée « Momos 39 », air noté aux pp. 2 et 3, 1 pli horizontal et 1 pli vertical. 


   La Ligne Siegfried était en Allemagne nazie ce qu'était la Ligne Maginot en France. La chanson We're Going to Hang out the Washing on the Siegfried Line reflète l'esprit de dérision qui régnait pendant la période de la « drôle de guerre » qui précéda le début des réelles hostilités en mai 1940 et l'invasion de la France par l'Allemagne.

Vendu.

 

[PHOTOGRAPHIE - MATÉRIEL PHOTOGRAPHIQUE HERRMANN]. Catalogue général de la Maison H. Herrmann Photo-Gros. Bruxelles, Henri Herrmann, 1935. In-8° (160 x 244 mm.) broché, 223 p., nombreuses illustrations.
   Une précieuse documentation !


Avant-propos :
   Le présent catalogue a été édité à la demande de la clientèle qui désirait trouver réuni en un volume, tous les articles employés en photographie.
   Cette publication constitue une innovation qui sera probablement appréciée par le monde des photographes et revendeurs. Elle est justifiée par la multitude et la très diversité des produits mis sur le marché, surtout en ces derniers temps.
   Cette documentation aussi complète que possible rendra incontestablement des services.
   Comme toute chose nouvelle est imparfaite, nous prions la clientèle de nous communiquer les critiques et suggestions quelle aurait à faire.
   Le présent catalogue n’est pas une copie quelconque mais le résultat d’une longue recherche car pour chaque article on a eu recours à un ou des fabricants spécialisés.
   Le nom de Herrmann est connu par les pionniers de la photographie ; dès 1890 la maison Herrmann exposait la première machine à satiner « Fernande », au Salon de l’Association Belge de Photographie, soit quelques années après l’invention des plaques sèches pour la photographie.
   Cet exposé prouve que s'adresser à la maison « Herrmann Photo Gros », c’est s’adresser à une firme spécialisée en articles photographiques qui n’exploite pas et qui n’a jamais exploité un commerce de détail.


 

Vendu.

 

POULET (Robert) L'Enfer-Ciel. Journal d'un condamné à mort. Paris, Librairie Plon, 1952. In-8° (120 x 189 mm.) broché, 252 p., exemplaire non coupé et en parfait état.
   Un ouvrage que l'on ne trouve que très rarement dans un aussi bon état !


   Robert Poulet (1893-1989) fut un activiste d'extrême droite et, pendant la Seconde Guerre mondiale, un partisan de Léopold III et un collaborateur. Il fut condamné à mort par la justice belge en octobre 1945, sa peine fut commuée en exil.
Extrait de ce texte d'un homme qui n'a jamais renié ni regretté ses engagements... :
   18 avril.
   D'abord l'épreuve m'enrichit merveilleusement, m'épura. Jusqu'à ma condamnation à mort, ma pensée n'a cessé de monter. Ce fut le temps du pardon, de la sérénité, du courage patient et paisible. Le sentiment qui dominait en moi était la pitié. Je plaignais même mes persécuteurs, je trouvais des excuses à ceux qui m'abandonnent. Si jamais j'ai fait un pas dans la voie de la sainteté, de l'héroïsme moral, c'est alors, au moment où pourtant le malheur m'assiégeait, le chagrin me déchirait à un point indicible. En même temps, une effusion m'inondait ; je m'avançais enchanté comme Ali-Baba dans la grotte aux trésors. Au fond d'un couloir étroit, j'apercevais des merveilles qui resplendissaient dans l'ombre : la poésie, ma poésie !... Une musique inattendue s'emparait de mes blessures, les faisait chanter obscurément, comme les vierges sanglantes des catacombes. Au milieu du sang et des larmes un homme nouveau s'éveillait en moi. J'étais pétri de douceur et de douleur... Ce temps-là est fini. À la minute où un magistrat haineux m'a dit : « Taisez-vous ! »et où j'ai compris que toute une société était complice de cette « justice »-là, je me suis arrêté net sur la route du perfectionnement intérieur. L'homme tire mieux parti de la souffrance que de la colère. J'ai réussi à ne pas haïr ; j'ai réussi à ne pas désirer, appeler, vouloir la vengeance : c'est déjà un miracle. Mais c'est tout ! Ma sérénité s'en tiendra là. Depuis que j'ai vu tout un peuple de lâches rangé, consentant, derrière le malheureux qui m'outrageait, la souffrance ne m'élève plus l'âme : la colère la fortifie et l'excite. Vous l'aurez voulu, menteurs, tourmenteurs ! Je ne serai ni un héros, ni un saint. Rien qu'un combattant ! Et à qui vous avez rendu ses armes...

25 euros (code de commande : 03297).

 

[PRESSE HUMORISTIQUE]. L'Assiette au Beurre japonaise. N° 151 - 20 février 1904. Paris, L'Assiette au Beurre, 1904. In-4° (244 x 315 mm.) collé, [16] p., illustrations en couleurs. 


   Dans son étude citée ci-dessous, Tanguy Chabry relaie – fort probablement avec raison – l'hypothèse de Juan Manuel Gonzalez Martel qui pense que le pseudonyme japonisant d'Adaramakaro dissimule le peintre et caricaturiste portugais Tomas Júlio Leal da Câmara (1876-1948). Celui-ci prend fait et cause pour le Japon dans la guerre qui de 1904 à 1905, l'oppose à la Russie. En bon anarchiste, Camara « donne une vision d’un Japon combatif et pragmatique, opposé à une Russie plus dévote », impérialiste et prédatrice.
Bibliographie :
   - Chabry (Tanguy), Caricaturer les massacres au loin : représentations de la violence et des guerres lointaines dans L’Assiette au beurre (1901-1912), 2024, pp. 105-133.

 

 12 euros (code de commande : 03316).

 

PRIVAS (Xavier) La chanson sentimentale. Précédée d'une étude par Laurent Tailhade. Deuxième édition. Paris, Librairie Léon Vanier, 1906. In-8° (128 x 182 mm.) broché, 16, [198] p., airs notés, bon exemplaire non coupé.


Table :
   1. La chanson sentimentale.
   2. Rêver.
   3. Château en Espagne.
   4. Tactique d’amour.
   5. Chanson d’hyménée.
   6. Vers l’amour.
   7. Certitude.
   8. Berceuse des Vieilles.
   9. Berceuse des Mères.
   10. Berceuse des Petits.
   11. Aumône.
   12. Feux d’amour.
   13. Valse chantée : Paris qui chante.
   14. La Toussaint de Pierrot.
   15. Dons de Baptême.
   16. Chanson du Luthier.
   17. Le cœur de Pierrot.
   18. Noël de Pierrette.
   19. Les baisers s’envolent.
   20. Contrition d’amour.
   21. Amour prodigue.
   22. Polichinelle.
   23. Les Bébés.
   24. Chanson du Poète.
   25. Cadeau de Fête.
   26. Éveil fleuri.
   27. Passé, Présent, Avenir.
   28. Le cœur de ma mie.
   29. La route heureuse.
   30. Un jour finit, un jour commence.
   31. Barcarolle des regrets.
   32. La vraie bonté.
   33. La vraie justice.
   34. Pierrette est morte.
   35. L’Automne est venu.
   36. Pour une blonde.
   37. Barcarolle d’amour.
   38. Chanson du soir.
   39. Rose mystérieuse.
   40. Maison d’or.
   41. Porte du ciel.
   42. Étoile du matin.
   43. Arche d’alliance.
   44. Tour d’ivoire.

 

18 euros (code de commande : 03303).

 

REVEL (Jean-François) — Pourquoi des Philosophes. Paris, Pauvert, 1964. In-8° (90 x 180 mm.) broché, 184 p., (collection « Libertés », n° 1), exemplaire en bon état.


En quatrième de couverture de l'édition des œuvres de Jean-François Revel dans la collection « Bouquins » :
   La publication de Pourquoi des philosophes en 1957 suscita une véritable révolution, aussi bien chez les philosophes que chez les non-philosophes.
   Traîné dans la boue ou porté aux nues, ce livre constituait, au-delà du pamphlet de circonstance, une mise en question de l’essence même de l’activité philosophique.
   Revel y explique comment la philosophie a épuisé son rôle historique qui était de donner naissance à la science.
   Depuis, et après La Cabale des dévots (1962), qui en constitue la suite et réunit les réponses aux polémiques soulevées par cet ouvrage, de nombreuses rééditions sont venues confirmer l’influence des brillants pamphlets philosophiques de Jean-François Revel.

9 euros (code de commande : 03290).

 

RILKE (Rainer Maria)Chant de l'amour et de la mort du cornette Christoph Rilke. Traduction de Maurice Betz. Frontispice de Jacques Ernotte. Paris, Éditions Émile-Paul Frères, 1948. In-8° (122 x 187 mm.) broché sous couverture rempliée, XXVII, 42 p., exemplaire numéroté sur vélin pur fil Johannot (n° 1460), non coupé et en très bon état.


Notice des Éditions Allian pour une réimpression en 2013 :
   Dans ce poème en prose, Rilke relate un épisode de la vie d'un de ses ancêtres, Christoph Rilke, jeune noble parti en guerre en 1663 ; il est porte-drapeau, engagé volontaire dans la cavalerie de l'Empire d'Autriche en guerre contre l'Empire ottoman. Sous la plume du poète, Christoph Rilke devient l'étendard de la passion amoureuse. Durant le périple accompli par l'armée impériale, le cornette se lie d'amitié avec un marquis français qui lui confie en guise de protection une feuille de rose reçue de son amante. Une nuit dans un château de Hongrie, le jeune noble rencontre lui-même l’amour. C'est cependant le moment que l'armée turque choisit pour attaquer. Les cors résonnent, les tambours vibrent, mais le drapeau est absent. Le jeune homme se réveille trop tard, isolé et assailli par les flammes. Mais il veut encore porter haut son drapeau et court à la poursuite de son régiment, sa bannière en feu. Il est malgré tout vite cerné par ses ennemis et trouve la mort sur le champ de bataille. Il n'a alors que 18 ans. Sa dépouille ne sera jamais retrouvée. C'est son frère Otto qui héritera de ses biens.


 

18 euros (code de commande : 03301).

 

STILMANT (Raymonde) — Orfèvres, joaillers et horlogers en Hainaut au 19e siècle. Mons, Chez l'Auteur, 2008. In-8° (170 x 240 mm.) broché, 190 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire à l'état de neuf.


Avant-propos :
   Au départ, cet ouvrage ne devait répertorier que les maîtres-orfèvres du Hainaut. Cependant, au fil de nos recherches, il est apparu que bien souvent, « les petites mains », compagnons et ouvriers-orfèvres étaient les véritables auteurs des œuvres sur lesquelles les maîtres ne faisaient qu'apposer leur marque et les commercialiser. Sortir de l'anonymat ces artisans, les graveurs, ciseleurs et fondeurs qui ont contribué à enrichir par leur savoir-faire l'orfèvrerie hainuyère n'est que justice.
   À ceux-ci se sont ajoutés les joailliers et horlogers soumis aussi au contrôle et à la taxe sur les matières d'or et d'argent qu'ils mettaient en œuvre ou revendaient.
   La disparition des plaques d'insculpation des différents centres étudiés ne nous a pas permis de rendre avec certitude tous les poinçons à leurs propriétaires et nous sommes conscients que des découvertes sont encore à faire. Les sacristies d'églises conservent de nombreux témoins de l'orfèvrerie du XIXe répertoriés par l'Institut Royal du Patrimoine Artistique mais leurs poinçons n'ont pas été photographiés et leur accès requiert de longues et patientes démarches.
   Quant à la terminologie rencontrée dans les documents d'archives, elle a été scrupuleusement respectée.

Vendu.

 

THOMAS (Hans) et KLEINOW (Werner) — Deutsches Spielhandbuch. Dritter Band - Findigkeitsspiele. Illustrations par Heiner Rothfuchs. Potsdam, Ludwig Voggenreiter Verlag, 1941. In-8° (120 x 189 mm.) agrafé sous jaquette d'éditeur, 56 p., illustrations, rousseurs.


   Ce manuel de jeux allemand contient des idées d'activités de groupe en plein air et d'épreuves d'adresse mettant l'accent sur la réflexion et l'habileté physique.
Ces livres ont été largement publiés en Allemagne dans les années 1930 et 1940, souvent destinés aux mouvements de jeunesse de l'époque pour encourager l'esprit d'équipe et la vie en forêt.
   L'illustration de la couverture montre deux jeunes gens en train de traverser un tronc d'arbre en guise de pont, illustrant parfaitement le thème de l'aventure et de la « débrouillardise ».
   Après la chute du régime nazi, ces livres furent interdits en République démocratique allemande.
Vorwort :
   Spiel ist hier Vorbereitung zu einer körperlichen, geistigen & willensmäßigen Bereitschaft. Die im Buch enthaltenen Spiele dienen mit der Erarbeitung jenes Menschentyps, der uns allen heute als Ziel vor Augen steht: Des Mannes, bei dem Körper, Geist & Wille eine Tatgemeinschaft bilden & bei dem nicht ein Teil des Menschen zugunsten eines anderen vernachlässigt wird.
   Die Spiele, besonders die Spiele im Gelände, stellen eine Unterstützung der Arbeit in den Einheiten durch die Wettkampfleistung dar. Bei den Spielen im Heim wird auf allgemeine Ausbildung rascher Entschlusskraft, schneller Auffassungsgabe, gesteigerter Aufmerksamkeit usw. Wert gelegt. Ebenso bei den Spielen im Lager, die dann allerdings noch mehr Beherrschung des Körpers verlangen.
   Entstanden sind die Spiele durch das Bemühen, die im früheren Teil 3 des Spielhandbuches enthaltenen Spiels unseren heutigen Bedürfnissen anzupassen. Dass die Spiele aber darüber hinaus für jeden, der im heutigen Staat Erziehungsarbeit leistet, eine wertvolle Unterstützung bedeuten wird sicher einleuchten.

 

6 euros (code de commande : 03309).

 

VAILLAT (Léandre) — Histoire de la danse. Paris, Librairie Plon, 1942. In-8° (184 x 240 mm.) broché, 190 p., illustrations hors texte, (collection « Ars et Historia »), exemplaire un peu défraîchi.


En quatrième de couverture :
   Les archéologues s’amusent de la... légèreté avec laquelle les maîtres de ballet écrivent sur la danse antique. Les maîtres de ballet pourraient aussi bien s’amuser de la confusion avec laquelle les archéologues parlent des pas dont ils relèvent la mention, au cours de leur investigation patiente, sérieuse et méritoire du passé à travers les textes et les monuments figurés. Les uns et les autres, cependant, n’ont pas tout à fait tort. Les uns et les autres apportent leur pierre à l’édifice que je vois, en rêve seulement, s’élever dans les airs : une histoire de la danse. À leur suite, j’essaie de saisir le fil d’Ariane qui peut guider cet enchaînement des faits auquel on donne le nom d’Histoire. Mais qu’on sache bien que l’histoire de la danse, ce ne sont pas des histoires de danseuses.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - La danse instinctive.
   - La danse en Orient. (La Danse en Égypte. - La danse assyrienne, chaldéenne, judaïque. - La danse persane.)
   - La danse en Extrême-Orient. (La danse aux Indes. - La danse au Japon. - La danse en Chine.)
   - La danse en Grèce.
   - La danse a Rome.
   - La danse du Moyen Âge et de la Renaissance.
   - De la danse de cour a la danse de théâtre.
   - Table des illustrations.

9 euros (code de commande : 03302).

 

[WALLONIE]. Musée de la Vie Wallonne. Guide du visiteur (local provisoire). Liège, Musée de la Vie Wallonne, 1958. In-8° (149 x 222 mm.) broché, 261 p., illustrations in et hors texte, ces dernières en couleurs, traces d'humidification.


Extrait de l'introduction :
   Le Musée de la Vie Wallonne juge digne d'être recueilli – ce qui ne veut pas dire nécessairement exposé, car il faut tenir compte des questions de place, d'importance, de proportion et d'opportunité, comme de l'état de conservation des choses – tout objet se rapportant à la vie d'autrefois ou d'aujourd'hui en Wallonie. Pour cela, il suffit qu'il ait été utilisé normalement chez nous ; s'il y a été fabriqué, il est certes doublement précieux, mais il ne doit pas être écarté s'il a été importé du dehors à date plus ou moins récente. On n'écarte naturellement pas non plus les objets qui se retrouvent plus ou moins semblables en dehors de la Wallonie.
   En plus de documents de tout genre concernant l'histoire même des Wallons en Wallonie et à l'extérieur de celle-ci, sans oublier l'histoire qui se fait et la vie qui se transforme sous nos yeux, le Musée recherche particulièrement les objets, documents ou témoignages qui concernent les domaines qu'on désigne par les noms de folklore et d'ethnographie, soit qu'on assimile ces deux notions, soit qu'on distingue le folklore : croyances, coutumes, littérature traditionnelle, etc., et l'ethnographie : vie traditionnelle, travaux agricoles et forestiers, industries anciennes et artisanats, arts régionaux, etc.
   Ce serait donc mal comprendre l'activité du Musée que de s'imaginer qu'il s'intéresse d'abord et surtout à ce qui est anecdotique ou pittoresque ; sans exclure ces aspects – « Nous ne cherchons pas le pittoresque, même si nous le rencontrons à chaque pas », aimait à dire J. M. Remouchamps –, on considère bien davantage l'intérêt documentaire des choses ou des témoignages, comme aussi le caractère évocateur de l'objet ou du document.
   Le Musée n'est pas une collection de pièces rares ; il n'est point davantage exclusivement consacré à l'art populaire, quoique bon nombre de nos objets en constituent des manifestations. Puisqu'il s'agit d'évoquer la vie telle qu'elle est ou qu'elle était, l'objet commun doit trouver sa place à côté de l'exemplaire rarissime, et des pièces de facture malhabile ou dépourvues de cachet artistique peuvent y voisiner avec de véritables joyaux d'art traditionnel, avec des objets de luxe ou même avec d'authentiques œuvres d'art. Qui d'ailleurs oserait affirmer que les plus humbles reliques ne sont pas parfois les plus émouvantes ?
   On ne choisit pas davantage les pièces d'après leur valeur marchande. Certains objets des collections rassemblées ne valaient que quelques centimes ; indignes de trouver place dans un musée d'art, n'ayant pas assez d'âge ou d'importance pour entrer dans un musée archéologique, ce sont les miettes du passé dont personne souvent ne prend soin, surtout quand il s'agit du passé populaire ; il importe pourtant de les sauver de la destruction pour que la postérité puisse, avec quelque précision, se représenter la vie de jadis et de naguère.
   Le Musée de la Vie Wallonne peut s'enorgueillir de s'être toujours intéressé, beaucoup plus qu'on ne le fait d'ordinaire et de façon aussi large que possible, au peuple, à ses traditions, à ses métiers et au cadre de sa vie tant à la ville qu'à la campagne. Il n'a jamais été question pour lui cependant de s'en tenir aux seuls aspects populaires ou rustiques, ce qui n'aurait été que s'attacher à un seul côté de la vie des Wallons. Aussi a-t-on recueilli également, et on continue à le faire, des objets bourgeois ou aristocratiques, tout comme les produits de nos métiers d'art et les traditions de ces métiers. À l'occasion, on sauve également de l'oubli ou de la destruction des documents ou objets officiels, qui n'appartiennent en propre à aucune classe sociale.
   Précisons qu'on n'a pas attendu pour accueillir une pièce que l'heure de son déclin soit venue. D'aucuns ont pu naguère trouver prématuré ce souci, mais le nombre d'objets disparus ou complètement modifiés depuis l'époque des débuts du Musée, prouve assez combien il eût été regrettable d'attendre qu'ils soient devenus à peu près introuvables pour se les procurer.
   Le Musée s'intéresse à toutes nos provinces wallonnes ; il est d'ailleurs issu du mouvement même qui, dans les divers domaines de la vie de l'esprit, a voulu embrasser la « Wallonie » entière, c'est-à-dire la partie de la Belgique où se parlent des dialectes romans. Comme musée proprement dit et comme organisme de recherches, il a assumé la mission de représenter l'ensemble du pays wallon, sur le plan de la synthèse, dans les domaines ethnographique et folklorique. En même temps, il s'est efforcé de révéler aux Wallons, comme aux étrangers curieux des choses de chez nous, les caractéristiques de notre vie traditionnelle, ainsi que de contribuer à faire connaître l'histoire des Wallons comme tels. Il n'est guère besoin d'insister sur le fait que nos collections, comme nos publications, sont ouvertes à tout ce qui intéresse la « vie wallonne », de la Flandre wallonne à la Wallonie malmédienne et de la Hesbaye liégeoise au pays gaumais.
   Cependant, par sa présence à Liège, il est normal que le « Musée wallon », à côté de son rôle de synthèse pour la Wallonie, joue le rôle d'un musée régional et local liégeois. C'est là une mission aussi utile sur ce plan que celle de tous les musées de nos diverses régions, mission que nous assumons tout naturellement pour le profit commun de l'étude du milieu liégeois et de la Wallonie en général.

Vendu.

   

La prochaine mise à jour
aura lieu
le mardi 5 mai 2026

 

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